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Conférence de presseINA Histoire· 2 juillet 2012 3 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & international

[New York factuel débats ONU]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « la France ne laissera passer une résolution autorisant le recours à la force, rejetant au passage tout ultimatum. »
  • 0:45Chiffre
    « il faudrait beaucoup de temps pour vérifier les sites, les documents, réaliser les interviews avant de pouvoir tirer des conclusions. Cela ne prendra pas des années, ni des semaines mais des mois. »
  • 1:15Fait
    « Nous sommes d'accord pour des échéanciers et un calendrier accéléré, mais nous ne pouvons pas accepter un ultimatum dès lors que les inspecteurs font état de progrès dans la coopération, il signifierait la guerre. »
  • 1:45Fait
    « la France ne laissera passer une résolution qui autoriserait le recours automatique à la force. C'est du droit de véto dont il s'agit pour défendre le choix du désarmement contre celui de la guerre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Voilà, monsieur, bonsoir. Au conseil de sécurité de l'ONU, chacun campe sur ses positions et le nouveau rapport des chefs des inspecteurs en désarmement n'a pas fait vaciller la détermination américaine. Pas plus que la France n'a modifié sa feuille de route.

Au contraire, Dominique de Villepa a clairement dit que la France ne laissera passer une résolution autorisant le recours à la force, rejetant au passage tout ultimatum. À New York, Pascal Golemer. C'est un nouveau rapport, mais est-ce le dernier ?

Lorsqu'Ans Blicks vient s'asseoir à la table du conseil, ils sont nombreux sans doute parmi le public à se poser la question. Le chef des inspecteurs, lui tient comme prévu un discours nuancé. Il salue le début de la destruction des missiles Alamou, mais ne parle pas pour autant de coopération active de la part de l'Irak.

Faut-il donc accorder davantage de temps à Saddam Hussein ? HBX donne son calendrier. Même avec une attitude de coopération volontaire de l'Irak inspirée par une pression extérieure constante, il faudrait beaucoup de temps pour vérifier les sites, les documents, réaliser les interviews avant de pouvoir tirer des conclusions.

Cela ne prendra pas des années, ni des semaines mais des mois. Dans les couloirs journalistes et observateurs, il voit évidemment une réponse au calendrier américain. Quelques minutes plus tard, c'est à Colin Powell d'expliquer pourquoi il est inutile de donner un délai supplémentaire à l'Irak puisque l'Irak ne coopère pas.

Le temps est compté et le refus persistant de Saddam Hussein de désarmer aura des conséquences très graves. L'ambassadeur d'Irak assiste au débat a compris qu'il s'agit de l'intervention armée. Mais qui votera la résolution autorisant ce recours à la force ?

Les pays indécis sont restés prudents aujourd'hui. Pour les convaincre, Jack Strow, le ministre britannique propose de fixer un ultimatum à l'Irak jusqu'au 17 mars avant même que le document ne soit distribué. Dominique de Vilpin lui avait répondu : "Nous sommes d'accord pour des échéanciers et un calendrier accéléré, mais nous ne pouvons pas accepter un ultimatum dès lors que les inspecteurs font état de progrès dans la coopération, il signifierait la guerre." En tant que membre permanent du conseil de sécurité, je le redis, la France ne laissera passer une résolution qui autoriserait le recours automatique à la force.

C'est du droit de véto dont il s'agit pour défendre le choix du désarmement contre celui de la guerre. Mais pour débattre de ce choix, la France propose que les chefs d'État et de gouvernement se retrouvent ici au conseil de sécurité dans quelques jours. Les autres pays membres n'ont pas encore eu le temps de donner leur réponse.