🔴 Sarcelles : BLOCUS lycéen et profs EN GRÈVE - Reportage avec Anasse Kazib
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Ils ont de l'eau dans leur couloir, des rats à côté de leur lycée, ils ont pas de prof, leurs murs tombent en ruine. »
- 1:03Invité politiqueFait
« On est en direct euh du lycée du blocus, lycée Maryse Condé, en face il y a Jean-Jacques Rousseau, il y a des centaines d'élèves derrière. »
- 1:47Invité politiqueChiffre
« Hier il y a eu des dizaines d'interpellations. »
- 2:22Invité politiqueFait
« L'objectif c'est de leur donner la parole et de montrer que cette jeunesse, ce qu'elle revendique, elle est légitime à le revendiquer. »
Temps de parole
- Anasse Kazib100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Moi, aujourd'hui, je suis pas là forcément pour moi, mais je suis là pour soutenir mes frères et mes sœurs de Paul Eluard qui sont dans des conditions affreuses de travail. Ils ont de l'eau dans leur couloir, des rats à côté de leur lycée, ils ont pas de prof, leurs murs tombent en ruine. Et euh parce que finalement notre seul crime, c'est euh nos origines et tout ce qu'on peut faire maintenant, c'est manifester et même ça, on est constamment blessé, il y en a qui perdent des yeux, des dents.
On se doit, nous en tant que travailleurs, de sortir et encore une fois se solidariser avec eux, mais aussi de de d'interpeller nos nos directions syndicales pour qu'elles soient à la hauteur de de ce qu'elles disent toute la journée. On voit que le mouvement s'élargit, hier il y avait plus de 400 établissements qui étaient qui étaient mobilisés, ça ça ça prend dans toutes les villes et c'est les les quartiers populaires qui ont montré [musique] la voie, je pense aux élèves de de tout le pays. Nous sommes là ici pour nos droits et nous méritons d'être entendus.
Que ce soit pour les élèves d'ici à Sarcelles, que ce soit dans les autres établissements, il y a pas que Jean-Jacques Rousseau, il y a pas que La Tourelle qui doit faire des manifestations. Les amis, bonjour à toutes et à tous, on est en direct euh du lycée du blocus, lycée Maryse Condé, en face il y a Jean-Jacques Rousseau, il y a des centaines d'élèves derrière.
Euh on a posé les caméras, les micros de Révolte sont permanentes après la première émission à Paul Eluard, on voulait donner la parole à la jeunesse de Sarcelles, 95 200, c'est ma ville, je suis né ici, donc c'est une fierté euh de pouvoir être là aujourd'hui, de voir bah mes petits frères, mes petites sœurs être mobilisés ici dans une des des révoltes lycéennes les plus subversives des des dernières années. Moi, j'ai fait partie de la génération du CPE, c'était ultra radical et je n'ai pas connu ça depuis des années et des années, je veux dire ce à quoi on est en train d'assister, c'est une dinguerie.
Euh on essaiera de le montrer après, mais il y a énormément de flics, je veux dire parce que Jean-Jacques Rousseau et Maryse Condé, ils ont fait partie des des premiers lycées mobilisés déjà depuis la semaine dernière, ils ont pas commencé aujourd'hui le blocus, ça fait déjà plus d'une semaine qu'ils sont mobilisés, c'est notamment grâce à cette jeunesse là qu'aujourd'hui il y a une contagion dans des centaines et des centaines de lycées et cetera, c'est grâce à cette jeunesse là d'avoir tenu la jeunesse des quartiers populaires et malgré les coups, malgré la répression, hier il y a eu des dizaines d'interpellations, ce matin il y a encore des des des des des des élèves qui m'ont dit comme ça au [grognement] hasard, ils ont attrapé un jeune, ils savent pas pourquoi et donc voilà, l'objectif c'est de leur donner la parole et de montrer que cette jeunesse, ce qu'elle revendique, elle est légitime à le revendiquer et qu'elle est déterminée euh à obtenir satisfaction.
C'est un mouvement étudiant qui est en train de de s'affronter avec énormément de de détermination euh à un État armé jusqu'aux dents. Faut entrer en grève par la positive. On se bat, euh les élèves se battent pour des moyens dans l'éducation, pour euh mettre mettre fin au tri social et cetera et cetera.
Anasse Kazib