Exclusif : l’explication authentique derrière l’annulation du voyage de Laurent Nuñez à Alger
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« le ministre de l'intérieur français Laurent Nouz devait se rendre à Alger pour y rencontrer son homologue algérien Saïd Saoud. »
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J'espère sincèrement que tout va pour le mieux de votre côté. Quoi qu'il en soit, souvenez-vous à la toute fin de la France et l'Algérie sont passés à côté d'un moment historique d'une chance précieuse, peut-être même unique, de tourner la page de leur brouille glaciale. Un espoir naissant de dialogue d'un rapprochement officiel aurait pu émerger après une année entière de tension de distance et d'échanges houleux. Car oui, les deux nations ont été emportées dans un tourbillon de friction diplomatique, d'affrontement politique, d'incompréhension géopolitique et même cerise sur le couscous dans une bataille
médiatique sans filtre menée tambour battant de part et d'autres Méditerranée. La fin de l'année. Pourquoi ? Parce que le 25 novembre dernier ou plutôt novembre 2025, pour être plus précis, à la fin du mois de novembre, le ministre de l'intérieur français Laurent Nouz devait se rendre à Alger pour y rencontrer son homologue algérien Saïd Saoud. Par la suite, il devait être reçu par Abdel Majid Teboun. Cette visite était particulièrement attendue car elle devait permettre de tourner la page Bruno Retaillot puisque la brouille algérofrançaise et le cœur du problème le nœud de la
crise entre Paris et Alger c'était bien Bruno Retaillot. Le Maroc avait été relégué aux oubliettes tout comme la question du Sahara occidental. C'était la ligne politique incarnée par Bruno Retaillot. Une politique de fermeté. Une réponse graduée, la fameuse réponse graduée, véritable doctrine retillo qui visait à sanctionner les responsables algériens, à diligenter des enquêtes, à s'attaquer aux intérêts du régime algérien en France et à engager un bras de fer direct avec le régime de Teboun. Je veux dire le départ de Bruno Retaillot et l'arrivée de Laurent Nouz
qui lui a adopté une approche de bienveillance, de diplomatie, de dialogue, une main tendue vers Alger devait cette approche là devait permettre aux autorités françaises de proposer à l'Algérie solution pour sortir de l'impasse et Laurent Nouz était très apprécié à Alger. Il l'est toujours d'ailleurs. Il était en fait le bienvenu en Algérie puisque c'est le ministre algérien de l'intérieur Saïd Saoud qui lui a remis officiellement qui l'a invité officiellement à se rendre en Algérie et c'est une visite qui a été importante puisque durant cette visite selon nos investigations, Laurent Nouz
devait même se rendre dans la région natale où avait vécu ses enfants. Je rappelle ses parents, ses enfants. Il est lui-même le fils d'ancien pied noir ayant résidé en Algérie Laurent Nounz du côté de Aï et de Laurané entre Oran et Ain Temouchen. Sa famille donc était composée de pied noirs d'origine espagnole qui avaiit quitté l'Andalousie. Ils ont vécu dans la région de Rand, plus précisément selon nos investigations, aux alentours d'inchant. Donc c'était une visite très importante. Il devait venir au cours du mois vers la
fin de l'année, vers la fin du mois de novembre 2025 ou au cours du mois de décembre 2025. C'était une tout était préparé et cetera. La Nouais, un homme du renseignement, un homme des services de renseignement français puisqu'il avait été l'ancien directeur de la direction générale de la sécurité intérieure française de 2017 à 2018. Il avait déjà été secrétaire d'État auprès du ministère de l'Intérieur français de 2018 à 2020. Il avait également été préfet de police
dans la région de Marseille. Donc c'est une figure majeure de l'appareil sécuritaire français et c'est un ami de l'Algérie. Il a toujours affirmé qu'il était un ami de l'Algérie. Il a toujours privilégié, toujours préféré une coopération amicale, constructive, voire même une forme de partenariat, une sorte d'alliance avec l'Algérie et ses autorités afin de traiter ensemble certaines problématiques sécuritaires, criminelles et migratoires. est un homme, un défenseur d'une approche que l'on pourrait même qualifier en France de proal algérienne. Cela ne signifie en aucun cas qu'il soutient le régime de Teboun. Cela ne
veut pas dire qu'il est favorable à la répression, à la dictature, à la traque des opposants algériens ou encore à l'atteinte aux libertés publiques et individuelles. Absolument pas. Lorsque je dis qu'il est proalgérien, j'entends par là qu'il est favorable à une relation apaisée, sereine, constructive et bénéfique avec l'Algérie. Sa venue était donc attendue et sa présence à Alger devait être considérée comme un véritable événement. Malheureusement, tout a été annulé à la dernière minute. Pourquoi ? parce que les autorités algériennes ont laissé le Parlement algérien adopter la fameuse
loi algérienne sur la criminalisation de la colonisation française, laquelle a été votée par le Parlement le 24 décembre 2025 après avoir été soumise à débat au cours du mois de décembre 2025. Ainsi, Emmanuel Macron a demandé à Laurent Nouz d'annuler ou plutôt de reporter, pas d'annuler, mais bien de reporter sa visite à Alger. C'est une annulation mais officiellement c'est un report. En réalité, c'est bien une annulation. Donc pour les autorités françaises, pour Emmanuel Macron, cela relève de l'anormale, de l'irrationnel.
D'un côté, le régime de Teboun accepte la main tendue de Laurent Nouz. Il accepte de le recevoir, il accepte de le rencontrer, il accepte de lui parler, il accepte de dialoguer avec lui et d'amorcer un processus de réconciliation. Mais de l'autre côté, il fait adopter une loi qui criminalise et pas seulement la colonisation française. Une loi qui exige des réparations, y compris financières à la charge de la France. une loi qui désigne la France comme une puissance ayant commis des crimes contre l'humanité et des actes de génocide sur le sol algérien et qui réclament donc non seulement des réparations
financières mais également des excuses officielles de la part de l'État français. Cette loi a été perçue comme une attaque frontale contre la France. Ainsi, pour les autorités françaises, le régime algérien est devenu ou est en train de devenir schizophrène. D'un côté, il cherche le dialogue, il parle de réconciliation et de l'autre, il attaque, il provoque. Et puis bon, du côté algérien, on ne comprend pas que pour la France cela puisse être vu comme une provocation. Nous, de notre position, en tant que victime de la colonisation, nous réclamons des excuses, nous demandons des réparations financière et cetera.
Mais pour les Français, c'est vécu comme une provocation car cela ternit l'image de la France à l'international. Cela dépeint la France comme un pays criminel ayant commis des atrocités graves, ce qui d'un point de vue historique est d'ailleurs exact. Mais pour les autorités françaises, cette loi n'a aucun sens. À partir du moment où il existe une crise entre les deux pays où les relations diplomatiques sont gelées ou réduites à leur strict minimum ou les canaux de communication ne sont qu'informels, qu'aucun processus de réconciliation n'a encore été amorcé. Pourquoi donc avoir
voté, adopté et promulgué une telle loi à un moment où sévit une guerre froide, une guerre à la fois diplomatique et politique ? C'est-à-dire que pour les autorités françaises, il s'agit d'une offensive antifrançaise qui vise encore à éliminer les intérêts français en Algérie, à diaboliser davantage la relation avec la France, à s'en éloigner toujours plus et à replacer les relations algéro-françaises dans une zone de turbulence. Demander des excuses officielles, c'est une chose, mais exiger des réparations financières, et bien ce sont là des revendications autrement plus graves
puisqu'il faudrait contraindre l'État français à adopter une il faudrait contraindre un État souverain à reconnaître non seulement les crimes du passé colonial de la puissance colonisatrice française, mais aussi à accepter de verser de l'argent. verser de l'argent. Il faut donc évaluer l'ampleur des dégâts, plus de tr ans de colonisation. Ensuite, il faut payer, il faut verser de l'argent. Et cela c'était quelque chose d'inédit dans les relations algéro-françaises. Le contexte n'est pas fortuit. le contexte dans lequel cette loi a été adoptée.
Du côté français, on avait l'impression, et cela a été interprété comme une attitude délibérée, qu'il s'agissait d'une démarche visant à nuire aux relations entre l'Algérie et la France et à consommer définitivement le divorce entre l'Algérie et la France. C'est dans ce contexte que Laurent Nouise ne s'est pas rendu à Alger. Parce que tout le monde se pose la question, Laurent Nouise devait venir à Alger. Cela fait 2 mois, pratiquement 3 mois que l'on en parle mais il n'est pas venu. Pourquoi ? Voilà la raison. Nous vous la révélons en exclusivité. La raison, c'est qu'Emmanuel Macron lui a demandé de reporter et de geler son
projet de déplacement à Alger à cause de l'adoption de cette loi qui n'a pas été comprise du côté des autorités françaises. Ce n'est pas le fond. Le fond n'est pas discutable. Tout le monde est bien sûr d'accord pour reconnaître qu'Emmanuel Macron lui-même a déclaré que la colonisation constitue une forme de crime contre l'humanité et que lui-même a diabolisé à entrepris est en train de mener de nombreux gestes sur le plan mémoriel. Peut-être que cela ne correspond pas, que cela ne répond pas à toutes les attentes du côté algérien, mais il y a
bel et bien une remise en question qui a été engagée par Emmanuel Macron, il faut le reconnaître. Mais dans le contexte actuel de turbulence diplomatique et politique est compte tenu de la manière dont là, on parle d'une la loi algérienne, elle est particulièrement sévère. Elle est elle est même brutale. Donc c'est une loi qui criminalise une loi portant sur la criminalisation. Ce n'est pas une loi qui se contente uniquement d'exiger ou de demander des excuses à la France. C'est une loi qui criminalise avec des peines de prison qui
qui sont prévues pour les personnes qui qui pourraient éventuellement tenir des euh faire des déclarations, adopter des propos qui qui pourraient toujours être interprétés comme un hommage ou une glorification ou comme une mise en valeur de l'aspect positif de la colonisation française en Algérie. Et là, cela va devenir très très compliqué pour une raison simple. Où s'arrête la liberté d'expression et où commence la vérité historique. Est-ce que la vérité historique doit être sacralisée au point d'empêcher toute lecture critique ? A-t-on le droit d'avoir une lecture critique sans être accusé de faire
l'apologie de la colonisation française ? Cela risque de poser beaucoup de problèmes à l'avenir en Algérie. Encore une fois, moi j'en ai parlé de cette loi. Le fond, l'objectif est tout à fait noble, peut-être même nécessaire, mais le mode d'emploi est controversé et sulfureux. On a l'impression que cette loi a été utilisée pour compliquer ou complexifier encore davantage les relations entre l'Algérie et la France. Il y a un lobby puissant. Les autorités françaises ont le sentiment qu'il existe un lobby influent dans l'entourage de Teboun qui le pousse à tout prix à divorcer d'avec la France ou à s'en
éloigner à s'en éloigner encore davantage. Dans ce cas-là, il ne fallait pas inviter Laurent Nouz. Ça, ce sont des contradictions de toi, tu invites Laurent et tu adoptes une loi sur qui criminalise la colonisation française et qui demande des réparations financières. Dans ce cas-là, il ne faut pas dire il fallait dire "Alors, on attend, désolé." Euh quand on quand on quand nos deux présidents vont se parler, vont se mettre d'accord sur un processus de dialogue qui va inclure les excuses demandées exigées par
l'Algérie et les réparations financières exigées par l'Algérie. Ce jour-là, on pourra vous recevoir. Donc c'est les autorités, les dirigeants français eux ne savent plus à quel sein vers euh ne savent plus vers quel se vouer. Mais l'expression, j'ai oublié comment dire vers quel sein se voue, c'est ça normalement. Voilà. Vers quel sein se vouer, ils ne savent plus à quel sein plutôt à quel sein se vouer. C'est ils sont complètement perdus. Il y a une confusion générale. On est voilà. Disons que la France a le sentiment d'avoir
épuisé toutes ses ressources et elle n'a pas réussi à résoudre le problème avec l'Algérie. Il y a comme une invisibilité, un brouillard autour du régime Teboun. Le matin, c'est une position, le soir, c'en est une autre. l'après-midi ou à midi, c'est une position différente de celle du matin. Ce sont des changements d'humeur, ce sont des changement de position, donc une instabilité permanente. Il y a une instabilité permanente. On ne sait plus sur quel pied danser avec le régime Teboun. Moi, je pense qu'Abdou maintenant doit être sincère avec lui-même. Il comprend s'il veut une rupture totale avec la
France, il faut qu'il l'amène à terme, il faut qu'il aille jusqu'au bout de son action. Mais il ne peut pas laisser la porte ouverte à une réconciliation et dans le même temps en ouvrir une autre pour s'engager dans le couloir de la tension permanente. Encore une fois, il ne s'agit pas de demander à l'Algérie de ne pas adopter de lois sur eux qui criminalisent ou des lois portant sur son passé colonial. L'Algérie, elle est tout à fait dans son droit. J'en ai parlé, elle est légitime. Euh, ce sont les les exigences de l'Algérie sont complètement légitimes. Complètement légitimes. Il n'y a rien
qui qui puisse qui puisse euh rien ne il n'y a rien d'immoral encore une fois, mais on n'est plus dans le domaine de la morale quand on traverse une crise politique et géopolitique avec la France. c'est que la France est un pays important pour nous. C'est qu'il y a encore une fois plus d'Algériens en France qu'à Oran ou à Constantine ou à Annabas. C'est une affaire de politique interne. De est-ce que c'était le bon moment ? Est-ce que c'était le bon moment ? Et est-ce que les la formulation de ces articles de loi était correcte ? N'était-elle pas trop
violente, trop brutale ? Est-ce que ce n'était pas le geste de trop, celui qui pourrait détruire ce qui pouvait encore être sauvé dans les relations franco-algériennes ? Ce sont des questions que l'on doit évidemment se poser sans renier notre combat légitime et noble pour une reconnaissance officielle des crimes de la colonisation française en Algérie. En tout cas, le débat, il est ouvert. Vous avez maintenant l'information. Voilà pourquoi Laurent Nouz n'a pas pu venir à Alger. Et peut-être qu'à l'heure actuelle, il n'y a aucune date prévue depuis l'adoption depuis le 24 décembre, depuis l'adoption de cette loi sur la
criminalisation de la colonisation française en Algérie. Il n'y a aucune date qui soit discutée ou proposée. Il ne risque pas de venir à Alger de sitôt. Alger de citô.