Nicolas Forissier : «Nous avons vraiment intérêt à renforcer la production de nucléaire civil»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je pense pas qu'on ait perdu trop de temps. Enfin, la France est une grande puissance nucléaire nucléaire civil. Je parle pas du nucléaire militaire.
On est reconnu comme un des deux trois pays qui est capable de maîtriser l'ensemble de la chaîne de la conception jusqu'à la combustion si je puis dire et et à la production d'électricité via le nucléaire civil. Donc on n pas perdu de temps. On a eu un moment de ralentissement qui était général.
Il y a des moments Emmanuel Macron a fin par raviser. [rires] Oui, mais c'est pas que Emmanuel Macron. Enfin, je pense qu'il y avait une évolution.
Ça avait commencé des mentalités à l'échelle européenne, y compris aux États-Unis parce que moi je vois mes interlocuteurs américains ce matin, ils sont dans la même logique. Ils veulent relancer de façon massive la production de nucléaire civil. Pourquoi ?
Parce que c'est une énergie décarbonée, facile à au fond à par la technologie qu'on maîtrise totalement à produire et qui nous permet précisément en réponse à votre question d'assurer une indépendance très solide. Notre souveraineté en matière d'énergie. On voit bien que là on a une crise au détroit d'Ormous et et dans toute la région.
Euh évidemment, ça a des tas de conséquences immédiates et ça peut entraîner une crise économique majeure, je l'ai dit tout à l'heure. Donc, on a vraiment intérêt à renforcer la production de nucléaire civil. C'est ce que la France va faire puisqu'on a 14 réacteurs supplémentaires dont six qui sont déjà engagés euh et h supplémentaires qui vont suivre.
Euh voilà, donc le le sommet de ce point de vue-là, vous l'avez dit quelque part, euh il permet de faire se rencontrer pas seulement les diplomates, pas seulement les chefs d'état et de gouvernement ou les ministres, mais aussi les hommes d'affaires, les banques d'investissement, le réseau bancaire, les investisseurs privés parce qu'on ne pourra y arriver que si on mobilise les moyens et toutes les énergies. Il faut 240 milliards d'euros d'investissement simplement pour répondre à l'échelle de l'Union européenne, aux objectifs qui ont d'ailleurs été rappelés aussi par les responsables européens ce matin.
Nicolas Forissier