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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 4 juin 2022 41 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTransports

Bastien JOINT : Candidat LR aux législatives dans la 5e circonscription du Rhône

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 74 %Attaque 16 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous inspire, vous, Lyon ? L'attractivité de notre territoire, la belle ville de Lyon, qu'est-ce que ça vous inspire, tout ça ?

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que tout d'un coup, 16, 17 ans, on s'engage chez LR et on se dit que la politique, ça sert à quelque chose et que c'est intéressant ?

  • 6:05FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'à l'époque, vous n'étiez pas un peu un martien pour vos camarades de classe ?

  • 7:38OuverteRéponse directe

    La prison de Montluc, il y a des envies, des projets, peut-être une transformation. Est-ce que vous pouvez nous en parler un tout petit peu ?

  • 9:31OuverteRéponse directe

    C'est assez intéressant de voir chez quelqu'un de jeune l'importance et l'attachement à ce qui pourrait être considéré comme du passé, mais pour vous, ça n'empêche pas de se projeter vers l'avenir ?

  • 10:52OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'à 17 ans, on s'engage chez les LR ? Est-ce qu'il y a une tradition, un parcours, une rencontre, quelque chose de familial et de personnel, ou des convictions qui sont ancrées ? Et surtout, comment on reste chez les LR ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:28PrésentateurFait
    « Le 21 juin 43, c'est à Caluire que Jean Moulin a été arrêté par la Gestapo et les hommes de Klaus Barbie. »
  • 7:59PrésentateurFait
    « Montluc, ça a été une prison où beaucoup de Juifs ont été enfermés pendant la Seconde Guerre mondiale. »
  • 11:15PrésentateurFait
    « Moi, je suis très attaché à un certain nombre de valeurs qui, me semble-t-il, sont défendues par l'UMP, puis les Républicains. Donc, ça fait 10 ans que je m'engage, je crois notamment à la liberté d'entreprendre, à la famille, à la solidarité pour ceux qui en ont vraiment besoin. »
  • 11:31PrésentateurFait
    « Je crois au travail et je crois au mérite. Ça, c'est pour moi les valeurs cardinales de cet engagement qui ont fait que je me suis retrouvé dans la famille de l'UMP, puis les Républicains. »
  • 11:43PrésentateurFait
    « Ensuite, bien entendu, c'est une rencontre, évidemment, avec Philippe Cochet, le maire de Caluire, qui à l'époque était donc député, et avec qui je chemine maintenant depuis 10 ans. »
  • 12:43PrésentateurFait
    « La droite républicaine n'a peut-être pas su s'emparer d'un certain nombre de sujets, peut-être n'a pas su se renouveler sur un certain nombre de thématiques, et je crois que la nouvelle génération est là pour pouvoir les porter. »
  • 13:27PrésentateurPromesse
    « Ça fait des années et des années que la droite républicaine, justement, n'a pas proposé une nouvelle idée. Et moi, je souhaite faire partie de celles et ceux qui se mettent autour de la table, se retroussent les manches, et essayent de pouvoir trouver de nouvelles solutions très concrètes. »
  • 14:55PrésentateurFait
    « La métropole de Lyon, qui n'avait pas connu de construction de lycées depuis des années et des années, eh bien, va en voir construit trois dans les prochaines années. »
  • 17:13PrésentateurFait
    « La configuration politique en 2017 et en 2022 est à peu près la même au second tour. Ça, personne ne le nie. »
  • 17:51PrésentateurFait
    « Je pense que notre pays est fracturé, divisé. Je suis un adepte, d'ailleurs, des tribunes de Jérôme Fourquet ou des livres de Christophe Duly qui parlent de fractures, d'archipélisation de notre société. »
  • 18:35PrésentateurFait
    « Il a mis beaucoup de temps à nommer une première ministre qui doit aujourd'hui préparer les élections législatives. »
  • 20:12PrésentateurFait
    « Si les faits sont avérés, ils sont extrêmement graves et bien entendu, au nom de l'exemplarité des droits de la femme, moi que je défends, évidemment, Damien Abad devra démissionner. »
  • 23:35PrésentateurPromesse
    « La défiscalisation des heures supplémentaires au-delà des 35 heures donc la possibilité de supprimer à la fois les impôts mais aussi les charges qui pèsent sur la rémunération du travail. »
  • 23:47PrésentateurPromesse
    « La conversion des RTT en salaire. »
  • 23:59PrésentateurPromesse
    « La possibilité de libéraliser le travail dans les entreprises et donc de donner la possibilité à chaque entreprise de négocier le temps de travail pour faire en sorte que celui qui veut travailler plus puisse gagner plus. »
  • 24:26PrésentateurPromesse
    « Dans un contexte où l'inflation est extrêmement forte indexer les retraites sur l'inflation. »
  • 24:48PrésentateurPromesse
    « Maintenir un prix à la pompe à 1,50€ le litre au maximum. »
  • 36:50PrésentateurChiffre
    « Ma propre mère, professeure des écoles, a découpé 8000 blouses pour les HCL. »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • Bastien Joint33 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère.

0:02
Bastien Joint

Lyon 1ère.

0:04
Présentateur

Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval.

0:12
Bastien Joint

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur notre émission de l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Vous le savez, dans cette période et juste avant les élections législatives, on va à la rencontre de la jeune classe politique. On a choisi d'inviter les plus jeunes représentants des différents partis pour découvrir à la fois ce que c'est qu'un député, à quoi sert un parlementaire et puis comment aujourd'hui, quand on est venant, on s'engageait. Comment on fait une campagne ? Aujourd'hui, on est avec Bastien Jouin. Bonjour. Bonjour Frédéric Duval. Vous êtes conseiller municipal à Caluire et vous êtes aussi LR. Très clairement, on en parlera.

C'est aussi intéressant de découvrir, quand on parlera de politique, ce que c'est aujourd'hui peut-être que la droite républicaine, celle que vous défendez, ce que ça fait d'appartenir à un parti politique. Mais vous savez, on commence toujours, avant de parler de tout ça, par une actualité. On a choisi aujourd'hui quelque chose d'à la fois poétique et dans l'air du temps, parce qu'on va parler de cinéma. Le festival de Cannes vient de se terminer et puis sort le 1er juin, est sorti du coup le 1er juin, un film de Clovis Cornia qui s'appelle C'est Magnifique et qui est quasi exclusivement tourné à Lyon.

Et on y découvre, alors c'est une histoire assez étonnante, parce que c'est quelqu'un qui perd les couleurs. Et c'est un paradoxe, puisqu'il tourne beaucoup au Vieux Lyon, où c'est très très coloré, à travers ce film, qui est un film qui porte bien son nom, qui est magnifique, mais qui nous permet aussi de découvrir cette ville magnifique qui est Lyon. On voit aussi peut-être l'attractivité à la fois de notre territoire, la richesse du patrimoine, l'importance du cinéma dans la région Auvergne-Rhône-Alpes qui co-finance beaucoup de films. Qu'est-ce que ça vous inspire, vous, Lyon ? Parce que vous êtes né à Caluire, mais vous vivez depuis toujours à Lyon.

L'attractivité de notre territoire, la belle ville de Lyon, qu'est-ce que ça vous inspire, tout ça ?

1:48
Présentateur

Alors, je suis né à Lyon et je vis depuis toujours à Caluire.

1:51
Bastien Joint

Ah ben, encore plus alors !

1:53
Présentateur

Non, mais bien sûr, on a la chance de vivre sur un territoire tout à fait exceptionnel. Lyon, ville-centre, en fait partie. Moi, je suis un peu peiné de voir ce que Lyon devient depuis quelques mois avec une nouvelle majorité qui, à bien des égards, je trouve, abîme la ville et peut-être peine sur un certain nombre de sujets, notamment inhérents à la sécurité. Pour revenir sur les sujets culturels et, bien sûr, sur le dernier film de Clovis Cornia qui sort cette semaine et que je n'ai pas encore vu, campagne oblige, on est matin, midi et soir sur le terrain avec mes équipes et donc, je n'ai pas encore eu le loisir de pouvoir aller assister à une séance au cinéma.

En tout état de cause, on a la chance de vivre sur ce territoire tout à fait exceptionnel. Lyon, c'est le berceau du cinéma. Lyon, c'est le festival Lumière avec l'excellent Thierry Frémaux. Lyon, c'est les berges de Saône, les berges du Rhône, c'est le vieux Lyon, c'est les bouchons lyonnais, cette cité de la gastronomie. Les bouchons, on ne parle pas de mobilité, on parle de la gastronomie. Absolument. Voilà, moi je suis un pur lyonnais et j'aime arpenter les rues de cette ville qui sont, bien sûr, extraordinaires avec beaucoup de couleurs. J'aime beaucoup le vieux Lyon.

J'étais ce week-end à Saint-Cyr-aux-Montdors pour une exposition des artistes de l'agglomération et j'ai rencontré le peintre Georges Damain qui peint notre ville depuis toujours. Et voilà, je suis très attaché au territoire, même si, bien entendu, Lyon ne fait pas partie de la cinquième circonscription.

3:24
Bastien Joint

Non, effectivement, mais c'est intéressant de regarder Lyon et d'en parler. D'autant qu'il y a eu parfois aussi, y compris avec cette nouvelle majorité, des polémiques sur la question et les enjeux de l'attractivité, parce que c'est aussi ça dont on parle. On parlait d'économie, du tourisme, ça représente. Lyon est régulièrement classé dans les villes les plus attractives, les plus intéressantes à faire en week-end, mais on a l'impression qu'il y a comme un débat, une opposition entre une ville pour ses habitants ou une ville pour ses touristes. Il y avait la question de l'hébergement touristique, il y avait la question de l'accès et tout.

Est-ce que ça, ça vous interpelle aussi d'un point de vue peut-être plus économique ou en décision politique quelque part ?

3:59
Présentateur

Mais bien sûr, moi je pense en effet que Lyon est une ville pour les Lyonnais, mais aussi pour les villes alentours, et puis bien sûr pour l'ensemble des touristes qui peuvent y venir. Et je crois d'ailleurs que la pérennité de nos commerces de centre-ville est intrinsèquement liée à l'activité touristique. Lyon, c'est la cité internationale avec toute l'activité économique. Lyon, c'est aussi Eurexpo. Et je pense que Lyon gagnerait à se réouvrir sur le monde plutôt que se refermer sur elle-même, comme on a parfois l'impression que c'est le cas aujourd'hui.

4:35
Bastien Joint

Alors, vous êtes né à Lyon, vous habitez à Calvière, vous êtes conseiller municipal à Calvière, vous avez 27 ans je crois, on reçoit vraiment la jeune génération, et vous êtes en même temps engagé je crois depuis plus de 10 ans. Alors moi, c'est toujours intéressant de redécouvrir le parcours. Comment est-ce que tout d'un coup, 16, 17 ans, on s'engage chez l'ALR et on se dit que la politique, ça sert à quelque chose et que c'est intéressant ? Comment ça s'est passé, la rencontre avec le monde politique ?

4:59
Présentateur

Eh bien finalement, assez simplement, j'ai pris rendez-vous avec le député maire de ma commune, Philippe Cochet, et je lui ai demandé comment cheminer politiquement, comment fonctionnait l'engagement politique. Et à l'époque, nous sommes à la fin de l'année 2010, au début de l'année 2011. On est à l'aube d'une campagne présidentielle très importante avec Nicolas Sarkozy qui est président sortant, et Philippe Cochet m'invite à m'engager à cette occasion. Et c'est vrai que pour moi, c'est la rencontre avec un élu de terrain, de proximité.

C'est un apprentissage finalement de l'engagement, duquel d'ailleurs, je ne me détacherai jamais, puisque à cette période, je suis donc lycéen, je m'apprête à passer le bac. C'est une période dans laquelle je m'engage fortement dans mon lycée, je deviens président du conseil de vie lycéenne, je suis élu au conseil académique à la vie lycéenne, donc auprès du recteur. Je suis représentant de la commission jeune de la région Verne-Rhône-Alpes, et j'y rencontre d'ailleurs un certain nombre de personnes qui aujourd'hui se retrouvent candidates aux élections législatives comme moi.

6:05
Bastien Joint

Mais on est d'accord que ce n'est quand même pas si naturel ou si répandu, je suppose qu'au lycée comme ça, j'ai l'impression aussi que c'est un point commun peut-être avec d'autres jeunes engagés en politique, c'est qu'il y a d'abord et avant tout quelque chose de l'engagement qui prend des formes diverses, beaucoup au lycée, beaucoup dans l'associatif, mais quand même de là à passer le pas vers un parti politique, à prendre une carte dans un parti, comment est-ce qu'on fait la différence ? Est-ce qu'à l'époque, vous n'étiez pas un peu un martien pour vos camarades de classe ?

6:31
Présentateur

Non, pas du tout. C'est vrai qu'à mon âge, quand on s'engage en politique, ce n'est pas forcément quelque chose qui est en effet anodin, mais pour moi ça a été très naturel. Depuis toujours, je suis passionné par l'actualité, par la volonté de pouvoir faire et de pouvoir servir un territoire et des habitants. Je l'ai fait d'abord en étant très engagé dans le monde associatif, sur le volet de la mémoire. Je suis aujourd'hui président du comité du souvenir français de Caluire. Je me suis beaucoup impliqué dans des associations d'histoire, avec notamment M. Basse à Caluire, qui porte l'histoire de notre commune de Caluire et Cuir, avec beaucoup d'enthousiasme.

Je me suis impliqué dans des communes historiques,

7:12
Bastien Joint

pour ceux qui ne le savent pas, et qui a vraiment un problème d'importance par rapport à l'histoire, à Lyon, à Jean Moulin, à Montluc, à tout ce qui se passe, etc. Caluire, c'est très particulier dans notre histoire collective.

7:23
Présentateur

Caluire, c'est un symbole de la résistance, pour tous vos auditeurs. Le 21 juin 43, c'est à Caluire que Jean Moulin a été arrêté par la Gestapo et les hommes de Klaus Barbie. Donc, effectivement, il y a une histoire forte.

7:38
Bastien Joint

D'ailleurs, il y a un sujet d'actualité auquel vous tenez. Il me semble avoir vu passer, sans en connaître tous les détails, que justement, sur la prison de Montluc, etc., il y a des envies, il y a un projet, il y a peut-être une transformation. La ville voudrait en faire quelque chose d'autre que simplement un lieu de souvenir. Est-ce que vous pouvez nous en parler un tout petit peu ?

7:56
Présentateur

Oui, alors très brièvement, Montluc, c'est un haut lieu de la mémoire. Vous savez que sur notre agglomération, et sur le plan de la résistance française, il y a trois haut lieu qui sont des symboles. Donc, bien sûr, le CHRD de l'avenue Berthelot, le mémorial Montluc, et puis la maison du docteur Dugoujon, qui, là où a été arrêté Jean Moulin, le 21 juin 43. Montluc, ça a été une prison où beaucoup de Juifs ont été enfermés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Et c'est vrai que le gouvernement d'Emmanuel Macron a souhaité pouvoir accompagner une démarche, notamment de rénovation des bâtiments, de mise en place de salles pédagogiques dans des secteurs qui ont abrité notamment les enfants d'Isieux. Le gouvernement souhaite aussi pouvoir rendre payant le mémorial.

Et moi, aux côtés de l'ensemble des associations mémorielles, de Jean-Olivier Vieux, qui a été procureur à l'époque du procès Barbie, de Bruno Permézel, de Philippe Cochet, de Michel Noir, et d'un certain nombre d'autres, j'ai écrit donc à Geneviève Dariussec, et je réécrirai d'ailleurs au nouveau ministre des Armées, puisqu'il n'y a pas encore de secrétaire d'État aux anciens combattants, pour m'opposer fermement à ce projet, qui pour moi dénature la mémoire de ce site-là, et qui est essentiel justement dans une période de perte de repères.

Moi, il me semble que les jeunes générations doivent pouvoir profiter, bénéficier de ces espaces pour s'imprégner de ce qu'est l'histoire de France, pour finalement perpétuer cette idée du « plus jamais ça ».

9:28
Bastien Joint

Oui, alors au-delà d'ailleurs du souvenir et de ce moment important, de la transmission, du partage, etc., c'est assez intéressant de voir chez quelqu'un de jeune, comme ça, l'importance et l'attachement à ce qui pourrait être considéré comme du passé, mais pour vous, ça n'empêche pas de se projeter vers l'avenir ? C'est-à-dire que souvent, on dit « pour aller quelque part, il faut savoir d'où on vient », c'est un peu ça la logique que vous défendez, y compris politiquement ?

9:48
Présentateur

Exactement. Vous savez, moi, je suis aussi enseignant en droit à l'université Jean-Boulin-Lyon III, et ce que je dis toujours à mes étudiants, lorsqu'il s'agit de définir la nation, la nation, c'est d'abord la volonté de perpétuer un héritage de valeur, un lègue, qu'on a reçu un divice, et c'est aussi la volonté de pouvoir tracer une trajectoire commune. Et pour cela, il faut qu'on puisse s'imprégner de cette histoire pour ne pas reproduire les erreurs qui ont pu être commises par le passé.

10:13
Bastien Joint

Eh bien, du passé, on en parlera et on en a parlé, on va aussi parler d'avenir et des prochaines échéances, ainsi que de l'actualité politique nationale. A tout de suite, pour la suite de notre émission. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec Bastien Jouin, conseiller municipal à Calure, et donc candidat sur la cinquième circonscription. On parlera tout à l'heure de votre circonscription, on partira à la découverte, aux différentes communes qu'elle recouvre, etc.

Mais on va parler de politique nationale un petit peu, parce qu'il n'y aurait pas d'élection législative s'il n'y avait pas eu des présidentielles. Et puis, on va peut-être poursuivre aussi sur la conversation qu'on avait jusqu'avant, sur, je le disais, vous êtes membre des LR. Alors, j'ai deux questions en une, quelque part, c'est comment est-ce qu'à 17 ans, on s'engage chez les LR ? Est-ce qu'il y a une tradition, un parcours, une rencontre, quelque chose de familial et de personnel, ou des convictions qui sont ancrées ? Et surtout, comment on reste chez les LR ? Ou qu'est-ce que c'est aujourd'hui que d'être LR ? Parce que la droite républicaine a quand même pris des coups importants.

11:10
Présentateur

Vaste question. Bon, d'abord, moi, je suis très attaché à un certain nombre de valeurs qui, me semble-t-il, sont défendues par l'UMP, puis les Républicains. Donc, ça fait 10 ans que je m'engage, je crois notamment à la liberté d'entreprendre, à la famille, à la solidarité pour ceux qui en ont vraiment besoin. Je crois au travail et je crois au mérite. Ça, c'est pour moi les valeurs cardinales de cet engagement qui ont fait que je me suis retrouvé dans la famille de l'UMP, puis les Républicains. Ensuite, bien entendu, c'est une rencontre, évidemment, avec Philippe Cochet, le maire de Caluire, qui à l'époque était donc député, et avec qui je chemine maintenant depuis 10 ans.

11:51
Bastien Joint

Donc, voilà, ça explique aussi à la fois des valeurs et puis une sorte de fidélité à un engagement. Je suppose que vous avez été assez actif, voire plus sans doute, pour la campagne des présidentielles et que ça vous a à la fois interpellé, concerné et impliqué. Quel bilan vous en tirez, à la fois du bilan qu'a été l'action de votre candidate, Valérie Pécresse, mais peut-être plus globalement de la manière donc, quelque part, la droite traditionnelle républicaine a quelque part disparu dans le macronisme. C'est un peu ça le bilan qu'on peut en tirer, non ?

12:23
Présentateur

Enfin, moi, je vous dis les choses de manière très claire. Pour moi, la droite traditionnelle n'est ni fongible dans le macronisme ni dans le lepénisme, et encore moins chez Éric Zemmour. Ça, c'est une chose très claire. Donc, aujourd'hui, moi, ce que je crois, ce que je vois, ce que l'on peut analyser à un mois, donc, après les élections présidentielles, c'est qu'effectivement, la droite républicaine n'a peut-être pas su s'emparer d'un certain nombre de sujets, peut-être n'a pas su se renouveler sur un certain nombre de thématiques, et je crois que la nouvelle génération est là pour pouvoir les porter.

À Caluire, pourquoi est-ce que je me suis engagé avec Philippe Cochet dans cette équipe municipale ? Pour une raison finalement très simple, elle porte un certain nombre de valeurs, justement, que j'évoque à l'instant, et notamment sur le plan environnemental. J'ai en charge, donc, l'implantation d'une ferme urbaine qui est basée sur le principe de l'agroforesterie en plein cœur de ville, mais on aura peut-être l'occasion d'y revenir. Et pour moi, ces valeurs-là, elles doivent aujourd'hui être défendues au plus haut niveau, et la droite doit savoir se mettre à nouveau au travail, justement, pour relancer le logiciel AINÉ.

Ça fait des années et des années que la droite républicaine, justement, n'a pas proposé une nouvelle idée. Et moi, je souhaite faire partie de celles et ceux qui se mettent autour de la table, se retroussent les manches, et essayent de pouvoir trouver de nouvelles solutions très concrètes. Vous savez, avec les élections présidentielles, donc, qui viennent de se terminer, il y a un chapitre de la vie politique qui se referme. Un nouveau s'ouvre, la page est blanche, et on nous demande de tenir le stylo. Je tiens le stylo avec un certain nombre de mes amis, et c'est très enthousiasmant.

14:00
Bastien Joint

de nouvelles idées, de nouvelles têtes, au niveau du parti. Pourtant, si on écoute un petit peu ce qui se passe, et si on en croit certaines, je ne sais pas si c'est des rumeurs, etc., mais il semblerait que le président de région, Laurent Wauquiez, soit particulièrement actif et assez intéressé, peut-être, à l'idée de reprendre de nouveau le parti. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tout cas, c'est ce dont on parle. Il peut représenter quelque chose, à la fois de l'ordre de la nouvelle génération et du renouvellement.

14:28
Présentateur

Bien sûr. Moi, vous savez, je suis un fervent partisan de Laurent Wauquiez. Je l'ai beaucoup accompagné depuis dix ans, donc à l'échelle de notre belle région Auvergne-Rhône-Alpes. Je pense que le bilan, qui est le sien, à la tête de la région, sur tous les sujets, qu'il s'agisse justement des sujets de culture, dont on parle beaucoup aujourd'hui, des sujets d'éducation, avec ce plan lycée, qui fait qu'on est en capacité, à nouveau, de mailler le territoire, de pouvoir construire un certain nombre de nouveaux bâtiments.

Et d'ailleurs, la métropole de Lyon, qui n'avait pas connu de construction de lycées depuis des années et des années, eh bien, va en voir construit trois dans les prochaines années. Un, d'ailleurs, sera implanté à Calhuire. Sur la sécurité, le président de la région, Laurent Wauquiez, est très crédible. Il a donc relancé un certain nombre de choses dans les TER.

Donc, je crois que ce bilan local, qui est le sien, à la tête de sa région, comme maire du Puy-en-Velay, bien sûr, comme parlementaire, comme ancien ministre, montre qu'il a toutes les capacités pour faire partie de celles et de ceux qui reprendront en main la droite et qui lui permettront, je l'espère, l'appel de mes voeux, eh bien, la tête de ce pays dans les prochaines années, et notamment à l'occasion des prochaines élections présidentielles.

15:39
Bastien Joint

Alors, à vous entendre, en fait, il aurait presque dû être candidat. Est-ce que Valérie Pécresse était la bonne candidate, du coup ? Écoutez,

15:46
Présentateur

aujourd'hui, le but, ce n'est pas forcément de refaire le match. Il y a eu une primaire qui a été mise en place de façon tout à fait démocratique avec les autorités organisatrices du parti. Le choix a été fait par les adhérents de cette formation politique, la mienne. Ça n'était pas mon choix. Moi, je soutenais notamment au premier tour, eh bien, Michel Barnier, qui, à mon avis, rassemblait toutes les qualités de consensus, d'expérience, d'autorité pour pouvoir mener cette bataille des élections présidentielles. Valérie Pécresse a été choisie face à Éric Ciotti au second tour. Voilà.

Je pense, comme un certain nombre d'élus de l'agglomération, que Laurent Wauquiez aurait en effet fait un très bon candidat. Ça n'a pas été son choix. Je le respecte. J'espère, par contre, qu'on pourra compter sur lui dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, dans les prochaines années pour reprendre la tête de notre formation politique et lui redonner un peu de vigueur.

16:39
Bastien Joint

Alors, la vigueur, effectivement, je pense que la droite en a sans doute besoin. On ne refait pas le match. Les élections ont été gagnées assez largement par Emmanuel Macron dans un contexte qu'on connaît, international, compliqué, avec une vraie, fausse campagne. Enfin, bref, tout ça est un peu derrière nous. En même temps, si j'ose dire, on a maintenant un gouvernement qui est installé, le gouvernement d'Elisabeth Borne. Qu'est-ce que vous pensez de tout ça ? Moi, j'aurais tendance à me dire, si Macron a gagné, c'est que son bilan était bon et voilà. Mais qu'est-ce que vous, vous en pensez ? Qu'est-ce que vous pensez de ce nouveau gouvernement ?

17:09
Présentateur

Si Emmanuel Macron a gagné, cela veut dire que son bilan était bon ? Évidemment, non. D'ailleurs, la configuration politique en 2017 et en 2022 est à peu près la même au second tour. Ça, personne ne le nie. Moi, je... Le but de ma candidature aux élections législatives, ce n'est pas de faire de l'anti-Macron matin, midi et soir. Je pense que notre pays est fracturé, divisé. Je suis un adepte, d'ailleurs, des tribunes de Jérôme Fourquet ou des livres de Christophe Duly qui parlent de fractures, d'archipélisation de notre société. Donc, je pense qu'aujourd'hui, tout projet, quel qu'il soit, de toute famille politique confondue, c'est de pouvoir rassembler ce pays.

Et aujourd'hui, il me semble qu'Emmanuel Macron ne nous donne pas les garanties pour rassembler ce pays. Quand on met un coup la barre à droite, un coup la barre à gauche, qu'on a ce gouvernement avec un ministre de l'Éducation nationale qui succède à Jean-Michel Blanquer, qui tient des propos sur les violences policières notamment, ou des propos indiennistes, moi, je vous le dis, ça me gêne. Et d'ailleurs, j'ai du mal à comprendre comment peuvent cohabiter un ministre de l'Intérieur comme Gérald Darmanin qui est très ferme sur ces sujets-là et ce ministre de l'Éducation nationale qui, vraisemblablement, ne pense pas du tout la même chose. Je me demande où est la cohérence de cette équipe.

La responsabilité, elle appartient à Mme Borne et à M. Macron. D'ailleurs, ça fait quelques semaines qu'on n'a pas de nouvelles du président de la République depuis les élections présidentielles. Il a mis beaucoup de temps à nommer une première ministre qui doit aujourd'hui préparer les élections législatives. Et je suis un peu surpris finalement de l'absence de portage politique du projet qui est le leur à l'occasion de ces élections législatives. On les entend très peu. Est-ce qu'ils pensent que ce qu'ils veulent porter comme projet pourrait pénaliser la future majorité qu'ils souhaitent avoir à l'Assemblée nationale ? Ça, ça ne m'appartient pas de le dire mais on peut le penser.

19:03
Bastien Joint

Alors, dans le gouvernement, vous évoquiez Gérald Darmanin qui, si je ne m'abuse, est quand même de la droite. Il y a aussi une autre figure qui, elle, pour le coup, vient vraiment de la droite. C'est Damien Abad qui était quand même président du groupe parlementaire de l'Assemblée nationale qui n'est pas rien. Il y a deux sujets peut-être avec Damien Abad qui est complexe mais peut-être qu'on en parlera un peu aussi puisqu'il y a une polémique, il y a une discussion, il y a des choses assez importantes qui se passent et on est à la fois dans la nécessité de préserver la présomption d'innocence tout en étant capable d'entendre la voix des victimes.

Est-ce que vous, sur ce sujet de l'exemplarité en politique, on va dire ça comme ça, est-ce que ça vous interpelle, ça vous interroge ? Est-ce que, si vous étiez en charge de ce gouvernement, vous auriez peut-être pris une discussion avec un ministre concerné par une telle affaire ? Déjà, ce qui me surprend

19:51
Présentateur

la première des choses, c'est que, vu le temps qu'a mis Emmanuel Macron à nommer un Premier ministre puis à nommer un gouvernement, je ne peux pas imaginer un seul instant que ni le Président de la République ni le Premier ministre n'aient été au courant de faits ou en tout cas de présomption de faits par rapport à Damien Abad. Si les faits sont avérés, ils sont extrêmement graves et bien entendu, au nom de l'exemplarité des droits de la femme, moi que je défends, évidemment, Damien Abad devra démissionner.

Au demeurant, je veux nuancer ses propos dans la mesure où moi je suis attaché à un principe cardinal de notre droit, c'est la présomption d'innocence et donc aujourd'hui, rien ne dit que ces faits sont avérés pour M. Abad. donc un sujet

20:37
Bastien Joint

quand même compliqué pour la majorité. Et derrière ce sujet sociétal, il y a un sujet politique. On parlait de la droite républicaine. On parlait du macronisme et vous me disiez tout ça n'est pas fongible dans le macronisme. En même temps, quand un président des parlementaires LR s'engage pour un gouvernement, est-ce que c'est quoi ? C'est une prise de guerre ? C'est une trahison personnelle ? C'est un dévoiement de l'idée que vous faites de la droite républicaine ? Comment est-ce que vous avez vécu ça dans votre famille politique ?

21:04
Présentateur

Vous savez, on nous promettait un nombre de départs complètement inconsidérés avec des chiffres de plusieurs dizaines de parlementaires qui étaient censés rejoindre Emmanuel Macron sous la pression d'un certain nombre de grands élus, de figures tutélaires même de la droite. Il n'en est rien. Damien Abad était certes le président de groupe à l'Assemblée nationale. Il a fait un choix qui est personnel, qui n'est absolument pas celui qui est partagé par l'ensemble des membres des Républicains. Et d'ailleurs, le bureau politique a voté à l'unanimité donc une démarche pour dire justement que nous n'étions pas fongibles dans le macronisme. Bon, il a, M.

Abad, certainement été approché, dragué par un certain nombre de personnes de l'entourage d'Emmanuel Macron qui, depuis le début du mandat présidentiel dernier, étaient chargés d'approcher certains élus républicains. C'est son choix. C'est certainement pas celui de la majorité de mes amis et des adhérents des Républicains.

22:02
Bastien Joint

Alors, cette campagne des législatives qui se rapproche à Vitesse-Grand-Rey, on est à une dizaine de vœurs maintenant, deux week-ends en fait, elle prend un peu, elle commence tout doucement. Comment est-ce que vous la visualisez, comment vous la sentez ? Est-ce qu'elle a l'air d'intéresser concrètement les Français ?

22:18
Présentateur

Alors, pour nous, elle ne commence pas puisque ça fait bientôt sept semaines qu'on est sur le terrain. On a fait un certain nombre de réunions publiques. J'ai écrit à l'ensemble des élus locaux de la circonscription pour dire que j'étais à leur côté, pour porter les sujets d'aménagement du territoire, du maillage de réseaux de soins, les problématiques de tranquillité. Bien sûr, le sujet de la loi MAPTAM dont on parlera peut-être. Vous savez, cette loi qui, depuis 2015, empêche la plupart des maires du territoire de la métropole de Lyon de siéger au conseil de la métropole.

J'ai écrit également à l'ensemble des habitants de la circonscription en leur proposant les grandes lignes de mon projet, qu'il s'agisse de pouvoir d'achat, d'éducation, de mobilité.

22:59
Bastien Joint

Est-ce qu'il y a des vrais sujets, on en parlera au niveau de la troisième partie de l'émission par rapport à votre circonscription, mais là, ce qu'on entend tous les jours, c'est quand même la question fondamentale du pouvoir d'achat, c'est-à-dire que entre l'inflation, entre ce qui se passe et les inquiétudes. Est-ce que vous avez ça dans votre projet, j'allais dire à la fois au niveau des LR mais même vous localement, mais comment vous vous en emparer et quel type de réponse vous allez apporter aux gens qui certainement sur les marchés passent leur temps à vous expliquer

23:28
Présentateur

alors nous on formule un certain nombre de propositions et d'ailleurs Nicolas Sarkozy l'avait mis en place François Hollande l'a supprimé, c'est d'abord la défiscalisation des heures supplémentaires au-delà des 35 heures donc la possibilité de supprimer à la fois les impôts mais aussi les charges qui pèsent sur la rémunération du travail. On propose également la conversion des RTT en salaire.

Moi je défends aussi dans cette logique du temps de travail qui est lié d'ailleurs avec la réforme des retraites à quelques égards la possibilité de libéraliser le travail dans les entreprises et donc de donner la possibilité à chaque entreprise de négocier le temps de travail pour faire en sorte que celui qui veut travailler plus puisse gagner plus. Et puis pour nos aînés que je rencontre sur le terrain et qui sont nombreux et qui s'inquiètent notamment de la hausse de la CSG qui leur a été infligée au précédent mandat moi je souhaite que l'on puisse dans un contexte où l'inflation est extrêmement forte indexer les retraites sur l'inflation.

Ensuite il y a les problématiques de mobilité on l'a vu avec l'augmentation du prix de l'essence qui pénalise bon nombre de foyers et moi ma circonscription est très touchée parce qu'elle est peu maillée en transport en commun et bien moi je souhaite que l'on puisse vraiment maintenir un prix à la pompe à 1,50€ le litre au maximum c'est la proposition d'ailleurs que formulent les républicains au niveau national.

24:51
Bastien Joint

C'est ce que vous répétez un peu et vous proposez les gens vous en parlent régulièrement de ces sujets sur le terrain ? Bien sûr. On va reparler de tout ça de toute façon puisqu'on va faire un tour à la découverte de la cinquième circonscription celle où vous êtes candidat et puis on parlera de l'ensemble des sujets y compris des sujets locaux vous avez parlé du handicap je crois savoir que sur votre circo ou juste à côté il y a un sujet dont on va parler reparler de la ferme urbaine parce que ces questions de souveraineté alimentaire sont essentielles bref je vous donne rendez-vous pour la troisième partie de notre émission.

On se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h30 sur Lyon 1ère toujours avec Bastien Jouin qui est candidat LR sur la cinquième circonscription du Rhône on a parlé de politique et on était sur les sujets nationaux avant qu'on passe à la circonscription il y a un sujet de société aussi qui me semblait important qui était beaucoup dans l'actualité et qui concerne fondamentalement un parlementaire c'est les questions et les enjeux autour de la laïcité puisqu'on sait qu'on fait souvent référence sur ce sujet à la loi 1905 il y a une polémique pas très loin qui a beaucoup agité le landerneau c'est ce qui s'est passé à Grenoble avec ce fameux arrêté municipal qui a été en partie suspendu par la justice administrative mais qui visait à autoriser sans en parler aussi clairement que ça mais ça revenait à ça le burkini dans les piscines municipales certains y ont vu une atteinte à la laïcité qu'est-ce que vous en pensez vous comme futur parlementaire ?

26:13
Présentateur

d'abord je pèse mes mots je suis écoeuré de voir qu'un élu de la république un maire pour ne pas le citer celui de Grenoble cède au lobbying d'une organisation là aussi pour ne pas la nommer alliance citoyenne qui existe depuis les années 2012 à Grenoble et qui exerce un travail de pression justement pour obtenir cette reconnaissance du burkini vous parliez de laïcité moi je suis juriste je suis très attaché bien sûr à notre droit à ceux qui fondent le corps social notre société qui symbolise pour moi le pacte républicain qui doit tous nous rassembler je veux rappeler au sommet de la hiérarchie des normes il y a la constitution et l'article premier de la constitution rappelle et les élus doivent le savoir les maires sont les premiers concernés que la France est une république une indivisible que c'est un pays laïc et donc dans cette démarche là quand vous avez des espaces donc gérés par la république en l'espèce des piscines et que vous y introduisez peu à peu en modifiant pour le coup un règlement intérieur ce qui peut être considéré comme un symbole politique ce qui peut être considéré comme et bien finalement quelque chose qui détériore l'image de la femme la femme serait un objet de de de de tentation et bien moi je je ne peux pas accepter ça je ne peux pas accepter ça cette association il faut rappeler ce qu'un certain nombre de ses membres disent juste après les attentats de 2015 je cite une parole qui m'a beaucoup marqué qui a été rappelée par vos confrères du Figaro récemment d'une personne qui dit n'oublions pas que c'est Charlie qui a dégainé le premier et bien les membres de cette association aujourd'hui sont dans une démarche intégriste d'islam radicale politique et le fait qu'un maire qu'un élu de la république cède à cela moi sincèrement ça m'écœure je profite de cet instant pour saluer le courage politique de Laurent Wauquiez qui a annoncé et bien supprimer toutes les subventions à la ville de Grenoble au nom d'une charte de la laïcité qui a été votée par une extrême majorité d'élus régionaux récemment parce que ça n'est pas ça n'est pas envisageable ça n'est pas possible moi je pense que ce pacte républicain qui fonde notre société qui fonde l'organisation du pays aujourd'hui et bien il doit être au centre des sujets et on ne peut pas se renier et là la ville de Grenoble se renie alors c'est très clair comme position

28:36
Bastien Joint

ça je crois qu'il n'y a pas de sujet peut-être juste parce que je rebondis là-dessus et c'est vrai que c'était aux juristes presque que je m'adresse puisque Laurent Wauquiez dont on connaît la capacité à être dans la réaction assez forte parfois assez symbolique a décidé de supprimer les subventions de manière assez arbitraire ou assez puissante d'un coup sans que ce soit forcément d'après ce que j'ai compris juridiquement ou administrativement si possible ou si légal mais est-ce que c'est pas aussi dévoyé l'institution de la région que de tout d'un coup peut-être viser comme des réponses un peu partisanes ou politiciennes et est-ce qu'il aurait pas fallu le faire à un autre endroit oui je peux m'interroger sur cette question là par exemple ça n'est ni une vision

29:19
Présentateur

partisane ni antirépublicaine dans la mesure où aujourd'hui vous le voyez bien un certain nombre de recours ont été faits un recours a été fait par le préfet un recours a été fait par le groupe d'opposition cette modification du règlement intérieur est aujourd'hui suspendue donc on voit bien que le président de la région non seulement se situe dans son bon droit mais aussi dans son rôle d'autorité politique régionale qui vient rappeler ce qu'est le fondement du pacte républicain du pays

29:50
Bastien Joint

alors on va enchaîner sur les législatives plus directement la première question qu'on pourrait se poser que je posais à nos invités après tout c'est est-ce qu'on sait vraiment si un député ça sert à quelque chose moi quand je regarde un peu un certain nombre de personnes et d'anciens parlementaires il y en a je crois plus d'une centaine qui ont décidé que c'était plus intéressant qu'ils vont faire autre chose le groupe ultra majoritaire on n'a pas eu l'impression qu'ils étaient très très libres est-ce que ça sert encore à quelque chose d'être député aujourd'hui en 2022 ? plus que jamais

30:18
Présentateur

député a trois missions au sens de la loi et des institutions représenter les français voter la loi et contrôler l'action du gouvernement on a eu ces cinq dernières années un pays qui a traversé des crises très importantes des crises sociales crises économiques aujourd'hui on est un la guerre est aux portes de l'Europe bon et c'est dans cette démarche-là que je me situe moi je veux pouvoir voter toutes les lois qui vont dans le bon sens pour le pays pour le territoire pour les habitants pour les enjeux de proximité qui sont d'ailleurs parfois si souvent débattues dans le secret des hémicycles sans que nous n'y prenions part et en même temps pouvoir contrôler très sérieusement non pas de manière systématique mais très forte sur tous les sujets où je considère que le gouvernement d'Emmanuel Macron ne va pas dans le bon sens

31:10
Bastien Joint

c'est vrai que sur cette question d'ailleurs du contrôle j'ai l'impression et puis il y a une actualité en ce moment qu'on voit plus souvent les commissions du Sénat qui contrôlent d'ailleurs je crois que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin est entendu ou a été entendu par la commission du Sénat par ailleurs présidée par la commission des lois François-Noël Buffet sénateur du Rhône est-ce que ce travail doit aussi se développer peut-être plus à l'Assemblée comment est-ce qu'on peut renforcer cette notion de contrôle sans tomber dans cette image sans doute fausse un peu où on se dit les députés en plus on ne les voit pas parce que ce n'est pas le sujet mais comment est-ce qu'on peut montrer qu'il y a une vraie action de contrôle est-ce qu'il faut faire des nouvelles choses mettre des nouvelles commissions en place pour que l'Assemblée on ait l'impression fasse plus ce rôle-là que le Sénat

31:53
Présentateur

mais d'abord le Sénat est censé représenter les collectivités territoriales aujourd'hui il n'appartient pas à la majorité du président de la République moi je pense que c'est à l'Assemblée nationale en effet de jouer ce rôle de catalyseur de catalyseur parce que tout ce qui ne s'exprimera pas tout ce qui ne remontera pas dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale se passera un moment ou un autre dans la rue mandat qui s'achève à cette occasion on a vu que parfois nos institutions ont vacillé et moi je crois qu'il faut justement des élus de proximité de terrain qui connaissent les réalités du territoire des habitants et qui doivent justement être en capacité de pouvoir les porter dans cet hémicycle de l'Assemblée nationale s'ils ne sont pas portés dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale alors ils seront portés dans la rue et aujourd'hui moi je suis frappé de voir que en 2017 lorsqu'il s'est agi de donner des investitures aux candidats La République En Marche Emmanuel Macron a clairement été dans une logique de rationalisation du Parlement c'est à dire on a fait signer une charte aux candidats aux législatifs pour leur dire vous voterez systématiquement comme un seul homme comme une seule femme les projets de loi proposés par le gouvernement français et bien moi ça n'est pas ma conception le Parlement l'Assemblée nationale le Sénat ce sont des lieux d'expression ce sont des lieux où la vitalité démocratique doit s'exprimer et pour qu'elle puisse s'exprimer cette démocratie il faut qu'il y ait de la discussion des échanges du débat que l'on puisse amender la loi et surtout ne pas voter comme un seul homme

33:20
Bastien Joint

Alors on le voit et c'est ça qui est intéressant à rappeler il y a un lien très fort entre le local et le national puisque le député et l'élu de la nation représente les français mais aussi dans une circonscription alors on va partir un peu à la découverte de votre circonscription et vous savez vous qui êtes élu local l'importance de cet attachement à la circo elle recouvre quoi cette cinquième circonscription de l'Essonne ? Quel est le territoire du Rhône ?

33:44
Présentateur

Notre cinquième circonscription du Rhône regroupe 25 communes avec des communes qui sont du côté du département du Rhône d'autres sur le territoire métropolitain et donc c'est un territoire très hétérogène avec des problématiques diverses moi je veux porter d'ailleurs à l'occasion de ces élections législatives des sujets locaux qui peuvent être effectivement intrinsèquement liés aux sujets nationaux il s'agit notamment des problématiques de mobilité sur lesquelles je me suis beaucoup impliqué notamment auprès de Laurent Wauquiez ces dernières années c'est le cas par exemple du bus à haut niveau de service vous savez ce projet de bus à hydrogène qui reliera Trévoux à Lyon dans les 5 ans qui viennent en 58 minutes et qui fera gagner une heure de temps de vie donc aux habitants du Val-de-Saône avec 16 arrêts un bus toutes les 12 minutes donc qui reliera le département de l'A1 jusqu'à la métropole de Lyon dans le centre de Lyon je souhaite m'impliquer aux côtés des élus locaux aussi sur la rénovation bien sûr du pont de Couson qui est dans un état qui est très abîmé et qui aujourd'hui ferme régulièrement avec le passage d'un certain nombre de véhicules qui n'y sont pas autorisés je souhaite m'impliquer sur les sujets de tranquillité et là on est plus sur des sujets bien sûr régaliens avec des problématiques de sécurité pour l'instant notre circonscription est plutôt préservée mais moi je défends un maillage du territoire avec une police plus présente une gendarmerie plus présente des moyens des effectifs parce que et d'ailleurs ça fait écho aux dérives communautaristes moi je crois que notre pacte républicain repose justement sur l'autorité de l'état on s'aperçoit que dans un certain nombre de secteurs de la république l'autorité de l'état manque et il faut absolument qu'on puisse être très ferme là-dessus

35:37
Bastien Joint

alors il y a plein de sujets et vous en avez évoqué un ou deux peut-être qu'on va faire un petit focus sur deux choses une qui vous tient à coeur puisque c'est une expérimentation que vous menez sur la ville de Calvire qui est cette fameuse ferme urbaine mais au-delà de la question de la ferme urbaine est-ce qu'il n'y a pas derrière peut-être et c'est là où c'est plus national notamment quand on va sur des terres un peu plus rurales une question j'allais dire de la souveraineté alimentaire ou de la capacité qu'on aurait à faire face évidemment dans le contexte de s'alimenter de trouver des produits locaux quelque part c'est une démarche écolo vous êtes devenu écolo avec votre ferme urbaine alors ?

il y a beaucoup de sujets

36:13
Présentateur

dans la question mais il est vrai que à l'occasion de cette campagne législative moi je souhaite m'impliquer sur les sujets qui font notre souveraineté on l'a vu avec la crise sanitaire le Covid aujourd'hui avec la guerre en Ukraine notre souveraineté sur bien des sujets stratégiques pour le pays s'est complètement effritée il s'agit bien sûr de notre industrie de la santé au pays de Pasteur on l'a oublié aujourd'hui parce qu'une actualité en chasse une autre mais on n'a pas été en capacité de produire un vaccin les soignants découpaient des blouses dans des sacs poubelles ma propre mère professeure des écoles a découpé 8000 blouses pour les HCL donc dans ces sacs poubelles des bénévoles cousaient des masques en urgence parce que finalement on s'est aperçu que seule la Chine en produisait et les exemples sont nombreux donc ces sujets de souveraineté à mon avis ils doivent être mis au coeur du débat et vous parler de souveraineté alimentaire c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur on peut évoquer d'ailleurs le schéma directeur de l'alimentation de la métropole qui a été réalisé il y a quelques années et qui montre que 95% de la production agricole du territoire du département est destinée à l'exportation bon et bien moi je fais partie de ceux qui pour des raisons de soutien à nos agriculteurs qui pour des raisons tout simplement environnementales promeuvent une relocalisation de la production et c'est typiquement ce que l'on fait à Caluire avec la ferme urbaine qui a vocation à produire et à répondre aux besoins de 2300 repas par jour de la cuisine centrale sur le principe de l'agroforesterie avec du maraîchage bio et du verger donc à destination de nos cantines scolaires mais aussi de nos résidences personnes âgées donc cette souveraineté alimentaire elle doit être au coeur du débat et de manière d'ailleurs plus globale on voit aujourd'hui avec la guerre en Ukraine que l'Ukraine produit chaque mois l'équivalent de 6 millions de tonnes de céréales qui ont vocation à irriguer l'ensemble du continent européen et qu'avec cette guerre et bien les problématiques d'échange de libre-échange la tentation du repli parfois qui a existé dans un certain nombre de nations pendant le Covid justement pour protéger les habitants et bien met clairement en péril la santé la vie l'alimentation de toute une population

38:34
Bastien Joint

Autre sujet qui a un lien et qui fait la relation entre le local et le national c'est la cause du handicap qui est censée être une cause du prochain gouvernement qui est important vous parliez très rapidement d'un sujet autour d'un ESAD qui n'est pas directement dans votre circonscription mais comment est-ce que concrètement sur le terrain on peut avoir cette problématique qui est en oeuvre

38:55
Présentateur

oui bien sûr moi je suis très préoccupé et très concerné et très sensible au sujet de handicap je crois beaucoup à l'inclusion par le travail et à la socialisation que permet justement le travail depuis plusieurs mois nous nous battons avec les maires du Val-de-Saône des Monts d'Or le maire de Rieux-la-Pape le maire de Caluire pour faire en sorte que l'ESAT de la roue qui est effectivement située à Rieux-la-Pape mais qui concerne beaucoup beaucoup beaucoup de travailleurs du territoire puissent rester à Rieux bon aujourd'hui il y a un projet qui voudrait le délocaliser à des signes et nous nous y sommes fermement opposés parce que eh bien au côté des salariés nous pensons que cette ESAT doit vraiment rester sur le territoire rendez-vous compte cela concerne 150 ouvriers en situation de handicap cela concerne une quarantaine donc de de travailleurs également à leur côté pour pour les encadrer et moi je souhaite vraiment et d'ailleurs nous interpellerons avec Alexandre Vincendet dans les semaines qui viennent le ministre donc du handicap pour faire en sorte que cette ESAT puisse rester chez nous

40:02
Bastien Joint

on le voit les sujets ne manquent pas merci beaucoup d'avoir été avec nous un dernier mot en quelques secondes vous y croyez ?

40:08
Présentateur

bien sûr que j'y crois

40:08
Bastien Joint

sur le terrain vous le sentez il reste quelques jours vous allez continuer le terrain ?

40:13
Présentateur

non l'accueil est très chaleureux tout se passe pour le mieux on fait une campagne très dynamique avec une équipe magnifique donc j'y crois j'y crois bien sûr j'y crois

40:22
Bastien Joint

et bien merci d'être venu nous en parler on suivra ça avec attention avec tous les résultats évidemment et on se dit à très bientôt pour une prochaine émission qui aura lieu après les résultats des législatives période de réserve oblige à très bientôt

40:34
Présentateur

c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Immédiapositif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiapositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première

Bastien JOINT : Candidat LR aux législatives dans la 5e circonscription du Rhône — Bastien Joint · Pourquijevote