Jimmy Pahun, député MoDem du Morbihan | CIRCO
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- 4:00Jimmy PahunFait
« Dès qu'à Paris, on nous a dit : "Il faut nous trouver des projets pour le plan de relance", j'ai tout de suite pensé à la laiterie. »
- 6:00Jimmy PahunPromesse
« Moi, ce que je vois, c'est cinq emplois de plus sur Belle-Ile, c'est une meilleure revalorisation pour les agriculteurs et puis, un gain en termes de transition énergétique. »
- 12:00Jimmy PahunFait
« Je crois qu'ils ont en moyenne 20-30 ans, donc il faut les changer pour pouvoir refaire la flotte. »
- 14:00Jimmy PahunChiffre
« C'est lié, je dirais, pour près de deux tiers à l'écologie. »
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-Qui est pour ? Qui est contre ? -La séance est levée. -La séance est levée.
Générique -La séance est levée. -La séance est levée. ... -Bonjour, je suis Jimmy Pahun, député de la 2e circonscription du Morbihan. *Bienvenue à bord du Bangor, le bateau qui fait la liaison entre Quiberon et Belle-Ile.
Je ne fais plus de régates, mais je suis venu pour promouvoir le plan de relance sur les territoires de la circonscription. Musique dynamique -Avant d'être député, Jimmy Pahun a été... skipper.
Il a même remporté le Tour de France à la voile... ..avant de prendre la vague Macron pour s'embarquer en politique.
Le député a plus de 200 km de côtes dans sa circonscription. Alors, quand le gouvernement a annoncé un plan de relance à 100 milliards, Jimmy Pahun a pensé à ses communes de bord de mer. Direction la plus grande île de Bretagne : Belle-Ile-en-Mer. ... -Bonjour.
Merci de nous accueillir pour visiter votre ferme. Allez, on y va ? C'est quelle voiture ? -Yves Caro est éleveur laitier, un activité particulièrement difficile sur une île. -On gagnait mieux notre vie il y a 15 ans que maintenant. -On avait fait un effort sur le prix du lait.
On avait réussi à le mettre à... -Oui, mais le prix du lait, c'est le même que l'agriculteur du continent.
Nous, on a quand même des charges supplémentaires. On fait venir les aliments. Les carburants, c'est plus cher et on n'est pas payés plus cher, quoi. -Si Jimmy Pahun rencontre l'agriculteur, c'est parce qu'il pense pouvoir l'aider.
Aujourd'hui, le lait produit par la dizaine d'éleveurs de Belle-Ile part sur le continent, à Pontivy, pour être transformé. Un trajet d'une centaine de kilomètres. -Bonjour, Mary-Anne.
Vous allez bien ? -Oui. -Super. -Jimmy Pahun suit avec intérêt le projet de Mary-Anne Bassoleil pour les agriculteurs.
Une idée toute simple qu'elle développe depuis trois ans : monter une laiterie directement sur l'île. Les agriculteurs, regroupés en coopérative, pourraient ainsi fixer eux-mêmes le prix de leur lait. -A une époque où on se pose la question de la relocalisation, de l'autonomie alimentaire, c'est presque un projet d'intérêt général, puisqu'on va contribuer à faire en sorte qu'il y ait de l'alimentation qui reste sur l'île. -De l'alimentation, moins de transport... -C'est ça. -..de la valorisation pour les agriculteurs. -Avec l'étude de marché, on a vu que c'était la même quantité de lait qui est produite sur l'île que celle qui est consommée, mais celle qui est consommée, c'est des produits laitiers importés pour arriver par bateau.
Là, on va juste transformer localement en accord avec les besoins de la population à l'année et touristique, donc oui, c'est du bon sens et ça participe à valoriser une production qui a une identité et qui est reconnue. -Ecologique et créateur d'emplois, pour Jimmy Pahun, ce projet coche les cases du plan de relance. -Dès qu'à Paris, on nous a dit : "Il faut nous trouver des projets pour le plan de relance", j'ai tout de suite pensé à la laiterie.
Moi, ce que je vois, c'est cinq emplois de plus sur Belle-Ile, c'est une meilleure revalorisation pour les agriculteurs et puis, un gain en termes de transition énergétique. On fera notre petite part et tous les matins, il y aura un camion de moins sur la route pour aller à Pontivy. -Si le député est enthousiaste, il n'est pas décisionnaire, mais il sait que pour monter le projet, il va pouvoir compter sur la communauté de communes.
Sa présidente semble acquise à la cause. -Wow ! -Ca va ? -Ouais, ouais, ouais. -Bonjour, Mary-Anne, ça va ? -Oui. -On a tous la même envie de porter l'avenir de Belle-Ile, la vie insulaire à l'année, et là, le projet de laiterie rentre vraiment dans ce cadre.
Ca nous correspond tout à fait. -Mais le plus dur reste à faire : comprendre la mécanique du plan de relance. Qui monte les dossiers ?
Comment ? Le député n'en sait rien et compte sur madame la maire, qui n'en sait guère plus. -Il doit y avoir une personne référente auprès de Mary-Anne pour monter le projet avec elle. -Alors, après, on ne sait pas encore comment ça va se monter, sachant que la région souhaite être partenaire aussi.
Il faut qu'on voie ensemble les modalités. -Et l'argent du plan de relance, qui va le chercher dans ces cas-là ? C'est la région ?
La communauté de communes ? -Alors, là, il faut qu'on étudie. Ca dépend du montage du dossier aussi, par quelles structures, peut-être, sont montés...
Enfin, le projet est monté. -Le plan de relance, vous savez pas encore comment il va fonctionner. -Non.
Musique électro -Retour sur le continent. ...
Les contours du plan de relance ont beau être flous, cela n'entame pas la détermination du député. ...
Alors, voici son deuxième projet, la modernisation du Tire-bouchon, une ligne de chemin de fer qui traverse la presqu'île de Quiberon, une institution locale. Elle ne fonctionne qu'en été, mais elle est vétuste. Alors, le député a un rêve : la rénover et pourquoi pas la faire marcher à l'année et même l'ouvrir aux marchandises. -Le matin, à 8h, il y a un trafic de transports et de camions terrible.
Ca me paraît un projet de bon sens et surtout un projet d'avenir. Dans 10 ans, il y aura peut-être, le matin, des trains de marchandises et ces trains seront aussi débarqués pour être embarqués sur le bateau pour aller sur Belle-Ile. Notre coin, c'est le 2e coin le plus fréquenté touristiquement de Bretagne. -Mais ces rêves ont un coût.
La seule rénovation se chiffre à 27 millions d'euros. Le plan de relance tomberait donc à pic. Saint-Pierre-Quiberon est une commune desservie par la ligne.
Au marché, le député vient récolter l'avis des habitants sur ses idées. -Bonjour, madame. -Bonjour. -On est venus parler de ce fameux plan de relance, et dans le plan de relance, je voudrais vraiment qu'on essaie d'y inclure le Tire-bouchon. -Ah ! -Voilà.
Quand vous dites "Ah !", ça veut dire... -J'aime bien le Tire-bouchon.
C'est un...
Ici, c'est...
Ca fait partie de Saint-Pierre, de Quiberon....
Ce serait dommage de le supprimer. Ca fait tellement partie d'ici, quoi, que...
C'est super. On l'entend qui passe, c'est superbe. -C'est pas utile qu'aux touristes ? -Non, même aux gens du coin.
J'ai des amis qui habitent Auray, ils prennent le Tire-bouchon, ils viennent faire leur bain et ils repartent. C'est sympa et c'est pratique. -Tellement que le Tire-bouchon a même son comité de défense.
Christian Peltais en fait partie et il est assez... impatient. -On nous annonce un plan de relance offensif, on nous donne des objectifs en matière de mobilité et de réduction des gaz à effet de serre, je crois qu'il y a une opportunité pour cette ligne. -Tu vas soutenir Macron ! -Il faut que la ligne s'ouvre à l'année et le plus rapidement possible.
Le plan de relance, c'est pas 2022, c'est maintenant. -C'est jusqu'en 2022, le plan de relance. -Comment on engage ?
On n'attend pas 2022 pour avoir les effets. -L'argent ne sera pas donné si les projets ne sont pas engagés. Je suis d'accord avec vous. -Jimmy Pahun veut aller vite, mais il a un problème : le président de la communauté de communes ne le suit pas.
Contrairement au député, il ne croit pas que la ligne de train puisse correspondre au plan de relance. Il refuse même de rencontrer Jimmy Pahun devant notre caméra. Un désaccord qui agace les habitants. -Les élus tirent pas dans le même sens parce que chacun regarde midi à sa porte.
Il y en a pour qui c'est...
C'est pas faisable. -A partir du moment où ces gens qui sont responsables... -Si, si, si. -..ne voient pas la priorité, quand une personne qui est un député qui, pour une fois, essaie de faire avancer les choses...
Au moins, la faisabilité. Elle arrivera peut-être, mais si on ne prend pas le... -Le taureau par les cornes. -Voilà, on n'y arrivera pas. -Il faut être devant chez le préfet tous les matins. -La préfecture, ce sera la clé du plan de relance, la destination finale des dossiers.
Jimmy Pahun l'a compris. Courriers, coups de téléphone, rendez-vous, il ne lâche pas le sous-préfet. -Monsieur le sous-préfet connaît bien le dossier du Tire-bouchon, sur lequel on a eu des réunions en préfecture dès 2017.
Il connaît bien le problème de l'activité économique sur Belle-Ile. -Alors, ces projets correspondent-ils bien au plan de relance ? -Les critères seront simples : qu'est-ce qui fait effet de levier ?
Qu'est-ce qui s'insère dans une stratégie nationale qui est la transition écologique, qui est la solidarité territoriale et la compétitivité de notre économie ? -C'est vous qui devrez déterminer si tel ou tel projet sera retenu ? -On va les transmettre au niveau gouvernemental en disant, avec les élus, ceux qui sont faisables, finançables, ceux qui sont réalisables dans un temps correspondant au plan.
C'est un travail conjoint, mais c'est vrai que le préfet aura une résponsabilité déterminante. -La préfecture n'en a pas fini avec Jimmy Pahun. Le député a encore un dernier projet à financer, dans un domaine que l'ancien navigateur connaît bien : les bateaux.
Ceux-là, ce sont les Transrades, des navettes qui desservent les deux quais de la rade de Lorient, le premier port de pêche de Bretagne. -Le projet, c'est de profiter de ce plan de relance pour pouvoir imaginer non pas un bateau, mais presque une série de bateaux. Je crois qu'ils ont en moyenne 20-30 ans, donc il faut les changer pour pouvoir refaire la flotte.
Il faut refaire la flotte, en fait. Elle est vétuste et faitguée. -Et le député profite de la traversée pour embarquer les usagers dans son projet. -Et le plan de relance ?
Vous en avez entendu parler un petit peu ? -Est-ce que c'est lié, par exemple, à l'écologie ? -C'est lié, je dirais, pour près de deux tiers à l'écologie. -Si c'est lié à l'écologie... -A la transition énergétique, c'est comme ça que je vois les choses. -Alors pourquoi ne pas favoriser le vélo ?
On a un problème de bateaux le matin et le soir, puisqu'il est arrivé souvent que des cyclistes restent à quai, ce qui veut dire qu'il y a des gens qui sont pas sûrs d'arriver au travail. Ca pose un grave problème. Musique pop -Des vélos dans le bateau, c'est écolo, mais un bateau qui ne pollue pas, ce serait encore mieux.
Justement, cette entreprise locale travaille sur un prototype de bateau à hydrogène. Encore une belle occasion d'utiliser les milliards de l'Etat. -C'est tellement énorme, ces 100 milliards, qu'on ne se rend pas compte de ce que ça peut représenter, donc sachons essayer d'en avoir une petite part pour le savoir-faire technologique, intellectuel de nos ingénieurs. -C'est une opportunité à saisir de création de valeurs et d'emplois. -Trois projets, des dizaines d'interlocuteurs et des millions à trouver, presque un travail de commercial pour le député. -Ca ne vous rappelle pas l'époque où vous cherchiez des sponsors pour votre bateau ? -Si, c'est un petit peu vrai, sauf que je ne les cherche plus pour moi, mais pour les autres.
Je sais ce que c'est que de trouver des budgets. -Les projets de Jimmy Pahun arriveront-ils à bon port ? Le député, pour le moment, apprend surtout à naviguer dans l'océan du plan de relance et il n'est qu'au début de la traversée.
Musique hip-hop SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA ...
Jimmy Pahun