L'édito de Paul Sugy : «Les "macronistes" face au vertige de l'après-Macron»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Paul, journaliste au Figaro. Les élections municipales ont été vite enjambées. Tout le monde à présent a les yeux tournés vers 2027 vers l'élection présidentielle et dans le bloc central, un chantier brûlant commence.
Celui de la désignation d'un candidat pour succéder à Emmanuel Macron. Oui, il faut dire qu'en quelque sorte les élections municipales étaient pratiquement une formalité qu'il fallait vite passer pour se prer dans l'après. Alors une formalité importante pour Philippe qui avait conditionné ses ambitions présidentielles au fait d'être réélu au Havre.
Malgré quelques frissons que lui ont donné les sondages pendant la campagne, il a été largement réélu. C'est maintenant chose faite. Consolide en plus un petit peu l'ancrage territorial de son parti Horizon qui se tarque d'être un parti de mer et qui de fait a permis de réélélire la plupart de ces ténores.
Christophe Béchu à Anger, Arnaud Robinet à Reince, Patrick de Carolis à Harle. Évidemment, le quak majeur, c'est Christian Estros qui perd bien sûr la la ville de Nice. Gabriel Atal, lui était sommé de ne pas aller trop vite.
On se rappelle que euh Elizabeth Born euh le lui avait reproché avant les élections municipales en disant "On clair pas très vite Monco d'abord il y a les élections municipales et ensuite on pourra parler euh de l'après." Euh mais il peut se féliciter depuis depuis dimanche soir de la victoire de Thomas Casnav à Bordeaux et d'Antoine Armand à qui font que en définitive ces élections sont pas si mauvaises pour le parti Renaissance. C'est Géral d'Armanin bien sûr a vu sa liste reconduite à Tourpo.
Pour le moment, c'est Édouard Philippe qui sort renforcé par sa réélection au Havre. Disons qu'il tire son épingle du jeu et confirme qu'il a effectivement un ancrage local personnel au Havre et un mariage un maillage territorial avec plusieurs centaines de villes qui sont donc aux mains de de mer et Horizon essentiellement quand même des petites villes. Et bien sûr ces rivaux peuvent le lui envier mais si évidemment le fait d'être réélu chez soi dans son fief ne préjuge pas de l'ensemble du territoire national.
C'est bien la principale difficulté de ces élections, on l'a suffisamment répété, c'est qu'il est très difficile de tirer des conclusions nationales euh sur la force ou la faiblesse d'un parti ou même d'un candidat au sein d'un camp. Gérald Arrmanin lui montre que il arrive à rassembler des voies à droite mais il peine à élargir son son électorat. Et Gabriel Atta, lui évidemment reste le grand inconnu puisque ne s'est pas lui-même tester.
Ce que l'on sait, c'est qu'il a prévu d'accélérer. Euh un livre sera publié très prochainement. Il multiplie les rencontres à l'international.
En clair, il va miser aussi sur la force de personnalité et c'est vrai qu'ussi vitesse. Plus on commence tôt, Eddard Philippe le sait bien et plus on a de chances d'être ensuite sur la ligne d'arrivée. Comment vont-ils être départagés Paul ?
Ben c'est toute la difficulté de l'entreprise effectivement parce que le camp macroniste est explosé en terme de partie déjà. Donc organiser une primaire pourquoi pas mais dans ces cas-là avec quel parti dans quel périmètre Gérald Manin par exemple appelé dès dimanche soir pour qu'il y ait un candidat unique à droite au centre et fait nouveau au sein de la gauche républicaine en pensant qu'au fond le Front républicain pourrait présenter un candidat comme si c'était une force politique homogène. Évidemment la question se posera de toute façon pas à l'arrivée.
On n'imagine déjà pas ou très peu que LR ou le parti socialiste puisse soutenir un candidat centriste au terme de cette primaire. Mais ensuite, imaginez seulement qu'en définitive ça soit un socialiste ou un républicain qui soit désigné. Vous pensez bien que les socialistes ne soutiendraient pas le premier ni les républicains le second.
Donc l'idée en réalité est très sagrenue. Alors on pourrait imaginer une primaire restreinte aux seules partie du bloc central. Ça semble au fond la moins mauvaise des solutions.
Mais encore faut-il que les plus ambitieux y consentent. Il n'est pas certain à ce stade qu'Edouard Philippe l'accepte. lui qui considère qu'il est de toute façon le candidat naturel et désigné en plus à doublé par des sondages qui lui montrent qu'il serait le mieux à même à ce stade euh de vaincre le Rassemblage national au second tour, voir même de se qualifier pour ce second tour.
Donc il faudrait les y contraindre euh tous ces candidats ambitieux du bloc central et on ne voit que le président de la République pour avoir assez d'autorités pour le faire. Mais enfin ça supposerait qu'Emmanuel Macron d'une part veuille s'aventurer sur ce terrain très hasardeux de sa succession. jusqu'à maintenant, il semble ne même pas être effleuré par cette question et par ailleurs, s'il venait à peser sur le processus de départage des candidats, alors ce serait peut-être aussi entaché de l'ombre présidentielle un peu trop collante ce mode de désignation.
Ok.
Emmanuel Macron