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InterviewCabinet ARC Recouvrement de créances· 26 juin 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiTransportsAgriculture & alimentation

Roland Lescure, ministre de l’Économie, s’exprime sur les résultats du baromètre ARC-IFOP 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Quel est votre regard sur la situation macroéconomique et les signaux de relance ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Comment accompagner les dirigeants pour que la relance redescende dans l'économie réelle ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Quels leviers concrets pour lutter contre les délais de paiement ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Les leviers coercitifs (name and shame, contrôles) sont-ils les instruments les plus importants ?

  • 5:33OuverteRéponse directe

    La proposition de loi du sénateur Ritman (hausse des amendes) est-elle une bonne mesure ?

  • 6:47OuverteRéponse directe

    La facturation électronique peut-elle résoudre les problèmes de délais de paiement ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Et bien bonjour monsieur le ministre. Bonjour. Merci beaucoup d'accord. Merci de nous accorder un petit peu de temps et de répondre à nos questions. On va bien sûr parler de financement des entreprises, de délis de paiement mais d'abord peut-être d'un mot votre regard sur cette situation macroéconomique. On connaît ce contexte incertain et malgré tout, on voit que l'actualité nous offre aussi offre au monde économique quelques raisons d'espérer. Est-ce que vous en retenez de ça des signaux de relance et comment est-ce que vous regardez cette situation ? Bon, d'abord, merci merci de votre invitation, merci de votre enquête qui montre bien que les chefs d'entreprise sont plutôt inquiets sur leur avenir et j'allais dire on les comprend. On a eu un printemps difficile

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avec euh la guerre en Iran évidemment qui introduit beaucoup d'incertitudes, une hausse des coûts coût de l'énergie évidemment, pétrole, gaz, mais aussi coût d'un certain nombre d'an, les engrais et autres. Donc, on a des chefs d'entreprise qui sont inquiets et là on commence à avoir un peu d'espoir. On a eu un accord de paix, j'étais à Versaill quand il a été signé, qui a permis de détendre les prix du pétrole, qui a permis de détendre les taux d'intérêt, qui j'espère va permettre de d'assurer la circulation des matières premières dans le D3 d'ormous. Donc moi, j'ai envie de dire cet accord de paix, c'est un peu le signal de la relance. Il faut qu'on reprenne confiance. Il faut évidemment que cet accord de paix s'inscrive dans la durée 60 jours de négociation. On va

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suivre ça de très près mais j'ai l'impression quand même que en tout cas je l'espère que le plus dur est derrière nous et que après un printemps difficile on va avoir je l'espère un été de la reprise. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut qu'on reprenne confiance. Ça veut dire que les chefs d'entreprise qui avaient levé un peu le pied sur le projet d'investissement doivent doivent bah se lâcher un peu et puis puis j'espère que les consommateurs aussi vont reprendre le chemin des magasins, les vacances évidemment, le tourisme et cetera. On a besoin d'un bon été parce qu'on a eu un printemps un peu difficile. Vous parliez de l'inquiétude effectivement des chefs entreprises et le baromètre cabinet Archifop le démontre. Un prê entreprise sur 10 qui n'anticipe pas pour l'instant une

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amélioration voir un recul de leur activité. Est-ce que cette relance que vous évoquez elle doit être finalement accompagnée pour ces dirigeants pour que ça redescende j'allais dire dans l'économie réelle de quelques leviers concrets. Comment est-ce que vous regardez cette situation cet été ou à la rentrée ? D'ailleurs, vous le savez, on est dans une situation budgétaire extrêmement difficile. D'ailleurs, je pense que ça a été plutôt salué par les chefs d'entreprise avec lesquels j'ai échangé. Moi la manière dont on a réagi à cette crise en étant extrêmement ciblé en aidant celles et ceux qu'on avait le plus besoin. Donc des secteurs particulièrement exposés comme transporteur, pêcheurs, agriculteur, quelques autres, les les aides à domicile notamment. Mais

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en étant extrêmement précis, transitoire dans les aides, c'estàd que pas des aides permanentes mais des aides ciblées durant durant la crise, ça a plutôt apprécié. Non, je pense qu'aujourd'hui ce qu'il faut c'est c'est qu'on reprenne confiance ensemble. Il faut qu'on arrive à se projeter vers l'avant au fur et à mesure que les alléas géopolitiques vont disparaître, au fur et à mesure que les nuage qu'on avait notamment du côté du prix des matières pères, mais je vous rappelle qu'on avait aussi des inquiétudes sur les approvisionnements et là évidemment on va être rassuré. Aujourd'hui, on a fait à peu près les de tiers du chemin à la baisse sur la hausse des prix du pétrole, la hausse des prix du diesel, la hausse des prix du kérosène, la hausse des prix du gaz.

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on a refait à peu près la moitié du chemin. Donc on est sur une détente des prix et ça faut que ça se traduise dans la confiance, dans les approvisionnements et dans la reprise de l'activité. Alors l'inquiétude, l'une des inquiétudes, c'est effectivement le sujet de du financement de ces entreprises, plus particulièrement le sujet du manque de fonds propre. Euh le baromètre effectivement notre baromètre cabinaire que indique effectivement un allongement significatif de cet de ces délais de de paiement qui sont encore finalement aujourd'hui beaucoup utilisés comme la variable d'ajustement de la trésorerie des des donneurs d'ordre. Est-ce qu'on a pour finalement lutter contre ce sujet les moyens aujourd'hui d'aller plus loin ? Et est-ce que la relance que vous évoquez peut aussi

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permettre de mettre un coup d'accélérateur dans cette direction ? C'est un c'est un vrai mal français ça. Il y a il y a pas un pays dans le monde dans lequel les délaises de de paiement sont aussi élevés. C'est un problème culturel. On a tendance à se faire de la trésorerie sur le dos des petits depuis trop longtemps, y compris dans le public d'ailleurs. Donc, on a un défi dans un certain nombre de services public. J'ai été alerté par un certain nombre de représentants des des PME, notamment vis-à-vis d'élis de paiement troppe élevé dans les hôpitaux. J'échange beaucoup avec la ministre de la santé pour qu'elle puisse régler ça de manière un peu structurelle. Et c'est vrai que les grands groupes, les moyens groupes ont parfois tendance aussi à avoir des

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délais de paiement trop longs. Alors, vous savez qu'il y a des lois qui protègent. Donc le sujet c'est est-ce qu'elles sont appliquées ? Il y a un certain nombre de sanctions qui ont été passées récemment y compris sur des grands groupes français euh qui je pense vont apprendre de leur de leurs erreurs. Il y a des propositions de loin, on y reviendra peut-être qui sont en examen, mais je pense qu'il faut aussi qu'on change de culture par rapport à ça. On a un enjeu de financement des entreprises. On travaille là-dessus notamment avec l'Union des marchés des capitaux. On a lancé ce qu'on appelle le dispositif TIBI qui va permettre de financer tous les secteurs innovants. On avait fait 6 milliards dans la première phase, 7 milliards dans la deuxème. On a annoncé

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13 milliards de nouveaux investissements de la part des grands assureurs pour renforcer les fonds propres des entreprises innovantes. Mais au fond, la trésorerie c'est quand même le nerf de la guerre. Il faut que collectivement on travaille mieux sur ce sujet. d'un mot, est-ce que les leviers coercitifs euh le name and shame, la l'augmentation, l'intensification notamment des contrôles de la des GCCRF, c'est pour vous finalement l'un des instruments les plus importants, faire du coercitif. Bien sûr, on a on a la loi qui existe, donc faut l'appliquer, mais par ailleurs, il faut qu'on change de culture. J'allais dire c'est trop facile pour une grande entreprise et parfois pour une administration publique plutôt que de faire de vraies économies, plutôt que de faire de la vraie croissance,

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de se faire un peu la serie, je vais le dire comme ça, sur les petits fournisseurs. Donc ça faut que ça change. Et évidemment la loi peut y aider mais j'ai tendance à me dire notre capacité à être plus coopérative, plus solidaire notamment dans les moments difficiles, ça a plutôt bien marché hein. Au printemps, moi j'ai réuni, on réunissait à Ber en viso tous les jours toutes les filières, on les écoutait, on avait des échanges entre les PME et les plus grandes sur ces histoires des paiement. Quand quand on veut, on peut être plus solidaire. Je pense qu'il faut que ce soit de manière plus durable. L'une des questions, l'une des interrogations, c'est aussi le levier législatif et vous l'évoquez effectivement, le sénateur Olivier Ritman porte un projet de loi notamment

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dans ce sens-là qui prévoit alors pour le réexpliquer très rapidement mais de relever justement ce plafond des amendes administratifs jusqu'à 1 % du chiffre d'affaires mondial. Pour l'instant, on est sur un amende plafonnée à 2 millions d'euros. Est-ce que cette direction là c'est selon vous plutôt une bonne mesure ? Alors oui, globalement augmenter la taille maximale des sanctions, bah sans doute être une incitation de plus. Donc moi je regarde cette proposition de loi, c'est une proposition de loi, pas un projet de loi, c'est une proposition de loi voter [grognement] en procédure accélérée au Sénat pour l'instant. Donc donc nous on globalement on soutient ça. Je le répète, ça ne suffira pas. Je pense qu'il faut changer la culture, faut changer les habitus.

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La fracture la facturation pardon électronique va permettre aussi d'améliorer le suivi et le traçage de tout ça. Mais globalement effectivement je pense que c'est une bonne idée. Ouais. Ça veut dire qu'il faut accélérer, on le disait procédure accélérée, voter au Sénat cet hiver à la rentrée, ça peut-être notamment en menu discussion à l'assemblée. Ouais, on espère. On va avoir un automne un peu occupé, vous savez que le budget, mais on va essayer de trouver de la place. Ouais, on va trouver de la place. L'arrivée de la facturation électronique, vous l'évoquiez effectivement. Est-ce que c'est aussi de nature finalement selon vous à accélérer, à résoudre quelques quelques sujets ? On aura une visibilité, une traçabilité. Est-ce que ça suffira ? Ben, c'est c'est bienvenu en tout cas.

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J'allais dire, il était temps même si on avait des inquiétudes de la part des TPE, des PME. Donc, on a repoussé à à au septembre 27 l'application de la facturation électronique pour les très petites entreprises. Mais mais globalement euh je pense qu'il est temps qu'on passe dans le 21e siècle, on est en 2026. Donc la facturation électronique, ça permet de simplifier les relations, ça permet d'aller plus vite, ça permet de limiter les coûts, ça permettait ça permet accessoirement d'améliorer la la le contenu environnemental de notre facturation. il est temps qu'on arrête d'imprimer tout ça ou s'envoyer des emails. Euh donc globalement c'est une c'est une bonne nouvelle. Euh non non, moi je suis très convaincu que un c'est bon pour la productivité mais que ça va être bon

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aussi pour ces histoires de paiement. Oui bien sûr. Et en un mot pour terminer c'est aussi la facture la facturation électronique de la data des données plus fiables. Est-ce que ça peut aussi vous pousser j'allais dire dans cette réflexion ? On le voit d'ailleurs dans le baromètre sur la notation notamment des délais de paiement. Certains de mes chent entreprises ils sont favorables. Est-ce que finalement on aura l'outil technique ? Est-ce que c'est aussi finalement une lecture, une un souhait politique d'aller dans cette direction ? Bah voyons ça, moi je pense que c'est bien en tout cas qu'on a effectivement au-delà des données, je dirais individuelles, une capacité à analyser de manière plus profonde les données collectives, à pouvoir éventuellement faire des analyses par secteur,

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parentreprise et cetera qui vont nous permettre d'être plus ciblé dans nos réponses. Donc évidemment, plus on a d'information, plus on est efficace. Donc ce sera aussi une un dividende de cette facturation électronique. Qu'est-ce qu'on dit aux chefs d'entreprise qui vont partir en vacances et qui s'attendent à une rentrée compliqué ou en tout cas qui vont être interrogatifs ? Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ? Ben d'abord, on compte sur vous. On a besoin de vous. Soyez déterminés, soyez confiants sans être naïf. Enfin, le monde dans lequel on vit est compliqué, mais on a quand même eu des bonnes nouvelles. Donc il faut les embrasser, il faut se projeter vers l'avant. Nous, on va tout faire pour continuer à accompagner les chefs d'entreprise dans leur développement, dans leur

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innovation. et j'espère que vous allez continuer à tout faire, j'en suis convaincu, pour nous aider à croître et à créer de la prospérité en France. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Merci. Merci.