Florian Philippot : "Il y a beaucoup de zones d'ombre autour de François Fillon"
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On fait le point à présent sur l'actualité avec notre invité du jour, le député européen et vice-président du Front National. Bonjour Florent Philippe. Bonjour.
Merci d'être avec nous. L'actualité en France, ce sont d'abord ces accusations d'emploi fictif qui visent l'épouse de François Fillon. Une enquête est ouverte à la suite d'un article paru cette semaine dans le Canard Enchaîné.
J'en rappelle brièvement le contenu pour ceux qui nous rejoignent. Il révèle que Pénélope Fillon a perçu sur une période de 8 ans 500 000 euros en tant qu'attaché parlementaire de son époux, ainsi que 100 000 euros comme collaboratrice, cette fois pour une revue, la revue des deux mondes, d'un ami du couple, Marc Ladré de La Charrière. Deux emplois qui, d'après le journal, se fondent sur plusieurs témoignages, dont ceux de Pénélope Fillon elle-même, n'auraient pas donné lieu à un travail effectif.
Comment vous jugez-vous cette situation ? Écoutez, c'est une situation qu'on apprend, comme tout le monde, et je crois que maintenant c'est au protagoniste de donner des explications extrêmement claires, ce qui n'a pas été le cas pour le moment. Et ensuite la justice fera son affaire.
Ça n'a pas été le cas parce qu'hier François Fillon a surtout été dans le registre sentimental, mais en réalité c'était peut-être une manœuvre de diversion. Il n'y a pas eu de précision sur ces 8 années, il n'y a pas eu de précision sur ce travail à la revue des deux mondes. Et puis il nous a expliqué hier par exemple que quand il était sénateur, il faisait travailler ses enfants qui étaient avocats.
On apprend aujourd'hui qu'ils n'étaient pas avocats mais ils étaient étudiants. Enfin tout ça est de moins en moins clair. Il y a beaucoup de zones d'ombre autour de François Fillon.
Moi je ne la câble pas, je ne l'accuse pas, mais j'ai dit il y a des zones d'ombre. Il y a ça, mais il y avait déjà l'histoire de sa société de consultants. Vous savez, celle qu'il a créée quelques jours avant d'être élu député en 2012, qui lui a fait gagner beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent.
De F Conseil. Voilà, de F Conseil tout à fait. Et la question c'est qui sont les clients de François Fillon dans cette société ?
Notamment des puissances étrangères. Quelle puissance étrangère ? On doit le savoir.
Pourquoi on doit le savoir ? Dans le passé, on n'avait pas besoin de le savoir. C'était un homme d'affaires, peu importe.
Mais maintenant qu'il est candidat à la présidence de la République française, qu'il veut diriger la diplomatie de la France, on doit savoir quelles puissances étrangères ont enrichi François Fillon. Justement sur cette affaire de F Conseil, on a beaucoup reproché au Front National d'aller chercher des financements, y compris en Russie. Est-ce que de la même manière, justement, il ne pèse pas sur votre parti des soupçons de collusion avec des intérêts étrangers ?
Le Front National, il a été chercher des financements là où il pouvait, parce que figurez-vous que les banques françaises refusent de lui prêter. Donc c'est la seule et unique raison. C'est que s'il ne faisait pas cela, il faisait banqueroute.
Il mettait la clé sous la porte, ce qui aurait été dommage pour la démocratie française. Vous vous en reconnaîtrez. Nous sommes le premier parti de France.
Donc, à partir du moment où les banques françaises nous prêteront, on empruntera en France. Mais aujourd'hui, il y a un scandale démocratique qui fait que les banques choisissent quels candidats, en fonction de leurs options politiques, elles financent ou pas. Il est temps que les banques françaises se ressaisissent.
Donc il est normal d'aller lever des fonds à l'étranger lorsqu'Emmanuel Macron fait une levée de fonds pour en marge. Vous trouvez ça normal lorsqu'il le fait ? Pour le coup, on n'a jamais fait de levée de fonds à l'étranger.
On avait un emprunt auprès d'une banque privée qui était tchéco-russe, je crois, et c'était il y a quelques années. Mais là, on cherche et je suis confiant. On va trouver, bien sûr.
Et ce serait mieux qu'on trouve une banque française, mais on cherche partout dans le monde. Sur cette affaire d'emploi présumé, fictif, en tout cas de soupçon, parce que pour l'instant, on en est juste au soupçon, concernant Pénélope Fillon, il y a eu assez peu de réactions du Front National. Votre parti lui-même est sous le coup d'une enquête concernant une vingtaine d'attachés parlementaires, d'eurodéputés.
C'est ce qui explique aussi la retenue du côté du Front National. On a dit, ça fait 48 heures qu'on me dit, il y a assez peu de réactions à chaque fois que je réagis. Donc, au bout d'un moment, il va falloir mettre les compteurs à l'heure.
On réagit. J'ai réagi, je ne sais pas combien de fois. Il y a votre réaction et puis c'est tout.
Non, non, il y a David Racheline, il y a Marine Le Pen, il y a d'autres. On réagit, on attend, bien sûr, on ne va pas, on respecte la présomption d'innocence, mais on dit les choses. Vous savez, la candidature de François Fillon, elle était en crise.
C'est une candidature en crise. Ça, c'est une évidence. Mais cette candidature Fillon était déjà en crise avant l'affaire Pénélope Fillon.
Elle était en crise du fait de son programme. Vous l'appelez à démissionner s'il est avéré qu'il s'agissait bien d'un emploi fictif ? Destruction de la Sécu, hausse de la TVA.
Cette candidature est en crise du fait simplement d'abord du programme et puis ses affaires s'ajoutent. Est-ce qu'il doit démissionner ? C'est pas renoncer de candidat, disons.
Aujourd'hui, c'est une hypothèse qui n'est plus exclue. Enfin, un remplacement de candidat, c'est une hypothèse qui n'est plus exclue manifestement puisque dans son propre camp, il n'exclut plus cette hypothèse, ce qui serait évidemment pour ce camp-là un désastre. Mais ce n'est pas à moi de me mettre à leur place.
C'est à eux de voir évidemment s'ils souhaitent ou pas changer de candidat. Lorsque l'organisme antifraude de l'Union européenne réclame 339 000 euros à Marine Le Pen pour avoir elle-même salariée en tant qu'attachée parlementaire, son chauffeur et sa directrice de cabinet, est-ce qu'on n'est pas finalement dans un cas, c'est semblable ? Non, pas à son chauffeur.
Et sa secrétaire, oui, sa chef de cabinet aujourd'hui, sa secrétaire, mais enfin écoutez, on est là, tout part chez nous, au Parlement européen. C'est la secrétaire des gardes du corps, pardon, de Marine Le Pen. Non, mais l'essentiel, c'est la secrétaire, c'est Catherine Griset.
Catherine Griset, tout le nouveau confrère la connaît depuis des dizaines d'années. Elle a toujours travaillé avec Marine Le Pen, ça a toujours été son assistante. Alors, c'est vrai que quand elle écrit une ligne pour Marine Le Pen, est-ce qu'elle l'écrit pour Marine Le Pen présidente du Front ou Marine Le Pen eurodéputée ?
Nos adversaires politiques au Parlement européen disent, forcément, c'est pas convenable. Enfin écoutez, comment voulez-vous différencier les choses ? Moi, quand je vous parle là, je suis vice-président du Front National ou je suis eurodéputée ?
Vous m'avez présenté tout à l'heure comme les deux. Je suis les deux et je suis 24h sur 24 les deux. Marine Le Pen, c'est pareil.
Donc on voit bien que là, on est sur une affaire très politique, on n'est pas du tout dans un emploi fictif. Catherine Griset n'a jamais été accusée d'emploi fictif. Tout le monde sait très bien, y compris vos confrères qui la connaissent depuis longtemps, qu'elle a toujours travaillé et travaillé dur.
On est sur une affaire qui vient de M. Schulz. C'est un président du Parlement européen, socialiste allemand, un adversaire politique qui un jour estime devant les caméras de télévision que cette situation n'est pas normale.
Mais c'est son opinion à lui. C'est l'opinion d'un adversaire du Front National, un adversaire politique. Une enquête est ouverte en France sur le cas d'une vingtaine d'attachés parlementaires.
Non, on n'est pas sur le cas d'une vingtaine, je crois qu'il en reste cinq ou six. Vous pensez qu'il faut proscrire plus généralement la possibilité d'embaucher un conjoint comme attaché parlementaire ? On peut réfléchir, pourquoi pas, moi je ne suis pas contre, à étendre les règles qui prévalent déjà aujourd'hui au Parlement européen, c'est déjà interdit au Parlement européen, et de les étendre par...
Qui concernait aussi Louis Alliot du temps où il était attaché parlementaire de Marine Le Pen ? Enfin, Louis Alliot, ça ne vous a pas échappé qu'il avait une longue carrière politique avant. Oui, mais il était néanmoins conjoint.
Marine Le Pen ne l'a pas fait venir au Front National, elle l'a connue au Front National, donc il a le droit quand même d'avoir une activité au Front National. Et d'être attaché parlementaire, alors même qu'il est le conjoint de Marine Le Pen. Oui, il a le droit, il avait le droit aussi, tout à fait, d'ailleurs ça a été classé, donc il se trouve qu'il avait le droit.
Mais si vous voulez, on peut étendre ces règles, mais c'est peut-être aussi une diversion de faire ça. Parce que dans l'affaire Pénélope Fillon, ce n'est pas simplement le problème qu'elle était mariée, ou je ne sais pas s'ils sont mariés d'ailleurs, enfin en tout cas oui, mariée avec François Fillon, mais elle a travaillé aussi pour le suppléant de François Fillon, elle a travaillé pour la Revue des Deux Mondes. Donc on est sur une thématique d'emploi fictif présumé, en plus qu'une thématique simplement familiale.
Ce qui pose problème là-dedans, ce sont les 600 000 euros d'emploi fictif présumé. Jean-Marie Le Pen a réagi sur son journal de bord, je vous propose d'écouter très brièvement. Je pense que ce n'est pas parce qu'on est la femme d'un député qu'on ne peut pas être collaboratrice.
Et je trouve assez scandaleux l'offensive qui est lancée contre la liberté des parlementaires de se choisir et de gérer les crédits qui leur sont affectés pour l'assistance. C'est aux députés de savoir de qui il a besoin, quelles sont les meilleures compétences, et ceci doit se passer du contrôle de l'exécutif sur leur activité. C'est scandaleux.
Il ne s'exprime pas aujourd'hui au nom du Front National. Il a été néanmoins rétabli dans ses droits cette semaine par la justice comme président d'honneur. Ça veut dire qu'il va revenir à Nanterre, au siège du parti ?
Bien sûr que non. Il est exclu du Front National et ça aussi la justice l'a reconnu. Il n'est plus adhérent du Front National, il en a été exclu il y a un an et demi.
Cette affaire est derrière nous et tout le monde le sait bien. Président d'honneur, mais ça veut dire qu'il peut toujours lui s'exprimer en portant cette étiquette ? Ah non, parce qu'il a exclu.
Du fait de son exclusion. Oui, parce qu'il a exclu. Votre parti, cette semaine, on l'a vu, a évolué.
Alors on le savait déjà sur les modalités de la sortie de l'euro. Il s'agit toujours évidemment de revenir au franc, en tout cas une monnaie nationale, mais également une monnaie commune qui concernerait les entreprises. Quelle est la logique ?
Quel est l'objectif ? On revient finalement à ce qui avait été pratiqué du temps de l'écu. Une monnaie nationale, ce sera la seule monnaie de la France, que les choses soient claires.
La seule monnaie que les gens auront, comme les patrons et les chefs d'entreprise, dans leur porte-monnaie. Ils auront le franc, le nouveau franc. Pourquoi ?
Parce qu'on veut se libérer d'une monnaie qui est un boulet. Aujourd'hui, l'euro nous provoque un déficit de compétitivité de 20% par rapport à l'Allemagne. Ce qui fait qu'on ne peut rien vendre, on est toujours accablés par l'euro en termes de compétitivité et on se désindustrialise à vitesse grand V.
Et puis c'est une arme politique l'euro. Ça permet à la Banque Centrale de Francfort de conduire les pays dans la direction où elle le souhaite. On l'a vu en Grèce.
Or nous, on ne peut pas vivre sous chantage. Une démocratie ne vit pas sous chantage. La question de la coopération monétaire, d'une éventuelle monnaie commune, c'est autre chose.
C'est une monnaie de compte. C'est une monnaie style, vous avez dit, écu, qui pourrait d'ailleurs être transitoire. C'est un panier monétaire.
Exactement, c'est un panier de monnaie. Un droit de tirage spécial comme le FMI. Ça n'apparaît pas en réalité dans le compte en banque des Français, ni des entreprises, ni dans votre porte-monnaie.
C'est tout à fait autre chose. C'est un symbole, c'est un signal de coopération monétaire, parce qu'on n'est pas là pour faire la guerre. En tout cas, honnêtement, soit on détruit les salaires, les retraites et la sécurité sociale comme veulent le faire Fillon ou Macron, soit on joue sur la monnaie pour retrouver la compétitivité.
C'est le choix que nous faisons. On ne peut pas imposer aux Français une baisse de salaire, une baisse de retraite et la destruction de leur sécurité sociale. Via la maîtrise des taux d'intérêt, de la création monétaire.
On comprend que c'est votre objectif. Comment vous imposez cette monnaie commune ? Parce qu'il faut quand même l'assentiment des autres pays sur lesquels vous indexez cette monnaie commune.
Écoutez, non, mais l'essentiel, c'est de retrouver notre souveraineté nationale. Dans la souveraineté nationale, il y a la souveraineté monétaire, donc la monnaie nationale. Écoutez, on va négocier pendant quelques mois.
On va voir ce que ça donne pour retrouver d'ailleurs toutes nos souverainetés. Si c'est non à la monnaie commune, vous faites quoi ? Vous passez quand même à l'euro ?
Vous passez quand même, pardon, à la monnaie nationale ? On veut retrouver notre souveraineté monétaire, mais aussi nos frontières vis-à-vis de l'immigration, sortir de Schengen, notre souveraineté budgétaire, notre souveraineté économique, notre souveraineté législative. Si ce n'est pas possible, si l'Union européenne ne bouge pas d'un iota, refuse cela, de toute façon, nous faisons un référendum et nous demanderons aux Français de quitter l'Union européenne.
On a fait peur aux Français avec le Brexit, on se rend compte que le Brexit se passe très bien, nous ferons le Frexit. La monnaie commune, c'est pour rassurer les milieux d'affaires ? On sait qu'ils sont inquiets de sortir de l'euro.
Je ne sais pas s'ils sont encore inquiets aujourd'hui. Vous savez, on nous expliquait, ils sont inquiets de l'élection de Trump, ils sont inquiets du Brexit, ils sont inquiets de plein de choses. Et en fait, en réalité, on nous promet toujours l'apocalypse.
Et après coup, la bourse de Londres est au plus haut historique, la bourse de New York est au plus haut. C'est un bon indicateur, ça ? C'est l'indicateur, en tout cas, qu'il n'y a pas de panique boursière et de panique financière.
Sinon, le Dow Jones n'aurait pas dépassé les 20 000 points hier. Voilà, donc non, je pense que vous savez ce que veulent les milieux d'affaires au final, les patrons et les petites entreprises. Surtout, ce qui m'intéresse, moi, c'est les PME.
Les grands groupes se débrouillent bien sans nous. Les PME, ce qu'elles veulent, ce sont des clients, c'est un carnet de commandes. Or, comment avoir des clients et un carnet de commandes face à une économie déprimée où les Français n'ont plus de pouvoir d'achat ?
Donc la question, c'est de savoir comment on recrée l'emploi, comment on recrée du pouvoir d'achat. C'est évident qu'on n'y arrivera pas si on refuse le patriotisme économique, si on refuse la monnaie nationale et si on refuse ce qui fonctionne actuellement dans le monde, notamment le protectionnisme intelligent. Marine Le Pen tenait sa première conférence de presse présidentielle, c'était hier, sur le thème de la France durable.
Elle s'est prononcée en faveur de l'interdiction des OGM, de l'extension du principe de précaution, de la lutte contre les perturbateurs endocriniens, des sujets qui, pour certains, sont assez marqués à gauche. Enfin, on a vu notamment Benoît Hamon défendre sur « prendre fait et cause, disons, pour l'interdiction des perturbateurs endocriniens ». Elle juge néanmoins utile des débats sur le changement climatique qui, dit-elle, n'est pas une religion.
Vous êtes d'accord avec elle ? Je suis totalement d'accord pour le fait qu'on ne laisse pas s'approprier des gens qui sont sectaires la question de l'environnement. Pour vous, il n'y a pas de consensus aujourd'hui des scientifiques sur l'influence de l'homme sur le réchauffement ?
Sur l'environnement. Ça a été capturé, kidnappé pendant des années par les Verts, par exemple, qui avaient une vision très sectaire. Mais aujourd'hui, le GIEC, ce n'est pas les Verts.
Non, non, non. Mais les Verts, par exemple, en France, leur seule vision de l'environnement, c'était des taxes. Nous, on dit qu'il faut faire des circuits courts.
Il faut faire des circuits courts. Il faut arrêter avec le libre-échange. Ça, c'est sur la réponse à donner.
Mais sur la réalité du réchauffement et de l'influence. Non, mais c'est très important. La réduction des OGM, on ne peut pas le faire, par exemple, si on est dans l'Union européenne, parce qu'on n'a pas la maîtrise.
Mais là, elle parle du changement climatique qui n'est pas une religion. Pour vous, ce n'est pas une religion, le changement climatique ? Non.
La religion, je connais le catholicisme, je connais l'islam, je connais le buddhisme, je connais le judaïsme, etc., le protestantisme, tout ce que vous voulez. Ce n'est pas une vérité immanente.
Le reste, il n'y a rien qui est une religion. Mais si, bien sûr que dans le changement climatique, il y a une part humaine, et c'est une évidence. Et nous devons d'ailleurs lutter contre tout ce qui provoque la pollution humaine, qui a pour conséquence le changement climatique, c'est certain, qui a pour conséquence aussi la pollution de l'eau, la pollution de l'air, la pollution du sol, la moindre qualité de ce qu'on a dans notre assiette.
L'agriculture intensive. Exactement, la ferme des mille vaches, toutes ces horreurs. C'est tout un modèle qu'il faut redéfinir.
Et pour le faire, on a besoin d'une nation, on a besoin d'une nation indépendante, sinon on n'y arrivera pas. Un dernier mot, Valls Hamon, vous votez qui, vous, dimanche ? Je vais rester chez moi.
Je ne voterai évidemment pas. Ça vous est égal ? Ce sont deux sortants, deux représentants, ils ont tous les deux la casquette Hollande sur la tête.
Merci beaucoup, Florian Philippot, d'avoir été notre invité. Restez avec nous, on se retrouve dans un instant pour un nouveau journal sur France 24.
Florian Philippot