Budget, gouvernement Bayrou, présidentielle 2027 : E. Philippe répond -C à vous: intégral-08/01/2025
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Pierre et Lorrain. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Il faut savoir dire "stop".
C'est ainsi que D.Deschamps a justifié son choix. Ce sera après le Mondial de 2026. - A.-E.Lemoine: Il a fait cette annonce au détour de l'opération Pièces Jaunes.
Il était aux côtés de B.Macron. On en parle avec N.Iannetta, directrice des sports de Radio France. - M.Bouhafsi: A Lyon, Paris et Marseille, des milliers de personnes ont fêté la mort de J.-M.Le Pen.
Cela divise la vie politique française. - A.-E.Lemoine: L'ex-Premier ministre E.Philippe est notre invité.
Merci d'avoir fait votre rentrée politique sur le plateau de "C à vous". On vous reproche d'être parfois trop au-dessus de la mêlée. Lorrain, le 5/5? - L.Sénéchal: Les images incroyables des incendies à Los Angeles.
C'est en ville que ça brûle. Il y a déjà eu 2 morts et 2000 ha brûlés. - P.Lescure: Ce sera un OEil musical et un anniversaire.
On fêtera les 70 ans de Barkley. Ca permettra de retrouver Brel, Ferré, E.Mitchell... - A.-E.Lemoine: Après 20h, G.Canet qui est à l'affiche d'un thriller d'action d'espionnage où il réalise lui-même toutes ses cascades, au point d'avoir été surnommé Cruise par l'équipe du GIGN. "Ad Vitam", il nous en parle et P.Besson signe un 26e ouvrage choc consacré au harcèlement scolaire.
Voilà pour le programme. Le dîner est préparé par Vincent Deforce, qui nous accompagne depuis le début de la semaine. Il est aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Qui réalise tout seul ses cascades!
Nous poursuivons notre voyage à Mayotte avec des boulettes. - V.Deforce: C'est un plat traditionnel mauricien.
On a de la volaille et quelque petits tamarins. Ca devrait plaire aux invités. - B.Chameroy: Bonne émission. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.
L'Edito de P.Cohen. Vous êtes heureux de la présence d'E.Philippe ici. - P.Cohen: J'espère qu'il en est de même pour notre invité, dont la venue devrait stopper provisoirement le cycle des éditoriaux et des lamentations sur le thème "où est passé E.Philippe?" "Où en sont les changements majeurs systémiques?" Le seul candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle.
Ca fait bizarre de dire cela. On a l'impression que vous êtes une armée à en rêver et à vous y préparer. A regarder de près, vous êtes le seul à l'avoir dit, l'unique.
L'unique candidat déclaré n'a-t-il rien à dire? Vous avez expliqué qu'on n'était pas loin d'une crise de régime. Votre parole est attendue.
Votre réserve ressemble furieusement à celle du personnage interprété par M.Poupaud dans la série "Dans l'ombre". Série que vous avez coécrite avec G.Boyer.
A trop rester au-dessus de la mêlée, on finit par disparaître dans les nuages. Vous êtes en ce moment largement devancé par G.Attal en matière de disparition. - A.-E.Lemoine: Qu'on espère recevoir prochainement.
Quelles sont les réponses que vous attendez de l'ancien Premier ministre? - P.Cohen: Le gouvernement Bayrou est engagé dans une négociation existentielle.
La chute du gouvernement Barnier a montré qu'il n'y avait rien à attendre du RN en matière d'abstention bienveillante. Son successeur a décidé de se tourner vers la gauche avec l'espoir de détacher une partie du NFP. Le PS est visé en priorité avec, à la manoeuvre, E.Lombard, ministre de l'Economie, avec un coeur à gauche, rocardien, qui se compare à Spider-Man, mais dont les chances de succès ne tiennent qu'à un fil.
Qu'est-ce qui est sur la table? Le budget 2025. E.Lombard a promis des mesures de justice fiscale comme l'avait fait M.Barnier.
Mais les socialistes ont déjà dit que ça ne suffirait pas. Ils réclament ce qu'O.Faure appelle des concessions remarquables.
Ca veut dire une mesure à forte portée symbolique, donc pas un plat de lentilles. Ce trophée pour la gauche est toujours le même: La réforme des retraites. F.Bayrou et ses ministres répètent à leurs interlocuteurs que tout est sur la table, qu'il n'y a aucun tabou, y compris sur l'âge légal.
Ca a été redit par F.Bayrou hier à M.Léon, numéro 1 de la CFDT et par E.Lombard à F.Roussel.
Ce qui est discuté en coulisses, c'est une suspension de la réforme, un gel de l'âge de départ à 62,5 ans. Ca coûterait très cher. Ce serait un renoncement majeur pour E.Macron et pour tous ceux qui ont soutenu cette réforme.
C'est pour ça que je parlais d'un choix existentiel. D'où la question de la suspension de la réforme des retraites. Est-ce le prix à payer pour éviter une crise de régime? - E.Philippe: Merci.
Vous avez commencé votre Edito en disant que vous étiez content. Moi aussi. La première chose que je voudrais dire, c'est qu'il faut un budget pour le pays.
Les parlementaires ont voté à la fin de l'année une loi spéciale qui permet de reproduire l'essentiel du budget de l'an dernier. Ca ne permet pas de mettre en oeuvre des mesures nouvelles. Ca ne permet pas de réagir de façon souple à ce qui serait susceptible de se passer dans l'année.
C'est assez insatisfaisant. Il faut un budget. - A.-E.Lemoine: "Un budget intelligen avez-vous dit. - E.Philippe: C'est mieux qu'un budget débile. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire quoi? - E.Philippe: Un budget qui remette la France dans le bon sens.
Le bon sens, c'est interrompre cette courbe que je crois mortifère pour le pays d'un endettement qui s'accroît année après année et d'un déficit budgétaire qui n'est pas contenu. - A.-E.Lemoine: C'est ce à quoi voulait s'attaquer M.Barnier. - E.Philippe: Le déficit est de l'ordre de 6,1.
Au moins 6 %. Il y a beaucoup de gens que ça n'inquiète pas. Ils vous disent que la dette, on ne la rembourse jamais, que ce sont des chiffres...
Je crois que c'est très inquiétant. La situation financière du pays est très inquiétante. Nous sommes en train, par notre incapacité à résoudre certains problèmes, de placer la France de demain, les 10 ans qui viennent, dans une situation de contrainte absolue.
Nous devons replacer le budget dans le sens d'une réduction du déficit. - A.-E.Lemoine: 50 milliards d'économies proposées par le gouvernement. - E.Philippe: On ne fera pas de miracle.
L'objectif de M.Barnier était 5 % du déficit. C'était un coup de frein énorme.
J'ai entendu le ministre de l'Economie parler de 5,4. Ca n'a l'air de rien. Mais c'est beaucoup d'argent.
L'effort est un peu moindre. Je suis très attaché au retour dans le bon ordre des finances publiques. Je pense que la stabilité politique est précieuse en ce moment.
Si le gouvernement dit 5,4 et pas 5 et qu'il s'y prend bien, je peux concevoir qu'il y a un avantage et un intérêt pour le pays à conserver cette stabilité politique et à ne pas avoir une 2e motion de censure sur un 2e projet de loi de finances. Comment on y arrive? Vous avez ceux qui disent: "Pas de nouvel impôt." Pas de nouvel impôt, ça veut dire bouger le taux de ce qui existe.
Vous avez ceux qui disent... - P.Cohen: Pas de hausse d'impôts. - E.Philippe: Il y a des gens qui disent pas de nouveaux impôts.
Vous avez ceux qui disent beaucoup de justice fiscale. En France, c'est toujours plus d'impôts. - A.-E.Lemoine: Pour les plus riches? - E.Philippe: Toujours plus d'impôts.
Mon objectif est de convaincre le gouvernement que l'intérêt du pays est de baisser les dépenses publiques et donc d'atteindre cet objectif de 5,4 et peut-être même 5,5 par la baisse de la dépense. Je pense que c'est que ce qu'il faut faire. Je l'ai dit hier au ministre de l'Economie et à la ministre chargée des Comptes publics et du Budget.
Je leur ai dit qu'ils allaient dans le bon sens, mais que le bon instrument, c'est la baisse de la dépense et pas l'augmentation d'impôts. Pourquoi? Parce qu'on est, et c'est un fait, dans un pays où la pression fiscale, le taux de prélèvements obligatoires est déjà très important.
Pendant des années, nous avons augmenté...
Moi, j'ai plutôt baissé les impôts. On a, pendant des années, augmenté la pression fiscale. Je constate qu'au fur et à mesure où on augmentait la pression fiscale, on a quand même augmenté le déficit et surtout la dette.
Il faut que nous nous reprenions. Vous avez cité M.Rocard.
Je voudrais citer un autre homme, qui n'est pas un homme de droite comme moi, mais qui est quelqu'un qui a compté dans mon parcours intellectuel, même si je ne l'ai jamais rencontré: P.Mendès France. Il avait cette phrase qui me paraît toujours valable: "Un pays qui ne maîtrise pas ses comptes, c'est un pays qui s'abandonne." C'est la vérité.
Je n'ai pas des obsessions de comptable. J'ai beaucoup de respect pour les comptables. Ce n'est pas mon problème.
J'ai des obsessions de souveraineté, d'autorité de l'Etat et d'indépendance de la France. Lorsqu'on laisse les comptes partir comme nous les avons laissé partir, nous nous plaçons mécaniquement dans la main de prêteurs, de gens qui acceptent de nous prêter de l'argent mais contre paiement, avec des taux d'intérêt en train de monter. Quand les taux d'intérêt montent, ce n'est pas simplement un truc pénible pour nos enfants et petits-enfants, c'est quelque chose qui va ralentir la construction de logements, les investissements.
Nous sommes en train de nous placer, par notre indolence parfois, notre souci du confort immédiat, notre refus de regarder la vérité en face...
C'est dangereux pour le pays. - P.Cohen: Dans votre idéal, la question est: comment faire un budget?
Comment trouver un compromis politique? - E.Philippe: L'idéal serait d'avoir eu, pendant une élection, un programme clair et validé par une majorité de Français qui permettrait ensuite de le mettre en oeuvre.
Ce n'est pas le cas. - A.-E.Lemoine: Dans la situation telle qu'elle est... - E.Philippe: D'indétermination...
Il faut effectivement discuter et construire un compromis explicite ou implicite...
C'est un compromis. - A.-E.Lemoine: Est-ce que le gel de la réforme des retraites... - E.Philippe: Je ne veux pas gêner le gouvernement.
Je ne suis pas arrivé hier devant le ministre de l'Economie en lui disant que j'avais des lignes rouges. Je suis allé le voir en lui disant que j'avais des lignes claires. Je pense qu'il faut baisser la dépense publique.
Il faut permettre à la France de rester productive, attractive, compétitive pour créer des richesses qui, demain, seront redistribuées. - P.Cohen: Geler la réforme des retraites, c'est augmenter les dépenses publiques. - E.Philippe: Pour être honnête, je ne sais pas ce que ça veut dire.
Je ne sais pas très bien ce que ça veut dire "geler" ou "suspendre" la réforme des retraites. - A.-E.Lemoine: Ca veut dire qu'on bloque l'application? - E.Philippe: La loi? - P.Cohen: La mesure d'âge. - E.Philippe: Ce n'est pas clair.
Il y a des aspects qui sont plutôt des progrès sociaux. Vous les enlevez ou pas? Je pense qu'il faut avoir la lucidité de dire qu'on est dans une situation financière trop tendue pour nous permettre d'attendre.
Ca fait trop longtemps qu'on attend. Je pense qu'il faut le faire. Je suis assez sûr de moi...
Je suis convaincu que ce n'est pas le bon instrument. Je comprends que le gouvernement soit tenu d'écouter tout le monde et d'essayer de construire quelque chose. Je ne sais pas ce que le ministre de l'Economie et le Premier ministre arbitreront en termes de construction du budget. - P.Cohen: Vous exprimerez des réserves si ça ne va pas dans votre sens? - E.Philippe: Je ne veux pas de procès d'intention.
Je suis ouvert à la discussion. Je ne pose pas de lignes rouges. J'exprime des convictions.
On verra ce que le gouvernement en fait. Je répète que considérer que dans la situation financière dans laquelle nous nous trouvons, il suffirait d'attendre pour voir, c'est ne pas servir l'intérêt du pays. - A.-E.Lemoine: C'est un message que vous adressez au PS, qui semble non pas faire du chantage, mais négocier ce gel de la réforme des retraites? - E.Philippe: Je n'utiliserais pas ce terme.
Le PS exprime ce en quoi il croit. J'exprime ce que moi, je crois. J'ai le droit.
On peut discuter et voir si le gouvernement trouve un pis aller ou quelque chose qui permette d'avancer. Mais si vous me demandez si on peut geler, renoncer, attendre parce que demain, ce sera plus facile...
Demain, ce ne sera pas plus facile. L'urgence est là. - A.-E.Lemoine: Ce ne serait pas la 1re réforme des retraites à laquelle il faut renoncer. - E.Philippe: Ca fait 45 ans qu'on se dit qu'il va falloir qu'on règle le problème.
Il est réglé...
Il y a Un déni français extraordinaire sur les retraites ou affligeant. Les pays autour de nous, des pays dans lesquels le besoin de solidarité est très fortement exprimé aussi, dans lesquels la démographie est encore plus mauvaise que la nôtre, des pays gérés par une gauche plus à gauche que la nôtre ou une droite plus à droite que la nôtre, ils ont tous, la Belgique, l'Italie, Meloni, l'Espagne, repoussé l'âge de départ à la retraite. On peut dire qu'on est fait d'un autre bois ou qu'on n'obéit pas aux mêmes règles économiques, démographiques.
Mais ce n'est pas vrai. Regardons-nous en face. Disons qu'il faut régler ce problème qui pèse.
Le problème de la retraite pèse, et pas simplement sur nos comptes, mais sur notre productivité. Regardons la réalité en face, non de non! - P.Cohen: Vous avez vu la petite musique qui revient et qui dit: "Le système à points, c'est pas mal"? - E.Philippe: Je crois que c'était pas mal. - P.Cohen: Vous avez le regret que la loi telle que vous l'avez fait passer ait été laissée en plan? - E.Philippe: C'était une réforme très ambitieuse sur laquelle s'était engagé le président de la République et redoutablement complexe, politiquement très déstabilisante.
Il y a eu beaucoup d'opposition et ça peut se concevoir. Passer à un système à points était une bonne idée. Installer dans le système de retraite un mécanisme qui permettait de l'équilibrer durablement était une bonne idée compte tenu de ce que l'on voit depuis 40 ans en France: notre incapacité à équilibrer notre système des retraites. - A.-E.Lemoine: 2 anciens Premiers ministres font partie du gouvernement: E.Borne et M.Valls.
C'était inenvisageable de vous voir entrer au gouvernement, incompatible avec le fait d'avoir déclaré votre candidature aux élections présidentielles de 2027? On peut vraiment se préparer au combat de la présidentielle en restant planqué? - E.Philippe: On ne m'a pas proposé.
Si on m'avait proposé, je n'aurais pas accepté. Vous dites que je suis planqué...
C'est votre façon de voir. Je sais que je suis maire du Havre. Je ne suis pas planqué, là-bas.
Je fais des choses. Je transforme ma ville, je l'aime. - A.-E.Lemoine: Vous êtes toujours la personnalité politique préférée des Français.
Ils pourraient penser que vous les laissez en plan dans une crise aiguë. - E.Philippe: Je parcours le pays.
Je vais à la rencontre des Français et des Françaises. Je vais voir des villes, des villages, des métropoles que je ne connais pas ou que je connais trop mal. Je rencontre des chefs d'entreprise, des responsables d'associations, des responsables de patrimoine.
Je les écoute. Je parle avec eux. C'est très intéressant et très utile pour mûrir un projet.
Ca a un inconvénient majeur: ça ne se voit pas. Mais ce n'est pas très grave. Tout le monde peut comprendre que ce qui est important et invisible est plus précieux que ce qui est visible et pas important. - E.Tran Nguyen: Vous n'avez pas peur de vous faire oublier? - E.Philippe: Non. - P.Cohen: Ce projet est mûr? - E.Philippe: Il se construit.
Ca passe par des rencontres, des échanges, des débats. C'est un exercice dans lequel nous sommes engagés. Je ne suis pas resté les 2 pieds dans le même sabot depuis 2 ans.
J'ai déjà formulé un certain nombre de propositions assez massives. J'ai été l'un des 1ers à expliquer qu'il fallait dénoncer l'accord qui nous lie à l'Algérie, la convention de 1968, pour l'entrée et le séjour des ressortissants algériens. Ce n'est pas une petite chose.
Je suis conscient de la portée diplomatique de cette dénonciation. Mais je crois que, s'agissant du contrôle de l'entrée sur le territoire et de qui y reste, cette dénonciation est opportune et que le moment est venu. - A.-E.Lemoine: En juin dernier, vous avez estimé qu'E.Macron avait tué la majorité présidentielle en dissolvant l'Assemblée nationale.
Lors de ses voeux, le président a reconnu que sa dissolution a apporté, pour le moment, davantage de divisions que de solutions pour les Français. C'est un mea culpa suffisant? - E.Philippe: C'est toujours difficile...
J'ai dit ce que je pensais de sa dissolution. Je pensais que c'était une décision funeste. C'est toujours difficile de reconnaître qu'on s'est trompé.
J'ai parfois du mal à reconnaître que je me suis trompé. J'ai trouvé que la formule du président était bonne et que dans sa bouche, le connaissant comme je le connais, c'était en effet un mea culpa et une bonne façon de nous faire comprendre qu'il avait pris la mesure de la décision qu'il avait prise. Je crois.
Je ne suis pas habilité à parler en son nom. - E.Tran Nguyen: Il a dit dans ses voeux qu'il voulait plus consulter les Français sur certains sujets, qu'il allait les appeler à trancher, par référendum ou convention citoyenne.
C'est un moyen de débloquer une partie de la société ou de l'Assemblée? - E.Philippe: Il a dit "consulter les Français".
Il n'a pas évoqué le référendum. - E.Tran Nguyen: "Je vous demanderai de trancher." - E.Philippe: Il n'a pas dit "référendum".
Je suis un grand admirateur de la Constitution. Dedans, on parle 2 fois du référendum. C'est l'article 89 et 11.
On peut utiliser le référendum. C'est un instrument constitutionnel et utile. Très tôt après le résultat des législatives, j'ai considéré que la situation de blocage dans laquelle nous nous trouvons avec des majorités qui ne sont pas des majorités, des majorités de compromis, pouvait inciter le Premier ministre et le président à 2 choses.
D'abord, légiférer par référendum sur des questions qui entrent dans le champ de l'article 11. Il ne s'agit pas de sortir du bloc constitutionnel. - E.Tran Nguyen: Pas tous les sujets? - E.Philippe: L'article 11 limite le champ des questions ou des projets de loi qu'on peut soumettre par référendum.
On ne peut pas faire de référendum en matière pénale. Pour l'aggravation des peines, par exemple. C'est le constituant qui a choisi ça.
C'est une règle à respecter. Mais on peut poser des questions sur l'assurance-chômage, sur l'amélioration de la vie démocratique. On peut proposer des projets de loi dans ces domaines.
Je crois que le Premier ministre pourrait rassembler les forces politiques pour leur dire: "Quel type de lois pourrions-nous soumettre au référendum?" Je pense que le référendum est une arme qui permet aux Françaises et aux Français de trancher sur des projets de loi. Le Premier ministre devrait faire une 2e chose et j'ai l'impression qu'on est partis pour.
C'est proposer à l'ensemble des forces syndicales, économiques et sociales du pays d'entamer une discussion sur des sujets que nous ne pouvons pas trancher d'ici la prochaine présidentielle mais que nous pouvons préparer. La question du financement du modèle social français, dont on voit bien qu'il n'est pas à la hauteur, qu'il n'est pas équilibré, qu'il n'est pas sérieux, à mon sens, on peut poser cette question, échanger, discuter et créer du consensus là où, à l'Assemblée, on n'en est pas capables. Les référendums, les grandes conférences sociales, ça permet d'avancer dans une époque et dans une situation où il faut être lucides.
On ne pourra pas faire grand-chose sans majorité solide et sans programme clair. - A.-E.Lemoine: Discuter à défaut de décider. - E.Philippe: Essayer de préparer des décisions qui pourraient être tranchées lors des prochaines présidentielles. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
D'autres sujets à vous soumettre dans la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un décès qui n'en finit pas de faire réagir les Français.
Quelques heures après la disparition de J.-M.Le Pen, plusieurs centaines de Français se sont rassemblés à Marseille, Lyon, Paris, pour célébrer la mort du fondateur du FN. ... - Il faut célébrer quand des personnages aussi haineux meurent. ... - Je suis contente qu'un raciste soit mort. ... - Une personne qui a diffusé et promu énormément d'idées racistes en France dans les 40 ou 50 dernières années. ... - Tous ensemble contre le fascisme, le racisme, l'antisémitisme. - M.Bouhafsi: De nombreuses personnes se sont rassemblées et ont célébré, avec des feux d'artifice et des fumigènes, la mort de l'homme condamné à 25 reprises par la justice.
Des images jugées honteuses par le ministre de l'Intérieur. Dans les matinales, la classe politique était divisée sur ces torrents de joie. - M.Panot: Ca ne me choque pas.
Ceux qui sont choqués par ce qui s'est passé hier...
C'est une jeunesse qui continue d'emmerder le FN. - Pour avoir combattu beaucoup J.-M.Le Pen sur ses positions, son comportement, ses déclarations, je crois qu'aujourd'hui, mort, il a le droit au respect et sa famille à mes condoléances républicaines. - Ca me choque énormément de se réjouir de la mort de quelqu'un.
Ce n'est pas dans mes valeurs humanistes, personnelles, de croyante. Ca me révulse. - M.Bouhafsi: A gauche, d'autres voix sont dissonantes.
C'est le cas de J.Guedj. S'il n'oublie pas le passé de l'homme qui estimait que les chambres à gaz étaient un point de détail de l'histoire, ces réactions festives l'ont choqué. - J.Guedj: Je suis choqué des images de foules qui se réjouissent de la mort d'un homme.
Ca ne m'empêche pas d'être un opposant résolu. C'était un raciste, xénophobe, antisémite. Ca a été un tortionnaire pendant la guerre d'Algérie.
C'était un ennemi politique. Mais je ne me réjouis pas de sa mort. - M.Bouhafsi: 2 réactions étaient attendues.
M.Maréchal-Le Pen a tweeté ceci. M.Le Pen a appris hier la nouvelle en revenant de Mayotte dans l'avion.
Les journalistes l'ont informée du décès de son père. Elle a été vue en larmes par plusieurs de nos confrères. Elle a publié sur X ceci. ...
L.Aliot était à ses côtés lors de l'annonce de sa mort. En colère, il estime que la gauche est responsable des scènes de liesse. - L.Aliot: J'ai vu beaucoup de jeunes qui ne savent pas de quoi ils parlent.
Finalement, ils se réjouissent de la mort de quelqu'un qui n'y est pour rien dans la situation actuelle de la France: les ghettos, la pauvreté, la précarité, l'insécurité, l'immigration clandestine. Tout ça, c'est leur bilan à eux, notamment à gauche, ceux qui ont gouverné la France avec la droite depuis 40 ans. Ils s'en prennent à quelqu'un qui n'a aucune responsabilité dans ça, au prétexte qu'il aurait eu des formules provocatrices, scandaleuses. - M.Bouhafsi: Cette une de "L'Humanité" a suscité moult réactions.
Le poignard de tortionnaire de J.-M.Le Pen avec ce titre: "La haine était son métier." A "L'Humanité", on ne veut pas oublier le passé négationniste de J.-M.Le Pen. - On a un Premier ministre qui ne parle pas d'extrême droite.
On trouve, dans une grande partie de la presse de droite, des termes, en gros J.-M.Le Pen est presque un gentil lanceur d'alerte sur un risque de "submersion migratoire" que l'on connaîtrait aujourd'hui.
Il faut que l'on mesure le danger du débat public autour de sa disparition. On n'a pas envie de montrer son message. A "L'Humanité", on a toujours été très sensibles à l'histoire de la guerre d'Algérie. - B.Chameroy: Quel sentiment vous inspirent ces scènes de liesse? - E.Philippe: Je n'ai jamais rencontré J.-M.Le Pen.
Je n'ai jamais adhéré aux idées qu'il professait. Je les ai même combattues résolument depuis que je fais de la politique, et même avant de faire de la politique...
J'ai été outré par ses outrances. Je n'ai aucune sympathie, mais je ne fais pas partie des gens qui dansent sur la tombe des autres. Danser sur la tombe de quelqu'un, ce n'est pas dans ma nature.
Je ne conçois pas ça. Après, chacun est responsable de ses actes. - E.Tran Nguyen: Ca vous choque, ces images? - E.Philippe: Je vous ai dit ce que je pensais.
Je ne me vois pas faire ça. Danser sur la tombe de quelqu'un, c'est un acte curieux, fut-il un adversaire résolu. C'est tout. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez jamais rencontré J.-M.Le Pen, mais vous avez dîné avec M.Le Pen, en décembre 2023.
Cette rencontre a été critiquée par F.Bayrou, qui a dit que c'était un mauvais signal. Il se trompait? - E.Philippe: C'est son avis.
Il a le droit de penser et de dire ce qu'il pense. Moi, j'ai le droit de faire ce que je veux, de rencontrer qui j'ai envie de rencontrer. Si vous pensez que je vais changer de doctrine, de façon de faire, y compris parce que quelqu'un pense que c'est une mauvaise idée, vous vous trompez. - P.Cohen: Ca intrigue, les dîners secrets, les rencontres secrètes... - A.-E.Lemoine: Ca a été révélé par "Libération". - E.Philippe: Je ne publie pas tous les jours une liste avec les gens que je rencontre! - P.Cohen: C'est une candidate à la présidentielle. - E.Philippe: Je peux comprendre tout.
Je peux comprendre que ça puisse choquer certains. Des amis à moi m'ont dit que c'était très mal. Je peux comprendre.
Je considère que je ne l'avais jamais rencontrée autrement que dans un bureau pour des réunions assez convenues. J'avais envie de discuter avec elle, voir comment elle fonctionnait, de quoi elle était faite. Je ne vais pas m'excuser de ça.
L'idée que, dans une démocratie, on pourrait ne pas discuter avec ses adversaires, alors que ce sont des adversaires résolus, ça me paraît une idée dangereuse pour la démocratie. Je n'ai aucun problème à le dire. Je ne mettrais pas sur le même plan la réaction que je formule, "je n'ai pas envie de danser sur la tombe de quelqu'un", et ce dîner. - P.Lescure: A l'occasion des commémorations des attentats contre "Charlie Hebdo" et l'Hyper Cacher, B.Retailleau a souhaité que "la lutte contre l'islamisme et les Frères musulmans soit une des grandes priorités de ces prochains mois." Dans "Le Parisien", le ministre de l'Intérieur a aussi déclaré "vouloir une loi pour interdire le port du voile pour les accompagnatrices scolaires, ainsi qu'à l'université". - Vous souhaitez une loi qui interdise le port du voile pour les accompagnatrices scolaires et à l'université? - B.Retailleau: Il faut lutter pied à pied sur tout ce qui atteint notre identité, la laïcité.
Il faut être intransigeant. - Pas de mère accompagnatrice voilée? - B.Retailleau: Pour moi, c'est l'école hors les murs.
C'est un principe fondamental. - P.Lescure: Il y a le symbole de cette déclaration le jour des commémorations.
Vous le rejoignez? - E.Philippe: Je le rejoins sur l'idée qu'il faut lutter politiquement, intellectuellement contre toutes les doctrines, qui sont des doctrines qui me paraissent radicalement incompatibles avec la République.
Je n'ai aucun doute sur le fait que l'islamisme politique soit incompatible avec la République. J'ai beaucoup de points d'accord avec B.Retailleau, mais sur ce point-là, j'ai un point de désaccord.
Et ce, pour une raison simple. Je pense que dans la loi, une loi qui est devenue existentielle, de 1905, on pose le cadre de liberté religieuse. Nous avons décidé d'interdire le port des signes ostensiblement religieux à l'école.
Pourquoi? Parce que l'école est un lieu de formation des esprits, notamment des esprits mineurs. On a considéré qu'il fallait sortir les signes ostensiblement religieux de l'enceinte scolaire.
La question ne se pose pas de la même façon à l'université. On a des majeurs avec un esprit critique, une volonté de les former à l'esprit critique et pas simplement l'apprentissage et le savoir. Je considère que la liberté religieuse existe et c'est garanti par la loi.
Je trouve surtout, peut-être que je retrouve B.Retailleau, qu'il y a d'autres sujets où l'impact de la lutte que nous pourrions conduire est infiniment supérieur à celui d'une éventuelle interdiction du port du voile pour une maman qui accompagne un enfant ou pour l'interdiction du port du voile à l'université. C'est ce qui se passe sur les réseaux.
On a vu, depuis ces quelques jours, un certain nombre d'influenceurs, de personnalités, qui diffusent des idées qui me paraissent incroyablement dangereuses pour la cohésion nationale, et même pour l'intérêt du pays. Là, il faut engager une lutte sans répit et déterminée. Je préférerais qu'on se concentre sur cette lutte, y compris en engageant des bras de fer avec les éditeurs, les plateformes, pour qu'elles soient beaucoup plus responsabilisées de ce qu'elles acceptent de transporter.
Quand on publie un journal, le journal est, d'une façon ou d'une autre, responsable de ce qui est publié dans le journal. Quand on est une plateforme, en réalité, on n'a pas cette responsabilité. Je trouve ça dangereux.
Je préfère qu'on porte ce combat. Sur ce point, je rejoins B.Retailleau. - A.-E.Lemoine: D.Deschamps était invité du JT de TF1.
En règle générale, quand il intervient dans un JT, c'est que l'heure est grave, souvent pour annoncer la liste des 23 joueurs. En marge de l'opération Pièces Jaunes, c'était pour annoncer qu'il ne ferait plus de liste ni de sélection à partir du Mondial 2026. Une annonce qui a pris de court la journaliste. - D.Deschamps: Je suis là depuis 2012 et je suis prévu jusqu'en 2026, la prochaine Coupe du monde, mais ça s'arrêtera là car il faut que ça s'arrête à un moment. - Vous arrêterez? - D.Deschamps: Dans ma tête, c'est bien clair.
J'ai fait mon temps, avec la même envie, la même passion pour maintenir l'équipe de France au plus haut niveau. 2026, c'est très bien. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Iannetta.
Vous étiez aussi surprise que la présentatrice? - N.Iannetta: Sur le fond, la surprise n'existe pas.
Personne n'imaginait que D.Deschamps allait poursuivre au-delà de 2026. En revanche, sur la forme et le timing, quel début d'année! - A.-E.Lemoine: En football, ça s'appelle comment? - N.Iannetta: Sur le terrain, parfois tu aperçois un espace et tu te dis "je prends, je m'engouffre"...
Il l'a pris, il a fait un débordement et il l'a dit. - M.Bouhafsi: Il a pris la décision de l'annoncer sur le plateau. - P.Cohen: Une Nicolas Hulot! - A.-E.Lemoine: Dans un autre registre... - N.Iannetta: C'était plus immédiat chez N.Hulot. - A.-E.Lemoine: "J'ai fait mon temps", c'est une bonne façon de résumer sa situation? - N.Iannetta: C'est ce qu'il éprouve.
Objectivement, en 2026, D.Deschamps aura fait 14 ans à la tête de l'équipe de France. - A.-E.Lemoine: Ca use... - N.Iannetta: C'est colossal.
Dans une sélection, dans un grand pays de football, avec une constance dans la performance qui est assez impressionnante...
Oui, 14 ans, 2 septennats, c'est bien! - A.-E.Lemoine: C'est pire que président, sélectionneur? - N.Iannetta: Il y avait un très beau documentaire, "L'Enfer de Matignon".
Mes camarades de Canal+ avaient fait un documentaire sur l'enfer de la sélection. C'est assez juste, car il faut beaucoup choisir. Il faut beaucoup assembler.
Il faut toujours trancher et assumer des victoires, des défaites, des gestions d'ego. Il y a quelques similitudes. Vous auriez préféré être sélectionneur, je suis sûre. - E.Philippe: Je veux bien croire que chacun a un avis, que tout le monde critique le sélectionneur, c'est difficile.
Il ne faut pas déconner...
Il y a des gens qui se lèvent tôt le matin pour nettoyer des usines...
Là, vous avez un job qui est dur. - A.-E.Lemoine: On comparait ça avec président ou Premier ministre... - E.Philippe: C'est un honneur, une passion.
C'est difficile, parfois. J'ai tendance à penser que c'est plus difficile dans le champ politique. Il a un bilan exceptionnel. - N.Iannetta: En foot, on dit "le palmarès". - E.Philippe: C'est la classe à Dédé! - E.Tran Nguyen: 2 septennats...
C'est vrai, il a commencé en 2012 pour succéder à L.Blanc. Il a conduit les Bleus à la victoire en Ligue des nations en 2021, après avoir été couronné champion du monde 2018.
Cris de joie! - Le doublé, le voilà! *-Pour Didier Deschamps, hip, hip, hip! - Merci, Didier. - Il a réussi sa première Coupe et encore mieux, la 2e. - E.Tran Nguyen: C'est l'un des 3 seuls à avoir remporté le Mondial en tant que joueur et en tant que sélectionneur.
Il y a aussi eu M.Zagallo, et l'Allemand F.Beckenbauer.
Il est entré dans l'histoire du foot français et du foot mondial. - N.Iannetta: Bien sûr.
Toutes les nations regardent D.Deschamps avec une admiration hors norme. Ses collègues, d'une certaine manière, savent la dureté du métier. - E.Tran Nguyen: Vous diriez que c'est le plus grand entraîneur de l'histoire du foot français? - N.Iannetta: J'ai dans mon petit coeur, comme toute ma génération, Aimé Jacquet, car c'est le 1er qui a offert une Coupe du monde, et notamment avec son capitaine qui était son double, D.Deschamps.
Oui, factuellement, c'est le plus grand sélectionneur de l'histoire du football français. - A.-E.Lemoine: Même si on dit que parfois, il produit un jeu moche mais gagnant?
C'est comme ça que l'on dit, Mohamed? - M.Bouhafsi: C'est très bien. - N.Iannetta: Il déteste ce genre de critiques.
Pour autant, il les entend. Il n'a jamais prétendu être P.Guardiola.
Joueur, il était un peu raide. C'est une culture à l'italienne. - A.-E.Lemoine: Tout en défense? - N.Iannetta: C'est d'abord la défense et tu peux marquer un but.
Ce n'est pas que de la défense, le football italien, ma chère Babeth. Il a eu cette éducation, en tant que joueur, quand il était à la Juve. On se souvient tous de 1998, en quart de finale, l'équipe de France élimine l'Italie.
Le lendemain, j'étais en Italie et la presse titrait "nous avons créé des monstres". De nombreux joueurs de cette sélection jouaient en Italie à ce moment-là, dont Z.Zidane, M.Desailly, D.Deschamps.
Ils ont appris une culture de la gagne avant la beauté du jeu. D'une certaine manière, c'était exactement l'inverse de l'histoire du football français, qui, dans les années 80, étaient des romantiques prodigieux mais des losers magnifiques. Il a inversé ce champ.
Mais déjà, A.Jacquet avait imposé ça. L'équipe de 98, bon...
Il y a eu ce 3-0 en finale, face au Brésil. Sinon, c'était dur. - A.-E.Lemoine: Z.Zidane, que fait-il au 1er janvier 2025?
Il a l'air bien dispo. - N.Iannetta: Ils étaient chouettes, ses voeux.
Rires. - A.-E.Lemoine: Il est disponible pour tous les pays... - N.Iannetta: Il a été approché par la Premier League, la Bundesliga.
Zidane a une matrice et je dois parler la langue. Il parle l'espagnol, l'italien, le français... - A.-E.Lemoine: C'est lui, le prochain sélectionneur de l'équipe de France? - N.Iannetta: Qui d'autre?
Le 1er sur la liste, l'évidence...
Mon grand âge devrait me conduire à la plus grande prudence. On le sait, c'est comme en politique, rien ne se passe jamais comme prévu. Pour autant, c'est une évidence.
Zidane est une évidence et l'équipe de France est une évidence pour lui. Il l'a toujours dit, il a 2 mantras: le Real Madrid et l'équipe de France. Au Real, 4 saisons, 11 titres, 3 Ligue des champions d'affilée...
Il a tué le game! Il attend les Bleus. Il faut qu'on l'appelle, il a toujours été respectueux.
Il a toujours dit que ce n'était pas lui qui décidait. Si on l'appelle, ce sera oui. Il faut que P.Diallo l'appelle. - A.-E.Lemoine: Merci, Nathalie.
Restez avec nous. Directrice générale des sports de Radio France. - N.Iannetta: Directrice des sports...
Directrice générale...
Ne m'en donnez pas... - A.-E.Lemoine: L.Sénéchal, directeur général du 5/5.
La neige de retour sur la moitié nord. - L.Sénéchal: Les flocons sont arrivés par le nord-ouest en Normandie.
Dans les Hauts-de-France, les transports ont été suspendus. Galère pour un étudiant au 13h de TF1, qui risque de rater son partiel. Partiel de quoi? - Géographie et aménagement.
J'ai des partiels de mobilité, transports en commun. Je vais pouvoir me plaindre sur ma copie. - L.Sénéchal: J'espère que ça s'est bien passé. 5 départements en vigilance orange neige-verglas, avec des routes enneigées.
Ca n'est rien à côté des Etats-Unis, où 60 millions d'Américains ont été placés en état d'alerte à cause de la tempête. Dans le Missouri, il y a quelques jours, un chauffeur routier a perdu le contrôle de son camion. On a vu beaucoup d'images comme ça.
Des avalanches en Utah. Des avalanches sont déclenchées pour réduire les risques. Ca donne des images impressionnantes.
Pour ceux qui circulent, la neige arrive jusque sur la route. Heureusement, sans gravité. Cette neige est venue se poser à Washington.
Une bataille de boule de neige géante. Ca fait 15 ans que cette bataille a lieu chaque année. Les journalistes locaux mouillent le maillot. ... - L.Sénéchal: On ne sait pas qui a gagné.
C'était le bazar. Le plus heureux, je voulais vous le montrer, c'était ce panda à Washington. - A.-E.Lemoine: Los Angeles est cernée par les flammes - L.Sénéchal: Regardez l'état des rues dans la 2e ville du pays.
Les voitures circulent dans un paysage infernal. Le feu est partout. 1000 bâtiments détruits, 2 morts, 30 000 habitants qui ont reçu l'ordre d'évacuer, parfois à la dernière minute dans des conditions dantesques.
Alarme. - L.Sénéchal: Des hôpitaux ont dû être évacués en urgence.
Opérations très difficiles, en raison de l'état de santé des patients, des personnes âgées ou en fauteuil roulant...
Ce sont des quartiers qui brûlent où vivent beaucoup de Français. L.Hallyday, P.Bruel, la mathématicienne A.Jean, qui a filmé les évacuations...
Moins connu, Steve Guttenberg, vu dans "Police Academy", interrogé par la télévision locale. - L.Sénéchal: Il a raison.
Les pompiers ont dû utiliser des bulldozers pour dégager les rues des dizaines de véhicules. Souvent, ce sont des voitures de luxe. Il y a d'autres acteurs qui ont filmé leur maison cernée par des flammes.
James Woods, plusieurs fois nommé aux Oscars. Il est connu pour son engagement pour Trump. Le président J.Biden est en ce moment en visite sur place.
Il a ouvert les vannes de l'aide fédérale. Le gouverneur fédéral l'a remercié. ... - L.Sénéchal: Une dernière image, pour vous montrer que ces incendies ne touchent pas seulement les humains.
Des chevaux ont été sauvés in extremis. Il y a plein de sauvetages d'animaux. Les Américains sont toujours friands de ces images. - A.-E.Lemoine: Le héros du film de "L'Histoire de Souleymane" va pouvoir rester en France. - L.Sénéchal: A Cannes, "L'Histoire de Souleymane" a reçu le prix de l'interprétation masculine.
Le film raconte son histoire, celle d'un Guinéen sans papiers, livreur à vélo à Paris. A.Sangare a connu 3 refus de visa.
Il souffrait de cette situation. - A.Sangare: En ce qui concerne mon parcours en France, je pleure car c'est quelque chose qui m'a beaucoup fait souffert.
Je pensais que tout allait être facile, mais ce n'était pas le cas. Administrativement, c'était compliqué. Le jour où j'ai mis mon pied en France, jusqu'à aujourd'hui, j'ai quand même eu des personnes autour de moi qui m'ont aidé. - L.Sénéchal: A.Sangare habite à Amiens.
Il a obtenu aujourd'hui, de la préfecture de la Somme, un titre de séjour de salarié valable un an. Il a une promesse d'embauche en mécanique. Il bénéficie de la circulaire M.Valls, qui liste les critères de délivrance par les préfets de titres de séjour.
B.Retailleau, ministre de l'Intérieur, veut y mettre fin. Vous président, E.Philippe, vous mettrez fin à cette circulaire M.Valls pour faire un tour de vis sur l'immigration? - E.Philippe: Il faut être ferme sur l'entrée sur le territoire, sur le contrôle sur le territoire.
Ce sujet se prête à beaucoup de fermeté. La circulaire Valls est un instrument de régulation. Quand vous avez des gens qui sont là, vous n'êtes pas obligé de leur donner.
Si vous considérez que le fait qu'ils soient là rapporte plus d'avantages, vous leur donnez. Ca permet d'apprécier dans quelles conditions on peut passer au-dessus du droit et dire "on le régularise". Je trouve que c'est un bon dispositif.
La question, c'est comment on l'utilise. Est-on capables de faire respecter les instruments qui existent? Quand on décide de régulariser, c'est très bien.
Quand on décide de renvoyer dans le pays et qu'on n'est pas capable de le faire, c'est un énorme problème. - A.-E.Lemoine: On est ravis.
Ce film était bouleversant. A.Sangare nous avait tous émus aux larmes.
Il s'était effondré en larmes, ému de voir qu'on avait aimé son film, son travail. C'est le quotidien de dizaines et de dizaines de livreurs sans papiers qui est raconté dans ce film. On est heureux que la France compte un citoyen comme A.Sangare.
Merci beaucoup, E.Philippe. Merci, Nathalie.
Dans un instant, G.Canet, S.Bahier, P.Besson, L'OEil de Pierre,
Édouard Philippe