Bruno Le Maire face aux contribuables
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 37 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:34RelanceRéponse partielle
Pourquoi est-il impossible de baisser la dépense publique en France ?
- 6:52OuverteRéponse directe
Aviez-vous la volonté de baisser la dépense publique en 2017 ? Qu'est-ce qui vous a empêché de le faire ?
- 15:22OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui nous empêche de continuer sur la pente de la dette ?
- 20:26OuverteRéponse directe
L'origine du déficit est-elle vraiment due aux dépenses sociales ? Que faire ?
- 34:51OuverteRéponse directe
Comment gagner une élection avec ce discours ?
- 35:35RelanceRéponse partielle
Comment baisser le nombre de fonctionnaires de manière intelligente ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Fait
« Il n'y a que deux sujets, la dépense sociale et la dette. »
- 1:49Fait
« Pourquoi la France n'a-t-elle pas profité des années calmes pour se désendetter ? »
- 4:00Fait
« C'est un modèle dans lequel on dépense plus que ce qu'on produit comme richesse. »
- 8:49Fait
« Ce qui compte, c'est la dette rapportée à la richesse créée et ce qui compte, c'est la tendance de long terme qui n'est pas bonne. »
- 9:31Fait
« François Hollande a fait le choix plutôt que de réduire la dépense, d'augmenter massivement les impôts. »
- 10:16Fait
« On a protégé nos usines, protégé notre économie, protégé les salariés. »
- 12:28Fait
« Le cap n'était pas négociable. »
- 21:08Chiffre
« 60 % de l'augmentation de la dépense, c'est la dette sociale, l'État providence d'un côté, les retraites de l'autre. »
- 22:35Chiffre
« J'ai fait une réforme des CCI en 2017. J'ai fait 1 demi milliard d'euros d'économie sur les CCI. »
- 57:56Fait
« Cette dévalorisation du diplôme et cette impossibilité d'accéder à un logement va devenir une bombe sociale. »
- 58:40Promesse
« Je propose que l'État se porte garant d'un jeune de moins de 30 ans qui demande un emprunt à la banque parce qu'il veut acheter son logement. »
- 59:23Fait
« j'ai supprimé l'ISF je le rappelle c'est un impro ce qui est perçu sur une plusvalue qui n'est pas imposable et sur l'IFI »
- 1:00:03Promesse
« Première proposition, alignement de la retraite des régimes spéciaux, des fonctionnaires et cetera avec le nôtre par exemple avec une retraite à point. »
- 1:00:03Promesse
« pourquoi on augmenterait pas tous les salaires les salaires bas salaires jusqu'à le SMIG à 2000 € contre les 39hes ? »
- 1:00:46Fait
« nous avons essayé la retraite à point et je rappelle que nous avons essayé de le faire à un moment où nous avions la majorité absolue. »
- 1:01:30Promesse
« J'ai proposé 65 ans, j'ai proposé la capitalisation qui me paraît absolument indispensable. »
- 1:02:15Chiffre
« Si on augmente de 100 € combien il va toucher à la fin ? 48. Il y a 52 qui vont partir en charge et le patron lui, il va devoir payer quasiment 300. »
- 1:02:56Chiffre
« aujourd'hui un tiers du salaire des gens en charge passe pour le financement des retraites. »
- 1:02:56Promesse
« Je veux qu'on augmente la taxation qui paye sur les géants du numérique. »
- 1:03:39Promesse
« taxer les importations qui sont lourdement carboné, notamment celle venue de Chine »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nous sommes au pied du mur et on va y venir, nous serons obligés de prendre un certain nombre de décisions pour reprendre le contrôle de nos finances publiques, sinon d'autres le feront à notre place.
Mesdames, messieurs, chers amis, merci d'être venu si nombreux pour cette rencontre exceptionnelle. Nous recevons un responsable politique qui en 2012 a fait ce que peu d'hommes politiques osent faire. Il a démissionner de la haute fonction publique. Il a donc renoncé à son filet de sécurité et a demandé aux autres, malheureusement en vain, d'en faire autant. Alors, monsieur le ministre, votre biographie est riche, mais nous allons nous concentrer sur vos responsabilités de ministre de l'économie et des finances pendant plus de 7 ans de 2017 à 2024. Vous êtes aussi écrivain et venez de publier le temps d'une décision, ouvrage dans lequel vous revenez sur les responsabilités qui ont été les vôtres. Aujourd'hui, vous êtes conseiller senior au sein d'un cabinet
de conseil en géopolitique et économie, mais aussi enseignant. Vous répétez une phrase que nous aurions pu écrire. Il n'y a que deux sujets, la dépense sociale et la dette. La dette justement chez contribuable associé, nous parlons au nom de ce qui paient et ceux qui paient regardent les chiffres. À votre arrivée à Ber, la dette publique s'est levée à peu près 2200 milliards d'euros, soit 100 % de notre PIB. Et à votre départ, elle atteignez 3200 milliards, soit 112 % de PIB. Bref, près de 1000 milliards de plus en 7 ans. Il y a eu le Covid bien sûr, il y a eu la crise d'énergie. Certes, personne ne le ni, mais les questions des membres de contribuables associés et d'une manière
générale des Français restent vraiment d'actualité. notamment pourquoi la France n'a-t-elle pas profité des années calmes pour se désendetter ? Pourquoi la dette continue-t-elle de grimper jusqu'à 3600 milliards et 120 % du PIB ? Alors, monsieur le ministre, comme d'autres responsables politiques de premier plan, vous avez accepté de venir devant des contribuables exigeons et naturellement nous vous en remercions. La conviction des membres de contribuables associés est que l'enrichissement d'un pays passera par moins d'impôts, moins de dépenses publiques et naturellement moins de réglementation, mais aussi que l'argent des Français devrait brûler les doigts de chaque responsable politique qui engage telle ou telle dépense. et
votre venue va nous permettre de mieux comprendre la machine de l'intérieur mais aussi d'écouter vos propositions compte tenu de votre manifeste pour une autre France. Alors, on va commencer par la question centrale, la question que tout le monde se pose et la question finalement qui n'a absolument jamais de réponse. Pourquoi, monsieur le ministre, est-il impossible de baisser la dépense publique en France ? parce que le modèle repose sur toujours plus de dépenses publiques, le modèle économique, le modèle social et je dirais aussi le modèle politique. Je vais remonter euh un petit peu dans l'histoire à Saint-Simon. Vous connaissez la politique du plus grand
luxe de Louis XIV qui asseyait son pouvoir sur toujours plus de dépenses publiques, forçant les courtisans à dépenser aussi toujours plus. et par ce moyen renforçant son pouvoir politique sur la cour et sur l'ensemble du pouvoir en France. 30 ans d'expérience politique m'ont amené à exactement la même conclusion. qui paye décide. Et donc payer toujours plus, dépenser toujours plus et décider toujours plus dans la France qu'quelle existe aujourd'hui, c'est le problème du modèle politique. Ensuite, nous avons un modèle social qui est aussi épuisé et mort que le modèle politique que je viens de vous décrire. C'est un modèle dans lequel on dépense
plus que ce qu'on produit comme richesse. Donc vous êtes obligé de dépenser toujours plus parce que les besoins sont toujours plus importants. La population vieillit, il a de nouvelles demandes mais dans le même temps, vous produisez toujours moins. Donc forcément la dette augmente. Enfin c'est un modèle économique qui est totalement épuisé puisque c'est un modèle qui repose sur la consommation et pas sur la production. et que l'un des grands drames français, une des tragédies françaises, c'est que le choix collectif qui a été fait et les élites emportent une lourde responsabilité, c'est de dire on sacrifie la production, qu'elle soit agricole ou qu'elle soit industrielle au profit de la consommation. Mais comme il n'y a plus assez de
production agricole et industrielle pour générer de la richesse, pour générer des salaires élevé, bah il faut redistribuer toujours plus pour financer le modèle de consommation. Donc la conclusion à laquelle j'arrive, elle est très simple et croyez-moi, elle est simple parce que j'ai longuement réfléchi que j'ai regardé ce qui s'est passé, que je me suis demandé pourquoi nous y étions pas arrivés. Ma conclusion est très simple. Désormais, nous devons changer de modèle. Tout le reste, ce sont des rustines. Vous pouvez faire des économies ici, des économies là. Vous pouvez recruter moins de fonctionnaires. Vous pouvez essayer de faire des économies sur la dépense de l'hôpital. Vous pouvez essayer de faire des économies sur l'école parce que il y a
moins d'enfants, c'est des rustines et le pays continuera de couler. Et si j'ai pris 2 ans de retrait, si effectivement j'ai fait le choix d'être totalement libre, pas revenir dans un poste de la fonction publique, pas me faire nommer, pas me faire recaser ici ou là comme tant d'autres, c'est parce que je voulais prendre le temps de cette réflexion et arrivé le moment venu qui est arrivé maintenant de dire ma vérité. Ma vérité, c'est que le modèle sur lequel nous vivons depuis 40 ans est mort et que tous ceux qui vous proposons des rustines, des arrangements avec la réalité ne permettront pas au pays de se redresser. La deuxième conviction et je termine par là, c'est que le pays a tout pour réussir. Absolument tout. C'est un
pays formidable la France, exceptionnel. Enfin, vous pouvez avoir les meilleurs industriels du monde, les meilleurs ingénieurs, les meilleures entreprises industrielles. Et si vous leur mettez des bâtons dans les roues en multipliant les normes, en multipliant les obligations, en ayant des impôts de production que j'ai fait baisser et qui ont remonté depuis 2024, ils peuvent pas réussir. Vous pouvez prendre Husen Bolt, si vous lui mettez de poids de 10 kg à chaque cheville, pardon, ce sera pas le meilleur au 100 m. C'est exactement ce qui arrive à la France. Donc il faut lui retirer ses poids, la libérer de ses poids, réinventer le modèle et je pense qu'on aura l'occasion d'y revenir pour lui permettre d'occuper la place qu'elle doit occuper en Europe, la première.
Et donc lorsque un ministre des finances arrive au pouvoir, arrive à son poste, pardon, il y a bien sûr juste avant un discours de politique générale du Premier ministre dont on entend toujours deux choses. Un, on va baisser effectivement la dépense publique et de on va baisser le nombre de normes. Lorsque vous êtes arrivé au pouvoir en 2017, est-ce que vous aviez vraiment cette cette, comment dire cette volonté farouche de justement baisser cette dépense publique d'une part ? Et d'autre part, qu'est-ce qui vous a empêché de le faire ? Très concrètement pour dire les choses autrement et d'ailleurs c'est un des grands intérêts de votre ouvrage le temps d'une décision, c'est que vous expliquez un petit peu les coulisses du pouvoir. Est-ce que vous pouvez nous
expliquer comment s'organise notamment les discussions avec les différents ministres euh notamment lors évidemment de la construction du du projet de loi de finance de l'État et de la sécurité sociale ? Alors la réponse est oui. Bien sûr que j'avais ces déterminations là parce que vous êtes contribuable, je le suis aussi et que j'estime que nous payons trop cher pour les services qui nous sont rendus. Donc, il y a beaucoup d'argent qui est dilapidé pour rien. Mais je voudrais qu'on comprenne bien la mécanique qui a conduit à un échec et qui ne nous a pas permis de rendre les comptes comme nous avons dû les rendre. Et j'aimerais qu'on comprenne aussi une deuxième mécanique, celle qui nous a mis dans le toboggan dans lequel nous sommes désormais aujourd'hui, c'est-à-dire une
situation financière qui devient dangereuse pour le pays. D'abord, je pense qu'il faut prendre les bons chiffres. Chiffres, on leur fait dire à peu près ce que l'on veut. le 1000 milliards d'euros de dette, on me la collé comme un sparadra dans le dos. Mais c'est un slogan et c'est un slogan qui est mensongé parce que la dette est intéressante à regarder quand on voyez l'actif qu'il y a en face. C'est pas grave d'avoir 100000 € de dette si vous avez une maison. Ce qui est grave, c'est que vous avez 100000 € de dette mais que ça finance vos frais de fonctionnement et qu'il y a pas de maison en face. Ça chacun doit bien le comprendre parce que je ferai toujours le pari de l'intelligence des gens et de la
réflexion et que ce 1000 milliard d'euros de d vous le dis c'est vraiment du bullshit c'est vraiment se de la gueule des gens et si je reprends la parole c'est pas pour enfiler les perles. Je prends mes responsabilités mais je veux pas non plus qu'on raconte n'importe quoi aux gens ce qui compte c'est la dette rapportée à la richesse créée et ce qui compte c'est la tendance de long terme qui n'est pas bonne. Quand vous regardez au cours des 40 dernières années, François Mitteran a fait 20 points de dette supplémentaires par rapport au PIB. Quand Nicolas Sarkozi est arrivé au pouvoir en 2002, il y avait un ratio de dette sur PIB de
65 % 2007, pardon, 65 %. C'était exactement le même que celui de l'Allemagne. Donc 2007, nous sommes alignés. 65 % de dett par rapport à notre richesse nationale. Arrive la crise financière et là nous prenons 305 points de dette supplémentaire. Vous m'entendez bien ? 35 points. Ce qui fait que lorsque j'arrive au pouvoir en 2017 comme ministre des finances, les choses ont été plutôt stabilisées par François Hollande si on est honnête. Mais comment ? par les impôts. François Hollande a fait le choix plutôt que de réduire la dépense, d'augmenter massivement les impôts. Ce qui fait qu'effectivement la dette n'a pas autant déraper sous le mandat de François Hollande parce qu'il a augmenté
massivement les impôts. J'arrive en 2017, le ratio de dette sur richesse nationale est quasiment déjà à 100. Arrivent les gilets jaunes, le Covid, l'inflation. Donc c'est vrai qu'on dépense beaucoup pour protéger les Français. Ça peut être discuté. Moi, j'estime que c'était des bonnes décisions. On a protégé nos usines, protégé notre économie, protégé les salariés. À la sortie du Covid, on se retrouve avec un niveau de dette par rapport au PIB de 113 %. C'està-dire qu'on a pris 15 points de dette supplémentaire par rapport à la richesse créée et par rapport à la richesse sauvée entre 2017 et la fin du Covid
2020-2021. Et là, on l'oublie. Entre 2021 et 2023, la dette baisse. Vous regarderez l'excellent graphique qui été publié aujourd'hui par le Figaro. La dette baisse. Elle baisse en 2021, elle baisse en 2022, elle baisse en 2023. Donc on avait commencé peut-être pas au rythme suffisant, peut-être pas assez vite, tout ça peut se discuter, mais nous étions repartis dans la bonne direction. arrive un accident dont vous avez tous entendu parler sur les recettes de l'État 40 milliards en moins. Donc ça c'est un gros pê au casque. Donc il faut réagir. Donc je reprends un certain nombre de décisions début 2024 tout à
fait impopulaire. fin du bouclier tarifaire sur l'électricité, 10 milliards d'euros d'économie sur l'État et puis je propose au président de la République quelques semaines avant les élections européennes un plan complet de rétablissement des comptes en disant voilà si nous voulons tenir l'objectif de retour sur les 3 % de déficit en 2027 qui reste tout à fait atteignable voilà ce qu'il faut faire une année blanche la désindexation on va y revenir des pensions de retraite sauf des plus modestes, la désindexation des aides sociales, le gel du recrutement des fonctionnaires. Donc c'est tout un plan de redressement que je lui propose pour qu'on tienne notre CAP. Pour moi,
le cap n'était pas négociable. J'ai un accord pour faire ça. On me dit, on va le faire après les élections européennes parce que avant c'est compliqué. Au lendemain des élections européennes, à la place du plan de redressement des comptes, il y a eu la dissolution et c'est là que commence la dégringolade parce que je le redis et croyez-moi, je suis prêt à prendre toutes mes responsabilités mais pas celles des autres. Et je veux dénoncer l'hypocrisie de ceux qui au lieu de voir que le modèle prend l'eau, mettent tout sur la tête d'un seul homme et ne règle aucun problème. Nous avions commencé à faire baisser la dette à partir de 2021, 2022, 2023. J'avais pris les mesures nécessaires pour qu'on poursuivre dans la bonne
direction. J'avais proposé un plan de redressement des comptes qui était solide, crédible et courageux. Et le choix politique qui a été fait était de dissoudre l'assemblée. Le reste vous le connaissez plus de majorité. Vous êtes obligé d'acheter des voies pour rester au pouvoir. Donc vous acceptez la fin de la réforme des retraites qui nous fait perdre un certain nombre de milliards d'euros chaque année. Vous êtes obligé de négocier avec les uns et les autres pour que tout ça tienne à peu près. Le prix c'est 120 % de dette publique aujourd'hui. Et maintenant, pour terminer là-dessus, je voudrais aussi que on remette les points sur les i, sur les chiffres en reprenant une fois
encore la bonne métrique pour faire la comparaison entre avant et après 2024. Quand j'ai été ministre des finances et une fois encore, je ne me dédouine pas de mes responsabilités, j'aurais aimé mieux faire. Mais les taux d'intérêt ont été en moyenne de 1,1 % pendant 7 ans. Ils vont atteindre les 5 % d'ici la fin de la semaine ou le début de la semaine prochaine. Pendant 7 ans, le maximum d'écart entre le taux allemand et le taux français a été de 30 points de base. Il est de 110 points de base aujourd'hui. Le taux de chômage quand je suis parti
était à 74 7,4 %. Il tangente les 9 aujourd'hui. Et la dernière année pleine que j'ai faite comme ministre de l'économie, tout ça est passé inaperçu parce que c'était une bonne nouvelle mais l'INC l'a rappelé encore récemment. La croissance de 2023, dernière année pleine où j'étais ministre de l'économie, nous avons tangenté les 2 % de croissance. Aujourd'hui, nous sommes quasiment en récession. Donc ce que je faire comprendre par là, c'est qu'il y a un avant et après la dissolution. Avant, peut-être qu'on aurait pu aller plus loin, peut-être qu'on aurait pu faire des réformes de structure. On va y venir, j'en suis
convaincu. Mais au moins, nous avions le contrôle de nos finances publiques depuis 2024, nous ne les avons plus. Et maintenant, nous sommes au pied du mur et on va y venir. Nous serons obligés de prendre un certain nombre de décisions pour reprendre le contrôle de nos finances publiques, sinon d'autres le feront à notre place. Alors, justement avant de de venir justement sur les solutions, question pédagogique en quelque sorte, qu'est-ce qui quel est le problème d'avoir une dette si importante ? puisque on voit bien s de français qui nous disent bon mais en fait c'est pas très grave d'avoir une dette si élevée et d'ailleurs ça fait 30 ans qu'on nous dit queon va qu'on est au pied du mur et c'est comme un peu la la femme de Pierre et Lel Loup au bout d'un moment
finalement on n'y croit plus pour dire les choses autrement qu'est-ce qui nous empêche de continuer en fait sur cette pente à ce que vous autorisez un peu provoquant dans cette assemblée avec joie la dette n'est pas le problème. Il y a d'autres pays qui ont des niveaux de dette très élevés, le Japon, les États-Unis. Le vrai problème, c'est le déficit. Je reprends l'exemple du ménage. C'est pas un problème d'avoir 100000 € de dette si vous avez un actif en face. Et c'est pour ça que la bonne métrique, c'est pas le chiffre brut de 1000 milliards d'euros qui ne veut rien dire. C'est rapporté à la richesse que vous avez créée. Deuxième chose, c'est que ce qui compte, c'est le déficit. Parce que le déficit, c'est ce qui vous permet de mesurer l'écart entre ce que vous gagnez, ce que
vous dépensez. C'est pas un problème d'avoir 100000 € de dette quand vous êtes un ménage si vous avez des revenus suffisants pour rembourser à échéance régulière votre emprunt. En revanche, si vous n'avez pas suffisamment de revenus et que chaque mois, il faut contracter un nouvel emprunt, trouver de nouvelles ressources parce que vous arrivez pas à rembourser votre dette, là c'est un problème. Donc malheureusement, une fois encore, on regarde le mauvais chiffre parce qu'il est spectaculaire, parce qu'il est simple. Le vrai chiffre à regarder, c'est le déficit. Qu'est-ce qui explique que les taux d'intérêt dérapent ? c'est que le déficit est de contrôle, que nous devrions être à 3 % de déficit en 27,
que c'était reporté à 29 et que très probablement on va aller vers 2030 ou aller vers 2031. Et à un moment donné, les marchés qui nous prêtent l'argent perdent confiance et donc ils nous font payer à chaque fois à cause du déficit, pas de la dette. pas de la dette à cause du niveau du déficit qui ne baisse pas, qui est la preuve que nous continuons à dépenser davantage que ce que nous produisons comme richesse, il disent "Mais ça devient de plus en plus risqué, donc je veux bien continuer à vous prêter mais à mes conditions." Donc ça va plus être 1,1 % de taux quand il y avait un ministre des finances qui était raisonnable. Mais ça va être 2, ça va être 25, ça va être 3, ça va être 3,5, ça va être 4, ça
va être 4,5, ça va être 5. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? C'est des chiffres et les chiffres ne sont pas ce qu'il y a de plus important. Ce qui a de plus important, c'est la réalité derrière. Derrière ces chiffres, nous engraissons nos créanciers. Et un moment où il y a tellement de besoins notre pays, vous avez des gens qui arrivent même plus à payer leur plein d'essence et à qui il faudrait dire "On va supprimer ces deux œufs et on va vous rendre 15 centimes par litre de carburant en plus des 15 centimes d'aide par chèque parce que vous en avez besoin, vous pouvez pas vivre autrement." On peut pas le faire. À un moment, vous avez des hôpitaux, des services d'urgence qui a besoin d'investissement, bah on peut pas le faire. Au moment où il faudrait investir dans
les écoles, dans la garde des jeunes enfants comme je l'ai proposé, j'ai jamais proposé la scolarisation des enfants de 1 an, je le précise, je souhaite juste que tous nos enfants soient bien accompagnés le plus tôt possible. On n pas l'argent pour le faire. À un moment, il faudrait construire des places de prison pour garantir votre sécurité. On a plus d'argent pour le faire parce que l'augmentation des taux et conduit à une charge des intérêts de la dette qui est passé en quelques mois de 50 milliards à 70 milliards et nous allons lentement mais sûrement vers 96 milliards. C'est quoi 96 milliards ? C'est le montant de ce que vous payez vous contribuable comme impôt sur le revenu.
Ça veut dire concrètement que chaque année, on demande à tous les contribuables de payer pour rembourser les intérêts de la dette française parce que le niveau de déficit est trop élevé et ça c'est intolérable. Donc il faut stopper l'hémorragie et on viendra aux solutions. C'est une hémorragie et une hémorragie pardon. Ça se stoppe pas en appuyant avec un point de compression et un pouce. Il faut mettre un garau. Et le garau, il faut vraiment qu'il soit solide si on veut que l'hémorragie cesse. Nous en sommes là aujourd'hui. Ce que nous avons l'habitude de dire à contribuable associé quand on parle de la dette, c'est simplement diviser la dette par le nombre de Français. Et en fait, on s'aperçoit que chaque année, nous faisons individuellement,
c'est-àdire du nourrisson au senior, un chèque de 1100 € simplement pour rembourser les intérêts de la dette. Donc pour dire les choses autrement, sur une famille de deux enfants, c'est donc plus de 4000 à peu près 4500 € qui partent en fumée quasiment tous les ans. Alors justement, venant de solution, est-ce que pour vous l'origine du déficit, puisque vous êtes effectivement très concentré sur déficit à à juste titre, est-ce que le déficit est vraiment dû à euh à des dép aux dépenses sociales et si oui, que faire pour justement baisser ces dépenses sociales ? Il y a un remarquable livre que je vous recommande, le fond de recommander le mien. C'est celui de Nicolas Dufour sur la dette sociale. Je pense que tout est écrit, documenté et fait comme je l'aime. C'est-à-dire avec beaucoup de
sérieux, beaucoup de rigueur et surtout, contrairement à d'autres livres que j'ai lu récemment, beaucoup d'honnêteté. Beaucoup d'honnêteté. 60 % de l'augmentation de la dépense, c'est la dette sociale, l'État providence d'un côté, les retraites de l'autre. Donc comment est-ce que vous pouvez faire pour ce qui est pour moi ma préoccupation quotidienne reprendre le contrôle de nos finance publique que nous avions je le redis jusqu'en juin 24. Reprendre le contrôle de nos finances publiques, c'est d'abord stopper l'hémorragie immédiate et on pourra pas se contenter de rustine. Je suis le seul responsable politique,
c'est ma liberté à dire les choses avec beaucoup de franchises, n'ayant absolument rien à perdre, rien à gagner non plus, sauf je l'espère le respect de mes compatriotes. Pour stopper l'hémorragie quand vous êtes ministre des finances, je l' été pendant 7 ans, les leviers à la disposition du gouvernement sont limités. Tous ceux qui vous disent faut réduire le nombre de fonctionnaires, faut fermer le CU, faut arrêter avec les agences, il se fiche de vous. Je vous lis très sincèrement. J'ai fait une réforme des CCI en 2017. J'ai fait 1 demi milliard d'euros d'économie sur les CCI qui sont des organismes respectables, utiles, mais
qui à mon sens avait un train de vie, un mode de fonctionnement qui pouvait être réformé et allégé. Mais ça m'a pris 18 mois de discussion, de négociation et nous avons obtenu 1 demi milliard d'euros d'économie au bout de 18 mois de discussion qui ont été mises en œuvre sur 4 ans. Mais ce c'est la même chose sur la réduction du nombre de fonctionnaires, la fermeture de certaines agences ou toute autre proposition qui n'est pas absurde en soi mais qui ne permet pas de stopper l'hémorragie immédiatement. Les seuls instruments à votre disposition, c'est quoi ? C'est un baisser les dépenses des ministères. Ça a déjà été fait par le gouvernement. Et
puis à un moment donné, de toute façon, il faut quand même payer les gens, payer les dépenses de fonctionnement. Vous arrivez très vite à la limite de cet exercice. Ensuite, les seules décisions à la hauteur de la gravité de la situation et qui soit efficace, c'est la désindexation des pensions de retraite. Je propose de un point et d'épargner les plus petites retraites évidemment. C'est la suppression de l'avantage fiscal à 10 %. C'est le gel du recrutement de tous les fonctionnaires. C'est le gel de l'avancement des fonctionnaires qui représente à peu près 6 milliards d'euros d'économie. C'est la réduction de la contribution de la France à
l'Union européenne parce que je vois pas pourquoi la France qui aujourd'hui un niveau de vie moyen inférieur à celui des autres pays européens continuerait à payer plus que les autres pays européens. c'est le maintien de la surtaxe à l'impôt sur les sociétés par souci de justice parce qu'il me paraît quand même très difficile d'aller expliquer qu'on va demander un effort particulier aux français mais que on va retirer l'effort qui est demandé actuellement aux grandes entreprises avec l'ensemble de ces mesures et il n'y en a pas d'autres à disposition immédiate. C'est pas des mesures qui me font plaisir, c'est pas des mesures que je prends pour punir qui que ce soit. Mais avec l'ensemble de ces mesures, vous faites 30 milliards d'euros d'économie et vos taux demain
redescendent immédiatement à 3 ou 2 %. pour nos entreprises qui doivent emprunter pour investir, pour nos enfants qui vont aller à la banque, qui vont vouloir contracter un emprunt pour acheter un logement, pour acheter un appartement et qui ne pourront plus le faire parce que les taux vont monter à 6 ou 7 % quand ils iront à la banque. C'est une nécessité absolue de reprendre le contrôle. Ensuite, il faut pas le faire en désespérant billet en cours. C'est que si vous le faites en vous disant voilà, c'est uniquement ça et puis pour le reste je laisse tomber, ça peut pas passer. Il y a deux conditions complémentaires indispensables.
La première c'est de fixer une durée. C'est des indexations, vous les faites jusqu'à ce que vous soyez revenu sous les 3 % de déficit public. Et le jour où vous êtes sous les 3 % de déficit public, vous arrêtez avec ces mesures qui sont évidemment des mesures difficiles pour tout le monde. La deuxième condition, c'est qu'il faut que ce soit une bonne fois pour toutes que ce qui serait inacceptable, c'est de dire je règle le problème conjoncturel mais je ne règle pas le problème structurel. Donc ça n'est acceptable et ça c'est le cœur de ma proposition que si vous dans le même temps vous changez le modèle économique et social français.
Vous introduisez une réforme des retraites avec une part de capitalisation qui évidemment sera bonne pour tout le monde parce que ça vous permet d'avoir 1 € qui en vaut 2,50 € au moment où vous partez à la retraite. C'est quand même assez satisfaisant. C'est ce que j'ai fait que le produit ép retraite et c'est ce qu'il faut développer. Vous mettez en place un nouveau modèle d'assurance chômage en réduisant la durée d'indemnisation et en augmentant la durée de cotisation pour avoir droit à l'indemnisation pour que ce soit un vrai filet de sécurité et pas une assurance qui dure pendant des mois et des mois sans qu'on sache très bien si elle est véritablement efficace. Moi je propose un plafondement à 2000 €. Alors tout le monde hurle mais c'est ça la solidarité. La solidarité
c'est pas l'assurance. C'est pas la même chose. Et moi l'état que je propose, c'est un état de solidarité, ce que j'appelle un état puissance, mais pas un état providence qui rembourse tout à tout le monde tout le temps queles que soient les conditions. Même chose sur la santé. Je propose une transformation en profondeur de la santé dans laquelle on va séparer les grands risques sur lesquels personne doit se poser de questions. Est-ce que je pourrais payer ? Est-ce que ça va me coûter cher ? Parce que quand vous avez un cancer, quand vous avez Alzheimer, quand vous avez une infection de longue durée, par exemple si vous avez du diabète, vous avez autre chose à faire. Quand vous avez des dialyses qui sont difficiles, douloureuses, longues, vous avez autre chose à faire que de penser à
votre compte en banque. Mais pour tous les autres risques qui sont pas des risques majeurs, il y a pas de raison que ce soit dans la solidarité. Donc voilà ce que je propose, une décision immédiate sur une durée courte jusqu'au retour au 3 % de déficit accompagné de réformes de structures qui garantissent aux français que l'équilibre fondamental de notre modèle économique et de notre modèle social est garanti. et donc on se projette vers l'avant au lieu de sans cesse revenir sur ces sujets permanents qui je vous le dis très sincèrement ne sont pas des sujets intéressants, ne sont pas les sujets prioritaires pour la France. Les sujets prioritaires pour la France c'est
quoi ? C'est retrouver une capacité de production industrielle. C'est réussir à avoir nos propres technologies pour pas être les vassaux de la Chine et des États-Unis et ne pas être menacé demain par le monopole américain sur l'intelligence artificielle. car croyez-moi, les grands géants de l'attaque américain ne veulent pas le bien de l'Europe. Ils vous veulent comme consommateur mais surtout pas comme producteur. Ça c'est un vrai enjeu. Le vrai enjeu c'est comment est-ce qu'on garantit notre sécurité face aux menaces extérieures qui sont réelles. Le véritable enjeu, c'est de défendre la langue française. C'est s'assurer que nos enfants maîtrisent correctement le français, lisent correctement le français, sont bien éduqués, démarrent bien dans la vie. Mais c'est ça les priorités les plus
urgentes. Donc pourquoi est-ce que je dis avec beaucoup de force et beaucoup de clarté ce qu'il faut faire sur les finances publiques ? c'est que toutes les épreuves que j'ai traversé, elles n'ont qu'un seul mérite. Personne aujourd'hui ne connaît mieux le système que moi. Personne ne connaît mieux les gens tourloupe, des politiques qui vous expliqueront que on peut raser gratis demain et qu'il y a pas besoin de faire d'efforts. Personne ne connaît mieux le visage de ces tartufes qui viennent vous expliquer mais si on peut arriver à régler le problème, pas besoin d'écouter ce qu'il vous disent qu'il y a des décisions difficiles à prendre, c'est faux. Le modèle est en bout de course, il va pas faire 100 m de plus. Donc il faut le changer maintenant.
Alors justement avant avant de venir aux questions de la salle, comment gagner une élection avec ce discours-là quand nos responsables politiques ont construit un modèle où vous avez l'État qui est absolument partout et qui est tellement généreux en quelque sorte que vous avez aujourd'hui, comme vous le savez 60 % de la population qui reçoivent davantage de l'État qu'il n'y contribuent. Autrement dit, est-ce qu'il y a pas un le le la pieuvre est est tellement énorme que pour un responsable politique, il est le discours que vous tenez aujourd'hui euh est quasiment euh inaudible politiquement ? Moi, je crois pas. Moi, je je très sincèrement je ne je ne crois pas. Vous connaissez la fable du chien et du loup. Attaché, dit
le loup. Moi, je suis plus attaché. Je suis totalement libre. totalement libre. Je dépends de personne. On m'a pas nommé un poste. J'ai pas été recasé. J'ai pris mon risque. Je suis totalement libre. J'ai mes propres revenus. Les contribuables n'y participent pas. Donc ça me donne une capacité à dire les choses et j'ai une expérience que d'autres n'ont pas qui m'amènent à dire voilà mon expérience elle peut vous être utile, je connais le dessous des cartes et donc je vais vous dire comment on peut y arriver parce que moi j'y suis pas arrivé et je sais pourquoi j'y suis pas arrivé. Donc comme je n'aime pas refaire deux fois la
même erreur, je sais que les entoureloupes et les chemins sinueux ne condui nulle part. Seule la voie droite vous permettra d'arriver à rétablir les comptes une bonne fois pour toutes dans le pays. J'ajoute parce que c'est mon expérience que ça demande aussi une autre méthode. Il faut changer la manière dont on vote les budgets en France. Aujourd'hui, vous avez un délai d'examen du budget 70 jours. Réduisez-le à 30 parce que chaque jour qui passe, il y a une proposition de dépense supplémentaire. réduisez le droit d'amendement des parlementaires puisque à chaque budget, ils m'ont proposé entre 70 et 100 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Donc si vous réduisez le droit
d'amendement des parlementaires, vous réduisez les propositions de dépenses et ces propositions de dépenses, vous êtes systématiquement battues parce que les parlementaires, j'en jette pas la pierre. Qu'est-ce qu'il propose ? Des choses qui sont toujours sympathiques mais qui ont un seul défaut. Il y a jamais de choix qui est fait. Moi quand on me dit il faudrait par exemple prendre en charge les dépenses des responsables associatifs parce queils prennent leur voiture, ça coûte cher, ils donnent de leur temps pour les autres, il faudrait qu'ils aient un crédit d'impôts. Pourquoi pas ? C'est pas une mauvaise idée. Mais dans ce cas-là, si on fait ce choix là, il faut renoncer à autre chose. Or, dans le système parlementaire, celui qui propose ne renonce jamais et ceux qui renoncent
autour de la table. Donc il faut réduire le pouvoir d'amendement des parlementaires sur le budget. Alors immédiatement vous crie, c'est la dictature. Manière que dès que vous faites 1 € d'économie, vous dit c'est l'austérité. Donc entre l'austérité et la dictature, vous pouvez plus rien faire. Et moi je vous dis simplement que la Grande-Bretagne n'est pas une dictature et qu'en Grande-Bretagne, il y a une limitation du droit d'amendement des parlementaires. La troisième chose que je propose, c'est que le ministre des finances ait un droit de véto sur la dépense. On dit : "C'est le premier ministre, mais non, parce que le premier ministre, il est au confluent des revendications de chacun de ses ministres et c'est compliqué finalement pour lui de trancher."
Donc il faut un gars un peu tétu, un peu borné qui est celui qui dit non. Il se trouve que dans deux autres grandes démocraties, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, les ministres des finances sont toujours vicenseliers où ils occupent comme en Grande-Bretagne une place très à part quasiment à équivalence avec le Premier ministre. Moi, je suis très copain avec un ancien premier ministre britannique, Richis Soua qui est un type absolument formidable. J'aime beaucoup, c'est un vrai ami. Il a été ministre des finances plus premier ministre mais dit "Ben en fait moi quand j'étais ministre des finances, j'avais plus de pouvoir sur le budget que comme premier ministre. En France, ça devrait être le cas aussi parce que sinon il vous arrive ce qui m'est arrivé un nombre de fois
absolument incalculable, vous êtes cassé la bibine à faire 300 millions d'euros d'économie sur je ne sais trop quel budget. Puis le matin, vous ét épuisé, pas dormi de la nuit, vous allumez la radio et vous avez un collègue du gouvernement qui triomphalement va sur la matinale de RTL vous dire "Je vais dépenser 4 milliards d'euros pour les trains de jonction de province entre les petites villes." Tout le monde applaudit. Il faut des trains pour les petites villes, c'est bien. Et vous, vous êtes comme un couillon avec vos 300 millions d'économies et vos 4 milliards de dépenses supplémentaires à trouver. Ça c'est plus possible. Merci monsieur le ministre. Je vous propose de passer aux questions à la salle en vous rappelant les règles d'usage, d'être le plus court possible
et s'il vous plaît euh questions, pas de commentaire cher monsieur. Oui. D'abord je voudrais vous vous féliciter pour votre courage parce que c'est pas commode de répondre de 7 ans de ministère des finances. Je voudis dire deux trois choses avant ma question. J'ai lu avant de venir relu de Cloette dont on parle pas beaucoup mais qui avait dit tout ce qui va arriver maintenant d'une autre manière que vous l'énoncé mais j'ai relu aussi euh ce que vous disiez lors de la primaire de la droite parce que j'étais au parti républicain à l'époque 500000 fonctionnaires en moins vous disiez ça et j'ai relise ce que vous disiez bien sûr dans votre livre d'ailleurs je trouve que vous vous êtes un très bon écrivain c'est une autre qualité la ma question est simple moi j'ai j'ai été à
la protection Gicher la jeunesse pendant 40 ans. On avait 4500 fonctionnaires quand je suis arrivé, c'était au en 75, on en a 9500 et vous savez ce qui se passe ? Les gens travaillent deux fois moins. Je parle des opérateurs de terrain, je suis dans un tribunal. Donc vous disiez, on ne peut pas baisser le nombre de c'est difficile de baisser le nombre de fonctions. Sarkozi l'a fait moi j'ai géré, j'étais responsable, j'ai géré la la RGPP. J'étais, on m'a dit il faut fermer des postes. Alors moi ce que j'ai géré en tant que responsable syndical c'est éviter qu'on ferme n'importe comment. Là baisser le nombre de il faut le faire d'une manière intelligente mais on peut baisser le il y a des politiques qui l'ont fait l'ont fait et il y a il y a des marges
importantes et le grand reset dont vous parlez c'est aussi une réforme complète de l'État et des collectifs collectivités locales. Comment vous l'envisagez ça ? Parce que vousen avez pas parlé ce alors vous avez parfaitement raison. Alors, je voudrais bien me faire comprendre, hein. Je je n'ai jamais dit qu'il fallait pas réduire le nombre d' fonctionnaires. Je dis juste que ceux qui vous disent que pour le budget 2027, alors que nous sommes au bord d'un accident financier, il suffit de supprimer un certain nombre de fonctionnaires sont des menteurs. Et croyez-moi, je suis pas là pour mâcher mes mots et je compte pas les mâcher dans les prochaines semaines parce que j'en ai assez d'hypocrisie des uns et des autres. Donc qu'on réduise le nombre de fonctionnaires. Oui. En se
disant et c'est dans le fond l'un des grands débats qui devrait avoir lieu en 2027. Qu'est-ce que fait l'État ? Qu'est-ce qu'il ne fait plus ? Et comment il le fait ? Qui est responsable de quoi ? Et on s'apercevra que l'État s'est répandu dans un nombre d'activités absolument incroyable où il n'a pas lieu d'exercer son activité parce qu'il est soit inefficace, soit trop coûteux par rapport à d'autres agents qui pourraient intervenir. On s'apercevra ce que vous connaissez tous, c'est que nous avons multiplié les structures à côté de l'État qui déresponsabilisent l'État et les ministres et qui sont totalement inefficaces. Donc vous avez un ministre des sports
mais vous avez une agence nationale des sports. Alors écoutez de deux choses une soit il y a un ministre des sport une agence nationale des sports mais il y a pas les deux et chacun avec des budgets différents. Et Cherry on the cake le budget le plus important c'est l'agence c'est pas le ministre. Donc supprimer le ministre. Je cite cet exemple là, je pourrais en citer 50 autres. Mais je suis arrivé une réflexion qui va encore plus loin, c'est qu'en réalité, si on veut vraiment changer le modèle, il suffit pas simplement de dire voilà ce que fera l'État, voilà ce que l'État ne fera plus. Je propose évidemment de faire ça. Je propose mettre que nous demandions l'aide non seulement d'acteurs du secteur privé mais également d'acteurs étranger venus du Canada, de la Suède et du Danemark
parce qu'ils ont réussi cette transformation. En revanche, oublier le commissaire à la réforme de l'État qui est lui-même un haut fonctionnaire, donc qui ne comprend pas pourquoi la machine ne fonctionne pas parce que tant qu'il y a des fonctionnaires, ça marche. Bah non, c'est justement là le problème. Et donc je vais plus loin dans le changement de modèle et là aussi vous ferez la réflexion que c'est pas comme ça qu'on peut être élu, mais c'est peut-être comme ça qu'on peut être entendu. Et moi, mon souci aujourd'hui, c'est d'être entendu. La fonction publique territoriale a été créée au début des années 80. Est-il légitime ? Parce que je pense qu'il faut toujours revenir sur le plan des principes que nos soldats qui assurent notre sécurité
et qui risque leur vie sur les théâtres d'opération extérieur, soit pour 75 % d'entre eux recruter ce contrat de 5 ans alors qu'ils exercent le cœur du cœur de la fonction régalienne et que tous les agents des collectivités locales, l'agent chargé des espaces verts, l'argent chargé des déchets, l'argent chargé de la voie Je suis recruté, je suis au contrat à vie. Comme ma réponse est non et comme je suis un homme lib, je propose la suppression de la fonction publique territoriale. Et donc vous n'allez pas évidemment supprimer les fonctionnaires qui sont là aujourd'hui, mais tout nouveau recrutement, un maire, président de communauté de
commune, d'agglomération pourra recruter sous le statut qu'il souhaite et vous éteindrez progressivement la fonction publique territoriale. Je vais encore plus loin. Faut-il vraiment que pour tous les postes de la fonction publique, il y ait l'emploi à vie ? Ma réponse est non. Donc vous voyez que je vais encore plus loin parce que je pense que cette réflexion disant il faut seer 100000 200000 300000 postes qui disent 800000 c'est dans le fond assez insultant pour les fonctionnaires que moi je respecte et c'est surtout pas efficace. Ce qui sera efficace dans un monde où tout change, les compétences changent. Ben, c'est de revenir sur ce sacroin principe de l'emploi à vie. Pour se dire de quoi est-ce qu'on a réellement
besoin, l'emploi à vie doit être une protection d'indépendance pour ceux qui exercent les fonctions cœur de la fonction publique d'État. Ça ne doit pas être une garantie d'emploi à vie pour vous protéger socialement parce que ce n'est bon ni pour la société ni pour les fonctionnaires. Parce que dans un état impécunieux qui se retrouve avec des millions de fonctionnaires qui ne peut pas payer correctement, on gèle le point d'indice, on paupérise les fonctionnaires, il se retrouve dans des situations difficiles et le service n'est pas mieux rendu. Donc je propose une fois encore une transformation plus radicale qui est la suppression de la fonction publique territoriale progressivement et une
réflexion sur la fin du principe de l'emploi à vie dans la fonction publique. Je pardon mais la question posée monsieur est une question absolument fondamentale sur le modèle que nous voulons en France et c'est à ce niveau-là qu'il faut placer la réflexion pour les grandes échéances à venir. Monsieur le ministre Oui. Il y a une pardon une question au fond et puis ensuite monsieur pas le micro et après on vous passe le micro monsieur. Alors monsieur une question très courte puisque nous a demandé une question très courte et c'est normal et merci de la franchise que vous avez sur la courbe de la dette et la courbe des taux d'intérêt. Il y a une courbe dont vous n'avez pas parlé la courbe de l'inflation normative. Alors, vous n'êtes pas comptable de toutes les
normes. J'ai regardé sur un site auquel j'invite nos amis à aller voir qui est le site viginorme.fr. C'est un baromètre et j'ai trouvé au moins un code dont vous avez au moins aerci, j'allais dire entièrement la main, c'était le code monétaire et financier. Et de 2017 à 2024, donc sous la période auquelle vous avez eu la main sur ce code, il a eu une croissance de 44,38 %. Est-ce que c'est inéluctable ? Est-ce que l'inflation normative est un problème ? Est-ce que vous la voyez liée aussi aux problèmes généraux de ce déficit économique que vous évoquiez et comment la réson du je précise pour monsieur sur la suppression de poste. Je rappelle que le seul ministère qui a réduit ses postes entre 2017 et 2024 de manière massive c'est
Bercy et que nous avons avec Gérald Darmanin qui je rend hommage parce que ça a été un remarquable ministre du budget nous avons réduit le nombre de fonctionnaires de 6000. Ensuite sur l'inflation normative, soyons toujours un peu provoquant, surtout dans cette salle, il faut être marxiste. Il faut toucher aux structures. Je pense là aussi, je vous le dis, après 30 années d'expérience, il est vain de dire que on va supprimer un certain nombre de postes. Il faut poser la question de l'emploi à vie. Il est vin de dire qu'on va supprimer un certain nombre de normes. Il faut renouveler ce qui produit la norme. Le Parlement doit passer 50 % de son temps
à contrôler l'exécution des lois et ne pas en voter de nouvelles. Vous devez commencer pour moi, c'est qui doit être fait dès la première année du prochain quinquena, prendre les trois codes principaux. le code du travail, le code de l'environnement, le code de la construction et simplifier ces codes en utilisant un atout qui est formidable qui sera pour le coup l'atout de l'intelligence artificielle. Une fois que vous avez simplifié ces codes, il n'y a aucune chance que le code simplifié passe à la barre du parlement. Donc je propose que les codes simplifiés soient soumis à référendum à la fin de l'année 2027. des Français.
Enfin, une troisième chose qui est très importante, l'inflation normative résulte pour beaucoup des directives européennes. Là aussi, je propose un changement de modèle. Personne ne va aussi loin aujourd'hui dans les propositions de changement de modèle que j'avance devant vous. Parce que ma conviction est une conviction fondée sur l'histoire. Nous sommes arrivés à un moment où si vous ne changez pas le modèle et que vous contentez de rustine, je vous le répète, vous échouez. C'est un moment de refondation qui libérera des capacités exceptionnelles des Français. Les directives sont systématiquement surtransposées en France. On me dit "Ben faut lutter contre la sur transposition des directives." Mais pardon, c'est le
chat qui se m la queue. Moi, je propose la suppression de l'outil des directives. C'est le seul moyen de garantir que les règles européennes seront les mêmes en Espagne, en Allemagne, au Bénélux et en France. Je ne crois pas une seconde à la possibilité de réduire l'inflation normative résultant la transposition des directives à partir de la France. Donc je vais à la racine du problème en disant supprimons l'outil des directives qui est laissé à la libre interprétation des nation qui conduit à une surtransposition dans tous les domaines notamment dans le domaine agricole dont j'ai eu la responsabilité pendant 3 ans. Et là vous arrêtez pas de dire nos paysans n'arrêtent pas de réclamer à
juste titre nous on veut bien des interdictions de phyosanitaire on veut que ce soit les mêmes partout en Europe. Bah ayez la même règle partout en Europe. plus de directive mais des règlements qui seront les mêmes dans chaque pays européen. Là vous éviterez la surtransposition. Je vous invite d'ailleurs à suivre l'outil viginorme qui a été monté par contribuable associé et qui compte le nombre de mots quasiment tous les mois qui sont codés. Voilà pour essayer de de bien mettre un do un doigt sur l'inflation normative. Cher monsieur monsieur le ministre votre plan que vous nous avez exposé ferme on ne peut qu'y adhérer est-il très différent du plan Piner Webef qui avait amené une grande
amélioration quand le général est revenu au pouvoir ? Je vois je suis pas économiste de formation donc je crois pas qu'il y a beaucoup de différence. Qu'en est-il ? C'est c'est exactement le même principe. Je le général de Gaulle quand il est arrivé en 1958 a vu une situation qui est assez comparable à ce que nous connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire un vrai effondrement de l'autorité de l'État. Des comptes en grande difficulté. et une nation française qui était confrontée à une crise majeure qui était la crise algérienne. Notre crise majeure, c'est le risque de crise financière.
Et j'ai peur d'ailleurs que nous n'arrivions pas rapidement à un règlement de la situation car nos créanciers en tirent un trop grand profit. C'est le pire de tout. Nous sommes étranglés et je vais vous dire, ils vont trahir la vache à la autant de temps qu'ils pourront la trahir. Donc prends les décisions que je propose, c'est effectivement des décisions très radicales. C'est parfaitement comparable à ce qui a été fait avec le plan Ouest de 58 où je le rappelle, le général de Ga n'a pas hésité à augmenter la TVA de plusieurs points. Est-ce que c'était populaire ? La TV n'a jamais été populaire. Mais c'était la seule façon comme aujourd'hui c'est la seule façon si on ne veut pas
augmenter les impôts, nous sommes obligés de prendre des décisions qui ne sont pas populaires mais qui sont salutaires pour le peuple français et qui lui rendront sa liberté. Euh bonsoir monsieur le ministre. Merci pour la présentation de votre livre que je n'ai pas encore lu mais que je manquerai pas d'acheter ce soir et de faire ensuite. Euh vous évoquier des pistes de réforme euh en particulier s'agissant de l'adoption euh des lois de finances. Est-ce que vous avez également envisagé des réformes de l'élaboration de celle-ci ? En particulier, c'est vrai que en France et parfois à des fins très louables, mais la volonté de justification au premier euros et justement de contrôle des dépenses
publiques a fini en une prolifération non seulement normative mais en particulier une prolifération de documentation budgétaire. Et est-ce que la France est désormais championne de l'OCDE avec plus de 20000 pages produites par an ? Est-ce que selon vous certaines pistes seraient envisageables pour réduire cette documentation ? si oui serait-elle souhaitable et en particulier parce que non seulement elle participe à avoir un flou des contribuables sur la manière d'adopter ses lois et la manière dont est utilisé le budget et en plus parce que cet effort nécessite en plus des agents publics eux-mêmes rémunérés pour assurer l'élaboration de cette documentation. Alors je suis très favorable. Je vous faire aussi une proposition très concrète. Ce que chacun doit comprendre, c'est
qu'une des raisons pour lesquelles il est si difficile de supprimer les normes, c'est qu'il y a un business de la norme. Plus la norme est complexe, plus il faut des gens pour vous la traduire. Alors, quand c'est la norme budgétaire, la norme administrative, ben ce sera des fonctionnaires qui vous traduiront la norme. Mais je le vois comme chef d'entreprise. J'éc ma boîte, je suis chef d'entreprise. Il y a des trucs qui sont tellement compliqués. Qu'est-ce que je fais ? Je demande à un conseil que je rémunère grassement pour être sûr de pas me tromper. Donc la norme est un business. Quand vous touchez la norme, vous touchez au business, le business réagit et donc vous touchez plus à la norme. C'est bien pour ça que des Russines ne suffiront pas que je propose des
transformations aussi radicales sur les codes sur les directives que celles que j'ai proposé. La deuxième chose qui me stupéfie et donc pour tout vous dire, je suis un peu lassé parce que j'aime tellement mon pays que j'ai envie que ça marche bien, c'est de voir que il y a du boulot qui est fait de manière parfois très abouti par un certain nombre d'organismes, mais ça n'arrive jamais à des conclusions pratiques. C'est-à-dire que ça reste l'être morte. Exemple, c'est la cour des comptes. Vous avez des C2. Ces deux jeux sur le principe, je trouve que c'est plutôt malin qu'on essaie de financer la transition écologique par les certificats d'économie d'énergie, par les producteurs et par les
énergéticiens. Mais c'est devenu une telle usine à gaz. On a demandé à la Cour des comptes de se pencher sur ces ces deux. Ils ont rendu un rapport que j'ai lu qui est très complet. Qu'est-ce qu'il établit ? Des frais de fonctionnement monstrueux, 300 millions d'euros par an. un/ers des gestes environnementaux financés par les C2E ne sont pas conformes. En gros, vous mettez des fenêtres mais comme vous avez laissé des vents qui passent et et des interstices où le vent passe, c'est complètement inefficace. La conclusion qu'il faut en tirer, c'est que les ces deux œufs étant une usine à gaz pas suffisamment efficace et coûteux, vous supprimez les C2. Mais non. Donc vous payez les fonctionnaires
de la Cour des comptes à faire un rapport qui n'est pas mise en œuvre et vous maintenez les CE2 qui sont financés par l'automobiliste pour des gestes qui n'améliorent pas la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Non. Donc je propose de mettre la Cour des comptes à disposition du Parlement et pas séparé du Parlement pour que le Parlement puisse exercer un vrai pouvoir de contrôle sur l'exécution des lois et que le Parlement ait pour le coup un véritable pouvoir qui est celui de remettre en cause des dispositifs qui n'ont pas apporté la preuve de leur efficacité et qui coûtent cher en contribuable. Bonjour monsieur le ministre. Moi aussi, je voudrais vous dire d'abord que je vous admire beaucoup d'être venu devant nous aujourd'hui. Bon, j'ai une petite
question d'abord après j'en aurait peut-être une suggestion peut-être. La la question c'est est-ce que ce besoin de rétablir nos finances peut justifier est-ce que ce besoin de just de de rétablir nos finances peut justifier le maintien d'un impôt céléraat comme celui qui frappe les familles nombreuses spécialement comme l'impôt sur leur habitat. Voilà l'impôt sur c'est le li n'est-ce pas mais ça fait 40 ans que ça existe sous forme de def plus vous avez d'enfant plus vous payez cet impôt voilà et il est fait n'importe comment en plus avec gel des barbel oui bon et l'autre suggestion c'est ce déficit bien sûr on se demande c'est les
fonctionnair c'est la santé c'est quoi est-ce que ce serait pas aussi les les élus qui sont incapables de se mettre d'accord sur des budgets en équilibre et on les paye pour ça donc on devrait leur diminuer leur traitement d'autant que qu'il vote un déficit de budget. Je vais répondre aux deux questions. D'abord, on me permettrait une remarque, c'est que il y a euh aucune espèce d'admiration à voir. Moi, je suis très heureux de vous voir et vous savez, j'ai 30 années d'expérience politique et le cœur de mon engagement, c'est de rencontrer les gens. C'est d'aimer les gens. Si vous aimez pas les français, faut faire un autre métier. Je me suis fait engueuler pendant toute ma vie politique. C'est normal, ça fait
partie de la vie publique. Je l'ai été comme élu local, je l'ai été comme député de l'heure. Je veux dire que quand vous avez été ministre de l'agriculture en 2009, au moment où les prix du lait s'effondraient, j'ai vu la détresse de ces agriculteurs. J'en ai jamais voulu à un seul français d'être en colère contre moi ou contre le gouvernement. Quand on gouverne, on accepte la colère et on essaie d'y répondre, mais on la fuit pas. On ne la fuit pas. On discute, on comprend, on voit ses erreurs, on en tire les leçons. Je vous le dis, un moment qui est très grave pour notre vie politique. Chacun l'a compris. Je vois bien la tentation. J'entends ce qui se
dit. Bon, écoutez, maintenant, il faut passer aux extrêmes. Tous les autres, c'est des nazes, on veut plus en entendre parler. Réfléchissez. Réfléchissez en les familles nombreuses. Je vais je vais y venir. Mais réfléchissez réfléchissez réfléchissez. Il vous reste il vous reste 6 mois. Réfléchissez. Non non mais je je vais venir enfant c'est000 € d'impôt en plus. Je vais venir à la question des familles. Je parle juste de la question politique générale. Réfléchissez. Personnellement, je fais de la haute montagne avec mes enfants et j'ai toujours préféré un guide qui est allé en haut de la montagne, qui s'est cassé la gueule fois, trois fois et qui du coup connaît le bon chemin pour pas qu'on se plante plutôt que le guide qui
vous dit je vais vous emmener là-haut mais qui a jamais escadé un talu. Je vous recommande d'y réfléchir à deux fois car la situation est suffisamment grave. Sur les familles, j'ai aussi quatre enfants et je fais un choix là aussi de changement de modèle. Je pense qu'avoir une démographie dynamique, ça a toujours été un des atouts de la France. Comme le nucléaire est un atout, comme avoir une administration solide et pas plétorique est un atout. Comme avoir des réseaux de transport en de bonne qualité est un atout. Comme avoir un réseau sanitaire qui est au meilleur niveau mondial et que nous sommes en train de perdre parce que nous dépensons trop pour le social et pas assez pour la santé et que c'est pas la même chose est
un atout français. Donc on me dit la démographie c'est foutu. Laisse tomber les gens veulent plus d'enfant écoanxiété machin truc chouette. Moi je suis pas d'accord du tout. C'est pas peine de faire de la politique si tout est foutu parce qu' vaut mieux rester chez soi, boire une bière tranquillement et regarder la télé. Vous regardez fort Boyard, vous buvez votre verre, vous êtes content. Si vous faites de la politique, c'est pour changer les choses. Je considère que la bataille démographique doit être livrée et que pour livrer la bataille démographique, il faut aider ceux qui veulent avoir des enfants. Après, ils sont libres de le faire, c'est pas moi qui vais décider. Mais vous devez leur donner la possibilité d'avoir des enfants dans des conditions matérielles satisfaisantes.
Et aujourd'hui, c'est pas possible. Il y a des jeunes qui sont dans cette salle, il savent parfaitement que un gosse peut-être on peut le mettre dans un coin du salon. de il faut s'agrandir. 3 c'est vraiment compliqué et 4 c'est mon cas faut être totalement dingue. Donc je propose d'aider les familles avec des mesures très simples. La première toute famille qui paye l'impôt sur le revenu et qui a trois enfants ou plus ne payera plus d'impôts sur le revenu. Je considère que votre participation à la vie de la nation, c'est de ne pas payer d'impôts sur le revenu quand vous avez trois enfants ou plus. Évidemment, vous mettrez un seuil si vous avez des
niveaux de revenus très élevés, mais pour toutes les familles moyennes, ça c'est une vraie aide. Vous participez à la construction de la Nation française par vos enfants, vous ne payez plus d'impôts sur le revenu si vous avez trois enfants ou plus. Deuxième proposition pour les jeunes qui sont présents, qui ne peuvent pas se loger et qui ont des diplômes qui sont malheureusement dévalorisés, on pourra parler de la question éducative qui est absolument fondamentale. Vous avez tous des enfants à qui vous avez payé des études à l'université qui sont en licence, qui sont en master et qui sortent. Qu'est-ce qu'on leur propose comme niveau de salaire ? Qu'est-ce qu'on leur propose comme job ? Est-ce que vous pensez vraiment qu'il peuvent se loger à Paris ou dans une
grande ville, à Lyon, à Nant ou ailleurs avec le job qu'on leur propos c'est très difficile. Cette dévalorisation du diplôme et cette impossibilité d'accéder à un logement va devenir une bombe sociale. Je propose donc que pour tous les jeunes de moins de 30 ans, nous mettions en place ce que j'ai fait pour les entreprises et qui au bout du compte a rien coûté à l'État des prêts garantis par l'État. Vous allez à la banque, vous avez un emploi, vous êtes un jeune, on va vous dire "Bah, désolé, toi tu as pas d'emprunt, c'est pas possible, tu peux pas acheter ton logement." Donc il va louer, il va perdre de l'argent et il pourra jamais avoir accès à un logement. Je propose que l'État se porte garant d'un jeune de moins de 30 ans qui demande un emprunt à la banque parce qu'il veut acheter son
logement. Ça c'est le rôle de l'État, pas dépenser, protéger. Troisème chose que j'ai proposé, c'est que nous ayons des solutions de garde pour tous les enfants au-dessus de 1 an. C'est pas évidemment la scolarisation parce que j'ai vu dans tous les déplacements que j'ai fait en France trop d'enfants laissés à eux-mêmes qui deviennent ensuite très difficiles à récupérer dans la maîtrise de leur comportement, dans la maîtrise de la langue française et qui au bout du compte ne permettent pas aux familles de s'épanouir comme elles devraient pouvoir s'épanouir. Tout ça pour vous dire cher monsieur que je suis très décidé à livrer le combat démographique parce que je considère que c'est un atout majeur de la France. sur les familles
alors j'ai supprimé l'ISF je le rappelle c'est un impro ce qui est perçu sur une plusvalue qui n'est pas imposable et sur l'IFI vous allez m'envoyer sur les familles nombreuses le décompte exact ainsi que monsieur qui est derrière parce que je voudrais regarder en a parlé tout à l'heure jeis regarderme exactement exactement pour voir ce que ça représente et ce qui peut être fait là-dessus propose une dernière question avant de passer au séance de dédicace élus payer qu'est-ce que vous pensez pay des élus déjà si vous réduisiez le nombre des élus le nombre de parlementaires comme je le propose les choses iraient mieux. Qu'est-ce que vous pensez de ces deux autres propositions ? Première proposition, alignement de la retraite des régimes spéciaux, des fonctionnaires
et cetera avec le nôtre par exemple avec une retraite à point. Et deuxème question, pourquoi on augmenterait pas tous les salaires les salaires bas salaires jusqu'à le SMIG à 2000 € contre les 39hes ? Alors, je suis réservé sur les deux propositions. Je vous dire pourquoi. Euh sur la première expérience, une fois encore étant porteuse de conseil, nous avons essayé la retraite à point et je rappelle que nous avons essayé de le faire à un moment où nous avions la majorité absolue. C'est qu'en fait en 2017, on avait tout pour faire une grande réforme des
retraites. l'a livré en 2019 et le problème aurait été derrière nous. Et donc on est parti sur ce système de retraite à point mais qui est tellement complexe, tellement difficile à mettre en œuvre que finalement on l'a pas fait. Moi, j'estime que aujourd'hui il faut faire une réforme des retraites simple, claire, rapide. J'ai proposé 65 ans, j'ai proposé la capitalisation qui me paraît absolument indispensable. L'alignement est possible bien entendu, il est même souhaitable pour que tout le monde soit traité et logé à la même enseigne. Mais je me lancerai pas dans la situation où est le pays dans toute proposition de changement dont je vois dès le départ que c'est tellement complexe que ça n'aboutira pas. Je ne suis pas là pour me faire plaisir.
Je suis là pour apporter des solutions à un pays qui est vraiment en difficulté. Sur le deuxème point, je pense que la clé c'est surtout de faire en sorte que les salaires nets augmente. Donc pour augmenter les salaires nets, c'est très simple et ça doit être le combat de tout le monde. Il faut baisser les charges. Et l'urgence pour le coup absolue dans les priorités très hautes pour moi d'un prochain gouvernement et d'un prochain président de la République, c'est immédiatement baisser des charge pour les salariés comme pour les chefs d'entreprise parce que tout le monde est perdant dans le système actuel. Un gars qui a des niveaux de salaire qui est très bas et qui voudrait être augmenté de 100 € qu'est-ce qui lui arrive ? Bah il a pas envie. Pourquoi ?
Si on augmente de 100 € combien il va toucher à la fin ? 48. Il y a 52 qui vont partir en charge et le patron lui, il va devoir payer quasiment 300. Bah donc personne ne le fait. Donc tout le monde reste scotché à des niveaux de salaires qui sont très bas et ça déprime le pays. Moi je comprends pourquoi les Français ont le moral dans les chaussettes. On leur permet pas de réaliser leurs rêves. Mais la politique c'est permettre aux gens de réaliser leurs rêves. C'est pas faire le bonheur des gens à leur place mais c'est leur donner la possibilité de réaliser leurs rêves. Baisser des charges. C'est quoi ? C'est une réforme des retraites solides comme celle que je propose parce qu'aujourd'hui un tiers du salaire des gens en charge passe pour le financement des retraites. C'est assumer une
augmentation de la TVA. Je l'assume parce que je veux un système et un modèle économique qui repose sur la production et pas sur la consommation. Je veux qu'on augmente la taxation qui paye sur les géants du numérique. Vous avez devant vous la seule personne qui a le courage d'affronter Donald Trump pour dire "On va taxer les gens du numérique qui viennent faire un blé considérable en France et qui payent pas 1 € d'impôt." Donc vous devez surtout au moment où va se déployer l'IA avec des modèles qui ne seront pas français mais américains obtenir une juste rétribution de la part des géants du numérique. Et il faut assumer le conflit avec les États-Unis sur ce sujet. Enfin, vous devez taxer les importations qui sont lourdement
carboné, notamment celle venue de Chine sans quoi vous allez renverser l'industrie européenne et tout l'argent que vous gagnez de cette façon-là, vous le reversez en baisse des charges et en augmentation du salaire net. Merci beaucoup, monsieur le ministre d'avoir pris le temps de répondre aux questions. Merci. Désolé pour toutes les questions qui restent. et le temps est compté. Merci merci cher membres de contribuable associé de de nous aider à poursuivre le combat puisque comme vous le savez nous sommes dans une année extrêmement importante et nous allons continuer la pression.
Bruno Le Maire