Jean-Philippe Tanguy : "Les propositions de Bruno Retailleau viennent du programme de Marine Le Pen"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 41 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:55OuverteRéponse directe
Et vous, Jean-Philippe Tanguy ?
- 4:10RelanceRéponse directe
Quand vous dites cela, est-ce que c'est parce que vous entendez aujourd'hui des relativisations ?
- 5:51OuverteRéponse directe
Disant cela, Jean-Philippe Tanguy, que voulez-vous, que demandez-vous ?
- 7:12FerméeRéponse directe
Est-ce que c'est le moment d'écrire ce genre de choses ? Est-ce que vous l'écririez ?
- 8:53OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un rassemblement auquel vous participerez ?
- 9:25OuverteRéponse directe
Mais est-ce que ça vous inquiète, ce climat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:59InvitéFait
« Il faut appeler au calme. Il faut penser à sa famille, à ses proches et aux militants qui l'entouraient, qui témoignent et qui sont évidemment touchés comme nous tous. »
- 3:29InvitéFait
« Il y a des vidéos qui sortent, qui ont été notamment diffusées par vos confrères et consœurs de TF1, qui sont très préoccupantes, qui démontrent une barbarie, une violence, vraiment s'acharner contre un jeune à terre. »
- 4:15InvitéFait
« Oui, il y a une relativisation de la part des groupes d'extrême-gauche, d'un certain nombre de personnalités, des insoumis. Jean-Luc Mélenchon, et vraiment, je suis consterné de le dire, n'a pas eu un mot public en solidarité, en tout cas pour le moment, pour Quentin. »
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« Raphaël Arnaud, qui est un fondateur, cofondateur de ce qu'on appelle la jeune garde, qui est un mouvement qui revendique, ils disent l'autodéfense, mais c'est la violence, comme un moyen de faire de la politique. »
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« Oui, mais je l'écrirai. Je soutiens Thomas et tous ceux qui l'ont dit parce que c'est vrai. »
- 7:26InvitéFait
« Le vrai extrémisme, la ligne rouge, la ligne noire, c'est le recours à la violence. C'est une ligne qui ne devrait être dépassée par personne. À aucun prétexte, à aucun moment. »
- 12:53InvitéFait
« On assume publiquement confronter les LR. M. Rotaillot a publiquement dit que cette stratégie énergétique était une catastrophe, une impasse. »
- 14:04InvitéChiffre
« Et sur l'électricité, nous, on garantit un prix sorti de centrale entre 40 et 60 euros le mégawatt-heure en moyenne. »
- 15:07InvitéFait
« C'est vraiment une diversion. C'est vraiment une stratégie de diversion. »
- 15:20InvitéChiffre
« La production nucléaire en 2035, revendiquée par la PPE publiée par M. Le Cornu, sera inférieure à la production nucléaire de 2006. Et pas inférieure à 1%, inférieure de 12%. »
- 17:48InvitéChiffre
« Nous, il faut 7 ans. »
- 18:47InvitéFait
« Pour nous, à terme, c'est environ 75% de nucléaire et 25% d'énergie renouvelable pilotable, en particulier l'hydroélectricité. »
- 20:40InvitéFait
« Les propositions qui sont faites viennent tous du programme de Marine Le Pen. »
- 27:20InvitéFait
« J'ai trouvé très émouvant et très juste l'hommage qui a été rendu par Emmanuel Macron sur Ilan Halimi. »
- 27:42InvitéFait
« Les peines obligatoires, on a bien vu leurs limites dans le procès de Marine Le Pen en première instance. »
- 29:06InvitéFait
« Moi, dès qu'il y a une brebis galeuse, je suis le premier à le dégager et à le dire publiquement. »
- 31:37InvitéFait
« Jordan Bardella a récemment appelé les électeurs républicains à joindre leurs forces au Rassemblement National pour les municipales. »
- 34:06PrésentateurFait
« LFI demande toujours une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein. »
- 34:10PrésentateurFait
« Gignel, Broun-Pivet estime que c'est à la justice d'enquêter. »
- 35:44InvitéFait
« Il s'appelle Olivier Collomb. C'est un ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. »
- 35:48InvitéChiffre
« Il est cité plusieurs centaines voire plusieurs milliers de fois dans les documents. »
- 36:00InvitéFait
« En 2025, ce diplomate fait des offres de services à Marine Le Pen. »
- 36:19InvitéFait
« Il n'y a pas de relation particulière autre que ce voyage-là. »
- 37:08InvitéFait
« Je ne pense pas que ce soit indispensable mais je pense que c'est un droit nécessaire auquel aspire une grande majorité de nos compatriotes. »
- 37:37InvitéFait
« J'ai un parcours par nos expériences qui m'a amené à conclure que ce droit était nécessaire. »
- 37:51InvitéChiffre
« Nous sommes très minoritaires. On est, je crois, 12 ou 15. »
- 38:07InvitéFait
« On est totalement respecté dans notre vote. »
- 38:41InvitéFait
« J'ai le syndrome du bon élève. »
- 39:15InvitéFait
« Vous vous revendiquez pourtant anti-système. »
Temps de parole
- Invité66 %
- Présentateur17 %
- Invité 29 %
- Invité 37 %
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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Nous sommes à un mois exactement du premier tour des élections municipales et les débats se multiplient au sujet des enjeux du quotidien des Français. Mais une autre bataille occupe en même temps les états-majors politiques, la présidentielle. A moins de 18 mois du scrutin, on peut recenser une trentaine de candidats potentiels à l'élection. Une dizaine s'est déjà positionnée sur la ligne de départ. Le dernier en date, chez Les Républicains, Bruno Retailleau s'est déclaré. Quant au Rassemblement national, qui sera candidat ? Marine Le Pen, Jordan Bardella ?
Eh bien il faudra attendre le 7 juillet et le rendu de la décision en appel dans l'affaire des assistants parlementaires dans laquelle se joue l'inéligibilité de Marine Le Pen. On en parle ce matin avec notre invité. De tout cela, mais aussi du climat politique dans lequel ces scrutins se jouent. Climat troublé, tendu depuis le drame de Lyon et le décès hier du jeune Quentin. Le député Rassemblement national de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, est en direct avec nous sur France Inter, France Info, le canal 16 de la télé, et en partenariat avec le journal Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
France Inter. Questions politiques. Alexandra Ben Saïd.
Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tanguy. Bonjour mesdames. Merci d'avoir accepté notre invitation. Mesdames, ce sont à mes côtés pour vous interviewer Alix Bouillaguet de France Télévisions. Bonjour Alix. Bonjour Alexandra, bonjour à tous. Avec vous, on affine le portrait de Jean-Philippe Tanguy.
Exactement. Jean-Philippe Tanguy, vous êtes le moine soldat de Marine Le Pen, la cheville ouvrière du Rassemblement national sur les questions économiques et sur celles de l'énergie. Passionnée et créative pour les uns, roquet et drama queen pour les autres. Ça commence bien.
Vous aurez le droit de répondre évidemment à Jean-Philippe Tanguy. Françoise Fresseuse du journal Le Monde est en plateau avec nous. Bonjour Françoise. Bonjour à toutes et tous. Tout à l'heure, ça sera la séquence France 2027 comme tous les dimanches pour questionner aujourd'hui Jean-Philippe Tanguy sur un des grands thèmes de la présidentielle.
Grand thème, la souveraineté, la reconquête de la souveraineté. Est-ce que ça passe-passe ? Plus d'Europe, moins d'Europe. Quel est concrètement le projet du RN qui se montre par ailleurs très ambigu vis-à-vis de la Russie ?
Ça sera vers 12h50. Mais d'abord Jean-Philippe Tanguy, 5 minutes d'actualité entre 4 yeux. On a appris hier le décès de l'étudiant de 23 ans qui avait été violemment agressé en marge d'une conférence à Lyon à laquelle participait l'eurodéputée insoumise Rima Hassan. Cette conférence a donné lieu à une manifestation de jeunes identitaires aux côtés desquels se trouvait Quentin, selon le collectif Némésis. Ce collectif qui désigne comme responsable un groupuscule antifasciste. La jeune garde proche de LFI, dissous depuis l'an dernier. Voilà pour le contexte. La famille, par la voix de son avocat, a appelé au calme. Elle a retenu. Emmanuel Macron, le chef de l'État, appelle également au calme.
Et vous, Jean-Philippe Tanguy ?
Oui, il faut appeler au calme. Il faut penser à sa famille, à ses proches et aux militants qui l'entouraient, qui témoignent et qui sont évidemment touchés comme nous tous. Et d'ailleurs, moi je voudrais penser à l'élan de solidarité nationale qui s'est manifesté, de l'essentiel, de la quasi-totalité de l'échiquier politique, de toutes les forces morales qui constituent le pays, des citoyens sur les réseaux partout en France qui sont solidaires de la famille et pensent à la mémoire de Quentin. Donc il faut aujourd'hui rester calme, laisser l'enquête se faire.
Il y a des vidéos qui sortent, qui ont été notamment diffusées par vos confrères et consœurs de TF1, qui sont très préoccupantes, qui démontrent une barbarie, une violence, vraiment s'acharner contre un jeune à terre. Et effectivement, il faut que justice soit faite et que ce ne soit pas considéré, comme souvent malheureusement, comme des violences politiques qui seraient en marge ou qui ne devraient pas être traitées comme toutes les violences. Il faut traiter ces violences comme elles le sont, comme de la barbarie. Est-ce qu'il y a de préliminitation ? Est-ce qu'il n'y en a pas eu ?
En tout cas, il faut que l'enquête aille à son terme et que tout le monde se positionne définitivement contre la violence en politique. Il ne doit y avoir aucune relativisation, aucune excuse, aucune explication.
Quand vous dites cela, est-ce que c'est parce que vous entendez aujourd'hui, ce dimanche, ces dernières heures, vous avez entendu de la relativisation ?
Oui, il y a une relativisation de la part des groupes d'extrême-gauche, d'un certain nombre de personnalités, des insoumis. Jean-Luc Mélenchon, et vraiment, je suis consterné de le dire, n'a pas eu un mot public en solidarité, en tout cas pour le moment, pour Quentin. Il s'est plein de dégradations, de permanences. Écoutez, c'est quand même complètement surréaliste de parler de cela quand un jeune homme, dans un premier temps, luttait contre la mort et aujourd'hui, malheureusement, est décédé.
Manuel Bompard sur LCI, il y a quelques heures, disait que Jean-Luc Mélenchon avait déploré la mort de ce jeune homme. C'est ce qu'il a répondu sur LCI quand on l'a questionné.
Je ne comprends pas qu'il ne le fasse pas publiquement parce que M. Mélenchon prend beaucoup la parole, parle de beaucoup de choses. Il a fait un message sur la dégradation de permanence. Il n'a pas fait de message, sauf erreur à cette heure-ci, sur de solidarité envers Quentin ou sa famille. Je n'ai pas lu de mots et il a quand même fait lire, et j'en finirai là-dessus, M. Raphaël Arnaud. Raphaël Arnaud, qui est un fondateur, cofondateur de ce qu'on appelle la jeune garde, qui est un mouvement qui revendique, ils disent l'autodéfense, mais c'est la violence, comme un moyen de faire de la politique.
Un mouvement qui a été dissous l'an dernier, n'est-ce pas ?
Malheureusement, il n'est pas totalement dissous. Il y a eu des mouvements de manifestation, M. Mélenchon et d'autres ont fait des meetings de soutien à ce mouvement. Moi, on l'a dénoncé avant que M. Arnaud soit élu, parce qu'il était venu à l'Assemblée nationale raconter ses horreurs. Il a été élu. Il a fait partie de ce qu'on a appelé le barrage, de ce que nos adversaires ont appelé le barrage républicain contre Catherine Jaouen, avocate, mère de famille, qui n'avait rien à voir avec la violence. Disant cela, Jean-Philippe Tanguy, que voulez-vous, que demandez-vous ? Mais il est inadmissible qu'un député puisse revendiquer l'action violente comme une action politique.
Il devrait être banni de tous les groupes politiques, et s'il avait un peu d'ignité, il devrait partir, quitter la vie politique. Mais non, il fait des messages, il continue à se moquer de nous.
Est-ce qu'on peut noter que pour l'heure, il n'a pas été mis en cause dans ses faits, et il n'a pas pris la parole ?
Mais je n'ai pas dit qu'il devait être traduit en justice. Vous savez, dans la politique, il y a la responsabilité pénale, et il y a la responsabilité morale ou éthique. Quand vous avez entretenu le fait que la violence politique pouvait être utilisée comme un moyen, comme un autre, ou comme un moyen de défense, c'est ce qu'il dit. Tout le monde peut aller voir les déclarations de M. Arnaud. Je crois qu'il a été condamné d'ailleurs pour des violences de manière définitive. Il avait dit qu'il ferait appel, il n'a pas fait appel. Régulièrement, ces groupuscules utilisent des propos antisémites, des propos racistes.
Moi-même, à Amiens, mais je ne veux pas parler de moi, mais c'est pour donner l'étendue et l'inaction. Régulièrement, des propos homophobes, quand je me balade à Amiens ou quand je fais en manifestation. Ça ne fait jamais l'objet de condamnation de la part de la gauche.
Jean-Philippe Tanguy.
Et il faut bien lire du centre. Le centre aussi. Moi, je n'ai jamais eu de mot de soutien. Le Rassemblement National n'a jamais eu de mot de soutien quand des élus ou des militants ont été agressés ou insultés par des endroits de garde ou de ces groupuscules.
Thomas Ménager, le porte-parole du groupe Rassemblement National qui écrit sur X « L'extrême-gauche tue ». Est-ce que c'est le moment d'écrire ce genre de choses ? Est-ce que vous l'écririez ?
Oui, mais je l'écrirai. Je soutiens Thomas et tous ceux qui l'ont dit parce que c'est vrai. De toute façon, c'est la définition du vrai extrémisme. Le vrai extrémisme, la ligne rouge, la ligne noire, c'est le recours à la violence. C'est une ligne qui ne devrait être dépassée par personne. A aucun prétexte, à aucun moment. Et ça devrait être la définition objective pour ne pas faire de politique politique de ce qu'est l'extrémisme. Soit la violence, soit des propos qui mènent directement à la violence.
D'extrême-gauche comme d'extrême-droite ? Bien sûr, mais vous savez... Parce que des groupes des deux extrêmes ont été dissous, notamment à Lyon.
Mais il ne s'est pas assez. Il y en a encore. Moi, en ce moment, j'ai presque une centaine de plaintes, de menaces de mort me visant, en l'occurrence venant des groupes d'extrême-droite. Voilà. Il faut dissoudre toutes ces forces politiques. Mais aujourd'hui, c'est l'extrême-gauche.
Vous avez des plaintes de... Non, vous avez des menaces de l'ordre de groupe ?
J'ai déposé plus de 100 plaintes. J'ai en cours aujourd'hui plus de 100 dépôts de plaintes de ma part, ou de signalement article 40, contre des groupes d'extrême-droite. D'extrême-droite ? Oui, d'extrême-droite. Il y en a beaucoup plus contre des groupes d'extrême-gauche qu'entre des islamistes qui me menacent de mort, qui m'ont menacé de mort directement, qui nous insultent. Je n'ai aucun retour. Il y a des plaintes qui ont déjà plus de trois ans. Il y a un laxisme, malheureusement, de la justice contre les violences ou les menaces politiques, considérant que tout ça, comment dire, ferait partie, entre guillemets, du jeu politique. Ça ne fait pas partie du jeu politique. C'est hors-jeu.
Et ça devrait être totalement et farouchement condamné. Je vous rappelle que Marine Le Pen a fait une lettre à Elisabeth Borne sur ce sujet en 2022.
Est-ce que vous serez cet après-midi, il y a un rassemblement en mémoire de Quentin, à Paris, annoncé à 16h, place de la Sorbonne, en hommage à l'étudiant lyonnais de 23 ans ? Est-ce que c'est un rassemblement auquel vous participerez ?
À titre personnel, je n'irai pas. Je sais que j'ai des députés qui, à titre personnel, des militants qui veulent s'y rendre. Moi, pour le moment, je reste dans le respect de ce que veut ou ne veut pas la famille. Je n'ai pas vu que ce rassemblement était soutenu par la famille, mais je comprends que des personnes veuillent se rendre.
Vous redoutez qu'il puisse y avoir des tensions lors de ce rassemblement ?
J'espère que des personnes qui pourraient vouloir faire des tensions auront la dignité de respecter la mémoire de Quentin et la volonté de la famille et l'appel au calme. J'espère que personne, évidemment, n'ira à l'encontre de la volonté de la famille.
Mais est-ce que ça vous inquiète, ce climat ? On va parler, dans quelques minutes, on parlera des scrutins. Est-ce que c'est un climat ? Est-ce que c'est un tournant ?
C'est un tournant. Comment vous dire ? Oui, ça m'inquiète parce que, comme je vous l'ai dit, je considère que depuis des années, cette lettre de Marine Le Pen qui date de 2022 n'a jamais été prise au sérieux par les autorités. J'ai le mauvais pressentiment quand je discute avec un certain nombre de députés du centre de la Macronie qu'ils ne réalisent pas la violence sur le terrain, qu'ils la relativisent beaucoup. Comme il relève d'avis d'ailleurs, beaucoup de violences qui frappent nos concitoyens au quotidien.
Et ça fait malheureusement aussi partie d'une volonté de faire croire qu'en France, il y aurait des forces du chaos qui menaceraient le pays si ce n'était pas la Macronie qui gouvernerait. Et donc, ils ont... Voilà, quand je vois qu'on autorise un nombre de manifestations qui devraient être interdites parce que c'est évidemment des appels à la violence ou qu'il va y avoir des violences. Quand je vois que les manifestations, même si ça va un peu mieux, pour la défense des droits sociaux, est systématiquement pourrie par des black blocs et des gens violents qu'on identifie parfaitement.
Quand je vois qu'on laisse venir saccager des exploitations agricoles alors qu'on sait très bien qu'il y a des gens violents qu'on pourrait arrêter avant. Il y a une banalisation de la violence politique et ça mène malheureusement parce qu'il y a toujours...
Manuel Bompard ce matin dit qu'il ne faut...
...vers la violence ultime, c'est-à-dire l'atteinte aux personnes et la mort.
Attention à la guerre civile, Manuel Bompard ce matin, j'essaie de retrouver ces mots exacts sur LCI. Le coordinateur de la France Insoumise, il faut faire preuve de sang-froid absolu pour ne pas tomber dans la guerre civile.
Mais évidemment, je pense que les membres, beaucoup de membres des Insoumis ou d'autres groupes de gauche d'ailleurs, comme Mme Rousseau, ne font pas preuve de sang-froid. Comme Mme Rousseau déclare que les antifas, publiquement, n'ont jamais frappé personne, alors que c'est complètement surréaliste comme déclaration, ils vivent dans un monde parallèle.
Quand vous avez des dirigeants écologistes, par exemple, qui cautionnent les violences faites contre les agriculteurs, y compris des violences très graves et contre les gendarmes, contre les forces de l'ordre, quand vous avez des mouvements politiques qui disent que la police tue, incitant de facto, comment dire, à être en mouvement de résistance, entre guillemets, face aux forces de l'ordre, ils jouent avec le feu. Je ne dis pas qu'ils sont directement responsables de la mort de personnes, mais ils jouent avec le feu. Quand on est aussi intelligent et cultivé que M. Mélenchon ou des membres de son entourage, il sait à quoi il joue.
Je rappelle qu'il vient du Trotskitz et donc de mouvements politiques, idéologiques, qui ont organisé la violence politique à d'autres moments de l'histoire.
L'immense partie de la classe politique a appelé au calme. Et on va ouvrir la discussion, parler à présent, si vous le voulez bien, de la bataille que vous voulez engager au Parlement.
La bataille sur la feuille de route énergétique, elle a été dévoilée ce jeudi par Sébastien Lecornu. C'est vrai qu'on l'attendait depuis trois ans. Il a choisi la voie du décret pour publier cette trajectoire énergétique. La présidente du groupe à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, a immédiatement évoqué une motion de censure transpartisane et un recours devant le Conseil d'État. Déjà, est-ce que vous les avez déposées ? La motion de censure, nous avons proposé, notamment aux députés LR républicains, dans le contexte aussi de la candidature de M. Rotaillot, de s'associer à une motion de censure. Nous n'avons eu aucun retour pour le moment, par aucun moyen, même pas publiquement.
Donc il n'y en aura pas ? Dans ce cas-là, on le fera nous-mêmes. Mais nous, on veut aussi... Ah, vous le ferez quand même ou pas ? Oui, oui, on le fera nous-mêmes. C'est-à-dire, nous, on veut, mais on assume. Ce n'est pas une magouille cachée. On assume publiquement confronter les LR. M. Rotaillot a publiquement dit que cette stratégie énergétique était une catastrophe, une impasse. Il a fait une tribune, effectivement, sur cette feuille de route. Et il n'en tire aucune conséquence. Donc on ne peut pas prendre une position en disant des choses aussi graves sur une trajectoire énergétique et n'en tirer aucune conséquence.
Gardez quand même des ministres LR au gouvernement, parce que je vous rappelle que, soi-disant, ils sont exclus. Mais en fait, ce n'est pas du tout exclu. Et comme vous entendez, Mme Genevard, elle est toujours tranquillement dans la fédération LR du Doubs. Et c'est valable pour tous les ministres. Moi, je vois bien à l'Assemblée nationale, il n'y a aucune rupture entre les ministres LR au gouvernement et les députés LR à l'Assemblée nationale. Et cette hypocrisie est insupportable. Et donc, est-ce qu'on peut régler ces comptes avec LR sur un sujet aussi important qu'un sujet énergétique qui concerne tous les Français ? Question extrêmement concrète.
Quel prix de l'énergie vous pouvez garantir aux Français avec le plan que vous proposez, vous ? Sur l'électricité, en tout cas, parce que c'est difficile de prévoir le prix du pétrole et du gaz qui dépend des marchés internationaux, même s'il y a des taxes très lourdes et nous, on baisse les taxes sur le carburant, le fuel, le gaz de 15%. En baissant la TVA de VA à 5,5. Et sur l'électricité, nous, on garantit un prix sorti de centrale entre 40 et 60 euros le mégawatt-heure en moyenne. C'est le prix cible qu'il faut pour résister à la concurrence des États-Unis, de la Chine, qui font tout pour baisser le coût de production de l'électricité et le coût final de l'énergie.
Nous, c'est l'inverse avec ces stratégies qui s'inscrivent dans un cadre européen. Parce qu'en fait, si la PPE a été prise par décret, c'est que le 30 janvier dernier, la Commission européenne a enjoint le gouvernement à transcrire la directive ARED3 sur les énergies renouvelables en deux mois. C'est quand même mieux d'avoir un plan de long terme de développement des énergies. C'est ce que Pierre Messmer avait fait en développant le nucléaire. Donc ça, vous ne pouvez pas contester. Mais nous, on ne conteste pas d'avoir une programmation, on conteste les choix qui sont faits.
Si on avait présenté le plan de Marine Le Pen en 2022, c'était un plan de planification de la production décarbonée jusqu'en 2050. Sur le fond, c'est quand même un gros coup d'accélérateur sur le nucléaire. Six nouveaux réacteurs nucléaires repèrent, huit supplémentaires en option et un coup de frein sur les éoliennes terrestres. C'est exactement ce que vous souhaitiez ? Pas du tout. Merci pour votre question. C'est vraiment une diversion. C'est vraiment une stratégie de diversion. C'est-à-dire qu'on dit qu'il y a une grande accélération du nucléaire.
Je ne comprends pas que tant de journalistes, notamment des experts, la une des échos du monde, disant que c'est une accélération dans le nucléaire. La production nucléaire en 2035, revendiquée par la PPE publiée par M. Le Cornu, sera inférieure à la production nucléaire de 2006. Et pas inférieure à 1%, inférieure de 12%.
Mais attendez, quand on construit six nouveaux EPR...
Mais ils ne sont pas construits, madame.
Ils ne sont pas encore construits. Ils ne sont même pas vraiment lancés. Mais c'est justement pour ça qu'on fait un plan pour tout ça.
Là, il y a vaguement du terrassement à Penly. Mais je peux vous dire que quand vous parlez à un certain nombre de cadres d'EDF, c'est très théorique, ces six EPR. Et de toute façon, on a un vrai problème avec ces EPR 2, c'est qu'ils sont trop chers.
Mais alors, comment est-ce que vous voyez ? Ça serait quoi votre plan ? Vous dites, cette PPE, elle n'est pas bonne, cette feuille de route énergétique, leur mix n'est pas le bon. En fait, moi, j'ai du mal à comprendre ce que vous voulez, avec quelle énergie ? Et je me dis, peut-être que votre sujet, c'est de garder les énergies fossiles.
Non, pas du tout. Notre plan, il est public. C'est une extinction des énergies fossiles d'ici 2050, avec une voie totalement différente d'accélération de la construction de réacteurs nucléaires. Peut-être avec un nouveau, un autre modèle, peut-être en revanche. Qui n'existe pas encore. Il y a des modèles qui existent et qui sont aujourd'hui en cours, aujourd'hui, qui existent encore. Il faudrait revenir sur un certain nombre de normes et de régulations liées à Fukushima, qui pour nous n'ont pas de sens. Souvent, vous avez très longtemps critiqué le nucléaire avant de le défendre. Ah non, non, moi, je ne trouvais jamais un mot sur le contrôle nucléaire de ma part.
Je suis même un nucléocrate d'après les écologistes. Pourquoi est-ce que les Français devraient, là, vous nous parlez d'un autre moyen, comment ils pourraient croire que votre ligne énergétique, elle est stabilisée, finalement ? Non, sachamment, notre ligne énergétique, elle est stabilisée. Il y a un plan qui a été publié. Il n'y a que nous et les Insoumis qui avons publié concrètement un plan de transition vers la décarbonation totale d'ici 2050. Il y a le plan des Insoumis, il y a le plan de Marine Le Pen, Marie Curie. Il existe, tout le monde peut le consulter.
Mais avec une technologie, vous dites vous-même qu'elle n'existe pas encore.
Si, il existe, justement, parfois, on pense qu'il faut peut-être commencer avec des réacteurs d'ancien design, qui sont opérationnels, pas chers, ce que font les Coréens, ou alors faire des coopérations avec les Coréens, d'ailleurs. Mais en tout cas, aujourd'hui, dans cette PPE3, le PR2, le prix cible, c'est 100 euros le mégawatt-heure. Aujourd'hui, les centrales historiques sortent l'électricité, selon la manière dont on compte, entre 50 et 65 euros le mégawatt-heure.
C'est impossible d'être compétitif par rapport aux États-Unis et à la Chine, avec une électricité nucléaire, donc une électricité de base, ce qu'on appelle la base de la production électrique en France, qui a une cible de 100 euros le mégawatt-heure. C'est n'importe quoi. Actez le fait qu'il faille 15 ans pour faire un réacteur nucléaire, quand les Coréens, je cite Adessa, la Corée du Sud est une démocratie.
Le premier réacteur, pour vous, il sortirait, dans votre plan, il sortirait quand ?
Nous, il faut 7 ans.
Il faut 7 ans. Et pendant ce temps, on ne fait pas d'énergie renouvelable ? On continue à payer 60 milliards par an d'énergie fossile ?
Mais en l'occurrence, ça n'a rien à voir, parce qu'aujourd'hui, les énergies fossiles, elles ne sont pas liées au fait qu'on n'ait pas assez d'électricité, puisqu'on a sous le capot entre 60 et 120 TWh d'électricité non utilisée aujourd'hui, ne serait-ce qu'en exploitant mieux les réacteurs nucléaires, mais aussi, il y a beaucoup de pertes aujourd'hui, d'effacement et à la surproduction des énergies intermittentes. C'est l'électrification des usages. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, les technologies qui ont été mises sur le marché pour électrifier le transport, pour améliorer notamment le logement ou pour électrifier les process industriels, on a beaucoup de retard.
Et ça, ce n'est pas lié au Rassemblement National, c'est ceux qui parlent d'écologie toute la journée, qui l'ont mal fait ou pas fait, parce que, et j'en finirai là, ils n'ont pas fait le choix de la neutralité technologique. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est qu'ils ont voulu imposer par le haut, par la réglementation, des technologies qui, parfois, n'étaient pas matures, avec beaucoup de déceptions et qui ont coûté très cher. Juste pour conclure, ce serait quoi le bon mix énergétique, finalement, pour vous, idéalement ? Pour nous, à terme, c'est environ 75% de nucléaire et 25% d'énergie renouvelable pilotable, en particulier l'hydroélectricité.
Parce que, par exemple, je ne sais pas pourquoi tout le monde dit... Aucune éolienne, ni terrestre, ni en mer. Vous les démonter ? Non, on attendra la fin de leur cycle de production. On ne va pas gaspiller des investissements ou détruire des investissements. Pas de panneaux solaires ? Pas de panneaux solaires, en dehors de quelques zones, ce n'est pas utile. À l'exception, peut-être, à regarder pour la climatisation. Vous savez que, par rapport aux dernières canicules, Marine Le Pen a présenté un plan qu'on a appelé la clim pour tous, qui consiste à climatiser en urgence les hôpitaux, les écoles, les crèches, les lieux de travail difficiles.
Et là, effectivement, ce qu'on appelle la bosse, le pic de production solaire, entre 10 heures et 16 heures, là, il pourrait peut-être être absorbé par le développement de la climatisation.
Alors, Jean-Philippe Tanguy, cette programmation pluriannuelle de l'énergie, de toute façon, elle a une clause de revoyure, et ça va arriver vite, c'est 2027. Parlons à présent de la présidentielle. Ça, c'est du long terme, vous avez eu la même frisseuse. Et de cette multiplication des candidatures, dernier en date, c'est le président des Républicains, Bruno Retailleau. On l'écoute.
J'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle. Cette décision, je la prends avec la sincérité de mes convictions, avec la force de mon engagement et la gravité qu'exige le moment. Car je refuse de laisser notre pays dans l'état où il se trouve aujourd'hui. Une France qui s'enfonce, une France qui s'efface, dans un monde de plus en plus menaçant.
Une question de François Fressose. Qu'est-ce que vous inspire cette déclaration de candidature, alors que les LR ne se sont toujours pas mis d'accord sur une procédure de désignation de leur candidat ? Je pense que la réponse est dans votre question. C'est une candidature tournée en tête de candidat, évidemment, mais dont je ne comprends pas l'objectif. Les propositions qui sont faites viennent tous du programme de Marine Le Pen. Et M. Retailleau, toutes les chances où il a eu de soutenir Marine Le Pen, ou Jordan Bardella pour la législative, il a fait le choix de soutenir la Macronie directement ou indirectement. Donc ça n'a pas beaucoup de sens. D'ailleurs, j'ai vu que M.
Macron s'était un peu moqué de lui. C'est vrai qu'on a été ministre de M. Macron et qu'on remet en cause la ligne politique qui a conduit à être au gouvernement. C'est incompréhensible. Enfin, je ne comprends rien. Bruno Retailleau, effectivement, veut donner la priorité au travail plutôt que à l'assistanat. Il veut relancer la politique familiale, agir pour l'ordre, la justice, la fierté française. Justement, il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre vous. Donc pourquoi, finalement, il ne pourrait pas séduire vos électeurs ? Parce que les électeurs préfèrent l'original à la copie.
Il y a une mauvaise copie, en plus, puisqu'ils l'ont vu, si je puis dire, à l'œuvre au gouvernement, où il n'y a jamais eu autant de titres de séjour. Alors, il nous dit que c'est la faute du ministère des Affaires étrangères et pas de la faute du ministère de l'Intérieur, que même les régularisations ont baissé seulement de 10% à un niveau très élevé. L'insécurité n'a pas été jugulée. Je vais vous dire, ce n'est même pas que la faute de monsieur...
Jean-Philippe Tanguy, imaginons, si c'est Jordan Bardella qui est le candidat pour le Rassemblement National, est-ce que Bruno Retailleau ne peut pas, d'une certaine manière, un peu rassurer vos électeurs qui peuvent se dire, après tout, Bardella, Retailleau, ils ont le même discours, sauf que Bruno Retailleau, il a 65 ans, il a déjà exercé le pouvoir. Est-ce qu'il ne peut pas devenir, finalement, une valeur refuge pour vos électeurs ? Non, je ne crois pas, c'est ce que des gens ont dit de bonne foi, d'ailleurs, sans doute, quand il a commencé à être ministre, et les gens l'ont vu à l'œuvre.
Et de toute façon, c'est une preuve, comment dire, je ne vais pas dire de lâcheté, mais de compromission, de croire qu'on va pouvoir changer les choses, avec tous ses petits bras, en Macronie, alors qu'on siège à côté des ministres socialistes ou des ministres centristes qui pensent le contraire de vous. Donc, en fait, monsieur Retailleau, moi, vous savez, il vient de ma famille politique, littéralement. Il vient des souverainistes. Alors, des souverainistes conservateurs, moi, je viens des souverainistes laïcats. Bon, mais ça, ça n'intéresse pas grand monde. Mais, vous voyez, là, il fait son discours derrière un drapeau européen.
Quand vous avez été souverainiste, ça peut paraître un détail pour tous ceux qui partagent la construction européenne telle qu'elle est, et moi, je respecte les opinions divergentes.
Mais quand vous avez été Bruno Retailleau, quand vous avez dit ce que vous avez dit, quand vous avez été avec Philippe Devilliers, quand vous avez mené les combats qu'il a menés avec d'autres, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Séguin, il y a très longtemps, vous ne pouvez pas faire une déclaration de coriature à la présidentielle devant ce drapeau européen, qui symbolise la laisse, de l'autre point de vue, de la Commission européenne, et d'ailleurs qui symbolise ce qu'il veut contester, c'est-à-dire la suprématie du droit européen sur le droit français.
Donc, en fait, par la volonté de se fondre dans le système qu'il avait combattu avec Philippe Devilliers, Philippe Devilliers, qu'il a d'ailleurs trahi, M. Retailleau prouve qu'en fait, ce sera Macron en plus réactionnaire. Alors, vous prenez la rupture, mais on ne peut quand même pas complètement décaler la déclaration de candidature de Bruno Retailleau. De vos propres difficultés internes, je parle du procès de Marine Le Pen, on saura le 7 juillet, dans l'appel, si elle peut ou non se présenter à l'élection présidentielle.
Et donc, il y a quand même un flou, et on sent que les LR essayent de récupérer une partie de l'électorat, ou en tout cas de consolider le leur, parce que vous êtes quand même très fragilisés. On ne sait pas qui sera votre candidat, Marine Le Pen, Jordan Bardella, on ne voit pas la ligne qui va s'imposer, on ne sait pas comment, en interne, vous gérez ce sujet, racontez-nous un peu comment ça se passe. Je comprends votre question, Madame Fresseuse, mais je pense que nos électeurs, justement, sont très rassurés par le dispositif mis en place par Marine Le Pen, à savoir que si la justice est innocente, comme nous pensons qu'elle l'est, ce sera la candidate.
Mais ce n'est pas le même profil, ce n'est pas la même ligne. Oui, mais je pense que vous surestimez les différences entre Jordan Bardella et Marine Le Pen.
Sur l'économie, elles sont sérieuses.
Non, je ne crois pas. Voilà, moi, pour travailler, évidemment, avec les deux, d'ailleurs, pour la petite histoire, je connais Jordan Bardella avant d'avoir connu Marine Le Pen historiquement, c'est le même programme essentiellement. Et quand je dis essentiellement... C'est libéral, tout de même. Non, je pense que c'est beaucoup... C'est vrai, il y a, dans le système français, je dis ça de manière totalement, sans aucune agressivité, parfois des espèces de légendes urbaines qui vivent un peu sur elles-mêmes.
Vous voyez, par exemple, on dit que je suis en conflit à Jordan Bardella, je suis ami à Jordan Bardella, et je dois me justifier, même à Noël, pour tout vous dire, j'ai dû me justifier dans ma propre famille de ne pas être ami à Jordan Bardella.
Ah, on croyait que vous aviez passé Noël avec Jordan Bardella ?
Je sais quand même mieux que les journalistes mes relations à Jordan Bardella. Mais au-delà de l'indédocte, voilà, ce n'est pas vrai, ces différences sont fausses. D'ailleurs, M. Rotaillot dit qu'elles sont fausses, c'est le seul point où il a raison. Mais par contre, ce que ne comprennent pas les LR, pour en discuter beaucoup avec vous, ils veulent toujours refaire 2007, c'est-à-dire refaire le coup de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ça serait impossible ? Parce qu'il les a vus à l'œuvre. Les Français les ont vus à l'œuvre. Moi-même, je les ai vus à l'œuvre. Avant Sarkozy, j'étais à l'UMP. Après Sarkozy, j'étais dans le camp national.
Parce que Sarkozy a complètement déçu les aspirations du peuple français. Il a trahi ? Oui, il a trahi les promesses qu'il leur avait faites. Et, comment dire, depuis, à chaque fois qu'ils ont eu l'occasion de faire preuve de courage en soutenant Marine Le Pen au deuxième tour pour être présidente de la République ou en soutenant Jordan Bardella pour être ministre, ils ont toujours soutenu les macronistes. Et là, même sur le budget, Madame Fressoz.
C'est-à-dire, alors que le déficit explose, que les dépenses sont non maîtrisées, que les sénateurs passent leur temps à dire que ce budget, c'est catastrophique, ils n'ont pas à censurer parce qu'ils veulent garder leur ronde-serviette au gouvernement. Question d'Alex Bouillaguet. J'en reviens aux deux candidats possibles. Dans un récent sondage de la Tribune dimanche, on voit que Marine Le Pen supplante Jordan Bardella sur trois points. Sa stature présidentielle, sa capacité à faire face à une crise majeure et sur les enjeux internationaux. Ce n'est pas mince comme ça, comme élément. Ça crée ou pas un président. Est-ce qu'il n'est pas là, le plafond de verre, pour Jordan Bardella ?
Non, c'est juste que Marine Le Pen a une antériorité. Elle a été trois fois candidate à la présidentielle. Les Français la connaissent. Je pense qu'elle a une forme de familiarité avec son parcours et sa personnalité. Et Jordan Bardella, je le rappelle, est une personnalité récente dans le monde politique puisqu'il émerge en 2019. Certains qui suivaient la politique le connaissaient d'avant. Mais il émerge comme candidat aux européennes de 2019. Il émerge vraiment comme porte-parole et président temporaire par intérim à l'époque pendant la présidentielle de 2022. C'est relativement précoce. Donc il y a encore une relation à construire, évidemment, entre Jordan Bardella et le peuple français.
Mais ce n'est pas grave. Si malheureusement, Marine Le Pen ne pouvait pas être candidate malgré l'injustice que ça représenterait, Jordan Bardella ferait une belle campagne avec le soutien de Marine Le Pen, nous tous. Et nous nous prouverons qu'il est capable d'être président de la République.
Avant la présidentielle, Jean-Philippe Tanguy, il y a bien sûr le scrutin municipal. Alors au sujet des élus, Emmanuel Macron souhaite une peine d'inéligibilité obligatoire. Pour les élus coupables d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires, c'est une déclaration qu'il a faite vendredi à l'occasion de son hommage à Ilan Halimi, le jeune juif qui a été séquestré et torturé à mort en 2006. Est-ce que vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il faut cette peine d'inéligibilité obligatoire ?
Déjà, j'ai trouvé très émouvant et très juste l'hommage qui a été rendu par Emmanuel Macron sur Ilan Halimi. Et en parallèle, Marine Le Pen faisait une cérémonie à Anna Beaumont pour rendre aussi hommage à notre compatriote et combattre avec cela 20 ans d'antisémitisme qui est complètement hors contrôle, hélas. Les peines obligatoires, on a bien vu leurs limites dans le procès de Marine Le Pen en première instance. Donc on a bien vu qu'en fait, en théorie, ça peut paraître une bonne idée et qu'en pratique, ça ne l'est pas. Donc vous ne la voterez pas ? Vous ne la voterez pas ? Nous verrons, c'est pas moi qui décide déjà. Et nous verrons ce qui est proposé.
Non, Jean-Philippe Tanguy, si on vous propose ce texte... Non, non, je vous l'ai dit. Pour moi, les peines obligatoires d'inéligibilité, c'est pour moi contraire à l'individualisation de la peine. Alors, M. Macron, dans ce même entretien... Mais c'est parce que ce sont quand même des sujets très graves ? Oui, mais les juges sont tout à fait aptes à établir s'il ne faut pas rendre inéligible le prévenu. Les peines obligatoires limitent ou interdisent ce qu'on appelle l'individualisation des peines. C'est une base de l'état de droit. Donc qu'il y ait une peine... Il n'y a pas d'ambiguïté dans ce que dit.
Qu'il y ait une peine d'inéligibilité possible ou souhaité sur des propos racistes, homophobes, misogynes, antisémites. Je le soutiens. Que ce soit une peine obligatoire, ce n'est pas la même chose. Mais est-ce que c'est curieux ? Mais non, ce n'est pas curieux. Excusez-moi. La base, la norme dans notre état de droit, pour le coup, c'est qu'il n'y a pas de peine obligatoire. Il y a l'appréciation individuelle de la peine. C'est la base. Excusez-moi, là, j'ai vraiment l'impression d'enfoncer une porte ouverte comme si j'étais en première année de Sciences Po. Oui, sauf qu'on a l'impression que c'est un peu un biais pour dire non, on n'en veut pas.
Parce que peut-être que vous avez des brebis galeuses dans vos rangs. On l'a vu lors des dernières élections législatives. Écoutez, j'ai plein de défauts. Mais moi, dès qu'il y a une brebis galeuse, je suis le premier à le dégager et à le dire publiquement. Et vous ne me retrouverez jamais dans ma carrière politique un seul moment où j'ai fait de la complaisance avec une brebis galeuse. Et d'ailleurs, c'est à nous de les virer, ce n'est pas à la justice.
Mais alors ça, vous le répétez à chaque interview, vous n'êtes pas le seul au Rassemblement National. Vous êtes nombreux, vous dites on les vire tous, on n'en veut pas. Vous dites qu'ils ne viennent pas chez nous. Sauf qu'il y a dix jours, vous avez encore retiré une investiture. C'est à votre tête de liste à Carpentras. Libération a révélé des tweets racistes, sexistes et homophobes. Qu'est-ce qui se passe pour que vous n'y arriviez autant pas ? C'est-à-dire un journaliste tout seul de Libération, et on connaît les moyens de la presse, y arrive à débusquer ses brebis galeuses. Et vous, malgré des mois de commission, de sélection, le RN n'y arrive pas. Vous n'êtes pas très...
Qu'est-ce qui se passe en interne ? Ça ne marche pas ? Je suis pour ma paroisse, madame. Mais bon, sur les 700 candidats qui sont investis tête de liste, avec les dizaines de milliers de candidats derrière, il y a eu quelques accidents. Là, pour le moment, il y en a deux. Bon, ce n'est pas bien, je le regrette. Mais, comment dire, on ne peut pas dire qu'on n'a pas progressé. Et il arrive, je vous rappelle aussi que...
Ça arrive au Rassemblement National ?
Non, mais ça arrivera ailleurs. Je vous jure que ça arrivera ailleurs, et notamment chez l'LR, si on allait regarder certaines listes. Par exemple, l'adversaire de M. Alliot à Perpignan, d'ailleurs, il a été dénoncé par la presse, lui aussi. Ce n'était pas terrible. Et vous avez beaucoup, enfin, pas beaucoup, mais un certain nombre de cas. Un maire PS qui a quand même parlé de Youpin. Bon, je veux dire, ce n'est pas la faute du PS. Vous renvoyez la balle dans... Oui, vous êtes là,
vous êtes le Rassemblement National. Vous avez raison, mais vous... Vous avez raison, enfin, je ne sais pas, mais vous renvoyez la balle sur un autre camp. Nous, on vous questionne sur ce qui se passe en interne pour que à chaque fois,
ils sortent des brebis galeuses. Ce n'est pas ce que je dis. Je ne renvoie pas la balle sur les autres. Je dis que le travail que nous faisons nous doit être fait par tout le monde. Et que ça n'excuse pas... Non, mais excusez-moi, ça n'excuse pas le problème. Et nous, dès qu'on a un problème, on est intraitable. Et deuxièmement, il y a un truc que je ne comprends pas très bien dans le commentaire. Vous savez, nous, on n'a pas le droit de faire des fiches. On n'a pas le droit de ficher les gens. Enfin, je veux dire, les moyens... Non, ce n'est pas vrai. Les moyens d'investigation sont très limités.
Avec le RGPD, c'est très compliqué aujourd'hui d'avoir des informations personnelles sur les profils, Madame Célaloi. Un parti politique n'a pas le droit de ficher, comme le faisait Charles Pasqua. Je peux vous dire qu'effectivement, lui, il avait d'autres méthodes. C'est interdit aujourd'hui. Donc, nous ne sommes pas une force de police. Nous ne sommes pas des détectives privées. On essaie de faire le travail au mieux qu'on peut. Et puis, il y a un truc que vous sous-estimez un peu, Madame. Enfin, Madame, collectivement, c'est les menteurs. Il y a des gens qui mentent, qui font des faux profils, qui se cachent, qui disent « c'est pas moi », qui disent « j'ai tout enlevé ».
Voilà, on n'est pas l'inquisition. Sur la stratégie concernant ces municipales, Jordan Bardella a récemment appelé les électeurs républicains à joindre leurs forces au Rassemblement National pour les municipales. Il n'a pas exclu des listes d'union au second tour. L'union des droites, on le sait, ce n'est pas vraiment la tasse de thé de Marine Le Pen. Ça veut dire qu'il y a aujourd'hui deux stratégies au Rassemblement National ? Non, non, c'est essentiellement la même stratégie. Mais c'est éviter le pire à certaines communes, et évidemment des gens qui seraient dangereux.
Par exemple, à partir du moment où le Rassemblement National dénonce un certain nombre d'antrisme islamique dans certaines listes insoumises. Je ne vais pas les citer puisque vous savez qu'on n'a pas le droit de citer les communes avec les règles de l'ARCOM. Ce n'est pas par l'acheter, c'est qu'on n'a pas le droit de le faire, je le dis pour ceux qui nous écoutent. Si on est cohérent, on va forcément faire barrage à un risque islamo-gauchiste. On ne va pas rester les bras croisés face à des infiltrations islamistes qui peuvent d'ailleurs aussi avoir lieu dans des listes entre guillemets de droite.
Parce que par exemple, dans les Yvelines, je ne vais pas citer le nombre de communes, mais une personnalité qui s'appelle Pierre Bédier, baron local des Yvelines qui fait l'appui et le beau temps dans les Yvelines qui est soi-disant de droite. C'est le parrain de l'islamo-droitisme en France. On ne va pas parler de villes particulières. C'est pour ça qu'il a dit Pierre Bédier qui est le parrain de toutes les Yvelines. Une question globale sur votre campagne des municipales. Au niveau national, vous êtes très rassemblement national, il faut qu'on gagne. Au niveau local, vous êtes très affaiblissement des éthiques. On ne se montre pas trop rassemblement national. Pourquoi ?
C'est quoi ce décalage entre le national et le local ? C'est très simple, Madame Fresseau. C'est aussi la demande des électeurs à l'évolution du paysage politique. Hier, j'ai soutenu un de mes candidats dans la Somme. C'est une ville de 7000 habitants. L'ambiance locale, tout le monde sait que je suis député rassemblement national. Le rassemblement national fait de très bons scores dans cette commune. Mais les personnes voulaient savoir, au contraire, si on était au-delà du rassemblement national parce que gérer une commune, ce n'est pas comme gérer un pays. C'est tout simple. Et vous savez, c'est une évolution ancienne.
C'est aussi la conséquence de la fin du cumul des mandats décidé par François Hollande. À partir du moment où vous différenciez le personnel politique national du personnel politique local, forcément, les étiquettes se sont affaiblies. Jean-Philippe Tanguy,
dernière question d'actualité, on passe à l'affaire Epstein. Le parquet de Paris vient de désigner des magistrats pour analyser parmi les 3 millions de documents publiés aux Etats-Unis des éléments susceptibles de comporter des révélations sur l'implication de ressortissants français dans des infractions qui peuvent être à caractère sexuel ou financier. LFI demande toujours une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein. Gignel, Broun-Pivet estime que c'est à la justice d'enquêter. Qu'en pensez-vous ?
Eh bien, on soutient la commission d'enquête parlementaire parce qu'il y a deux choses. Il y a les affaires judiciaires. Mme Broun-Pivet a raison de dire que ça, le Parlement n'a pas empiété sur la justice. Mais il y a des, dans les révélations, il y a des dysfonctionnements de l'Etat. La commission d'enquête parlementaire, son nom est un peu en milieu. Vous faites allusion à quoi, ça ? Sur les dysfonctionnements de l'Etat ? Ce qui s'est passé au Quai d'Orsay ne relève pas forcément de la justice. Il y a une partie judiciaire. Mais il y a de toute évidence des dysfonctionnements. Il y a eu une couverture, vous pensez ? Moi, je ne me prononce pas avant d'avoir eu des faits.
Mais en tout cas, il y a un diplomate mis en cause qui a été rapatrié, qui a été redéployé, remis, je crois que c'est chez NJ, mais je n'ai pas envie de dire une bêtise. Parler de Fabrice Aydan. Oui, voilà. Et donc, c'est un dysfonctionnement visiblement. Et là, c'est un dysfonctionnement de l'Etat qui relève de la commission d'enquête parlementaire qui n'est pas liée à la justice. Peut-être y a-t-il d'autres dysfonctionnements. Vous êtes pour cette commission d'enquête que demande l'EF ? Tout à fait, oui.
Et puis, en plus, de toute façon, il faut aussi que Mme Brunpivet comprenne qu'il y a une aspiration, il y a une demande populaire et que si on n'agit pas, alors qu'en plus, il y a des caractérisations, les gens vont se demander encore que ce dossier Epstein qui est déjà entouré de beaucoup de soupçons et malheureusement aussi, il faut quand même le dire puisque c'est le sujet avant aussi d'un début, d'un retour d'un complotisme antisémite qui est quand même très préoccupant. Très préoccupant.
Et donc, pour ne pas laisser prospérer ces théories scandaleuses, il faut vraiment s'attaquer de front à la réalité et bien séparer ce qui relève du complot, du fantasme malheureusement et ce qui relève des faits. Il y a un autre diplomate qui est aussi mêlé à ce dossier. Il s'appelle Olivier Collomb. C'est un ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Il est cité plusieurs centaines voire plusieurs milliers de fois dans les documents et puis Chine. Des échanges soutenus avec l'Américain, certains qualifiés de graveleux ou racistes. Selon le journal Le Monde, en 2025, ce diplomate fait des offres de services à Marine Le Pen.
Il l'a rencontré à l'Assemblée nationale et il a joué un rôle clé dans l'organisation du voyage de Marine Le Pen au Tchad. C'était en mars de cette même année. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur les relations entre le Rassemblement national, Marine Le Pen et ce diplomate ? C'est très simple. Marine Le Pen allait au Tchad. Il était identifié comme spécialiste du Tchad sur la place de Paris. Donc, il a effectivement aidé sur ce voyage et ça s'arrête là. Il n'y a pas de relation particulière autre que ce voyage-là. Il a été consulté comme tant d'autres. Quand Marine Le Pen fait des déplacements dans un pays, on essaie de consulter des spécialistes. Il y a eu le Liban, il y a eu l'Égypte.
Donc, vous diriez que c'est un conseiller diplomatique qui est toujours en cours dans votre parti ? Je crois que c'était une consultation ponctuelle.
Demain, Jean-Philippe Tanguy, je passe à un autre sujet. La proposition de loi sur la fin de vie revient dans l'hémicycle en deuxième lecture. Vous faites partie des rares députés Rassemblement national avec Sébastien Jeuchenu à avoir voté en faveur de la création d'un droit à l'aide à mourir. C'était en première lecture à l'Assemblée. Pourquoi est-ce que ça vous semble indispensable ?
Je ne pense pas que ce soit indispensable mais je pense que c'est un droit nécessaire auquel aspire une grande majorité de nos compatriotes et qui doit être fait dans des conditions que la loi encadrait de notre point de vue de manière satisfaisante. Pour moi, ce n'est pas une urgence mais c'est important. Il y a beaucoup de gens qui sont en situation de grande souffrance, d'impasse thérapeutique qui aspirent à ce droit. D'ailleurs, moi, à titre personnel, si j'étais confronté à cela, j'aspirerais à ce droit. Ce n'est pas pour ça que je l'ai voté pour parce qu'on n'est pas là pour voter pour soi.
Mais j'ai un parcours par nos expériences qui m'a amené à conclure que ce droit était nécessaire. Et d'ailleurs, il y a une liberté de vote dans notre partie garantie par Marine Le Pen et Jordan Bardella sur ce sujet. Vous pensez que vous êtes minoritaire au sein du groupe RN ? Très minoritaire. Mais ce n'est pas grave. Ça ne sert à rien de se cacher derrière son petit doigt. Aujourd'hui, nous sommes très minoritaires. On est, je crois, 12 ou 15, je ne sais plus là. Mais sur 120 et puis avec nos alliés de l'UDR qu'on vote à l'unanimité contre, ça fait qu'on est effectivement minoritaire. Mais ce n'est pas grave. Et d'ailleurs, on est totalement respecté dans notre vote.
Est-ce que vous pensez que le droit à mourir est condamné ? C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de vote ? Je suis, il peut y avoir un vote. Je pense qu'il peut y avoir un vote, oui. En tout cas, les conditions font que là, on va vers un nouveau vote, oui.
Jean-Philippe Tanguy, vous êtes l'invité de Questions politiques et vous êtes l'objet du portrait d'Alix Bouillaguet.
France Inter Alexandra Ben Saïd Questions politiques
Alix qui potasse les biographies et fait remonter des archives.
Je dois le reconnaître, j'ai le syndrome du bon élève. Je suis content en premier lieu quand je me tourne vers ma mère ou vers Marine. Parfois, elles peuvent se confondre. j'ai toujours peur du jugement des autres. Je suis toujours content, je dois le dire, d'être digne de la méritocratie républicaine ou en tout cas d'essayer de l'être. Nous sommes en 2024. Vous aviez accepté à l'époque de recevoir le prix du député de l'année décerné par le trombinoscope dans les salons d'honneur de l'Assemblée nationale. Vous vous revendiquez pourtant anti-système.
Est-ce que finalement, vous, le bon élève, et on entend d'ailleurs votre émotion ce jour-là, est-ce que vous n'avez pas terriblement envie justement d'être reconnu par ce système ? J'ai un peu, je ne sais pas dire, j'étais à confession, mais effectivement, j'ai reconnu, il y avait un paradoxe. Parfois, il faut vivre avec ces paradoxes qui d'ailleurs nous protègent contre l'arrogance et l'extrémisme. Je suis effectivement anti-système et j'ai le syndrome du bon élève, c'est vrai. Mais je le sais, vous voyez, enfin je le sais, en tout cas, j'ai essayé de me soigner, si je puis dire. Je tiens à dire que ma mère et Marine Le Pen étaient très mécontentes de ce rapprochement que j'ai fait.
C'est le cœur qui a parlé, j'imagine. Oui, exactement. Vous revendiquez aussi d'être un populiste au sens strict du terme. C'est comme ça que vous l'énoncez vous-même. Alors moi, je suis allée voir la définition la plus référente, celle qui fait référente dans les travaux universitaires contemporains, c'est celle du politologue Kasmud. Que dit-il ? Il dit que le populisme est une idéologie qui considère que la société divisée en deux groupes homogènes, le peuple pur versus l'élite corrompue. Est-ce que l'élite, d'abord, elle est forcément corrompue et est-ce que vous-même, vous ne faites pas aujourd'hui partie de l'élite ?
Si, alors moi, j'ai une vision un peu différente, un peu inspirée de la République romaine et du bonapartisme et du gaullisme qui est que les élites doivent obéir au peuple et que si elles n'obéissent plus au peuple, elles sont dans une logique de corruption, effectivement. Il faut obéir au peuple. Quand le peuple dit que les élites se sont trompées, les élites doivent reconnaître qu'elles ont tort et s'adapter, pas toujours vouloir faire l'inverse de ce que les gens ont voté. D'ailleurs, l'origine de tout ça, c'est le référendum de 2005.
Les Français et les Françaises voulaient une autre construction européenne et les élites politiques françaises majoritairement lui ont dit « Non, vous avez mal voté, on va faire ce qu'on veut. » Donc quand on dit le RN est populiste, pour vous, ce n'est pas un gros mot ? Pas du tout. Le gros mot, c'est démagogique. Démagogique, c'est quoi qu'il en coûte, toujours faire ce qu'on pense qu'une majorité veut. Ce n'est pas ça, le populisme, c'est vraiment de toujours considérer que c'est le peuple qu'on gouverne, pour le peuple, par le peuple et pour le peuple.
Vous êtes issu d'un milieu modeste, le pur produit de la méritocratie, surdiplômé, Sciences Po Paris, l'ESSEC, ESSEC, vous êtes gaulliste, souverainiste et homosexuel assumé. Vous dites « Appartenir à une minorité me rend allergique à l'idée même de discrimination. » Donc ce sont vos mots. Pourtant, lorsque vous défendez par exemple la préférence nationale, est-ce que ce n'est pas une forme de discrimination ? Non, pas du tout parce que ce n'est pas fondé sur une identité, c'est fondé sur une réalité objective. Vous êtes ou vous n'êtes pas français et si vous aimez la France, vous êtes naturalisé. Bon, voilà. Donc la citoyenneté, c'est des droits et des devoirs, ce n'est pas que des droits.
Ça n'a rien à voir. D'ailleurs, c'est une notion à la base de gauche dans le cadre de la Révolution française. La nation est une notion à la base sur l'échiquier politique de 1789-93 de gauche. Voilà, on va se battre à Valmy ou à Fleurus pour la nation et ça donne des droits et des devoirs. Et moi qui voyageais dans un certain nombre de pays, il n'y a que en France, on considère qu'associer des droits et des devoirs à une nationalité serait d'extrême droite. Enfin, c'est une dérive que je ne m'explique toujours pas du débat politique français qui rend d'ailleurs les choses pas très intéressantes parce qu'on ne peut pas parler des vraies discriminations qui sont réelles.
Moi, je ne les nie pas. Parfois, dans ma famille politique, certains peut-être les sous-estiment, mais elles existent. Moi, je parle souvent des discriminations du racisme qui existe. Ça existe. Ça ne sert à rien de dire que ça n'existe pas. Mais tous les racistes existent.
Ça existe dans votre famille ? Comment ?
Ça existe dans votre famille. Mais ça existe partout. Non, mais c'est pas pour pas répondre.
Vous venez de dire parfois peut-être dans ma famille, certains ne le voient pas. Non, c'est qu'on les sous-estime.
C'est-à-dire que nous, parfois, on peut sous-estimer l'efficacité de l'idéal républicain en considérant que parce qu'il y a un idéal républicain en France, il n'y a pas de discrimination sur le logement, sur l'emploi. Ça existe. Mais il y a aussi du racisme contre des personnes de couleur. Il y a des racismes anti-blancs. Il y a de l'homophobie. Il y a de la misogynie. Il y a de l'antisémitisme. Il y a aussi des réactions contre les chrétiens. Il n'y a pas de raison de classifier les discriminations. Il faut lutter contre toutes les formes de discrimination. Et sur cette homosexualité que vous assumez, est-ce que c'est compliqué aujourd'hui d'être un homme politique et d'être homosexuel ?
Non. C'est pas compliqué. C'est allé très vite. C'est sûr qu'en 20 ans, c'est le jour et la nuit. D'ailleurs, il suffit de parler des hommes politiques plus âgés. Pour eux, ça a été un bouleversement. C'est vrai. Des femmes. Je vais vous dire ce qui aujourd'hui est plus compliqué. D'ailleurs, on en parle moins. Je trouve que c'est plutôt pour les femmes homosexuelles qui ont encore beaucoup de difficultés parfois à exister, à pouvoir concilier leur aspiration à être élue et leur intimité pour des raisons qui seraient trop longues ici à expliquer. Mais il y a encore une violence. Il y a encore une violence.
Il se trouve que j'ai été agressé au couteau en 2019 où l'enquête, malheureusement, n'a jamais réussi à aller jusqu'au bout. Mais dans les conditions de l'agression et ce qui s'est passé ensuite avec la diffusion du contenu de mon téléphone puisque l'objet de cette agression était d'avoir le contenu de mon téléphone, c'était homophobe. Je ne sais pas qui, malheureusement, exactement m'a agressé à ce jour, même s'il y a quelques idées. Mais c'était une agression homophobe. Quand vous avez la lame d'un couteau qui rentre dans votre paupière, je ne vais pas vous dire que c'est quelque chose qui vous traumatise d'une certaine manière.
Jean-Philippe Tanguy, nous vous avons demandé ce dimanche de venir avec une carte blanche. Vous avez choisi le thème de la natalité. Que voulez-vous dire sur la natalité ?
Je veux dire que la meilleure chance de relancer la natalité dans notre pays, il y a la politique familiale que défend Marine Le Pen, évidemment, sur les allocations, sur la demi-part, sur l'accessibilité du logement. La demi-part. Mais il faut aussi la demi-part fiscale, pardon, à partir du deuxième enfant. Je veux aussi souligner que je pense que vraiment la clé de cette natalité, c'est l'égalité homme-femme. Qu'est-ce que je veux dire par là ? On voit dans les pays développés, j'insiste là-dessus parce que ce n'est pas le cas dans les pays en voie de développement ou les pays très défavorisés, la clé de la natalité, c'est l'égalité homme-femme.
Si les hommes et les femmes n'ont pas, évidemment les femmes en premier lieu, n'ont pas la certitude de pouvoir mener leur carrière professionnelle, leur émancipation personnelle de la même façon avec une famille et avec une carrière, ça ne fonctionnera pas. Et parfois, je trouve qu'on a une vision très caricaturale où on oppose l'épanouissement familial et l'épanouissement professionnel. Je pense que ça gage beaucoup de vie, qu'il y a beaucoup de femmes et d'hommes qui sont prisonniers de ce paradoxe ou de ce choix, ce dilemme qui ne devrait pas en être un et que quand je vois certains qui disent la solution, c'est juste donner de l'argent et revenir à la maison, ça n'est pas une solution.
On le voit dans des pays comme l'Italie, la Pologne, la Hongrie, ce modèle familial ne fonctionne pas. Et l'autre solution qui serait de juste croire qu'il suffit d'avoir une carrière pour être mère ou père, ça ne marche pas non plus. Donc, on avait un modèle en France qui fonctionnait bien. Je trouve qu'il a été brisé par des divisions politiciennes entre essentiellement François Hollande et à l'époque Nicolas Sarkozy et qu'il faudrait revenir à un consensus national comme on l'avait fait avec le Conseil national de la résistance qui n'était pas parfait évidemment mais quand même qui fonctionnait bien.
Mais égalité hommes-femmes, ça veut dire que vous lancez quand même un appel aux entreprises en leur disant attention aux carrières des femmes. Évidemment. Non mais ça c'est très important. On est très en retard. Moi je l'ai compris, j'ai vécu au Japon. J'ai travaillé au Japon. Alors c'est le modèle extrême inverse. Des femmes riantes qui devaient briser littéralement leur carrière et on ne savait même pas pourquoi. C'est-à-dire que quand j'en parlais à mes collègues, pardon, hommes ou femmes au Japon, ils ne comprenaient même pas pourquoi ils étaient aboutis à cette réflexion, à ce réflexe ridicule.
Alors en France, on n'en est pas là, mais il y a encore beaucoup de discrimination et surtout d'auto-censure. Et ça je le vois aussi dans le monde politique et Marine Le Pen le dit très souvent à nos consoeurs et à nos adversaires féminines aussi parce que moi je suis pour que tout le monde s'engage, même nos adversaires. il y a de l'auto-censure chez les Françaises et donc il faut vraiment convaincre et donner les conditions pour ne pas qu'il y ait cette auto-censure.
L'inscription du droit de la liberté de recourir à l'avortement dans la Constitution en mars 2024, votre groupe était très divisé, vous vous étiez sur quelle ligne ?
Moi j'ai voté pour dès le début et j'étais un peu pris mon bâton de pèlerin, c'est vrai, pour convaincre mes collègues avec d'autres et Marine Le Pen et Jordan Bardella en premier lieu qu'il fallait être majoritairement pour et à la fin le groupe RN était majoritairement pour. C'était important parce que vous voyez il y a des remises en cause on le voit au niveau européen des influences qui viennent des Etats-Unis en France on n'est pas spécialement menacé mais si un jour il y avait une majorité en Europe contre la France pour limiter le droit d'accès à l'IVG on serait bien content d'avoir la souveraineté nationale et voilà plus fort comme remarqué parce que il y a M.
Rotaillot que le groupe qui a le plus voté contre l'IVG dans la Constitution c'est l'air.
On passe à France 2027 vous venez de prononcer le mot Souveraineté question de Françoise Fresseuse Oui question de la souveraineté
question essentielle parce que l'Europe se retrouve aujourd'hui complètement sur la défensive du fait de la guerre tarifaire initiée par l'administration Trump mais aussi de la puissance de la concurrence chinoise qu'on découvre à peu près dans tous les domaines alors en début de semaine dans la presse européenne dans le monde notamment Emmanuel Macron a tiré la sonnette d'alarme il a appelé à un sursaut en jugeant dans la foulée du rapport Draghi qu'il faudrait investir pas moins de 1200 milliards d'euros par an pour ne pas se retrouver complètement balayé d'ici 5 ans dans des secteurs aussi stratégiques que la défense des technologies liées à la transition écologique l'intelligence artificielle le quantique il prône pour y arriver un emprunt commun européen est-ce que vous pourriez le soutenir sur cette ligne là ?
sur la ligne il faut des investissements d'avenir oui sur le fait que c'est par l'Europe non je vais vous dire le budget sacrifie les dépenses d'investissement en France voilà et c'est trop facile d'aller demander de l'argent en Europe qu'on sacrifie en France et pour quel programme ?
les programmes aujourd'hui lancés par l'Union Européenne ne fonctionnent pas mais quand vous regardez l'état des finances publiques françaises on a peine à croire qu'on pourra relever le défi de la souveraineté tout seul moi je ne suis pas d'accord avec vous je ne pense pas je pense qu'il y a beaucoup de gabgiques il y a beaucoup d'économies sur les strates territoriales sur la surréglementation sur les marchés publics et qu'on peut dégager des marges de manœuvre pour investir aujourd'hui la Commission Européenne est complètement incapable de faire ses programmes d'investissement moi je suis rapporteur spécial sur le budget européen c'est une gabgie monumentale il y a des cabinets de conseil alors on critique au niveau français mais alors au niveau européen c'est la gabgie totale et vous aviez des intérêts contradictoires regardez ce qui s'est passé avec l'avion de combat franco-allemand on a perdu des années des années importantes stratégiques parce qu'à la fin la souveraineté ne se partage pas donc soit on donne nos secrets aux allemands et ils les volent parce que c'est ce qu'ils savent faire soit on le fait tout seul mais est-ce qu'on peut y arriver tout seul avec nos petits bras ?
oui et bien le rafale ça a fonctionné Ariane il y a une très belle fusée qui vient de décoller c'est essentiellement les français qui ont fait le programme Ariane les allemands sont venus parasiter le système comme toujours voilà il faut avoir confiance en nous et faire des programmes à la carte d'ailleurs j'ai vu que Bruno Le Maire revenait à l'Europe à la carte comme le veulent les vrais gaullistes donc l'Europe à la carte donc on lance des idées s'il y en a qui veulent venir d'ailleurs pas forcément que dans l'Europe l'Union Européenne le Royaume-Uni peut venir la Norvège, la Suisse et on fait des beaux projets et on arrête d'attendre tout le monde parce que vous avez des passagers clandestans en Europe qui freinent tout ou qui sont totalement sous la domination atlantiste des Etats-Unis donc en fait vous avez des amis comme ça vous n'avez pas besoin d'ennemis quand vous voyez l'Allemagne et l'Italie se rapprocher sur une ligne libre-échangiste et assez atlantiste on se demande où sont les alliés du Rassemblement National en Europe aujourd'hui mais c'est vrai que ça c'est la limite de ce qu'on peut appeler des alliés évidemment nous on a toujours dit en tant que souverainiste c'est difficile à comprendre ça je le comprends parce que c'est un peu paradoxal comme position que si vous êtes souverainiste vous savez que vos alliés n'en sont pas forcément puisque vous savez que vos alliés souverainistes défendent l'intérêt des nations donc nous on ne croit pas à l'intérêt on ne croit pas au peuple européen on ne croit pas à l'intérêt supérieur d'un peuple européen tout ça on pense que c'est beaucoup de baratin qui consiste à être très naïf pour la France et depuis 30 ans qu'il y a la construction urbaine en France on parle du couple franco-allemand cette expression n'existe pas en Allemagne et donc comme cette espèce de délire erotomane des français pour les allemands nous a mené à beaucoup d'erreurs on revient à l'EPR je rappelle que les surcoûts de l'EPR c'est parce qu'on a fait confiance aux allemands Jordan Bardella et le groupe des patriotes au parlement européen ont voté cette semaine contre le prêt de 90 milliards d'euros accordé à l'Ukraine par l'Union Européenne cette aide est absolument décisive dans le contexte actuel parce qu'on sait que les Etats-Unis sont en train de se retirer et pourquoi le RN a-t-il voté contre ?
Est-ce que c'est pas au fond le signe qu'il reste russophobe et pro-poutinien ? Mais pas du tout c'est juste qu'il n'y a pas de garantie financière sur ce prêt et donc en fait aujourd'hui c'est pas un prêt c'est un don et nous on considère qu'on ne peut pas se permettre de faire un don Mais est-ce que c'est pas au fond des faux arguments pour dire non il ne faut pas aider l'Ukraine ? Mais pas du tout on a soutenu l'essentiel la quasi-totalité jusqu'à présent de l'effort de guerre Et vous voyez le signal ?
Non mais le signal on ne peut pas toujours être dans le chantage c'est-à-dire que si on dit non on est pour Poutine on ne peut pas raisonner on ne peut pas réfléchir comme ça Non mais ça intervient un moment crucial pour l'Ukraine Mais c'est toujours crucial les Ukrainiens sont en guerre physiquement occupés 20% de leur territoire occupés par une armée étrangère qui a enfreint toutes les règles du droit international et de la décence humaine donc c'est toujours crucial
Il n'y a pas de menace pour nous ? C'est-à-dire que vous considérez Il y a une menace Alors s'il y a une menace ça ne vaut pas qu'on y mette de l'argent ?
On peut mettre de l'argent à des conditions et au fait aujourd'hui on peut négocier on ne peut rien négocier on ne peut rien dire parce que soit on dit oui à tout soit on est pour Poutine C'est pas sain pour le débat démocratique L'Ukraine le peuple ukrainien est très courageux il y a aussi des problèmes en Ukraine il y a des problèmes de corruption il y a des problèmes institutionnels
Donc on a le temps d'attendre que tous ces problèmes-là soient réglés pour peut-être donner de l'argent nécessaire aux ukrainiennes
Déjà vous savez très bien que 90 milliards ne vont pas être versés d'un coup donc ce n'est pas le sujet mais on ne peut pas toujours être dans le tout ou rien et je trouve ça dommage Sauf que c'est des moments cruciaux c'est vraiment des moments où si on abandonne l'Ukraine elle peut tomber et si l'Ukraine tombe on peut être menacé aussi Nous n'avons et vous le savez Madame Fressoz pas dit qu'on était contre toute aide on a dit qu'il fallait que cette aide ait des garanties aujourd'hui nous dire vous serez remboursés parce que c'est Poutine qui va rembourser et faire croire ça aux Françaises aux Français c'est pas très honnête et vous le savez donc soit au moins que nos adversaires soient honnêtes et disent c'est un don et dans ce cas-là le débat se fera autrement Le débat se fera sur d'autres termes Madame Le débat se fera sur d'autres termes Mais excusez-moi mentir aux gens en disant c'est Poutine qui va rembourser Mais on n'est pas dans une ambiguïté J'invite tous ceux qui s'intéressent d'aller voir les auditions que j'ai menées en tant que président de la commission sur les ingérences étrangères toutes les auditions sur le carrus Vous allez voir ce que je disais les questions que je posais sur le carrus C'est autre chose que les présidents de commission macronistes qui couvrent tout ce qui leur plaît pas
Jean-Philippe Tanguy vous connaissez le principe c'est la fin de l'émission on passe au vrai ou faux c'est parti Le ministère de l'Intérieur a raison de classer LFI à l'extrême gauche vrai ou faux ?
Faux et de classer personne c'est pas le rôle du ministère
Le Rassemblement National est d'extrême droite vrai ou faux ?
Totalement faux
Dans les sondages internes sur la présidentielle vous ne testez plus Marine Le Pen seulement Jordan Bardella vrai ou faux ?
Faux alors là c'est vraiment faux
Si le RN est au second tour en 2027 vous vous souhaitez comme adversaire Jean-Luc Mélenchon ça sera plus facile vrai ou faux ?
Ce sera pas plus facile
Vous vous souhaitez Jean-Luc Mélenchon comme adversaire ?
Je ne souhaite rien c'est les français qui décident mais croire que c'est plus facile c'est le début de la défaite
Bardella ou Le Pen à l'Elysée en 2027 vous vous verriez bien à Bercy vrai ou faux ?
Ah non non moi je me vois bien tranquille mais je ferai ce qu'on me demande Le ministère de l'économie Ah non Ah c'est quand même
vous y rêvez un peu ?
Ah non
La moitié du CAC 40 a déjà dîné avec Jordan Bardella vrai ou faux ? Quand vous voulez vous informer sérieusement c'est CNews que vous regardez vrai ou faux ?
Faux je regarde tout
Jean-Philippe Tanguy regardez Lisez Le Monde regardez France TV
France Inter C'est quoi je regarde ?
Merci d'avoir répondu à la question politique Merci d'avoir regardé cette vidéo
Bruno Retailleau