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interviewManuel Bompard· 4 mai 2026 24 min

🔴 Candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle : Manuel Bompard, invité de France Inter !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Un grand entretien avec le coordinateur de la France insoumise et député des B du Rô ce matin au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Avec lui et avec vous chers auditeurs, on va donc parler stratégie politique, programme et crise énergétique. Vos questions et réactions sont les bienvenues au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France.

Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Bonour.

Merci d'être avec nous ce matin sur France Interre au moment où votre mouvement se lance officiellement dans la campagne avec le même candidat depuis 2012, c'est Jean-Luc Mélenchon qui s'est déclaré hier. Il avait pourtant eu cette formule au soir du du premier tour de la dernière élection présidentielle en 2022 aux jeunes générations des insoumis. Il avait dit faites mieux.

On a donc cru qu'il allait passer la main. Qu'est-ce qui a changé depuis pour qu'il soit de nouveau candidat aujourd'hui ? Finalement, il y a il y a personne pour faire mieux.

Ben, on a fait mieux déjà, vous voyez, aux élections européennes de 2024, on a fait mieux qu'aux élections européennes de 2019. Aux élections législatives de 2022, on a fait mieux qu'aux élections législatives de 2017. Aux élections municipales cette année, on a fait mieux qu'aux élections municipales précédent pour en fait.

Non, c'était pour nous tous. Et d'ailleurs, je pense qu'on en a fait la démonstration. Ensuite arrive devant nous une élection présidentielle en 2027 qui va être marquée par un contexte international géopolitique très bouleversé et l'analyse collective qui a été la nôtre au sein de la France insoumise c'est que face à à cette saison des tempêtes, on avait besoin de quelqu'un dont la tenacité, la solidité était en mesure de pouvoir répondre à cette situation très compliquée qui vient et que Jean-Luc Mélenchon de ce point de vue avait les qualités nécessaires pour être prochain Quand quand en 2022 et il y a effectivement le contexte et on va y revenir sur les enjeux de cette campagne quand pendant la campagne de 2022 il affirme Jean-Luc Mélenchon à nos confrères du Dauphiné libéré qu'il est évident que c'est sa dernière candidature quand c'était le 22 mars 2024 sur X il dit je souhaite être remplacé François Ruffin Mathilde Panot Manuel Bompard il travaille avec succès il n'en pensait pas un mot quand il regardez Benjamin Dumel Jean-Luc Mélenchon était président du groupe parlementaire de la France soumise il a été remplacé par Mathilde Pano il était leader de la France soumise.

J'en suis aujourd'hui, attendez, j'en suis aujourd'hui le le coordinateur et il était président de l'Institut Labi. Clémence Geté aujourd'hui la coprésidente de l'instituti. Bah oui, mais je vous ai répondu à cette question.

On est dans un contexte qui a un contexte particulier et la candidature de Jean-Luc Mélon est le résultat d'une discussion collective à l'intérieur du mouvement insoumis où on a cherché à mettre sur la table la candidature qui est la mieux à même la plus préparée pour faire face à cette situation. Et c'est Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui remplit cet objectif. Mais après, je vous laisse poser votre question.

Je vous fais remarquer que grâce à Jean-Luc Mélenchon précisément, vous avez aujourd'hui à la France insoumise une équipe en mesure de gouverner avec des visages connus qui vont entourer Jean-Luc Mélenchon dans cette dans cette campagne. Et donc je pense que c'est la seule formation politique aujourd'hui et la France assoumise qui s'avance groupé un soudé avec une équipe apte à gouverner ce pays. Mais est-ce qu'il y avait une alternative ?

Est-ce qu'il y a eu d'autres candidats ou est-ce que hors de Jean-Luc Mélenchon, Point de salut, il y avait la possibilité d'avoir une alternative puisque moi-même et c'était la peut-être pour les gens qui nous écoutent qui comprennent la la procédure, c'est-à-dire que nous avons eu une assemblée représentative de la France insoumise il y a quelques semaines. Nous avons validé et tous les insoumis ont voté sur ce sujet une méthode de d'investiture de notre candidat à l'élection présidentielle. Ensuite, on a eu une réunion en direction du mouvement de la France assoumise d'ailleurs, ce qu'on appelle un intergoupe, c'est-à-dire avec l'ensemble de nos parlementaires parlementaires européens à maire.

Moi-même, c'était mon rôle en tant que coordinateur de la France assoumise. J'ai posé la question de savoir s'il y avait une autre candidature au sein de cette intergroupe. Et je crois que tout le monde puisqu'il y a eu aucune opposition à la candidature de Jon.

C'est c'est assez complexe comme méthode puisque il y a un vote sur la désignation. Est-ce que dans le cas d'espèces, il y a eu précisément un vote ? Est-ce que vous avez à un moment donné face à cette intergroupe dit qui est favorable à la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

Oui. Oui. D'abord, j'ai posé la question, c'est quoi ?

C'est un vote à Mallev par rapport à la question malv. D'abord, j'ai posé la question de savoir à au sein de l'Intergroupe s'il allait avoir une autre candidature, si quelqu'un d'autre souhaitait présenter sa candidature, ça n'a pas été le cas. Et vous imaginez vraiment que quelqu'un ce dans ce contexte là lève la main en disant "Moi, je fais être candidat face à".

Si quelqu'un voulait être candidat, il avait la possibilité de le faire. Je réponds à votre question mais je crois que ce n'était dans l'intention d'une personne précisément parce que tout le monde essayait de comprendre ça avait une une analyse politique de la période de la l'élection présidentielle qui vient et que je pense que tout le monde a partagé l'idée que dans cette période qui vient c'était la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui était la mieux à même de représenter la France insoumise dans cette élection présidentielle. Et c'est pas un peu paradoxal quand on veut une une 6e République, quand on réclame plus de démocratie qu'en qu'en interne, ce soit toujours euh le même chef plébiscité euh tous les 5 ans ?

La la démocratie, en l'occurrence la procédure dont je suis en train de vous parler, elle a été validée par 96,6 % des insoumis qui sont plus de 70000 à avoir voté. Ensuite, vous avez une procédure avec une intergroupe dans lequel il y avait 90 euh parlementaires, députés européens, maires nouvellement élus qui ont participé de cet échange. Pardon ?

Mais quand je vois euh Gabriel Atal déclarer sa candidature euh par exemple, je ne crois pas qu'il ait suivi une procédure qui soit aussi large et aussi démocratique que celle de B. Il y a une petite différence, c'est que Gabriel qui par exemple non mais jusqu'à pr du contraire n'a pas encore déclaré sa candidature, même si c'est imminent. Jean-Luc Mélenchon, c'est sa 4e candidature.

La première était en était en était en 2012. Est-ce qu'à un moment donné quand on est un un mouvement comme le disait Florence, voilà qui prône la 6e République, la sortie de la logique présidentialiste, est-ce qu'à un moment donné on plaide pas pour une forme de peut-être de renouvellement ? Alors, il y a deux éléments dans votre question.

D'abord, vous avez raison, c'est sa 4e candidature. Je fais remarquer que la première fois Jolic Conchon, il a fait 11 %, la deuxième fois, il a fait 19 % et la trisème fois, il a fait 22 %. Donc, à chaque candidature à l'élection présidentielle, il a progressé.

Et donc, c'est plutôt positif. Quand on progresse, ça veut dire qu'on arrive à convaincre davantage de personnes. On peut aussi constater Manuel Bompard que trois fois il a échoué avec accé.

Ça m'a pas échappé mais la dernière fois il a manqué un point et donc j'ai bien l'intention et nous avons bien l'intention à la France insoumise de faire en sorte que cette fois nous réussissions non seulement à nous qualifier au second tour mais ensuite à l'emporter. Ensuite, vous me posez une question sur la 5e République et le côté présidentiel évidemment. Et effectivement, dans notre programme, une de nos premières mesures, c'est la volonté de passer à la 6e République et de tourner la page de la monarchie présidentielle.

Mais nos institutions sont faites de telle manière que pour pouvoir passer à la 6e République, il faut prendre le pouvoir dans le cadre de la 5e République. C'est comme ça. Hormis, si ici vous défendez maintenant l'idée qu'il faut faire autre chose qu'une révolution citoyenne, c'est-à-dire une révolution par les urnes.

Et ben pour faire la révolution par les urnes, il faut gagner les élections. C'est comme ça que ça marche. Encore un point sur les les paradoxes qu'il peut y avoir dans cette dans cette désignation.

Vous avez fait campagne et vous avez fait émerger pendant la campagne des municipales cette thématique de ce que vous appelez la Nouvelle-Fance. Euh est-ce que Jean-Luc Mélenchon élu sénateur pour la première fois en 1986, c'est la la Nouvelle-France ? Mais en fait la Nouvelle- France, ça a été c'est intéressant aussi que vous me posiez cette question parce que ça a été immédiatement caricaturé comme s'il y avait d'un certain point de vue la Nouvelle-Fance qui devait remplacer la la l'ancienne France.

Ce que évidemment on n' jamais dit, on a jamais utilisé ce type d'expression. Je vais vous dire pour nous la Nouvelle-Fance c'est la France de la 6e République. C'est la France Mélhant, c'est la Nouvelle France.

Et ben il participe de la volonté de passer à la 6e République. Oui. Euh donc oui, je pense qu'il participe de cette volonté de faire en sorte qu'on ait aujourd'hui un pays, des institutions qui correspondent au peuple français tel qu'il est aujourd'hui.

Et le peuple français tel qu'il est aujourd'hui, Manuel Bompard, je je veux bien que maintenant il y ait une nouvelle définition de la Nouvelle France, mais quand c'est pas une nouvelle, c'est celle que nous avons toujours défendu, il y a des tribut sur le sujet, il y a des explications pas gagner par les lectures que nos adversaires veulent donner de la Nouvelle France. Je vous ai pas mis dans nos adversaires. Non non mais ni adversaire ni ni soutien.

On pose juste des des questions. Quand dans un meeting Jean-Luc Mélenchon euh parler des tout blanc tout moche que vous êtes dans un dégagement précisément sur cette sur cette Nouvelle France. Je je crois pas que la Nouvelle-Fance faisait référence à la 6e République dans le cas d'espèce.

Non non c'est Benjamin a dit il faut pas couper des phrases de meeting pour leur faire dire autre chose. Jean-Luc Mélenchon s'en prenait dans ce meeting aux personnes qui précisément sont des personnes racistes et qui ont du mal à voir le peuple français tel qu'il est. Il n'a jamais dit que c'était un problème d'être blanc.

Ça c'est la vie blanc tout moche que vous êtes. C'était une manière de qualifier les personnes qui précisément avaient du mal à comprendre que dans notre société aujourd'hui, quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit sa religion, on doit être à égalité. Mais évidemment que la France, la Nouvelle-Fance, c'est la France telle qu'elle est.

C'est la France toute entière. C'est pas une nouvelle France qui s'opposerait à une ancienne France. C'est par contre une Nouvelle France qui s'oppose à l'ancien régime, qui s'oppose à la 5e République, qui s'oppose à la monarchie présidentielle dont on a parlé et vous allez voir, on aura l'opportunité juste Manuel encore un quand vous avez quand vous avez Rim Hassan qui dit l'air du porte-parola est révolue au comprenez comprenant qu'il faut que qu'il faut que des élus soient à l'image de la de la diversité quand de la même manière Sébastien de Logu tenait des propos à peu près du même accabi quand vous avez là un candidat qui est un homme blanc de plus de 70 ans, est-ce que ce n'est pas en contradiction avec ce que vous défondez comme ligne politique.

Mais non, mais l'air du porte-parola est révolu. Je suis absolument d'accord et je pense que c'est une très bonne chose que aujourd'hui on ait davantage de représentation politique qui soit plus à l'image de la société avec un candidat qui est un homme blanc depuis. Il y a un candidat, il y a une équipe, il y aura des gouvernements à constituer, il y aura des parlementaires à à à élire dans les élections législatives qui viendront.

Et évidemment, notre objectif à la France assoumise, c'est que la représentation politique soit davantage à l'image de la société. Et c'est vrai des origines, c'est vrai aussi des conditions sociales. Par exemple, il y a pas suffisamment euh d'ouvriers, d'employés à l'Assemblée nationale, même si la France à soumise fait partie des groupes les plus représentatifs, on peut faire mieux encore.

Il y a pas suffisamment de femmes encore malheureusement malgré la loi sur la parité, il faut continuer à y travailler. Et je pense que sur ce point-là, c'est un objectif qu'on devrait tous partager d'avoir une représentation politique qui représente le peuple tel qu'il est. Euh compte tenu des des crispations que que provoque votre candidat, qu'est-ce que vous dites à ceux notamment à gauche qui estiment que Jean-Luc Mélenchon au second tour, c'est l'assurance euh d'une victoire du du Rassemblement national.

On a euh Marine Tondelier qui dit "Il est manifeste, qu'il ne peut pas gagner au second tour, on a Olivier Fort qui dit "Il est le plus mauvais candidat de la gauche au second tour." Qu'est-ce que vous leur répondez ? Ben bon, d'abord à eux pas grand-chose parce que je vois bien que ils ont décidé de passer leur temps [grognement] à à s'en prendre en fait la seule personne aujourd'hui qui est en mesure non seulement de se qualifier au second taux mais ensuite de l'emporter ensuite aux gens qui pourraient se poser cette question parce que ça c'est autre chose.

Moi je leur dis, vous savez, à aux élections législatives de 2024, dans la majorité des duels qui ont opposé des candidat de la France insoumise au candidats du Rassemblement national, c'est les candidats de la France insoumise qui l'ont remporté et vous pourrez aller vérifier ce que je suis en train de dire. Dans la majorité des duels des cas dans lequels il y a eu des oppositions au second tour en 2024 entre l'extrême droite et la France, c'est la Franceche, on l' vu notamment le front républicain fonctionne plus. On l'a vu au municipal, on l'a vu euh euh il y a eu en 2024, c'était pas il y a 40 ans quand même, c'était il y a 2 ans et il y a eu une mobilisation puissante pour battre l'extrême droite tour et ça a conduit à l'élection de nombreux de nombreux députés de la France à soumis.

Mais Limoge mais madame Toulouse et Limoge étaiit dirigé par la droite jusque là, vous en êtes d'accord ? Vous avez raison, nous avons par il y a eu un effet repoussoir depuis ce que je peux vous dire c'est que depuis il y a mais non ce n'est pas vrai. Je suis désolé de vous le dire mais par exemple à Limoge à l'élection municipale précédente la droite avait gagné et ce n'était pas face à un candidat de la France ass soumise et à Toulouse à l'élection précédente la droite avait gagné et ce n'était pas face à un candidat de la France assoumise.

Donc je sais qu'il est d'usage de faire porter à la France insoumise à peu près tous les tards de la société, mais je vous le dis sincèrement, cette analyse ne correspond pas et ne répond pas à une analyse précise des faits avant de avant de parler d'éléments programmatiques, la question c'est est-ce que vous ne sous-estimez pas le rejet qui existe dans la société, dans l'opinion publique, qu'on peut mesurer à travers divers outils ? Il y a les sondages que vous contestez parfois, il y a effectivement les résultats électoraux au moment des des des municipales. Est-ce que simplement vous ne minorez pas le fait que Jean-Luc Mélenchon est rejeté par une partie de l'opinion ?

Est-ce que ça c'est pas quelque chose que vous sous-estimez ? Benjamin Jamel, si vous me trouvez un candidat qui fait 100 % l'unanimité, par définition, c'est le principe des élections, vous faites jamais 100 %. Donc il faut convaincre une majorité des Françaises et des Français.

Moi la seule chose que je veux vous dire parce que vous avez cité notamment les sondages, vous savez on est à 1 an du second tour de l'élection présidentielle mais j'ai regardé quels étaient les sondage 1 an avant l'élection présidentielle de 2022. Il y avait un sondage qui mettait Jean-Luc Mélenchon à 8 %, Yannick Jado à 9 % et Annie Dalgo à 10 %. Bon et dans ce sondage, il y avait 20 points entre Jean-Luc Mélenchon et le candidat du rassemblement national.

Au soir de 2022, Yannick Jado et Annie Dalgo ont fait moins de 5 % et il y avait un point d'écart entre la France insoumise et le Rassemblement national. Donc vous savez les sondages de début de campagne heureusement qu'on ne les regarde pas. Moi ce que je dis s'appelle une campagne électorale.

Exactement. Et ben exactement. Et donc il va y avoir une campagne électorale.

Et moi je dis aux gens, "N'écoutez pas, n'écoutez pas euh les euh caricature, les calomnies qui sont déversées à longueur d'antenne sur la France insoumise. Regardez notre proposition, notre programme. Regardez notre équipe.

Regardez que ce programme, cette équipe sont les mieux préparées pour pouvoir faire face à la situation à laquelle on est confronté aujourd'hui d'une France qui est une France qui a été mis complètement à l'envers et on peut remettre la France à l'endroit, on peut rebattir la France, refonder la France et c'est notre objectif. On l'a au standard de France interre. Je souhaite la la bienvenue à Jean qui nous appelle de Cholet.

Bonjour Jean, allez-y poser votre votre question. Emmanuel Bonpard, bonjour. Bonjour à toute l'équipe.

Voilà, ma question c'est la suivante. Je suis un électeur de gauche et voilà, si je devais voter avec le cœur aujourd'hui, je voterai François Ruffin. Mais en fait, je vais faire un vote stratégique parce que moi j'ai vraiment pas envie de me retrouver avec un second tour avec avec un Édouard Philippe et un Jordan Bardella.

Et en fait, ça m'agace de la part de monsieur Gluxman et de la part de monsieur Monton qui ne veulent pas faire une primeure de gauche en sachant que ça pourrait nous donner une chance de retrouver au second tour. Voilà. Bonjour d'abord et je veux vous dire, bon je je respecte votre point de vue mais je partage pas votre analyse.

C'est-à-dire que je pense que précisément et y compris un certain nombre d'exemples internationaux le démontrent précisément si vous voulez empêcher l'extrême droite de gagner aujourd'hui, vous devez déployer une candidature qui est en mesure de mettre en mouvement le peuple, de mettre en mouvement des personnes qui sinon n'iront pas voter. Montrer que il y a une aspiration à une rupture, à un changement de société, que cette rupture on peut l'incarner. Regardez par exemple aux États-Unis où certaines personnes se sont dit "Bon pour empêcher Donald Trump d'être réélu président de la République, on va mettre une candidate Camala Haris qui est une candidate, on va dire du centre parce que c'est celle qui sera susceptible de l'emporter." Et ben, elle a perdu.

Elle a perdu parce que aucun des électeurs de droite ne sont allés voter pour sa candidature. Par contre, elle a démobilisé l'électorat de la jeunesse et l'électorat ouvrier. L'électorat qui a un intérêt, une vocation, un objectif de tourner la page du pays tel qu' de la manière avec laquelle est gouverné le pays aujourd'hui.

Et donc moi, mon analyse et que j'aime sur laquelle j'aimerais vous convaincre, c'est que précisément Jean-Luc Mélenchon et la et la candidature, le programme qu'il porte, l'équipe qu'il défend dans cette campagne d'élection présidentielle est le seul qui peut empêcher l'extrême droite et Édouard Philippe de remporter l'élection présidentielle. Quant à la primaire, vous voyez bien, on nous a dit pendant des mois et des mois le problème c'est la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Bon, regardez, même ceux qui disent maintenant c'est en dehors, c'est la gauche non mélanchoniste, sont pas capables de se mettre d'accord.

Ils ont tous plusieurs candidatures dans leur famille politique. Ben nous les choses elles sont claires. On a un programme, on a une candidature, on a une équipe et et on est prêt à avancer maintenant.

Je propose juste qu'on demande à Gent s'il est convaincu. Ah, peut-être pas tout de suite, mais j'ai peur que enfin non, je suis pas totalement convaincu dans le sens où j'ai peur que cette rupture de la gauche en soit, ça va ça va provoquer un Gluxman ou Mélenchon qui vont se retrouver à deux points de passer du second tour. Et moi, je vais devoir devoir faire le choix entre euh encore Édard Philippe et Jordan Bardella.

J'ai toujours bloqué l'extrême droite par exemple sur les deux derniers sur les deux dernières présidentielles en votant Macron. aujourd'hui franchement heureux devoir faire le choix. J'ai bien peur d'aller voter et de devoir voter blanc.

Merci beaucoup. Merci Jean. Bon moi moi je je vous dis voilà la la campagne elle va commencer maintenant.

Moi j'ai ce que j'espère c'est évidemment vous convaincre pendant la campagne mais vous dire que il faut pas penser l'élection présidentielle aujourd'hui avec des inquiétudes. Faut rentrer dans la bataille, faut rentrer dans le combat, faut convaincre, faut mettre des gens en mouvement. C'est comme ça qu'on peut euh changer les choses.

C'est comme ça qu'on peut, y compris contrer les scénarios écrits par avance. Et je pense qu'on a fait la démonstration à chaque élection présidentielle qu'on est en mesure de déclencher une dynamique de mobilisation populaire autour de Justement Manuel Bompard, vous évoquez le le le programme. Euh il faut là, puisque la l'actualité raisonne aussi avec ce que vous pouvez proposer, si l'on parle de la crise énergétique, Jean-Luc Mélenchon a demandé que Total passe à la caisse après l'annonce d'un bénéfice en en nette hausse au premier trimestre d'un montant de de près de 5 milliards d'euros.

Qu'est-ce que vous demandez là concrètement ? Est-ce que vous demandez la nationalisation de total, une taxe sur les super profits, sur ce qu'on appelle super profit, un blocage des prix, les trois vous êtes attentif monsieur Diamel, ça fait depuis 2 mois queon chose simple. Les gens ne peuvent pas s'en sortir avec le prix du carburant qui augmente, qui est au-delà de 2 € le litre.

Donc il faut bloquer les prix et c'est possible de le faire. Il y a un article du code du commerce qui permet au gouvernement dans des circonstances exceptionnelles de fixer le prix, d'encadrer les marges. Mais total plafonne déjà c'est pris.

Oui, mais total plafond ses prix. Bah précisément, vous donnez un bon exemple. Regardez, total plafon s'est pris 1,99 € et il continue à gagner de l'argent.

Donc c'est bien la preuve qu'on peut faire mieux. Est-ce que vous pouvez vous pouvez me citer un pays où le le les prix du de l'essence ont été bloqués ? Euh la Corée du Sud h euh la Croatie ?

Non, la Croatie non, c'est blocage des prix. Mais c'est quoi alors ? Dites-moi, c'est un c'est un élément où ils permettent en quelque sorte de d'encadrer les marges mais c'est pas un blocage des prix stosens.

Puis ça a été fait en Europe, c'est la Hongrie et ce qu'on voit c'est déjà c'est réservé aux voitures un effet sur les Est-ce que est-ce que vraiment c'est la solution pour pour lutter contre la contre la crise énergétique Alors d'abord vous pardonnez-moi mais vous me dites non mais s'il y a une mesure alors c'est pas un blocage du prix mais c'est un encadrement des marges qui pas la même chose. Mais moi j'ai proposé les deux si vous avez été attentif à ma proposition précisément parce que il faut bloquer les prix et pour que ça ne repose pas sur les distributeurs, il faut notamment encadrer les marges et encadrer les marges au niveau du raffinage parce que c'est là où se font l'essentiel des marges et pas au niveau de la distribution contrairement à ce que dit le le le gouvernement. Et c'est la seule solution parce que c'est la solution qui permet de mettre à contribution ces grands groupes qui aujourd'hui s'en mettent plein les poches.

Enfin, moi je veux bien qu'on me dise que Total fasse des efforts mais en attendant leur bénéfice sur le premier trimestre de l'année augmenté de 50 % par rapport à Donc justement est-ce que vous demandez comme les socialistes qu'il y ait une disposition pour euh taxer encore davantage les les profits de les profits total. faudra sans doute le faire. Mais si on en arrive à ça, c'est qu'on n pas réussi à régler le problème en amont parce que évidemment que s'il y a des super profits, il faut les taxer.

Mais s'il y a des super profit, en sachant que Total ne fait que très peu de bénéfices en France. Mais d'accord, mais si en fait ça ce n'est pas vrai parce que pardon, mais quand Total Mais non, ce n'est pas vrai parce que quand Total vend du carburant en France, le carburant qui est vendu en France a été raffiné soit dans des raffineries en France, soit dans des raffineries. un bénéfice sur le raffinage mais quand on regarde notamment le plus gros du bénéfice sur l'extraction du pétrole et ça ça se fait dans des pays hors de France.

Non mais d'abord mais très bien mais et et c'est un groupe intégré donc précisément c'est d'ailleurs ce qui leur permet ensuite de pouvoir faire une opération qui est une opération promotionnelle dans leur propre station service que les autres ne peuvent pas faire. Donc en plus, c'est une concurrence absolument déloyale pour les distributeurs indépendants. Donc si vous bloquez les marges du raffinage et et si vous fixez le prix, vous allez obligé total à en quelque sorte participer de cette de cet effort.

Et pour répondre à votre question, oui bien sûr qu'il faudra taxer les super profits, mais s'il y a des super profits, c'est qu'on a échoué à bloquer les prix. Et ce qu'il faut faire parce que le problème de la taxe sur les super profits, c'est qu'avant d'être répercuté sur les Françaises et les Français, ça va prendre du temps, c'est dans un budget. Ensuite, il faut des mesures de redistribution.

Alors qu'une mesure de blocage des prix, elle permet d'alléger immédiatement la charge pour les les gens qui ne s'en sortent plus aujourd'hui. Il y a urgence à agir sur ce sujet. Al par que vous parlez du budget, on est évidemment ça ne nous aura pas échappé dans une situation économique assez contrainte avec un déficit public à plus de 5 %.

Est-ce que comme en 2022 votre programme va prévoir 250 milliards d'euros de dépenses supplémentaires par an ? Alors, je vaux pas vous dire le montant des investissements puisque d'abord notre programme donc on a pour l'instant réactualisé le programme l'avenir en commun qu'on a défendu à la dernière élection présidentielle et puis vont s'ouvrir là dans les prochaines semaines une phase de contribution. Il y aura des changements parce que l'avenir en commun, vous le répétez comme ça comme c'était une sorte de de quasiment l'étape de la loi.

J'ai jamais dit que c'était l'étape de la loi mais je reconnais une certaine cohérence que contrairement à d'autres peut-être je ne change pas d'avis et la France assoumise ne change pas d'avis tous les mois. y avoir moins de dépenses compte tenu de la la situation financière du pays. Il a 250 milliards par an.

Est-ce que vous pourriez revoir cet objectif à la maisa rien à voir avec le montant des investissements, on parle de deux budgets qui sont différents. Le déficit c'est lié au fonctionnement. Un un déf des investissements, c'est précisément pour préparer l'avenir.

Est-ce que vous avez l'impression qu'on a besoin de moins préparer l'avenir aujourd'hui ? Est-ce que vous avez pas l'impression qu'on a besoin de faire des investissements qu'on a moins de capacité pour le faire ? Mais je crois pas qu'on ait moins de capacité pour le faire.

Je crois que la France a a jamais été un pays qui dans lequel vous avez une une petite casse qui n'a jamais été aussi riche qu'aujourd'hui. Donc la question c'est de savoir si vous la mettez à contribution et et les investissements c'est pas pour se faire plaisir, c'est est-ce que oui ou non on considère et moi c'est mon objectif, c'est notre objectif de faire en sorte que demain la France soit par exemple la première nation écologique du monde. Bah si on veut faire ça, faut des investissements.

Alors les investissements sur le coup effectivement c'est de l'argent à débourser et puis après ça rapporte de l'argent. Un un tout dernier mot euh sur la tonalité de la campagne à venir. Est-ce que vous savez qui a dit la phrase suivante ?

Ouvrez les guillemets, je ne veux pas qu'on oppose les territoires urbains au milieu rural. En 2022, nous n'avons pas réussi à travailler les deux axes en parallèle. Non, dites-moi.

C'est Bali Bagayoko, maire insoumis de de Saint qui était au premier rang derrière Jean-Luc Mélenchon vendredi dernier pour son discours du 1er mais est-ce que vous allez l'écouter ? Mais en fait, ça a toujours été notre objectif et je crois l'avoir dit dès le début de cette interview de parler au pays tout entier en fait et de par Jean-Luc Mélenchon en septembre 2024 dit "Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires, tout le reste laissez tomber. Vous avez un problème c'est dommage parce que ça c'est dommage parce que vous vous le problème c'est cette méthode pardon mais d'aller prendre une phrase la sortir de son contexte Jean-Luc Mélce moi je connais assez bien toutes les phrases parce que vous êtes assez prévisible d'un certain d'un certain point de vue ça peut m'arriver mais là en l'occurrence c'est vous qui me posez cette question mais ce n'est pas la même chose de dire aux militants parce que quand vous êtes militant vous devez faire des choix vous devez d'abord aller dans tel endroit d'aller d'abord d'abord aller dans tel endroit et évidemment c'est plus facile dans des espaces dans lequels il y a une grande densité de population d'aller convaincre beaucoup de monde que de le faire dans d'autres territoires.

Mais il faut le faire partout évidemment et on a toujours défendu qu'on allait le faire partout et d'ailleurs rien dans notre programme quand je parle de santé quand je parle de services public pardonnez-moi mais ça s'adresse à la fois aux habitantes et aux habitants des quartiers populaires et à la fois aux habitants et aux habitants des zones dites rurales. Merci Manuel Bomard [raclement de gorge] d'avoir été au micro de France