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Discours / meetingGroupe Ecologiste et Social - Assemblée nationale· 3 juin 2026 6 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergieAgriculture & alimentation

Cadmium : Clémentine Autain met chaque député·e face à sa responsabilité historique !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Le camion est une bombe sanitaire, c'est pas mon point de vue, c'est un fait scientifiquement étayé. »
  • 0:43Invité politiquePromesse
    « Ce que nous proposons dans ce texte de loi, c'est de sécuriser nos vies en réglementant enfin le taux de camum dans les engrais sur la base des recommandations sanitaires pour stopper au plus vite la suramination. »
  • 1:26Invité politiqueFait
    « Nous savons depuis 1993 que le calmium est un cancérogène avéré et je pense en particulier au cancer du pancréas qui explose et dont on ne guérit pas dans 90 % des cas. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « On le trouve dans les crustacés et le chocolat, dans les pâtes et les flocons d'avoine, dans les chips ou dans les légumes. »
  • 2:53Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes en France contaminés deux fois plus que les Italiens, presque cinq fois plus que les Danois. »
  • 3:36Invité politiqueChiffre
    « On estime le coût à environ 2 € par hectare et par an. »
  • 5:03Invité politiqueChiffre
    « pas plus de 20 mg par kil d'engrais contre 90 mg aujourd'hui autorisé. »

Temps de parole

  • Clémentine Autain100 %

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Clémentine Autain

Je ne sais pas comment vous pourriez rentrer dans vos circonscriptions et regarder vos électeurs, vos enfants si vous ne votez pas aujourd'hui cette avancée majeure pour une réglementation de l'usage du camion. Combien de morts faudra-t-il ? Le camion est une bombe sanitaire, c'est pas mon point de vue, c'est un fait scientifiquement étayé. Il y a maintenant urgence absolue à agir après tant de décennies d'inaction coupable, d'inaction criminel. Les ministres, les gouvernements se sont succédés et ils n'ont rien fait. Ils savaient et ils n'ont rien fait.

Ce que nous proposons dans ce texte de loi, c'est de sécuriser nos vies en réglementant enfin le taux de camum dans les engrais sur la base des recommandations sanitaires pour stopper au plus vite la suramination. après le scandale de l'amiante, après celui du clore desconne, la question qui nous est posée ce soir, madame la ministre, mais je m'adresse à l'ensemble des députés, c'est est-ce que la puissance publique va protéger nos vies ou est-ce que l'Assemblée nationale va accompagner un nouveau scandale d'État, celui du calmium ? Chaque année de retard pris, ce sont des vies humaines supplémentaires qui sont mises en danger.

À commencer par celle des enfants, à commencer par celle des classes populaires. Chacun d'entre nous dans cet hémicycle devra voter ce soir en conscience. Notre responsabilité est d'agir sans attendre en assurant un maximum de 20 mg par kilo d'engrais dès 2030. Parce que chers collègues, nous savons oui, nous savons depuis 1993 que le calmium est un cancérogène avéré et je pense en particulier au cancer du pancréas qui explose et dont on ne guérit pas dans 90 % des cas. Le calmium affecte aussi les reins. Il est source d'ostéoporose. Il nuit à la fertilité. C'est un perturbateur endocrinien. Les alertes sur les méfets du cagnium ont commencé dans les années 80.

Elles ont depuis fait l'objet de 18000 publications scientifiques et les médecins viennent encore de tirer la sonnette d'alarme. Oui, nous savons nous savons que si la cigarette est le premier facteur de contamination, c'est l'alimentation qui nous met tous en danger. Le calmium qui est présent naturellement dans les engrais phosphatés s'accumule dans les sols avant de se retrouver dans nos assiettes et donc dans nos organismes. Et il y en a partout. partout. On le trouve dans les crustacés et le chocolat, dans les pâtes et les flocons d'avoine, dans les chips ou dans les légumes.

Nous savons également que près d'un adulte sur deux et écoutez-moi bien, 100 % des bébés de 25 à 36 mois ont des taux supérieurs aux valeurs sanitaires de référence. Et nous savons que c'est un sujet bien français. Bien français puisque nous sommes en France contaminés deux fois plus que les Italiens, presque cinq fois plus que les Danois. Nous savons encore que le calmium c'est un poison lent. Une fois qu'il est ingéré, il peut mettre 10 à 30 ans avant de s'éliminer. C'est l'absorption répétée sur une longue durée qui est la cause des maladies. Et enfin, oui, nous savons décager. Les méthodes sont connues, elles sont peu coûteuses pour enlever le calmium des engrais.

Non, cela ne mettra pas en danger nos agriculteurs. Ça c'est un mythe, un fantasme absolu. On estime, et vous devriez le savoir, on estime le coût à environ 2 € par hectare et par an. Franchement, la puissance publique a la capacité et le devoir d'accompagner cette transition indispensable. Et je veux le dire assez nettement ici dans cette émis de cycle et notamment au bord de la droite et de l'extrême droite, quelques intérêts privés ne peuvent pas être supérieur à l'intérêt général à la santé publique.

C'est de ça dont nous parlons aujourd'hui et je veux saluer la mobilisation citoyenne grâce à laquelle nous débattons aujourd'hui enfin de ce texte porté par mon excellent collègue Benoît Bito et je veux saluer son engagement avec le groupe écologiste et social. La solution elle ne peut pas être individuelle. On peut dire à la population comme le fand qu'elle doit varier son alimentation et manger du bio qui contamine moins. Mais non seulement il faudrait que ces recommandation atteignent toute la population mais aussi que tout le monde en ait les moyens concrets matériels de suivre ces préconisations et ça ne suffirait même pas. C'est pourquoi la solution elle est collective.

C'est la réglementation. C'est la réglementation qui protège quand le laisser faire nous condamne massivement. Là et la sécurité alimentaire, là et la justice sociale, pas plus de 20 mg par kil d'engrais contre 90 mg aujourd'hui autorisé. Et de la même manière qu'il faut et au plus vite enclencher une transformation de notre modèle agricole. Votre crédau, c'est la punition a osé nous rorquer une collègue de l'extrême droite en commission comme si la punition ultime ce n'était pas de voir sa santé abîmée et d'avoir un cancer. Alors, chacun ici et chacune est devant sa responsabilité historique.

Et je ne sais pas comment vous pourriez rentrer dans vos circonscriptions et regarder vos électeurs, vos enfants si vous ne vodez pas aujourd'hui cette avancée majeure pour une réglementation de l'usage du camion. Merci.