Comment faire de Toulouse une ville en pointe de l’égalité femmes-hommes
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça t'évoque si je te dis l'égalité entre les femmes et les hommes ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Quelle mesure pour sécuriser les femmes dans les transports et la voie publique ?
- 15:00FerméeRéponse directe
Cap ou pas cap d'organiser des événements gratuits pour apprendre l'autodéfense ?
- 17:00FerméeRéponse directe
Cap ou pas cap de mettre en place une formation efficace pour la police municipale ?
- 25:00OuverteRéponse partielle
Comment faire pour concilier famille et travail pour les futures mamans ?
- 30:00FerméeRéponse directe
Cap ou pas cap de mettre les serviettes hygiéniques gratuites pour les femmes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Manon AubriFait
« face à nous, ils remettent en cause le droit à l'avortement. Enfin, je sais pas, on est tous nés ici, le droit à l'avortement était illégal et on est en 2025 encore à lutter pour le droit à l'avortement, quoi. »
- 6:00Manon AubriChiffre
« 90 % par exemple des violences sexuelles qui sont commises, elles sont le fait d'hommes de l'entourage, donc d'hommes qu'on connaît. »
- 30:00Agath RobyFait
« la ville elle est pensée uniquement en fait pour les hommes. Elle est pas inclusive. »
- 35:00Agath RobyChiffre
« Toulouse c'est une toilette publique pour 7000 habitants et Lyon Renn qui sont les plus avancés, c'est une toilette publique pour 2000 habitants. »
- 40:00Agath RobyFait
« les crèches, elles sont dans des situations catastrophiques financièrement. »
- 50:00Manon AubriFait
« en Hongrie où on demande d'écouter le cœur du fétus aux femmes qui veulent avorter. »
- 55:00Manon AubriFait
« en Italie où 3/4 des médecins sont des objecteurs de conscience et donc le droit est légal mais vous allez dans les hôpitaux et concrètement vous n'y avez pas accès. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Salut à toutes et tous. Salut Céline ! Salut François !
Tu avais à cœur d'écouter les Toulousaines et les Toulousains. On a décidé de leur donner la parole et on va les écouter ce soir à travers cette émission. Qu'est-ce que c'est le thème ce soir ?
C'est l'égalité des droits entre les femmes et les hommes. Exactement. Et pour ça, on a trois invités exceptionnels qu'on va vous présenter tout de [Musique] suite.
On va commencer par ma gauche avec Manon Aubri, à gauche de l'échiquet politique. Je suis la plus à gauche de ce plateau. Euh bah, il y aura une battle ça.
On va on va pouvoir vérifier. Tant que Toulouse vi à gauche, ça me va. Allez, c'est parfait.
Manon, tu es député européenne, tu es coprésidente du groupe la gauche au Parlement européen, tu as travaillé sur plein de sujets féministes et notamment tu as travaillé sur une directive européenne pour intégrer la notion de consentement dans la définition pénale du viol. Euh quand tu as entendu parler de cette thématique pour ce sujet, cette émission l'égalité entre les femmes et les hommes, qu'est-ce que ça t'a évoqué ? Ouais.
Comme on est euh dans ce mois de mars où en général on parle des droits des femmes, je me dis bah peut-être qu'on va réussir à en parler le mois d'après, le mois d'après, le mois d'après et le mois encore d'après. Euh non. Et surtout de là où je suis au Parlement européen, moi j'ai face à moi les euh les 50 nuances d'extrême droite de Jordan Bardella à Marion Maréchal Le Pen en passant par Saracnafo et qui au quotidien s'attaque au droits des femmes.
Et en fait pour moi il aujourd'hui non seulement on sait que nos droits sont jamais acquis pour toujours, mais surtout on sait qu'on a une énorme offensive réactionnaire face à nous. Euh et c'est contre ça aussi qu'il va falloir réussir à se mobiliser non seulement pour gagner de nouveaux droits, mais aussi pour avoir conscience parce que face à nous, ils remettent en cause le droit à l'avortement. Enfin, je sais pas, on est tous nés ici, le droit à l'avortement était illégal et on est en 2025 encore à lutter pour le droit à l'avortement, quoi.
Et donc, je vais continuer euh avec Agath Roby, tu es conseillère municipale et métropolitaine à Toulouse. Pour toi aussi, qu'est-ce que ça t'évoque si je te dis l'égalité entre les femmes et les hommes ? La première chose à laquelle tu penses à la mairie de Toulouse.
D'accord. Je pense que Jean-Luc Boudin qui préfère donner des locaux à Nemmésis plutôt que de faire des affichages pour la constitutionnalisation de l'avortement. Donc on est un peu mal parti avec la droite toulousaine mais on lutte et on va réussir à arracher quelque chose.
Super. Et tout à droite nous avons Anissa Banou. Anissa, tu es triple championne de France de boxe anglaise.
C'est ça. C'est ça. Et alors pour toi aussi l'égalité fam Et ben déjà bonjour.
Bon mais apparemment je suis dans la mauvaise place. Ça dépend d'ù extrême droite. Euh ben pour moi l'égalité euh femme homme pour moi dans le dans le sport parce que comme tu viens de le dire, ben je fais du sport de la boxe, donc un sport dit masculin.
Et donc c'est vrai que tout au long de ma carrière sportive, l'égalité homme femme, ça a été une lutte ben jusqu'à encore 2025 malheureusement. Donc tout au long de l'émission, on va aborder tout un tas de thématiques. On va vous faire entendre des témoignages de Toulousaines et Toulousin qu'on a recueilli des micr trottoirs pour être au plus proche de leur quotidien, répondre à leurs préoccupations.
Et on vous propose de commencer tout de suite avec un premier thème, celui de la sécurité qui est l'un de ceux qui est le plus revenu dans les témoignages que nous avons entendu. On commence tout de suite. J'aimerais bien lui demander quelle mesure il pourrait mettre en place pour sécuriser les femmes justement dans cette lutte pour l'égalité homme-femme.
Comment il pourrai sécuriser dans tout ce qui est transport, dans la voie publique pour que la femme se sente plus en danger quand elle se quand elle marche ou quoi ? La vie au quotidien euh c'est euh c'est par exemple se retrouver devant la gare à 3h du mat à vouloir prendre un bus et de se retrouver dans un quartier qui est pas forcément euh entre guillemets euh enfin qui est pas safe du tout et de se retrouver dans une situation où entre femmes, on est obligé de créer des réseaux de solidarité en ne se connaissant pas, en disant "Ouais, est-ce que je peux rester à côté de toi ?" et cetera.
Et donc ça c'est quelque chose, c'est une situation qui est je pense propre aux femmes d'avoir d'avoir ce genre de de préoccupation de se dire il faut qu'on se mette à l'abri, on a fini par prendre un Uber pour aller chez l'une des filles que je connaissais pas quoi, pour attendre le bus en sécurité. Donc ça par exemple pour moi c'est c'est un enjeu quoi. Ça m'est arrivé aussi de de me faire agresser mais plus verbalement.
Et en fait je me rends compte que j'ai pas du tout les clés pour me défendre. C'estàd que je panique, je je soit je fuis, soit je je fais une tête bizarre. So en fait, j'aimerais qu'on m'apprenne à me défendre en fait.
J'aimerais qu'on m'apprenne à avoir de la répartie. J'aimerais qu'on m'apprenne à à ne plus avoir peur de de des ben souvent des hommes qui qui me regardent mal ou qui sifflent ou ou des fois c'est juste un regard quoi. Et en fait ça me ça me ça me ça me met à nu en fait.
Donc voilà pour cette première série d'audio sur la thématique de la sécurité. Donc on a entendu, il y a beaucoup de femmes qui s'expriment sur leur insécurité au sein de la ville, dans les transports et cetera. Je crois que c'est assez symptomatique de ce qu'on appellerait la culture du viol qui est extrêmement répandue dans notre société et qui a un continuum de violence en fait.
Et c'est ça qu'il faut réussir à à comprendre pour réussir à à déconstruire les les violences à l'égard des femmes. C'est que du siffler dans la rue à euh au commentaires X, Y ou Z. jusque un viol ou un féminicide.
Tout ça participe d'un même continuum de violence. Une fois qu'on a compris que ça fait partie du même continuum de violence, on comprend comment la la bataille, elle doit se faire dès le siffler dans la rue. Ce qui veut pas dire que tous les hommes qui sifflent dans la rue vont commettre un viol ou un féminicide fort heureusement.
Mais tout ça participe d'un même système qui est le système patriarcal qui assoit la domination des hommes sur les femmes euh et qui fait que ça paraît normal et en effet on se enfin je veux dire toutes les femmes autour de de cette table pourraient témoigner de système de solidarité d'entraide que je retiens aussi euh il y a une forme de de solidarité naturelle qui est incroyable mais en même temps qui souvent se substitue à la manière dont devrait fonctionner notre société de l'échelon local jusqu'à l'échelon national et Vous y reviendrez à l'échon local sur comment on protège les femmes contre ce continuum de violence qui peut arriver jusqu'au pire et notamment aux violences. Et le dernier truc que ça m'inspire, c'est que c'est aussi la démonstration que les violences sexistes et sexuelles, contrairement à ce que dit l'extrême droite, n'est pas le fait juste d'une partie de la population. Euh je vous raconte ça parce qu'au Parlement européen, je les entends euh sans cesse s'intéresser et instrumentaliser la question du droit des femmes uniquement quand les auteurs sont euh étrangers euh sont euh musulmans parce que le problème pour eux c'est toujours l'étranger ou le musulman.
Mais 90 % par exemple des violences sexuelles qui sont commises, elles sont le fait d'hommes de l'entourage, donc d'hommes qu'on connaît. Et c'est aussi pour se protéger d'hommes qu'on connaît, donc y compris de donner des infrastructures aux femmes qui viennent porter plaintes, les protéger, des centres d'hébergement d'urgence et cetera, qu'on arrive le mieux à protéger les les femmes, des hommes violents dans leur entourage n'en déplais à l'extrême droite. Agat euh on a entendu beaucoup de témoignages de Toulousaine.
Euh pour toi qui est conseillère municipale. Qu'est-ce que ça te fait d'entendre des Toulousaines qui se sentent comme ça dans leur ville ? Bah ça m'étonne pas parce que bon moi je suis moi-même une toulousaine qui me déplace à Toulouse et je vois bien ce à quoi on est confronté chaque jour et qui s'explique par quelque chose de très simple.
C'est que la ville elle est pensée uniquement en fait pour les hommes. Elle est pas inclusive. Et même quand on parle d'inclusion, c'est pas que pour les femmes, c'est aussi pour les personnes en situation de handicap, les enfants, les personnes âgées, les personnes racisées aussi puisque en fait toute cette ces personnes-là dans la politique d'urbanisme de la ville en fait, on ne pense pas à elle.
Et il y a plein de solutions queon aimerait mettre en place avec François. Il y a un des témoignages qui m'a qui m'a fait penser à une mesure auquelle on réfléchit avec François. Euh c'est la jeune femme qui a évoqué le fait que quand elle est devant la gare, ben en fait quand elle doit rentrer dans des quartiers qui sont pas forcément safe de nuit, bah elle sait pas trop comment faire.
Euh et il y a plus de bus parce qu'en fait on a une offre de bus assez catastrophique à Toulouse. On a Moudin qui nous fait une trène de métro qui répond pas du tout aux enjeux de déplacement et du coup on était en train de réfléchir à comment on pourrait mettre en place un système de chauffeur municipalisé qui serait largement mieux payé et payé correctement contrairement au chauffeurs Uber ou aux chauffeuses d'ailleurs pour pouvoir accompagner les personnes donc les femmes, les personnes âgées chez elles pendant les moments où il y a pas il y a pas de bus pour les permettre aussi de se déplacer le soir parce qu'on se rend compte que en fait les femmes elles ont peur de se déplacer le soir parce que l'espace est pas suffisamment safe en terme d'éclairage aussi. Il y a une mesure aussi si on arrive au capital qui nous semble forte aussi pour montrer aux femmes qu'on les croit et je voudrais que tu en parles peut-être c'est le fait que de se porter systématiquement partie civile dans les cas de de VSS notamment et je pense mais tu t'en parleras peut-être au cas de au cas de Lison qui a pas mal touché la la ville et la métropole.
Oui. Bah c'est en fait de faire en sorte que la municipalité accompagne les victimes de VSS en se portant partie civile quand il y a un dépôt un dépôt de plainte qui est signalé. Et effectivement à Toulouse, on a eu un féminicide qui a qui nous a tous meurtri.
C'est celui d'une jeune étudiante qui était étudiante à l'université George en décembre dernier qui s'appelait Lison et qui nous a rappelé à quel point le chemin qu'il y a à parcourir en terme d'égalité des droits des femmes et des hommes est encore long. Et par rapport au témoignage qu'on entendait, moi, il y a quelque chose qui qui m'alerte et qui me rappelle à plusieurs choses. C'est-à-dire que évidemment ce combat là, c'est le combat des femmes, mais les hommes doivent pas être en dehors et s'en dégager en disant c'est pas notre affaire.
Donc, on a tous notre chemin à faire, j'y prends ma part, euh dans le fait de déconstruire les stéréotypes patriarcaux dans lesquels on a grandi. Parce que quand j'en discute avec des amis, pour celles et ceux qui comme nous sont euh ont grandi, on va dire, dans les années 90 2000, tous les films quasiment. Tu avais quel âge dans les années 2000 ?
J'avais é grand déjà dans les années 2000, j'avais 2000, j'avais 15 ans. Mais beaucoup des des productions culturelles qu'on voyait en fait induisaient ce que tu appelles la culture du viol à raison. C'est-à-dire le modèle que tu avais, c'était qu'à un moment, il y avait une fille qui te disait non, bah tu y allais quand même parce qu'en fait elle disait non pour dire oui.
Donc c'était ça qu'on t'apprenait en fait. Et donc il y a il y a il y a vraiment un enjeu dès le plus jeune âge à éduquer éduquer les garçons à savoir bah le consentement qu'est-ce que c'est non qu'est-ce que c'est la gestion de la frustration qu'est-ce que c'est et ça je pense que c'est c'est aussi des programmes qu'on peut mettre en place d'un point de vue municipal. Aniss conclure sur cette thématique Manon Agath en ont aussi l'ont aussi évoqué.
Il y a une question d'intersectionnalité aussi dans le sexisme qu'on peut vivre. Quand on est une femme, on vit du sexisme dans la rue. Mais ça sans pire si on est une personne handicapée, si on est une personne racisée, si on est une personne LGBTQ plus.
Est-ce que tu veux ajouter quelque chose là-dessus ? Oui. Euh oui, oui.
Malheureusement euh je suis une femme racisée, maghrébine, d'origine algérienne et c'est vrai que euh au cours de au cours de ma jeune vie, parce que moi je suis jeune encore, euh ben j'ai dû j'ai dû être confrontée à ça et c'est vrai que c'est euh c'est pas chose facile parce que comme l'a l'a dit une certaine personne, on n pas les armes. On n pas les armes face à face à à ce à de tels propos. Là comme ça, j'ai un souvenir où on se faisait une balade en vélo, donc dans les cotlousains.
Une balade en vélo. Donc c'est chose qui paraît genre trop naturel, super sympa, temps agréable. J'ai passé l'heure la plus horrible de de ma vie niveau racisme parce que ben, j'étais accompagnée de filles qui me ressemblent physiquement, donc d'autres maghrébines pour certaines qui étaient voilées et on s'est fait insulter pendant 1 heure en nonstop.
Je te remercie pour ce témoignage. Je vous propose qu'on enchaîne sur un nouveau témoignage qui est un peu différent dans la perception de l'insécurité qu'on peut vivre. On n' pas du tout du riz noir alors que les hommes en ont plein.
Les moments où on se retrouve à devoir faire pipi dans la rue parce qu'on peut pas le faire autre part. Soit on se sent pas en sécurité, soit sinon ben on se prend une amende et les policiers ne veulent pas comprendre que parfois il y a pas le choix, que je vais pas me faire pipi dessus ou attendre que ma vessie explose. François, les toilettes publiques, c'est Ah c'est c'est mon sujet, c'est ça.
Mais non, tu es le seul à pouvoir bénéficier des urinoires ici. Nous Oui, c'est vrai. À moins de se balader avec son piste debout comme un festival tout le temps. là, mais c'est euh c'est un sujet qu'on a commencé à traiter lorsque j'étais encore conseiller municipal d'opposition parce qu'effectivement, on s'était rendu compte qu'il y avait un une carence en terme de toilettes publique à Toulouse.
Et quand on compare avec d'autres villes, Toulouse c'est une toilette publique pour 7000 habitants et Lyon Renn qui sont les plus avancés, c'est une toilette publique pour 2000 habitants. Donc ça fait un différentiel. Et en fait derrière ce sujet euh ce qui se joue c'est Agath en a parlé c'est quelle ville inclusive euh pour les femmes mais aussi pour les personnes âgées notamment pour les personnes qui ont des maladies pour les personnes qui ont des enfants et on peut le décliner comme ça et on voit que les les toilettes sont en fait le symbole de beaucoup d'inégalités dans la manière dont ils sont pensés et ils sont conçus et en plus à Toulouse ce qu'on a c'est qu'ils sont délégués à une société privée financière qui s'appelle JCDCO et pour une qualité qualité de service qui si on faisait un sondage je pense un micro trottoir peut-être une prochaine fois dans la rue laisserait à mon avis à désirer et qui en plus c'est très coûteux.
Donc nous on veut les remettre en régie publique et mettre à minima une toilette publique pour 2000 habitants dans la ville. Mais ça nous amène à cette thématique plus large qui est comment on construit la ville à l'avenir, comment on a les projets sous le prisme du genre, c'est-à-dire en faisant en sorte d'être le plus inclusif pour les personnes que ce soit des femmes, des hommes ou autres. François, tu seras peut-être le futur maire de la ville de Toulouse et les Toulousaines et toulousains veulent savoir, ils ont plein de questions à te poser et donc nous te proposons un petit jeu qu'on a appelé le Cap ou pas cap. tu vas écouter des témoignages de Toulousaines et Toulousains, des questions qui te posent et tu devras réagir par cap si tu veux bien euh accepter leur mesure ou pas cap au contraire si pour toi c'est pas une mesure qu'il est nécessaire de faire pour la ville de Toulouse.
On écoute le premier. Cap ou pas cap d'organiser des événements gratuits pour apprendre l'autodéfense aux femmes et personne minorisé de gens ? Ah bah cap et puis c'est Anissa qui va les animer.
Voilà. Très bonne question. Ben c'est vrai que pardon, si je me permets, c'est vrai que ben moi étant euh boxeuse professionnelle mais aussi éducatrice sportive, je rencontre énormément de femmes et de plus en plus ces derniers temps de femmes qui souhaitent prendre des cours de self-dfense, de boxe.
Elles me disent que c'est pas forcément pour se bagarrer matin, midi et soir, mais c'est pour surtout pour avoir les armes ou une certaine confiance en soi, une certaine posture face à face à certains conflits des fois qu'elles peuvent rencontrer dans la vie de tous les jours. Et ça serait une très très bonne une faut faut y penser. Et si je peux ajouter, nous on a deux mesures sur sur le sujet notamment pour répondre à l'urgence face aux femmes qui sont victimes de VSS.
C'est un étendre le dispositif Angela qui existe déjà mais qui est pas assez connu et su c'est-à-dire que quand quelqu'un est victime d'harcèlement ou de violence, elle peut aller dans un lieu dire je cherche Angela et que la personne sache de quoi il s'agit et donc agir en conséquence. Et puis c'est de mettre en place une application qui s'appelle Toulouse plus sûr qui est en fait une application où pareil on peut trouver du secours mais aussi un certain nombre de ressources en matière de santé et donc pourquoi pas en matière de self-dfense pour apprendre pour apprendre des pratiques d'autodéfense. Et on va enchaîner directement sur un second cap ou pas cap.
Cap ou pas cap de mettre en place une formation vraiment efficace pour la police municipale afin qu'elle veille au respect de l'égalité femme homme dans leurs effectifs et puis aussi dans l'espace public. Bah cap bien sûr, on va le faire he gat. Bah oui, bien sûr.
OK. Et ben merci beaucoup pour vos réactions sur cette thématique de la sécurité et je vous propose qu'on enchaîne tout de suite avec un second thème qui nous est beaucoup revenu dans les échanges qui est celui du travail et on le verra particulièrement aussi de l'impact de la maternité sur le travail. Je vous propose qu'on écoute directement un premier audio.
Monsieur le futur maire de Toulouse, moi je voudrais savoir ce que vous comptez faire pour la famille, pour les futurs parents et en particulier les futures mamans qui devront prendre le leur travail, retrouver leur poste avec un nouveau nez ou un enfant en bas âge. Voilà, vu le le peu de d'accès aux crèches, au mode de garde, je voudrais savoir comment faire pour conseiller la vie familiale et la vie professionnelle. Qui veut répondre ?
Qui veut s'y attaquer ? Euh ben moi, j'ai commencé, c'est vrai que c'est un sujet hyper hyper sensible qu'on se pose dès le début, dès qu'on se pose la question de est-ce qu'on veut faire un enfant ou pas. Je suis maman de deux enfants et que ce soit dans ma carrière professionnelle ou sportive parce que forcément c'est quelque chose qui revient sur le tapis.
Quand il faut le faire, comment enfin à quel moment faut le faire ? Euh est-ce que financièrement c'est possible derrière de se mettre en congé maternité ? Moi, je sais que pour ma fille euh ben c'était un peu compliqué financièrement de de m'arrêter et j'ai repris mon travail un mois après.
Donc j'avais la chance d'avoir ma belle famille ici sur place pour pouvoir me garder le bébé. Mais euh c'est vrai que j'ai autour de moi euh grâce grâce à mon sport et à et à mon entourage des femmes qui se disent "Ouais ben non, moi le bébé je peux pas le faire parce que je travaille euh" ou "Ben je peux pas reprendre le travail euh parce que le congé maternité c'est 3 mois et laisser un bébé de 3 mois à la à la crèche quand tu allaide, ça paraît très compliqué et si tu trouves une place en crèche". Donc c'est vrai que tout ça c'est compliqué.
Macron s'est plein s'est plein du manque de natalité en France mais en fait il a pas pris les il a pas pris les bon tu pas l'impression que ton utérus c'est une arme ? Ouais ouais j'ai j'ai compris qu'il fallait procréer de plus en plus mais il nous donne pas les il nous donne pas les les facilités pour pouvoir faire que ce soit le congé maternité les crèches les moyens de garde. C'est vrai que c'est hyper compliqué.
Toi tu as aussi galéré pour trouver des places en crèche ? Oui oui moi j'ai galéré en tant que maman. J'ai écouté Macron.
J'ai eu envie de me ligaturer les trompes. Euh clairement, mais les places en crèche, oui, c'est un vrai sujet notamment pour les familles monoparentale. Euh et en fait, c'est toujours les dans les couples, sinon c'est toujours les les femmes qui vont rester à la maison parce qu'en fait la mairie Toulouse, elle a des critères qui sont finalement hyper injustes socialement.
C'est-à-dire que tu vas avoir moins de points et moins de chance d'avoir une place en crèche s'il y a un des deux parents qui est au chômage. Sauf queen fait, tu te retrouve au chômage parce que tu trouves pas d'emploi parce que tu dois t'occuper de ton enfant mais du coup tu risques pas d'avoir de de plaçons crèche. Les nounous ça peut être cher.
Après, il y a plein de dispositifs mais qui sont insuffisants. Les crèches, elles sont dans des situations catastrophiques financièrement. Euh bon mais ça c'est une thématique qui est qui est nationale et qui existe pas qu'à Toulouse.
Mais surtout euh en fait il y a plein de dispositifs qui existait que la mairie a arrêté et je pense notamment aux dispositifs qui permettent à ben tu vois Nissa, tu as un métier particulier. Moi aussi j'ai un métier particulier. Je suis chercheuse, je fais de la politique à côté et quand j'étais jeune, enfin quand j'étais jeune maman, bah j'avais besoin des moments qu'on garde mon enfant à d'autres moments que les moments euh les moments de de standard quoi.
Et en fait, il y avait des dispositifs comme la crèche Saint-Lucci qui est sur ta circonscription qui existait et qui était là justement pour aider les mamans qui avaient besoin de garder leurs enfants en horaire intendu. Ils ont arrêté ce dispositif alors qu'en fait, il faudrait les multiplier. et même pour les agentes de la mairie parce que dans les services publics, on a plein plein plein d'agentes qui sont catégorisées souvent, qui vont avoir qui vont travailler le soir tard dans les bibliothèques, dans les écoles, qui vont travailler le samedi et le dimanche et cetera et cetera.
Et donc en fait, faut leur permettre de pouvoir travailler correctement et de pas avoir des temps partiels parce que ça en fait ça conduit aussi ça à l'inégalité salariale. Je vous propose qu'on écoute un second son euh une seconde intervention qu'on a reçu dans la rue. Monsieur le futur maire, allonger, rallonger, créer un congé de paternité, un vrai congé de paternité pour les euh les gens du secteur euh euh qui travaillent pour l'Amérique, qui travaillent pour la ville de Toulouse.
Oui, ben c'est dans notre programme donc euh oui, on on va l'étudier de près. Je crois qu'il y a une ville comme Grenoble, il me semble, qui est en train de l'expérimenter et il faut qu'on voit aussi ce qui se fait à l'étranger parce qu'il y a beaucoup d'exemples qui peuvent être intéressants. Voilà.
Je sais toi ce qui se passe à l'étranger. Ouais, il y a pas mal de pays, notamment les pays du nord de l'Europe où bon qui dans une certaine mesure sont un peu en avance sur nous où le congé paternité de plusieurs mois. Euh ce qui est une culture complètement différente évidemment parce que et encore quand on pense que c'était c'était une semaine jusqu'à il y a pas longtemps, tu es là au bout d'une semaine en plus c'est 7 jours d'affilé.
Donc c'était même pas 7 jours ouvrés, c'était 7 jours d'affilé et tu étais là. Non mais vraiment enfin comment on peut retourner travailler alors qu' un tout petit truc comme ça euh un tout petit bébé euh qui crie. Euh c'est normal, c'est un bébé en fait que tu as ta femme qui est pas bien.
Ouais. et tu as ta femme qui est pas bien qui vient d'accoucher, enfin au bout d'une semaine, 10 jours. Euh c'est c'est vraiment impensable et clairement un mois c'est très peu.
J'ajoute d'ailleurs que le au moment où il y a eu une discussion et une bataille au niveau européen sur le le congé parental et l'indemnisation du congé parental parce que c'est aussi un sujet pourquoi il y a plus de femmes qui prennent un congé parental parce que évidemment c'est la femme qui gagne moins. Donc dans le couple ça coûte moins cher. Donc on s'était battu pour augmenter le niveau de rémunération du congé parental et devinez qu'il avait bloqué ? la France d'Emmanuel Macron bien sûr toujours le premier quand il s'agit de bloquer les avancées en matière d'égalité famit d'ailleurs exactement la même chose qui s'était passé sur la définition du viol qu'on évoquait juste avant c'est aussi la France d'Emmanuel Macron qui l'avait bloqué comme quoi si on regarde en Europe c'est pas que l'extrême droite les rétrogrades officiel Victor Orban, Georgia Méloni qui s'attaque aux droits des femmes, mais même la droite classique entre guillemets.
Et les centristes, si on peut les définir comme ça, ça attaque aussi à nos droits. Est-ce qu'on Donc là, on a beaucoup parlé de la maternité, mais pour avoir une maternité heureuse, encore faut-il qu'elle soit choisie. Et on vient de parler de la France d'Emmanuel Macron, mais à Toulouse, nous avons aussi la mairie de Jean-Luc Moudin il se trouve que à Toulouse, on a des problèmes au niveau des subventions des associations et je pense notamment au planning familial.
Est-ce que tu veux nous en dire quelques mots, Agath ? On a une baisse de subvention de toutes les associations de santé communautaire de manière large, dont le planning familial, mais aussi toutes les associations qui vont venir en aide aux travailleuses du sexe et aux prostituées et les associations aussi LGBTQA plus qui viennent de se prendre à - 40 %. Et ce qui est encore plus grave, moi je trouve et qui est vraiment révélateur d'un peu du conservatisme, l'attente Jean-Luc Moudin qu'on connaît depuis longtemps, c'est ce refus euh de d'afficher et de promouvoir la constitutionnalisation de l'IVG et l'accès à l'IVG euh sur les panneaux euh d'IGC de CO, donc les panneaux d'Abribus, ce qu'on a proposé en conseil municipal il y a pas longtemps.
On a proposé aussi des choses autour de la précarité menstruelle dans les écoles parce qu'en fait les règles, ça arrive très vite. euh en CM1, CM2 et pareil, ils veulent pas en entendre parler et donc on a vraiment aucune volonté de la part de Moud pour travailler sur sur ces sujets-là quoi. Et maintenant pour conclure sur ce thème, je sais que tu as été très active aussi sur la question de l'IVG au Parlement européen.
Est-ce que tu peux nous raconter un peu comment ça se passe l'IVG en Europe ? C'est super intéressant. Bah je me souviens au moment du du débat il y a un an sur la constitutionnalisation du droit à l'IVG, une partie de la droite de l'extrême droit disait "Ah mais pourquoi on va le constitutionnaliser au final ?
Le droit à l'avortement il y a pas de danger en France. Alors déjà il y a pas de danger. Vous en faites la démonstration, c'est une chose de l'avoir dans le droit.
C'est une autre chose d'y avoir accès de manière efficace. Et donc pour ça, il faut des plannings familiaux avec des moyens, avec euh des infrastructures et euh c'est très très loin d'être le cas surtout le le territoire français et Toulouse en est une des démonstrations. Et puis ensuite euh il suffit de regarder l'offensive réactionnaire que j'évoqué tout à l'heure.
Et en fait en Pologne par exemple, non seulement le droit à l'avortement est interdit, mais les femmes qui viennent en aide ou les femmes ou les hommes d'ailleurs, mais pardon, mais c'est souvent des femmes qui viennent en aide, mais les personnes qui viennent en aide aux femmes qui veulent avorter peuvent être aussi poursuivies en justice. Il y a notamment une des activistes assez connues en Pologne qui s'appelle Justina qui est poursuivie en justice par la Pologne. C'est ce qui est frappant en plus quand je vous disais que cette offensive réactionnaire sans dans le discours politique bien au-delà de l'extrême droite, c'est que en Pologne ceux qui avaient mis en place cette criminalisation du droit à l'avortement c'est l'extrême droite un parti qui s'appelle le PIS mais ensuite c'est les libéraux qui ont gagné les élections notamment sur la promesse de la légalisation du droit à l'avortement.
C'est l'allié de Macron qui s'appelle Donald Tusk. Et devinez quoi ? Donald Tusk, une fois qu'il est arrivé au pouvoir, évidemment, il s'est assis sur sa promesse de légaliser le droit à l'avortement.
Et le droit à l'avortement n'est toujours pas légal en Pologne. Et je parle même pas de malt où il est simplement interdit. en Hongrie où on demande d'écouter le cœur du fétus aux femmes qui veulent avorter. en Italie où 3/4 des médecins sont des objecteurs de conscience et donc le droit est légal mais vous allez dans les hôpitaux et concrètement vous n'y avez pas accès.
Donc en fait tout autour de nous on voit que ce droit le plus simple, le plus fondamental à choisir en fait pour notre corps est un droit qui est en train d'être attaqué bien au-delà malheureusement des rangs de l'extrême droite. Merci pour ces discussions. Je vous propose qu'on conclut sur ce thème avec un nouveau cap ou pas cap.
Cap ou pas cap de mettre les serviettes hygiéniques gratuites pour les femmes ? Bah cap bien sûr, c'est une des propositions du programme et juste et justement et bio bio en plus bio et dans les écoles et dans les écoles et ce sera sur l'appli Toulouse plus sûr. Parfait et un second cap ou pas cap ?
Cap ou pas cap d'assurer un congé menstruel pour les agentes municipales ? Cap aussi, c'est dans le programme. OK.
Et ben merci pour ces échanges. Je vous propose qu'on enchaîne sur la dernière partie de l'émission. On a parlé de parentalité, on a parlé de maternité.
Là, on a des petits bout de chou, mais qu'est-ce qu'ils vont devenir ? Euh je vous propose qu'on attaque sur les stéréotypes de genre qui touchent euh tout le monde dès le plus jeune âge, dès la maternelle. Et on va écouter trois témoignages successifs tout au long de la vie.
J'ai fait de la restauration et bah tu le sens bien dans certains établissements qui veulent pas de femme parce qu'on est soi-disant pas assez forte physiquement parce que pour plein de raisons et ce qui est un peu pas fou et qui devrait changer parce que c'est pas parce qu'on est des femmes qu'on est moins fortes et qu'on va pas faire le travail d'un homme. Bonjour monsieur Picmal. Je suis père de deux filles qui sont scolarisées dans une école élémentaire publique de Toulouse et elles vont au clau au claquement la cour de l'école est entièrement occupée par les garçons qui jouent au foot euh et donc les filles sont reléguées à certains coins de de la cour de récréation et je voudrais savoir qu'est-ce que vous pourriez faire pour remédier à à ce problème de partage de de l'espace ce collectif qui est une cours d'école.
Merci François. Est-ce que tu veux commencer comme tu es fan de football, qu'as-tu à nous dire sur le football ? Bah que oui, effectivement, j'aime beaucoup le foot.
Je suis allé voir récemment France Norvège au stadium match de l'équipe de France féminine. Je pense aussi bah par exemple le TFC, on a une équipe féminine qui est en 2e division et c'est une anomalie, c'est la 3è ville de France. On devrait avoir beaucoup plus d'ambitions en la en la matière.
Euh après sur la question de faire du sport selon son genre, on sait qu'il y a des construction sociales qui font que tel sport par exemple euh je vais prendre je sais pas la gymnastique, on va dire ça c'est un truc de fille, le foot ça c'est un truc de garçon. Heureusement, il y a des choses qui évoluent et les mentalités évoluent quand même. Enfin, je me souviens que quand j'étais petit, je veux pas ramener aux années 90, les années 50, mais vous vous regardiez Téléfoot, le foot féminin n'existait même pas.
Il y avait pas une fois où on citait euh une joueuse, alors moi je connaissais vaguement Marinette Pichon, mais parce que j'avais lu un reportage dans 11 mondial de pages au milieu de de je sais pas combien. Mais on voit qu'il y a une évolution quand même qui est positive mais qu'elle est pas suffisante. Et en plus, moi ce qui m'intéresse avec le foot féminin, c'est que c'est là où on a eu les personnalités sportives parfois les plus en pointe de l'engagement.
On l'a eu avec l'équipe d'Espagne récemment et on l'a eu aussi avec Mégan Rapino dans l'équipe américaine. Donc je trouve que c'est un c'est un vecteur d'émancipation collective qui a qui me semble particulièrement intéressant. Bon, Anissa forcément triple championne de boxe, je suis obligé de me tourner vers toi.
En plus, tu es aussi éducatrice pour la boxe justement. Est-ce que tu peux nous raconter comment est-ce qu'à travers la boxe, tu peux lutter contre les clichés sexistes ? Ben déjà, tout d'abord, moi j'ai commencé la boxe parce que ma mère voulait absolument qu'on fasse du sport.
J'ai ma petite sœur aussi qui fait du sport et euh ce qui est rigolo, c'est que elle est footballeuse. Donc on a choisi toutes les deux des sports dit masculin et euh et en fait dans dans notre cocon familial, c'était pas un problème. C'était logique qu'on fasse du sport parce que c'était pour la santé, pour le bien-être.
Mais qu'on s'est quand on a commencé à se mettre dans des sports dit masculins, ça a dérangé personne. Surtout que ma sœur a vraiment performé dans sa discipline. Donc au contraire, on était plus euh à la soutenir et à être fier d'elle plutôt que à se à se brider parce qu'elle fait un sport di masculin.
Et ensuite, c'est vrai que comme comme on l' pu entendre dans les commentaires, moi je m'en souviens, j'étais en CE2 et notre prof, donc notre maîtresse à l'époque nous disait "Oui, mais c'est normal que les garçons, ils ont besoin d'espace. Ils ont besoin d'espace parce qu'ils font du foot. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'ils sont forts en géométrie.
Je sais pas, je me souviens qu'elle disait ça que eux ils étaient forts en géométrie parce qu'ils avait un un truc au niveau de l'espace parce que voilà eux ils couraient partout et que peut-être que nous on est nous en tant que fille on avait besoin de moins d'espace pour jouer et qu'on était plusit dans voilà qu'on était plus manuel intellect et ben des futures bonnes mamans. Et c'était notre prof de enfin notre maîtresse de CE2 qui nous avait dit ça et qui nous avait dit le même commentaire que le monsieur. Donc c'est vrai que tout au long de ma carrière sportive, ben on essaie de donner l'exemple et c'est vrai que dans mon club de boxe d'avoir une éducatrice femme, ça change les stéréotype totalement.
On a plein de parents qui viennent inscrire leur garçon à la boxe et qui me demandent à moi, il est où l'entraîneur ? moi. Non mais le vrai entraîneur, oui, ben c'est toujours moi.
Et au début, ils sont un peu perplexes. Il disent je c'est comme si je passais un casting. Donc j'étais un peu en test de voir si j'étais un bon entraîneur pour leur garçon.
Et au final le fait d'être là, le le fait de de gagner en crédibilité et aussi d'avoir eu des champions dans mon club de boxe m'a donné de de l'estime pour eux. Et on a remarqué d'avoir de plus en plus de femmes de jeunes filles qui viennent à la boxe euh à la boxe parce que justement ils ont une représentation féminine et de bon sans euh sans prétention de voir avoir de d'avoir une femme entraîneur, ils se disent "Ah c'est possible, c'est possible, elle est elle est boxeuse, elle a réussi, j'ai des titres et en plus ils voient un peu le le l'ascendant que j'ai sur certains boxeurs, l'ascendant que je peux avoir sur certains boxeurs de du même âge que moi et de voir que quand je demande quelque chose chose, ils m'écoutent, ils disent "Ah ben là, il y a il y a une carte à jouer et les parents sont plutôt fiers de voir leur leur jeune boxeuse se s'épanouir sur un ring." Ben non, on peut pas parler de sport sans parler de waterpolo.
Ta grande carrière, ta carrière ta ta carrière internationale, le le un autre sport assez masculin aussi. Euh pour la petite anecdote, je joue en championnat régional féminin, c'est assez cardio. Mais du coup pour la petite anecdote et je joue aussi, on a un championnat mixte plus amateur où je file des coups de mains au gars parce que du coup je suis dans un club mixte euh où on est euh une minorité de femmes dans ce club comme vous pouvez l'imaginer puisque c'est pas un sport très masculin.
Et quand on joue les matchs mix, à chaque fois je me fais la remarque du de de la manière dont dont ça joue qui est très différente, qui est beaucoup plus sur le physique, beaucoup plus sur la violence. Et donc pour la petite anecdote, hier, je me suis pris un énorme coup de coude dans le dans la pomme. Apparemment, ça se voit pas trop mais en fait on m'a placé du bon côté là.
Donc moi aussi, j'ai un peu le sentiment de faire de la boxe, tu vois. dans l'eau. Je vous raconte aussi cette anecdote parce que y compris dans la pratique sportive, la manière dont on apprend à jouer sur un sport, c'est les mêmes règles évidemment pour les hommes et pour les femmes en waterpolo, mais le style de jeu va aussi être très différent parce que on les hommes, on va les apprendre à jouer sur leur puissance, sur leur violence.
Le water polo, ça a pas l'air comme ça, mais c'est un sport qui est quand même très de contact où le principe c'est de prendre le poignet et de coller la personne en face de toi et de passer avec le ballon. Mais euh donc c'est un sport trait de contact mais c'est c'est je je trouve ça assez symptomatique aussi de de de d'une forme de de évidemment de stéréotype de genre don on on te socialise aussi comme ça dans ta pratique sportive alors que le sport est le même, les règles sont les mêmes. Évidemment, on n'a pas le même physique.
Il y a aussi une question plus générale de moyens dans le sport féminin que tu as dû expérimenter en boxe. Moi je l'ai vu ce que j'étais en sport étude quand j'étais jeune sur un sport pour le coup moins sexiste entre guillemets. je fais de la natation plus dit long comme ça qu'après je suis mieux au waterpolo mais je le vois ensuite maintenant au au spécifiquement au waterpolo où il y a une vraie différence femme homme où les fédérations vont davantage investir davantage faire d'événements et cetera.
Nous en Waterpolo féminin, on doit se battre avec notre fédé pour organiser nos tournois régionaux et cetera et la réponse qu'on nous fait c'est ça coûte trop cher. Et donc attendez mais on a deux fois moins de matchs que les mecs. On paye la licence le même prix et on doit se battre avec la fédé.
Donc ça veut dire que en fait à tous les niveaux on a besoin de pousser le sport féminin comme un outil d'émancipation aussi. Et je connais plein d'histoires comme toi de jeunes filles qui se sont qui ont grandi à travers le sport et ça veut dire que la municipalité aura pour le coup aussi un rôle à jouer pour développer les cadres les infrastructures pour que les petites filles poussent la porte des clubs de sport et pas uniquement la danse même si évidemment elles pourront continuer à le faire mais tout type de sport je sais pas waterpolo à Toulouse je crois que c'est pas incroyable par contre la natation natation certains léons vaguement mais d'ailleurs là-dessus euh comment tu amènes tout le monde au sport alors les les jeunes filles, les enfants et cetera mais quand on parle de Léon Marchand, moi je dis souvent bah Léon Marchand en fait c'est un enfant du socialisme municipal parce qu'il a appris à nager dans une piscine publique qui a été bâtie par les maires socialistes socialistes un peu radicaux quoi de de Toulouse à l'époque. Donc on voit que mettre à disposition des équipements sportifs, bon c'est pas que pour les champions comme les marchands, ça il y en a un tous les demi-siècles, mais c'est aussi pour tous et toutes.
Ouais. Moi aussi j'ai appris dans une piscine municipale et il y a eu un grand vent de piscine municipal pour le coup même avant qu'on soit né François qui a permis à à une génération d'apprendre un âgé. Et toutes ces piscines sont en train d'être démantelé petit à petit, notamment sous le coût de le coût de l'électricité, ça coûte cher et cetera. pour avoir une place pour avoir une place pour apprendre à nager aux enfants, c'est des Ouais, c'est des fois c'était un an d'attente.
Je sais que pour ma sœur ça a été un an d'attente et la licence te coûte un bras et une jambe en plus. Donc c'est vrai que l'accès au sport est très compliqué, l'accès au sport mixte est très compliqué et en plus c'est très coûteux. Sur tout ce qui est texte réglementaire et cetera.
La l'égalité normalement est appliquée, l'égalité homme-femme est appliquée, mais en réalité euh en étant étudiante en sociologie, on nous a montré qu'en fait euh les inégalités résident surtout dans les mentalités aujourd'hui et que ça se voit surtout ben dans les proportions de femmes ou de d'hommes qu'on retrouve par exemple dans les différentes licences. par exemple, je suis en mineur sciences de l'éducation et il y a à peu près 90 % 9 % de femmes et très peu d'hommes et et ça c'est sûrement lié en fait aux éducations qu'on a reçu. Donc c'est des prénotions enfin c'est des des stéréotypes qu'on a des des choses qu'on a intériorisé. mon frère, il va faire ingénieur en aéronautique très probablement et moi je me retrouve en licence de sociologie mineur soci de l'éducation.
Donc c'est très probablement parce qu'on a reçu une éducation différente et et voilà, je pense que ça résiste surtout dans l'éducation que ce soit à l'école ou aussi bien par les parents. Moi je suis ingénieure en aéronautique. Dans ma classe on était 3 sur 19 élèves.
Voilà. Euh faut savoir que effectivement en soci il y a une majorité de de population féminines en licence en master et puis après en doctorat même moi je fais de l'histoire ce sont des hommes et ceux qui sont recrutés ce sont majoritairement des hommes. On a majoritairement des femmes qui vont faire des études et finalement ceux qui vont choper les postes c'est pas elle.
Voilà. Donc on est sur une injustice là aussi qui est quand même sur contre laquelle il faut lutter et dès le plus jeune âge pour expliquer euh pour expliquer aux jeunes filles que en fait elles peuvent tout faire et elles peuvent tout se permettre sans que sans sans se restreindre et je pense que c'est super important. Cap ou pas cap d'attribuer des noms de femmes à toutes les nouvelles rues de Toulouse durant votre mandat ?
Alors euh presque cap parce qu'on s'engage nous à mettre 80 % de nom de femmes sur les nouvelles rues qui seraient euh inaugurer. Faut savoir qu'il y a moins de 5 % des rues de Toulouse qui portent un nom de femmes. Donc on part de très loin.
Alors ce mandatci on a essayé de se tenir pour notre groupe d'opposition à 75 % de nom de femmes. Mais une fois qu'on va arriver au Capitol en 2026, ce sera 80 % minimum. Voilà donc on c'est un engagement de campagne également et en plus il y a il y a plein de noms à donner et on enchaîne sur le tout dernier cap ou pas cap ?
Cap ou pas cap de rendre l'accès au stadium gratuit pour les femmes ? Et écoute euh je crois que c'est fait euh dans certains cas mais effectivement on peut on peut regarder ça mais ça va pas dépendre que de nous parce que euh le stadium c'est un club de foot privé, c'est le TFC mais euh on pourra en parler au président du TFC et euh et ça et d'autres choses d'ailleurs. Merci beaucoup pour ces échanges.
Merci à nos invités d'avoir répondu présente. Pour conclure, on vous propose de signer une brique rose orange de toulouseine. Une brique toulousaine en souvenir pour marquer les étapes jusqu'au capital [Musique] carte sur le Capital. [Musique] Oh. [Musique]
Manon Aubry