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interviewPublic Sénat· 7 mai 2021 5 min

Relance européenne : « L’argent, ce n’est pas totalement magique » prévient Clément Beaune

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et on poursuit d'ailleurs avec cette question de michel un clément bonne elle a été posée sur nos réseaux sociaux et il se demande pourquoi ne fait-on pas marcher encore plus la planche à billets pour relancer la croissance européenne l'inflation est elle réellement la seule raison c'est une question très concrète en tant que jeune michel il ne comprend pas faire marcher la planche à billets ne coûte rien à l'europe non alors qu'est ce que vous lui répondez la banque centrale doit-elle injecter plus d'argent dans l'économie clément bonne à la planche à billets comme l'argent en général c'est pas totalement magique qui nous plaît donc on ne peut pas imaginer que il n'ya aucune limite à ce fait de créer de la monnaie mais néanmoins c'est michel à raison l'importance de l'action de la banque centrale dans cette crise est absolument essentiel est là pour reprendre l'expression traditionnelle fait marcher beaucoup la planche à billets on nous compare souvent aux états unis et souvent on a l'impression que les américains font beaucoup plus fort beaucoup plus vite que nous sur le plan monétaire ce n'est pas exact la banque centrale européenne dès le mois de mars 2020 a racheté beaucoup de titres sur les marchés concrètement a injecté beaucoup d'argent et ça a soutenu l'économie très concrètement parce que ça paraît toujours un peu abstrait ça a soutenu les entreprises ça a permis des prêts à très bas coût à coût nul et cette action de planche à billets ou daniel d'action monétaire de la banque centrale elle est extrêmement puissante et christine lagarde sa présidente la banque centrale européenne l'ont dit ça continuera le temps nécessaire à soutenir la crise et à côté de ça on a aussi utilisé notre budget c'est aussi de l'argent qu'on met ensemble pour financer notamment la relance c'est le plan de relance européen de 750 milliards d'euros qu'on finance aussi par de l'emprunt mais après il faut être clair d'être se rembourse progressivement et d'ailleurs ça n'est pas très grave comme le disait michel parce que nous avons aujourd'hui une situation d'emprunt qui est favorable mais il faut pas croire que les dettes s'efface que la planche à billets fonctionne sans aucune limite il faut aussi qu'on soit sérieux dans la gestion de cet argent et sans doute après la crise pas trop vite parce que parfois les européens sont allés trop vite pour revenir à la situation d'avant crise nous devrons quand même adapter nos règles budgétaires notre politique monétaire mais cela viendra un peu plus tard en tout cas faut être clair l'action européenne budgétaire et monétaire tout l'argent qui a été injecté dans cette crise c'est aussi un modèle européen de solidarité de protection qu'on a activé franchement est-ce que partout dans le monde pendant cette crise alors il faut l'avoir en tête aussi raphaël glucksmann nous avons reçu pour cette fête de l'europe beaucoup de commentaires négatifs ayant trait à la solidarité la générosité européenne malgré ce grand plan de relance que vous mentionnez tous de 750 milliards d'euros dominique vous demande quelle europe l'europe des peuples ou l'europe des marchés moi je voudrais dire d'abord avant de répondre à dominique que à michel et bien qu'il a raison et si c'est vrai que la solidarité a fonctionné et que finalement les états et l'union européenne ont été là pour rêver éviter que tout s'effondre pendant cette crise les plans de relance sont trop faibles et quand on les compare aux plans de relance américain on comprend qu'il y a finalement une cuisine là limité au niveau européen et que j'espère que ça n'annonce pas monsieur bonne ensuite un tour de vis parce que en réalité on est en train de clore un cycle là et il faut qu'on arrive à le comprendre on clôt le cycle de l'orthodoxie budgétaire et on clôt aussi le cycle du libre-échange généralités et de la concurrence libre et non faussée érigé en dogme et c'était ça l'europe des marchés et en fait il y à il ya besoin là d'un retour du politique et de la cité l'écologie le demande la situation sociale le demande le fait aussi que nous cessions progressivement d'être un continent de producteurs l'exigent il ya la nécessité justement de passer pourrait vendre à dominique à une europe politique et non plus une europe qui se contente d'être un marché et qui considèrent des règles qui sont somme toute des règles aléatoire qui ne sont fondés en rien sur du sacré ou sur la volonté d'un dieu et bien qu'ils considèrent ces règles comme une religion il faut sortir de cela pendant la crise on a su sortir de cela et il faut que ça soit définitif il ya une politique qui a été menée il faut le dire aussi parce que je suis sûr que monsieur ghosn est d'accord avec moi qui a été menée suite à la crise financière d'il ya dix ans qui a été catastrophique qui a conduit les grecs à vendre le port du pirée au chinois les les portugais à vendre leurs banques tout cela pour et bien éviter le déficit budgétaire et finalement on a eu une europe qui est sorti exemple de la crise financière il ne faut absolument pas reproduire la même erreur il faut désormais affirmer une puissance politique européenne ça passe par des plans de relance plus ambitieux et par et bien une rupture avec les logiques qui ont conduit l'europe d'en revenir sur 30 ans et [Musique]

Relance européenne : « L’argent, ce n’est pas totalement magique » prévient Clément Beaune — Raphaël Glucksmann · Pourquijevote