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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 28 mars 2025 59 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsJustice

Taxes sur l'automobile : la stratégie de Donald Trump | Ça vous regarde - 28/03/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 45 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles seront les principales victimes de cette mesure de 25 % sur les voitures importées ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Les 27 pays européens peuvent-ils rester unis face à cette guerre commerciale ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que Donald Trump va vraiment appliquer ces menaces ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'objectif réel de cette stratégie de Donald Trump ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment l'Europe doit-elle réagir selon vous ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels constructeurs automobiles souffriront le plus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Bruno DonetChiffre
    « 25 % de taxe sur toutes les voitures importées aux États-Unis. »
  • 9:00Roland l'escureFait
    « C'est une stratégie économique perdant perdante. »
  • 13:00Anne-Sophie AlsifChiffre
    « En dizaines de milliers de dollars par véhicule. »
  • 15:00Fanny GuinochetChiffre
    « Un Américain sur deux à peu près roule en pickup aux États-Unis. »
  • 17:00Fanny GuinochetFait
    « Les prix des pickup va augmenter en tout cas ceux qui sont importés mais il y a aussi les pièces détachées. »
  • 19:00Fanny GuinochetFait
    « Le choix, il se fait toujours en fonction du porte-monnaie. »
  • 23:00Roland l'escureChiffre
    « Plus de 64 % des sondés disent être inquiets de la situation. »
  • 25:00Roland l'escureChiffre
    « 11 % des sondés environ craignent de perdre leur emploi à court terme. »
  • 27:00Roland l'escureFait
    « Les frontières sont en train de se refermer. »
  • 28:00Roland l'escureChiffre
    « Les vols en provenance du Canada ont baissé de 70 % depuis le début de l'année. »
  • 33:00Bertrand PerrierFait
    « Il y a exécution provisoire et bien par exception au principe de l'effet suspensif de l'appel et bien Marine Le Pen aurait beau faire appel, la décision de première instance s'appliquerait tout de même. »
  • 35:00Elsa MondingavChiffre
    « Le parquet requière 5 ans de prison dont deux fermes contre la patronne des députés du Rassemblement national. »
  • 36:00Elsa MondingavChiffre
    « Le Parlement européen évalue le préjudice à près de 7 millions d'euros. »
  • 0:15Fait
    « Jordan Bardella en 5 6 ans est passé de de militant inconnu du Front National à numéro 2 puis président du principal d'opposition. »
  • 1:00Fait
    « Si exécution provisoire il y avait pour Marine Le Pen, elle resterait députée simplement. »
  • 3:00Chiffre
    « 11 millions de personnes ont voté pour la prévenue qui est face à eux. »
  • 3:30Fait
    « La règle maintenant est devenue l'exécution provisoire. Ce qui était l'exception est devenue la règle. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir et bienvenue dans sa vousourgarde. Ravie de vous retrouver avec à mes côtés ce soir Roland l'escur. Bonsoir et merci d'être mon grand témoin.

Ce soir, on va parler des Français d'Amérique du Nord que vous connaissez bien puisque vous êtes leur député. Vous revenez d'une tournée aux États-Unis et au Canada où vous avez pu mesurer enquête à l'appui, leur inquiétude et même leur angoisse depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir. Beaucoup rentrer en France.

La fin du rêve américain. On s'y arrête dans le détail tout à l'heure dans la deuxième partie. Mais d'abord le choc du secteur automobile mondial.

Donald Trump met sa menace à exécution plus 25 % de taxe sur toutes les voitures importées aux États-Unis. et le bras de fer se durcit donc entre l'Europe. Alors, jusqu'où doivent aller les représailles ?

Les 27 peuvent-ils rester unis et qui a le plus à perdre ? Grand débat dans un instant sur ce plateau avec mes invités. Enfin grand angle ce soir sur le jugement très très attendu lundi de Marine Le Pen.

La patronne du RN sera fixée sur son sort dans l'affaire des assistants parlementaires à Bruxelles. Une condamnation avec exécution provisoire pourrait l'empêcher de se présenter en 2027. Voilà donc pour le sommaire.

Installez-vous, ça vous regarde. On y va. Roland l'escur.

Allez, c'est parti. [Musique] C'est un séisme pour le secteur automobile dans le monde de Tokyo à Munich. L'industrie s'est réveillée hier dans la stupeur.

Donald Trump a donc opté pour le scénario du pire. une hausse des droits de douanes de 25 % sur les importations de toutes les voitures, mais aussi de toutes les pièces détachées, les moteurs, les batteries et tous les composants, quel que soit leur provenance. Alors, quelles seront les principales victimes de cette mesure ?

Quel constructeurs souffriront le plus et comment les Européens doivent reposter ? Bonsoir Chloé Ridel. Bonsoir et bienvenue sur ce plateau.

Vous êtes eurodéputé socialiste au Parlement de Bruxelles et porte-parole du Parti socialiste. Bonsoir Anne-Sophie Alsif. Bonsoir, bienvenue chef économiste au cabinet de conseil BDO France et bonsoir Fanny Guinochet.

Ravi de vous retrouver journaliste économique à la tribune et à France info inutile de préciser rôle en l'excure que ce débat il est un peu fait pour vous l'ancien ministre de l'industrie qui revient des États-Unis. Un débat qui commence avec le recap de Bruno Donc. On accueille tout de suite. [Musique] Retournez.

Bonsoir Bruno. Bonsoir Myiam. Bonsoir à tous.

Dans votre récap ce soir, la guerre commerciale est déclarée. Absolument. Et sur les chapeaux de rouiam Donald Trump l'a annoncé hier.

Les droits de douane sur les automobiles fabriqués hors des États-Unis vont augmenter et pas qu'un peu. Nous allons effectivement appliquer une taxe douinière de 25 % mais si vous construisez votre voiture aux États-Unis, il n'y a pas de droit de douane. 25 % de plus qui seront mises en place dès mercredi prochain.

Alors concrètement hein, c'est une menace pour un marché colossal. Regardez donc, en 2024, une voiture sur deux vendues aux États-Unis provenait de l'étranger. Économiquement, ça représente 474 milliards de dollars et le prix des véhicules étrangers pourrait donc augmenter en moyenne de 6250 dollars.

Quant aux pays les plus impactés, et bien ce sont ceux dont l'industrie automobile est centrale pour l'économie, c'est-à-dire le Japon, la Corée du Sud et l'Allemagne. Le Mexique et et le Canada sont très inquiets aussi. Oui, ils sont préoccupés Myiam parce qu'ils sont dans le collimateur de Donald Trump qui répètent depuis des mois qu'il en a ralchéquier de les subventionner.

Nous subventionnons le Canada à hauteur de 100 milliards de dollars par an. Nous subventionnons le Mexique à hauteur de près de 300 milliards de dollars. Pourquoi subventionnons-nous ces pays ?

Alors pour faire simple, le Mexique et le Canada parce qu'ils sont géographiquement proches des États-Unis ont été choisis par de nombreux industriels pour abriter des usines de pièces détachées. On fabrique donc dans ces deux pays-là les moteurs, les transmissions mais également les composants électriques. Voilà pourquoi le premier ministre canadien est extrêmement mécontent et dénonce même une stratégie totalement manœuvrière.

Je rejette toute tentative visant à affaiblir le Canada, à nous épuiser, à nous briser pour que l'Amérique puisse s'emparer de nous. Est-ce qu'on est sûr qu'il va les mettre en œuvre ces menaces Donald Trump ? Absolument pas.

Absolument pas, Myiam. D'abord parce que le président américain nous a habitué au pétard mouillé et puis parce que comme l'expliquait très bien ce matin nos confrères de libération, le calcul des droits de douane dans le secteur des pièces détachées est une usine à gaz dont la modification pourrait prendre une éternité. C'est d'ailleurs aussi he ce qu'espère Emmanuel Macron très critique à l'égard des annonces américaines.

Ça n'est pas une décision qui permet d'améliorer le progrès la prospérité dans nos sociétés. Et donc j'espère que peut-être après des annonces qui viendront le président Trump les revisitera et pourra revenir sur cette décision. Alors augmentera augmentera pas, on ne sait pas mais après la paix en Ukraine, l'annexion du Canada ou le rachat du Groenland, Donald Trump n'en finit plus de saturer l'espace diplomatique et de soulever des interrogations vertigineuses.

Merci beaucoup Bruno Donet. Euh Roland l'escure. Euh comment vous le la lisez cette stratégie euh de Donald Trump ?

Euh c'est pas la première fois qu'il menace sur les automobiles, sauf que pendant le premier mandat, il n'a pas mis à exécution euh euh sa menace. Euh 25 %, c'est énorme. Pourquoi maintenant ?

Et quel est son réel objectif ? Mais son objectif, il l'a dit pendant la campagne, son mot favori dans la langue anglaise, c'est les tarifs douigners. C'est un objectif avant tout politique, asseoir l'autorité des États-Unis sur le monde et rapatrier des usines en Amérique.

C'est ça. Attirer un maximum du secteur automobile chez lui. Ça fonctionne pas comme ça.

Ça a été très très bien dit. La chaîne de production aujourd'hui notamment entre les États-Unis et le Canada est très intégrée. Donc une entre une une automobile pardon fabriquée à D3 aujourd'hui aux États-Unis, il y a 30 40 % des pièces détachées qui la composent qui viennent de l'autre côté de la frontière au Canada.

Donc si vous augmentez de 25 % les prix des pièces détachées, ben ce sera d'autant plus cher pour les automobiles américaines. Perdant pour vous cette stratégie pour les améins. La guerre commerciale, c'est perdant.

Perdant, ça veut pas dire qu'il faut pas réagir. On y reviendra sans doute hein, parce qu'il faut être extrêmement ferme face à quelqu'un qui aime bien jouer au bras de fer. Il vaut mieux montrer les muscles que s'incliner.

Mais oui, c'est une stratégie économique perdant perdante. Il l'a lui-même reconnu. Il a dit il va y avoir une période de transition un peu difficile.

Vous inquiétez pas, après tout ira bien. Ce sera l'Eldorado. La réalité aujourd'hui, c'est qu'il a une stratégie, on appelle ça le mercantilisme en économie euh un peu d'arrièregarde qui fonctionnait dans des économies plutôt fermées.

Hm hm. Qu'il est en train lui-même de refermer, mais qui risque de se traduire par des pertes d'impôts, des pertes d'emploi pardon importantes à la fois aux États-Unis. D'ailleurs, alors on va venir sur les conséquences et sur la repost he Chloé Ridel dans un instant, mais votre lecture m'intéresse également comme députée européenne, on a l'impression qu'elle est un peu sans limite cette guerre commerciale de Trump.

Aujourd'hui, c'est les voitures mais jeudi prochain, il nous promet une annonce de sans doute 25 % mais sur l'ensemble des biens, tous les biens qui rentrent aux États-Unis. Qu'est-ce qu'il cherche ? Qu'est-ce qu'il veut selon vous ?

Il cherche à reconfigurer l'ordre mondial en matière de commerce parce qu'il pensent que celui-ci ne fonctionne plus pour les États-Unis. Je reviens ce matin même de Washington où j'ai beaucoup discuté de ces sujets avec des interlocuteurs dans la capitale américaine. Ils considèrent qu'ils sont défavorisés et ils ont une stratégie où ils veulent recréer l'industrie aux États-Unis en à la fois augmentant les droits de douane et en baissant drastiquement les impôts.

Pour les raisons qu' a évoqué le rôle en l'escure. C'est un choix qui s'annonce un peu perdant parce que pour l'instant la conséquence c'est plus d'inflation pour les Américains, c'est moins de croissance et à long terme les chaînes de valeur sont tellement intégrées que ça ne se fait pas comme ça. Les chaînes de valeur c'est toutes les maill de la chaîne de production.

Faut bien se rendre compte que Donald Trump il réaugmente les droits de douane. Il les remet à leur niveau de 1930 des années 30 à l'époque où la mondialisation n'était pas celle qu'elle était. L'intégration des chaînes de valeur n'était pas celle qu'elle était.

Donc c'est pas automatique. Les mauvaises lunettes, je pense. Mais après, attention, je pense que ça n'est pas un gros mot de protéger son marché, de protéger ses industries, de protéger ses emplois.

Je pense que l'Union européenne, on devrait davantage y réfléchir, mais euh cette tactique unilatérale n'est pas la bonne pour y parvenir. Il faut, je pense, davantage de concertation et en tout cas, il faut que l'Europe prépare sa défense. Pour l'instant, on a l'impression que il y a cette intention de répondre œil pour œil, dents pour dents.

Il y a une première liste, hein, parce que tout ça, c'est la réplique d'une réplique. On va en parler aux annonces de Donald Trump. Faut quand même rappeler que elles sont pas centrées directement sur l'Europe ou spécifiquement sur l'Europe.

Ça concerne l'ensemble des pays du monde. Alors les prix les prix des voitures Anne Sophie Alsif vont sans doute exploser. Une une voiture neuve achetée aux États-Unis sur deux est importée sans compter.

Donc on l'a dit toutes les pièces détachées. Est-ce qu'on a une idée de l'augmentation des prix ? Ça va se chiffrer en quoi ?

En dizaines de milliers de dollars par véhicule. Alors peut-être, mais là aussi c'est très compliqué parce que comme vous l'avez très justement dit, on a eu le débat en Europe et notamment sur les fameux véhicules chinois. Là, vous l'avez très justement dit, ce sont tous les véhicules qui sont concernés, donc pas seulement européens, vous avez parlé du Japon, de la Corée du Sud, mais également de la Chine.

Et là, en effet, vous avez des pays qui euh fonctionnent très différemment, bien sûr, pour ne pas citer la Chine qui a une économie qui est massivement subventionnée. Et on se souvient, par exemple qu'en Europe, on disait très bien, on va augmenter les droits de l'ouv même avec une hausse de 20 30 %, c'était déjà aspiré dans le prix de revente de la voiture chinoise qui restait bien inférieure au constructeur européens. Donc il y a une inégalité des constructeurs par rapport au prix et leur capacité à pouvoir absorber ces droits de dou.

On peut déjà dire qui sera le plus pénalisé parmi les construct pénalisés mais en effet ceux qui seront le plus ce seront souvent les Allemands et sûrement en effet les Japonais puis qu'en terme de volume marché moins important par exemple les pickup les pickup fan guinochet sont ultra prisés c'est ces voitur on va en voir une photo avec un grand un grand coffre ouvert à l'arrière on dit que un américain sur deux à peu près roule en pickup aux États-Unis étaient déjà taxé 25 Et donc là ça va faire 50 %. Exactement. Et là où ça va être compliqué c'est que en fait les Américains les prix vont forcément augmenter puisque donc alors ça dépend des marques mais quand même les les prix des pickup va augmenter en tout cas ceux qui sont importés mais il y a aussi les pièces détachées.

Donc ça va s'appliquer aussi au marché de l'occasion. Vous allez vous voulez réparer votre pickup bah vous allez devoir payer plus cher votre pièce. J'ai pu lire sur les pièces détachées qui parfois il y a des passages de frontières entre les États-Unis.

C'est c'est l'intégration des chaînes dont parlait Roland l'escur euh et madame parce que effectivement c'est là où c'est pas figé. Donc la difficulté pour le consommateur américain ça va être bah quel choix je fais ? Le choix, il se fait toujours en fonction du porte-monnaie, il faut pas rêver et il se fait, il y a un patriotisme économique et cetera, mais à la fin de la fin, surtout dans face à de l'inflation en général et et on a eu quand on regarde les voitures américaines sont souvent déjà plus chères que les voitures importées.

Donc l'Américain moyen entre guillemets, il a plutôt tendance à s'acheter une voiture importée. Donc là forcément son prix va augmenter. Donc le choix, il va y avoir une augmentation des prix pour le consommateur et puis et ben il y a des gens qui vont des Américains qui vont dire "Je change pas de voiture." Donc il y aura une baisse aussi de la production.

C'est ça le risque. Et au final bon bah aujourd'hui effectivement Donald Trump montre les gros bras mais demain quand il va y avoir et et la voiture c'est vraiment le symbole. Vous allez à D3, vous parliez de D3, c'est c'est c'est ça fait vivre l'économie américaine.

Mais demain, quand vous allez avoir et puis c'est c'est la fierté américaine de changer de voiture, d'avoir une voiture qui fonctionne, d'avoir une grosse voiture et cetera et bien là quand demain les Américains vont dire bah en fait c'est beaucoup plus cher, j'ai mon pickup, j'ai pas pu acheter la pièce détachée parce qu'elle était quand même vraiment chère, il reste au garage, ça va poser quelques problèmes. Mais en attendant effectivement, qu'est-ce qu'on fait en Europe ? Qu'est-ce qu'on fait ? surtout que on est dans une escalade avec des annonces la semaine prochaine de nouveaux produits de tous les produits importés.

Donc là ça bouscule, vous le disiez au début de de l'émission, c'est un séisme. Ouais, on va voir ça sur les conséquences en Europe et la RIP dans un instant. On va faire un détour aussi par l'Allemagne dans un instant, mais je voudrais juste une question sur Tesla.

On a pu s'interroger, c'est bon ou c'est pas bon pour Elon Musk ? Parce que d'un côté, on se souvient, on va voir les images Donald Trump qui posait derrière les véhicules Tesla au côté d'Elon Musk pour essayer de lui dire "Allez, il faut continuer à acheter parce que le cours de l'action s'est effondré. On sait que les batteries sont fabriquées en Chine mais que les usines sont assemblées aux États-Unis.

Donc c'est plutôt un petit coup de pouce pour Elon Musk cette mesure. Non euh non, d'abord vous l'avez dit, le cours de la bourse est effondré. Les ventes se sont effondrées.

Les ventes bien sûr. Donc, il va bientôt y avoir un problème, ce qu'on appelle le cashflow, de revenu chez Tesla. Et Tesla n'arrivera, moi je vais le dire comme ça, à survivre que s'ils sont capables de concevoir et de produire de nouveaux modèles.

Donc, il y a des besoins d'investissement chez Tesla qui sont énormes aujourd'hui. Alors, oui, il le présente comme un comme un coup de pouce parce que il y a des usines, vous l'avez dit, d'assemblage de Tesla aux États-Unis. Il y a aussi des usines en Europe qui elles vont souffrir.

Il y a des usines en Chine. Il y a beaucoup de véhicules Tesla qui sont fabriqués en Chine. Non, je pense que c'est un coup de pouce pour personne.

Et les voitures Tessa, elles sont construites avec de l'acier, de l'aluminium importé où là le prix va augmenter. Donc ça risque, ça va se répercuter à un moment ou un autre sur le consommateur. surtout c'est vraiment effet de relocaliser la production et qui est plus en effet de de production et de mine USA mais là on voit que ça sera sûrement l'inverse et que ça pourrait au contraire et bien stimuler les ventes notamment des véhicules chinois qui eux on l'a dit étant très subventionnés pourront beaucoup plus absorber le prix donc ça pourrait vraiment avoir un effet inverse.

D'ailleurs M il l'a tweeté Tesla n'est pas épargné par cette situation l'impact des droits de douanes reste significatif. la France, on est on est épargné sur les voitures. Alors, il y a quelques voitures c'est lentes, mais globalement on est on est épargné par rapport à nos voisins allemands qui ont construit leur modèle économique sur les exportations et notamment les exportations vers les États-Unis.

Il y a d'autres pays, la Slovénie qui est la Slovaquie pardon, qui est aussi impactée, la Pologne, mais globalement la France sur les voitures, on s'en sort. Après, on a d'autres produits nous en jeu, hein, nos spiritueux, notre cognac. Là, on fait moins les malins et les pièces détachées quand même parce qu'on a de très grandes entreprises françaises qui travaillent pour les constructeurs forestia, plastique omnium et cetera.

Donc, on a quand même un impact indirect qui risque d'être très fort. Plus les autres secteurs, vous l'avez dit, vin spiritueux, pharmacie. Oui.

Produit de luxe évidemment qui sont extrêmement vendus et la pharmacie. Les Allemands les Allemands ont manifestement le plus à perdre en Europe puisque les constructeurs automobiles allemands représentent 2/3 des exportations européennes BMW, Mercedes, Volkswagen. Peuvent-ils se passer du marché américain ?

Élément de réponse Hélène. Bonduel. L'augmentation des droits de douanes automobile annoncé par Donald Trump vient bousculer un secteur industriel crucial de l'Allemagne, un symbole du pays.

BMW, Mercedes, Volkswagen. Les constructeurs allemands possèdent des usines outreatlantiques, mais la plupart des modèles haut de gamme sont exportés depuis l'Allemagne. 445000 véhicules ont ainsi transité vers les États-Unis l'an dernier. 13 % des exportations de voitures allemandes.

Les États-Unis sont le premier marché des marques allemandes et la Fédération industrielle automobile du pays s'inquiète. L'annonce de droit de douane sur les voitures ou ses composants venant d'Europe vers les États-Unis est un sérieux revers pour le libre échange et ses règles qui aura des conséquences significatives des deux côtés de l'Atlantique en terme de croissance, d'emploi, de prospérité et de travail. Car ces nouveaux droits de douane s'ajoutent à un secteur déjà en pleine crise et des suppressions de postes qui se multiplient.

Alors, le ministre allemand de l'économie en appelle à l'Europe. Ce qui compte maintenant, c'est d'avoir une réponse ferme de l'Union européenne à ses droits de douane. Il doit être clair que nous ne nous laisserons pas faire.

La présidente allemande de la Commission européenne, Ursula Vonderleyen regrette également la décision américaine. Les droits de douanes sont mauvais pour les entreprises, pire pour les consommateurs. L'Union européenne continuera à rechercher des solutions négociées tout en protégeant ses intérêts économiques.

Et les enjeux économiques outreins sont importants, près d'un emploi sur 7 en Allemagne et lié à l'automobile. Bonsoir Paul Maurice et merci d'être à distance avec nous ce soir. Vous êtes chercheur Alifri, spécialiste des relations franco-allemandes.

Comment réagit-on en Allemagne et comment réagit le nouveau chancelier Fred Schmerz ? Bonsoir. Alors Fredrich Schmerz n'est pas encore chancelier.

Il est en train de négocier avec les socio-démocrates pour devenir chancelier éventuellement comme il l'avait espéré à à Pâqu. Alors, dans son programme économique, Frédéric Schmerz avait un programme de relance qui était ce que j'appelle un pensement géant sur l'économie allemande, c'est-à-dire des mesures de libéralisation mais pas de réflexion sur le modèle économique lui-même et qui repose comme ça vient d'être dit sur l'industrie et notamment automobile et tout ce qui en découle. Euh l'Allemagne est devenue le premier partenaire commercial des États-Unis en 2024, on l'a vu dans les chiffres du début d'année.

Et donc ces tarif douigniers qui a et la menace qui pesait sur ces sur les exportations allemandes sont un vrai euh coup d'arrêt sur les programmes de relance de l'économie allemande qui seront l'un des critères de réussite de ce gouvernement qui pourrait être dirigé par Frédér. Donc il y a une vraie crainte en Allemagne et en même temps on l'a vu des responsables politiques qui réagissent de manière paradoxale. Vous avez montré dans le reportage Robert Abec qui prône des réponses européennes fortes.

C'est un écologiste qui a longtemps défendu une réforme de l'industrie allemande et notamment de l'industrie de l'automobile électrique. Alors justement quel repost possible ? Est-ce que les Allemands ont un levier de pression directement ?

Je pense peut-être au gaz non liquéfi américain dont ils ont besoin puisqu'ils se sont passés largement du du gaz russe. Est-ce qu'au contraire euh ils attendent de la Commission européenne une repost collective où le chacun pour soi peut l'emporter ? C'est toute la question, mais cette question se pose à d'autres pays qu'à l'Allemagne.

C'est-à-dire est-ce qu'on va être dans une logique trumpienne transactionnelle où il va réussir à convaincre les uns et les autres de négocier directement ? Et c'est une crainte qu'on a eu pour l'Allemagne d'une réponse très angoissée sur son industrie. Néanmoins, les premiers messages passés par Frédéric Schmerz, son déplacement à Paris, sa rencontre avec le président de la République à Berlin montre qu'il a une volonté de réagir en franco-allemand puis en européen.

Est-ce que ce sera suffisant pour sauver, si j'ose dire, l'industrie automobile allemande ? Il faudra voir sur le long terme. En tout cas, la demande européenne est forte et la France et l'Allemagne doivent en être vraiment les pays porteurs.

Merci. Merci pour cet éclairage monsieur Maurice Chloé Ridel. la RI Poste européenne peut-être pour ceux qui nous regardent parce que c'est pas forcément une évidence réexpliquer que la compétence commerciale c'est à 27, elle se joue au niveau de la Commission européenne.

C'est ça et c'est exactement ça. Et le problème de la politique commerciale européenne depuis des décennies, c'est qu'elle a été centrée sur l'objectif de garantir les prix les plus bas pour le consommateur. Ça c'était l'objectif premier. euh quitte à accepté la délocalisation de beaucoup de nos industries en Chine pourvu qu'à la fin le prix pour le consommateur soit plus bas.

Mais ça c'est oublié que le consommateur, c'est aussi un citoyen qui tient à ses emplois, qui tient à sa souveraineté. Quand euh 90 % des principes actifs de nos médicaments sont produits en Inde en Chine, même s'ils sont moins chers, on voit bien que ça nous pose une question un problème de sécurité. Et pour le coup, ça c'est un aspect sur lequel l'Europe ferait bien de s'inspirer des États-Unis qui ne cessent eux de revendiquer par exemple sur les taxes récemment mises sur l'aluminium et l'ac et et l'acier la question de la souveraineté et de la sécurité nationale.

Voilà. Donc nous on a aussi voilà commissaire et un commissaire dont j'ai découvert à l'existence parce que je suis moins familière que vous des questions européennes qui s'appelle Sevkovic. Exactement.

C'est un Slovaque. C'est c'est quoi son job exactement aujourd'hui face à une telle guerre commerciale ? C'est d'aller et il était d'ailleurs cette semaine à Washington pour essayer de négocier avec les Américains et de faire en sorte par exemple qu'il n'y ait pas de réplique dévastatrices sur nos vins ou sur nos champagnes.

Mais moi ce que je veux dire non, il consulte avec les Étatsmembres. Il consulte avec les étatembres. C'est démocratiquement validé par les 27. c'est consulté sans arrêt avec le Conseil européen et il y a un devoir enfin un contrôle du Parlement européen mais pas suffisant évidemment à mon sens.

En fait l'approche de la Commission européenne pour l'instant c'est d'essayer d'empêcher Donald Trump de le dissuader, d'appliquer ses droits de douane. Mais je pense que il faut pas partir du principe que monsieur Trump va reculer. Il faut d'abord chercher à protéger nos industries européennes, nos emplois européens.

Et moi, je constate sans arrêt qu'il y a une forme de peur en Europe, notamment vis-à-vis des États-Unis qui ont toujours été le grand frère et cetera. Une forme de déni poursuit de dire "Non, non, mais s'il vous plaît, revenez sur votre décision. Ah d'accord, on va renoncer à l'application de notre loi sur la régulation des réseaux sociaux.

On va renoncer à notre taxe sur les gafas qui les Américains nous menac. Il faut pas affaiblir mais ça comai de façon concrète faut pas faiblir. Il ne faut pas se laisser intimider et moi je pense qu'on a beaucoup à apprendre dans l'occurrence de la réaction canadienne je suis désolé mais la force et la dignité de leur réaction en disant la conscience elle est rompue et ils ont quand même des raisons de le dire parce que on a quand même un président américain qui parle de les annexer et qui disent voilà on est un ferme et on repostera aussi longtemps que nécessaire.

C'est comme ça que l'Europe doit réagir. L'unité, c'est plus facile quand on est une grande nation et un seul pays. L'unité à 27 face à une telle guerre commerciale estelle possible ?

C'est possible puisque comme on l'a très bien dit, c'est une compétence de l'Union européenne. Je rappelle concernant les Allemands hein que le le premier marché, le premier client, c'est le marché européen et que par rapport aux États-Unis, on a une balance commerciale excédentaire. Donc, on est le premier marché euh les premiers clients par rapport aux Allemands, c'est l'Europe, c'est pas c'est les États-Unis, c'est après.

Et ensuite, on est en capacité d'excédent par rapport aux États-Unis. Et malgré, on va dire ces faits euh économiques, on est et on répond en disant "Attention euh s'il vous plaît, en effet arrêter euh il faut qu'on change notre politique parce qu'on dit réponse, c'est la Commission européenne ou c'est chaque État qui va à Washington en suppliant Trump Et les Allemands, rappelons-nous ce depuis Trump 1 hein, au le lendemain que les 25 droit ton hom parce qu'il avait déjà fait le coup la première fois a été annoncé sur l'automobile, Angela Merkel seul était à Washington pour dire "Attention s'il vous plaît, ne taxez pas nos automobiles." Donc c'est vrai que là de dire "On passe par le franco-allemand et cetera, c'est assez risible quand on connaît l'histoire de l'Europe puisque à ce moment-là, il y avait déjà eu l'interrogation de dire attention, il y a des dépendances et ça peut continuer si Donald Trump revient." Et on avait eu les mêmes problématiques sur l'Europe de l'énergie notamment où en effet l'Allemagne était souvent taxé de RC.

Là, on on il y a peut-être un changement, c'est qu'aujourd'hui euh du côté de l'Allemagne, le choc est tel il y a eu depuis euh quand même la guerre en Ukraine, euh tous les fondamentaux allemands sont en train quand même de s'écrouler pour faire simple. Euh et effectivement du côté des des Allemands euh avant ils se sentaient extrêmement puissants. Euh c'était les meilleurs élèves de l'Europe et ils pouvaient aller tout seul dans leur coin négocier leurs petites affaires, sauver leurs voitures.

Là, ils ont pris quand même euh un coup sur la tête coup sur la tête et du coup, ils sont en train de regarder un peu plus du côté de la France. Donc c'est un élément bon, il va falloir voir mais je pense que c'est un élément d'optimisme que l'on peut avoir sur la façon dont on peut trouver éviter que l'Europe ne se divise. En tout cas que le le socle franco-allemand retrouve un peu efface poids face aux États-Unis et qu'on aille pas dire bon bah taxez moins les voitures, tant pis pour le champagne mais allez-y sur les voitures.

C'estàd qu'il faut pas faire de bilatéral. C'est ça où chaque pays part à Washington en essayant de négocier son intérêt personnel. C'est en train de changer fondamentalement.

Enfin, moi je pense que le changement, il est beaucoup plus profond encore que ce que vous avez mentionné. Ce que vous dites est vrai de Trump 1 où il a divisé pour Murier. Vous souvenez qu'il taxe le vin français espagnol et pas le vin italien.

Là, c'est terminé. Il taxe tout le monde. Oui, c'est ça.

Il fonctionne davantage par secteur même mondial plutôt que par pays. Mais parce que l'Europe elle aussi répond de plus en plus rassemblée. Le changement fondamental du champ solier allemand.

Robert Abec, moi je le connais bien, c'était mon altère quand j'étais à l'industrie. Ils étaient pas du tout sur ce qu'il vient de dire là. Ils vont réagir ensemble en euroin parce que quand vous faites le PIB, produit intérieur brut européen, anglais et canadien qui sont aujourd'hui les trois grandes zones occidentales concernées, vous êtes kifkif avec les États-Unis.

Donc ensemble, on est aussi fort alors que séparément, on représente tous et ça c'est ancré. Il y aura pas de fissure dans ce mur d'unité. Je ne pense pas parce que parce que d'abord il y a des enjeux politiques qui dépassent même les enjeux économiques aujourd'hui.

On parlera pas de l'Ukraine aujourd'hui mais évidemment c'est fondamental. Les valeurs de la démocratie, on en parlera peut-être tout à l'heure euh y compris sur la liberté de la recherche. Là c'est une Amérique qui est en train de changer en profondeur alors que le Canada, les le Royaume-Uni et l'Europe, je pense sont attachés à leur modèle.

Alors soyons plus précis et concret. Il y a une première liste, il y avait le problème du bourbon dans cette liste et donc on a eu une première série de de représaille sur le champagne les spiritu français. Mais au-delà de cette liste dans la Post graduée, il y a il y a un coup de bazooka possible, c'est les services, c'est les big tech, les gafas.

Où on en est vous qui siégez à Bruxelles, Chloé Rie d'Al, est-ce que c'est pas maintenant qu'il faut agir en en menaçant de taxer effectivement ce que la Commission nous présente comme leur dernier acte, le bazooka européen euh des taxes sur les services numériques américains parce que les Américains euh en fait nous exportent 40 % de biens et 60 % de services. Donc c'est les services auquels ils sont plus Bien sûr qu'on peut le faire. Après est-ce qu'on en aura le courage ?

Moi c'est la question que je pose, c'est la question que je pose parce que bien sûr que je le souhaite si c'est nécessaire pour défendre les intérêts qui sont les nôtres. Je le souhaite et je souhaite que les États-Unis arrêtent de nous dire que eux ils ont le droit au nom de leur sécurité nationale de mettre tous les droits de douane qu'il veut. Mais quand nous on va mettre une taxe sur les gars femmes parce que ça pose aussi des problèmes de sécurité, je suis désolé, ils nous disent non, ça c'est contraire aux lois de l'OMC, ils invoque même ça alors que non on cons et euh ils nous font la leçon comme ça.

Donc il ce serait dissuasif ça cette menace là, ça redescendrait la température, je pense qu'en tout cas ce serait de nature à à impacter leur leur économie et à faire comprendre que l'Europe est prête à défendre ses intérêts. Donc et pourquoi personne n'en parle ? dans le débat public pour l'instant c'est comme vous l'avez dit, c'est vrai que politiquement c'est un peu la dernière des réponses.

Donc l'idée avoir en terme de négociation parce qu'il annonce toujours des chiffres énormes, c'est de dire est-ce qu'on peut négocier pour peut-être pas en arriver là parce que là normalement c'est c'est le 2 avril hein la mise en œuvre sur les voitures. C'est demain. Donc en gros qu'est-ce qu'on fait d'ici là ?

Peut l'annoncer, il peut retirer, il peut baisser le taux. Enfin sur le Canada, il avait commencé à annoncer des tarifs en février, il a donné un mois de délai. Faut pas faut pas se leurer.

La raison pour laquelle il est sorti hier là-dessus, c'est tout simplement pour divertir l'attention de la polémique sur la fameuse bouc signale où les responsables du secret, enfin de la défense américaine avaient fait entrer par erreur un journaliste, un journaliste. Ça ça prenait toutes les nouvelles et hop le lendemain, on fait une nouvelle et vous le voyez, elle a un impact mondial qui a tendance donc pour vous c'est une diversion mais qui ne mettra pas forcément. Le président de la République l'a dit tout à l'heure.

On doit nous faire des annonces de repost cette semaine. Mais lesquels alors concrètement ? Ben moi je pense que sur les services, il y a deux services sur lequels les Américains font des fortunes dans le monde entier qu' prennent Europe, c'est les services financiers et les services de technologie.

Là-dessus, services financiers, exemple bah les banques, les banques qui aujourd'hui sont très présentes en Europe, système d'échanges internationaux. des banques qui investissent en Europe, qui ont qui font des transactions financières en Europe, qui s'en présentent à Londres mais qui interviennent partout en Europe. Et les services financiers, Chloé Ridel l'a très bien dit, numérique, vous voulez dire, pardon, les services numériques, vous l'avez bien dit, euh qui sont aujourd'hui mais qui gagnent énormément d'argent en Europe et qui accessoirement n'y payent aucun impôt.

Vous le savez que la France a mis en place un impôt sur les services du numérique, on était les seuls et il faut aller au-delà et menacer. Je dis pas qu'on le fera mais face à quelqu'un qui est dans le bras de fer. Vous trouvez qu'ils sont menaçants aujourd'hui les Européens là-dessus la vende deren vous la trouvez à là.

Il faut faire attention juste là-dessus. Je finis mais c'est que Donald Trump adore les effets de manche et que à mon avis il vaut mieux le traiter au téléphone qu'à la télé. dire que je pense qu'il faut faire passer des messages via l'administration américaine qui l'écoute encore un peu sur ce qu'on est prêt à faire et je pense qu'il y aura des annonces on verra cette semaine pour répondre en tout cas préparer la rposte guinochet le mot de la fin peut-être la dernière chance j'ai envie de dire arme je sais pas comment il faut le présenter c'est les marchés financiers c'est les marchés boursiers c'est-à-dire que la la le logiciel de Donald Trump c'est aussi la bourse américaine. l'annonce des droits de de douane.

Ça a fait baisser les valeurs des constructeurs américains. Demain, si l'Europe annonce des menaces concernant, j'en sais rien, des Netflix, des Amazon, des Microsoft, c'est ces entreprises, elles vont perdre en bourse. Américain, ça va toucher et puis ça va toucher son électorat directement en aux États-Unis.

Les Américains ont beaucoup d'argent en bourse, leurs retraites sont indexées sur la bourse. Donc il y a un moment, c'est aussi peut-être là-dessus et on peut se dire que derrière les discours politiques dont Donald Trump finalement n'a que faire, finalement si vous avez des baisses régulières de la bourse, bon bah là il pourra peut-être revoir sa position. Pour finir, moi je ferai attention à ce point de vue qui je pense des fois un peu trop européen dans la rationalité économique, les impacts que que ça a.

On voit lors de 31 hein, il avait commencé à faire ça sur son électorat, c'est 3000 dollars en moins par an pour euh on va dire la majorité des gens qui ont voté pour lui et ces gens ont massivement revoté pour lui avec pendant la campagne des annonces. Donc faisons aussi attention, on voit qu'on n'est pas du tout dans une politique de rationalité économique, on n'est pas du tout dans une politique voilà rationnelle où le but c'est du gagnant gagnant. On est vraiment sûr de la politique spectacle et ça plaît à beaucoup d'Américains.

D'accord. En tout cas, merci parce que vous nous avez quand même aidé à lire le l'indéchiffrable Trumpisme en matière commerciale. Merci d'avoir accepté ce débat sur LCP.

Vous restez avec moi. Avec plaisir. Roland l'escure.

On va continuer à parler des États-Unis. Vous avez réalisé une vaste enquête auprès des Français qui y vivent et l'impression qu'on avait tous et bien se confirme chiffre à l'appui il pâtisent déjà de l'élection de Trump. La fin du rêve américain.

Regardez, c'est dans l'invitation de Baptiste Gargy Chartier. Interview juste après. Si on vous invite Laurent l'escur, c'est suite à la publication de votre dernière étude à un questionnaire envoyé aux Français expatriés en Amérique du Nord depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Je voyais les inquiétudes sourdes qui pointaient dès l'automne, dès l'élection, se transformer en stupéfaction après l'investiture. Roland Lescur, vous êtes économiste, ancien ministre chargé de l'industrie de l'énergie et actuellement député des Français établis hors de France. D'où cette enquête mené il y a seulement quelques jours et à en croire les chiffres, pas d'équivoque.

Plus de 64 % des sondés disent être inquiets de la situation. 26 % disent que l'état actuel des relations entre la France et les États-Unis pourrait avoir un impact sur leur activité professionnelle. Enfin, 11 % des sondés environ craignent de perdre leur emploi à court terme. 9000 expatrigués, toute catégorie sociale ont répondu à votre enquête.

Là-bas, plus d'un/ers des fonctionnaires et un quart des chercheurs pourraient quitter le pays en croire les résultats du questionnaire. Ces français rêvé de liberté, dites-vous, avec la volonté d'entreprendre. Mais depuis, le contexte politique semble avoir bien changé.

Alors Roland l'escur, le retour de Donald Trump au pouvoir acte-t-il la fin du rêve américain ? Roland lesc, c'est bien plus que de la peur que ressentent les les Français qui vivent aux États-Unis et que vous avez rencontré. C'est c'est quoi ?

C'est c'est une forme de vraie vraie angoisse existentielle qui il y a d'abord de la stupéfaction par la qurielle d'annonces qui ont été faites et puis la réalité la réalisation que ça les impacte directement très concrètement. Donc là, je reçois depuis que cette enquête a été publiée des tonnes de courriels de gens qui ont été arrêtés à la frontière dont la valise a été fouillée. Donc les frontières sont en train de se refermer.

Vous avez peut-être vu que les vols en provenance du Canada ont baissé de 70 % depuis le début de l'année. Et quand vous demandez aux Françaises et aux Français leurs inquiétude de manière un peu surprenante d'ailleurs aux États-Unis, elles sont avant tout d'abord politiques sur les enjeux des valeurs, des discriminations, de la liberté et de la recherche puis très vite économique sur le pouvoir d'achat, sur leur job. Et moi ce qui m'a surpris le plus parce que les gens qui vont aux États-Unis en général, ils y vont pour la liberté.

Hm hm. Le land of the free and the home of the brave. Ça c'est l'hymne national, le pays des libertés et le foyer des courageux.

Aujourd'hui, la liberté d'entreprendre reste présente. La liberté de chercher, c'est plus le cas. La liberté d'opinion, on l'a vu avec un certain nombre de gens qui sont attaqués voire arrêtés, mis en prison pour des opinions qu'ils ont eu.

Alors, on va sur la la liberté de rechercher parce que ça c'est fondamental et il y a beaucoup de chercheurs français aux États-Unis. Euh racontez-nous, vous les avez rencontrés, cette crainte d'être viré du jour au lendemain, d'être arrêté à l'aéroport, vous avez commencé à en parler. Concrètement, il y a des interrogatoires euh plus musclé de quel type euh quand vous voulez revenir aux États-Unis ?

Alors, d'abord quand vous y êtes, il y a le fameux email d'Elon Musk, les cinq bullet points, les cinq points là que vous devez envoyer une fois par semaine en disant ce que vous avez fait de votre semaine. C'est une réalité. Donc, il y a des milliers d'email qui sont envoyés.

Évidemment, c'est pas Elon Musk qui l' lit le vendredi soir auprès du feu. C'est de l'intelligence artificielle qui les traite. Et les chercheurs présents s'interdisent de mettre dans cette bullet point un certain nombre de termes réchauffement climatique, genre, génome, euh embryon. pour ne pas donner l'impression à l'intelligence artificielle qui fait ça, contrairement à ce que son nom l'indique de manière un peu bête et méchante, qui sont en train de faire des recherche qu'on pourrait qualifier de woke sur des sur des sujets qui ne lui plaisent pas à lui.

Donc il y a déjà une peur de l'expression. Il y a donc il y a une forme d'autosensure déjà qui est présente à tel point que les chercheurs que j'ai rencontré m'ont dit on est prêt à discuter avec vous mais vous ne nous citez pas. Les témoignages sont anonymes.

Deuxème point, les budgets. Beaucoup de budgets ont été coupés. Donc moi, j'ai rencontré des chercheurs dont la carte de crédit professionnel qui leur permettait de voyager pour aller à des congrès complètement arrêté.

On a euh vous avez le droit de de de recruter un chercheur nouveau dans votre laboratoire, mais si vous le faites, il faut en licencier quatre. Hm hm. Avant, on est loin du non replacement d'un retrait sur qu'on avait connu à l'époque.

Et tout ça en toute l'égalité. Quand par exemple vous racontez que les douaniers à l'aéroport regardent les ordinateurs, les téléphones, il y a eu un chercheur qui a d'ailleurs été refoulé euh parce que dans son téléphone, il y avait des messages qui n'étaient pas très pro Trrump pour le dire rapidement. Euh tout ça c'est légal.

Alors sur ce chercheur-là, le il y a deux versions qui qui s'opposent entre la version des autorités américaines et la version des autorités françaises. Mais peu importe, quand vous arrivez à la frontière américaine et que vous parlez à un douignier face à vous, vous n'êtes pas encore aux États-Unis et vous n'êtes plus en France. et il a tous les droits.

Alors si vous êtes américain, il y a beaucoup de franco-américains aux États-Unis, il peut pas vous empêcher de rentrer, mais il peut pour autant vous interroger, fouiller votre valise. J'ai des exemples très concrets de gens dont la valise a été fouillée pour s'assurer qu'on n'est pas en train d'importer des produits des taxés et cetera. Si vous n'êtes pas américain, que vous êtes touriste, que vous avez une résidence, voire même une résidence permanente, la fameuse carte verte, il a tous les droits.

Et si le doignier, en fonction d'un certain nombre de suspicions qu'il a, sans même devoir se justifier, décide que vous n'entrez pas, vous n'entrez pas. C'était déjà le cas avant. Et on a tous des exemples de gens dont on sait qu'ils ont été refoulés ou embêtés à la France.

On change de dimension. à tel point qu'aujourd'hui on a même des Américains qui commencent à demander la nationalité française. On a des dans quelle proportion vous ?

Alors ça reste moi j'ai échangé avec des consuls généraux que j'ai vu la semaine dernière, ça reste anecdotique mais plus que d'habitude. Hm hm. Donc il y a eu un afflux de demandes de quelques dizaines quelques centaines de demandes de nationalité de demandes de renseignement et et des Américains et les Français alors ils veulent rentrer alors tous évidemment mais pas tous voyez par exemple les retraités il y a 80 90 % d'entre eux qui sont inquiets mais ils veulent pas rentrer parce que leur leur vie est là-bas en revanche euh vous avez au Canada 5 6 % des Français qui envisagent de rentrer.

Hm hm. Aux États-Unis maintenant, c'est 20 % donc c'est trois fois plus et ça c'est inédit. Des Françaises et des Français aux États-Unis qui veulent rentrer 5 6 % c'est normal parce que il y a un espèce de taux de rotation normal mais qu'on en arrive à 20 % 25 % pour les chercheurs, ça c'est totalement inédit.

Sur les chercheurs en particulier cette espèce de chasse aux sorcières c'est c'est ça. Il y a un parfum un peu de macarine, certains observateurs ont pu l'écrire. À quoi ça vous fait penser ce ce moment-là ?

On parle d'un moment horséliien. Euh certains parlent même de dérives autoritaires voire totalitaire. Quel mot pour qualifier ce basculement ?

Ben je dirais d'abord que la réalité dépasse la fiction, ça c'est sûr. Si George Orwell était de retour et qu'il voyait là où on est l'Amérique après 65 jours parce qu'il est pas là depuis très longtemps, je pense qu'il écrerait le tome 2 et il manquerait pas, je dirais de réalité pour nourrir sa fiction. Mais ça reste une démocratie honnêtement quand on voit quand même que ça n'est pas que des contrepouvoirs.

La démocratie ce sont des valeurs. C'est une démocratie qui est testée parce que même les contrepouvoirs dont vous mentionnez il les testent. Donc il y a aujourd'hui des décisions judiciaires de juges qui eux aussi sont élus qui s'opposent à ces décisions et on va voir s'il passe outre ou pas parce que la démocratie américaine tient beaucoup sur sur des habitus c'estàd sur un certain nombre de règles inscrites dans la constitution et beaucoup de jurisprudence.

Donc on va voir s'il questionnent ça. Et puis des gouverneurs qui sont en train de résister également. Vous la voyez vous la résistance vous en revenez.

Pourquoi c'est si prudent balant ? Où sont les démocrates ? Où sont les grandes manifestations ?

D'abord, c'est une démocratie. Elle a parlé donc il a été élu, il a eu la majorité absolu, le Congrès et cetera. Ensuite, son camp, il le gouverne complètement par la peur.

Si un député ou un sénateur républicain envisage de s'opposer à ce qu'il dit, il va lui envoyer quelqu'un en primaire pour le battre aux prochaines élections. Les démocrates, ils étaient sonnés, complètement sonnés par l'élection qu'ils ne pensaient pas perdre. Et ça fait deux fois parce qu'en 2016 c'était la même chose.

Donc là, ils sont je dirais un peu grogis en train de se relever mais ça va prendre un peu de temps. Qu'est-ce que vous leur dites alors aux expatriés français ? Rester ou rentrer ?

Alors d'abord, je me garderaiis bien de de leur donner des conseils. Si c'était d'abord un conseil de prudence sur la mobilité, faites attention quand même parce que Faites attention. Oui, quand vous avez un visa temporaire, il y a un risque que vous soyez refoulé ou ennuyé à la frontière.

Donc soyez prudents. Moi j'ai des parents qui m'ont écrit en disant voilà nos enfants passent le bac, nous on a une fête de famille en Europe. On avait prévu de rentrer tous les deux une semaine et de laisser nos enfants chez nos voisins.

Qu'est-ce que vous pensez ? Bon, imprenez votre décision. L'inquiétude est très mais faites attention parce que si vous partez tous les deux, la probabilité que vous soyez refoulé, elle est encore très faible.

Heureusement, mais elle existe. H h pense qu'ils ont pas envie que leurs adolescents se retrouvent tout seul à Houston, Washington ou Chicago alors qu'ils sont coincés à la frontière. Est-ce qu'il y a une idéologie à l'œuvre à la Maison Blanche ?

Comment vous la qualifiez ? On parle de vague conservatrice blanche, chrétienne, persuadé d'une forme de décadence de la civilisation européenne et de la démocratie. Vous êtes d'accord ?

Ben alors, je suis pas d'accord avec ça, mais je suis d'accord avec le fait d'accord pour dire que ça correspond à cette idéologie là. On a alors en fait, il y a plusieurs lignes idéologiques qui se qui se complètent dans l'entourage de Donald Trump. une ligne très libertarienne, presque anarchiste qui est porté par Enon Musk et derrière Enon Muskel très important qui s'appelle Peter qui était son associé dans PayPal qui est aussi un sud-africain très conservateur mais très libertarien anti-État anti-État donc ça c'est on coupe l'État l'État est trop gros l'État c'est 2 % he les fonctionnaires de la masse salariale totale.

Donc on peut pas dire qu'il soit qu'il soit gigantesque. C'est pas un mammouth. Et ensuite, il y a une tendance personnifiée par Jedy Van, son vice-président, extrêmement conservatrice, nationaliste, arrogante et qui souhaite refermer l'Amérique en gros en disant entre nous on ira mieux qui va évidemment complètement à l'encontre des 250 ans d'histoire de l'Amérique qui s'est construite sur l'immigration, qui s'est construite sur la liberté d'entreprendre et qui s'est construite aussi sur la liberté d'expression. et les contrepouvoirs qui sont en train de de flageller de flageler pardon les les les grands médias aujourd'hui pour certains d'entre eux en tout cas on ont baissé les genoux.

Alors c'est pas la fin du monde. Vousz est-ce que le rêve américain est terminé ? Bon, il a pris un sacré coup sur la caboche, mais par exemple dans l'enquête, les Français sont encore extrêmement sensibles à cette relation transatlantique qui veut qu'elle soit préservée.

Les entreprises doivent jouer un rôle important. Mais ils disent quand même que les États-Unis sont venus devenus un adversaire et vous vous restez sur la ligne du président de la République disant que il reste nos alliés. Je voulais avoir Non, ben je dis c'est plus tout à fait nos alliés mais c'est pas encore des adversaires.

Voilà, c'est comme ça que je le dis moi. Ben c'est euh entre les deux et j'espère que par l'engagement et vous l'avez dit le président de la République, ce ne sont plus nos alliés. Non, plus tout à fait non. sur un certain nombre de sujets.

L'Ukraine est un sujet évident sur lequel il souhaite traiter le sujet tout seul en se rendant compte assez vite quand même qu'il a besoin des Européens qui eux ont mis en place un certain nombre de sanctions. Mais on n'est plus tout à fait avec un alien dans ce alors justement vous vous parliez tout à l'heure de cette fuite dans la presse Atlantique à la faveur d'une erreur colossale de cette boucle signale avec notamment Jens et tout ce que comptent les États-Unis de représentants en matière de sécurité défense. Ça dit quoi de ce pouvoir ?

Cette comment on peut le qualifier ? Boulette, erreur fatale, ça dit quoi ? des amateurs.

Ça dit déjà que ils utilisent des bouc signal pour échanger de l'information ultra confidentielle sur la stratégie militaire opérationnelle américaine. Ça ressemble plus, je dirais, à une bande qu'à une organisation extrêmement structurée d'un état souverain. On qu'on fait souvent la comparaison avec Vladimir Poutine.

Vladimir Poutine, il s'appuie sur l'État h H extrêmement structuré, complètement à sa botte. Alors que Donald Trump, bah là on a l'impression d'une bande qui est en train de gérer un sujet entre nous. Une bande de quoi ?

Bah une bande, je vous laisse trouver euh la suite mais en tout cas ça fait pas très euh homme d'état et ça fait pas très état souverain organisé et rigoureux. Dam c'est ma dernière question. Les chercheurs les chercheurs américains, il faut les accueillir.

Il faut un grand plan national au-delà de ce qui a déjà été fait au niveau de quelques universités. Ben alors, je dirais que les universités doivent faire le travail parce que c'est là que ça se passe mais je pense que l'Europe a un rôle à jouer pour attirer de manière globale sur des sujets importants, la biomédecine, le réchauffement climatique des chercheurs qui aujourd'hui j'allais dire ne peuvent plus chercher ailleurs et singulièrement aux États-Unis. Merci.

Vous restez avec moi Roland l'escur parce que c'est et ben c'est l'heure du grand angle du vendredi. Vous allez le voir. On va parler d'une future candidate ou pas à l'élection présidentielle. [Musique] Et on accueille pour ce grand angle du vendredi Bertrand Perrier.

Bonjour et bonsoir. Bertrand avocat après la Cour de cassation grand spécialiste des arts de la parole. Euh, bonsoir Elsa Mondingav, bienvenue journaliste LCP, bonsoir Charles Sapin, journaliste au service politique du Point en charge des droites.

On parle donc de Marine Le Pen ce soir. C'est peut dire que la date du 31 mars, c'est-à-dire lundi prochain est attendu. Le tribunal correctionnel de Paris va statuer sur son sort.

Marco Pomier l'avenir de Marine Le Pen suspendu à une décision de justice. Lundi, le tribunal correctionnel de Paris rendra son verdict dans l'affaire des assistants d'euros députés du Front National. Le parquet requière 5 ans de prison dont deux fermes contre la patronne des députés du Rassemblement national et surtout une peine de 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. ce qui l'empêcherait de se présenter à la présidentielle de 2027, même en cas d'appel, un réquisitoire révoltant selon l'intéressé.

Il est révoltant car il est profondément outrancié parce que il réclame des condamnations qui sont sans commune mesure avec le moindre réquisitoire de même type allant jusqu'à demander la peine de mort politique avec exécution provisoire contre moi. Marine Le Pen et une vingtaine de personnalités sont accusées de détournement de fonds publics. La justice leur reproche d'avoir utiliser les enveloppes financières allouées par Bruxelles pour rémunérer des salariés du Front National.

Argent censé payer les assistants parlementaires des eurodéputés du parti. Entre 2004 et 2016, le Parlement européen évalue le préjudice à près de 7 millions d'euros des accusations rejetées par le R. Nous nous considérons que nous on fait la démonstration de l'innocence de Marine Le Pen.

Euh donc il y a pas de raison que Marine Le Pen soit condamné. Le RN attentif aujourd'hui à une décision du Conseil constitutionnel. Hasard du calendrier, les sages ont confirmé la peine d'inéligibilité immédiate d'un élu Mahaoré, le cas d'un mandat local et non national, ce qui ne devrait pas avoir d'impact sur le jugement de lundi.

Alors, on va commencer avec vous Bertrand Perrier. Déjà, le caractère exécutoire ou plutôt l'exécution provisoire de cette décision est cruciale si c'est prononcé. Pourquoi ?

Bah, c'est la grande question parce que s'il y a exécution provisoire et bien par exception au principe de l'effet suspensif de l'appel et bien Marine Le Pen aurait beau faire appel, la décision de première instance s'appliquerait tout de même. Et c'est là qu'entre en jeu effectivement la décision qui a été rendue ce matin par le conseil constel sur un tout autre dossier. C'est un élu Maoré qui avait été condamné mais lui aussi il avait été condamné à l'inéligibilité avec exécution provisoire et donc il avait été démis de ses fonctions par le préfet qui a décidé donc le conseil constitutionnel avait donc en balance deux exigences.

D'un côté l'ordre public qui suppose aussi la probité, l'exemplarité des élus, la confiance des électeurs dans les élus. C'est une chose et puis le droit d'éligibilité parce que la déclaration des droits de l'homme donne à chacun de nous un droit d'éligibilité. Donc il fallait qu'elle fasse que le conseil constel fasse l'équilibre entre la confiance dans les élus.

D'un côté l'ordre public et de l'autre ce droit d'éligibilité et il a introduit une nuance nouvelle qui va devoir être prise en compte si lundi le tribunal correctionnel décide de prononcer l'exécution provisoire puisque dit le conseil constitutionnel ce matin s'il le fait et il peut le faire mais le juge doit spécialement motiver sa décision dit-il. Il lui revient d'apprécier le caractère proportionné de l'atteinte que l'inéibilité avec exécution provisoire est susceptible de porter à la préservation de la liberté des électeurs. Et donc euh le juge est supposé prendre en compte prendre en compte et expliquer à l'écrit comment cette inéligibilité préserve le droit et la liberté de l'électeur.

C'est très clair. Donc ça peut être assez favorable ou un peu favorable. C'est un peu favorable.

En réalité s'ils veulent le faire, ils s'imposent à eux depuis ce matin une exigence supplémentaire de motivation. Elsa, merci, c'était parfaitement clair. Merci pour ça parce que c'était un défi.

Qu'est-ce qu'on va scruter lundi précisément ? Alors, on va regarder si Marine Le Pen est condamnée ou non. Et si elle est condamnée, on va regarder évidemment l'amende.

Mais ce qui compte le plus, c'est si elle est condamnée aussi à une peine d'inéligibilité. Et si cette peine d'inéligibilité, pardon, regardera et bien le temps d'inéligibilité et évidemment s'il y a exécution provisoire. Donc il y aura plusieurs degrés de lecture lundi.

Euh tout le monde rappelle, attention, on focalise aussi l'exécution provisoire. Regardons aussi quand même si elle est condamnée ou pas. C'est quand même important pour une femme ça.

Il fait peu de doute qu'elle soit condamnée, non ? Pour ceux qui ont suivi le procès, a priori, ça fait quand même peu de doute. Donc effectivement, il y a condamnation ou non et ensuite sa capacité ou non à être candidate dans les élections futures.

Et si elle fera appel ou pas de la décision, ça sera très important aussi de savoir après en fonction. Voilà, l'appel c'est évidemment quand on considère que la décision n'est pas juste, mais c'est aussi un risque parce qu'en appel, on peut être condamné encore plus fermement. Alors, comment ils sont au rassemblement national ?

Est-ce qu'on a les chocotes ? Est-ce que c'est le sujet tabou ? Comment on en parle ?

Alors, c'est assez intéressant parce que quand on en discute avec eux, tout va bien. Ils sont très sereins en très sereins, pardon. En fait, ils sont très très perplexes.

On a l'habitude de dire que on se prépare au pire et on espère le meilleur. Bah non, Rassemblement national, on se prépare au meilleur et on fait un énorme dénire. Quand on pose la question à Jordan Bardella par exemple, s'il se prépare à à s'il y a une exécution provisoire et qu'en effet, Marine Le Pen présenter à la prochaine élection présidentielle, est-ce qu'il se prépare à être peut-être candidat ? dit non non crime de l'aise majesté je je ne me mets pas du tout dans cette dans ce scénario là et Marine Le Pen absolument c'est à peu près la même chose.

Ses proches même en privé disent ne pas oser lui en parler. Donc c'est vraiment un cas de figure. Cet empêchement de Marine Le Pen est quelque chose qui est qui n'est pas anticipé volontairement par le Rassemblement national.

Ils sont ils sont là. C'est tellement un scénario catastrophe cataclysmique si vous voulez pour eux que elle elle évoque le sujet ou jamais avec les journalistes ? Non, elle n'évoque pas vraiment le sujet.

Alors, elle l'évoque un peu de travers, c'est-à-dire qu'elle elle met en avant le fait qu'elle ait elle ait choisie Jordan Bardella et finalement, elle a un petit peu elle l'a fait monter en le en le cooptant, le poussant en en en quelques années en fait. Grâce à son soutien, Jordan Bardella en 5 6 ans est passé de de militant inconnu du Front National à numéro 2 puis président du principal d'opposition. Mais personne du c'est bien sa vie ou sa mort politique qui se joue lundi.

Totalement. Parce que si jamais Marine Le Pen si jamais Marine Le Pen est empêché puisque c'est il y a cette exécution provisoire déjà elle a d'ors et déjà prévenu que ce serait sa dernière candidature à la présidentielle ça repousserait dans 5 ans. On la voit mal comment elle reviendrait pour une autre présidentielle et puis surtout au-delà d'elle ça mettrait son camp en difficulté.

Imaginons-nous que ce soit Jordan Bardella en effet qu'il soit candidat à la présidentielle. Le le problème c'est que ça met le RN dans une situation de possible fragmentation électorale très importante par le haut, par le bas, par le haut parce qu'il y a plein de gens qui vont se dire "Bah Jordan Bardella est un adversaire beaucoup plus facile que Marine Le Pen." Donc vous allez avoir plein d'ambitions dans le rang nationniste.

C'est Éric Zemour, c'est Sarah Knafo, il va y avoir Bruno Retaillot, Laurent Voquier, Jean-Passe, Géraldmanin, tout le monde va se dire on peut avoir l'électorat du Rassemblon national désormais. Et puis par le bas, vous avez toute une partie de l'électorat traditionnel du Rassemblement national, un électorat euh populaire et un peu populiste, qui veut dire finalement on ne peut jamais gagner le système là, on allait peut-être gagner cette présidentielle, le système a empêché notre notre candidate. Donc on va se mettre en rupture avec les urnes et en fait euh c'est des gens qui Donc le RN va évidemment regarder ça de façon extrêmement précise.

Les électeurs aussi hein, ça compte l'opinion dans cette affaire là et les juges. Quel poids ? Mais quel poids Bertrand Perrier sur le les juges, le collège de juges qui vont décider ?

Oui, bien sûr, il y a un poids sur les trois juges. Mais je voudrais préciser une chose parce que la situation même en cas d'exécution provisoire n'est pas exactement la même pour les mandats locaux et les mandats nationaux. Si exécution provisoire il y avait pour Marine Le Pen, elle resterait députée simplement. ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle si l'ligibilité est de plus de 2 ans.

Mais pour les élus locaux, je pense à Louis Aliot par exemple, et bien là ça aurait un effet immédiat. C'est-à-dire que il y a une deux lois en fonction si on est député ou élu local. Et donc Louis Aliot dans 3 jours peut ne plus être maire de Perpignan. qui est après il faut qu'il soit mais vous voyez que il y a quand même une géométrie variable entre les élus nationaux pour lesquels il garde leur mandat et les élus locaux qui le perdraient tout de suite.

Pardon Louio, lui s'est préparé à ce scénario. C'est-à-dire qu'il a déjà convoqué ses proches à la mairie de Perpignan. Il a désigné quelqu'un qui assurerait l'intérim d'ici les prochaines élections municipales si jamais il était contraint démissionner.

Est-ce que le risque politique c'est quelque chose que doit prendre en considération le juge ? Normalement, le juge est l'application de la loi et dans toute sa rigueur, il doit motiver sa décision. Mais le juge n'est pas dans une thébaïde, il n'est pas dans une tour d'ivoire qui serait étrangère au mouvement du monde.

Il ne peut pas lui échapper que 11 millions de personnes ont voté pour la prévenue qui est face à eux. Malgré tout, la règle maintenant est devenue l'exécution provisoire. Ce qui était l'exception est devenue la règle.

Euh très franchement euh peut-être que je vous sentir pas. Moi je crois qu'ils n'iront pas. Ou en tout cas s'ils y vont, ils iront pour une durée qui permettra néanmoins à Marine Le Pen de se présenter parce qu'ils peuvent moduler aussi la durée de l'inéligibilité.

Je ne conçois pas, mais peut-être que lundi, j'aurais vraiment l'air idiot parce que ce sera le cas, mais je ne crois pas qu'ils iront jusqu'à une éligibilité qui interdirait à Marine Le Pen de se présenter en 2027. C'est une responsabilité d'une telle lourdeur et même pour l'institution judiciaire. une euh incursion du judiciaire dans le politique qui serait à mon sens excessif et injustifié parce que l'exécution provisoire c'est quand il y a une menace sur l'exécution de la P.

Menace y a-t-il euh il y a pas vraiment de menace, c'est pas quelqu'un qui va partir à l'étranger qu'on ne reverra pas. Enfin, il y a pas vraiment de menace sur l'exécution de la peine que les caisses du RN aujourd'hui sont pleines. Voilà, il y a pas de risque de financement qui aurait pu se poser pas récidivé entre la première instance et l'appel Mondingava.

Comment on réagit à l'assemblée dans les autres camps politiques ? C'est vrai que François Baïou et Jean-Luc Mélenchon à des degrés divers ont été aussi confrontés à cette question des assistants prévumés fictifs à Bruxelles. Ils ont tous les deux soutenu alors non pas Marine Le Pen mais dit que si elle était empêchée de se présenter pour François Baou ce serait très dérangeant pour Gérald Darmanin ce serait profondément choquant et pour Jean-Luc Mélenchon aussi et ça les députés RN qu'on interroge ne cessent de nous le répéter.

Première chose, on n'est pas inquiet parce qu'elle est innocente, comme si penser à la suite, ce serait même un aveu de culpabilité. Puis ensuite, ils disent, regardez, l'opinion ne le comprenait pas et la classe politique, elle s'en offusquerait aussi. Parmi les autres partis politiques, on dit qu'effectivement cette décisionlà, si elle empêche Marine Le Pen d'être candidate, c'est évidemment un séisme politique.

On a du mal à appréhender les secousses, ce qui peut se passer dans l'opinion, comment l'opinion peut réagir. Mais en tout cas, on sait que c'est une décision qui compte pas seulement politiquement sur son avenir personnel, mais sur vraiment ce qui va se passer dans les prochains mois dans la vie politique. Merci.

Vous aurez le mot de la fin. Comment vous regardez ce ce dossier là ? Vous parliez sur quel scénario ?

Moi d'abord, je me permettrai ni de parier ni de juger des décisions de justice qui sont en cours et vous l'avez dit, elles sont extrêmement lourdes et je fais confiance aux juges pour prendre la bonne décision. J'allais dire par définition. Je fais aussi conseil pardon confiance au Conseil constitutionnel pour prendre les bonnes.

Moi, ce qui me frappe et ce qui m'inquiète, c'est l'éventuelle instrumentalisation politique de ces décisions. On l'a vu un certain nombre de déclarations, moi je gène personnellement, de responsables politiques qui se prononcent en avant sur ce que devraient faire les juges ou pas, y compris certains de mon camp. Je le regrette.

Et ensuite, on sait bien parce qu'on l'a vu en décembre déjà lors de du réquisitoire que ça va avoir des conséquences très concrètes sur le calendrier politique parce qu'elle va instrumentaliser cette décision à son service pour un agenda politique. On parle de censure et cetera et ça attendez là faut présumer de la décision. En tout cas, vous avez un respect de la décision de justice, séparation des pouvoirs oblige quel qu'elle soit.

Merci, c'était passionnant et c'était d'une clarté limpide. Merci beaucoup pour ce grand angle du vendredi et merci à vouscure de nous avoir accompagné dans le fauteuil du grand témoin dans sa vous regarde ce soir. Très bon weekend, profitez bien.

À la semaine prochaine. [Musique]

Taxes sur l'automobile : la stratégie de Donald Trump | Ça vous regarde - 28/03/25 — Roland Lescure · Pourquijevote