Audition d'Agnès Buzyn, dissolution de la CSI 93, enquête visant des dirigeants de LFI... "le 8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33FerméeÉludée
La France mieux préparée que ses voisins, elle vous a convaincu ?
- 1:06OuverteRéponse partielle
En Europe, à quel pays on peut le comparer ?
- 1:43RelanceRéponse partielle
Pourquoi il y a eu ces moments de trouble ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Est-ce que le préfet de police a pris une bonne décision en dissolvant cette CSI ?
- 21:54FerméeÉludée
Vous aviez été alerté du comportement de cette compagnie ?
- 23:20FerméeRéponse directe
Est-ce que vous vous êtes trompé de chéquier ou est-ce qu'il n'y a pas d'affaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19InvitéFait
« Vous ne pouvez pas dire que je n'ai pas anticipé. Ce que nous avons mis en place au ministère de la Santé depuis le 10 janvier est sans commune mesure, en tous les cas en termes d'anticipation avec ce que j'ai vu, notamment dans les autres pays. »
- 0:45PrésentateurChiffre
« Près de 40 000 personnes ont perdu la vie. »
- 0:58PrésentateurFait
« L'Italie, l'Espagne, je parle en nombre de morts par habitant, la Belgique qui est loin devant nous, je crois qu'on est... »
- 2:10PrésentateurFait
« En lisant un blog aux alentours de Noël 2019, un blog qui l'avait alerté sur les premiers cas de pneumonie en Chine. »
- 2:29PrésentateurFait
« Les commandes de masques qui sont faites en janvier sont finalement assez faibles. »
- 3:13PrésentateurChiffre
« Elle fait une commande, si j'ai bien suivi, de 1 million de masques seulement, qui n'est pas à la hauteur vraiment des besoins. »
- 4:37PrésentateurFait
« Nous considérions qu'il n'était pas si stratégique que ça, d'avoir des masques, mais si nous en avons besoin, nous les commanderions. »
- 7:58PrésentateurChiffre
« Les 12 milliards d'euros sur notre système de santé d'économie qui ont été réalisés. »
- 8:39PrésentateurFait
« On va faire ça en Chine et en Inde. »
- 9:50InvitéChiffre
« Une rallonge de 300 millions d'euros pour augmenter les salaires. »
- 10:05InvitéChiffre
« Plus 1,2% par rapport à la même période l'année dernière. »
- 10:14InvitéChiffre
« 15 000 suppressions de postes annoncées chez Airbus dans le monde. »
- 10:19InvitéChiffre
« Il y en aura 7 500 chez Air France selon les syndicats. »
- 10:23InvitéChiffre
« Hausse des allocations chômage à partir d'aujourd'hui, hausse correspondant à celle de l'inflation. Plus 0,4% dès ce mois-ci. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Alexis Corbière11 %
- Invité8 %
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Bonjour Alexis Corbière. Bonjour. Agnès Buzyn, l'ancienne ministre de la Santé, s'est donc longuement expliquée hier devant la commission d'enquête parlementaire sur sa gestion de la crise jusqu'à son départ du ministère à la mi-février. Elle a dit ceci notamment.
Vous ne pouvez pas dire que je n'ai pas anticipé. Ce que nous avons mis en place au ministère de la Santé depuis le 10 janvier est sans commune mesure, en tous les cas en termes d'anticipation avec ce que j'ai vu, notamment dans les autres pays.
La France mieux préparée que ses voisins, elle vous a convaincu ? Non, non. Écoutez, déjà revenons sur le bilan, on est quand même un pays qui a été rudement touché par la crise. Près de 40 000 personnes ont perdu la vie. 30 000. On est à plus de 30 000. On est à un peu moins de 30 000. Bon, ben je me trompe. Mais on est quand même le pays qui avons été le plus touché. Non. En Europe, à quel pays on peut le comparer ? L'Italie, l'Espagne, je parle en nombre de morts par habitant, la Belgique qui est loin devant nous, je crois qu'on est... C'est un classement, voilà, au cinquième ou au sixième.
D'accord.
Il n'empêche que le coup a été rude. Et ça, ce qu'on a constaté au cours de la pandémie, c'est que nombre de choses aussi élémentaires que les masques, par exemple, n'arrivaient pas. Bon, bref. Donc, on ne peut... Je veux dire, je trouve un peu troublant. C'est normal que Mme Buzyn puisse défendre son activité comme ministre, mais que j'ai trouvé peu d'éléments critiques sur une situation qu'on avait connue. Vous m'avez corrigé sur les chiffres, très bien, mais enfin, bon, pardon de ce mauvais pied pour commencer cette interview, mais quand même, ce qu'on a vécu a été à bouleverser le pays.
Et on a l'impression qu'elle, elle n'apporte pas d'explication de pourquoi il y a eu ces moments de trouble. J'évoquais la question des masques, le manque de masques, etc. Et elle s'est défendue de manière très politique, finalement, plus que vraiment comme une professionnelle, je dirais, de la santé. Mais on sentait qu'il y avait une volonté de dire, moi, je n'ai pas fait d'erreur. Bon, alors, on en arrive à quelle situation ? Ce qu'elle nous dit, c'est qu'elle avait finalement eu une intuition, je reprends ces mots, qu'il y allait avoir un problème. En lisant un blog aux alentours de Noël 2019, un blog qui l'avait alerté sur les premiers cas de pneumonie en Chine.
Voilà, pour autant, cette intuition ne l'empêche pas de considérer que le 16 février, elle peut faire candidate à une élection municipale. Elle considère que finalement, tout est en position pour pouvoir aborder cette crise dont elle a eu l'intuition. Mais les commandes de masques qui sont faites en janvier sont finalement assez faibles. Alors, elle a des tas d'explications en disant que ce n'est pas mon rôle de ministre, etc. Elle n'est pas d'avant que la note envoyée par Santé publique France en 2018, qui faisait état du manque de masques en France, et surtout de leur état inutilisable, n'est jamais arrivée jusqu'à ses services. C'est un problème, c'est un problème, effectivement.
Donc, j'ai bien vu qu'elle tape en touche un peu sur cette agence. Elle dit par ailleurs qu'il faudrait faire une nouvelle agence pour faire face aux crises. Mais quand même, moi, je veux dire, quand on sent qu'au mois de janvier, il y a une difficulté, que ce soit elle, elle a évoqué qu'il faut qu'il y ait une chaîne de commandement. Comment se fait-il que, moi, je ne suis pas médecin, mais on comprend bien que c'est une pandémie qui risque de poser l'obligation ou le fait d'avoir des masques. Et à ce moment-là, elle fait une commande, si j'ai bien suivi, de 1 million de masques seulement, qui n'est pas à la hauteur vraiment des besoins. Bon, bref.
Donc, il y a quand même quelque chose qui a dysfonctionné. Ça, c'était que pour l'aspect... Après, il y a toute une série d'autres aspects, et je vous donne la parole, c'est que... Ou je vous la laisse, par contre. Merci de donner la parole à Renaud Delis. Non, parce que ceux qui nous écoutent à la radio doivent savoir qu'en Renaud Delis, c'est que... Non, mais j'ai été troublé en me trompant sur les chiffres. Mais n'empêche qu'après, il y a une situation plus générale, et ma collègue Caroline Fiat qui était là, où nous, nous pensons que cette crise arrive à un moment où notre hôpital public, elle m'a été malmenée par des politiques publiques, souvent de réduction de moyens.
Nos EHPAD étaient en situation difficile, on l'avait souligné, ça n'avait pas fait face. Et je trouve que par rapport à tout ça, elle est restée un peu évasive. Renaud Delis, pardon.
Il y a, je vous en prie, un défaut d'anticipation, si je vous suis bien, Alexis Corbière. Il y a un défaut d'anticipation. Agnès Buzyn aurait dû mieux prévoir l'évolution de l'épidémie.
Sans aucun doute. Moi, je pense surtout qu'au-delà d'anticipation, Mme Buzyn, à l'image, par ailleurs, hélas, de politiques que même ont été menées par le gouvernement précédent, s'inscrit dans une logique de rationalisation, de réduction de moyens, et que notre système de santé dont on était si fiers, qui était un peu la marque de notre identité nationale, tous on disait franchement, la République, les services publics, l'hôpital, c'est pas comme dans d'autres pays, où il n'y a pas de privatisation.
Bon, il n'empêche qu'on a pris le choc en pleine figure, et qu'on s'est aperçu qu'au nombre de mesures, notamment, si j'ai bien suivi le fait que nous considérions qu'il n'était pas si stratégique que ça, d'avoir des masques, mais si nous en avons besoin, nous les commanderions. N'empêche que quand on est face à une pandémie mondiale, là où on fabrique des masques, il n'y en a plus parce qu'ils en ont besoin.
Mais sur ce défaut d'anticipation, ce défaut de prévision, est-ce que c'était si facile que ça d'anticiper ? Par exemple, si on se souvient de la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon, c'était le 28 avril dernier à l'Assemblée nationale, au moment où les Insoumis ont voté contre le plan de déconfinement, qui commençait le déconfinement le 11 mai. Voici ce que disait, ce que prédisait Jean-Luc Mélenchon.
La deuxième vague de l'épidémie est inéluctable. Le deuxième pic est inéluctable. Et il sera d'autant plus violent que les conditions n'auront pas été réunies pour réussir la sortie du 11 mai. Il n'y aura ni la quantité de masques suffisante, c'est-à-dire celle qui permet à chaque personne de disposer d'un masque efficace sans qu'il lui en coûte un euro parce qu'il s'agit de sa propre survie.
C'était impossible de prédire l'évolution. Quand on écoute Jean-Luc Mélenchon, le 11 mai, c'était beaucoup trop tôt. Il ne fallait pas déconfiner. Il ne fallait pas renvoyer les enfants à l'école. Il ne fallait pas renvoyer les Français dans les transports.
J'observe que pour ce qui est des enfants à l'école, le système a tenu parce que bon nombre de parents n'ont pas mis les enfants à l'école. Donc on pouvait mettre la majorité sur retournée de son convoi de deuxième vague. Aujourd'hui, mais 75% des parents, dans un premier temps, n'ont pas mis leurs enfants à l'école. Donc moi, je connais bien un nombre. Les protocoles ont pu être mis en application. 75% des parents n'ont pas remis leurs enfants à l'école. Oui, dans beaucoup de... Moi, je vois chez moi, c'était le cas en Seine-Saint-Denis, les trois quarts des parents n'ont pas mis les enfants à l'école. D'accord ? Quels chiffres avez-vous ?
Plus que depuis le début, je ne sais ce que donner que des mauvais chiffres. On est d'accord sur tous les chiffres. Non, non, mais j'admets que je me suis trompé. Oui, oui, vous l'avez vu tout de suite. N'ayez pas l'air surpé avec moi, cher Marc Reuvel, quand je dis que quand même, la grande majorité des parents... Jean-Luc Mélenchon aussi s'est trompé le 28 avril,
alors qu'il fait ses prédictions apocalyptiques en disant le deuxième pic est inéluctable, que le rien n'est prêt pour y faire face ?
À ce stade, alors pour le coup, vous êtes certain qu'il n'y aura pas peut-être une remontée de la pandémie ? Moi, je n'en sais rien. Ce que nous avons pointé à cette occasion... Lui, on est certain. Ce que nous avons pointé...
Lui, on était certain, Alexis Corbière. Moi, je ne suis sûr de rien. Lui, on était certain, Jean-Luc Mélenchon. D'accord.
Mais surtout, ce que nous pointions à cette occasion, c'est que notamment pour la question des masques, et ça reste pertinent, il aurait pu avoir à ce moment-là la gratuité des masques et non pas la situation face à laquelle tout le monde a dû se réduire, de fabriquer ses propres masques. Et aussi, on y revient tout de même, cette inégalité très forte qu'on a constatée à l'occasion de la pandémie, que selon les métiers que vous exécutez, selon... Tout le monde n'a pas été égal, c'est-à-dire ?
Sur les masques, Jean-Luc Mélenchon dit qu'il n'y en aura pas assez au moment du début du confinement. C'est ça, sa prédiction. Non, non.
Nous demandions la gratuité des masques. Nous demandions la gratuité...
Il dit qu'il n'y en aura pas suffisamment de masques, effectivement, de surcroît gratuit. Nous sommes maintenant près de deux mois, un mois et demi après le déconfinement. Il y a des dizaines de millions de masques sur production.
Oui, que les gens doivent s'acheter, mais les gens se sont bien comportés. Vous avez la certitude, Alexis Corbière, que vous, au pouvoir, vous auriez été meilleur. Ce que je sais, c'est toujours facile de dire ça, face à une situation inattendue de développement d'un virus, ça, je peux entendre que nul n'est de vain, et ce n'est pas la peine de faire le malin. Par contre, donc ça, il y a une situation où, même si c'était nous qui réservons les responsabilités, on aurait pu se retrouver... Que de l'humilité, oui. Voilà. Par contre, ce que je sais, c'est pour ça que j'ai dit que finalement, tout ça, on doit avoir un peu de recul.
C'est que la mise à mal de notre système de santé, la fermeture de lits dans les hôpitaux, les 12 milliards d'euros sur notre système de santé d'économie qui ont été réalisés, de rappeler tout simplement que nos personnels de santé manifestés quelques mois auparavant pour dire que notre hôpital public est mal en point, cette crise sanitaire, en vérité, est venue percuter une crise sociale et un affaiblissement du service public ou une stratégie qui consiste souvent à affaiblir l'hôpital public au profit de l'hôpital privé, une stratégie qui consiste à dire qu'on va délocaliser les lieux de production de choses aussi élémentaires que le masque parce qu'on va le faire dans d'autres pays.
Cette idée, finalement, la conséquence de ce qu'on a vu l'Organisation Mondiale du Commerce qui fait que nous sommes, nous, en Europe notamment et en France en particulier, on va y mettre une activité de service. Par contre, tout ce qui est activité industrielle de production, ça va être ailleurs dans l'atelier du monde, notamment, on va faire ça en Chine et en Inde. D'où, si j'ai bien compris, l'idée que ça ne servait à rien de stocker des masques, c'était tondi, parce que si on en a besoin, on les commandera là où ils se fabriquent et sauf qu'on s'aperçoit que face à une épidémie mondiale, là où ça se fabrique, eux aussi, ils en ont besoin.
Ça, c'est des choses, pardon, où ma famille politique, au sens large, le pointe depuis des années de dire que cette délocalisation est folle et qu'il faut relocaliser l'économie. Et de ce point de vue-là, Mme Buzyn est comptable, à travers elle, toutes les politiques qui sont menées sur cette affaiblition du service public, notre incapacité à planifier une production, à relocaliser l'économie, avoir une autonomie, une souveraineté face aux besoins. Alexis Corbière, députée La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, invitée ce matin de France Info. Il est 8h42. Le fil infos, c'est Maureen Suignard.
L'Europe rouvre en partie ses frontières aux touristes venus du Japon, de la Chine, du Maroc, de la Tunisie ou encore de l'Algérie, les ressortissants de 15 pays où l'épidémie est jugée stable, autorisés à venir. Les Etats-Unis n'en font pas partie. Liste qui sera revisité toutes les deux semaines. Au lendemain d'une nouvelle journée d'action du personnel hospitalier en France demandant plus de moyens, Martin Hirsch, le directeur de l'assistance publique Hôpitaux de Paris, estime qu'il ne faudra pas se concentrer sur les chiffres.
L'exécutif qui a annoncé une rallonge de 300 millions d'euros pour augmenter les salaires, nous avons une chance historique pour transformer l'hôpital, dit-il sur France Info. Le marché automobile reprend des couleurs, naître bon des immatriculations en juin, plus 1,2% par rapport à la même période l'année dernière. Le marché stimulé par les mesures du gouvernement, les primes à la conversion et les bonus pour l'achat de véhicules propres. Par contre, toujours des difficultés dans le secteur aérien. 15 000 suppressions de postes annoncées chez Airbus dans le monde. Il y en aura 7 500 chez Air France selon les syndicats.
Une hausse des allocations chômage à partir d'aujourd'hui, hausse correspondant à celle de l'inflation. Plus 0,4% dès ce mois-ci, 3 millions de demandeurs d'emploi en bénéficieront.
France Info,
et tout est plus clair.
Alexis Corbière, pourquoi les Insoumis, contrairement à tous les autres grands partis politiques de France, ne contrôlent pas de grandes villes après les municipales ? Déjà, nous sommes un mouvement jeune qui est né essentiellement à la préparation d'une candidature à l'élection présidentielle de 2017 et que souvent, préparer des listes aux élections municipales nécessite d'avoir, comme on dirait, un ancrage un peu plus ancien. Deuxièmement, nous avons fait le choix à l'occasion de ces élections municipales de favoriser soit des stratégies d'union dans certaines villes, d'union gagnante.
J'aimerais, moi, il y a des choses qui me font plaisir, mais j'aimerais que ceux qui gagnent n'oublient pas parfois qu'ils avaient avec eux aussi les Insoumis. Vous pensez à qui ? Par exemple à Marseille. Ce n'est pas encore fait, Marseille. Pardon ? Non, mais d'accord. Enfin bon, ça fait partie des villes dont on a considéré
à Lyon également. À Marseille, Alexis Corbière, c'est un bon exemple. Jean-Luc Mélenchon n'a pas soutenu au premier tour Michel Rubirola. Parce qu'il y avait
une grande complexité. Je rappelle que Europe Écologie non plus. Je rappelle que Madame Rubirola, si je ne dis pas de soutien, avait même été exclu avant d'être réinscrit il y a quelques jours. Parce que les écologistes qui aujourd'hui refusaient l'union. Donc vous voyez, il ne faut pas réécrire l'histoire. Marseille est une ville extrêmement compliquée. Mais si vous voulez qu'on revienne dans le détail de la confusion des différentes stratégies qu'il y avait au point de départ. Jean-Luc Mélenchon était favorable à un rassemblement, mais je ne vais pas faire à ce micro...
Mais pas la candidature au premier tour
de Michel Rubirola
et du printemps marseillais alors qu'il est député
de la ville. D'accord, mais il n'empêche que Sophie Camard qui a été élue et sa suppléante, donc il a participé à cette victoire. Non mais je veux dire, moi il y a beaucoup d'endroits où nous allons participer à cette victoire. Mais c'est vrai que nous n'étions pas comment dirais-je, la force qui souvent... Parce que souvent en plus on a eu une forme de... Vous n'étiez pas la force qui ? Qui prenait le premier rôle parce que souvent nous avons joué le jeu... Vous avez accepté de vous effacer derrière d'autres et derrière des écologistes notamment. Exactement et j'aimerais que ce soit entendu. Pourquoi ce choix ? Parce que bien souvent ce leadership... Comment dire ?
Il y en avait certains qui ne voulaient le rassemblement que derrière eux sinon il n'y avait pas de rassemblement donc nous avons fait le choix d'être un élément de ce rassemblement contrairement à ce qui se dit souvent. J'entends parfois il est d'usage de dire que nous serions ceux qui ne veulent pas l'unité. Nous avons été favorables. Là vous avez montré le contraire. Dans certaines villes. Après vous savez les municipales le problème c'est que c'est une explosion souvent dans beaucoup d'endroits de stratégies tout à fait différentes. Ce que vous avez fait Alexis Corbière au municipal c'est-à-dire c'est ce que vous nous dites vous effacez quand il le fallait pour faire gagner la gauche.
Ça dépend des endroits où nous avions nos propres listes et des endroits où nous étions dans ces rassemblements. Est-ce que ce n'est valable qu'au municipal ou est-ce que ça pourrait l'être également à la présidentielle ? Non. Premièrement la question on va revenir un peu plus sur qu'est-ce que c'est que cette élection présidentielle. Premièrement nous sommes encore une force prégnante dans le paysage politique. J'aimerais aussi que ce ne soit pas oublié. On ne sommes pas les seuls évidemment. nous avons une silhouette particulière qui me semble être une force là encore on n'est pas les seuls. C'est Jean-Luc Mélenchon la silhouette ? Je parle de notre mouvement. Le mouvement pardon.
D'accord nous avons une silhouette politique très particulière une identité qui est ceux qui marient comment dire une exigence sociale une exigence écologique et une exigence démocratique. Les écologistes pourraient dire la même chose. Non. D'accord très bien mais à chacun de juger à quel niveau par exemple nous fixons mais j'ai dit qu'on n'était pas les seuls mais nous l'avons quand même de manière assez forte. Sur des questions sociales il me semble que nous sommes un petit peu plus marqués que les écologiques que vous évoquez sur des questions de répartition des richesses de rupture avec des politiques libérales qui sont menées.
Notre critique de la 5ème république me semble plus vive que d'autres. Enfin qu'importe nous sommes là une force significative et qui me semble être une force aussi qui a un rapport au milieu populaire aussi assez particulier et dans une situation où j'aimerais d'ailleurs que ce soit meilleur de la part des autres mais nous sommes ceux qui ne sont pas non plus les plus mal placés. Toutes les études le démontrent.
Bref dans la période qui vient quelle va être la difficulté parce qu'en réalité la leçon de cette élection au delà de victoires qui me font plaisir et moi je me réjouis qu'il y ait des villes qui passent entre les mains de maires écologiques j'ai pas de soucis avec ça mais quand même d'observer que le phénomène majeur pour l'élection qui vient celle du président de la république qui me semble l'élection majeure où il y a une concentration de pouvoir et où me semble-t-il je peux me tromper à nouveau je me suis trompé deux fois ce matin mais il me semble que là il y aura une participation plus forte parce que les gens pensent que c'est là qu'il y a le pouvoir observons que l'élection qui vient d'avoir lieu est une élection où il y a une participation historiquement basse
Oui Vous dites par rapport aux écologistes vous dites nous sommes un peu plus nous sommes porteurs d'une exigence sociale un petit peu plus forte une exigence démocratique un petit peu plus forte c'est même un euphémisme pour revendiquer vous aussi une exigence écologique est-ce que ces différences ce sont des différences de degré ou est-ce que ce sont des différences de fond est-ce que ces deux gauches sont irréconciliables ou est-ce que ça peut faire la base d'un programme commun avec les écologistes ?
Moi le mot irréconciliable j'en sais rien parce que je sais que nous avons souvent des désaccords avec Europe Écologie Les Verts et au sein même d'Europe Écologie Les Verts
Vous éloquez là ce sont des nuances de ce que peut dire
Yannick Jadot mais vous savez il est parfois difficile même à suivre ce que propose Yannick Jadot je ne sais pas sur sa position sur les retraites par exemple dernièrement nous étions farouchement contre la réforme des retraites il m'a semblé parfois que M. Jadot était assez hésitant sur la question de la réforme mais ce n'est pas ce que je suis en train de dire je ne sais pas d'ailleurs quel est son programme et je ne sais pas d'ailleurs il se présente à quoi m'entendre sur quoi vous voyez ce que je veux dire sortons des phrases définitives où j'en sais rien vous voulez m'entendre avec quoi mais je ne sais pas d'ailleurs c'est M.
Jadot plutôt qui ne cesse de répéter qui ne veut pas s'entendre avec Jean-Luc Mélenchon je l'ai encore entendu c'était pas chez vous à une autre émission dernièrement où il a dit mais je m'en fiche d'un certain point de vue la question c'est comment on aborde la période qui vient si on veut l'emporter c'est-à-dire mon camp ceux qui sont les partageux ceux qui pensent que la crise écologique est une question majeure et centrale ceux qui pensent que ces systèmes institutionnels aujourd'hui est étouffant pour la vie démocratique si on veut l'emporter comme vous dites
est-ce qu'il faut forcément un candidat à la France insoumise et à la présidentielle ?
alors je vais terminer mon raisonnement et vous verrez ma conclusion le problème que nous avons c'est l'abstention et l'abstention elle est sociologiquement très typée c'est une abstention populaire les ouvriers employés des études le démontrent 70% se sont quasiment abstenus les jeunes aussi se sont abstenus donc la question et éviter éventuellement d'ailleurs et comment faire revenir les classes populaires dans les bureaux de vote ? comment on arrive à avoir une candidature quelqu'un qui porte nos couleurs qui remobilise cet électorat populaire ?
et ça un écologiste ne peut pas le faire parce qu'il n'a pas la même la même base pour vous les classes populaires ne voteraient pas aussi massivement pour un écologiste que pour un candidat de la France insoumise ? à ce stade j'observe que les victoires écologistes sont souvent marquées justement dans cet océan d'abstention dans des villes qui sont riches et qui quand même qu'il faut observer c'est les bobos quoi mais j'aime pas ce mot ça veut dire quoi ?
vous êtes un bobo j'en suis un mais c'est des conneries c'est l'expression alors que le classe micro je préfère des bourgeois bohens aux bourgeois racistes c'est pas mon problème non mais arrêtons ce truc là on n'est pas à valeur actuelle ici le mot bobo ça veut rien dire moi je préfère que des gens qui sont aisés votent pour l'écologie et le social ce sont plutôt des villes riches c'est l'expression que vous avez utilisée pour définir le vote écologiste ce que je dis c'est pas une insulte et moi non plus quand je dis bobo ça n'en est pas une oui mais je connais le caractère c'est que c'est plutôt un vote CSP plus éduqué qui est venu voter tant mieux ça s'appelle un bobo dans le cas précis non parce que bobo c'est un mot c'est un mot mais n'y voyez pas ce que je veux dire c'est que ce qui m'intéresse parce qu'ils sont majoritaires aujourd'hui dans ce pays c'est les ouvriers les employés les chômeurs
il faut un candidat insoumis j'essaie d'arriver au bout de votre raisonnement pour ramener cet électorat mais je ne vois pas pour quelle raison
il n'y affronnerait pas pour le dire parce que toutes les études démont par exemple à ce stade que par exemple Jean-Luc Mélenchon puisque vous voulez parler de lui et celui dans les études d'opinion qui mobilise beaucoup plus moi je regarde dernièrement le sondage de l'IFOP on pense qu'on en veut mais Mélenchon est à 11-12% Yannick Jadot est à 8% mais surtout les milieux populaires Mélenchon il y a près de 17% je crois des employés qui votent Jean-Luc Mélenchon il y en a 4 qui votent Yannick Jadot d'accord donc moi Jadot fait ce qu'il veut à ce stade mais j'aimerais que personne ne se parle avec arrogance en disant pousse-toi de là je suis le candidat de l'évidence je dis face à cet enjeu stratégique comment on fait et bien la France Insoumise et son programme n'est pas le plus mal placé pour porter ça mais par ailleurs si ça se trouve il y aura deux candidats que si vous voulez que je vous dise c'est pas le sujet de toute façon la situation des municipales démontre aussi que c'est pas uniquement quand il y a des candidatures uniques que ça gagne c'est plutôt qui c'est qui arrive à mobiliser un secteur de la population qui me semble être le secteur qui doit marcher devant au service duquel on doit particulièrement agir qui sont ces milieux populaires qui par ailleurs même s'ils ne sont pas allés voter dimanche dernier se sont fortement fait entendre dernièrement par des mobilisations sociales je rappelle le mouvement des gilets jaunes et autres sujets on va marquer une petite pause Alexis Corbière on va respirer on va boire un verre d'eau c'est ici l'info il est 8h51 c'est Maureen Suignard
Force Ouvrière n'acceptera pas en l'état le plan social d'Airbus c'est un choc absolument terrible réagit sur France Info le coordinateur du syndicat Dominique Delbuys 5000 postes supprimés en France 15000 dans le monde un chiffre aussi jugé excessif par Bercy le secteur aérien en crise avec également Air France qui va se séparer de 7500 employés selon les syndicats un remaniement gouvernemental imminent entre ce vendredi et mercredi prochain c'est une information France Info la nouvelle équipe en place dès la semaine prochaine une première arrestation à Hong Kong liée à la loi sur la sécurité adoptée par la Chine arrestation annoncée par la police cette législation largement contestée depuis un an dénoncée par ceux qui craignent que les libertés reculent dans ce territoire semi-autonome alors que les TGV ne sont pas encore pleins à l'approche des vacances d'été la SNCF lance une opération commerciale des billets à partir de 30 euros mis en vente à partir donc d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi inclus pour les destinations phares de l'été
France Info
et tout est plus clair
toujours avec le député la France Insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière une question justement sur votre département mais vous avez compris mon raisonnement d'abord je crois qu'il y a passé 8 minutes j'espère qu'on a compris non mais stratégique si on veut faire revire les classes populaires à l'élection présidentielle et lutter contre l'abstention il faut un candidat qui les attire sans les classes populaires on a perdu face à Emmanuel Macron
Renaud Deli Alexis Corbière vous êtes donc député de Seine-Saint-Denis on va aborder un sujet qui concerne directement votre département il s'agit du comportement d'une frange de la police en Seine-Saint-Denis puisque le préfet de police de Paris vient de décider la dissolution de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis cette compagnie a été soupçonnée d'avoir produit défaut et d'avoir racketté des dealers elle fait par ailleurs l'objet de plusieurs enquêtes préliminaires liées à des accusations de violence est-ce que le préfet de police a pris une bonne décision en décidant de dissoudre cette CSI de Seine-Saint-Denis il me semble et en faisant ça
il ne fait pas du racisme anti-flic il me semble d'accord qu'est-ce que je veux dire par là c'est qu'il faut discuter du service public qui est celui de la police nationale et je trouve que dernièrement ce sujet est venu en raison notamment d'arrestations qui sont parfois pratiquées de manière violente voire même de décès au cours d'arrestation de questions qui sont posées par la police on a le droit de questionner la police sans être immédiatement un anti-flic et je trouve que le débat était étouffant dernièrement notamment c'est souvent excité par des organisations syndicales qui ne veulent pas qu'on puisse interroger critiquer la police et immédiatement qu'ils réduisent le débat de manière caricaturale donc ça c'est la démonstration après on peut même discuter de pourquoi ces policiers qui étaient sans doute au départ des braves gens peut-être parce qu'ils travaillent dans des conditions difficiles matériellement psychologiquement en viennent à avoir des attitudes qui sont des attitudes qui ne sont pas conformes parce que moi je les connais mes policiers je pense à ceux qui sont du commissariat Adélida à côté de chez moi ils bossent dans des préfas les voitures fonctionnent pas bien ils sont pas bien payés donc tout ça il faut interroger mais il est sain et bon qu'on s'interroge et qu'on est évidemment
vis-à-vis de la police une exigence d'exemplarité en tant que député de Seine-Saint-Denis vous aviez été alerté vous d'une façon ou d'une autre du comportement en tout cas des accusations qui pèsent sur cette compagnie de sécurisation non sur ce cas là non
parce que c'est pas en plus dans ma circonscription mais ce que je peux vous dire moi qui étais notamment demandeur d'une commission d'enquête sur pourquoi il y a un taux de suicide si important dans la gendarmerie et dans la police c'est qu'ils travaillent dans des conditions difficiles mais par contre on peut aussi et que les policiers qui m'écoutent m'entendent mais j'aimerais qu'ils se disent pas il y a un type qui supporte pas la police on a besoin de la police je les connais les policiers quand à 3h du mat quelqu'un frappe une femme c'est les policiers qui vont empêcher tout ça non mais je veux dire c'est important mais en même temps moi qui ne conçoit pas une société hélas sans la police sinon c'est la loi du plus fort je veux aussi parce que j'entends des témoignages de la part de beaucoup de nos habitants qui a des comportements une manière de leur parler des techniques apprises lors de la formation des policiers qui sont violentes et dangereuses et sans pouvoir l'entendre et je suis assez atterré de voir qu'il y a même des policiers qui ne supportant pas le débat manifestent quasiment devant chez vous je crois l'autre jour dans la maison de la radio notamment et que tout ça se passe parce que c'est pas bon la police c'est pas un métier comme un autre la police ils ont le monopole de la force et si la police échappe à toute possibilité de contrôle citoyen et a l'impression de devenir une force autonome qui ne supporte aucune critique citoyenne ça peut mal finir Alexis Corbière une enquête préliminaire a été ouverte le mois dernier pour abus de confiance contre plusieurs dirigeants de la France Insoumise soupçonnés d'avoir réglé avec le chéquier de l'association la France Insoumise des amendes ou des dommages et intérêts qu'ils avaient été condamnés à verser suite à la perquisition houleuse du parti en 2018 est-ce que vous vous êtes trompé de chéquier ou est-ce que pour vous il n'y a pas d'affaires il n'y a pas d'affaires mais d'ailleurs vous l'avez lu c'est le canard enchaîné qui révèle ça il n'y a pas d'affaires bon c'est chose je vais faire il faut aller vite c'est à la fin de l'émission vous êtes condamné au pénal ou au civil d'accord c'est pas la France Insoumise ce qui a été condamné ce sont ses personnalités quand vous êtes condamné au pénal évidemment la peine est personnalisée vous le payez de votre poche mais quand vous êtes condamné au civil en fait c'est entre deux personnes et là évidemment c'est l'article 1342-1 du code civil ça peut être payé par un tiers là en l'occurrence il est tout à fait normal que à part la partie qui est du pénal où chaque personne concernée il y en a 5 la payée de sa poche sur le reste qui sont des sommes très conséquentes 26 000 enfin on monte à plusieurs dizaines de milliers d'euros que des gens qui sont des salariés des gens qui ne sont même pas élus qui sont concernés dans les condamnations que le mouvement France Insoumise soit venu à leur aide pour payer ces dommages et intérêts qui sont des frais d'avocat etc
tout ça a eu lieu à l'occasion c'est une avance ou c'est un don est-ce que ces gens qui ont été condamnés vont rembourser le mouvement de la France Insoumise ou est-ce que c'est un don de la part de la France Insoumise c'est la France Insoumise qui le prend en charge
ça concerne quoi c'est pas une affaire privée ça s'est passé dans les locaux de la France Insoumise un moment que tout le monde a suivi où il s'agissait du fichier de la France Insoumise la protection des adhérents donc ceux qui cette fois là ont agi et ça a été condamné par la justice l'ont fait au service de la France Insoumise
vous-même vous avez été relaxé d'ailleurs Alex Corbière
Renaud Deligne tout ça est parfaitement légal et vous le savez très bien tous ceux qui ont fait première année de droit le savent donc ce qui m'agace c'est que là encore il y a une enquête préliminaire qui est ouverte et il y a un couple qui se forme en justice presse ou sans même qu'il y ait un coup de fil qui soit passé à qui que ce soit de la France Insoumise on a un article qui sort qui buzz depuis hier pour dire qu'en gros il y a des abus de confiance enquête préliminaire et les braves gens se disent ils sont pas très honnêtes ces insoumis je ne supporte pas ça une enquête préliminaire ne vaut pas condamnation oui mais pour quelle raison ça paraît dans la presse je suis totalement d'accord avec vous je suis totalement d'accord avec vous mais normalement une enquête préliminaire ça se passe avec la discrétion pourquoi ça sort dans la presse vous avez tout dit Marc Fauvel je m'en fous qu'il y ait des enquêtes préliminaires c'est ce qui aboutit aussi à l'affaire Fillon d'accord mais pour quelle raison mais écoutez qu'il y ait des enquêtes préliminaires après tout moi je ne vais pas empêcher la justice si quelqu'un si un magistrat a besoin de savoir est-ce que quand on est condamné au civil ça peut être payé par entière je lui dis d'ores et déjà article 1342-1 du code civil qu'il a eu de voir moi j'ai fait les chiffres en cières je l'ai vu donc ça ne m'a pas l'air très compliqué par contre ce que je n'accepte pas c'est que hier moi j'étais assis à côté de Jean-Luc Pelonchon lors des questions au gouvernement que tu as un tweet qui sort du canard enchaîné qui annonce demain qu'il y a enquête préliminaire contre Jean-Luc Pelonchon que pendant une heure et demie Jean-Luc Pelonchon ne sait pas de quoi on parle que personne ne l'a appelé et que la presse soit plus informée que les gens concernés je ne l'accepte pas je termine Renaud Delis vous évoquiez que c'est un problème de fond c'est un problème de fond où aujourd'hui vous avez une instrumentalisation de la justice et une utilisation parfois de la presse pour créer un halo de doute vis-à-vis des gens et ça ce n'est pas de la bonne justice moi par exemple vous évoquiez que je suis passé en procès en septembre à Bobigny je n'ai jamais reçu de convocation l'Express a publié ma convocation mais pas moi donc la presse aujourd'hui sert à créer une fois de plus une suspicion c'est une instrumentalisation de la justice et je le reviens tout comme Jean-Luc Mélenchon qui est toujours le bienvenu sur cette entête sans doute évidemment comment douter y venir merci à vous Alexis Corbière
Alexis Corbière