Pierre Paul Léonelli (LR) condamne les actes de violence de "l'ultra-droite et l'ultra-gauche" lors des manifestations
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse partielle
Quelles sont les solutions avancées par les politiques ?
- 0:21FerméeÉludée
Est-ce que vous demandez la dissolution de ces groupes, notamment du groupe Aquila Popularis ?
- 0:49RelanceRéponse directe
Vous mettez l'ultra-droite et l'ultra-gauche sur le même plan.
- 1:59RelanceRéponse directe
On leur reproche d'être intervenue trop tard, d'avoir laissé ces groupes s'infiltrer.
- 2:27OuverteRéponse directe
Vous parlez de dispositif efficace. Est-ce que vous pensez qu'il faut le reconduire pour les prochaines manifestations ?
- 3:37OuverteRéponse partielle
Ces aides que vous avez votées au Conseil Régional, elles vont servir à qui dans les Alpes-Maritimes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:15Invité politiqueFait
« je remercie le préfet des Alpes-Maritimes puisque ce week-end, on a eu un dispositif efficace »
- 4:58Invité politiqueChiffre
« C'est 13 millions d'euros qui sont prévus pour l'ensemble de la région. Et c'est 10 000 euros tout de suite débloqués pour les accompagner, les aider. »
- 4:44Invité politiqueChiffre
« la région, c'est 6 départements. C'est 170 lycées. »
Temps de parole
- Invité politique71 %
- Présentateur18 %
- ?6 %
- Présentateur 24 %
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Et maintenant, après un samedi de manifestation, une autre annoncée samedi prochain. Quelles sont les solutions avancées par les politiques ? Nous sommes avec Pierre-Paul Léonnelli du parti Les Républicains, chef du groupe de la majorité à la région et conseiller municipal à Nice. Bonjour Pierre-Paul Léonnelli. Bonjour. D'abord on va faire un retour sur ce qui s'est passé ce week-end. Un groupe d'ultra-droite a attaqué des manifestants samedi. Est-ce que vous demandez, comme d'autres, la dissolution de ces groupes, notamment du groupe Aquila Popularis
? Écoutez,
moi ce que je demande, c'est surtout de condamner
tout
ce qui est actes de violence, que ce soit l'ultra-droite ou l'ultra-gauche, dans des manifestations où on n'entend plus les lycéens,
où
on n'entend plus les revendications, et où on n'est pas capable encore d'apporter
des
solutions et des réponses.
Vous mettez l
'ultra-droite et l'ultra-gauche sur le même plan. À Nice,
on a vu des
membres de l'ultra
-droite. Oui, oui, moi j'ai vu des membres
de l'ultra-gauche aussi à Nice. J'ai eu aussi des casseurs. Je ne suis pas du tout content, quand je me balade dans ma ville,
de
voir des panneaux en bois, surtout pratiquement 60% des commerces. Je ne suis pas content du tout de ce qui s'est passé le 17 octobre, je n
'ai
pas oublié. Et on ne va pas occulter ce qui s'est passé le 17 octobre en parlant de l'ultra-droite. L'ultra-droite, je la condamne. Je l
'ai
toujours condamnée, et je continuerai à la condamner. Et je vais vous dire même autre chose. C'est que j'appartiens à une génération où j'ai fait mes études à la fac de droit et à la fac de lettres.
Et
où on avait déjà
des
oppositions avec des ultra-droites. Mais j'en ai eu aussi avec l'ultra-gauche. Donc voilà, je suis un républicain gaulliste.
Et
de toutes les façons, aujourd'hui, bien évidemment, il faut condamner tous ces actes de violence qui viennent s'inviter dans les manifestations. Je vous rappelle que l'ultra-droite était soi-disant venue pour protéger et soutenir la police nationale. Or, ce n'est pas tout à fait ce qui s'est passé. Ah
non, pas tout à fait.
Voilà, c
'est ce que je suis
en train de vous dire. C'était l'objectif
affiché.
Voilà,
et on a vu que la police nationale a dû intervenir et elle a bien fait d'intervenir.
Alors, on lui reproche quand même d'être intervenue trop tard, d'avoir laissé ces groupes d'ultra
-droite s'infiltrer dans la manifestation. On leur
a reproché la même chose le 17 octobre, sauf que je remercie le préfet des Alpes-Maritimes puisque ce week-end, on a eu un dispositif efficace et surtout, je me réjouis qu'il n
'y
ait pas eu de commerce saccagé et pillé.
Alors, vous parlez de dispositif efficace. Est-ce que vous pensez qu'il faut le reconduire pour les prochaines manifestations
?
J'ose espérer. Le problème, c
'est
est-ce qu
'ils
ne
vont
pas s'épuiser
?
Et personnellement, je l'ai dit chez un de vos confrères, j'étais contre la tenue de ces manifestations. Ce n
'est
pas que je sois contre la manifestation. Vous savez, aujourd'hui, ce qui me désole le plus, c
'est
qu'on ne puisse pas manifester en étant sûr de ne pas avoir des personnes qui s'invitent pour des actes de violence comme, effectivement, des groupuscules d'ultra-droite ou d'ultra-gauche, comme, par exemple, ceux qui sont venus piller et saccager les commerces, comme cette image que nous avons tous de Micromania. Voilà. Donc, tout cela, ça n'a pas lieu d'être. Est
-ce qu'il faut interdire ? Ça ne sert à rien. On voit bien que les manifestations ont aussi lieu.
Oui, mais parce que, vous savez, on interdit de brûler des feux rouges. Il y
a
toujours des imbéciles qui brûlent les feux rouges et qui provoquent même des accidents. Donc, ça, c'est le débat qui ne va pas nous faire aboutir. Moi, ce que je vois, c'est que nous, à la région, on a vite pris des dispositions pour venir en aide aux lycées, aux lycéens notamment, aux commerçants. Et ça, c'est important.
Alors, justement,
ces aides que vous avez votées au Conseil Régional, vous êtes président du groupe de la majorité, on le rappelle, elles vont servir à qui dans les Alpes-Maritimes ? À quel lycée dans les Alpes-Maritimes
?
Alors,
d'abord, on a mis en place une plateforme pour que les lycéens puissent s'exprimer. Mais surtout, ce qui se passe, c'est que nous, les administrateurs de lycées, élus régionaux, on a attache avec les proviseurs pour savoir quelles sont les problématiques et réévaluer ce qui peut ne pas aller. Il y
a
des lycées qui ont été complètement réhabilités. Il y
en
a d'autres peut-être moins.
Il
y
a
peut-être aussi des sujets...
Donc, est-ce
que vous avez déjà identifié des lycées dans les Alpes-Maritimes qui pourraient être
prioritaires pour ces aides ? Dans les Alpes
-Maritimes, aujourd'hui, on sait que, par exemple, sur le lycée Calmette, il y a quelque chose à faire, que sur, je crois, les ECA aussi. Mais, honnêtement, on a consacré beaucoup d'argent pour les lycées, mais il faut refaire une mise au point avec les proviseurs, avec les conseils d'administration, avec aussi les parents d'élèves. Mais c'est ce dialogue-là qu'on n'a toujours pas pu réaliser. Et je parle des lycées en général, parce que la région, c'est 6 départements. C'est 170 lycées. Donc, ce n
'est
pas simplement les lycées des Alpes-Maritimes, même si, moi, je m'en préoccupe en tant qu'élu régional
y
soit.
Pour les commerçants touchés qui ont été pillés le 17 octobre à Nice, vous avez lancé des aides à la région. C'est quoi le dispositif ?
Alors, c'est 13 millions d'euros qui sont prévus pour l'ensemble de la région. Et c'est 10 000 euros tout de suite débloqués pour les accompagner, les aider. C'est une aide qui a le mérite d'exister. Mais surtout, on veut le faire avec les chambres de commerce, avec la ville de Nice, avec aussi les collectivités territoriales qui voudront
bien... Et ceux qui n
'ont pas été pillés ni cassés ce week-end, mais qui ont perdu beaucoup de chiffres d'affaires parce qu'il y avait peu de monde dans les rues de Nice.
Alors, ça, c'est un autre sujet. Je pense que c'est à la chambre de commerce de s'en occuper. Vous avez raison de le dire, que ce week-end, il y avait très peu de gens dans les rues. Moi-même, je m'en suis rendu compte et je le regrette.
Merci
beaucoup, Pierre-Paul Léonelli, du Parti des Républicains, chef de groupe de la majorité à la région et conseiller municipal à Nice. Vous étiez notre invité ce matin. Bonne
journée.
Merci.