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Podcast / conversationClémentine Autain· 18 janvier 2024 13 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleSantéÉducation & rechercheInstitutions & élections

La France privée d'esprit public

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:21Invité politiqueFait
    « il n'y a plus de ministère dédié à la fonction publique »

Temps de parole

  • Clémentine Autain100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Clémentine Autain

bonjour à toutes et tous bienvenue dans mon bureau juste après euh la nomination de de ce gouvernement le discours du président de la République hier soir et euh ce dont j'ai envie de vous parler c'est d'un paradoxe que je trouve très frappant c'est-à-dire qu'au moment où les Français réclament à cor et acris des services publics de santé euh la question de l'hôpital préoccupe beaucoup des transport de l'éducation au moment où ils ont envie euh de conserver de développer ses services publics et bien le gouvernement lui s'assoit littéralement dessus et est en train d'avancer dans son entreprise de casse des services publ et nous avons eu ces jours-ci avec ce nouveau gouvernement Macron à tal en quelques jours plein de warning si jeose dire qui donne àoir un peu là où le gouvernement veut aller c'est-à-dire toujours du côté de la logique du privé et pour une raison simple c'estàdire que il y a un un paradoxe apparent l'aspiration des Français et euh la façon dont le gouvernement euh les traite qui est contradictoire et là où ça n'est pas contradictoire c'est que les services publics sont du côté du bien commun alors que le gouvernement cherche à aller vers euh les normes du privé de la compétitivité de la concurrence qui est vraiment son son son mantrra sa ligne de conduite et donc forcément il y a quelque chose qui euh qui s'entrechoque et qui ne peut pas coller et pour démarrer ça a été quasiment pas vu je trouve euh avec la liste des 11 ministres qui ont été nommés ce qui a disparu plusieurs choses mais notamment la fonction publique il n'y a plus de ministère dédié à la fonction publique c'est quand même 20 % de l'emploi en France si on prend tous les services publics c'est 7 millions mais les fonctionnaires c'est 5 millions de personnes et évidemment que c'est tout à fait clé puisque les 4/5e des services publics reposent sur la fonction publique donc le ministère dédié à la fonction publique c'est celui qui va être chargé de ses emplois de l'État des collectivités mais aussi ceux qui vont permettre mettre enfin c'est le ministère qui va permettre de piloter normalement cet enjeu des services publics et bien le fait qu'il n'y en a plus je trouve que c'est assez signifiant ça nous raconte quelque chose comme il n'y a plus d'ailleurs de ministère du Logement de ministère des Transports ou alors un ministère de l'écologie qui est encore une fois relégué à la 10e place qui ont dit terriblement long sur l'écologie donc ça ça a été la première chose qui m'a qui m'a frappé et puis vous l'avez tous entendu juste derrière on a immédiatement eu droit à la polémique de la ministre de l'Éducation nationale al là on rentre dans le cœur du sujet c'est épouvantable avec une ministre qui comme malheureusement beaucoup ministre de l'éducation nationale des derniers gouvernements et quand je dis dernier ça remonte en décenni a mis son enfant dans le privé mais le problème c'est l'argument qu'elle donne quand on l'interroge sur ce point où elle dit bah il y avait pas de remplaçant donc trop trop de manque de prof et donc on l'a mis on l'a mis dans le privé et ça c'est un argument qui en l'occurrence est mensonger puisque dans l'école en question dans le 6e arrondissement de Paris il y avait pas de problème de problème de de non remplacement au moment où son enfant y était mais surtout vous imaginez bien et vous avez tous réagi enfin en tout cas on était très nombreux à être hyper choqué c'est-à-dire qu'on a là un ministre qui entre en poste et qui pour démarré insulte tout simplement le corps de fonctionnaire dont dont elle a la charge c'est assez inédit c'est un côté totalement hors sol de la macronie qu'on connaît le fait d'assumer aussi l'entre soi l'entre soi du privé le privé c'est moins de 20 % hein des des élèves en France qui sont dans le privé et ce privé qui quand je dis entre soi c'est que ce sont les les enfants socialement les plus favorisés qui sont en revanche ils sont financés à plus de 70 % je crois que c'est 75 % vous retrouverez tout ça dans la très bonne tribune de mon collègue Alexis corbierre dans Libération peut-être vous l'avez en lien quelque part sur l'ensemble de mes réseaux sociaux parce que je l'ai trouvé particulèrement performante mais qui nous dit que on donne le public donne beaucoup d'argent pour des élèves qui sont socialement favorisé et au détriment forcément du système public qui se dégrade et donc en réalité la ministre elle devit d'abord quand elle débarque quand elle arrive pas qu'elle débarque mais qu'elle arrive elle devrait elle devrait commencer par donner confiance en ses agents et certainement pas affirmer et lancer une telle polémique enfin c'est absolument délirant alors on s'est pas arrêté là parce que dans le même moment Gabriel Atal enfantfare nous annonce waouh merveilleux que 32 milliards d'euros excusez du peu vont être investis dans le hital public donc ça ça veut dire qu'il sent bien qu'il y a une préoccupation montante je crois que la santé dans dans toute une série de d'indicateurs des préoccupations des Français est carrément en tête et donc il voit bien qu'il y a une préoccupation ils savent que la situation est proche du burnout complet et il annonce ces 32 milliards mais le problème c'est que aussi brillant soit-il d'un point de vue de communication et je pense que tout le monde sera d'accord pour lui donner ce point c'est vrai que Gabriel Atal est un bon communicant néanmoins ça fait pas tout et donc les 32 milliards il suffit d'aller regarder regarder rapidement ce qu'en disent ceux qui suivent précisément ces budgets pour comprendre que en fait ces 32 milliards c'est simplement l'augmentation mécanique du budget de l'assurance maladie et qui fait que voilà il y a une augmentation de 30 milliards et que tout le problème d'ailleurs de ces dernières années c'est précisément que l'activité dans l'hôpital monte beaucoup plus vite que la l'évolution des budgets donc oui ça monte les budgets mais si vous avez une activité qui est comme ça et que le budget il monte comme ça vous voyez bien qu'il y a un problème c'est que il y a un goû dans lequel se retrouent tous ces salariés qui eux n'en peuvent plus et on a du mal à recruter et vous connaissez cette situation qui est terrible à l'hôpital et qui est liée bien sûr au manque d'investissement de reconnaissance de rémunération et que tout ça créer un système absolument infernal si vous rajoutez la T2A et l'emboulatoire là c'est carrément l'enfer et donc le ministre annonce quelque chose qui n'existe pas c'est un mensonge d'État comme la ministre de l'Éducation juste avant euh Amélie oua Castera comment oublier son nom en plus j'ai vu plusieurs fois marquer que c'était AOC donc là j'ai un peu bondit parce que la comparé à Alexis Andrea occasio Cortez je trouve ça un peu un peu rude on préfère la haoc des états-uni celle de France bref à eux deux bref mensonge d'État mais c'est c'est assez en macronie c'est c'est pas du tout nouveau et je trouve que ça raconte aussi quelque chose de la crise de régime dans laquelle on est c'est qu'on a des ministres qui ne sont absolument pas dignes je dirais de la fonction et qui dégrade à une vitesse terrible la fonction qui se met dans soit dans une communication pour essayer de de masquer la réalité soit carrément dans des polémiques qui sont qui sont absolument absolument inacceptables et puis pour terminer c'était Emmanuel Macron qui a fait le discours de politique générale ce qui est quand même pour le moins discours toi à l'égard du Premier ministre discours toi je suis gentil en fait c'est juste pas du tout républicain c'est pas dans cet ordre là que les choses devraient être faites mardi nous aurions dû non pas avoir des questions d'actualité mais avoir le discours de politique générale du Premier ministre qui doit rendre compte devant l'Assemblée nationale et ensuite un vote de confiance mais comme ils ont pas de majorité et ben ils font pas le vote de confiance et comme Emmanuel Macron veut être ministre de tout et bien il ne permet pas à Gabriel Attal de donner d'abord son discours qui donne le cap mais c'est lui qui a la télévision pendant 2 heures raconte ce qui va être fait dans les mois qui viennent c'est le régime présidentialisé à outr on le sait depuis 6 ans mais je dirais que là on a encore eu une démonstration de cette sur présidentialisation du régime et donc en écoutant Macron il y aurait plein de choses à dire et vous avez sans doute lu dans tous les sens des commentaires chacun peut observer tantôt quelque chose de l'ordre du vide hein parce qu'il y a il y a beaucoup de mots parfois des propositions qui sont en fait des trucs qui existent déjà pour pas grand-chose c'est 2 heur pour ça c'est que c'est très fatiguant en même temps on voit à quel point le le ça se décale sans arrêt vers la droite par rapport à il y a 6 ans le en même temps pour ceux qui ont cru bon il y avait quand même quand on écoutait dans les discours les mots voire même les propositions pouvait se dire bon il y a un petit peu à boire et à manger là il y a plus du tout rien ni à boire ni à manger il y a que euh une une dégringolade côté Sarkozi qui est très affirmé bref toujours sur la question des services publics il a dit que les fonctionnaire devait être davantage rémunéré au mérite c'est passé un peu comme l'absence du ministre de la fonction publique un peu à la trappe mais je trouve que ça on dit très long sur sa conception de des fonctionnaires sur sa conception du service public parce que d'abord les fonctionnaires devraient être mieux rémunérés point ça c'est déjà le essentiel c'est pas quand on dit au mérite c'est travailler plus pour gagner plus c'est très sarcosiste mais les fonctionnaires leur salaire stagne depuis une vintaine d'années alors que il monte dans le privé alors pas assez mais mais mais si vous faites une comparaison sur une échelle de de 10 ans la très récente c'est une augmentation en privé de l'ordre de 13 % et c'est la stagnation pour les salaires des fonctionnaires et ça c'est pas ce qu'on a dans notre tête puisqu'on est sans arrêt alimenté par ce sont des privilégiés des feignants blab bla bla bla bla donc on finit par en oublier la réalité il y a un appauvrissement des fonctionnaires qui est très important et qui euh aboutit même à une dégringolade pour les catégories B et C qui eux voir leur rémunération carrément baissée donc il faut augmenter il faut dégeler le point d'indice et même au-delà il faut faire en sorte queon ait des bas salaires qui qui augmentent pour les catégories notamment B et C ça c'est l'urgence absolue mais si vous mettez le mérite ce qui vient immédiatement c'est toute cette importation des logiques du privé qui ne correspondent pas vraiment euh à la logique du service public normalement par exemple la question de la coopération de la relation humaine devrait être valorisé dans le service public et dans la fonction publique encore plus je dirais que dans le privé même si serait bien que dans dans le privé on s'en occupe aussi et là c'est le mérite forcément il peut avoir une dimension arbitraire surtout à l'heure de la T2A à l'heure du reporting que connaissent bien tous les fonctionnaires ou par exemple quand vous êtes à l'hôpital quand vous êtes même prof quand vous êtes je sais pas dans un centre social n'importe quoi vous passez un temps de plus en plus grand à devoir rentrer des comptabilités de ce que vous avez fait et pendant tout ce temps où vous devez rentrer dans des cases j'ai passé tend d'heure avec un tel et ça a donné ça et cetera c'est du temps que vous ne passez pas à écouter un jeune par par exemple si vous êtes dans un centre psy écouter un jeune qui a peut-être envie de se suicider ou que vous passez pas avec une personne âgée dans un un hôpital en gériatrie pour lui tenir la main et simplement faire autre chose que une piqûure ou lui donner trois trois comprimés donc c'est c'est c'est vraiment une logique qui est une logique qui est en train de de tuer le service public c'est la dépense publique le problème de de la réduction de la dépenses publiqu mais c'est pas que ça en fait c'est l'esprit public lui-même qui est en train de sorttir sortir des services publics jusqu'au sommet de l'État puisqu'on l'a vu avec les les le pantouflage le recours au cabinet privé toute une mentalité tout un état d'esprit qui quitte le cadre de de du public de l'intérêt général du commun pour aller vers ces la sonneries ça veut dire qu'on doit aller voter à l'Assemblée nationale vous inquiétez pas je reste avec vous et et donc toute cette cet état d'esprit qui est en train totalement de casser le service public voilà et si on met tout ça bout à bout en quelques jours on voit bien que le programme le projet la vision de ce gouvernement de cette macronie tourne littéralement le dos au développement des services publics dont on aurait besoin parce que c'est une condition de l'égalité le service public normalement c'est il est né aussi pour ça il doit desservir tout le monde quel que soit son âge son sexe son là où il habite et cetera donc il a c'est une promesse d'égalité qui est très importante et puis c'est une logique de bien commun de servir nos besoins et non pas de servir le marché de servir des intérêts privés et cetera donc ça c'est c'est c'est c'est dans la période que nous traversons je pense que c'est dans ce sens-là que nous devons avancer et le gouvernement nous fait littéralement recurer raison pour laquelle j'organise le 3 février prochain un colloque à l'Assemblée nationale sur la question de savoir quel service public demain avec des tables rondes des cartes blanches vous pouvez trouver le programme et surtout vous inscrire parce qu'il faut s'inscrire vite vite vite euh et surtout bien rentrer dans la ce parce que c'est à l'Assemblée nationale on y rentre pas facilement et donc il faut se préinscrire au moins 3 jours avant vous êtes les bienvenus et à très bientôt