"L’un de mes enfants est resté bloqué par la police plusieurs heures sous les gaz" (C.Autain)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Quel goût ou arrière-goût vous laisse la journée d'hier ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Quel arrière-goût vous laisse cette journée ?
- 6:11RelanceRéponse partielle
Des négociations sont engagées, elles doivent s'intensifier. Les réponses du gouvernement doivent être de plus grande ampleur.
- 10:13OuverteRéponse directe
Quelle solution faut-il proposer pour sortir de crise ?
- 11:59RelanceRéponse directe
Comment mettre de l'ordre dans le pays ?
- 15:13RelanceRéponse directe
Le pouvoir accumule des mesures répressives, le résultat est davantage de désordre. Que répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Clémentine AutainFait
« L'un de mes enfants est resté de 13h30 à 17h sans la possibilité de sortir sous les gaz avec l'un de ses copains qui a été jeté par un policier par terre et il était plein d'eau et ne pouvant toujours pas sortir tout mouillé. »
- 2:45Clémentine AutainFait
« Un gouvernement à la fin de la journée qui est strictement incapable d'apporter la moindre réponse politique sur les enjeux d'éducation, sur les enjeux de vie chère. »
- 3:28Sylvain BerriosFait
« Si on en croit ce qu'on croit le préfet, c'était pas que des tarés, c'était des assassins. »
- 6:54Sylvain BerriosPromesse
« Je ne négocie pas avec les casseurs, jamais. Ça n'arrivera pas. »
- 8:50Clémentine AutainFait
« Nous sommes épinglés par des rapports de l'ONU, nous sommes épinglés par Amnesty International. Les conditions de manifestation aujourd'hui sont inacceptables. »
- 10:46Sylvain BerriosFait
« La première réaction c'est celle vis-à-vis des casseurs, mais parce qu'on doit remettre de l'ordre avant de pouvoir négocier. »
- 15:55Clémentine AutainFait
« S'il n'y a pas de justice, s'il n'y a pas de démocratie, eh bien il n'y aura pas d'ordre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Pour sur le plateau, comme promis, j'accueille Clémentine Autain. C'est parce qu'on était au collège ensemble avec Simonnet et Roulou, alors voilà. c'est touchant. Un moment de d'émotion. C'est touchant. Euh Clémentine Autain, députée de la France insoumise, ce sont les parlementaires qui ont quitté la France insoumise et qui maintenant siègent euh dans le groupe a quitté. Ou que la France insoumise a quitté et qui siègent dans le groupe des Verts, vous êtes députée de Seine-Saint-Denis. groupe écologiste et social, oui, il y a eu Très bien, vous allez reprendre tout ce que je dis ou Génération. [rires] Si vous voulez, vous me mettez là, il y a pas de souci. Et les écologistes. Face à vous, Sylvain Berrios, je le dis bien, c'est ? Non, c'est pas terrible, Sylvain Berrios. [rires]
J'ai pas été au collège avec Clémentine Autain. Mais vous êtes vice-président du Vous êtes vice-président du groupe Horizons à l'Assemblée nationale. Horizons et indépendants. Voilà, et Horizons est important. Horizons est le parti d'Édouard Philippe, jusque-là, on est d'accord. Oui. Très bien, on va pouvoir commencer euh ce débat. On va Vous allez débattre avant tout et dans un propos liminaire, je vous demanderai de me dire quel goût ou quel arrière-goût vous laisse, Alain et à l'autre, la journée d'hier. Clémentine Autain. Écoutez, euh pour être très honnête, c'est un goût mêlé de de rage, de colère et d'immense joie et d'espoir. Parce qu'il y a eu 800000 manifestants, c'est considérable et moi la manifestation à laquelle j'ai participé du ministère de l'Intérieur.
de Paris, en tout cas, c'était énorme Ah, il y avait du monde. Il y a fort longtemps que je fais des manifestations et ce que j'ai vu hier est impressionnant. Oui, c'est pour toute la France. Mais ce que j'ai vu à Paris et ce que j'ai vu sur les réseaux sociaux indique que nous avons une participation immense avec une présence de la jeunesse extrêmement forte qui a donné le ton et j'y ai vu de la joie, de la créativité, euh une envie vraiment de de Donc ça, c'est ce qui me met en joie euh et qui euh m'ouvre euh l'espoir. Et de l'autre côté, j'ai vu d'abord, très concrètement, en arrivant sur la place de la République, la nasse dans dans j'ai été personnellement euh euh enfermée, prise euh avec les gaz lacrymogènes et l'impossibilité d'en
sortir, donc au milieu de gens qui je vous assure n'étaient pas venus pour casser, briser quoi que ce soit ni même taper des flics ou insulter des flics qui étaient là pour manifester mais qui se sont retrouvés nassés. L'un de mes enfants est resté de 13h30 à 17h sans la possibilité de sortir sous les gaz avec l'un de ses copains qui a été jeté par un policier par terre et il était plein d'eau et ne pouvant toujours pas sortir tout mouillé et ne pouvant toujours pas sortir de là. Donc les gaz lacrymogènes, la nasse, l'impossibilité de la manifestation partie et au cours de la journée des violences policières à nouveau avec des gardes à vue en nombre totalement hors norme et donc déjà jusqu'à 18h de la colère à nouveau et un gouvernement à la fin de la
journée qui est strictement incapable d'apporter la moindre réponse politique sur les enjeux d'éducation, sur les enjeux de vie chère qui était la question posée de la journée et qui ont focalisé toute la soirée sur des événements qui j'entends sont des événements, des émeutes d'une violence inouïe, des images qu'on n'imaginait plus en France, il faut être honnête, l'hôtel de ville de Limoges qui brûle, des magasins pillés, ce sont des scènes d'émeutes et pour moi la responsabilité de cette ambiance de chaos que nous avons vu, elle revient au gouvernement, au chef de l'État qui est incapable finalement d'entendre les expressions pacifiques démocratiques et qui n'a qu'une seule réponse, la répression et la surdité à cette aspiration à mieux vivre.
Sylvain [grognement] Berrios, quel arrière-goût vous laisse cette journée ? Moi, il y a un goût, un arrière-goût, hein, c'est d'abord une immense colère, enfin personne ne peut accepter ces violences quelles qu'elles soient qui sont pas les violences des manifestants et moi je reçois alors j'ai ressenti absolument aucune joie à voir à voir ce déchaînement de violence, euh haine euh sur des Quand on voit Limoges, enfin, il faut mesurer, je vois moi j'ai mis j'imagine même pas comment on peut imaginer de la joie après une journée pareille. Enfin, à Limoges, euh vous avez une mairie qui a brûlé euh sous le fait de de de quelques tarés euh que j'espère qu'on retrouvera et qu'on condamnera, comme l'a dit le maire très bien euh le maire de le maire de Limoges. Si on en croit
ce qu'on croit le préfet, c'était pas que des tarés, c'était des assassins. Oui, enfin, excusez-moi, c'est il faut être complètement taré pour aller euh mettre le feu à une mairie. Euh avec quelle ? Avec quelle ? Quel est le rapport entre ça et les ? Je suis désolé, ils sont complètement tarés. Ce sont des criminels, mais des criminels tarés. Mais est-ce que quand comme Clémentine Autain c'est une colère, c'est d'abord une colère partout en France. C'est d'abord une colère et puis ensuite un sentiment euh d'immense d'immense gâchis parce que euh notre pays est quand même euh un pays exceptionnel. Euh on peut dire ce qu'on veut, mais en France, on se soigne euh gratuitement, on va à l'école gratuitement. gratuitement, non. On ne se soigne pas gratuitement en France, mais pas
Clémentine Autain, je vous ai laissé parler très longtemps d'ailleurs. Euh on va à l'école gratuitement, je suis désolé. On se soigne gratuitement, euh les étudiants ont malgré tout euh des conditions de travail et en France, on a une protection sociale qu'on ne voit nulle part ailleurs. Alors, je veux bien qu'il y ait encore beaucoup de choses à faire. Mais enfin, est-ce que ça mérite cette ? À un moment donné, il faut réparer le pays. Et donc, c'est un échec à la fois Excusez-moi, je vais juste finir parce que euh je crois que Clémentine Autain a a développé suffisamment longtemps. C'est un échec à la fois euh du comment euh du du président parce que en fait ce chaos et cette du président de la République, vous parlez des mairies qui ont brûlé. cet échec résulte d'une dissolution qui
rend le pays impuissant depuis 2 ans. On n'a jamais eu un gouvernement [raclement de gorge] aussi faible que personne ne veut démettre. ? Parce qu'il y a une élection présidentielle qui arrive dans 2 ans. Dans 6 mois. C'est un échec. Dans 6 mois, pardon. C'est un un Et puis, c'est aussi euh la conséquence de tous ceux qui euh expliquent Comment on en ? C'est c'est c'est c'est la conséquence C'est la conséquence de tous ceux C'est la conséquence Excusez-moi, vous pouvez me demander une vous pouvez me poser une question. C'est également la conséquence de tous ceux qui qui estiment que la violence est possible pour revendiquer. Non, la violence n'est pas possible et pas dans un pays comme en France où malgré tout Faut arrêter de chahuter. Nous ne sommes pas les plus malheureux.
conviendrez que maintenant le gouvernement doit essayer de sortir de cette situation. Question à vous, monsieur Berrio. Jean-René Cazeneuve, qui est un un votre collègue de l'Assemblée, qui est un macroniste de très stricte obédience, Ah oui, je confirme, oui. Voilà, des négociations sont engagées, elles doivent s'intensifier. Les réponses du gouvernement doivent être de plus grande ampleur. Il a ? Mais en fait, encore une fois, avec les casseurs, il y a pas de négociation. Je suis désolé, il n'y a pas de négociation avec les casseurs. On peut négocier avec les revendications sociales, mais je ne négocie pas avec les casseurs, jamais. Ça n'arrivera pas. Clémentine Autain. Donc, euh d'abord, c'est assez savoureux d'entendre un député d'Horizons, donc
vous êtes dans le groupe qui euh est lié à la candidature d'Édouard Philippe, qui, de mémoire, a été Premier ministre sous le président Macron. Donc maintenant, nous dire "C'est la faute d'Emmanuel Macron", on peut mettre en cause la politique qui est menée, qui est une politique de réduction de la dépense publique et qui s'est abattue, en effet, Vous critiquez Emmanuel Macron, vous critiquez Jean-Luc Non non, mais là là là, je vous sens ironique de la Ce que je veux dire, c'est que Baissez un peu votre voix parce que je vous rappelle que vous êtes journaliste, euh vous avez pas comment à sortir de votre rôle comme ça, en donnant un ton ironique. Je dis simplement la chose suivante, c'est que c'est que la la démission la la comment la dissolution est une erreur politique. Édouard
Philippe l'a dit dès le début. En dissolvant sa majorité, il a créé une situation d'impuissance pendant 2 ans. D'accord. Voilà. Non, alors, si je peux terminer mon propos, je je pense que c'est un peu lunaire d'expliquer que c'est de la faute de la dissolution. Pour moi, c'est de la faute des politiques telles qu'elles sont menées. Et elles étaient menées aussi bien sous Édouard Philippe que sous les premiers ministres qui ont suivi dans le règne d'Emmanuel Macron et que au bout de 9 ans effectivement, forcé de constater que c'est un échec et que c'est au-delà d'un échec, c'est-à-dire que nous plongeons, nous sombrons dans une crise de régime avec des scènes de violence qui je suis désolée mais s'imbriquent les unes aux autres. Je veux dire, il y a pas des casseurs qui viennent
faire ce qu'ils sont en train de faire, des émeutes même y compris s'il n'y a pas ce niveau de crise sociale et de crise démocratique. En fait, ça n'existe pas et d'ailleurs à chaque fois que vous avez vu des émeutes, c'est au moment où il y a Nahel qui produit quelque chose, les émeutes qui en 2005 ont brûlé dans les banlieues, c'est parce que il y a quelque chose qui se passe au démarrage. Donc moi je je je veux j'ai j'ai pas de comment dire tout responsable politique est en désaccord avec ses méthodes violentes. Il y a pas de sujet là-dessus. En revanche, je pense que ne pas comprendre que quelque chose ne tourne profondément pas rond dans cette société qui fait que précisément des gens peuvent peuvent en arriver à ce niveau de violence et que par ailleurs la question politique par
800000 personnes posée hier dans la rue n'apporte ne suppose aucune réponse du gouvernement puisque hier soir monsieur Le Cornu a parlé et n'a parlé que des casseurs, que monsieur Nunez qui est devenu le VRP du Rassemblement National ne parle que des casseurs et ne répond pas aux attentes, aux aspirations de la majorité de la population. Et quand vous parlez des violences, vous évitez aussi soigneusement de parler des violences policières qui existent elles aussi et qui font partie de ce climat non démocratique dans lequel se débat aujourd'hui la France et c'est gravissime. Nous sommes épinglés par des rapports de l'ONU, nous sommes épinglés par Amnesty International. Les conditions de manifestation aujourd'hui sont inacceptables. Et donc les réponses, elles doivent être diverses.
Bien sûr qu'il faut réparer, bien sûr qu'il faut ne pas accepter de casser ou de brûler des mairies. Mais si vous ne répondez pas au au problème de démocratie et de justice sociale qui est posé par la situation sociale telle qu'elle explose aujourd'hui, et bien vous passez à côté du Il y a en France des difficultés et des tensions que toute l'Europe connaît. Euh, et c'est vrai. Est-ce qu'on peut y apporter une ? Je l'ai dit, le gouvernement est le plus faible et d'ailleurs, Sébastien Lecornu lui-même le dit, est le plus faible que la France la 5e République ait connue. Vous savez très bien à l'Assemblée Nationale que euh il n'y aura pas parce que là vous faites de la politique, vous dites le gouvernement est le plus faible. Quelle est quelle qu'est-ce que doit
dire le président de la ? Vers quelle solution faut-il ? suis pas le président de la République, je sais pas ce qu'il dira ce soir et je crois que personne ici et personne ici Clémentine Autain dit clairement il faut changer de modèle social. On est pour, on est contre, elle a un avis. Mais qu'est-ce que vous vous proposez comme sortie de crise pour les ? en fait, je pense que je vais pouvoir expliquer. Mais pour l'instant, vous me coupez la parole toutes les 2 minutes. Donc, donc pour commencer, pour commencer l'instant. Donc, je vous dis simplement que la première chose c'est que moi je ne négocie pas avec les casseurs. Il n'y a pas de négociation avec les casseurs possible. [grognement] Il y avait les autres, il y avait pas de négociation Mais il y avait des gens, il y avait
beaucoup de gens sur le D'accord, mais on dit, on a parlé beaucoup des casseurs. Oui, on a parlé des casseurs parce que aujourd'hui, et c'est et c'est quand même ne pas entendre et ne pas écouter les Français, aujourd'hui la France est choquée de ce qui s'est passé, de la violence qui s'est passée. Vous pouvez toujours expliquer que ce n'est pas vrai, c'est un c'est un sujet. Donc, la la donc quand on dit aujourd'hui que la première réaction c'est celle vis-à-vis des casseurs, mais parce qu'on doit remettre de l'ordre avant de pouvoir négocier. Si ne vous ne remettez pas de l'ordre, il n'y aura pas de de de de discussion possible avec ceux qui ont des vraies revendications. Mais vous croyez pas que c'est ? Ah non, je crois pas du tout que c'est l'inverse. Aujourd'hui, mais regardez ce
qui se passe Place de la République. Est-ce que vous cautionnez ce qui se passe Place de la ? Voilà. si je comprends même pas votre question. Vous le savez très bien, je ne suis pas d'accord avec ces méthodes d' Et ben alors, remettons de l'ordre. Donc c'est pas le sujet. Mais comment c'est comment comment on met de l'ordre dans le ? En ne remettant pas de l'ordre. qu'il n'y aura Moi je vous dis qu'il n'y aura pas d'ordre dans ce pays, d'ordre au sens bon du terme, au sens de respect de l'autorité et de d'arrêt des violences, il n'y aura pas s'il n'y a pas rapidement des mesures annoncées de nature à calmer, à apaiser le pays. Et ça se passe à la fois sur le terrain démocratique et je parle par exemple des violences policières et de la liberté de manifester pacifiquement que de mettre
11 milliards sur la table l'éducation, que d'être capable d'avoir des mesures contre la vie chère. C'est ça le sujet. C'est ça le sujet. Vous savez très bien que ce que vous venez de dire, c'est du pipo. Vous le savez parce que en réalité, vous-même à la fête de l'Huma, vous avez expliqué que quoi qu'il se passerait vous iriez à la censure du budget. Donc en fait Bah oui, on est d'accord sur le budget. avant même de connaître ça. Donc en fait, la la situation et je le redis, ce gouvernement est est faible et il est faible parce que vous avez une partie de l'Assemblée nationale qui de toute manière refuse d'avancer y compris [grognement] sur un budget plus social. Donc moi je voudrais vous poser une question très concrètement. Là vous dites avancer dans votre sens.
il ne faut rien faire. Donc ce soir, le président de la République doit dire "Je ne fais rien, je ne dis rien, nous ne négocions avec personne tant que l'ordre n'est pas rétabli en France." Non, c'est pas du tout ce que je dis. Mais si, vous dites il faut rien proposer. Je dis simplement que que la Vous avez dit "On ne négocie pas avec les casseurs." Bah oui, c'est clair. Donc tant que l'ordre n'est pas rétabli, on ne peut pas entamer de discussions avec qui que ce soit. Donc c'est ce que vous dites. Mais c'est c'est absurde en fait. C'est il y a il y a une dimension absurde dans ce que vous dites. Euh ce qui est du pipo, c'est de penser que on va calmer la situation aujourd'hui uniquement par la répression. Moi je vous le dis, ça ça va pas fonctionner. Donc une chose est
que il y ait besoin évidemment euh de d'arrêter des auteurs, ceux qui ont mis le feu à la mairie de de de Limoges et cetera. Mais ce que je suis en train de vous dire, c'est que ce qui explose aujourd'hui dans le pays dépasse ce ce problème euh de des casses et des pillages et que il y a euh un problème social profond profond qui s'est manifesté avec les gilets jaunes qui s'était manifesté avec la réforme des retraites qui se manifeste aujourd'hui avec la jeunesse avec des convergences de colère qui arrivent aujourd'hui à maturité et donc soit le président de la République ce soir il est capable d'apporter des réponses concrètes pour l'éducation pour le mieux vivre pour le pouvoir d'achat d'une majorité de la population qui aujourd'hui est en souffrance et aussi pour des conditions
démocratiques d'expression de [rires] ses colères d'expression des revendications le possibilité de manifester sans craindre enfin vous rendez compte qu'il y a toute une jeune génération qui a peur d'aller manifester qui met des sérum physiologique dans ses chaussettes en allant manifester et qui cherche des masques pour pour pour se protéger des gaz lacrymogènes mais je veux dire on vit ? C'est comme ça qu'apprennent les jeunes à à manifester à se venger moi Non Donc c'est bien ce que je vous dis il faut que il faut si on veut manifester de façon la plus pacifique possible et avoir des revendications et un dialogue apaisé il faut bien qu'on ait un peu d'ordre nous sommes en train de discuter si on commence par se taper dessus imaginez bien que rien ne ressortira il
faut forcément qu'on ait de l'ordre et remettre de l'ordre dans le pays aujourd'hui vous savez les regarder ce qui se passe à Limoges regarder ce qui se passe à Bordeaux j'entendais le maire de Bordeaux tout à l'heure ou même le maire de Marseille il y a pas de mots de médisance le maire de Marseille il vous dit en en réalité vous avez une population et des comment et et des habitants qui sont qui sont atterrés qui ont envie de reconstruire leur pays maintenant de le réparer et pour ça ils ont besoin ils ont besoin d'ordre les maires ce qu'ils disent aujourd'hui tous les maires ce qu'ils disent et ce qu'ils diront pour réellement demain au premier ministre et au président s'il les reçoit je sais pas c'est qu'ils c'est qu'ils avaient besoin de pouvoir maintenir l'ordre dans leur ville là
Mais moi je peux poser une question à monsieur Berrios mais mais vraiment c'est parce qu'il y a quelque chose qui m'intrigue beaucoup Oui Le pouvoir ne cesse d'accumuler des mesures répressives, sécuritaires, de d'essayer dans les manifestations de mater toujours plus les les manifestants et le résultat, ce qu'on voit aujourd'hui, c'est au contraire davantage de désordre si si si je reprends votre vocabulaire. Donc vous voyez bien que ça ne fonctionne pas. C'est-à-dire que vous empilez les mesures, les attitudes qui sont des attitudes répressives et qu'est-ce qu'on constate devant après ce pouvoir-là qui n'en finit pas de nous expliquer "Or, nous sommes en guerre et cetera." C'est au contraire des images comme on n'en a pas vu depuis je ne sais pas combien de
temps. Donc ça ne fonctionne pas. S'il n'y a pas de justice, s'il n'y a pas de démocratie, eh bien il n'y aura pas d'ordre. que le seul objectif d'un gouvernement, c'est de mater de mater et de réprimer. Non, vous savez très bien que c'est faux. Hier, ce qui s'est passé place de la République, ce qui s'est passé à Limoges, ce qui s'est passé à Lyon, à Marseille, c'est pas c'est pas de la répression pour la répression. Si vous aviez des casseurs qui étaient indépendants de ceux qui étaient en train de revendiquer avec des revendications qui sont légitimes et dont on peut discuter et qui ont cassé. Mais vous êtes au courant qu'il y a quelqu'un qui a perdu une ? Il y a quelqu'un qui qui s'est fait ? Qui a été laissé par les policiers à ? Laissez-moi juste finir. Vous êtes au
courant que vous avez une centaine de policiers qui ont été ? Enfin, on peut se jeter des statistiques. Laissez-moi juste finir. Il y a eu des casseurs. Les casseurs, vous devez vous devez devez vous devez condamner les casseurs. Et le fait est que depuis maintenant des mois la gauche que vous représentez, vous mettez de l'huile sur le feu en expliquant qu'il est normal d'avoir de la violence pour revendiquer. Non, ce n'est pas normal. Dans un pays comme le nôtre, ce n'est pas normal. Et tant que l'ordre n'est pas rétabli, en fait, il n'y a pas de dialogue possible dans la violence. dire, celui qui arrive avec un jerrycan, avec un jerrycan et qui met le feu aujourd'hui, c'est monsieur Le Cornu et c'est monsieur Nunez. Donc lui il est sur le temps mais la vérité c'est C'est
Il met de l'huile sur le feu. Vous avez vous avez vous avez des vous avez des casseurs qui ont été agressé des professeurs qui ont été mettre le feu à des mairies qui ont été cassé des vitrines. Enfin, réveillez-vous. Ce n'est pas comme ça que vous ferez avancer votre cause, quelle qu'elle soit. Et même si je ne la partage pas, je suis prêt à en discuter. Mais la violence n'est pas un mode de revendication. Personne ne la revendique donc vous n'écoutez pas et vous ne répondez pas à la question qui vous est posée. Personne ne la revendique. Vous avez le droit d'être en colère mais personne ne la revendique. Donc le sujet c'est la réponse sur la vie chère et l'éducation, déjà commencez par là. Merci [raclement de gorge] beaucoup pour ce débat agité mais intéressant. Merci
Clémentine Autain. Merci Sylvain Berrios. Merci à mes invités. Dans un instant vous retrouverez Myriam Encaoua. Avant ça, je voudrais qu'on retourne à l'Elysée voir Maxime Laurent parce que il ne nous en a pas encore parlé mais le président de la République doit donc s'adresser aux Français ce soir, décision qu'il a prise dans la journée. Oui, décision qu'il a prise assez tard dans la journée hein, vers midi ou 13h, ce qui est plutôt tardif pour une prise de parole du président de la République. On a vu effectivement les camions satellites s'installer autour du Palais de l'Elysée pour préparer et bien cette prise de parole qui va s'effectuer dans la soirée. En amont, Emmanuel Macron voulait tenir une réunion avec le Premier ministre et les ministres concernés par cette crise. Cette
réunion, elle devait démarrer à 17h30. Elle est décalée pour le moment, elle n'a pas encore commencé, probablement en raison des événements qui sont en train de se dérouler actuellement sur la place de la République. Ce qui est certain c'est que l'enjeu il est très important aujourd'hui pour le président de la République, pour le gouvernement. Il faut une allocution une allocution avec un cap clair ce soir parce que et bien certains après et bien les événements d'hier demandent la démission du gouvernement et celui du ministre de l'Intérieur en particulier.
Clémentine Autain