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DébatC à vous (sur YouTube)· 8 septembre 2025 5 minContradictoireMixte

Gouvernement PS : censure pour Retailleau, pas pour Wauquiez

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Celui dont le nom revient le plus, c'est S.Lecornu. Peut-être qu'on sera démentis. - P.Cohen: C'était le 1er choix de décembre dernier.

Retour à la case départ. - A.-E.Lemoine: E.Macron évoque la nécessité de résoudre une crise parlementaire.

Les mots ne sont pas choisis par hasard. Il ne veut pas qu'on parle d'une crise politique? - P.Perrineau: Oui.

Quand on parle de crise parlementaire, on s'intéresse au Parlement, et particulièrement à l'Assemblée. Quel que soit le choix du président, l'Assemblée est ingouvernable. Qui que soit celui ou celle qui sera nommé, les difficultés vont revenir très vite.

Il y a eu des difficultés pour M.Barnier, il y a les difficultés qu'on a aujourd'hui pour F.Bayrou.

Demain, il y aura d'autres difficultés pour monsieur X ou madame Y. A ce moment-là, quelle sera la possibilité pour le président de la République? Ce sera de dissoudre, d'utiliser un second pouvoir propre après celui de pouvoir choisir le Premier ministre, à savoir la dissolution. - A.-E.Lemoine: Avant d'en venir à ce second pouvoir propre qu'il pourrait utiliser, il n'y a aucune chance...

La chance du prochain gouvernement, c'est de s'entendre avec le PS? - L.Vigogne: C'est la seule voie réaliste.

De ce qui s'est passé avec F.Bayrou, E.Macron a tiré la conclusion qu'il ne pouvait plus rien attendre du RN.

Le RN était rentré dans une logique offensive, voulant absolument une dissolution. - A.-E.Lemoine: Il y a eu une cassure avec F.Bayrou.

C'est l'affaire Bétharram? - L.Vigogne: Quand F.Bayrou arrive, il réussit plutôt à engager un dialogue avec les socialistes, à faire que le budget de l'année 2025 passe en obtenant un accord de non-censure avec le PS.

L'affaire Bétharram fait tout basculer. Il y a des dirigeants socialistes qui ont eu des mots très durs à l'encontre de F.Bayrou.

Il les prend très mal. A la suite de ça, il n'y aura plus beaucoup d'échanges entre eux. Tout va se dégrader.

Ca a fait que B.Vallaud, Le patron des députés socialistes, a un discours très dur à l'endroit de F.Bayrou.

Ca a été révélateur. - A.-E.Lemoine: Un accord de non-censure peut-être, mais à condition de donner des gages au PS. - P.Perrineau: S'il gagne un peu sur le PS, que va-t-il se passer à droite avec l'allié LR?

Si vous écoutez monsieur B.Retailleau, sa volonté de soutenir Un gouvernement qui serait dirigé par quelqu'un de complaisant avec les socialistes, ce n'est pas sa tasse de thé. Il faut faire attention, dans cette majorité stéréo, à ce que les 2 baffles fonctionnent.

S'il n'y en a qu'une qui fonctionne, on retombera très vite dans les problèmes qu'on connaît. - L.Vigogne: B.Retailleau verrait d'un bon oeil l'arrivée de S.Lecornu à Matignon.

B.Retailleau veut encore rester ministre de l'Intérieur. Ce que veulent Les Républicains, c'est un contrat de gouvernement assez lâche. - A.-E.Lemoine: Le PS en pense quoi, de S.Lecornu? - L.Vigogne: Ils ont une vision assez négative de lui.

Il a eu des dîners avec M.Le Pen qui ont été rendus publics par la presse ces derniers mois. Ils estiment qu'il a eu des relations un peu trop sulfureuses avec le RN.

Si les socialistes ne veulent pas de dissolution, ils seront bien obligés de s'accommoder avec le futur Premier ministre. - P.Cohen: Ils n'en veulent pas. - A.-E.Lemoine: De dissolution. - L.Vigogne: Certains ministres ont alerté l'Elysée ces derniers jours pour dire que des députés socialistes étaient dans des circonscriptions où ils étaient très soumis aux insoumis et très enclins à voter une motion de censure contre n'importe quel Premier ministre. - P.Cohen: C'est le cas d'O.Faure qui, dans sa circonscription, est dépendant de cet électorat et, dans une moindre mesure, de B.Vallaud. - P.Perrineau: N'oublions pas les municipales.

Si le PS veut revenir dans la case locale, dans de multiples villes, il est entièrement dépendant de LFI. Cela fait que leur marge de manoeuvre est tout de même relativement écourtée. Si on imagine qu'à peu près 1/3 du groupe socialiste est très LFI-dépendant,