Aides aux grandes entreprises : audition de Bernard Arnault
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 40 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Quel est le montant global des aides publiques reçues par votre groupe en France en 2023 ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Quel est le panorama des sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Seriez-vous favorable à l'introduction de conditions ou de critères pour évaluer l'efficacité des aides publiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Bernard ArnaultFait
« C'est un groupe familial. Et quand je dis un groupe familial, c'est un groupe qui est géré avec un esprit familial, un esprit d'entrepreneur qui vise le long terme. »
- 6:00Bernard ArnaultChiffre
« En 2023, le groupe a investi 3 milliards et demi d'euros en France et plus de 1 milliard et demi en 2024. »
- 6:30Bernard ArnaultChiffre
« 6 milliards d'impôts sur les sociétés sont payés par le groupe en 2024, donc près de la moitié en France. »
- 7:00Bernard ArnaultChiffre
« 3,8 millions d'hectares d'habitat de la faune et de la flore ont été préservés ou régénérés entre 2021 et 2024. »
- 8:00Cécile CabanisChiffre
« La contribution fiscale totale du groupe en France est de près de 4 milliards d'euros hors TVA généré par nos activités avec 2,5 milliards d'impôts sur les sociétés. »
- 20:00Bernard ArnaultChiffre
« La réduction maximale d'impôts pour l'ensemble des entreprises du groupe LVMH concerné s'élève sur la base des contributions versées à 518 millions d'euros pour les 11 premiers exercices. »
- 2:00Bernard ArnaultChiffre
« on a été victime enfin je dis victime de les augmentations d'impôts sur les bénéfices déclarés en France cette année de 40 %. »
- 3:00Bernard ArnaultChiffre
« cette hausse d'impôts va nous coûter cette année bon selon les bénéfices qu'on va faire plus de 500 millions 700 d'augmentation. C'est ce que je me trompe là dans les chiffres c'est un peu plus de 700 700. »
- 5:00Bernard ArnaultFait
« on a des entités juridiques un peu partout dans le monde et je tiens à le dire et y compris y compris Panama mais y compris en Suisse aussi. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien mes chers collègues À l'ordre du jour des travaux de notre commission d'enquête sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants figure l'audition de monsieur Bernard Arnaud, président directeur général du groupe LVMH. Nous sommes heureux de vous entendre en audition monsieur le président directeur général car il n'a pas été aisé de trouver une date compatible avec nos agendas respectifs. Vous êtes accompagné de monsieur Stéphane Bianquy, directeur général adjoint de LVMH ainsi que madame Cécile Cabanis, directrice financière. et monsieur Marc-Antoine Jamet, secrétaire général.
L'audition de ce jour est enregistrée et diffusée en direct. Elle fera l'objet d'un compte-rendu sur le site du Sénat. Monsieur le président, directeur général, madame, messieurs, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.
Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête, outre bien évidemment vos fonctions dans le groupe LVMH. Pas d'autres pas d'autres sièges dans d'autres entreprises qui bénéficieraient d'être public et qui ne sont pas du groupe LVMH. Prenez le micro s'il vous plaît monsieur le président.
Non non pas d'autres pas pas de lien d'intérêt. Merci. Je vous invite à prêter successivement serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et en allumant bien les micros, s'il vous plaît.
Alors, est-ce qu'il marche le micro ? Oui, ça marche. Je le jure.
Je le jure. Je le jure. Je le jure.
Merci. Notre commission d'enquête, dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux. Tout d'abord, établir le coût des aides publiques octroyé aux grandes entreprises, entendu comme celle employant plus de 1000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires net mondial d'au moins 450 millions d'euros par an ainsi que le coût des aides versées à leurs sous-traitants.
Ensuite, déterminer si ces aides sont correctement contrôlées, évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des deniers publics. Enfin, réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposé en terme de maintien de l'emploi au sens large lorsque des aides publiques sont versées, pardon, à de grandes entreprises qui procèdent ensuite à des fermetures de site, prononcent des licenciements voir délocalisent leur activité. Après avoir auditionné la semaine dernière monsieur François Henry Pinot, président directeur général du groupe Kering, nous avons souhaité vous entendre, monsieur le président directeur général, car votre groupe occupe une place à part dans l'économie française et internationale.
Leader mondial du luxe et première capitalisation boursielle du boursière du CAC 40, votre groupe comptait en 2024 environ 215000 collaborateurs et 6307 boutiques dans le monde. Après une présentation succinte de l'activité de votre groupe, nous aimerons connaître votre sentiment, monsieur le président, directeur général, sur les aides publiques aux entreprises. Quelques questions pour guider vos propos.
Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celle octroyé dans les pays où votre groupe est présent ? Quel est le montant global des aides publiques reçues par votre groupe en France en 2023, en particulier le montant des subventions ? Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?
Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évalué en France ? Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée, celles dont l'efficacité serait plutôt jugée douteuse ? Et quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ?
Seriez-vous favorable à l'introduction de conditions ou de critères qui permettent d'évaluer l'efficacité de ces aides ? Et enfin, quelle devrai être alors les limites de la conditionnalité de ces aides ? Je vous propose, monsieur le président, directeur général, de traiter ces questions dans un propos luminaire d'une vingtaine de minutes maximum.
Puis Fabien Guur, vous posera quelques questions pour approfondir certains points. Enfin, les membres de la commission d'enquête ici présents pourront également vous interroger s'ils le souhaitent. Monsieur le président, directeur général, je vous cède la parole.
Merci beaucoup. Merci monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, je suis ravi de pouvoir répondre à vos questions parce qu'effectivement il a été difficile compte tenu des emplois du temps respectif de trouver la bonne date. D'ailleurs, tout à l'heure, j'étais très inquiet parce que je me suis trouvé dans un bouchon sur le périphérique bloqué par les taxis et je me suis dit là, monsieur le président va devoir envoyer la marée chaussée, mais il aura beaucoup de mal à me trouver parce que je suis bloqué.
On va ça s'est débloqué facilement. Alors, je vais vous présenter rapidement le groupe LVMH que vous faites l'amabilité de dire connaître de l'extérieur. C'était effectivement le premier groupe de luxe au monde.
C'est un groupe français. C'est un groupe qui a été bâti depuis 1989 puisque j'ai pris la direction à cette date là. Et c'est un groupe qui a plusieurs caractéristiques importantes qui expliquent son succès.
Je crois d'abord, c'est un groupe familial. Et quand je dis un groupe familial, c'est un groupe qui est géré avec un esprit familial, un esprit d'entrepreneur qui vise le long terme. Donc les variations des bourses et tout cela, on suit ça avec un certain détachement, ce qui nous permet de faire des investissements à long terme et de ne pas être rivé sur le trimestre qui arrive ou ou celui qui a précédé.
Ensuite, c'est un groupe qui est très diversifié puisque nous avons 75 maisons qui sont pour l'essentiel des maisons françaises mais pas uniquement. Euh c'est un groupe qui investit beaucoup euh en France et dans l'ensemble du monde. Je vous donnerai quelques chiffres détaillé euh ensuite.
Et c'est un groupe qui est donc équilibré par rapport à son activité, par rapport à ses métiers et qui progressivement depuis 1989 acquis différentes maisons et qui aujourd'hui est à la tête de 75 maisons parmi les plus prestigieuses au monde et les plus connues et les plus comment on dit en anglais successful. Donc ça n'est pas toujours facile d'ailleurs parce que l'environnement dans un certain nombre de pays en France ou ailleurs n'est pas toujours non plus très aisé mais on réussit avec le souci de la qualité souci de la formation de nos équipes, le souci de laisser beaucoup de liberté à nos différentes marques parce que c'est une caractéristique essentielle du groupe, c'est de permettre aux différentes maisons d'être autonomes et donc de pouvoir gérer de manière très euh rapide les différentes contraintes ou les différentes défis qu'il se trouve devoir affronter. Et nous avons avec le siège du groupe représenté ici également un siège relativement restreint, assez dynamique même si on ne l' jamais assez enfin bon quand même assez dynamique et qui permet de faire face aux différentes situations.
Alors, tout cela a été bâti sur une période donc assez longue depuis le début des années 90 et le chiffre d'affaires actuel en tout cas en 2024 était de environ 85 milliards d'euros et nous avons actuellement quelques chiffres clés qui paraît intéressant de montrer à cette commission et C'est l'empreinte économique du groupe en France et dans le monde. Donc comme vous l'avez dit, 215000 personnes qui travaillent dans le groupe dans le monde entier. En France LVMH est toujours en tête des entreprises qui recrutent depuis plusieurs années et notamment 202324 et avec des prévisions du mêm ordre pour 2025.
Grâce à l'activité de nos différentes maisons, nous préservons environ 280 savoir-faire dans le patrimoine de technique du savoir-faire de l'artisanat et qui emploie dans le groupe pour ces métiers, pour cet artisanat environ 110000 personnes. Plus de 3300 apprentis ont été formés par l'Institut des métiers d'excellence depuis sa création en 2014. En 2023, le groupe a investi 3 milliards et demi d'euros en France et plus de 1 milliard et demi en 2024.
En France, un emploi créé par LVMH, nous avons 40000 employés en France, génère directement ou indirectement chez nos fournisseurs et chez nos sous-traitants quatre fois plus, c'est-à-dire environ 160000. Donc ça fait 200000 personnes en France. 2 tiers de l'activité et des emplois générés indirectement sont situés en dehors d'Île-de-France, je précise donc nous sommes vraiment répartis sur l'ensemble du territoire.
En 2024, nous avons investi 5 milliards et demi d'euros dans le monde pour moderniser ou créer de nouvelles boutiques, construire de nouveaux ateliers et construire des centres de recherche. En France, nous avons 118 sites de production et d'artisanat implantés, comme je le disais, pour l'essentiel dans les territoires. Et ces dernières années, nous ouvrons plusieurs sites de fabrication par an en France, notamment pour Louis Vitton ou encore très récemment dans l'est de la France pour une nouvelle manufacture joyeillère inaugurée à Saint-Dier des Vauges. 6 milliards d'impôts sur les sociétés sont payés par le groupe en 2024, donc près de la moitié en France.
Près de 15 milliards d'euros d'impôts sur les sociétés ont été payés en France sur 10 ans. En moyenne ces dernières années, l'empreinte fiscale totale, c'est-à-dire l'impôt TVA, charge sociale de LVMH en France, c'est plus de 5 milliards d'euros par an. Les salaires des collaborateurs du groupe, je crois, sont parmi les plus compétitifs dans notre secteur d'activité et la l'essentiel de nos employés en France sont associés aux performances de l'entreprise et bénéficient de l'intéressement de la participation avec un total global pour le groupe de près de 200 millions d'euros pour l'an dernier. 3,8 millions d'hectares d'habitat de la faune et de la flore ont été préservés ou régénérés entre 2021 et 2024 et 55 % de réduction des émissions de CO2 lié aux consommations énergétiques en France ont été obtenu.
Et je termine ce petit panorama en signalant que près de 11 millions de visiteurs ont visité la fondation le 8 anson depuis son ouverture en 2014, donc il y a une dizaine d'années. Voilà. Donc ce que je voulais vous dire avant de passer la parole à madame Cabanis pour les chiffres, je je voudrais dire monsieur le président, mais je vous l'ai déjà dit au téléphone que j'ai été un peu choqué aujourd'hui de voir que le rapporteur de votre commission ici présent alors que moi je j'ai juré de dire la vérité dans son journal trouvé opportun de en première page de dire que le secteur d'activité que je représente de luxe sabrer l'emploi alors que c'est précisément le contraire.
Alors, j'aimerais bien qu'on soit tous logés dans cette commission à la même enseigne hein et qu'on doit se dire doivent dire la vérité hein. Donc, monsieur le rapporteur, si vous permettez, je vais poser une question. Pourquoi votre journal titré avec quelque chose qui est faux ?
Monsieur le président, directeur général, effectivement, vous n'avez fait part au téléphone aujourd'hui de cette remarque et et vous l'a faites et et c'est votre bon droit. Maintenant, je voudrais juste recadrer un tout petit peu les choses si vous le permettez. Ici, nous sommes dans une commission d'enquête dont le thème est les aides publiques versées aux grandes entreprises et leurs sous-traitants.
On m' fait part également d'un autre fait, c'est que vous étiez, ce qui peut bien se comprendre vu l'emploi du temps que vous devez avoir dans un délai d'audition limitée qu'on va faire en sorte de respecter. Fabien Gu qui est ici rapporteur est ici rapporteur en tant que sénateur des c'est ça et et non pas en tant que représentant de son activité professionnelle et de son journal duquel il est patron. Donc après moi si le rapporteur veut apporter très courte réponse à votre question, ça me pose pas spécialement de souci mais j'aimerais qu'on s'en tienne pour le coup au thème de l'audition et pour laquelle vous êtes ici, vous êtes ici parce que l'objectif c'est d'être efficace et si on veut être efficace dans un lapse de temps limité, il faut qu'on reste sur le sujet ce qui n'empêche pas et là liberté à vous et à monsieur le rapporteur que si à un moment donné vous voulez par la suite prendre un rendez-vous, boire un café et cetera, échanger sur les sujets, ça me pose aucun souci mais ça ne ressort pas de de l'enquête de de la commission d'enquête dont le thème est bien sûr les aides publiques.
Donc voilà, moi je veux bien laisser quelques secondes la parole au rapporteur pour répondre mais je voudrais qu'on revienne très vite sur le sujet en question. Merci en attendant de vos propos liminaires, monsieur le président, directeur général et des détails que vous avez eu soin d'apporter sur la façon dont vous pouvriez décrire votre groupe. Merci.
Merci monsieur le président, monsieur le président directeur général, mesdames messieurs, d'abord merci pour vos propos liminaires. On va laisser la parole ensuite à madame Cabanis pour venir sur l'objet de la commission. Deux choses à vous dire puisque vous m'interpellez et moi j'ai toujours considéré que la démocratie était la dispute organisée et je pense que ce que nous faisons comme acte sur cette commission d'enquête est d'intérêt général et d'intérêt public.
D'ailleurs, une trentaine de PDG sont venus, vous en êtes le dernier. Tous ont souligné qu'ils étaient plutôt heureux de venir devant la commission et de jouer le jeu de la transparence. et nous avons eu un échange courtois, argumenté et parfois en désaccord.
Et il se trouve qu'en démocratie, les désaccords peuvent s'exprimer. Et d'ailleurs, je le dis aussi avec le président qui n'est pas de la même couleur politique, nous avons assumé, y compris des désaccords avec le président de la commission que je remercie et avec l'ensemble des auditionnés, qu'ils soient des PDG, des syndicalistes, des chercheurs, des chercheuses de l'administration, les ministres en place, des ministres que des anciens ministres de gauche comme de droite. Alors, vous m'évoquez parce qu'il faut venir sur le fait, mais moi je ne veux pas tomber dans le panneau parce que l'objet de la commission n'est pas ni l'humanité ni autre, mais vous m'interpellez et donc avec un débat respectueux, je veux pouvoir vous y répondre et vous pouvez être en désaccord avec moi, monsieur Arnaud, et je n'en ai aucun problème.
Effectivement, l'humanité a fait ce matin un article comme elle le fait régulièrement, je ne sais pas si vous le lisez quotidiennement, sur les luttes sociales à peu près partout en France. Euh et donc on n' rien dévoilé. Ce n'est pas une enquête au long cours.
On en viendra puisque on a notamment avec le patron de Michelin et d'champ les deux puisque nous avons déclenché cette commission d'enquête par le groupe communiste notamment en lien sur les questions sociales, les licenciements, le versement dividend et les aides publiques dans un contexte où 300 fermetures, 300000 emplois menacés. Et donc nous avons eu ce débat notamment avec monsieur Menegude Michelin, monsieur Daras Dahan et beaucoup d'autres et beaucoup d'autres dont d'ailleurs je n'ai pas remarqué ou regarder que l'humanité fasse tel ou tel article sur telle ou telle question. Elle en a fait beaucoup notamment par exemple sur la question d'Arcélormital.
Nous avons eu la chance d'avoir monsieur Alain le gris de la salle. Nous en avons fait des articles avant. Nous en avons fait des articles après.
Nous sommes sur une question de nationalisation que je porte à titre personnel avec mon groupe et dont ici on peut avoir des débats et des désaccords. Et donc effectivement ce matin, il y a eu un article sur les suppressions d'emploi dans la filière MOIN qui concerne votre couple. Je dois vous dire que vous vous pouvez avoir la possibilité d'être en désaccord avec cet article.
C'est la liberté d'expression, la liberté journalistique auquelle je crois vous comme moi, nous sommes attachés et je ne tiens pas le stylo de l'ensemble de mes journalistes comme vous ne tenez pas le stylo, je crois des journalistes, du Parisien et des échos. Et d'ailleurs, j'ai lu lundi avec grande attention parce que je lis chaque jour, moi l'ensemble de la presse, le Figaro, le Parisien, les échos. J'ai lu un bel article des échos lundi, je peux me dire qui pour l'instant n'avait pas parlé de la commission d'enquête, mais il se trouve qu'elle en a fait un deux pages, les patrons face au pièges des commissions.
Voilà dont je cite l'article parce que moi dans l'article de l'humanité, vous n'êtes à aucun moment mise en cause. Vous l'auriez pu l'être et vous pourriez être en désaccord. Je lis le passage.
La ligne de crête est étroite. Il parle des commissions d'enquête. Face à des élus qui soufflent le chaud et le froid et joue parfois aux enquêteurs voire aux inquisiteurs.
Certains patrons peuvent perdre leur clam. En début de semaine dernière, Rodolphe Saadé, le PDG de la compagnie CMA CGM, n'en est pas passé loin. Questionné par le rapport de la commission d'enquête sur les aides publiques, le sénateur PCF Fabien Get, c'est moi-même, j'étais, je dois vous le dire, assez honoré que les échos me citent sur le traitement de faveur dont bénéficie sa compagnie grâce à la taxe au tonnage que certains voudraient supprimer avec d'autres niches fiscales.
Rodolphe Sadé n'a pas résisté à un exercice de recadrage. Et je vous lis juste en dessous. Alors là, c'est magnifique.
C'est par exemple le fait du jour économique de David Barou qui ne me cite à aucun moment mais dépin mon tableau et il finit comme ça. Ce n'est certes pas revenu au tribunal révolutionnaire de Robespierre qui coupe pas trop de tête mais nous sommes sur une mauvaise pente de démagogie politique. Ben, je dois vous dire, monsieur Arnaud, que je ne partage pas ce qui a écrit dans les échos, mais à aucun moment je me serais permis de téléphoner à monsieur Louette que je connais parce qu'il est le patron du Parisien des échos et comme je suis le patron de l'humanité parce qu'elle est la liberté tout à fait journalistique et que au demeurant je la respecte au-dessus de tout et qu'en démocratie, je crois que ça devrait être le cas à chaque fois qui que nous soyons, que ça soit vous, que ça soit moi, que ça soit n'importe qui d'autres dans de cette salle, les journalistes ont le droit de porter un jugement sur tel ou tel acte, de l'argumenter, de donner du contradictoire, ce qui est le cas.
Moi, je n'ai pas eu le droit au contradictoire d'un parisien des échos, mais j'imagine que j'aurais tout à fait le loisir aussi de pouvoir m'y exprimer et si on m'y invite, je le ferai avec grand honneur. D'ailleurs, si un jour vous continuez, vous souhaitez vous exprimer dans l'humanité et avoir un débat avec moi ou avec quelqu'un d'autre, j'en serai très heureux. Monsieur, voilà, j'en finis et mais je pense que c'était bien que nous clôturons.
Donc je pense que maintenant que les choses sont dites puisque je sais et pour être tout à fait transparent, monsieur Arnaud puisque nous le sommes et vous appelz un souci transparence, nous avons eu beaucoup de mal à ce que vous veniez et vous l'aurez me remarqué d'ailleurs, ni le président, ni moi-même, ni l'administration ici n'avons communiqué depuis le mois de février à aucun moment sur le fait que nous ayons difficulté à trouver une date. Je trouve que c'est normal, mais si vous souhaitez la transparence totale, nous pouvons rendre l'ensemble des échanges transparents. Je suis pas sûr qu'à ce moment-là ça soit votre avantage.
Je vous remercie monsieur Bien. Merci monsieur pardon monsieur le président, je vais vous donner la parole mais juste pour terminer après sur le sujet après je voudrais qu'on vienne à la je rappelle juste par rapport à ce qu'a dit le rapporteur que aucunement le parlement le Sénat nous-même ici à cette commission d'enquête nous outrepassons nos droits et nous partons dans une espèce d'inquisition quelle qu'elle soit. Je rappelle que ces prérogatives de contrôle datent de l'ordonnance du 17 novembre 1958 et que quand on parle d'aide publique, c'est-à-dire d'argent public, on est vraiment complètement dans le domaine quand on est dans une commission d'enquête et qu'on veut pousser un peu loin.
Voilà, c'est tout. Je je vous répondais pas monsieur, je répondais juste à à ce qu' pas dit par le rapporteur. Maintenant je vous avez je vous donne la possibilité de répondre un petit coup monsieur le président directeur général mais je voudrais qu'on enne au fait du sujet.
Je vous en prie. D'abord je suis tout à fait d'accord sur ma présence et l'intérêt des débats que vous présidez. La question n'est pas là. simplement, j'aurais trouvé plus convenable franchement que monsieur le rapporteur fasse ses critiques à mon sujet après m'avoir attendu entendu plutôt que de le faire avant de me recevoir.
Bon, c'est tout. Ça m'aurait paru disons monsieur je je veux je veux pas comprendre euh comme vous et je ne vous en tiens absolument pas rigueur en tant qu'actionnaire d'avoir tenu le le stylo des journalistes. Je précise que je ne tiens pas le stylo des journalistes, que je ne suis pas le directeur de la rédaction et que hier et un certain nombre de sénatrices et sénateurs peuvent être là.
J'étais l'ensemble de la journée ici au Sénat et que je n'ai participé ni de près ni de loin à cet article et qu'il m'arrive pour être tout à fait transparent d'y écrire une fois tous les 15 jours mais que depuis le départ je m'en suis tenu à une chose ne suis jamais intervenu depuis 6 mois que la commission d'enquête sur la question des aides publiques, ni sur la question évidemment qui intéresse de près ou de loin à des auditionnés et que je ne le ferai absolument pas avant la clôture de nos travaux le 8 juillet. Mais par contre, il m'a paraît, et vous le comprendrez comme vous, qu'il m'a paraît inconcevable que je puisse dire ou donner un ordre à la rédaction de de leur priver, de commenter, de dialoguer les questions de lutte sociale qui, et ça je pense qu'au moins on pourra se mettre d'accord, est plutôt le cœur du journal de l'humanité. Voilà, je pense que on peut clôturer et commencer un autre sujet à part et et je suis et je le redis puisque monsieur le président, je suis tout à fait favorable, monsieur Arnaud et je le dis ici publiquement à vous voir après l'audition à votre convenance pour continuer cet échange si vous le souhaitez.
Oui. Oui, mais ça pourquoi pas mais simplement il est très difficile pour quiconque de croire que vous êtes directeur de ce journal. Très bien.
Et que vous n'ayez pas vu la une avant qu'elle soit éditée. Bon voilà, c'est tout. Passons à autre chose.
Bien, on va clore le débat sur le sujet. Je je voulais juste vous dire que on s'est entendu avec le rapporteur depuis le début de la commission d'enquête et d'ailleurs vous verrez qu'il n'y a pas de presse présente ni médiat parce que c'est une décision qu'on a pris nous parce qu'on veut un un état d'esprit qui soit complètement consacré à la commission d'enquête lors des auditions. Mais on a également tenu et tous les sénatrices, toutes les sénatrices et tous les sénateurs ici présents le savent.
Nous avons été clairs depuis le départ. Moi je l'ai j'ai vraiment insisté dessus en tant que président, c'est que mis à part échanger avec la presse, avec les médias sur des auditions qui ont eu lieu, le reste tant que l'audition, tant que la commission d'enquête n'a pas rendu son rapport, discrétion totale, c'est une décision qu'on a pris et qu'on a imposé qui a enfin qu'on a imposé, elle a été prise de la bonne meilleure des manières par nos collègues, mais voilà, c'est un sujet dont on sait qu'il est sensible. qu'il implique derrière des conséquences importantes.
On a affaire quand même au fleur des industries de notre pays. On fait pas n'importe quoi. Je peux vous l'assurer monsieur le président directeur général.
Maintenant, on va donner la parole comme vous m'aviez invité à votre directrice madame Camanise qui va pouvoir sur un autre sujet sur un autre sujet. Ah, pardon. puisque j'ai la chance de me trouver parmi les sénateurs et les sénatrices ce soir et qu'on parle quand même un peu d'emploi en ce moment hein.
J'aimerais un moment ou un autre pendant cette audition pouvoir vous donner quelques informations, ça prendra 5 minutes ou 10 minutes sur les problèmes que l'on rencontre aujourd'hui en France au niveau de l'emploi et notamment à cause des problèmes internationaux d'un côté avec les États-Unis et de l'autre avec la la Chine. Voilà. Mais monsieur monsieur le président euh dans les questions que nous faisons, elles portent strict au census sur les aides publiques, mais nous avons ouvert toutes les questions dans les dernières du rapporteur ou de celle de mes collègues sur le contexte international, la guerre commerciale Chine, États-Unis, on a bien conscience évidemment, je vous ai rappelé le cœur de l'objet pourquoi nous avons déclenché cette commission d'enquête, mais évidemment, elle a évolué et nous aurons tout loisir à échanger sur une question d'actualité qui, comme je le dis, C'est un débat d'intérêt public et général.
Je pense intéresse beaucoup de monde sur cette question. Donc évidemment, vous aurez de ma part une question mais j'imagine que beaucoup de collègues aussi. Et d'ailleurs pour terminer là-dessus, je peux vous assurer, monsieur le président directeur général, qu'ici nous sommes tous patriotes et que nous préférerions que l'ensemble des articles que l'on peut voir dans l'ensemble de la presse nationale parle de la réussite des embauches, du développement de nos entreprises, que nos entreprises gagnent de l'argent, qu'elles payent des impôts, qu'elles versent des salaires plutôt que de voir, mais vous n'en êtes pas le responsable, mais de voir la situation difficile économique dans laquelle et qui fait que il y a une conséquence de plan de départ volontaire, de plan de licenciement, de restriction et cetera.
Voilà, on est on déplore comme vous la situation telle qu'elle est et on y met également tous nos efforts dans les rôles qui nous sont attribués pour essayer de de faire avancer ce pays et et de le développer économiquement comme sur d'autres domaines. Voilà, je donne maintenant la parole à à madame la directrice Caban. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, permettez-moi avant tout de remercier nos 75 maison puisque ce travail de recensement concernant les les aides publiques étant donné la configuration du groupe a été un travail de mobilisation de beaucoup d'équipes pour répondre dans le délai imparti et aussi pour être le plus précis possible malgré une lisibilité juridique de la notion qui vous en avez vous-même euh discuter à des débats sur ce qu'elle retient.
Pour l'année 2023, c'est un total de 275 millions d'euros tout aide confondu, qu'il convient de rapporter à une contribution fiscale de 3,8 milliards d'euros que je vais détailler et un montant d'investissement en France de 3,9 milliards d'euros. Je vais structurer mon propos pour le plus de clarté possible en deux points. D'abord, tout ce qui a trait à l'empreinte fiscale et les crédits d'impôts et ensuite tout ce qui a trait au salaire et charge salarial.
Et je conclurai comme vous nous l'avez invité dans certaines questions avec quelques pistes de réflexion. Avant ça, deux choses. La première c'est comme vous l'avez demandé, tous les chiffres que je vais donner se portent sur l'année 2023.
Et deuxièmement, il y avait un sujet concernant les sous-traitants. Sachez que nous travaillons avec environ 13500 fournisseurs de rang 1. Nous n'avons pas de visibilité sur les aides qu'ils ont et nous n'avons aucune légitimité juridique à leur demander.
Donc, ils seront pas partie de mon propos aujourd'hui. Donc concernant l'empreinte fiscale du groupe et les crédits d'impôts, quelques données pour être sûr qu'on nous avons tous en tête les ordres de grandeur et les chiffres exacts. Sur l'exercice 2023, la contribution fiscale totale du groupe en France est de près de 4 milliards d'euros hors TVA généré par nos activités avec 2,5 milliards d'impôts sur les sociétés.
Et dans le même temps, les investissements du groupe en France s'élèvent à 3,9 milliards d'euros. Ce qui démontre bien que la France est une terre d'ancrage pour LVMH et qu'on y investit et qu'on y crée de la valeur. En ce qui concerne les crédit d'impôts perçu par le groupe sur cette même année, ils sont de l'ordre de 64,5 millions d'euros donc représentant seulement 2,61 % de la charge d'impôt sur les sociétés de la même année et une part similairement faible si on le rapporte aux investissements.
Sur ces 64,5 millions d'euros, nous bénéficions principalement du crédit impôt recherche. Je dirais cire pour gagner du temps dans mes prochains propos pour 30,6 millions d'euros et du crédit d'impôt messena, le SIM pour 32 millions d'euros. Concernant le CIR, comme vous voyez, nous en bénéficions peu.
Pourquoi ? parce que nous en bénéficions sur nos investissements attachés à la recherche fondamentale de nos activités parfum et cosmétiques. Et finalement, c'est un dispositif dont LVMH bénéficie peu par rapport à d'autres sociétés qui ont été auditionnées ici même avant nous parce que les les dépenses éligibles au CIR n'incluent pas toute la partie design et la majorité de l'innovation du groupe LVMH se fait autour du design et en Italie d'ailleurs, c'est un dispositif qui existe par rapport à votre question sur la comparaison avec d'autres pays au niveau du crédit d'impôt Mena Donc en 2023, le groupe a bénéficié du SIM à hauteur de 32 millions d'euros comme je vous le disais pour un montant total de donation déclaré sous ce dispositif c'est le vent à 63,7 millions d'euros.
Par ailleurs et pour être parfaitement exact, ce montant devrait également tenir compte des dons notamment effectués sur la reconstruction de Notre Dame, 200 millions d'euros. Mais nous n'avons pas fait la demande d'aide fiscale sur ce don important. Et enfin, il est à noter que beaucoup de maisons et on en a recensé à peu près 950 partenariats avec des associations et ou des fondations dont les activités bien évidemment génèrent une contribution positive à l'économique et sur les territoires sur lesquels elles sont implantées.
Euh travaillent à ça et ne sont pas imputés sur ça. Si je passe maintenant à tout ce qui est lié au salaire et charges salariales, donc en 2023 la masse salariale du groupe LVMH en France est de 2,4 milliards d'euros auquel il convient d'ajouter 1,1 milliards de charge sociale patronale, donc un coût total de 3,5 milliards d'euros. Dans le même temps, donc sur cette même année 2023, le groupe a bénéficié de 193 millions d'euros d'aide sociale, ce qui représente 5,53 % du coût de sa masse salariale totale.
Comment était à l'Ou Z ? Plus des 2 tiers en fait concernent des allègements de charge patronale qui sont liés à de la redistribution de valeur aux salariés, donc principalement intéressement, participation. et le tiers restant se divise entre des aides à l'apprentissage, des aides à l'alternance et des aides dans une moindre mesure sur les titres restaurants.
Donc sur l'apprentissage et l'alternance puisque c'était une de vos un de vos sujets aussi de de focus. En 2023, le groupe a signé 1700 contrats d'apprentissage et 200 contrats de professionnalisation pour les moins de 30 ans, ce qui représente à peu près 5 % des effectifs euh totaux de la France. À ce titre, le groupe a touché respectivement 10,2 millions et 1,1 million d'aide, donc au total environ 11 millions.
Si à nouveau on le remet en perspective, cette aide représente 0,46 % du montant de notre masse salariale et 14,67 % du coût estimé de l'apprentissage. Ce qui démontre aussi que l'apprentissage revait pour le groupe une importance stratégique pour assurer la transmission des savoir-faires et pas quelque chose de tactique. Pardon.
Enfin, et avant de conclure sur la partie aide sociale, peut-être quelques mots sur le CICE qui était dans les questions que vous aviez posées qui a un dispositif qui n'existe plus mais entre 2013 et 2018, LVMH a perçu en cumulé donc sur l'ensemble des années 143 millions au titre du euh Oui. sur les 6 ans du CICE, ce qui représente sur cette même période 1,12 % de la masse salariale France. Et en fait, c'est un dispositif dont on a peu bénéficié parce que comme le rappelé monsieur Arnaud, ce crédit d'impôt étant assis sur la masse salariale de bénéficiaires hors salaire supérieur à 2500 € dans la mesure où le ratio des rémunérations est supérieur à 3000 € et la majorité de ce qu'est la masse salariale française, le groupe était donc peu sensible et éligible au CICE.
Avant de conclure, je souhaiterais mentionner les aides relatives au secteur des médias et de la presse. Elle ne représente pas de montants très élevé sur l'exercice 2023, 15 millions d'euros et elle transite par nous, c'est-à-dire ce ne sont pas des aides qui nous sont destinées, vous devez connaître le principe, mais que nous collectons à hauteur de 75 % pour les données à notre distributeur de presse France messagerie. Et la location de ces aides par rapport à la question d'utilité est à notre sens nécessaire à la survie du secteur de la presse.
Quelques pistes de réflexion pour conclure brièvement sur la transparence. En fait, quand on a fait le recensement des aides, on a vu que le ministère de la culture mettait sur son site l'ensemble des aides et l'ensemble des titres de presse auquel il fournissait des aides. Et on on serait assez favorable à ce que tous les ministères qui donnent ou allouent des aides fassent le même type d'exercice avec un petit détail en plus, c'est que en fait on fait du reporting brut.
Donc d'un côté, on parle des aides mais on les remet pas en perspective de toute la partie prélèvement, investissement en France. C'est ce que j'ai essayé de faire dans mon propos et on pense que ce serait sans doute plus intéressant en terme de comparaison, notamment en terme de compétitivité puisque c'est aussi de ça dont on parle, de regarder tout ça et d'avoir des reportings et de la transparence sur les contributions nettes des entreprises. C'est un ST tank qui a essayé de faire un exercice qui a d'ailleurs montré Rex Code qui a d'ailleurs montré que la France était en prélèvement net devant l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne.
Donc donc ça c'est un sujet. Et pour aller plus loin, je vais dire très brièvement parce que d'autres avant nous l'ont dit aussi, une nomenclature plus claire des aides avec une rationalisation du nombre d'aides et du type d'aide et des dispositifs simplifiés notamment pour les PME parce que certaines aides on abandonne avant même d'avoir essayé tellement les dispositifs sont compliqués. Donc quand c'est le cas d'un groupe comme LVMH, on imagine pour des petites entreprises.
C'est tout pour moi. Merci. Merci madame la directrice.
Je partage parfaitement ce que vous venez de dire que des aides peuvent être considérées comme très importantes mais il faut à chaque fois et si on fait un tableau de bord de transparence, il faut à chaque fois mettre la contribution de l'entreprise en face ce qui permet de relativiser et de comparer. Et on se rend compte, moi je le dis hein, trentaines de de grandes entreprises qu'on a pu auditionner que à part une ou deux euh les aide ne représente pas un pourcentage très élevé de la contribution, quelqueordre que ce soit que ce soit euh au niveau français. Bien, je vais je vais je vais immédiatement donner la parole à notre rapporteur euh en essayant de se garder bien évidemment un petit moment euh pour les échanges avec les autres collègues.
Pour les échanges avec les autres collègues et évidemment euh et vu je pense le nombre de questions qu'il y a mes collègues, bon j'avais prévu une série de cinq questions, je vais me tenir à trois parce que j'imagine par exemple que la question commerciale et la guerre avec les États-Unis, d'autres collègues. Bon, donc moi, je vais rester sur le sujet, uniquement le sujet. Je vous remercie monsieur le président directeur général, madame la directrice pour l'ensemble des aides.
Je vous pose la première question. Euh donc vous êtes plutôt favorable à la transparence des aides publiques puisque vous venez de faire comme l'a rappelé monsieur le président le même exercice que l'ensemble des PDG. Et je pense que ce débat est d'intérêt, je le redis public et général puisque ce que dit le président Ritman a juste raison, c'est qu'on s'aperçoit que pour les grands groupes euh il c'est une fourchette entre 3 et 7 % du résultat net global.
Donc accompagne le développement et le maintien de l'emploi. Mais ce n'est pas déterminant, sauf pour deux ou trois secteurs extrêmement précis, par exemple le nettoyage ou la question de la grande distribution. Mais ce n'est pas le sujet puisque vous n'êtes pas intéressé sur cette question.
Moi, j'en viens. Donc, transparence, vous l'avez répondu. Euh est-ce que je je j'ai zappé, mais là c'est ma faute.
Euh le montant de l'exonération des cotisations sociales, vous avez certainement dû le donner, mais je vous avoue que c'était dans le la suite d'un en tout c'est 193 millions sur l'année des exonérations de cotisation sur le milliard sur le milliard 100, c'est ça ? Ouais. D'accord.
Merci. Pas d'IP box. Non, parce que ça fait partie des des aides qu'on a considéré comme d'un point de vue administratif et complexe et procédurier très compliqué par rapport à ce que ça rapportait fin.
Donc par rapport à mon message de simplification, c'est quelque chose qu'on ne poursuit pas, que vous ne faites pas. Très bien. Donc ma première sé question, c'est celle qu'on a posé la même à votre un de vos concurrents, monsieur Pinot de du groupe King sur notamment la détaxe.
J'en reviens, je vais pas réexpliquer le système de la de la DAX. ma rencontre avec les douaniers. Donc c'est permet à des touristes extraeuropéens de pouvoir acheter des produits qui ont équivalent à plus de 100 € plutôt des produits de luxe. comme ça et qui une fois arrivé à l'aéroport ou qui quitte le territoire national par train parce qu'il existe aussi tu es en contact avec des douers de Suisse ou qui sont à la frontière suisse ou la frontière italienne dire que on le rembourse la TVA donc à peu près l'équivalent de 20 % du montant global de tel ou tel achat et effectivement il faut que le vendeur soit agréé par le système des douanes qu'il contrôle que le résident a bien une résidence extra européenne qu'il a un billet retour.
Donc c'est quand même des contrôles assez complexes pour le vendeur, mais à l'arrivée à l'aéroport, c'est un peu plus compliqué puisque la déta se fait avant en réalité l'enregistrement et que les douanes constatent que il y a un certain nombre de fraude puisque quelqu'un qui voudrait racheter 20 sacs de tel, pas forcément de votre marque, d'une marque peu importe, puisse venir se détaxer. un billet d'avion peut coûter 500 € et puis s'il repart avec des milliers d'euros de TVA, évidemment le billet d'euros le billet à 500 € reste une paille. Donc trois questions précises.
Euh combien représente euh le montant des achats faits par des taxes ? par exemple, puisque c'est public, c'était dans l'audition, monsieur Pinou nous a dit que sur à peu près 930 millions de chiffres d'affaires en en France, cela représentait 20 % de son montant global. Est-ce que c'est à peu près un peu plus ou un peu moins ?
Est-ce que vous pouvez nous donner un chiffre ? La deuxième, est-ce que vous considérez ou non que c'est une aide publique indirecte ou en tout cas que ça favorise la compétitivité ou l'attractivité de la vente des produits de luxe en France par rapport à d'autres voisins européens ou ailleurs ? Et enfin, est-ce que vous seriez d'accord que nous mignions une réflexion peut-être commune parlement grand industriel du luxe pour faire face notamment à cette question de la fraude dont on narrive pas à estimer mais dont on sait qu'elle est régulière.
D'autant plus depuis j'ai posé ces questions, beaucoup de gens m'abruent et me disent "Mais monsieur G, savez-vous qu'en plus avec l'avènement d'Internet, ce sont créés des sites qui permettent de détaxer tout en scannant Zaptax, skip taxe, trip taxe et qui permettent de de détaxer et donc là la maîtrise du fait que le touriste extraeuropéen reprenne un vol ou pas n'est pas du tout assuré. Donc, seriez-vous d'accord que nous menions cette réflexion de façon commune ? Voilà ma première série de questions.
Alors, je vais laisser monsieur Stéphane Bianqui connaît très bien le sujet répondre à cette question. Je voudrais dire au départ quand même que j'étais j'ai écouté la réponse de monsieur Pinot à votre question et j'adhère à peu près à tout ce qu'il a dit de manière très complète et très pertinente. Voilà.
Maintenant, je passe la parole à monsieur Bianquier. Euh monsieur le rapporteur, donc tout d'abord, j'aimerais rappeler que c'est la détax, c'est une disposition du droit communautaire transposé au droit français, hein. C'est pas juste une exclusivité française.
Donc ça, je pense que c'est important. J'ai rappelé la derère fois, c'est c'est un dispositif qui a qui existe à peu près partout, sachant que chaque pays par contre peut mettre et fixer un montant et que nous sommes à peu près attractifs en les ayant mis à 100, ce qui permet quand même de de de de charger de de permettre beaucoup d'achat et notamment dans le produit de luxe, ce qui est normal, 100 € c'est très vite atteint. Ah ouais, d'autres pays sont un peu plus mettent des barres un peu plus élevés.
Il y a aussi beaucoup de détaxes hein dans la dans l'alcool et les spiritueux. hein, d'ailleurs on le voit et ce qui aide nos filières. Bon, je je dis ça et ça ce sont pas des montants considérables mais en volume, ce sont des montants quand même très important.
Euh ce que euh je peux dire sur les chiffres c'est que les chiffres sont à peu près similaires effectivement à ce King, donc 20 % plus de notre chiffre d'affaires en France. Euh et on fait en France donc 8 % du chiffre d'affaires du groupe est fait en France, ce qui fait à peu près 7 milliards d'euros du chiffre d'affaires en France. hein, c'est donc 20 % 20 % plus euh voilà entre 20 et on on l'a évalué entre ça aussi entre 20 25 %.
OK. Ouais. D'accord.
Voilà. Ça c'est le chiffre d'affaires euh fait avec la des taxes. Maintenant ce que nous pensons, c'est que ce n'est absolument pas une aide publique.
Ce qu'on pense, c'est que c'est au contraire quelque chose qui fait partie de l'attractivité de la France. On a vu un pays dernièrement qui qui est très proche qui a quitté l'Union européenne et qu'on connaît tous pour y avoir été plusieurs fois qui est le UK, le le Royaume-Uni pardon. Au Royaume-Uni, ils ont décidé effectivement d'arrêter.
Donc là, on a un exemple très concret à côté de nous où ils ont arrêté. Bon, c'est pas moi qui fait l'étude. Il y a eu une étude qui a été menée en 2023.
Alors, c'est un nom un peu barbare. Donc, je prends mes lunettes et je vous le lis. C'est le Cèbre, donc Center for Economic and Business Research qui a chiffré le coût de l'arrêt de la des taxes.
Ils ont chiffré ça. Alors de mémoire c'est Boris Johnson qui avait commencé à lancer ça à l'époque et c'est lui disait ça coûte ça nous coûte entre 5 et 6 milliards de livres par an cette détax c'est une infamie et cetera. Ils l'ont arrêté.
Le coût pour l'économie, pour le trésor britannique, il l'a évalué à 10,7 milliards de livres et annuellement 2 millions de touristes en moins. Donc moi, je dis un, on considère pas que c'est une aide publique, mais de on considère que c'est un élément d'attractivité pour notre pays qui est très important. Voilà.
Donc ça après pour aller dans votre sens, si on peut renforcer les contrôles, on est favorable. et on est même favorable à travailler avec les douanes pour voir comment on pourrait améliorer ce type de contrôle. Ce travail avec les douanes, on pense qu'il est très important et on le fait.
On pense qu'il y a un élément même encore plus important, alors je sors un peu de de des aides publics, mais qui est la contrefaçon qui nous coûte beaucoup plus cher, beaucoup plus cher à l'économie française. La contrefaçon 467 milliards au niveau mondial, 2,3 % du commerce mondial au niveau de l'Europe. la contrefaçon 100 milliards d'euros par an, près de 5 % de notre commerce des importations européennes.
Donc on pense que certes, il y a une question sur des taxes et d'accord, on peut on peut la travailler, on peut l'améliorer, mais on pense qu'il y a un quelque chose d'encore plus fondamental pour notre pays, pour nous tous d'ailleurs qui est la contrefaçon, hein. On donne, il faut savoir que déjà sur la contrefaçon, on travaille avec les douanes, on donne des cours de formation à nos douers, aux gendarmes, aux policiers, mais 80 % des des captures de produits contre contrefait sont faits pardouanes. On pense que c'est vraiment par douan qu' faut passer et on est tout à fait prêt à travailler de manière plus rapprochée avec les douanes pour travailler sur la des taxes.
Voilà. Merci monsieur le directeur. Juste une petite réflexion, ce qui ne veut pas dire que c'est pas une aide publique, mais pour le coup de ce que vous nous dites, c'est une aide publique, vu l'expérience britannique, c'est une aide publique qui trouve son efficacité mais ça reste une aide publique.
D'ailleurs, l'objet d'une aide publique, c'est c'est justement d'optimiser, de développer, de favoriser et et je parle pas favoriser les entreprises, je parle de favoriser le développement économique. Et visiblement, si c'est une aide publique, nous le considérons comme une aide publique parce que c'est quand même l'administration fiscale, l'État qui décide de se priver d'un certain montant de rentrée, mais finalement qui trouve en face une vraie réponse et un vrai démultiplicateur. Donc c'est une aide publique efficace.
D'accord. Alors nous je dis pour nous c'est pas une aide publique parce qu'on l'a pas considéré effectivement dans les montants qu'on vous a donné. Absolument pas.
Donc c'est pour ça que pour nous c'est pas mais c'est une aide utile. Voilà très clairement. Voilà.
Non, mais poser la question ne veut pas dire remettre en cause le système, mais interroger et le fait que moi les douiniers estimer par exemple que ce dispositif coûtait à l'état 2 milliards d'euros mais sans précision utile. Vous nous dites entre 1 milliard 4 et 1 millard 7, j'ai essayé de faire un produit en croix en quelques minutes. Euh pour vous un de vos concurrents 200 millions, donc on est déjà donc on est quasi au deux.
Si après on ajoute d'autres concurrents à Hermes et cetera, donc on est grosso modo aux alentours du 2 milliard voir dépassé et c'est sûr que c'est un outil d'attractivité de la France qui n'est pas une aide une subvention directe mais qui est une aide au commerce parce que effectivement vous venez de le dire les anglais sont sortis de ce système et vous avez constaté comme l'ensemble des acteurs de la profession qui avait une baisse drastique des ventes en Angleterre puisque le même public qui a les moins moyen de s'acheter du produit de luxe. S'il ne veut pas le faire demain à Londres, il vient à Paris et si demain il le fait pas à Paris, il le fera à Rome ou ailleurs d'ailleurs. Mais je pense que c'est un débat utile et précis.
Ma deuxième question porte sur le Crédit Messen Madame la directrice que vous avez signalé. Euh un rapport de la Cour des comptes de 2018 euh pointe cette question sur le messen aux entreprises. C'est le dernier rapport qui euh pointe les questions euh sur et page 57.
Donc je cite toujours mes sources pour avoir un débat argumenté, posé et un dialogue où il l'intitule un dispositif à mieux encadrer et un chapitre et consacré à la fondation LVMH. Je le cite, la réduction maximale d'impôts pour l'ensemble des entreprises du groupe LVMH concerné s'élève sur la base des contributions versées à 518 millions d'euros pour les 11 premiers exercices. Donc je précise à tout le monde 518 millions sur 11 exercices puisque les rapports de compte ne font pas sur un seul exercice comme nous avons demandons de le faire sur 2023 mais bien sur 11 exercices soit 47 millions en moyenne sur les exercices qui l'ont constaté.
En ordre de grandeur, elle représenterait environ 8,1 % de la dépense fiscale totale pour l'État au tit du mcénat d'entreprise sur la période 2007. 2017. Euh donc la fondation d'entreprise Louis Vitton constitue, je le cite, un cas exceptionnel par son ampleur d'utilisation des possibilités offertes par la législation fiscale en matière de messenant.
Donc je voulais ma première question, qu'est-ce que vous en pensez ? et à quoi utiliser ce crédit messena qui utilisait pas d'autres entreprises mais comme le pointe le le le la cour des comptes de façon plutôt exceptionnelle par votre groupe et le deuxième c'est elle pointe aussi un autre fait la cour des comptes un recours massif au mécanisme d'optimisation fiscale. Je parle bien du groupe parce que moi la question n'est que le groupe.
Le reste ne concerne pas notre évidemment notre notre commission d'enquête et pose la question, elle n'y répond pas mais elle pose la question est-ce contradictoire de recevoir de l'argent public tout en recourant à des mécanismes d'optimisation fiscale ce que nous avons aussi posé d'autres questions à évidemment d'autres PDG. Je le précise, l'ensemble des multinationales du CAC 40 pour l'ensemble, j'ai déjà cité ce chiffre, notamment lorsque nous avons reçu et auditionné notamment les agents du FIS, 15 % des multinationales françaises dans leur globalité ont recours à des mécanismes d'optimisation, voire à des filiales dans des paradis, ce qu'on appelle les paradis fiscaux, ce qui en moyenne Pour chaque entreprise du C40, c'est 63 filiales en moyenne dans les paradis fiscaux. Euh selon les révélations d'Open Luxe révélé par le monde, je cite aussi LVMH possède 24 filiales au Luxembourg et selon les Paradise Paper révélés par le monde, vous avez logé au moins six actifs dans des paradis fiscaux.
Donc mes deux questions sur le méenat d'entreprise, à quoi est-il utilisé par votre entreprise ? Et êtes-vous d'accord avec ce euh ce rapport de la Cour des comptes qui dit que euh votre entreprise en bénéficie de façon excessive. Et la deuxième, partagez-vous l'interrogation de la Cour des comptes sur cette question d'optimisation fiscale, d'avoir des crédits d'impôts et j'entends puisque vous nous avez donné aussi le montant payé en France donc avec des montants substantiels mais aussi est-ce que ces révélations sont exactes ou fausses ?
Et que pouvez-vous nous dire sur cette question ? Voilà, c'est ma deuxième série de questions concernant le Messenat, le fait que la somme que cite le l'étude que vous avez mentionné, c'est la cour des comptes. La cour des comptes, ce rapport a été fait à l'époque où nous avons terminéement déjà un certain temps, hein.
Je sais pas de quelle année date ce rapport. Alors, le dernier, c'est ce que j'ai cité 2018. Voilà.
Je l'ai précisé et c'était sur les périodes 2017, ça fait déjà 7 ans et euh la fondation a été terminée en 2014. Donc les travaux de cette fondation, vous la connaissez peut-être, vous imaginez le coût, ça a coûté très cher. Et à l'époque, il y avait la loi Messena, la loi Messena qui a été amendée depuis probablement à la suite de ce rapport. et nous avons utilisé cette toi Messena et le bâtiment ayant coûté très cher, le montant parfaitement légal qui était prévu dans la loi Mcenna à l'époque est élevé hein.
Depuis la loi a été amendée et deuxièmement nous avons réalisé par ailleurs un certain nombre d'opérations de messen dans lesquels même avec la nouvelle loi nous avons décidé de ne pas l'utiliser. par exemple la reconstruction de Notre Dame pour laquelle on a investi 200 millions sans demander la loi Mena que nous aurions pu laquelle nous aurions pu recouvrir et cetera et cetera. On a fait pas mal de de choses sans sans demander l'application de la loi messena.
Voilà. Donc une explication peut-être mais la somme importante est d à la dépense importante dont on a assuré plus de la moitié même je crois que je me rappelle plus de la déduction mais c'était moins de la moitié hein et on a dépensé quand même une somme considérable pour créer cette fondation qui aujourd'hui est visitée par énormément de monde qui est un des grands succès artistique où la plupart des grands musées du monde veulent venir et nous avons tous les ans deux expositions, une actuellement d'ailleurs avec vous avez peut-être vu David Oknytet, on en a une autre en préparation pour la rentrée avec Gérard Richer et cetera. Donc euh je crois que c'est ça l'explication et sur le reste peut-être notre secrétaire général qui se charge de tout ça euh peut euh donner plus de de précision.
J'ai une extrême révérence pour la Cour des comptes, corps auquel j'appartiens au corps, monsieur le rapporteur, et donc je ne saurais la remettre en question sur les 700 millions que cite la Cour des comptes. C'est en des fait le le prix de la fondation, trois éléments. Monsieur le rapporteur, ce que la cour oublie de dire, c'est que c'est une convention d'occupation domaniale qui fait que et c'est assez rare, l'État retrouvera au bout de 49 ans, les 49 ans ayant déjà été entamés, la totale propriété notamment à travers la ville de Paris, c'estàd la collectivité publique de cette fondation.
Donc d'une certaine façon, quand vous parlez d'aide, monsieur le rapporteur, l'aide la collectivité publique s'est aidé elle-même. Ce que je souhaite bien évidemment, c'est qu'elle continue dans 35 ans de confier à au groupe LVMH la responsabilité extraordinaire de cette fondation. Mais c'est un retour immédiat, nous ne sommes pas chez nous.
La deuxième chose que je voudrais vous dire, c'est que quand vous regardez le tarif des billets, monsieur le rapporteur, vous rentrerez à la fondation Louviton pour rentrer également au jardin de la climatation pour 14 €. Vous ne rentrez plus au Louvre actuellement pour 14 €. Il y a donc une politique sociale qui est faite grâce à à cet investissement de départ qui est assez considérable.
La troisième chose que je voudrais vous dire, c'est que on a en terme de fréquentation, monsieur Arnaud a dit le chiffre global. Actuellement OCNY, c'est entre 5000 et 7500 personnes qui viennent le voir, 7500 len et donc on a quelque chose qui est un phénomène d'animation culturelle que nous aurions pu choisir de faire. L'idée, on avait été évoqué à un moment, je ne sais pas, monsieur le président si vous vous en souvenez, à la Samaritaine, à côté du Louvre comme une autre fondation.
à côté du centre Pompidou comme une autre fondation et le choix délibéré qui a été fait et là aussi cela un coup c'est d'animer l'Ouest parisien avec un système de transport que nous mettons en place nous-même avec un système d'animation que nous mettons en place nous-même et qui ne profite d'aucun ces effets d'OBen qui sont l'emplacement d'une fondation lors de l'occalisation à Paris. Il y a un grand nombre de vocations sociales. Je ne vous passerai également le nombre de programmes musicaux à destination des scolaires que fait cette fondation, mais elle joue un rôle vraiment exemplaire et je vous l'assure, en matière de diffusion du savoir et de la culture.
Enfin, et là, nous revenons et véritablement dans le périmètre de cette commission. Si nous avions choisi un système d'amortissement et ainsi, nous aurions eu une dépense qui aurait été d'une certaine façon fiscalement à peu près égale à celle que nous avons obtenu de manière plus visible. Enfin, mes lointain souvenirs, mais cela remonte le monsieur le président, vous l'avez dit, à 2006 euh euh 2014, je je crois qu' à des moments, nous avons même euh renoncé à une partie de la défiscalisation sur certaines des dépenses parce que ce que nous étions c'était faire mieux que ce qui était proposé au départ.
Donc cette ce choix du non recours à la défiscalisation que le président a évidemment souligné pour Notre-Dame qui est quelque chose d'exceptionnel, il s'est déjà vu à différentes reprises. Voilà. Merci monsieur Jamet.
Alors, vous avez répondu sur la question du Mcénat mais vous avez vu qu'il y avait la question double. J'ai répondu sur ce quoi j'étais compétent simplement. D'accord.
Donc, je repose la question puisque la Cour des comptes pointe l'utilisation, vous venez d'y répondre et la question des schémas d'optimisation. Donc, j'ai cité là des articles du monde de d'autres confrères et les Open Luxe. Est-ce que ces chiffres ou pas sont avérés ou vous pouvez les contredire en disant que c'est faux ?
Et partagez-vous ou pas l'interrogation de la cour des comptes ? Est-ce que l'on peut bénéficier d'aide publique lorsque on organise ou pas des schémas d'optimisation voire d'évasion fiscale ? Je voudrais m'élever totalement contre ce qui a été dit et reproduit dans un certain nombre de journaux et je ne mets pas du tout en cause le vôtre cette fois-ci hein, mais je ça a été bon non mais si vous voulez mais justement vous en avez le droit je viens de citer mon point de vue notre groupe est présent dans de nombreux pays.
Alors, faut-il pour ne pas être accusé de faire de l'optimisation fiscale, fermer nos boutiques au Panama ? Faut-il ne plus avoir de filiales au Luxembourg où nous avons d'ailleurs un certain nombre de boutiques et à chaque fois nous avons des filiales pour les les manager. Et moi je constate une chose si vous voulez, c'est que notre groupe est probablement parmi tous ceux du CAC 40 que vous avez interrogé le plus patriote.
Nous sommes d'ailleurs celui qui payant de loin le plus d'impôts en France, tout en ayant, comme vous l'avez souligné, uniquement 8 % de notre chiffre d'affaires en France. Et donc il y a quelque chose qui fait que notre groupe ayant une taille importante, ayant une bonne réussite économique, il attire particulièrement les critiques surtout d'un certain nombre de journaux qui de toute façon encore une fois je mets pas en cause le vôtre c'est non mais de journaux orientés contre l'économie libérale entre guillemets capitalist si vous voulez et qui essa de trouver des des raisons alors que on a été victime enfin je dis victime de les augmentations d'impôts sur les bénéfices déclarés en France cette année de 40 %. Bon ce que vous aviez déjà eu dans le passé une augmentation subite de 40 % des impôts.
Pourquoi ? Parce que si on augmentait les impôts de moins que cela, il y a énormément de grosses entreprises qui font autant de bénéfices que nous, je ne citerai personne, qui font autant de bénéfices que nous, mais qui sont des bénéfices mondiaux pour l'essentiel et pas en France qui ne donnent pas droit à en cas d'augmentation d'impôts à des augmentations substantielles et j'en connais plusieurs qui gagnent pas loin du bénéfice d'ev VMH hein qui avec ce système parce qu'ils sont bonne partie délocalisé sont euh quasiment absente de ces hausses d'impôts. Alors que nous cette hausse d'impôts va nous coûter cette année bon selon les bénéfices qu'on va faire plus de 500 millions 700 d'augmentation.
C'est ce que je me trompe là dans les chiffres c'est un peu plus de 700 700. Voilà. Bon, si on vous parlez de la contribution additionnelle exceptionnelle, contribution de 40 % d'augmentation du bénéfice.
J'allais j'allais vous poser la question savoir quel impact ça va eu sur votre groupe. Ça permet, je sais que mon rapporteur n'aime pas trop l'expression mais moi je l'aime bien. Ça permet de relativiser un certain nombre de choses. faire accusé par des rapports tous les ordres d'optimisation fiscale.
Alors que nous sommes ceux qui payons le plus d'impôts et qui allons être augmenter le plus en matière d'impôts. Bah alors les équipes qui en sont chargées, ils sont vraiment pas doués hein. Bon mais c'est un désaccord vous voyez que j'ai avec le président.
Oui. Euh juste pour précision parce que les révélations que je vous ai cité donc Open Luxe et Paradise Paper ont été révélé par le monde un groupement de journalistes de 27 journalistes internationaux dont non mais qui sont pas des journaux néomarxistes loin de là veut je suis pas monsieur de réfuse je défendrai pas le monde mais peut pas l'accuser d'être voilàxiste il est pas marxiste non voilà il est il est plutôt LFI je vous laisse Alors là, je vous laisse mettre de ces propos là. C'est voilà.
Allez, c'est c'est une révélation en tout cas que vous nous faites. Euh et effectivement la question n'est pas de cibler LVMH par rapport ce qu'il y a de mieux dans le monde, c'est le mot croisé. Bon, je vous laisse mettre de ces propos.
Je j'en reviens parce que la question n'est pas de dire par rapport à d'autres ou que vous vous esquissez la question, c'està-dire il y a la question du montant de l'imposition. Le fait n'est pas que vous ayez telle ou telle boutique au Luxembourg, au Panama ou dans d'autres et que vous payez des impôts d'ailleurs dans d'autres régions. La question est de dire et vous avez 75 maisons.
Je comprends que le dossier soit complexe et je pense que pour madame la directrice financière de faire ce travail comme pour tous les PDG a dû être extrêmement complexe mais que lorsque en France on bénéficie pour telle ou telle maison d'accompagnement public avec des aides publiques, euh cette maison en particulier ne fasse pas de schéma d'optimisation. Et je vous rassure, monsieur Arnaud, on a auditionné des entreprises où l'État est actionnaire parfois de référence, où les montants sont plus substantiels d'accompagnement et organise elle-même des schémas d'optimisation fiscale. Voilà.
Donc, j'ai envie de dire, c'est une question au global mais elle mérite d'être posée parce que j'en viens parce que j'ai deux dernière question et je veux être extrêmement voilà bien sûr. Et et évidemment alors il y en a une, elle est pardon allez-y. Faisons vivre le débat.
Précision précision. Mettez mettez-le au parle par rapport à ce que vous disiez. Euh je pense que quand on a un taux d'impôts à 285 et qui va passer à 3613 et qu'on regarde un certain nombre notamment de sociétés euh qui ont un taux d'impôt très différent du nôtre en France, si on essayait de faire de l'optimisation, un on serait quand même pas très doué et de je pense et je peux dire qu'on ne fait absolument rien à but fiscal.
On travaille pour le business. Donc voilà, il faut que ce enfin il faut vraiment que vous en soyez convaincu. Mais on a des entités juridiques un peu partout dans le monde et je tiens à le dire et y compris y compris Panama mais y compris en Suisse aussi.
Et ce sont des boutiques, elles abritent des boutiques des boutiques qui vendent nos produits. Donc après oui, ce sont des structures juridiques parce que nous devons avoir des structures juridiques mais il n'y a aucun schéma d'optimisation fiscale dans ce cadre là. Enfin, ce sont des boutiques qu'on ouvre et en Suisse, on a une forte activité en Suisse et heureusement d'ailleurs qu'on a la Suisse parce qu'on vend des montre.
Donc vous mais vous en avez pas parfaitement le droit de contester les révélations que que j'ai cité. J'en viens et du coup je vais faire une dernière question. D'autant plus que vous contestez sous serement que la personne en question qui a écrit ces choses-là n'était pas sous serment.
Tout à fait. Mais vous avez le droit de de de contester les révélations du monde et d'Openelux. Voilà.
Je voudrais juste qu'on avance un petit peu parce que tous les collèges souhaitent poser une question. Sais je sais. Du coup, j'en avais encore trois deux et j'annonce plus qu'une comme ça.
Ça va tu peux la faire. Mais je la fais je la Ouais mais attendez pardon j'en ai posé deux et on a eu un échange au préambule qui était absolument nécessaire pour monsieur Arnaud. J'en viens sur la question sociale rachat d'action.
Je vais tout mêler en essayant d'être le plus court et le plus concis possible. ce que vous avez contesté au départ, j'en reviens peu importe, c'est pas l'article. D'ailleurs, je viens voir que Radio France vient de faire un article sur les suppressions de MoC.
Je le dis à tout le monde, c'est une information. Je ne dirige pas encore Radio France. Donc vous voyez que nous ne sommes pas seuls sur cette question euh et elle est commune et dans toute la presse.
On peut comprendre et c'est ce que vous avez dit que l'entreprise traverse des difficultés sectorielles. C'est ce que vous avez dit au départ. D'ailleurs, j'ai une slide si on peut passer la première.
C'est celle que j'ai pris évidemment sur le groupe LVMH. C'est ce que vous avez donné à vos à vos actionnaires. Euh là, le résultat des actions, le pourcentage certain nombre, la marge brute, c'est ce que vous avez présenté à l'âé des actionnaires.
Donc une difficulté que vous développerez certainement liée à la guerre commerciale et notamment sur les vins spiritueux avec la guerre avec la Chine. La deuxième slide par contre est assez intéressante, c'est celle aussi que vous avez présenté. C'est la question du taux de redistribution euh des actionnaires sur le résultat net.
Sur les deux derniers précédents, vous étiez un taux à 43 % et là en 2024 vous avez fait un choix celui de traverser et vous nous direz des difficultés économiques, mais de continuer à verser un taux de dividende qui reste relativement stable. Je vais aussi le redonner puisqu'il était de 12 € en 2023 versé en deux fois. en 2024 de 12 € et en 2025 probablement c'est ce que vous avez adopté de 13 € donc malgré des difficulté et donc le choix de supprimer 1200 emplois effectivement avec pas des licenciements secs mais avec des non remplacements de départ à la retraite c'est ce que vous avez annoncé mais qui fait que c'est quand même de la suppression d'emploi peut pas le nier.
C'est pas une vérité alternative à la Trump, c'est une réalité. C'est que de toute façon les salariés qui vont rester vont devoir assumer quoi qu'il arrive le même travail que avec 1200 salariés en moins. Et vous pratiquez également le rachat d'action assez fortement puisque en 2021 2022 300 millions de rachat d'action. 2022 17 mai 15 novembre 1 milliard 2023 entre le 1er mars et le 20 juillet 1 milliard 5 et le 24 février au 28 novembre où l'âé des actionnaires vous a autorisé à aller jusqu'à 1 milliard.
D'ailleurs, Louis Galois euh parle lui de perversion du système. Enfin, j'en viens sur la question "J'étais assez surpris euh des bas salaires et le fait que le salaire moyen chez un ouvrière artisan notamment dans le cuir était autour de 1360." Donc quand j'ai fait ce tableau général et je m'en excuse mais voyez que je mêle l'ensemble des questions.
Vous avez une entreprise, vous allez nous dire qui traverse des difficultés mais qui fait un choix d'entreprise de continuer à avoir un taux de redistribution qui augmente pour continuer évidemment un taux de distribution aux actionnaires important dans le même temps de supprimer 1200 points et en même temps qu'il y a des niveaux de salaires et dans vos artisanats et à la samaritaine qui restent relativement assez modéré par rapport à un certain nombre de concurrents. Comprenez-vous donc monsieur Arnaud que ça l'a puisse heurter, questionner que un groupe comme le vôtre qui est y compris accompagné de manière publique important même si ça reste relativement faible dans le contexte global plusieurs centaines de millions d'euros fait plutôt le choix de se séparer de 1200 salariés plutôt que de baisser le montant des redistributions des actionnaires. Voilà.
Pour la partie des dividendes, je vous passerai la parole. En ce qui concerne les employés, il faut que je parle plus longtemps de la situation du cognac et du champagne et vous avez souligné vous-même que les 1000 personnes dont il a été question, ce sont d'abord des cadres et donc pas des Oui. Et il s'agit pas de les licencier, il s'agit de mettre en place un plan pour ne pas renouveler les départs volontaires ou les départs à la retraite.
Donc on peut quand même pas nous critiquer de faire ça à un moment où dans cette activité pour les des raisons que pour exposer par la suite il y a des problèmes hein. Et donc je pense que là c'est une assimilation tout à fait exagéré de parler de suppression d'emploi. Il s'agit simplement de pas remplacer les départs naturels.
Voilà. Mais c'est vous-même. Non mais parce qu'on revient à tout à l'heure.
Vous avez fake new pas obligé de garder. C'est une information que vous-même vous avez révélé qui est repris par l'ensemble de la presse et qui conduira infiné à la suppression de 1200 emplois. Donc c'est c'est pas une vérité alternative monsieur Arnaud.
C'est un fait. Non non non non mais vous pouvez contester un fait en qui le font dans le monde. Si si quelqu'un quitte l'entreprise c'est que il a un emploi hein.
Il va pas partir pour se mettre lui-même au chômage. Ça, je suis d'accord avec vous. Je connais personne qui se lève un matin en disant tiens, je veux me retrouver au chômage de façon volontaire.
Mais si on lui pousse, on lint quelqu'un quelqu'un qui part à la retraite, bah il part à la retraite. Il part non plus au chômage. Donc euh c'est très différent d'un licentiment.
Ça même ça n'a rien à voir. On parlera pas de je vais essayer de vous mettre d'accord. On parlera pas de suppression d'emploi parce que il y a pas il y a pas de de personne se retrouve au chômage.
Non. Euh mais des suppressions de postes. Voilà.
Il y aura moins de poste. Oui. Est-ce qu'on est obligé de garder un nombre de postes constant ?
Je pense qu'on a moralement, compte tenu du fait que le groupe gagne de l'argent et progresse la responsabilité de pas faire de licencience, ce qu'on ne fait pas, mais on peut pas être obligé de garder quand la conjoncture est difficile le de toute façon le même nombre d'emplois. Ça ça n'a ça n'a pas de sens, hein. Peut-être on le fait dans l'administration.
D'ailleurs, j'ai quelques mots à dire là-dessus pour comparer pour comparer les emplois dans l'administration, la lourdeur de l'administration française. Mais je pense pas que dans une entreprise privée, on puisse avoir ce genre de ce genre de raisonnement. Ensuite, concernant les rachats d'action, là je crois que vous avez étudié la question, c'est mais mais votre vision à vous, est-ce que c'est une perversion ou pas du système ?
C'est ça ce qui m'intéresse, c'est votre réponse à vous. Une partie de ces rachettes d'action, à quoi servent-ils ? Il servent à nous permettre de donner des actions gratuites au personnel.
Bon et plutôt dans le top 100 de l'entreprise et moins pour le reste. Non non non non. Ah si on a un plan on a un plan général qui est ouvert à tous les salariés.
Oui. À tous les salariés. Mais vous le savez, le rachat d'action dans toutes les entreprises du CAC 40 bénéficie plutôt au top 100 parce que lorsqu'on en possède 10000 et lorsqu'on en possède 10, vous vous le savez mieux que moi, c'est pas exactement la même chose.
Oui. Enfin, quand vous avez 200000 personnes, ils peuvent pas tous procéder des milliers d'actions, hein. Donc ce plan concerne et est ouvert à tous les salariés.
Absolument tous les salariés. Pas tout à fait. pas dans tous les pays mais tous les salariés français en particulier.
Bon, si vous voulez donner un peu plus de détails là-dessus, très rapidement parce que monsieur le rapporteur, très rapidement les dividendes, si on regarde le rendement du dividende de l'action, c'est à peu près entre 1,5 et 2 %. Si on rajoute les les rachats d'action, on sera à peu près à 2,2 %. Donc et ça c'est la rémunération du capital.
Nous sommes obligés de rémunérer le capital. Toute entreprise côté est obligée de rémunérer le capital côté ou pas côté d'ailleurs, on est obligé de rémunérer son actionnaire. Donc nous nous le rémunérons avec les sommes que vous avez dit de l'ordre de 2,2 %.
Il faut savoir qu'aujourd'hui on emprunte le taux obligat, il est plutôt en euros de 2,5 à 3 % et si on emprunte en dollar, il est plutôt de 4 et demi. Donc cette rémunération du capital n'est pas non plus suroptimisée. C'est juste ça que je veux dire, c'est que la rémunération de l'actionnaire, elle est pas démentielle.
Voilà, c'est juste ce que je veux dire. B je vous remercie je vous remercie de vos réponses peut-être un point parce que vous avez montré des slides les deux slides qui vous appartiennent hein c'est celle que j'ai pu sur mais on aurait pu en montrer un autre qui est la répartition de la valeur ajoutée puisque quand on fait 37 milliards de valeur ajoutée en 2024 il y en a quasiment 40 % qui passent en salaire ouais il y en a 16 % qui passent en investissement 20 % en impôts et il reste 20 % pour le dividend donc c'est Ah mais moi ça m'intér mais on a plus le temps. Moi ça m'intéresse lourdement le le partage de la valeur.
D'ailleurs, je le redis, on n pas le temps de rééagir, mais des salaires moyens chez dans l'artisanat à 1360 € je pense que c'est des salaires bas comparés à des sacs qui se vont alors là, je dois vous dire mon ignorance, donc j'ai dû aller chercher et vous pouvez me contredire sur ce fait entre 1000 et 5000 € et que l'ouvrière qu' le réalise touche un salaire moyen de 1360 €. Je vous avoue que voyez, on est monsieur le rapporteur là-dessus, je peux juste vous donner un chiffre, c'est-à-dire qu'on a en 2024 et dans notre rapport d'ailleurs 4 % de nos salariés qui touchent moins de 2250 € 4 % seulement en France hein. Donc voilà.
Donc alors vous avez dû choisir parmi les 4 % oui il y en a très certement moins de 2250 € 4 % voilà ce qui contribuent ce celles et ceux qui contribuent aussi à la richesse. Mais monsieur monsieur le rapporteur on ne dit pas le contraire. Euh voilà.
Bien merci. Alors, il nous reste pas beaucoup de temps. Euh, vous avez un succès phénoménal, monsieur le président du directeur général, c'est qu'on a énormément de monde parmi les sénatrices et sénateurs qui sont présents à cette audition.
Chacun voudrait poser une petite question, je précise bien une petite question. Euh, on a pris des engagements aussi sur la durée de cette audition et j'aurais aimé vous laisser quelques minutes pour nous faire des des propositions, des réflexions comme vous l'avez proposé. Alors, on va donner la parole.
Ce que je vous propose, je vais vous faire travailler madame la directrice, messieurs, c'est de faire passer l'un après l'autre, mais dans la même foulée l'intégralité des sénateurs qui ont des questions et sénatrices pardon, des questions à poser, de prendre l'ensemble, de répondre sur une réponse précise pour chacun mais assez globale de manière à être efficace et ensuite nous donnerons à moins que le le le rapporteur veuille un dernier une dernière intervention. Sinon, donnerons la parole à monsieur le président directeur général pour les commentaires qu'il souhaite faire. Alors, on va commencer par Eveline Renault Garabédian.
Merci monsieur le président. Monsieur le président, lors de son audition au sein de notre commission, Arnaud Bondbourg a insisté sur l'importance de sanctuariser des aides publiques qui sont le pacte du trail et le crédit d'impôt recherche. Il a souligné que malgré ce dispositif, les entreprises françaises, faute de pouvoir être reprises par les héritiers, deviennent la propriété de fonds d'investissement étranger, attribuant cette perte de souveraineté à la financiarisation de notre économie.
Je pense que vous partagez également cet avis puisque vous-même vous prenez régulièrement des participations dans des entreprises française comme Hermes et vous affirmez vouloir être un actionnaire de long terme et contribuer à la préservation du caractère familial de nos entreprises françaises. Je m'adresse à vous en tant que Bernard Arnaud patron de la plus grosse entreprise mondiale d'un secteur d'activité entier et je voulais avoir votre avis. Est-ce que vous avez des idées sur les évolutions de cette dette aide publique et fiscale et estimez-vous pertinent euh pour mieux préserver le patrimoine français de trouver vraiment et d'améliorer la situation du pacte du trail ?
Merci. Moi je pense que effectivement le pacte du si vous permettez monsieur si si non mais après moi je veux bien si vous me dites vous avez une demi-heure de plus il y a pas de souci chacun pose une question vous répondez mais moi j'essaie d'être efficace de trouver le compromis entre le temps que vous m'accordez puis peut-être on dépassera un pe mais je voudrais pas trop dépasser et donc on va laisser poser les question je porte juste une précision malgré ce que beaucoup veulent faire croire pacte du trade n'est pas une aide publique n'est pas un cadeau fiscal C'est un dispositif qui permet de renforcer notre parc industriel. Euh suivant Pascal Grunier.
Merci monsieur le président et et merci monsieur le président directeur général de votre présence ici. Moi j'ai euh trois petites questions. La première, est-ce que vous pouvez vous connaissez le taux global d'impôt société, c'est-à-dire à l'international quand vous globalisez taux, quel est le taux d'impôts que que vous versez ?
Est-ce que j'ai compris donc il y a des licenciements effectivement sur certains secteurs, mais est-ce qu'il y a des recrutements sur d'autres secteurs et notamment en France bien sûr parce que c'est ce qui nous intéresse. Et est-ce que vous avez eu des assez souvent des contrôles sur les crédits d'impôts que vous demandez en fait ? C'estàdire le cire, le messena j'ai entendu mais sur les cires aussi.
Est-ce que vous avez régulièrement voir tous les ans ? Parce que c'est quand même ce qui ce qui remonte. Merci.
Merci cher collègue Daniel Fargeot. Merci monsieur le président. Monsieur le président, le groupe LVMH compte 119 ateliers de production en France et joue un rôle moteur dans la valorisation de l'excellence française et du savoir-faire français.
Vous avez su le faire savoir dans le monde comme vous avez su mettre en avant un vrai savoir-être. Euh fort de l'implantation de LVMH dans 41 PI, j'aurais voulu savoir quel regard vous portez sur cette large ligne de soutien via les 2200 aides publiques des collectivités locales jusqu'à l'État versé qui existe en France par comparaison avec d'autres pays notamment l'Italie en comparaison de votre secteur de l'activité. Quelle est votre vision sur le rôle de ces aides publiques ?
Pensez-vous qu'au regard des prélèvements obligatoires français plus que conséquents, ces aides publiques n'apparaissent pas plutôt comme des compensations face à la lourdeur de nos prélèvements obligatoires ? Enfin, pensez-vous qu'il y a lieu de repenser un fléchage limité des aides publiques pour tendre toujours plus vers l'investissement et la réindustrialisation tous deux créateurs de valeur, donc d'emploi et de richesse ? Merci à vous.
Lucien Stanzion, pardon. Merci monsieur le président. Euh monsieur le président, en tenant compte de l'ensemble des aides publiques et réduction fiscales dont vous bénéficiez votre groupe que vous venez d'exposer, quelle est votre politique de redistribution de la valeur en règle générale ?
Quelle est votre politique de redistribution de dividendes à vos actionnaires dès lors que vous êtes dans exercice bénéficiaire ? Vous vous en avez un peu parlé. Est-ce qu'également vous redistribuez la plus-value de la valeur sous forme d'augmentation de salaire où est-ce que vous remboursez les aides publiques perçu à l'État dès lors que vous enregistrez des bénéfices ?
Enfin, quelle est votre politique de redistribution de la valeur auprès de vos salariés et employés ? Est-ce que c'est sous forme d'augmentation de salaire, d'intéressement au résultats ou de distribution d'action ou d'autres formules ? Enfin, monsieur le président de la commission, je souhaiterais en fin de d'audition dire deux mots en tant que sénateur du Vaclus parce qu'il se passe des événements importants dans le Vaclus à partir de demain soir d'ailleurs et où votre entreprise est impliquée.
Je dirai un mot à la fin. Alors, je je sais pas si on pourra l'intégrer à la commission d'enquête, mais mais euh si Lucien voulait tu veux en parler après vite fait à à à monsieur le président directeur général ou ou à l'équipe bien entendu. Oui, mais pas pendant la commission.
Donc merci. Martine Bert. Merci monsieur le président.
Monsieur le président directeur général, madames messieurs, vous nous avez parlé des métiers d'art et de la sauvegarde de ces savoir-faire que vous mettez en œuvre avec l'apprentissage que vous développez. Pouvez-vous nous dire si vous bénéficiez, enfin certaines de vos entreprises bénéficient du crédit d'impôts en faveur des métiers d'art. Si oui, si non, qu'est-ce qui pourrait être amélioré de cet aspect-là ?
Merci. Merci Martine. Anne Sophie Romani.
Merci monsieur le président. Merci d'avoir répondu à ma question parce qu'il s'agissait effectivement non pas de licenciement. D'après ce que j'ai compris, il n'y a pas de suppression de poste.
Je suis sénateur de la Marne et le champagne étant très concerné. Je vous remercie en tout cas d'avoir eu ces propos rassurants. Donc pas de suppression d'emploi mais de poste.
J'ai compris. Euh vous avez évoqué 55 - 55 % euh de décarbonation. Euh je n'ai pas compris les dates.
Euh je pense que vous les avez pas mentionné. C'est par rapport à quelle année, enfin quelle est votre année de référence euh sur ces - 55 % et avez-vous des aides à la décarbonation ? On a pas parlé de ces aides.
Merci. Merci Jérôme d'Aras. Merci monsieur le président.
Monsieur le président, directeur général, madames, messieurs, euh nos commissions se terminent en général par des pré préconisations et personne ici ne remet en cause le principe même des aides aux entreprises. Profitant que vous êtes un groupe international, je voudrais vous interroger. Ça a été rapidement évoqué sur le crédit d'impôt recherche avec l'Italie sur des dispositifs dans d'autres pays qui vous paraissent particulièrement pertinents et efficaces dont nous pourriez nous pourrions nous nous inspirer et est-ce qu'il y a un pays qui selon vous dispose de d'un d'un bon dispositif équilibré global d'aide aux entreprises ?
Merci. Merci chers collègues. Thierry Cic pardon Marc Laméni l'ordre.
Merci beaucoup monsieur le président monsieur rapporteur général. Merci sincèrement monsieur le président directeur général madame messieurs pour le côté pédagogique euh et donc en saluant le enfin vous avez cité groupe patriote. Je voudrais simplement avoir deux trois modestes questions concernant votre implantation déjà en France, le maillage du territoire et euh est-ce que en restant sur le sujet des aides publiques, percevez-vous, bon vous aidez beaucoup les territoires naturellement en terme de d'employeur très important, est-ce que vous percevez euh des aides de la part des collectivités territoriale parce qu'il y a quand même un partenariat important.
Les Ardenes, vous avez cité Hermè donc on a aussi des des des projets importants avec un partenariat avec les collectivités territoriales. Et ma dernière question, sujet très important, la contrefaçon, ce qui doit avoir quand même des répercussions très importantes sur bah le manque à gagner. Voilà, je vous remercie.
Merci Thierry Cic. Merci monsieur le président. Monsieur le président, directeur général, mesdames, messieurs, euh je vouis revenir sur le la guerre commerciale avec les États-Unis et je voudrais notamment revenir sur vos donc la guerre commerciale qui a été lancée par Donald Trump et sur les propos que vous avez tenu lors de la dernière assemblée générale où vous avez tenu, me semble-t-il, une position quand même très anti-européenne.
Alors, même jusqu'à dire que l'Union européenne était, je cite, un pouvoir bureaucratique qui passe son temps à émettre des régulations. Je ne suis pas là ce soir pour défendre la réglementation européenne qui je le conçois en devient de plus en plus cafenne. Non, enfin pour vous selon vous si Washington finit par rétablir des taxes de 20 % sur les biens européens, ce serait de la faute de l' de l'Union européenne.
Vous dites si l'Europe ne peut pas négocier de façon intelligente, il y aura des conséquences pour beaucoup d'entreprises. Je voulais savoir eu égard aux aides dont bénéficie votre groupe, ne pensez-vous pas qu'un patriotisme plus affirmé aurait été salutaire ? D'autant plus que la nature des biens que vous créez ont une identité forte dans notre pays.
D'ailleurs, c'est ce qu' a souhaité dire face à notre commission François Henry Pinot, PDG de Kering, qui déclarait que ça n'aurait pas de sens d'avoir des sacs Gucci italiens fabriqués au Texas. Donc ma question, monsieur le président directeur général est assez simple. Alors que par le biais des aides aux entreprises françaises, le groupe LVMH a pu aussi développer son savoir-faire.
Est-ce que vous allez choisir de partir plutôt aux États-Unis ou est-ce que vous allez garder le le CAP en Europe et notamment en France où l'État reste et restera à vos côtés ? Merci. Merci.
Une dernière petite intervention de notre rapporteur. Non mais euh mon collègue Thi je m'inquiétais que la question vous soit pas posé. Alors je me suis il va falloir que je m'y colle encore.
Bon c'est comme ça qu'on est le seul communiste de la bande. Il faut toujours ce soit moi qui fasse la dernière question. Mais mais mon collègue vient de la poser.
Non mais c'est une question extrêmement sérieuse. Monsieur Arnaud vous l'avez déclaré devant cette commission. Vous êtes impatriote.
Euh la question que l'on se pose euh c'est dans la guerre commerciale qui nous oppose États-Unis, Chine, président de la République a demandé à plusieurs reprises un patriotisme économique et à des groupes privés de retarder l'annonce d'investissement aux États-Unis. Et vous, vous avez d'ailleurs été le seul invité français du président Trump. Vous étiez dans son bureau régulièrement.
La semaine dernière, je sais que vous n'avez pas pu vous rendre ici puisque vous étiez en déplacement aux États-Unis. Le ministre Lombard, le 4 avril dernier lui aussi demandé du patriotisme économique et vous êtes pas le seul. Sanofi et ça a fait là aussi le chouat de la presse puisqu'à annoncé lui aussi dans le même temps 20 milliards d'investissements alors qu'il ferme des usines en France, la CMA CGM.
Donc comment vous appréciez ces déclarations du président de la République ? Est-ce que c'est des coups de com ? Et est-ce que l'inverse aussi le président Trump c'est des coups de com ?
Comment vous vous percevez ça ? Et effectivement monsieur Pino a dit quand je vends un sac de ma marque, je vends un bout de France et vous vous faites un choix. Il a dit ça.
Il a dit je vends un bout de France et vous vous faites le choix. C'est mais c'est un choix industriel qui peut s'entendre de dire je produis en France mais je produis là aussi où sont mes marchés. Mais je sais que par exemple au Texas notamment sur les questions de tanerie, c'est plus complexe.
Par exemple, j'ai vu que vous perdiez 40 % du cuillère contre 20 % en France. Donc y compris peut-être avoir un débat sur cette question du travail, du travail bien fait. Donc voilà, comment vous appréciez ça et comment vous avez apprécié les déclarations du président de la République et du ministre.
Et pensez-vous que c'était vous qui étiez visié par ces déclarations et ces appels au patriotisme ? Je vous remercie juste juste sur ce point-là. Moi, je voudrais aussi que parce qu'il faut toujours apporter un équilibre dans les déclarations.
Euh à la même question, la réponse de Rodolphe Sad. Ah oui, où la question lui a été posée. Voilà, président Trump annonce que vous allez investir 20 milliards aux États-Unis et le président Macron de vous demande de faire du patriotisme économique.
Rodol Saadé répond d'une façon très claire. Depuis des années, CMA CGM investi entre 3,5 et 5 milliards aux États-Unis. Les par an, les 5 milliards, c'est sur 20 ans.
Donc finalement, on fait rien de plus, rien de moins que ce qu'on a fait jusqu'à maintenant. Ça s'appelle de la com politique du président Trump. En même temps, quand le président de la République française demande à faire du patriotisme, moi je pense que le patriotisme c'est de faire en sorte que nos entreprises soient florissantes, qu'elles se développent, quitte à le faire dans des pays étrangers à profiter de systèmes qui sont plutôt avantagés et que ces richesses retombent sur le système français.
Ça c'est du patriotisme économique. Je rappelle que nous ne sommes pas en guerre dans le premier sens du terme contre les États-Unis et qu'on peut pas appliquer les mêmes euh recommandations ou demandes auprès des entreprises par rapport aux États-Unis comme par rapport à la Russie. Le contexte n'a absolument rien à voir.
Je pense que le patriotisme économique peut aussi parpasser par des bonnes ententes économique financière avec les États-Unis dans le but de développer les entreprises françaises qui profitera davantage à la France. Dieu sait qu'on en a bien besoin. Bon, comme le temps passe et vous savez que j'ai une contrainte, je veux peut-être commencer.
Mais monsieur le président, je vous laisse répondre de façon globale à l'ensemble des questions et puis les quelques messages que vous vouliez nous faire passer. Je voudrais commencer peut-être par la fin des dernières questions puisque euh ça me paraît assez important. Euh d'abord, je l'ai dit dans mon exposé liminaire, je considère que le groupe LVMH et peut-être le groupe le plus patriote qui existe en France dans le CAC 40.
Bon, pour toutes les raisons que j'ai développé, l'emploi, les investissements en France, les ateliers en France, les impôts que l'on paye de manière beaucoup plus importante en France que notre chiffre d'affaires et cetera. Premièrement. Deuxièmement euh quand j'ai repris le groupe LVMH et notamment de 18 anon en 1989, il produisait déjà aux États-Unis, hein.
Donc il y a rien de nouveau sous le soleil hein. Et je dirais que aujourd'hui c'est un avantage parce que il y a cette menace sur laquelle je vais revenir des droits de douane américain dont on sait pas encore exactement où ils vont aller. Bon lorsqu'un de mes concurrents dit qu'il n'a pas envie de fabriquer aux États-Unis, pays où ses ventes ont baissé fortement, ça me surprend pas hein.
Mais nous on n'est pas dans ce cas-là, nos ventes augmentent et donc on va devoir vendre plus aux États-Unis. Et donc faut-il arrêter l'expansion qui existait déjà et l'implantation qu'on avait déjà aux États-Unis parce que on reçoit des consignes. Je je crois qu'il est très mauvais pour l'État de se mêler de la gestion des entreprises privées hein et en général ça mène à la catastrophe.
Bon, donc je pense pas qu'il soit très opportun hein de tenir compte de des conseils de ce genre d'où qu'il vienne. Ça c'est une chose. Ensuite, on enverra la réponse au président Macron.
Ensuite ensuite je pense aussi que les États-Unis et le premier marché du monde, c'est vrai pour nous et qu'il est très important d'arriver à trouver pour l'Europe un accord avec les États-Unis. Et je dirais que jusqu'à aujourd'hui, ça me paraît relativement mal parti. hein.
Je pense que la négociation, elle doit être menée de manière constructive, elle doit être menée pour aboutir et donc avec des concessions réciproques. Vous avez vu ce qu'on fait les anglais hein qui ont très bien négocié. J'espère arriver à convaincre avec mes petits moyens et mes contacts l'Europe de prendre une attitude aussi constructive parce que pour la France et il faut que la France aide évidemment cela pour la France le risque est majeur en particulier pour le cognac et le champagne mais surtout pour le cognac.
Je voudrais juste vous dire ce qui ce qui peut se passer pour que j'ai j'ai l'impression qu'en France on n'est pas conscient vraiment du problème hein. Mais aujourd'hui 80 % 80 % à peu près des ventes de cognac dans le monde se font entre la Chine et les États-Unis. Aujourd'hui, il y a un problème très sérieux avec la Chine.
Vous savez, c'est en quête de dumping antidumping qui est en fait une réponse aux difficultés que qu'on fait l'Europe qu'a fait l'Europe pour les voitures électriques importées en Europe. Bon et on a le problème également de la négociation globale des droits de douane entre l'Europe et les États-Unis. Imaginons le pire une seconde, hein.
C'est-à-dire que la Chine reste avec les conséquences catastrophique hein qui ont pour l'instant été délayé jusqu'au mois de juillet et qui sont d'augmenter les les droits de douanes d'environ 40 %. Et que les États-Unis et l'Europe ne se mettent pas d'accord. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que de manière concrète, on pourra plus vendre de cognac dans ces deux pays. Donc 80 % de la viticulture de la Charante qui emploie 80000 personnes environ va être dans un état catastrophique. Nous achetons de l'autre vie des petits producteurs et s'il n'y a plus de demande, si la demande s'arrête, on va devoir arrêter d'acheter, hein.
On pourra pas faire autrement. Donc je pense que ce problème quand même majeur sur le plan social et ça monsieur le rapporteur, ça doit vous intéresser particulièrement parce que vous êtes sensible à ces questions, j'imagine hein. Euh vous ne faites pas qu'imaginer.
Bon voilà. Donc il faudrait qu'il y ait une conscience qui se prenne de ce problème et qu'on fasse tout avec l'Europe. Mais en négociant et non pas en faisant en brandissant des ou en allant à Washington menacer de je ne sais quoi l'administration du président des États-Unis. hein quand même il faut négocier comme font comme ont fait les anglais hein.
C'est pas faut pas dire on approuve on désapprouve, il faut discuter. C'est le premier marché du monde hein. Et pour l'instant cette négociation je ne suis pas sûr qu'elle soit menée comme il faut au niveau de l'Europe.
Voilà ce que j'ai dit. Je je Bon histoire de la bureaucratie tout ça. La bureaucratie il y en a partout.
Il y en a en France, il y en a partout. Ça c'est une autre question. Mais je crois que il faut qu'il a un moment une prise de conscience.
Peut-être pourriez-vous avec le Sénat y contribuer hein parce que le jour où ça va arriver, il sera trop tard et là on va être dans les plans sociaux. Enfin, ça va être une catastrophe. D'autant plus que nous sommes pas d'un poids léger, on sous-estime le problème.
D'autant plus que nous sommes pas d'un poids léger parce que si les États-Unis sont notre premier marché, h l'Europe est le premier marché des États-Unis aussi. Donc nous avons moyen de négocier 450 millions de consommateurs. Oui, mais il faut, je crois qu'il faut prendre le problème d'une manière positive, hein.
Le l'Europe est un allié traditionnel des États-Unis réciproquement. Voilà. Et monsieur Trump est très ouvert à ça.
Mais si on le menace, si on lui dit soit nous on arrive, on va prendre telle ou telle mesure, soit on veut plus que nos entreprises investissent aux États-Unis, on aura le résultat inverse. C'est sur quoi j'essaie d'intervenir modestement, hein. Je ne sais pas si je vais y arriver mais je pense que il est de l'intérêt général du pays de prendre conscience de ce problème et de motiver les pouvoirs publics pour agir hein.
Il faudrait qu'on aille en Chine, il faudrait qu'on aille discuter. Voyez c'est et c'est c'est ce que font les Anglais hein. Voilà voilà ce que je voulais dire hein.
Donc alors pour les autres questions. Merci monsieur le président directeur général. Est-ce que sur les questions alors il y a beaucoup je dire les choses franchement il y a quelques questions dont on avait eu les réponses même si cétait pas dans le détail avant s'il y a d'autres questions où vous avez noté que les réponses n'avaient pas été apportées merci de nous les donner je vais répondre à décarbonation on a évidemment des des cibles tout à fait précises il s'agit de 2026 pour le scope 1 et le scope 2 moins de 50 descendre de 50 % de moitié notre production malheureusement de gaz à effet de serre et puis de continuer ensuite parce que nous avons doté pour le moment déjà 21 maisons de trajectoire tout à fait avec un calendrier, une chronologie pour arriver à une diminution totale et le scope 3, scope 1 et scope 2, vous savez c'est la production et le transport, le scope 3, c'est ce que nous apportent les fournisseurs.
On s'est donné exactement les mêmes buts en 2030 qu'on a considéré que pour parler des fournisseurs, il fallait prendre 5 années de plus mais on est véritablement en train de le faire. Et on a un programme général qui s'appelle Live 360 maintenant qui oblige nos maisons. C'est là où la synergie du groupe peut exister avec des rendez-vous chiffrés et je pense que nous prenons très au sérieux.
Si tu me permets de dire un mot de contrefaçon et un mot d'apprentissage si tu on est d'accord sur la contrefaçon. Monsieur le sénateur Laménie, vous avez demandé pour la France, monsieur le directeur général adjoint vous a dit 100 milliards pour le monde 100 milliards pardon pour l'Europe, 467 milliards pour le monde. On a à peu près 15 millions d'actions 15 millions de saisies de contrefaçons de produits contrefaisants chaque année en France qui n'est pas dans le top 10 des pays qui sont le plus menacés parce que nous avons une vraie collaboration et qui a une vraie prise de conscience qui s'est faite.
En revanche, il est clair que le paiement par carte, la commande par internet et l'arrivée par colis express a boosté la contrefaçon et que c'est quelque chose contre lequel on doit lutter. La contrefaçon en France, c'est surtout des parfums des cosmétiques et j'attire votre attention sur un phénomène qui est en train de prendre une importance très grande, qui s'appelle les dupes. C'est-à-dire que sans le moindre respect du créateur, de la fabrication, de ce qui accompagne et parfum et cosmétique, c'est à Saint-Jeanbray pratiquement notre plus notre plus grande unité en terme de salarié.
Et bien on vous dit au lieu d'acheter un parfum, vous allez acheter ce qui lui ressemble. C'est un comme si, ça s'appelle les dupes. Ce sont des magasins qui s'ouvrent dans tous les centres villes des villes moyennes et c'est une catastrophe pour l'emploi, pour la création et pour la signature de la France.
Sur l'apprentissage, madame la sénatrice, nous touchons très peu d'argent sur les métiers d'art et c'est vrai que nous avons 280 métiers et nous avons eu une expérience absolument extraordinaire qui s'appelle l'Institut des métiers d'excellence. Euh madame la directive des finances vous a dit tout à l'heure que nous vont à peu près 3000 apprentis chaque année enfin en stock pardon au même moment un instanté 3000 apprentis pour lequel euh avec lesquels nous travaillons. L'Institut des métiers d'excellence c'est 280 métiers.
C'est des promotions de 300 apprentis régulièrement. C'est une tournée dans toute la France et notamment dans des capitales et des métropoles régionales qui s'appelle UN. Nous nous arrêtons très souvent en scène Saint-Denni, monsieur le rapporteur, à Clich à Montfermeil où à la fois nous avons ouvert un institut live où nous faisons des défilé avec le maire de Monfermeil et le maire de Clichi en terme d'intégration d'intégration républicaine.
Donc on a un énorme travail puisque dans ces 280 métiers, je ne vous parlerai pas des bonisseurs, je vous parlerai par exemple des tonneliers. On a trois buts. Prendre des jeunes dans des quartiers de la politique de la ville, sécuriser ces métiers qui disparaîtraient si on ne le faisait pas et les engager chez nous.
Et par cette seule opération, on fait trois choses. Donc on est très présent dans les métiers d'art, très présent également dans l'apprentissage et très présent dans les quartiers. Un dernier point, monsieur le président, juste parce que j'aimerais précer, il y avait une question sur les aides des collectivités territoriales.
Euh voilà. Donc là, je pense que on peut répondre, ce sont pas des aides sonantes et tributantes, mais ce sont des aides extrêmement importantes. Je vais vous donner quelques exemples.
Nous avons ouvert récemment, enfin dans les 5 dernières années, cinq ateliers pour Louis Vuton en France. Voilà, on parle on parle des États-Unis mais je suis désolé, on ouvre quand même beaucoup en France. Et qu'est-ce qui qu'est-ce qui s'est passé ?
En fait, c'est une connexion avec local, avec France Travail. où on a mis en point euh une commission toute petite hein où on a expliquer exactement le le type d'emploi que nous recherchions. France travaille a avec notre collaboration établi des formations, financé des formations, 400 heures de formation et à la fin on a embauché 90 % des gens qui ont été formés dans nos ateliers.
Donc c'est pour vous dire que c'est pas forcément de l'argent. Mais et c'est et peu importe les collectivités si vous voulez, c'est des gens qui avaient envie que nous venions qui ont travaillé avec nous, qui ont donné cette formation qui correspondait exactement à nos besoins et 90 % des gens ont été embauchés. Voilà.
Donc et là c'est véritablement du local hein et quelle que soit la couleur poétique. Voilà. Non mais je suis tout à fait d'accord avec monsieur Montbourg hein.
J'approuve totalement et je pense que c'est fondamental de garder ça et surtout de ne pas le mettre sur le côté comme j'ai vu certains moments il y avait des tentations. Je sais plus où exactement mais pour pour la pérennité du contrôle français des entreprises c'est fondamental. C'est c'est complètement l'actualité monsieur le président directeur général.
J'ai vu qu'une proposition de loi avait été déposée à l'Assemblée nationale, qu'elle sera étudiée début juin pour contraindre diminuer énormément tout retouché au pacte du TR. Mais sachez qu'ici nous y veillons particulièrement. C'est un dispositif qui a un sens.
Ben oui, la pérenité de nos entreprises, le développement de nos entreprises et si on va au bout du bout, c'est la clé du du développement de notre enveloppe du commerce extérieur parce que ce sont les entreprises, notamment les ETI qui ont une véritable capacité exportratrice. Mais pour arriver à faire une ETI, il faut des années et des années passer par la transmission et pas par de la vente ou de la la séparation, la dispersion de l'entreprise. Donc sachez qu'ici nous y veillons très fortement.
Bien. Est-ce que monsieur le rapporteur je peux faire une dernière réponse si vous permettez ? Monsieur le président, je me permettrai de défier votre autorité en répondant au sénateur Stanion en lui disant qu'il a raison qu'à Avignon 11e département le plus pauvre de France, nous avons deux opérations la semaine prochaine, mais on pourrait citer tous les départements.
Il y a une semaine japonaise de culture subventionnée par LVMH dans le cadre de ce que disait le président Arnaud. Et par ailleurs, un défilé le 22 euh un défilé voilà des défilés croisières. On a l'impression, monsieur le rapporteur, que c'est dans la terre entière.
Oui, c'est vrai que ça peut être Séou, c'est vrai que ça peut être Kyoto, mais là c'est Avignon, au palais des papes et je pense qu'en terme d'animation, en terme de culture et en terme également de retombée touristique pour la ville d'Avignon qui en a, je crois, monsieur le sénateur, besoin de temps en temps. Je disais 11e département le plus pauvre de France, Avignon n'est pas non plus la ville la plus riche dans le triangle Arles Avignon ex. Voilà un exemple de ce que nous pouvons faire.
La semaine prochaine, je vous aurais cité un autre département et une autre ville. Monsieur le président, vous voudrez bien me pardonner, j'avais pas compris que la la la suggestion de mon collègue Lucien Standion était dans ce sens-là. Je pensais que c'est parce qu'il y avait des soucis avec des entreprises sur le Vlus mais voilà, aucun problème bien évidemment.
Au contraire, c'est un remerciement euh au président de cet investi à Avignon et d'ailleurs vous allez participer à à l'illumination du palais des papes pendant tout le toute la durée du festival d'Avignon. Voilà. Encore merci.
Merci. Bien, merci beaucoup. Nous allons pouvoir mettre un terme à cette audition.
Monsieur le président, directeur général, madame messieurs, je tiens sincèrement avec le rapporteur et et au nom de mes collègues à vous remercier non seulement pour votre présence, en même temps, vous étiez convoqués donc vous aviez pas trop le choix non plus, mais surtout pour la transparence dont vous avez fait preuve. Et puis je reconnais l'entreprise est très importante, le nombre de de filiales, le nombre de de dans le groupe est très important. Donc ça ça a dû donner beaucoup de travail à vos équipes.
Donc merci à vos équipes également pour le travail de recherche de manière à nous avoir apporté des chiffres les plus précis et les plus complets possibles. Merci beaucoup. Merci.
Merci. Merci.
Fabien Gay