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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 21 juillet 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesJustice

🔴 JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité du FACE À FACE sur BFMTV !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:48OuverteRéponse directe

    La potentielle dérogation concernant deux pesticides, dont l'acétamipride.

  • 1:37RelanceÉludée

    Il y a des études qui décrivent des effets très néfastes sur le développement du cerveau.

  • 2:48RelanceÉludée

    Mais il y a quand même des signaux qui...

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Ça a réjoui le premier syndicat agricole, finalement.

  • 3:31RelanceRéponse directe

    Mais vous répondez court à ceux qui disent finalement que vous vous êtes couché face au lobby et face au syndicat agricole.

  • 4:42FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous dites ce matin qu'elle doit démissionner ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33PrésentateurChiffre
    « 296 voix pour, dont celle du Rassemblement National, 224 contre, dans une ambiance bouillante. »
  • 0:44PrésentateurFait
    « On pense au stockage de l'eau, à la prédation du loup, à la rémunération des agriculteurs. »
  • 1:02PrésentateurFait
    « le gouvernement encore ce matin se défend d'une réintroduction, laisse finalement l'agence de santé sanitaire, l'ANSES, trancher. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Non, au contraire, c'est un symbole du courage du Rassemblement National. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « C'est vrai que cette loi n'aurait pas passé sans nous. »
  • 1:34Invité politiqueFait
    « confondre le principe de précaution et le principe de la peur, la politique de la peur. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Non, mais Madame Padot raconte absolument n'importe quoi, fait peur aux gens, et c'est grave, voilà, c'est grave. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « aucun député ne souhaite, comment dire, aller contre la science, sauf la gauche. »
  • 2:29Invité politiqueFait
    « Ces produits ne sont pas nocifs, comme le dit la gauche. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « c'est des manipulations d'études, c'est des manipulations de la réalité, pour toujours faire peur. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « Bien sûr qu'ils mentent délibérément, ils ont voulu faire peur pendant des décennies sur le nucléaire. »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « ils ont un peu abandonné la bataille de la France, vous savez Madame Chantret, parce que tous nos compétiteurs internationaux, en particulier en Europe, avec les autorités sanitaires reconnues en France, autorisent l'utilisation de ces deux usages, pour les noisiers, pour les betteraviers. »
  • 4:13Invité politiqueFait
    « ce n'était pas dangereux, comme c'est dit, mais en plus, c'était suicidé les betteraviers pour, chez moi, la Picardie, tous les noisetiers en France. »
  • 5:03PrésentateurFait
    « Est-ce qu'elle doit démissionner ? »
  • 5:04Invité politiqueFait
    « Non mais franchement, je me fiche complètement du destin personnel de Mme Barbu, qui n'a pas de poids de politique, qui n'est pas engagée sur des politiques. »
  • 5:26Invité politiqueFait
    « Ça fait dix ans que les macronistes dirigent ce pays. »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « il y a des travaux qui montrent que la France ne surveille pas les importations de poulets qui viennent du Brésil, élevées avec des produits pharmaceutiques interdits en France. »
  • 6:09Invité politiqueChiffre
    « les contrôles ne sont pas faits dans 80 à 90% des cas. »
  • 7:08PrésentateurFait
    « Il a été écarté pour violences conjugales. »
  • 7:30PrésentateurFait
    « Est-ce que là aussi, vous avez pris en compte dans ce vote d'éventuelles conséquences sur le sujet ? »
  • 8:02Invité politiqueFait
    « Là, comme par hasard, les ingérences étrangères, personne ne voulait les démonter à part le Rassemblement National. »
  • 8:33Invité politiqueFait
    « C'est quoi les causes du cancer aujourd'hui ? Ce n'est pas les pesticides, c'est la cigarette, c'est l'alcool, c'est la malbouffe, c'est le manque de pratiques sportives et d'activités sportives. »
  • 9:12PrésentateurFait
    « C'est sur ce point, le gouvernement renvoie la responsabilité à l'Agence Alimentaire et Sanitaire. »
  • 9:19Invité politiqueFait
    « Et c'est pour ça que j'avais dit que ce sont des gros lâches. »
  • 9:25Invité politiqueFait
    « Ce qui voulait dire qu'en fait, il n'y avait pas de décision politique avant la présidentielle. »
  • 10:52PrésentateurFait
    « Est-ce que le RN demande à Total aujourd'hui de pratiquer ce plafonnement sur l'ensemble du territoire ? »
  • 10:54Invité politiqueFait
    « Le RN demande une baisse des taxes. »
  • 11:36Invité politiqueChiffre
    « Il y a 1 600 milliards de dépenses publiques par an. »
  • 12:29Invité politiqueChiffre
    « 16 milliards de baisse de la TVA, c'est 1% des dépenses publiques de la France. »
  • 14:04Invité politiqueChiffre
    « La charge de la dette va atteindre 124 milliards en 2032. »
  • 14:08Invité politiqueChiffre
    « Quand ils sont arrivés, elle n'était même pas à 40 milliards, la charge de la dette. »
  • 14:39Invité politiqueChiffre
    « Nous, on l'a toujours assumé. Et dans le contre-budget qu'on a présenté l'année dernière, j'avais dit qu'il fallait faire 37 milliards d'économies pour limiter l'endettement. »
  • 14:50Invité politiqueChiffre
    « le rapport de M. Amiel, c'est 35 milliards. »
  • 15:57Invité politiqueFait
    « Insoumis, voilà. »
  • 16:02Invité politiqueFait
    « C'est un tract officiel. »
  • 16:30Invité politiqueFait
    « Absolument, ce sont les mêmes cibles. »
  • 16:54Invité politiqueFait
    « qui est responsable de ce groupuscule à Grenoble qui veut aussi traiter dans la rue un commerçant de tapette. »
  • 17:42Invité politiqueFait
    « Moi, j'assume tous les élus du Rassemblement National. »
  • 17:49Invité politiqueFait
    « Il était au gouvernement, M. Bertrand, quand il y avait un rapport de l'éducation nationale qui expliquait le rapport Robin que les enfants juifs étaient déscolarisés à Marseille. »
  • 18:36Invité politiqueFait
    « On essentialise, la gauche essentialise, comme les islamistes, la gauche essentialise ses adversaires politiques. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy64 %
  • Présentateur36 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Il est quasiment 8h35 et vous êtes bien sur BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame Chantret. Et merci d'être face à moi ce matin. Je le rappelle député RN de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale, aux côtés de Marine Le Pen et membre de la commission des finances. Beaucoup, beaucoup de sujets à aborder avec vous ce matin. Mais je le disais en introduction, une soirée houleuse de débats à l'Assemblée Nationale avant des vacances, j'ai l'impression, attendue par tout le monde, attendue par les agriculteurs, décriée par les défenseurs de l'environnement, le projet de loi d'urgence agricole a été adopté par les députés cette nuit.

296 voix pour, dont celle du Rassemblement National, 224 contre, dans une ambiance bouillante. Un texte qui entend agir sur une multitude de volets. On pense au stockage de l'eau, à la prédation du loup, à la rémunération des agriculteurs. Mais j'aimerais qu'on revienne ensemble sur un point précis, la potentielle dérogation concernant deux pesticides, dont l'acétamipride. Potentielle dérogation, le gouvernement encore ce matin se défend d'une réintroduction, laisse finalement l'agence de santé sanitaire, l'ANSES, trancher.

Mais néanmoins, vous avez voté ce texte, Jean-Philippe Tanguy, n'est-ce pas un signal dévastateur quand on passe l'écologie au point à aller aujourd'hui dans les inquiétudes et les préoccupations des Français ?

1:16
Jean-Philippe Tanguy

Non, au contraire, c'est un symbole du courage du Rassemblement National. C'est vrai que cette loi n'aurait pas passé sans nous. C'est vrai que le gouvernement, jusqu'au dernier moment, a semblé ne pas vouloir assumer ce choix pour la science, pour l'agriculture française. Il ne faut pas confondre, Madame Chantret, ce n'est pas ce que vous faites, mais c'est ce que font la gauche et une partie des centristes, confondre le principe de précaution et le principe de la peur, la politique de la peur.

1:37
Présentateur

Même si on dit que ce pesticide a des études... Oui, mais Jean-Philippe Tanguy, encore une fois, j'attendais à ce que vous me disiez ça, mais il y a des études quand même qui existent, qui décrivent des effets très néfastes sur le développement du cerveau. Ce sont aussi des réalités scientifiques. Ce qui fait dire à vos opposants, et je vous laisse répondre, mais je pense à Mathilde Padot de la France Insoumise, Macroni, LRRN, la coalition du cancer a encore frappé. Voilà ce qu'elle écrivait cette nuit.

2:06
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais Madame Padot raconte absolument n'importe quoi, fait peur aux gens, et c'est grave, voilà, c'est grave, parce qu'évidemment, aucun député ne souhaite, comment dire, aller contre la science, sauf la gauche. Voilà, la gauche ne veut pas lutter la bataille contre l'obscurantisme, ils nourrissent la bataille contre l'obscurantisme. Et c'est grave, parce que vous avez des honnêtes gens qui se lèvent ce matin, qui vont s'inquiéter pour la santé de leurs enfants, pour la santé de leurs familles. Ces produits ne sont pas nocifs, comme le dit la gauche. C'est un mensonge, c'est des manipulations d'études, c'est des manipulations de la réalité, pour toujours faire peur.

2:39
Présentateur

Mais vous dites que ces études scientifiques se basent, parce qu'encore une fois, elles ne sont pas toutes reconnues comme avérées, mais il y a quand même des signaux qui...

2:48
Jean-Philippe Tanguy

Vous dites quoi ? Que la gauche ment délibérément ? Bien sûr qu'ils mentent délibérément, ils ont voulu faire peur pendant des décennies sur le nucléaire, on est passé à côté de la catastrophe, ils mentent sur la dangerosité de tous les pesticides, ils mentent sur la dangerosité d'un certain nombre de politiques, ils mentent sans cesse pour faire des voix sur la peur. Et c'est vrai que comme la population française, et moi y compris, ils sont désormais urbaines, coupés de certaines réalités rurales, il y a une incompréhension parfois entre ceux qui vivent en ville et ceux qui vivent dans la ruralité.

3:24
Présentateur

Ça a réjoui le premier syndicat agricole, finalement.

3:27
Jean-Philippe Tanguy

Ça a réjoui tous les syndicats, la coordination, à part peut-être un syndicat extrêmement minoritaire.

3:31
Présentateur

Mais vous répondez court à ceux qui disent finalement que vous vous êtes couché face au lobby et face au syndicat agricole.

3:38
Jean-Philippe Tanguy

Je n'ai jamais rencontré aucun lobby pour les pesticides, je ne le ferai pas.

3:41
Présentateur

Ça, vous devez les croiser certaines, vous ou d'autres en tout cas, ils sont très présents dans les couloirs de Pelle-Bourgou, on le sait bien.

3:46
Jean-Philippe Tanguy

Non, ils ne sont pas spécialement présents, ils ont un peu abandonné la bataille de la France, vous savez Madame Chantret, parce que tous nos compétiteurs internationaux, en particulier en Europe, avec les autorités sanitaires reconnues en France, autorisent l'utilisation de ces deux usages, pour les noisiers, pour les betteraviers.

4:03
Présentateur

Et c'était la volonté de s'aligner sur les normes européennes, en effet.

4:06
Jean-Philippe Tanguy

Voilà, mais c'était la fin, et ce n'est pas pour ça qu'on l'a voté, parce que si ça avait été dangereux, on aurait assumé la fin. Mais non seulement ce n'était pas dangereux, comme c'est dit, mais en plus, c'était suicidé les betteraviers pour, chez moi, la Picardie, tous les noisetiers en France, et en plus pour importer ces produits. C'est-à-dire que si c'était vrai, si ces produits étaient dangereux, alors il faudrait interdire les importations qui utilisent ces produits. Mais là, on est dans l'hypocrisie.

C'est-à-dire, pour s'acheter une bonne conscience, et pour céder à la gauche, on allait y continuer, le gouvernement, et même la gauche d'ailleurs, continuer à autoriser les importations de produits fabriqués avec ces pesticides, soi-disant très dangereux, ce qui ne sont pas en l'occurrence.

4:42
Présentateur

Vous le soulignez, Jean-Philippe Tanguy, ça m'était très mal à l'aise dans les rangs du gouvernement. Et notamment, la première d'entre eux, des gros lâches, je vous laisse responsable de vos mots. Mais oui, mais j'aurais bien juste expliqué pourquoi c'est des gros lâches. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, selon certaines sources, aurait mis cette démission sur la table si ce texte était adopté. Ça n'a pas fonctionné, mais est-ce que vous dites ce matin qu'elle aille au bout ? Est-ce qu'elle doit démissionner ?

5:04
Jean-Philippe Tanguy

Non mais franchement, je me fiche complètement du destin personnel de Mme Barbu, qui n'a pas de poids de politique, qui n'est pas engagée sur des politiques. Personne ne connaît cette dame parce qu'elle ne fait pas de politique, elle n'en a jamais fait, et son existence politique est inexistante. Non mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est l'agriculture en France. Le sujet, c'est le courage de produire en France. Ça fait dix ans que les macronistes dirigent ce pays. Ils ont fait des promesses aux agriculteurs, ils ont fait des promesses aux Français. Parce que produire en France, c'est aussi assurer des produits de qualité et des prix raisonnables pour les familles françaises.

Et ils ont besoin de ces pesticides pour produire mieux et plus. Ils ont besoin d'un accès à l'eau, ils ont besoin qu'on leur fasse confiance, et ils ont besoin qu'on arrête de mentir aux Françaises et aux Français, qu'on leur fasse peur sur tout et n'importe quoi. Alors que parallèlement, on n'assure pas les contrôles sanitaires sur les produits qui sont vraiment dangereux. Il y a des travaux, vous parliez de travaux, il y a des travaux qui montrent que la France ne surveille pas les importations de poulets qui viennent du Brésil, élevées avec des produits pharmaceutiques interdits en France.

Il y a des études qui montrent que sur les importations de produits alimentaires qui viennent de l'étranger, les contrôles ne sont pas faits dans 80. à 90% des cas. Donc si vous voulez, le sur-contrôle, les mensonges contre les agriculteurs français qui font une agriculture durable, protectrice de l'environnement et des animaux, ça a pour conséquence le fait qu'en parallèle, on ne contrôle pas du tout les importations. Donc mensonge de nos adversaires contre les agriculteurs français.

6:31
Présentateur

Plus de contrôle des produits importés. Juste j'aimerais revenir pour passer à d'autres sujets.

6:35
Jean-Philippe Tanguy

C'est quand même ça le sujet. On parle toute la journée, dans toutes les antennes, des agriculteurs français. Ils sont quand même largement culpabilisés, persécutés. Et en face, alors qu'on le sait, il n'y a aucun contrôle et très peu de polémiques justifiées sur les importations.

6:48
Présentateur

J'aimerais revenir à ceux qui dénoncent aussi des virages du RN sur le sujet. En 2020, vous, vous étiez ému de la réautorisation des néonicotinoïdes. Ça, c'est une réalité politique aussi. Je pense à votre ancien, l'ancien conseiller vert de Marine Le Pen, un certain Hervé Juvin, qui depuis a été écarté de votre parti. C'est important de le préciser.

7:08
Jean-Philippe Tanguy

Il a été écarté pour violences conjugales.

7:09
Présentateur

Absolument, c'est important là aussi de le préciser. Est-ce que vous n'avez pas peur que politiquement, vous y perdiez des plumes ? Voilà ce qu'il disait, la malbouffe, les perturbateurs endocriniens, l'empoisonnement des sols sont des problèmes extraordinairement lourds qui sont à long terme, poseront un problème politique majeur, notamment concernant un électorat plus jeune. Est-ce que là aussi, vous avez pris en compte dans ce vote d'éventuelles conséquences sur le sujet ?

7:30
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr, Madame Chantré, mais c'est-à-dire qu'on ne peut pas tout mélanger. C'est-à-dire que les pesticides que vous avez parlé ne sont pas la menace sur les perturbateurs endocriniens. La dégradation des sols, la pollution des sols, ce n'est pas un pesticide, c'est une politique générale. Or, vous voyez bien que la façon dont a été traité ce sujet, ou dont la gauche le traite encore, c'est une peur générale. C'est une peur générale sur tous les produits phytosanitaires, une peur générale sur les engrais maintenant, avec la polémique hautement dingue sur le cadmium, qui venait quand même d'influenceurs russes.

Là, comme par hasard, les ingérences étrangères, personne ne voulait les démonter à part le Rassemblement National. Bref, c'est une peur, si vous voulez, globalisante, qui mélange tout, qui fait peur sur tout. Et cette peur, d'ailleurs, n'empêche pas le danger. Cette vieille attache populaire, la peur n'empêche pas le danger. Ce n'est pas parce qu'on dénonce toute la journée, que la gauche dénonce toute la journée des peurs, qu'ils arrivent à mener une politique qui protège les Françaises et les Français contre ces peurs.

8:21
Présentateur

Ce texte est donc, de votre point de vue, une très bonne nouvelle. J'aimerais qu'on aborde un autre.

8:24
Jean-Philippe Tanguy

Ce qui m'inquiète aussi, c'est qu'il n'y a pas de rapport sur les temps médiatiques et politiques envers les vrais dangers. Là, il y a un rapport sur les causes du cancer de l'Institut National du Cancer. C'est quoi les causes du cancer aujourd'hui ? Ce n'est pas les pesticides, c'est la cigarette, c'est l'alcool, c'est la malbouffe, c'est le manque de pratiques sportives et d'activités sportives.

8:46
Présentateur

On peut aussi considérer que les pesticides

8:47
Jean-Philippe Tanguy

sont possiblement à prescrire aussi, à proscrire aussi.

8:50
Présentateur

Elles font partie d'un environnement.

8:52
Jean-Philippe Tanguy

Je me suis entrée, excusez-moi, on parle, toute l'Assemblée Nationale, les médias sont concentrés sur des pesticides qui ont un rôle dans le cancer qui est complètement minimal aujourd'hui. Et on ne parle pas de ce qui tue des dizaines de milliers de gens, à savoir la politique contre le tabac, la politique contre l'alcool, la malbouffe.

9:11
Présentateur

Où est la politique publique ? C'est sur ce point, le gouvernement renvoie la responsabilité à l'Agence Alimentaire et Sanitaire.

9:17
Jean-Philippe Tanguy

Et c'est pour ça que j'avais dit que ce sont des gros lâches. C'est qu'hier, ils ont voulu, au dernier moment, augmenter le délai de la vie de l'Anse-Sys de 2 à 6 mois. Ce qui voulait dire qu'en fait, il n'y avait pas de décision politique avant la présidentielle. Voilà. Pas vu, pas pris, à 23h. Donc heureusement, ça n'a pas été voté. Mais ça veut dire que ce gouvernement n'assume rien. Et donc M. Attal, M. Philippe vont faire des belles promesses. Je les ai encore confrontés aux jeunes agriculteurs. Bon, M. Philippe, il n'a même pas voulu débattre.

9:40
Présentateur

Ils y étaient défavorables, en l'occurrence, en l'espèce Gabriel Attal.

9:44
Jean-Philippe Tanguy

Non, non. Attal et Philippe, M. Attal et M. Philippe, ils disent tout, le contraire de tout. D'accord ? Donc quand ils sont devant les agriculteurs, ils sont pour les phytosanitaires comme le Rassemblement National. Et quand ils sont à la télé, ils sont contre, avec la gauche, pour essayer de faire des voix sur la peur. Donc ce sont des gros lâches. Et c'est pour ça qu'on est dans cette situation de mauvaise information de la population et d'abandon des agriculteurs, mais de tous ceux qui produisent en France.

10:05
Présentateur

Passons à un autre sujet à présent. Et cet embrasement dans le détroit d'Hormuz, la guerre entre l'Iran et les États-Unis qui reprend de plus belle. Et évidemment, des craintes sur les conséquences, sur les prix des carburants. Jean-Philippe Tanguy, ce matin, chez nos confrères de RTL, le ministre des PME le dit, les aides, le redit, les aides ciblées seront maintenues jusqu'à la rentrée pour franchir l'été. Il demande également aux distributeurs de fournir leurs carburants à prix coûtant. Sur Total, plus précisément, vous savez qu'ils ont pratiqué le plafonnement des prix.

Mais on apprend, il y a quelques jours, que le plafonnement qui devait concerner tout l'ensemble de leurs stations-services n'est limité qu'à 1200 environ, notamment dans des zones rurales. Est-ce que le RN demande à Total aujourd'hui de pratiquer ce plafonnement sur l'ensemble du territoire ?

10:52
Jean-Philippe Tanguy

Le RN demande une baisse des taxes.

10:54
Présentateur

Ça, on le sait. De 20 à 5,5.

10:56
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais Total, c'est une entreprise privée. Ils font des opérations commerciales, tant mieux s'ils le font. Mais il faut, si vous voulez, le fait que ce gouvernement demande à des entreprises privées de faire des actions que le gouvernement refuse de faire lui-même, c'est pathétique. Le rôle du gouvernement, c'est de décider le montant des taxes. Ce n'est pas de supplier Total ou la grande distribution de faire tel geste ou tel geste.

11:17
Présentateur

Sauf que sur cette demande de la baisse de la TVA sur le carburant, vous savez ce qu'on vous répond depuis des mois maintenant. C'est-à-dire que c'est un coût beaucoup trop important, jusqu'à 1 milliard d'euros par mois. 10 milliards d'euros par mois.

11:28
Jean-Philippe Tanguy

Eh bien, c'est moins cher que la baisse de croissance.

11:32
Présentateur

Quand les caisses sont vides, Jean-Philippe Sanguille...

11:34
Jean-Philippe Tanguy

Mais elles ne sont pas vides, les caisses, Mme Chantret. Il y a 1 600 milliards de dépenses publiques par an. C'est le record de l'OCDE.

11:40
Présentateur

Je crois que si je suis bien informée, vous êtes reçu par Bercy, le ministre de l'Économie en personne, ce jeudi, sans doute pour reparler de cela.

11:47
Jean-Philippe Tanguy

Vous êtes bien informée, parce que j'ai confirmé le rendez-vous entre seulement lui et moi hier. BFMTV, toujours premier sur l'information. Moi, je n'ai pas de honte à aller voir M. Lescure, mais il ne va pas être déçu par notre rendez-vous.

11:57
Présentateur

Et vous allez lui redire, encore une fois, qu'il faut pratiquer une baisse des taxes de 20 à 5,5. Mais dans une discussion budgétaire qui s'annonce particulièrement houleuse, les esprits sont commencés à être préparés sur le fait que des dépenses supplémentaires, il n'y en aura pas, ou que très peu, et possiblement un budget 2027 adopté par voie de 49,3. Que fera le Rassemblement national si le budget est adopté par voie de 49,3 ?

12:23
Jean-Philippe Tanguy

On verra le texte. Nous ne se prenons jamais sans voir le texte du budget. Mais ce gouvernement, donc 16 milliards de baisse de la TVA, c'est 1% des dépenses publiques de la France. Donc faire croire que ce n'est pas finançable, c'est faux. C'est qu'ils ne font pas d'économie. Vous dites, les dépenses publiques ne vont pas augmenter l'année prochaine. On verra, parce qu'elles ont augmenté cette année, elles ont augmenté l'année dernière, ce qu'on appelle en volume et en valeur, c'est-à-dire avec et sans l'inflation. Il n'y a aucune maîtrise des dépenses publiques.

12:49
Présentateur

En tout cas, la préparation des esprits est là. Vous êtes là pour le constater également, avec des rapports qui se multiplient, disant qu'aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens de financer tout ça.

12:59
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais on n'a jamais eu les moyens. Il y a 10 ans, l'État était déjà en déficit. La France était déjà lanterne rouge de l'Union européenne. Il n'y a pas eu un budget en équilibre depuis 52 ans, Madame Chantret. Moi, je pensais naïvement, parce que c'est mon premier mandat, que quand on avait passé les 50 ans de déficit structurel, je pensais qu'il y aurait peut-être une réaction décentriste et de soi-disant partie de la raison. Bon, le partie de la raison, ça fait 50 ans qu'ils ruinent la France et qu'ils mettent la France en déficit.

13:20
Présentateur

Juste politiquement, sur le calendrier, on sera en plein mois de novembre, en novembre 2025. Donc, ça ne vous fait pas peur. Campagne présidentielle ou pas, vous n'enjamberez pas ce débat budgétaire.

13:30
Jean-Philippe Tanguy

Nous, on n'enjamberez rien du tout. On n'a pas peur du petit chantage assez minable du gouvernement.

13:35
Présentateur

Quitte à le censurer, du coup.

13:36
Jean-Philippe Tanguy

Mais nous, on agira en personne libre, pour l'intérêt des Françaises et des Français. Donc, on va voir ce qu'il nous propose. Après 10 ans de macronisme, la France est complètement ruinée. On est lanterne rouge de l'Europe. La charge de la dette est complètement hors contrôle. Dans le propre rapport commandé par M. Amiel, ministre des Comptes publics, il a dit qu'il était assis sur un baril de poudre. C'est eux qui ont rempli le baril de poudre et c'est eux qui ont allumé la mèche. Ça ne sort pas de nulle part. Et juste pour revenir rapidement à ma première question... La charge de la dette va atteindre 124 milliards en 2032.

124 milliards, quand ils sont arrivés, elle n'était même pas à 40 milliards, la charge de la dette. Donc, c'est l'héritage qu'ils vont laisser. C'est un triplement de la charge de la dette. Je ne sais même pas comment on peut payer 124 milliards. C'est à la fois le budget militaire et le budget de l'éducation nationale.

14:22
Présentateur

Donc, vous allez possiblement hériter si vous arrivez à l'Élysée dans 10 mois.

14:25
Jean-Philippe Tanguy

Il va falloir avoir un discours de vérité et de courage, c'est-à-dire le contraire de la Macronie pour la présidentielle. Et je vous rappelle que le Rassemblement National avec Jordan Bardella, en 2024, aux campagnes législatives, avait annoncé qu'il fallait faire un effort de 100 milliards. Maintenant, il est de 120 milliards. Nous, on l'a toujours assumé. Et dans le contre-budget qu'on a présenté l'année dernière, j'avais dit qu'il fallait faire 37 milliards d'économies pour limiter l'endettement. Bon, le rapport de M. Amiel, c'est 35 milliards.

Donc, le Rassemblement National, c'est mieux compté que les macronistes qui, soit disant, avaient le monopole de la raison, des Mozart, de la finance. Ce sont en fait des clowns qui ont mis notre pays dans un grand péril économique et financier, dans la main de nos créanciers internationaux. Là, plus de la moitié de la dette est possédée par des intérêts étrangers. C'est ça aussi le macronisme, parce qu'on parle d'ingérence étrangère toute la journée. La principale ingérence, c'est qui vous tient financièrement. Bon, avec les macronistes, c'est les États-Unis et les fonds de pension étrangers qui tiennent les caisses de la France.

15:18
Présentateur

À ce moment de l'interview, j'aimerais qu'on revienne sur un tout autre sujet, à ce qu'il s'est passé ce week-end à Grenoble, qui a choqué particulièrement la DJ Barbara Butch, contrainte de quitter la scène en plein mix, après avoir fait l'objet d'insultes et de jets de bouteilles de la part de militants pro-palestiniens et insoumis également. Dans une tribune dans Le Monde, l'artiste écrit avec son avocate « L'antisionisme invoqué n'a été à Grenoble que le vêtement de l'antisémitisme ». Vous avez publié, je crois que vous êtes venu avec un tract qui appelait justement à venir manifester contre cet artiste.

Vous avez entre les mains, vous allez peut-être le montrer à la caméra, et qui vous a particulièrement indigné.

15:57
Jean-Philippe Tanguy

Insoumis, voilà. Peut-être le monter un peu plus haut. Voilà, excusez-moi. Donc ça, c'est le tract qui a été diffusé avec le logo des Insoumis. C'est un tract officiel. Et vous voyez que cet artiste est associé à la croix de David. Donc elle est désignée comme juive. Elle n'est pas israélienne, elle est française. Et même si elle avait été binationale, ça n'aurait rien justifié. Mais il se trouve qu'elle n'est même pas binationale. Donc elle n'a pas été associée à Israël autrement que par sa confession juive. Et il y a aussi le drapeau LGBT. Donc elle est aussi dénoncée comme homosexuelle.

16:23
Présentateur

Vous écrivez, on l'annonce depuis des années, l'agenda gauchiste s'est aligné sur l'islamisme. Des accusations parfaitement graves que vous maintenez ce matin ?

16:30
Jean-Philippe Tanguy

Absolument, ce sont les mêmes cibles. Donc on a en France un parti d'opposition qui a 60 députés qui met son go sur un tract, qui désigne une artiste comme juive et comme homosexuelle et qui la combat parce qu'avant tout, elle est juive et homosexuelle. Donc c'est ça la gauche radicale en 2026 avec M. Mélenchon et M. Alain Brenon. qui est responsable de ce groupuscule à Grenoble qui veut aussi traiter dans la rue un commerçant de tapette. Donc c'est pas la première fois, voilà. Donc si ça arrivait évidemment dans un autre parti politique, ça ferait un scandale national. Moi je veux que ce tract fasse un scandale national. Et j'aimerais que vous répondiez juste.

Il y a un journaliste courageux, c'est M. Oberdov, votre collègue de l'opinion qui l'a dénoncé. Et on le salue en effet. Et c'est scandaleux ce tract et absolument ignoble. Et vous répondez quoi juste en mot de fin à Xavier Bertrand par exemple ?

17:21
Présentateur

Qui vous renvoie dos à dos avec la France insoumise ? Qui explique que vous n'êtes pas exemple de tout reproche et que dans certaines municipalités, là aussi, vous décidez d'annuler certains crédits de financement à des pièces de théâtre, à des représentations artistiques. Là aussi, encore une fois, vous n'êtes pas comptable de toutes les décisions des nouveaux élus sur le territoire.

17:40
Jean-Philippe Tanguy

Moi, j'assume tous les élus du Rassemblement National. Mais M. Bertrand, si vous voulez, de toute façon, il n'a rien fait contre la montée de l'antisémitisme. Il était au gouvernement, M. Bertrand, quand il y avait un rapport de l'éducation nationale qui expliquait le rapport Robin que les enfants juifs étaient déscolarisés à Marseille. Il n'en avait rien à faire. Ça n'a rien à voir avec un choix artistique. Là, c'est le fait qu'il y a un parti politique qui désigne une artiste, qui dénonce une artiste comme juive et homosexuelle pour lui envoyer des jets de bouteilles. Voilà, et lui faire arrêter un concert.

Donc, il y a un moment, est-ce que tout le monde s'arrête deux minutes et qu'on dit que là, il y a un tract avec une étoile de David ? Il y a un tract avec une étoile de David et un drapeau homosexuel. Ça, c'est ce qui s'est passé à Grenoble. Et donc, toutes les espèces d'explications... Oui, elle a pris position sur le conflit israélo-palestinien. Mme Bush, elle fait ce qu'elle veut, en fait. Elle prend position comme elle veut, mais elle n'a pas à être dénoncée publiquement et jetée à la vadicte parce qu'elle est juive, homosexuelle, femme, homme, n'importe quoi. Je redis ces mots.

On essentialise, la gauche essentialise, comme les islamistes, la gauche essentialise ses adversaires politiques. Les disignent, non pas pour leurs opinions et les combattent démocratiquement, mais parce qu'ils sont juifs et homosexuels. C'est ça, la gauche, en 2026, c'est une honte.

18:50
Présentateur

Merci Jean-Philippe Tangu d'avoir été notre invité ce matin. Tout de suite, Julien Arnaud pour le 9-12. Très bonne journée. Merci.

18:56
Locuteur

Merci. Merci. Merci.

🔴 JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité du FACE À FACE sur BFMTV ! — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote