🔴 Le secrétaire général pour l’Investissement sur la stratégie de l’État et le plan France 2030
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:39OuverteRéponse directe
Quel bilan peut-on faire du plan France 2030 et quelles conséquences sur l'économie française ?
- 1:17OuverteRéponse directe
L'objectif de 50 % d'investissement en décarbonation a-t-il été atteint ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Quelles sont les priorités retenues aujourd'hui et les conclusions du rapport de la Cour des comptes ?
- 22:13FerméeRéponse partielle
Combien d'emplois industriels durables ont été créés ? Combien de projets ont échoué ?
- 25:44OuverteRéponse directe
Quels ajustements sont nécessaires dans la répartition des financements de France 2030 ?
- 31:25OuverteRéponse partielle
France 2030 est-il un échec ou un succès ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Ces fonds sont dédiés à l'innovation technologique, à l'industrialisation afin de transformer les secteurs clés de notre économie tel que l'énergie, l'hydrogène, l'automobile, l'aéronautique ou l'espace. »
- 0:00Fait
« Ce plan dépasse donc le précédent programme des investissements d'avenir, le PIA 4 auquel avait été alloué 20 milliards d'euros, que ce soit en terme d'ambition ou de moyens. »
- 0:00Promesse
« Ce plan France 2030 dont vous pourrez nous rappeler les grandes lignes inclut aussi un plan DIPTech qui a pour objectif de parvenir d'ici à 2030 à la création de 500 start-up DIPTech par an. »
- 2:42Charles Bruno BonnelChiffre
« C'est 54 milliards puisque nous avons effectivement fusionné le pays à 4 20 milliards plus France 2030 34 milliards »
- 4:10Charles Bruno BonnelFait
« En 2021, nous n'avons aucune voiture électrique qui est construite dans notre pays. En 2021, nous n'avons aucune solution pour relancer des satellites en suborbital. »
- 7:48Charles Bruno BonnelChiffre
« 51 % du plan est consacré au ce qu'on appelle les acteurs émergents, des gens qui n'avaient jamais eu accès à des subventions ou à des soutiens publics dans leur entreprise ou dans leur organisation ou dans leurs associations. »
- 13:29Charles Bruno BonnelChiffre
« plus 8 % d'emplois supplémentaires dans les entreprises qui ont été soutenu par le plan en France 2030, plus 12 % de chiffres d'affaires, plus 50 % de recherche et développement supplémentaire »
- 15:41Charles Bruno BonnelFait
« les remboursements des plans d'investissement d'avenir se font en 3 ans dans notre pays. »
- 17:09Charles Bruno BonnelChiffre
« pour l'année 2026, c'est près de 500 millions d'euros qui sont remontés au niveau de l'État par le plan France 2030 »
- 20:05Géraldine GrangierFait
« En 2025, le solde de net des ouvertures et fermetures d'usine reste négatif avec 57 sites industriels de moins. »
- 20:48Géraldine GrangierFait
« L'objectif de réduction de 11 millions de tonnes de CO2 est désormais jugé difficile à atteindre. »
- 25:44Françoise BuffetFait
« France 2030 doit notamment aider les entreprises à franchir des étapes qu'elles auraient du mal à financer seul. »
- 31:25François PicmalFait
« France 2030, c'est un peu comme mon ficus d'appartement. beaucoup d'investissement pour un résultat incertain. »
- 33:38François PicmalChiffre
« Dilapidation d'aide publique aux entreprises massives et insuffisamment conditionné, au moins 166 milliards d'aides publiques aux entreprises en 2024. »
- 37:41Marie Noël BaptistelChiffre
« il reste encore près de 10 milliards d'euros à répartir entre les acteurs industriels de l'innovation partout sur notre territoire. »
- 38:26Marie Noël BaptistelFait
« le gouvernement avait déjà concédé l'abondance d'un milliard d'euros et cette année, ce sont encore plusieurs dizaines d'investissements que le gouvernement souhaite ralentir »
- 39:10Marie Noël BaptistelFait
« Pourriez-vous nous en dire davantage aujourd'hui sur l'objectif que vous vous fixez par rapport aux 2 millions de véhicules électriques produits en France avant la fin de la décennie ? »
- 40:11Charles Bruno BonnelFait
« Je pense que France 2030 comme les autres doit participer à l'effort budgétaire qui nous est imposé par les circonstances. »
- 41:33Charles Bruno BonnelFait
« Ce sont des projets qui sont à l'horizon 2035 2040. Donc on a la on a le temps de les soutenir »
- 43:37Émine RincherFait
« France 2030 représente 54 milliards d'euros d'argent public. C'est un effort majeur qui appelle un bilan précis. »
- 46:14Émine RincherFait
« Comment passer d'une politique de soutien à l'innovation à une véritable stratégie nationale de compétitivité et de réindustrialisation ? »
- 46:55Charles Bruno BonnelChiffre
« l'effet multiplicateur des investissements de France 2030, c'est-à-dire pour 1 € de France 2030 est décimé entre + 38 et 54 € sur le PIB. »
- 50:20Louise MorelChiffre
« France 2030 avec ses 100 milliards d'euros a effectivement permis de soutenir notre économie face à la crise sanitaire. »
- 52:15Charles Bruno BonnelFait
« 95 % des bénéficiaires estiment que leur initiative n'aurait pas vu le jour sans France 2030. »
- 1:06:10Chiffre
« 15 % d'échec pour sur 54 milliards, ça se représente une somme considérable. »
- 1:06:49Fait
« Nous finançons également les légumineuses et les protéines végétales puisque on est on n'est pas sectaire sur la qualité de la protéine. »
Temps de parole
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avec un déploiement jusqu'en 2027. Ces fonds sont dédiés à l'innovation technologique, à l'industrialisation afin de transformer les secteurs clés de notre économie tel que l'énergie, l'hydrogène, l'automobile, l'aéronautique ou l'espace. Ce plan dépasse donc le précédent programme des investissements d'avenir, le PIA 4 auquel avait été alloué 20 milliards d'euros, que ce soit en terme d'ambition ou de moyens. Et je précise aussi que ce plan France 2030 dont vous pourrez nous rappeler les grandes lignes inclut aussi un plan DIPTech qui a pour objectif de parvenir d'ici à 2030 à la création de 500 start-up DIPTech par an. C'est évidemment essentiel au regard des enjeux liés au développement et à la diffusion et au progrès rapide de l'intelligence artificielle. Avant de
vous céder la parole pour une quinzaine de minutes, je souhaitais vous poser quelques premières questions. Le plan donc France 2030 qui avait été annoncé par le président de la République il y a 5 ans se rapproche de son échéance finale. Le projet de loi de finance pour 2027 marque de ce point de vue un tournant puisque seuls des décaissements sont prévus sans autorisation d'engagement nouvelle. Quel premier bilan peut-on faire de ce plan d'investissement majeur et quelles principales conséquences sur l'économie française ? Le plan France 2030 prévoit 50 % d'investissement en faveur de la décarbonation. Cet objectif a-t-il été bien tenu et disposerons-nous d'un bilan global en terme de tonnes de CO2 évité ? Le comité de surveillance des investissement d'avenir dans son rapport
de 2025 recommande un investissement plus massif dans la recherche et le développement en France, notamment dans les enjeux de technologie dit de rupture. Pouvez-vous revenir sur ces enjeux et sur les chantiers prioritaires qui devraient être engagés ? Le soutien au nucléaire civil, ce sont des grands objectifs également stratégiques du plan France 2030 avec la capacité de pouvoir faire émerger en France des réacteurs nucléaires de petite taille, innovants et avec une meilleure gestion des déchets. Quel lien peut-on faire entre les programmes que vous menez et le nouveau nucléaire français qui prévoit la production par EDF de 6 réacteurs EPR2 au cours des 15 prochaines années ? Les événements climatiques de l'année 2026 ont-il eu des conséquences pour la
politique d'investissement de l'État ? Pourriez-vous nous rappeler quelles sont les priorités retenues aujourd'hui ? Et puis question complémentaire, la Cour des comptes a rendu publique un rapport réalisant un bilan à mi-parcours du programme France 2030. Il y a indiqué l'existence d'un besoin de financement élevé à moyen terme pour des résultats encore incertains. Elle s'est également inquiétée des lourdeurs de gestion et d'un manque de visibilité. sur les échéances de décaissement à venir. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet et sur la préparation d'un programme France 2040. Monsieur le secrétaire général, Charles Bruno Bonnel, je vous remercie des premières réponses que vous pourrez euh nous euh nous apporter et je vous laisse la parole et à vous seul.
Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs, je voulais effectivement répondre à toutes ces questions et surtout venir vous vous faire le le bilan suite à un rapport d'impact qui n'est pas un rapport d'impact interne qui a été réalisé par plus de 60 économistes dont le prix Nobel Philippe Agon et des gens de référence et également le le comité d'analyse économique le CAE. Mais permettez-moi d'abord de vous rappeler des grandes lignes et des grands chiffres de France 2030, c'est 54 milliards puisque nous avons effectivement fusionné le pays à 4 20 milliards plus France 2030 34 milliards euh dédié à l'innovation l'innovation de rupture avec deux objectifs j'allais dire très globaux puis après qui se sont découpés dans des
technologies dites de rupture. Les deux objectifs étaient simples. On a constaté que juste après la sortie du Covid, on avait un un déficit dans un certain nombre de secteurs stratégiques fondamentaux qu'il fallait rattraper et voir dépasser grâce à l'innovation. Et la deuxième chose, effectivement, vous l'avez dit dans votre question et je suis fier de vous dire qu'on atteint ces objectifs, consacrer de l'argent et de l'innovation à la décarbonation. C'estàd que ce renouveau industriel euh cette cette dynamique qu'on veut donner doit se faire de façon vertueuse et nous avons atteint à date ces objectifs. C'estàd que nous sommes bien dans des montants d'investissement qui pour 50 % d'entre eux réduisent considérablement le nombre de tonnes de CO2 dans le dans
notre atmosphère. Je j'y reviendrai dans dans les détails. Alors ce plan, il est il a trois originalités. La première, c'est que il n'est pas un plan classique de partant du 7e arrondissement de Paris pour diffuser sur le reste du territoire. C'est exactement l'inverse. C'est qu'il est partie d'objets d'objet qu'on a identifié comme critique. Je vous en cite quelques-uns. Remettez-le quand même dans le contexte de 2021. En 2021, nous n'avons aucune voiture électrique qui est construite dans notre pays. En 2021, nous n'avons aucune solution pour relancer des satellites en suborbital. En 2021, nous avons euh deux ou trois biomédicaments, c'est-à-dire des médicaments qui sont fabriqués à partir de la biochimie et de la
biologie. 80 le reste de tous les autres médicaments sont fabricés à traque de la chimie lourde avec les conséquences en CO2 et les problématiques d'approvisionnement qu'on qu'on connaît. En 2021, nous n'avons pas de réacteur nucléaire innovant. Euh nous avons euh un parc qui est euh euh il y a pas encore le plan qui a été annoncé en 2022 par le président de la République. Donc tout ça pour vous dire que il y a eu un rapport un rapport qui se dénomme le rapport potier fait avec un certain nombre de compétences dans le pays d'experts à suite de très très nombreuses réunions euh qui a conclu qu'il y avait des secteurs stratégiques sur lequels on devait faire du rattrapage. En 2021 aussi, c'est la fin du plan de relance. Ce plan de relance, il visait à
remettre à niveau un certain nombre d'industries qui avaient été considérablement affecté par par la crise du Covid. Et donc, on doit partir sur non plus un plan guichet comme l'était le plan relance, mais un plan excessivement sélectif, compétitif qui s'appelle donc France 2030. Et si j'insiste là-dessus, c'est pour vous dire que on est parti à partir de ces objets qui sort qui sortent du rapport potier et on s'est dit comment révéler les talents français. Donc ces projets ont été découpés en brique technologique nécessaire. Je vais vous citer un exemple pour être très concret. Quand on dit il faut qu'on construive un avion bas carbone en France, il y a des problématiques de matériaux, des nouveaux matériaux pour le la question du poids pour consommer moins d'énergie
quand quand il vole. Il y a problématique de motorisation électrique, hydrogène, nouvelle nouveau carburant de synthèse. Il y a des problématiques de design de l'avion lui-même dans sa conception au départ. Comment faire un avion qui soit effectivement capable de voler avec moins d'énergie au départ ? Donc tous ces ensembles constituent des briques technologiques qui ont fabriqué des appels à projet. Ces appels à projet ont été proposés aux innovateurs en France, au aux centres de recherche pour certains d'entre eux, au aux entreprises et nous avons reçu plus de 30000 dossiers qui ont été qui ont été analysés, scrutés par des juris pour leur excellence. Donc c'est la deuxième
caractéristique du plan. D'abord, c'est un plan qui donc partait vraiment de la base en disant est-ce que vous avez des solutions à proposer ? C'est pour ça d'ailleurs que ce plan pour votre information, ça concerne directement toutes vos circonscriptions. 100 % des départements en France, aussi bien hexagonal qu'utreem ont bénéficié du plan France 2030. 51 % du plan est consacré au ce qu'on appelle les acteurs émergents, des gens qui n'avaient jamais eu accès à des subventions ou à des soutiens publics dans leur entreprise ou dans leur organisation ou dans leurs associations. Je crois que c'est important à souligner. Une vingtaine de pour du plan concernent les organismes de recherche et le solde constitue effectivement des entreprises plus plus importantes qu'on appelle les grandes
entreprises. Donc je voudrais diffuser tuer là un mythe, c'est que ce plan a bénéficié d'abord à l'ensemble du tissu innovateur émergent en France et au centre de recherche et il a d'ailleurs démontré sa qualité puisque de très nombreuses solutions sont actuellement en train de naître. Alors par essence, c'est un plan France 2030 et nous sommes en 2026. Donc quand on me dit où où en est le plan, je dis ben il est en route. Alors je vais être un petit peu plus précis que ça pour vous. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas attendre d'un plan qui est prévu pour en 2030 euh d'avoir déjà des résultats. Ceci dit dans les dans les exemples que je vous ai cité, euh nous avons l'année prochaine donc dès 2027 des sociétés du nouvel espace, ce qu'on appelle le new
space, c'est des jeunes sociétés qui vont effectivement allumer des fusées pour positionner des satellites en orbite suborbitale. Et c'est si si je dis ça, c'est parce que quand on écoute et quand on lit la presse internationale et qu'on voit effectivement les Spx ou les succès chinois ou les ou le ou la dynamique qui s'installe autour effectivement de l'occupation de l'espace à la fois pour des raisons civiles et militaires, il est bon de savoir que le plan France 2030 a soutenu l'intégralité des sociétés. Elles sont cinq qui ont des projets euh pour lancer des des fusées dans l'espace et que nous avons dès l'année prochaine les premiers essais qui vont commencer à décoller euh pour mettre au point ces fusées à
l'horizon de de 2030. La dernière chose sur ce plan qui a été effectivement reporté dans la cour des comptes comme étant peut-être rapide. Heureusement qu'il est rapide. Heureusement qu'il est rapide. Le monde ne nous attend pas. Et quand vous voyez les accélérations qui se passent actuellement en Chine, aux États-Unis, dans certains pays d'Europe avec des moyens considérables et une volonté d'aller très vite, nous sommes en avance. En fait, en 2022, enfin au tout début du plan, c'est annoncé en octobre 21 démarrage en en tout début 22, on pouvait se poser la question de est-ce que tout ça n'était pas trop tôt ? Aujourd'hui, la question qu'il faut que nous posions, c'est est-ce que tout ça n'est pas trop tard ? à savoir, il
faut continuer à accélérer. On ne freine pas sur la glace et la compétition internationale dans les secteurs que que touche France 2030 est excessivement ardue. Donc moi je je viens vous voir aujourd'hui avec un discours plutôt volontariste des résultats, j'y viens dans dans quelques secondes, mais surtout une prise de conscience que l'État a joué son rôle a joué son rôle de soutien à des entreprises et à des technologies de rupture dans tous les départements. Nous avons, je vais vous citer quelques exemples parce qu'elles méritent d'être cité. Je prends le Cantal Orique. Quand on a l'image du Cantal, on se dit qu'est-ce qui peut bien se passer en innovation de rupture dans le Cantal ? Mais vous avez une entreprise qui s'appelle BIOS qui est le leader en Europe de la fabrication des
biomédicaments. Pourquoi elle est positionnée dans le Cantal ? Et bien parce qu'on fait du fromage. Le fromage c'est des ferments et ils ont développé des technologies de fermentation exceptionnelles qui leur permettent aujourd'hui de générer de la de la de des biomédicaments d'une façon remarquable. Mande en Lauser plus petit département de France 78000 habitants. Tout le monde tient dans le Stade de France. Pourtant c'est à Mand dans l'erreer que vous avez le plus grand centre le plus grand centre de recyclage plastique en France. 100000 tonnes de plastique automatisé robotisé. Je l'ai visité personnellement parce que j'ai visité 90 départements donc j'en ai quand même visité pas mal. Je peux vous dire que la France regorge de ses talents et que France 2030 les a soutenu
quand ils avaient effectivement un qualificatif d'excellence. Alors ça a un prix. Ça a un prix. Le prix c'est euh tout simplement qu'il faut faire attention, il faut qualifier et le prix c'est du temps parce que j'ai aussi lu dans le rapport de la Cour des comptes que c'était un petit peu compliqué et que ça prenait du temps. Heureusement que ça prend du temps. C'est l'argent des Français. C'est de l'argent qui nous coûte de plus en plus cher. On on sait puisque ça a été financé évidemment comme beaucoup de choses du budget par la dette. Quand la dette était à zéro, quand les intérêts étaient à zéro, on était peut-être un petit peu plus souple. Aujourd'hui, on fait très attention. Donc, on prend le temps de réfléchir, on prend le temps de la comparaison, on prend le temps de
l'excellence. Et puis l'autre caractéristique que je voulais souligner, c'est que je voudrais vous témoigner, vous le savez parce que vous êtes en circonscription, je visais vous témoigner de la réactivité du terrain. Euh, j'ai aussi lu queon avait euh peu d'agilité dans le France 2030. France 2030 a des feuilles de route qui ont été définies en 21. Est-ce que la date du 30 novembre 2022 vous dit quelque chose ? C'était le lancement de chat GPT 30 novembre 2022, naissance d' naissance du du plan France 2030 début 22 au passage février 2022 tout le monde s'en rappelle aussi c'est le début de la guerre en Ukraine. Ça veut dire que nous avons vécu à travers ce plan des événements qui effectivement
bouleversent les priorités technologiques et heureusement que nous révisons régulièrement à travers des comités, des comités de pilotage qui ont lieu tous les mois, des comités interministériels où sont représentés toutes les directions interminist et toutes les directions ministérielles tous les mois et une fois par an une révision des feuilles de route en interministériel ou à travers des comités des comités spécials présidés soit par le premier ministre, soit par le président de la République. Donc au contraire, nous nous sommes adaptés. C'est un plan qui qui joue cette cette adaptation et qui cherche justement à euh à à à tenir compte par une veille précise des évolutions. Alors pour terminer ma mon intervention parce que
je doute pas que vous aurez beaucoup de de de questions. Qu'est-ce que dit qu'est-ce que qu'est-ce quelles sont les conclusions des rapports des économistes dont je vous ai parlé tout à l'heure qui je le rappelle sont des économistes indépendant à qui nous avons fourni tous nos chiffres à date. Ce ne sont pas des hypothèses qui sont spéculatives, ce sont pas des raisonnements sur des modèles. Ce sont à partir des données concrètes que nous leur avons donné, qu'est-ce qu'ils en ont conclu ? Alors, c'est l'étude donc du du CAE, du conseil d'analyse économique dans les entreprises au bout de 3 ans puisque ça fait à peu près ça les soutiens en moyenne qu'on a donné, plus 8 % d'emplois supplémentaires dans les entreprises qui ont été soutenu par le plan en France 2030, plus 12 % de
chiffres d'affaires, plus 50 % de recherche et développement supplémentaire dans ces entreprises. C'està-dire qu'elles elles améliorent leur qualité de service de produits et donc par la même nous espérons de productivité. Euh ça veut dire plus 50 % de RD supplémentaire, ça veut dire plus 3 tr familles de brevets déposées à l'issue des projets financés par France 2030. Et en fait le le le le paradoxe c'est que ces entreprises ça leur donne l'envie, ça leur donne envie d'aller plus loin. C'estàd que ça les stimule. Alors, c'est vrai que quand on regarde un chiffre brut qui dit que pour 53 % des gens que nous avons interrogé de nos lauréas, nous avons interrogé plus de 4000 de nos
lauréas sur les 9300 à date sur pour 50 % de ces personnes, ils disent France 2030 % exactement France 2030 si on avait pas eu ce soutien nous n'aurions pas fait ce projet. Bon, une conclusion un peu un peu tordue, on conclut que pour 47 % il n'avaient pas besoin de l'argent pour faire le projet. C'est vrai. Par contre, ils auraient peut-être décalé ce projet de 1 an, de 2 ans, de 3 ans et à ce moment-là, la concurrence aurait gagné des parts de marché et il se serait retrouvé le bec dans l'eau avec des jolis projets sur les étagères, ils auraient décalé pour des raisons de gestion interne et que effectivement là, la France 2030 a joué son rôle d'accélérateur euh et a permis justement à ces sociétés
de se révéler sur la sur la question effectivement que que vous avez que vous avez posé sur les ce que j'ai lu également sur le mur de dette tout que conclut la Cour des comptes. Vous savez, moi j'ai une grand-mère paysane et elle disait bah à un moment donné on paye. Quand on dit qu'on fait un investissement de 54 milliards décidés par l'Assemblée nationale votée euh à un moment donné bah il faut le payer. Donc oui, ces 54 milliards, l'État va le payer. Mais j'ai deux bonnes nouvelles. La première bonne nouvelle, c'est que ça veut dire que ça marche. Ça veut dire qu'on a des projets, 9300 projets. Ça veut dire qu'on irrigue tout le
territoire, 100 % des départements français. Et la deuxième bonne nouvelle, rapport également du CAE et de et donc du Collège de France et du prix Nobel Philippe Agon, les remboursements des plans d'investissement d'avenir se font en 3 ans dans notre pays. Pourquoi ? Parce que quand l'État donne une subvention ou soutient une entreprise, ben il y a de la TVA qui revient, il y a des charges sociales, il y a, je l'espère, pour certains d'entre des impôts et donc il y a mécaniquement un retour sur ce soutien. Il est estimé par ces par les le rapport du CAE à 3 ans. C'estàd que dans un paradoxe absolu, oui, nous avons nous fonctions face à un mur de dette mais nous remontons beaucoup d'argent au niveau de l'État. Pour cette année, pour l'année 2026,
c'est près de 500 millions d'euros qui sont remontés au niveau de l'État par le plan France 2030 et les payas que nous finissons de les pays précédents que nous finissons de d'éteindre. Donc mon enthousiasme c'est de partager trois choses avec vous. Le premier, c'est que loin de se résigner, la France est en avance sur des secteurs stratégiques. En quantique, nous sommes probablement un des pays leaders mondiaux en fabrication de calcul quantique. D'ailleurs, les les prix Nobels que nous enchaînons le démontrent. dans les domaines de la de la bioproduction de médicaments, nous sommes nous sommes très très bien placés et nous avançons dans le domaine de l'IA
dont on parle beaucoup. Il y a eu beaucoup d'investissements dans l'IA. Si on cumule les investissements directement dans l'IA et tous les investissements en IA des projets que nous recevons, nous sommes à 12 milliards sur les 54 milliards. Donc nous avons fait un effort considérable sur l'intelligence artificielle qui s'accélère et euh on en a des premiers résultats puisqu'on voit qu'elle pénètre progressivement énormément de couche de la de la de la de la de la structure industrielle de notre pays. Donc je pense que on peut tuer ses idoles. On peut façon systématique considérer que tout ce qui est fait est baclé, mal fait. Mais ce que je peux vous dire, c'est que l'équipe de 70 personnes que représente
le SGPI, aidé par nos quatre opérateurs que sont la BPI, la DEÈ, l'Agence nationale de la recherche et la Banque des territoires a fait depuis 5 ans un travail de titan pour arriver justement à être exigeant dans l'excellence mais honnête dans les équilibres et à mesurer. J'ai à cette table Marc-Antoine Lacroix économiste qui est fait partie de mon équipe qui est le cœur de l'analyse en permanence, l'évaluation permanente de ce que nous faisons parce que nous avons une obligation d'évaluer ce que nous faisons et qui montre qu'effectivement nous progressons. Qui a des erreurs, il y en a certainement. Qui est des ratés, il y en a certainement. Mais la grande grande majorité de ce que nous faisons aujourd'hui soutient, aide,
accompagne les forces vives de la rupture de ce pays. Voilà ce que je voulais vous dire en introduction et évidemment je réponds à toutes vos questions bien sûr. Merci beaucoup monsieur le secrétaire général. Nous allons passer aux orateurs des groupes. Pour le premier d'entre eux, le Rassemblement national, madame Géraldine Grangier, vous avez la parole madame la députée. Merci monsieur le président. Monsieur le secrétaire général, France 2030 devait être le grand plan de réindustrialisation et de souveraineté de notre pays. 54 milliards d'euros d'argent public ont été mobilisés. Au 31 mai 2026, 44 milliards étaient déjà engagés, soit 85 % de l'enveloppe initiale. Mais après 5 années de mise en œuvre, une question simple s'impose.
Quel résultat concret pour la France ? car derrière les milliards engagés, le bilan industriel est loin d'être à la hauteur de promesses. En 2025, le solde de net des ouvertures et fermetures d'usine reste négatif avec 57 sites industriels de moins. Dans l'hydrogène, 1,2 milliards d'euros ont été accordés à 63 projets, mais le déploiement accumule. Les retards et les débouchés commerciaux restent incertain. dans la décarbonation industrielle. L'objectif de réduction de 11 millions de tonnes de CO2 est désormais jugé difficile à atteindre. Pour les véhicules électriques, l'objectif de produire 2 millions de véhicules en France en 2030 paraît lieu aussi compromis malgré les milliards engagés. Et dans l'agriculture et l'agroalimentaire, le constat est
particulièrement préoccupant. 235 brevets étaient attendus et à ce jour aucun n'a été déposé. Alors oui, la France investit, mais la véritable question est investit-elle efficacement ? Le rapport du Comité de Surveillance des investissements d'avenir est d'ailleurs sans ambiguïé. Il pointe une gouvernance complexe, des délais trop longs et surtout des indicateurs qui ne permettent pas de mesurer correctement les effets économiques et industriels de France 2030. C'est tout de même extraordinaire. Après 5 années et 44 milliards d'euros engagés, nous devons encore demander comment mesurer les résultats. France 2030 est également devenu le symbole de cette agencification que nous dénonçons. ADEM, ANR, BPI France, Cae
des dépôts, ministère, SGPI, secrétaire général à la planification écologique, 14 comités de pilotage. À force d'empiler les structures, qui est véritablement responsable du résultat final ? Mais surtout, ne nous trompons pas de diagnostic. La France ne manque pas seulement d'argent public à investir, elle manque de compétitivité. Nos entreprises sont étouffées par les normes, les surtranspositions, la fiscalité et un coût de l'énergie qui pénalise notre industrie face à nos concurrents. Au Rassemblement national, nous défendons une autre stratégie. supprimer les impôts de production, garantir un prix national de l'électricité compétitif, mettre fin au carcand d'usane, investir massivement dans la formation professionnel et créer un fond souverain capable d'orienter
durablement les parts nationales vers nos entreprises et nos industries stratégiques. Notre objectif est simple, que l'argent public serve d'abord à produire en France et créer des emplois en France et à renforcer notre souveraineté. Monsieur Bonel, vous êtes à la tête du secrétariat général pour l'investissement depuis 2022. Vous avez vous-même une longue expérience de l'entreprise, de l'investissement et de la politique. Alors, je voudrais vous poser une question très concrète. Sur les 44 milliards d'euros de France 2030 déjà engagés, pouvez-vous nous dire précisément combien d'emplois industriels durables ont réellement été créés ? Combien de capacités de production supplémentaire ont été implantées en France ? Et combien de projets financés ont aujourd'hui échoué
et abandonnés ou n'ont pas atteint leur objectif ? Je vous remercie. Merci madame Grangier. Monsieur le secrétaire général. Merci madame Grangier. Je suis super étonné de votre discours. Moi, j'ai écouté attentivement le discours de votre candidate à venir et elle parle d'optimisme, elle parle d'un monde ancien qui se transforme, elle parle d'avenir, d'intelligence artificielle, ce dont je viens de vous parler. Alors, vous me dites combien d'emploi industriel et vous me fassez un sol de net entre des usines malheureusement dans des secteurs qui étaient en décroissance et qui souffrait. Moi, je vous parle des 300 usines que nous avons créé dans des secteurs pour les 50 années à venir. Quand nous implantons
dans la zone de Dunker 17000 emplois à venir à travers une industrie formidable qui est la batterie, c'est de l'industrie de demain. Et je suis persuadé, je n'ai pas les chiffres pour Dunker, qu'il y a quelques entreprises qui ont dû disparaître sur la zone. Et si on fait un sol de net entre chou et carotte, ça va pas marcher. Nous, on fabrique les entreprises de demain. On forme. Vous me parlez de formation, je suis d'accord avec vous. 1,4 milliards d'euros 1,4 milliards d'euros le plan compétences et métiers d'avenir de France 2030 4500 à dat formation dans l'hydrogène, le nucléaire, les nouvelles technologies, la bioproduction, la nouvelle agriculture. 1 million à l'horizon 2030
écoles et centres de formation ouverts à travers la France dans tous ces domaines. Donc on parle même langage et justement vous je vous ai précisé en début de mon propos, on parle de 2030. Moi en 2026, j'ai que des résultats intermédiaires, mais ils sont plutôt sur la bonne voie. Vous az cité les chiffres sur la formation, vous az cité les chiffres sur les usines. Depuis 2017, plus 130000 de création nette d'emploi industriel en France. On y a beaucoup contribué. Donc si je pense que s'il y a un sujet sur lequel il faut qu'on se mette d'accord, c'est que la France peut relever ses défis en investissant dans ses talents. Les talents en formation, les talents en recherche, les talents en industrie, les talents en entrepreneur.
Voilà voilà comment je vous répondrai aujourd'hui le plus le plus directement possible avec mon enthousiasme légendaire. Merci monsieur monsieur le secrétaire général. pour le groupe ensemble pour la République, madame Françoise Buffet, vous avez la parole madame la députée. Oui, merci monsieur le président. Euh je vois pas monsieur le secrétaire général mais je ne suis pas très loin. Oui, je tiens également d'ailleurs à vous remercier pour votre présentation qui nous rappelle le rôle essentiel de France 2030 dans le soutien à l'innovation et le développement de notre industrie. Avec l'intelligence artificielle, nous voyons à quelle vitesse une technologie peut transformer notre économie et faire naître de nouveaux besoins d'investissement. Pour la France, l'enjeu est de pouvoir
développer ces technologies, les maîtriser et permettre à nos entreprises de s'en saisir. Mais nous devons porter cette ambition dans un contexte budgétaire contraint. Cela nous oblige à nous demander où l'effort public est le plus nécessaire et comment l'adapter à mesure que les projets avancent. France 2030 doit notamment aider les entreprises à franchir des étapes qu'elles auraient du mal à financer seul. le développement d'une technologie, son passage à l'échelle industrielle ou l'achat des équipements nécessaires pour passer du prototype à la fabrication en série. Je voudrais donc revenir sur ce qui se passe une fois les projets sélectionnés et les financements accordés. Nous savons que
l'innovation comporte des risques. Une technologie peut être plus difficile à mettre au point que prévu, un marché peut évoluer, un partenaire se retirer ou un financement privé manqué. Ces difficultés ne signifient pas nécessairement qu'il faut renoncer au projet. C'est précisément l'une des raisons d'être du soutien public, permettre une prise de risque et accompagner des investissements dont les résultats se construisent sur plusieurs années. Mais les besoins peuvent aussi changer. Un soutien peut devenir décisif à une étape qui avait été sous-estimée au départ. À l'inverse, certaines dépenses peuvent perdre de leur pertinence. Le suivi des projets doit permettre de tenir compte de ces
évolutions. Il doit aussi nous aider à distinguer les difficultés propres à une entreprise des obstacles que rencontrent plusieurs projets. Si plusieurs industriels peinent à franchir la même étape, nous devons pouvoir nous demander si les dispositifs proposés répondent bien à leurs besoins. Dans le cas de l'intelligence artificielle, cette question se pose également entre le développement de nouvelles solutions et leur adoption par les entreprises, notamment les PME. Ces deux objectifs appellent des formes de soutien différentes entre lesquelles il faut trouver le bon équilibre. Pour nous parlementaires, ces enseignements sont essentiels au moment du vote du budget. Nous ne pouvons pas répondre à chaque difficulté par des crédits
supplémentaires. Nous devons savoir où un financement public peut réellement faire la différence, où des moyens pourraient être redéployés et où un autre accompagnement serait plus utile. Monsieur le secrétaire général, à la lumière de l'expérience acquise et compte tenue de nos contraintes budgétaires, quels ajustements vous paraissent aujourd'hui nécessaire dans la répartition des financements de France 2030 et comment pourrions les dans le prochain budget ? Je vous remercie, monsieur le secrétaire général. Merci. Merci madame Buffet. Je c'est une question Ah pardon pardon. Merci madame Buffet. Le le la
question est est importante parce que nous sommes effectivement rentrés depuis 1 an dans une phase, j'allais dire très active de suivi puisque entre le moment où un projet, je vous l'ai dit tout à l'heure est est soumis à France 2030 puis analysé et le moment où il commence à toucher effectivement euh ses soutiens, il se passe à peu près 9 mois. Par contre, la mécanique du projet prend quand même généralement 12 à 24 mois dans l'entreprise pour pour exister ou dans le centre de recherche. Donc, nous sommes activement dans le suivi et je peux vous dire qu'aujourd'hui, on avait une hypothèse de travail de départ qu'on aurait 15 % des projets. C'est une somme considérable mais ça fait partie de la prise de risque. On avait 15 % des projets qui étaient à risque et on c'est
à peu près ce qu'on constate, soit des projets qui tombent, qui sont abandonnés pour différentes raisons, soit des projets qui sont en difficulté sur lesquels il faut ajuster le dialogue et voir comment on peut on peut mieux traiter le dossier. Vous me parlez de de l'intelligence artificielle et effectivement nous avons je l'ai parlé j'en ai parlé tout à l'heure avec en parlant de CMA de compétences et métiers d'avenir les centres de formation mais on a été un petit peu plus loin que ça notamment nous soutenons des programmes d'adaptation des entreprises. Il y a un programme qui s'appelle Nikita qui est à Lyon. un programme d'adaptation euh des entreprises, des propositions pour que les entreprises puissent se faire mieux comprendre l'IA et mieux comprendre
l'application qu'elle peut avoir sur leurs propres usages en interne. Je rappellerai aussi que en terme d'IA, les efforts que nous avons fait on payé puisque aujourd'hui la capacité de calcul intensif qui est au cœur de l'IA, parce que quand on parle de l'IA, on imagine également que les ordinateurs et toute la puissance de calcul derrière est importante. a été multiplié par 4 donc depuis depuis 2015, c'est important. Il y a eu beaucoup de soutien de tous les PIA et l'on l'a amplifié au niveau de de France 2030 au aux puissances de calcul en France. Et nous tenons actuellement, d'après les statistiques mondiales, le 3è rang de recherche mondiale en intelligence artificielle avec quand même des des stars importantes que peut être Mistral par exemple ou Amilab euh qui sont des
des des entreprises particulièrement performantes. Alors sur le redéploiement, on le fait en permanence et la décision qui a été prise, c'est d'amplifier, elle a été prise il y a quelques mois seulement, d'amplifier les investissements et de les réorienter vers des calculs, le calcul quantique, vers l'espace, vers la cybersécurité qui devient un sujet majeur et sur lequel nous avons des performances à améliorer considérablement. l'actualité nous le monde tous les jours. L'intelligence artificielle, j'en ai déjà parlé, mais nous n'avons pas oublié non plus euh euh l'agriculture euh et la recherche et la santé dont on parle pas suffisamment. Donc ça, ce sont les réorientations qui ont été données récemment. Merci monsieur le secrétaire général. Pour le groupe de la France insoumis,
monsieur François Picmal, vous avez la parole monsieur le député. Monsieur le président, monsieur le secrétaire général, finalement France 2030, c'est un peu comme mon ficus d'appartement. beaucoup d'investissement pour un résultat incertain. Sauf qu'au moins avec les plantes, on a une logique peut-être plus simple à saisir que les secrets de la start-up nation. Pourtant sur le papier, ça partait bien la notice. Le plan d'investissement France 2030 avec 54 milliards d'euros sur 5 ans doit permettre de rattraper le retard industriel français. On a vu, d'investir massivement dans les technologies innovantes ou encore de soutenir la transition écologique. Hélas, comme souvent derrière le vernis se cache une triste réalité. La transition écologique
se transforme en croissance verte et Greentech, loin des nécessités de décarbonation massive de l'économie entière. 5 ans après, le constat est constant. En septembre, le haut commissariat au plan estimait que, je cite, France 2030 a peiné à faire émerger des acteurs globaux dans les secteurs innovants stratégique. Pire, s'il y a eu investissement dans ce pays avec la Macronie, c'est la case sociale généralisée. Dilapidation d'aide publique aux entreprises massives et insuffisamment conditionné, au moins 166 milliards d'aides publiques aux entreprises en 2024. Selon le rapport de la Cour des comptes, d'ailleurs France 2030 bénéficie aux entreprises les plus grandes qui disposent de moyens publics et qui sont aussi celles qui en
demandent le plus. Une pauvreté record, taux de pauvreté de 15,4 % 2024, un chômage élevé et à la hausse, l'abandon des services publics avec par exemple la sous-compensation des missions au service de la poste par l'état de 1 milliard par an, explosion de la dette, de la charge de la dette et emprise des marchés financiers sur les financements publics. Bref, j'arreste avec le désastre et les ruines, nous allons reconstruire tout cela. On ne peut pas dire en tout cas que l'expérience a été concluante payant son manque d'anticipation selon la cour des comptes elle-même et euh le manque de vision globale et de long terme. Alors je vous le dis, il est temps de changer de modèle de société également en matière de vision économique et d'investissement. Passer oui de la
start-up nation à la Nouvelle-Fance, c'est prendre en compte les grands enjeux d'avenir, l'écologie réelle, la justice sociale, le pouvoir d'achat, la démocratie concrète. C'est enregistré les changements profonds de notre société, qu'ils soient démographique, les changements de lieu de vie, la richesse multiculturelle de la France, c'est aussi changer de méthode et passer d'un modèle de paracoup à un modèle de planification avec une visibilité, une programmation sur le long terme. Enfin, c'est se dire qu'au lieu de mettre 54 milliards d'euros dans un plan d'investissement très critiqué peut-être s'interroger sur le fait que cet argent pourra être utilisé notamment pour notre jeunesse qui demande cin fois moins pour des conditions d'éducation digne. Et
finalement, monsieur le président, monsieur le secrétaire général, quel meilleur plan d'investissement pour l'avenir que d'avoir un service public de l'éducation de haute qualité pour la Nouvelle-France ? Mon monsieur le secrétaire général, monsieur Picmal, quel honneur vous me faites de penser que je suis responsable de tous ces mots. Euh, c'est formidable, mais France 2030 est beaucoup plus modeste. Vous savez, moi je m'occupe d'innovation et technologie de rupture. Donc, laissez-moi là où il faut. Mais par contre, j'ai j'ai des bonnes nouvelles aussi pour vous. Le plan CMA notamment dans sa forme d'innovation, dans la forme scolaire, c'est toutes ces expériences dont vous parlez. Nous nous occupons effectivement de tout ça. Par contre, ce sont des des essais des
poques, des prototypes parce que justement pour ne pas pour faire de la planification, il faut voir si ça marche au lieu de se lancer dans des grands plans. Je comprends que l'actualité vous pousse à nous encourager à aller plus beaucoup plus vite, mais je peux vous dire et je tiens à votre disposition la liste exhaustive de toutes les innovations forme scolaire que nous avons faites. Il y en a une cinquantaine dans lesquelles nous cherchons justement à améliorer les systèmes éducatifs. 1,4 milliards dans l'éducation, je le répète, c'est pas une broutille. et ça soutient 450000 nouvelles formations qui feront partie d'ailleurs de réflexion dans la terme du réforme de parcours sup. Donc je pense que sur cette partie-là, je suis assez à l'aise pour vous donner des informations
rassurantes. C'est la deuxième partie de la transition écologique. À l'heure où nous parlons, c'est 10 millions de tonnes de CO2 économisés en France. C'est pas si mal. L'objectif est de 21 à l'horizon 2030. Nous sommes sur la trajectoire. Donc je vous rassure également sur ce point-là, effectivement il y a une dynamique qui s'installe, elle est partie et que ça soit des entreprises qui investissent, que ça soit la transformation de la mobilité électrique, ça se passe plutôt pas mal. J'ai déjà répondu à madame Grangier sur les 300 usines et j'aurais déjà répondu sur les emplois industriels. Je vais pas y revenir mais effectivement je déplore comme vous la fermeture de certaines usines, certains ateliers mais on met en place des plans de formation pour que
les gens retrouvent des boulots dans les nouvelles usines de demain. Et enfin, vous me parlez effectivement d'une nouvelle mère de vivre. J'adore cette idée. J'adore vraiment. C'est pour ça que je vous ai parlé de Mand, c'est pour ça que je vous ai parlé euh d'Oriac, mais je pourrais aussi vous parler euh d'Och, mais je pourrais aussi vous parler de territoires qui étaient considérés comme abandonnés et dans lesquels par le talent des entrepreneurs, par le soutien de France 2030 ont réussi à à redénimiser les tissus industriels et à créer de l'emploi. Donc je répète ce que j'ai dit tout à l'heure à madame Grangier. S'il y a un sujet sur lequel on doit être tous d'accord, c'est le talent français et la possibilité de le révéler avec le soutien de l'État. On n'est pas parfait,
mais au moins, il faut pas qu'on commence à dire des pour pour des raisons que je comprends très bien sur le plan de de la de de futur de futures échéances électorales qui rapportent que rien ne marche. France 2030 ça marche. Merci monsieur Bonel. pour le groupe socialiste et apparenté. Madame Marie Noël Baptistel, vous avez la parole madame la vice-présidente. Merci. Merci. Ça fonctionne pas. Si ça fonctionne. Bon très bien. Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général. Vous pilotez les investissements d'avenir et d'innovation de l'État et notamment le déploiement des 54 milliards d'euros du plan France 2030. Sur cette enveloppe globale, il reste
encore près de 10 milliards d'euros à répartir entre les acteurs industriels de l'innovation partout sur notre territoire. en Auverneur Ronalpe l'Iser et le premier département récipient d'air et le deuxième à l'échelle nationale pour plus de 400 projets financés notamment vers le CEA de Grenoble dont je salue ici à la fois les compétences et l'expertise dans un certain nombre de domaines. Lors de l'examen et l'adoption de la loi de finance par 493 de 2026, le gouvernement avait déjà concédé l'abondance d'un milliard d'euros et cette année, ce sont encore plusieurs dizaines d'investissements que le gouvernement souhaite ralentir et aller dans le temps en ne décant que 4 milliards de crédits
de paiement. Alors, considérez-vous qu'à la lumière de ces décisions gouvernementales, la rigueur budgétaire doivent se faire au détriment de nos capacités d'investissement dans l'innovation et les nouvelles technologies, n'est-ce pas un mauvais signal envoyé alors même que l'Europe et la France sont particulièrement à la traî en ce qui concerne les innovations de rupture et les hautes technologies. Enfin, vous connaissez notre l'attachement de notre groupe en faveur de la transition énergétique soutenable d'un point de vue social. Euh vous rappelez vous avez rappelé qu'en 2021 on était à zéro sur les voitures électrique. Pourriez-vous nous en dire davantage aujourd'hui sur l'objectif que vous vous fixez par
rapport aux 2 millions de véhicules électriques produits en France avant la fin de la décennie sur ce qui devrait faire baisser les prix des véhicules et donc car par l'accroissement de l'offre et nous sommes encore loin d'attendre une production euh satisfaisante. Alors, comment atteindre cet objectif est-il à revoir à la baisse alors que nous venons d'imposer à l'échelle européenne des quotas d'importation et des surtaxes sur les véhicules électriques et hybride en provenance de Chine continentale. Sur la question enfin du financement du nucléaire fusion. Au niveau international, le financement public est massif, notamment aux USA, Allemagne, Japon. L'Union européenne a investi 330 millions d'euros oui millions d'euros
dans le programme Euratom dont 220 millions dédiés à la fusion. Comment s'inscrit la France dans le développement de cette nouvelle filière notamment au travers de France 2030 ? Je vous remercie. Merci madame Baptistelle. Monsieur le secrétaire général.
Baptistelle. Merci pour ce rappel. D'ailleurs, on peut être tous très fier que nous avons un pôle d'excellence en ISER avec le CEA, mais également ST microélectronique et et d'autres d'autres sociétés très en pointe sur ces métiers du futur. Alors euh je pense que France 2030 comme les autres doit participer à l'effort budgétaire qui nous est imposé par les circonstances. Est-ce que je suis ravi qu'on limite mes crédits de paiement ? Évidemment non. En tant que manager, je préférais vous dire on continue à fond les manettes et on avance. Est-ce que le chiffre qui a été proposé est raisonnable, tenable et nous permet à la fois d'assurer le suivi et de continuer à soutenir des priorité stratégique ? La réponse est oui. Donc ça veut dire que euh dans un monde
idéal, on aurait préféré clore le plan 2027. Ça a été rappelé par monsieur le président tout à l'heure. Je pense que ce plan s'étalera probablement jusqu'à 2029, c'estàd que nous aurons les mêmes moyens, ils ne seront pas remis en question. ce qu'on appelle en langage technique, donc les les engagements de l'État, les autorisations d'engagement sont les mêmes moyens. simplement la courbe sera lissée. De nombreux projets aujourd'hui sont plutôt à l'horizon 28 29 dans les technologies que nous que nous que nous regardons aujourd'hui, tout simplement par la mécanique des recherches et les préfinancements qui ont déjà été faits. Je pense notamment au CEA, puis vous l'avez vous l'avez mentionné, travaillons sur ce qu' un sujet qui s'appelle la fermeture du cycle, c'est la possibilité de
réexploiter nos déchets nucléaires pour en faire des nouveaux combustibles nucléaires. Ce sont des projets qui sont à l'horizon 2035 2040. Donc on a la on a le temps de les soutenir et on n'est on n'est pas dans une urgence d'innovation comme dans l'IA par exemple euh qu'on a cité précédemment. Pour vous répondre sur la voiture électrique, il s'est passé un truc comme on dit, il s'est passé le D3 d'Ormouse. Jusqu'à là, j'étais pessimiste pour l'atteinte des objectifs des 2 millions. Je ne pense pas qu'on sera à 2 millions en 30, mais par contre je serais prêt à faire un paris qu'on y sera en 32 ou en 33. Ça veut dire que même si le chiffre de 30 symboliquement était 2 millions, il sera peut-être que d'lion5, la dynamique est réelle et aujourd'hui on voit que entre
la réglementation européenne qui enfin, j'allais dire commence à à mettre les bonnes barrières à l'importation chinoise, le prix de construction des voitures électriques en France, notamment avec l'effort qui a été fait sur les batteries à Dunkerque, rend accessible des voitures fabriquées en France, en tout cas qui constituent qui sont constitués de de composants français et européens à plus de 70 % crédibles à l'horizon 2030- 2032. Donc on est plutôt dans des bonnes nouvelles sur la fusion. Nous avons travaillé sur la fusion, nous avons soutenu quelques start-ups en fusion, pas très pas beaucoup, une vingtaine de millions d'euros. Euh la question aujourd'hui qui se pose sur la fusion, c'est on ne la réussira, on voit bien que les chiffres qu'au niveau européen. Donc on a des
discussions active avec l'Europe pour voir comment comme on a fait le programme spatial européen. Est-ce qu'il est est envisageable de faire un programme de fusion européenne ? Les discussions sont en cours, la route est longue mais ce qui est sûr c'est qu'il y a aucun pays aujourd'hui par rapport aux enjeux que représente la fusion qui pourra le faire tout seul. Va falloir s'associer avec des gens. Donc nous sommes sur la route, on a aidé quelques start-ups, mais on ne pourra pas boucler un programme fusion tout seul. Merci monsieur le secrétaire général. Pour le groupe de la droite républicaine, madame Émine Rincher. Vous avez la parole madame la députée. Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général. Les programmes comme France 2030 sont toujours enthousiasmant
parce qu'il nous rappelle combien les grandes ruptures technologiques ont façonné notre histoire économique et industrielle. Je pense au nucléaires, à l'informatique et aujourd'hui aux techniques quantiques, à l'intelligence artificielle avec les entreprises comme Mistralai ou encore aux biotechnologies. Ces innovations représentent des opportunités considérables pour notre souveraineté, notre compétitivité et notre capacité à créer de la richesse. Mais encore faut-il que ces avancées technologiques se traduisent en réussite industrielle et économique sur notre territoire. France 2030 représente 54 milliards d'euros d'argent public. C'est un effort majeur qui appelle un bilan précis. Ma première question porte et vous y avez partiellement répondu dans
vos propos sur les résultats concrets de ce programme. Combien d'emplois ont réellement été créés ? Quelle est la part des CDI ? Combien sont des emplois industriels pérennes ? Combien d'investissements privés supplémentaires ont été déclenchés ? Combien d'usines et de nouvelles lignes de production ont effectivement vu le jour ? car notre ambition ne doit pas être simplement de financer l'innovation, mais de transformer ces technologies de rupture en investissement progressif en commande pour nos PME et nos ETI. On emploie durable et on va leur ajouter produite en France. Ma deuxième interrogation concerne la cohérence de notre stratégie nationale. Nous avons aujourd'hui une multitude de structures publiques qui interviennent dans l'investissement, la
recherche, l'innovation et la stratégie industrielle. Le SGPI, les ministères, les agences, les opérateurs publics, sans oublier le haut commissariat à la stratégie et au plan. Ne serait-il pas temps de rationaliser cet ensemble, de supprimer les doublons et de disposer d'une stratégie nationale plus lisible, mieux coordonnée et surtout davantage tournée vers les résultats ? Le troisème enjeu, nos territoires France 2030 ne doit pas bénéficier uniquement à quelques grandes pôles technologiques. Il doit irriguer l'ensemble de notre tissu économique, nos bassins industriels, nos PME et nos ETI. Enfin, je voudrais aborder un sujet essentiel, les freins structurels à l'investissement en France. Nous pouvons mobiliser des milliards d'euros d'argent public, mais nous nous devons avoir
l'honnêteté intellectuelle d'affronter les obstacles qui pénalisent nos industriel. Je pense au coût du travail et aux impôts de production, à l'instabilité fiscale, à l'inflation normative et à la complexité administrative, notamment aux contraintes liées aux annes. Nous savons innover, nous disposons de chercheurs, d'ingénieurs, d'entrepreneurs de talent. Mais combien de technologies développées en France finissent par être industrialisé à l'étranger faute d'un environnement suffisamment compétitif ? C'est tout le paradoxe que nous devons résoudre, investir massivement dans nos technologies de demain sans laisser les emplois, les usines et la valeur ajoutée partir ailleurs. Au fond, monsieur le secrétaire général, comment passer d'une politique de soutien à l'innovation à
une véritable stratégie nationale de compétitivité et de réindustrialisation qui crée durablement de la richesse et des emplois sur l'ensemble de nos territoires. Je vous remercie. Merci madame la député, monsieur le secrétaire général, madame Rincher, merci de de vos observations et questions. J'ai déjà pas mal parlé des résultat mais je vous en donner un que je vous ai pas encore donné euh parce que il relie votre première et votre dernière question, c'est l'impact sur le long terme. Le modèle, cette fois-ci, nous parlons de modèle à l'inverse tout à l'heure où je parlais de résultat. Le modèle qui a été donc euh élaboré par la DG Trésor montre que l'effet multiplicateur des investissements de France 2030, c'est-à-dire pour 1 € de France 2030 est
décimé entre + 38 et 54 € sur le PIB. C'est que chaque euro a un effet multiplicateur de 38 à 54. et ça de façon pérenne. Là-dessus, je parce que comme je peux pas vous vous signer de mon sang que il y aura x million d'emplois qui seront créés parce que c'est quelque chose qui qui dépasse, j'allais dire la capacité de de modélisation aujourd'hui surtout avec l'impact de l'IA. Ce qu'on peut dire par contre c'est qu'il y a une croissance attendue et un effet sur le PIB qui est considérable. Donc une des bonnes questions à se poser, c'est et s'il y avait pas France 2030, mais ça veut dire que cette alors ne serait pas créé. Donc ça veut dire qu'on aurait effectivement économisé 54 milliards facialement mais on aurait pas la
potentielle à en créer 240 parce que c'est ça le chiffre hein, ça fait 240 milliards. Donc je pense que ça c'est un résultat important. Alors sur les structures, je peux pas me mettre en en défaut de ce que vous dites. Oui, il y a de la rationalisation à faire et donc il va falloir les analyser d'une façon sage et sereine et certainement pas il y a la coup de serpe. Quand j'entends la gentification du pays, je dis moi je trouve qu'à 70 personnes, nous gérons 54 milliards. Je connais beaucoup de fonds d'investissement qui pour la même somme auraient plusieurs centaines de personnes avec eux. Quand on voit la performance de la BPI sur les territoires qui va vraiment très très loin dans l'accompagnement des entreprises, pas que avec nous hein, mais au niveau des prêts, au niveau de
des conseils, on peut pas dire que ça soit une mauvaise performance. Quand on nous dit toute la journée que la transition écologique est importante et je le partage, le rôle de LAADM n'est pas simplement d'être des entassements administratif. Alors qu'il y ait des mesures de qualification à faire, qu'il y ait des mesures de d'amélioration à faire en tant qu'ancien chef d'entreprise, je ne peux qu'y souscrire mais gare à y aller à coup de serpe juste pour se dire que euh des fonctionnaires dans des bureaux passent leur temps euh euh à à grter du papier pour rien. Moi les fonctionnaires que je connais, je peux vous dire, ce sont des gens excessivement performants, dévoués à la fois en national et en territorial. Donc je je pense qu'il faut faire attention à ça. Oui, il y a la
rationalisation à faire mais pas y aller à coup de serp. Dernier point, votre frein sur le structurel à l'investissement, je le partage mais je le partage sur un autre plan, c'est où est l'investissement privé ? Je vous ai dit tout à l'heure, l'État fait sa part. Le vrai raté, il n'est pas de l'État, il est des investisseurs privés qui ne croient pas en l'innovation française. On trouve plus de Chinois, on trouve plus d'Américains, on trouve plus de de de sud-américains, on trouve plus d'indiens qui investissent dans l'innovation française que de français ou d'Européens. Ça c'est un vrai scandale parce que je ne comprends pas qu'on ne puisse pas trouver plus d'investissements pour accompagner cet effort de l'État. Voilà. Merci beaucoup. Pour le groupe des
démocrates, madame Louise Morel, vous avez la parole. Madame la députée. Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général pour l'investissement. Merci pour votre présence devant notre commission ce matin. Au nom de mon groupe les démocrates, nous défendons une politique d'investissement ambitieuse, responsable dans un contexte budgétaire contraint, bien entendu, il faut le rappeler, au service de notre souveraineté industrielle, du soutien à l'activité économique, de la décarbonation et aussi de l'équité territoriale. C'est le sens de France Relance, c'est le sens de votre travail et on voulait à cet égard saluer votre travail et celui de vos équipes puisque France 2030 avec ses 100 milliards d'euros a effectivement permis de soutenir notre économie face à la
crise sanitaire. Et je crois que d'ailleurs nous pourrions en être fier de se dire qu'au moment où nous avons vécu une pandémie mondiale et bien la France elle a décidé d'accélérer sa modernisation et sa transition écologique. Et aujourd'hui France 2030 poursuit ce travail en Alsace par exemple. Effectivement, le travail sert tous les talents et tous les territoires puisque dans la circonscription où je suis élu, la brasserie Chronembourg par exemple a bénéficier de France Relance en engageant un projet de décarbonation qui vise à remplacer une partie du gaz utilisé pour produire de la chaleur par des granulés de bois locaux. Et dans cette commission, nous traitons aussi des sujets d'énergie. C'est un exemple concret et mais je voudrais quand même vous poser quelques questions
rapidement. La première, c'est que vous êtes revenu sur les secteurs qui fonctionnent, biomédicaments, quantiqu. Je voudrais avoir votre avis sur ceux qui éventuellement sont plus fragiles ou à la traî lesquels doivent nécessiter notre vigilance. C'est le premier point. Le deuxème, euh j'étais lundi matin avec les représentants des entreprises de taille intermédiaire dans l'est de la France et ils m'ont fait état d'un certain nombre de de difficultés. Une d'entre elles, c'est aussi parfois le fait de de savoir comment on pourrait mieux renforcer l'effet de levier sur l'investissement privé PME et ETI aussi, notamment par rapport aux différents financements que vous proposez. Souvent, ils ont le sentiment que c'est pas toujours adapté, que ça prend un petit
peu de temps. C'est aussi ce qui a été un peu souligné dans le rapport de la Cour des comptes et je voulais avoir votre avis là-dessus. Et le dernier sujet quand même aussi pour les ETI, elles sont responsables de 17 % de la RED nationale. Elles disent recevoir 3 % des aides. Ça semble un peu un un déséquilibre. Je voudrais avoir votre avis là-dessus. En tout cas, vous l'avez compris au groupe les démocrates, on est en soutien de l'investissement dans notre pays. Et on voudrait aussi souligner ce rapport quand même de ce chiffre dans le rapport de juin 2026 qui dit que 95 % des bénéficiaires estiment que leur initiative n'aurait pas vu le jour sans France 2030. Et donc on voulait aussi euh euh souligner ce point positif. Merci. Merci madame la députée.
Madame Morelle, merci. Euh vous m'avez parlé des secteurs fragiles. C'est un sujet excessivement compliqué parce que je vais vous donner un exemple. On pourrait citer l'hydrogène. Je pourrais vous dire l'hydrogène c'est fragile parce que effectivement on avait des ambitions en 2021 qui étaient d'ailleurs mondial sur l'hydrogène. Un peu un gaz magique. On s'est aperçu que les attentes par rapport à l'évolution des batteries parce que l'hydrogène avait vraiment un impact sur l'électricité les attentes ont été déçues donc on a baissé nos exigences sur l'hydrogène. Vous pouvez dire bah donc c'est plus fragile. Mais avec le phénomène d'hormouse, la chimie nous apprend que l'hydrogène va devenir un élément déterminant. combiné au CO2 pour faire du méthane, pour faire
des chaînes carbonées, pour se redévelopper. Donc c'est un secteur fragile mais qu'il faut tenir. Donc c'est toute la difficulté et c'est pour ça qu'il faut une expertise et nous avons des centaines d'experts au niveau de France 2030 dans les tous les domaines dont dont je vous ai parlé. Je parle bien de centaines d'experts qui donnent de leur temps dans leurs compétences pour nous dire attention tout n'est pas. Je pourrais citer par exemple l'Académie des technologies qui sont qui regroupe des somités industrielles françaises. Mais je pourrais aussi citer les centres de recherche l'INRIA, l'INRAE, le CNRS autant de choses qu'il faut protéger et ce sont c'est le feu sacré de la recherche en France. Attention à ne pas tomber dans aussi là la caricature. Donc
les secteurs fragiles sont difficiles à identifier et il y a des il faut juste faire attention aux moyens qu'on met en face et donc nous les régulons plus par le budget que par l'idée d'y aller ou ne pas y aller. Et ensuite vous avez des secteurs qui émergent en permanence. Je vous citerai la photonique qui est certainement pour la plupart d'entre vous en tout cas pour moi un sujet assez obscur mais qui montre qu'on est dans une évolution de l'électronique au niveau du photon et qu'il faut creuser et il y a il y a quelques boîtes en France il faut y aller, il faut accompagner c'est compliqué sur les effets de levier j'en ai parlé le problème qu'ont les entreprises aujourd'hui c'est lever à côté des subventions ou des soutiens de France 2030 de lever l'investissement
parce que la règle d'or que nous avons, c'est 1 € de subvention ne peut aller qu'avec 1 € de capitaux propre. Donc c'est vrai que là c'est difficile parce que effectivement quand quelqu'un est crédité d'un on lui donne l'excellence de son travail, il fait qu'il mérite par exemple 1 million d'euros de subvention, il doit trouver ou il doit montrer qu'il a 1 million d'euros de capitaux propre. Ça ça ne peut être que du privé. Et on ne fait pas la combinatoire. L'État ne se met pas des deux côtés en même temps. D'ailleurs, j'ai oublié tout à l'heure, j'en profite parler du fond souverain. Fond souverain n'a rien à voir avec France 2030. Un fond souverain, c'estàdire que l'État prend le risque sur les entreprises d'histoire de France. Quand l'État est dans une entreprise et qu'elle part en
difficulté, c'est l'État qui paye. Donc, il faut bien réfléchir avant de mettre l'État dans une entreprise. On peut mettre l'État dans un projet, mettre l'État dans une entreprise, c'est un autre sujet. Alors, quand on est dans des entreprises qui sont qui sont de de qualité comme EDF, qui sont solides et pérennes, il y a pas de souci. Ça c'est le rôle de l'agence des participations de l'État, la PE. Quand on rentre dans l'innovation, on dit "Oui, mais vous avez vu, si on avait mis cet argent en capitaux, on gagnerait beaucoup d'argent. Si on avait mis, il y a d'autres entreprise, si on avait cet argent en capitaux, on en aurait perdu probablement le même nombre." Donc je fais un petit peu un petit enfin sur les ETI, je voudrais bien challenger leurs chiffres parce que
nous on a 51 % des sociétés qu'on aide qu'on appelle émergent. Je pense que là, c'est des problèmes de bornage et je crois que que les chiffres sont pas aussi caricaturaux que ça. Il faudra qu'on vérifie. Merci. Merci monsieur le secrétaire général. Pour terminer avec les orateurs des groupes pour le groupe Horizon et indépendant, monsieur Thomas Lama, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général pour l'investissement. Chers collègues, France 2030 est un plan ambitieux doté de 54 milliards d'euros. Il a déjà permis de soutenir plus de 8500 laa et près de la moitié de ses soutiens financiers bénéfient à des TPE, PME et des ETI. C'est une politique industrielle majeure pour notre pays. Mais financer l'innovation ne suffit
pas. Encore, faut-il permettre aux entreprises de passer du prototype à la production puis de trouver leurs premiers clients ? C'est une étape décisive pour transp pour transformer pardon l'investissement public en activité économique durable. À cet égard, la commande publique constitue un déboucher potentiel important. Pourtant, pour une PME innovante, y accéder peut être difficile. Des dispositifs d'accompagnement existent déjà. La question n'est donc pas dans un contexte budgétaire contraint de créer une nouvelle structure ou d'engager une dépense supplémentaire. Il s'agit de nous demander si nous si nous utilisons pleinement les outils dont nous disposons pour renforcer le retour économique des crédits déjà engagés par France 2030.
Nous disposons d'ailleurs d'un précédent intéressant avec France 2030 export qui propose un accompagnement structuré des entreprises dans le développement commercial à l'international. Pourquoi ne pas étudier une démarche comparable pour faciliter leur accès à la commande publique ? Je ne propose évidemment ni de réserver des marchés au lauréat de France 2030, ni de remettre en cause les règles de la concurrence. Il s'agirait de mieux coordonner les dispositifs existants et de proposer aux entreprises dont les solutions sont suffisamment matures, un accompagnement individualisé. L'objectif serait double. Faciliter l'accès des entreprises innovantes au marché pertinent et permettre aux acheteurs publics d'identifier plus facilement des solutions répondant à leurs besoins.
Autrement dit, il s'agit d'améliorer l'efficacité de l'argent public sans en augmenter le volume. Plutôt que de créer immédiatement un dispositif national, nous pourrions commencer par engager un travail avec les acteurs de la commande publique afin d'identifier les freins auquels se heurte les entreprises lauréat de France 2030 et d'étudier comment mieux mobiliser les dispositifs existants. Si ce diagnostic faisait apparaître des besoins non couverts, une expérimentation ciblée pourrait être alors envisagée. Son efficacité serait évaluée à partir de résultats concrets. Nombre d'entreprises accompagnées, candidature déposée, marché remporté, activité économique généré. Monsieur le secrétaire général, dans un contexte budgétaire contraint, seriez-vous prêt à
engager ce travail avec les acteurs de la commande publique pour identifier les freins auxquels se heurtent les entreprises, leurat de France 2030 et étudier comment mieux mobiliser les dispositifs existants avant d'envisager une expérimentation ciblée si les besoins le justifient. Je vous remercie. Merci monsieur le député. Merci monsieur Lam. Euh vous vous mettez le doigt sur quelque chose qui est très important qui est la c'est la commande publique parce que nous avons fait des essais déjà pour vous informer dans des secteurs qui sont possibles, notamment la défense, le spatial, nous avons la possibilité, c'est une dérogation particulière de de cibler, vous vraz les guillemets, des appels d'offre sur des caractéristiques particulières. On l'a fait notamment
Proxima. C'est un projet euh qui est piloté par le ministère de la défense euh enfin des armées pardon le le minar mais qui qui lui euh ont un euh vise à avoir un ordinateur quantique pour des raisons de dualité militaire qui sera hébergé euh au niveau de de de du ministère. Il existe aussi les achats innovants qui ont été un peu un peu améliorés à la marge, mais qui sont aussi un secteur sur lequel on peut faire de la commande publique quand on veut acheter une technologie particulière et beaucoup de nos entreprises proposent des produits innovants. Donc on peut aussi passer par cette voie. Maintenant, moi je suis toujours pour l'expérimentation. Donc s'il y a une réflexion à mener sur comment on peut être en phase avec les règles des appels d'offre, les règles
des appels d'offres européens pour arriver à trouver des voies euh qui substitueraient de la commande publique à de la subvention, euh je suis volontaire. C'est un sujet sur lequel on a pour le moment buté, soyons clair, pour plein de raisons et je pense que ça mérite en tout cas de de pousser la réflexion et les équipes chez moi sont prêtes à aider à collaborer. Je le répète, on a déjà essayé. C'est pas c'est pas si simple sur la d'une façon générale si une chose qu'on peut partager ensemble c'est que le soutien public à à l'innovation doit doit élargir son horizon si je peux me permettre quand je vous parle. Ça veut dire il peut aller effectivement de la subvention
auprès en avance remboursable éventuellement dans de très rares cas au fond propre mais on pourrait pousser le bouchon et aller vers de la commande publique ou d'autres formes de soutien. Euh cette réflexion, elle va elle méritera d'être poussée en de pour le prochain le plan successeur qui j'espère verra le jour dans cette assemblée dans les années qui viennent de dire comment est-ce qu'on peut élargir l'intervention de l'État qui soit financier ou non financier réglementaire par exemple dans certains cas qui permettrai de déboucler des choses. Mais comment on peut élargir l'intervention du pilotage de l'innovation au niveau de l'État ? Ça c'est un sujet également sur lequel il faudra s'atteler. Merci. Merci beaucoup. Nous avons terminé avec les orateurs des groupes. Nous allons
passer aux questions individuel pour la première. Monsieur le bourgeois. Je vais prendre de des questions par deux hein. Monsieur le bourgeois. Merci monsieur le président. Monsieur le secrétaire général. L'intégration de la filière des insectes au volet alimentation saine et durable de France 2030 illustre la stratégie de l'État macroniste. Financer une innovation hasardeuse en s'exposant à des risques industriels majeurs sans souci de l'argent public. Car la filière française des protéines d'insectes présentées comme une panassée est marquée par des défaillances en série. Insect, ancien fleuron de la Frenchtecht, a été officiellement placé en liquidation judiciaire en décembre 2025 après avoir bénéficié d'environ 148 millions d'euros d'argent public.
Agronutrice a été placé en redressement judiciaire au 1er semestre 2026 après avoir bénéficié d'une injection de près de 60 millions d'euros. Innova Feed, dernier opérateur du secteur, aurait bénéficié de plus de 50 millions d'euros d'aide publique alors qu'elle a procédé à la suppression de 60 postes en juin dernier. Comment expliquez-vous ce crash industriel sur cette filière et que répondez-vous à ceux qui pensent que ces investissements auraient été plus efficaces en soutenant les protéines végétales, notamment les légumineuses ? Je vous remercie. Merci monsieur le bourgeois. Monsieur Naillet, merci monsieur le président. Monsieur le secrétaire général pour l'investissement, euh je voudrais rappeler que pour les
territoires ultramarins, des engagements chiffrés avaient été pris dans le passé. Euh je fais ici référence au grand plan d'investissement pour la période 2017-2022 où 1 milliard d'euros minimum pour l'autre maire avait été annoncé avec solennité. Mais cet objectif, vous le savez monsieur le secrétaire général pour l'investissement n'a malheureusement jamais été qu'un simple compteur. Pas de crédit fléché, pas de suivi publiés, pas de bilan consolidés. 9 ans plus tard, personne ne peut dire précisément ce qui avait été réellement engagé. Mais il faut reconnaître une évolution avec France 2030. Son volet régionalisé, le plan innovation ont permis des financements concrets. Si je prends mon territoire, celui de la
Réunion, ce sont projets qui ont été soutenus pour près de 49 millions d'euros d'acements sont bienvenus mais vous en conviendrez pèse encore peu face aux 54 milliards d'euros pilotés par le SCGPI. Donc, je voulais vous poser une question très simple par rapport aux enjeux d'innovation technologique, d'innovation dans le domaine de la santé. Merci monsieur Naï. Quelle sera la part des outres maires dans les prochaines années ? Merci. Merci monsieur Madame Lepé pour l'instant. Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général. La France dispose d'entreprises innovantes dans les secteurs agricoles agroalimentaires. Mais le passage du stade de l'innovation à celui de la production industrielle reste un défi notamment pour les PME et les
coopératives qui doivent mobiliser des capitaux importants pour changer d'échelle. Or, notre souveraineté alimentaire dépend aussi de notre capacité à transformer nos productions sur le territoire national, à moderniser nos outil industriels et à éviter que les innovations développées en France soient finalement industrialisées ailleurs. Comment le on l'appelle le secrétariat, on va dire général de la production de la de l'investissement évalue-t-il l'impact de France 2030 sur le développement des capacités industrielles en France ? Et quel levier envisagez-vous pour accompagner le passage de l'innovation à l'industrialisation en particulier pour les filières agricoles et agroalimentaire ? Je vous remercie.
Merci madame LP, monsieur le secrétaire général sur ces trois premières questions. Alors pour répondre et rassurer monsieur le bourgeois, nous finançons également les légumineuses et les protéines végétales puisque on est on n'est pas sectaire sur la qualité de la protéine. Je vous ai dit en début de d'intervention que on prenait des risques, ces risques ont été pris. Euh la bonne nouvelle, c'est que ces sociétés dont vous parlez, elles ont développé une véritable compétence. On a compris ce qui se passait. Alors, je peux rentrer dans le détail si vous voulez, mais très simplement quand vous concentrez des êtres vivants en trop grand nombre dans un espace en pensant que ça va marcher comme la chimie minérale, ben ça ne marche pas. Ils sont rendus compte qu'effectivement les
notions de productivité avec des êtres vivants, exactement comme avec des poules ou avec des vaches, si vous les mettez vous en mettez trop dans un espace confiné, ça ne marche pas. Donc les modèles économiques qui avaient de bonnes fois élaborés n'ont pas fonctionné. Est-ce que ça veut dire que c'est un échec ? Non, c'est de l'expérience. à l'expérience qui a coûté cher. Oui, mais remettez-le encore une fois dans l'idée que les gens ont été qualifiés, formés et vont pouvoir repartir sur des projets. D'ailleurs, la plupart d'entre eux sont en train de créer des start-ups dans ces domaines en disant on a compris et on va pouvoir se développer. Donc, je demande juste un tout petit peu de temps pour savoir. Maintenant, je vous ai parlé du chiffre de 15 % d'échec. 15 % d'échec pour sur
54 milliards, ça se représente une somme considérable et en tout cas qui n'est pas en regard avec les chiffres que vous avez donné. Oui, on peut perdre 60 millions sur un projet, c'est possible, c'est arrivé. Mais s'il y a d'autres projets sur lesquels on va en gagner 600 ou 700, ça fait partie du risque que nous avons intégré dans le modèle France 2030. Ça c'était pour répondre à votre question sur les échecs. Le je pense que sur le domaine des insectes, nous avons considérablement appris. Ça va donner fruit à des réflexions et à de nouvelles recherches. Mais encore une fois, le sujet de la protéine en France est critique. Donc nous avons ouvert toutes les voix possible et notamment les voies des légumineuses qu'on soutient avec énormément de recherches notamment sur
les semences légumineuses résistantes au stress hydrique et au changement climatique. Sur la je passe à à madame madame monsieur Neyer, pardon, excusez-moi de décorcher votre nom, je l'avais mal écrit. Donc sur les outresem effectivement j'ai mené un combat déterminé. On a deux problèmes sur les autres mèes pour être clair avec vous. Et la réunion est une exception parce que la taille de l'île, le le le le l'organisation qui a été mise en place depuis tellement tellement d'années avec tant d'efficacité fait que c'est une un peu une exception dans le nous avions un problème d'ingénierie, c'estd que nous n'avons pas assez de projets parce que nous finançons des projets. Donc on a besoin que des porteurs de projets viennent en les ayant élaboré. Donc j'ai décidé deux choses. La première c'est
qu'ils ont débloqué des budgets d'ingénierie pour l'outreem. On ne le fait que pour les outremères. C'estàd qu'on a des budgets pour permettre à des projets d'être mis sous une forme où ils sont lauréat de France 2030. Donc ça va s'accélérer. D'ailleurs, depuis qu'on a mis en place ces projets, on s'apprit qu'il y a une accélération. La deuxième chose, c'est que en régionalisé, au lieu de faire un pour un, comme sur tout le territoire hexagonal, nous avons décidé que c'était un pour de que quand l'État quand la région met un, puisque le le modèle c'est la région met un, l'État met un pour les projets régionalisés, là quand la région met 1, l'État met de pour les outresemes. Ça aussi ça a accéléré et ça a permis de voir des nouveaux projets. J'aurais juste vous
souigner le cas de Mayotte sur lequel on a mis 40 millions d'euros pour vraiment arriver en urgence à trouver des solutions pour les aider. Ça porte ses fruits. Les premiers projets dans le domaine de la santé, dans le domaine de de la logistique, dans le domaine de l'eau, l'accès à l'eau sont très prometteurs. Ils sont en train d'être mis en place. Donc l'effort sur les outremèes, il est concret. Le chiffre, je n'affecte pas plus de chiffres à l'outre mer que j'en affecte à la Bretagne, à la Loser ou à l'Iser. Je le le on n' pas fait une affectation par département ou par territoire, c'est une affectation par projet. Donc si on a des très beaux projets en Uctremire, on verra le chiffre explosé. Euh pour madame LP innovation à production industrielle, le la chaîne de de de
France 2030 aujourd'hui s'arrête avec première usine. C'est que ce que nous nous allons jusqu'à accompagner la création d'une première usine est ceci dans n'importe quel domaine. On a des premières usines en électronique, on a des premières usines en agroalimentaire. Donc au-delà, on considère qu'on passe la balle au secteur privé parce que si l'État se mettait en plus à financer, j'allais dire les usines dans leur dans leur pérennité, euh c'est plus un modèle qui est le notre modèle de société. Ça serait un modèle qui peut-être est qualifiable de de collectiviste, mais en tout cas, c'est pas notre c'est pas notre modèle. Donc ce qu'on cherche à faire, c'est aller de la recherche fondamentale jusqu'à la première usine, mais on s'arrête à cette porte-là. Je
tiens à vous dire que c'est très très compliqué le passage de la première usine parce que la plupart des choses qui marchent en laboratoire ou qui marche en prototype quand on les passe à l'échelle, on s'aperçoit que c'est beaucoup beaucoup plus compliqué. Donc ce qu'on encourage à faire dans ces cas-là, c'est l'accompagnement d'un grand frère industriel ou d'un grand frère au sens géné qui a de l'expérience pour pouvoir le faire. On l'a fait avec des des sociétés comme comme Michelin par exemple, avec des sociétés comme Talè où on encourage les jeunes sociétés à prendre conseil auprès de leurs aînés pour accélérer leur croissance. Voilà ce que je pouvais vous répondre sur ce sujet. Merci beaucoup. On continue la deuxième et dernière série de questions. Monsieur Fugit,
merci monsieur le président. Merci à monsieur Bonel de de de venir devant nous pour un petit peu expliquer où on en est au niveau du SGPI. Moi simplement France 2030 a placé l'innovation énergétique au cœur de ses ambitions, notamment des ambitions de réindustrialisation, de souveraineté. Je voulais simplement revenir rapidement sur à la fois l'hydrogène et aussi le nucléaire innovant autour des SMR, des AMR. Est-ce que vous pouvez nous nous dire un petit peu comment vous mesurez la maturité technologique, le passage, l'industrialisation dans ces deux filières là et aussi la la l'avancée sur la création de la chaîne de valeur ? Qu'est-ce quels sont les verou je dirais à à lever encore pour en faire des des véritables industries très compétitives ? Et un
dernier mot, est-ce que du côté du SGPI vous vous intéressez à l'hydrogène di blanc natif ? On sait qu'il y a des choses à faire en matière d'exploration encore avant d'éventuellement un jour exploiter. Je pense à toutes les réserves qu'on a trouvé en Moselle. Donc ça sera intéressant de voir comment le GPI se situe sur ces sur ces engagements là aussi. Merci. Merci monsieur Fugit. Madame Morel. Merci monsieur le président. J'ai une question qui est assez simple pour vous laisser le temps de répondre. Euh tous les sujets qu'on a abordés depuis le début, bon bah se place dans en ce qui concerne le soutien à l'investissement dans un secteur international qui est très concurrentiel avec des concurrents importants que sont singulièrement les États-Unis, la Chine et d'autres encore
selon les secteurs d'activité. Vous concrètement en terme de méthode, pas sur les investissements, qu'est-ce que vous pensez qu'on pourrait apprendre de ces concurrents-là et ce qu'on pourrait faire mieux de fait en France pour vous soutenir et soutenir les investissements dans différents secteurs ? Merci madame Morelle. Madame Brbois, merci monsieur le président. Monsieur le secrétaire général pour l'investissement cher Bruno Bronel, je veux d'abord saluer votre engagement et votre excellent travail dans l'appui au territoire d'industrie. Dans nos territoires ruraux, il a permis de faire émerger des projets concrets et surtout de redonner confiance aux industriels. Mais je voudrais vous alerter sur deux paradoxes. France 2030 finance la décarbonation des grands sites
cimenters. Ces subventions servent d'abord à augmenter massivement leur production au détriment des petites cimenteries. Résultat : ciment transporté par camion sur des centaines de kilomètres, moins d'emplois locaux et un résultat négatif avec plus de CO2. Prévoyez-vous un soutien adapté au sites de moyenne taille pour préserver un maillage un maillage territorial comme la cimenterie Equium à Rochefort sur nos nom dans le Jura qui fait d'importants efforts de décarbonation et qui est la seule de Bourgon Franchecté. Même paradoxe pour les batteries, l'État finance des gig factory sans les obligés achetés européens. Or, le projet d'Industrial Accélérator Acte que quelques composants comme les cellules ou la cathode. Il ne couvre pas les matériaux comme le PVDF de Sienco Tavo à
Tavau Jura. Un liant qui n'a pas de substitut. Pourtant Sensco et investi 300 millions d'euros aidés par l'État. La France défendra-t-elle l'intégration de ses matériaux dans la préférence européenne ? Conditionnerez-vous les aides de France 2030 à un approvisionnement européen ? Merci madame Bbois. Monsieur le secrétaire général. Alors, monsieur Fugit, merci de votre question. Effectivement, euh le secret, c'est que la France est au bord d'une révolution énergétique majeure puisque entre les EPR2, euh c'està-dire le plan des grands réacteurs nucléaires, les les RNI, les la nouvelle génération de petits réacteurs nucléaires, l'hydrogène dont effectivement on a découvert et on pense que c'est solide des réserves
considérables en Moselle. On va obtenir une énergie décarbonée en abondance. Et cette énergie décarbonée en abondance, c'est celle qui est la clé entre la société fossile d'aujourd'hui, les sociétés que j'appelle personnellement chenille fossile d'aujourd'hui vers la société papillon électrique de demain. Et donc ça veut dire que la France à un coût intéressant va être capable de produire cet or blanc, c'est comme ça que je l'appelle, considérable qui est l'électricité des carbonés. Donc il faut pas lâcher là-dessus. Alors, les maturités sont différentes. On a déjà des sociétés qui font des électrolyseurs qui améliorent tous les jours. Je pense à Genvia par exemple qui est qui améliore tous les jours leur performance. Ils se sont associés notamment avec Schlumberger. Je
parlais de grand frère tout à l'heure pour justement passer à une phase de production industrielle. Euh on a des verroues technologiques, notamment le captage par exemple de cet hydrogène blanc dont vous parlez qui est pas un truc facile parce que c'est pas aussi simple que capter du pétrole ou du méthane parce que c'est un gale. Et donc progressivement, on y va et on soutient à différentes étapes. Alors là, on en est pour l'hydrogène blanc clairement au niveau du soutien à l'exploration, on n pas plus loin. Mais si d'aventure tout était confirmé, je pense qu'il faudrait aller beaucoup plus loin. sur la partie RNI, on en est aujourd'hui à la sélection des trois candidats finaux qui vont passer dans ce qu'on appelle la phase 2, c'està dire, on a financé une
dizaine de candidats qui étaient dans une phase 1 de technologie, j'allais dire théorique. Là, on passe dans des applications pratiques et du prototypage. Mais on doit pas baisser la garde parce que je pense que un des secrets des 30 vertueuses que je prévois pour la France, c'est bien cette capacité à générer de l'électricité décarboné massivement. L'H2 étant également le l'hydrogène pardon étant également un gaz fondamental dans la fabrication des carburants du futur. Et ça me fait pardon madame Morel, je reviens sur votre question juste après mais je bondis sur celle de madame Brbois pour dire que justement ces cimenteries ont des business models avec de l'hydrogène qui va devenir intéressant. puisque la combinaison de la molécule hydrogène et du CO2 fatal que font les cidenties
puisque quand on fait du ciment, on fait du CO2, ça c'est la chimie de base qui la prend vont permettre justement de développer des applications notamment dans les nouveaux carburants. Donc il y a aucune raison qu'on les exclut de notre réflexion. Euh encore une fois euh il faut qu'il dépose des dossiers notamment dans le casre de Descarb industrie qui est un point important et on les regardera avec autant d'attention que que les que les plus gros euh qu'on soutient peut-être plus en avance parce qu'ils avaient euh euh en terme de d'objectif de d'économie de CO2, on atteignait plus loin l'objectif. Mais ils ne sont absolument pas exclus de la de la bataille. Euh votre question sur la conditionnalité, j'y vais très vite, on n'a pas aujourd'hui formellement mis
de conditions sur euh euh les achats sur les soutiens de France 2030, mais c'est quelque chose qu'on commence à regarder et on on nous double ça d'un d'un projet de marketplace, c'est-à-dire de d'endroit où on veut on veut mettre en regard les fournisseurs Lauréa France 2030 avec des avec des gens qui ont des besoins pour que justement on arrive à avoir plus de de moins de silotage, j'allais dire dans les dans dans les projets. C'est d'un travail en cours qui aujourd'hui n'a pas été suffisamment formalisé. De toute façon, je pense que on va forcément y arriver parce que le les règles du produit final, c'est notamment de la voiture par exemple vont faire au niveau européen que toute la chaîne de valeur va se décaler vers plus de fournissure fourniture française et
et européennes. J'en arrive à la à la dernière question, c'est madame Morel, ce qui est une question particulièrement juste parce que si on si on reste à la surface des choses et qu'on compare soit les volumes, le nombre de millions ou de milliards qui sont mis en Chine, aux États-Unis, sur l'IA, sur des des l'espace, on se dit le combat il est perdu d'avance. Mais par contre, ça nous permet de voir où est-ce qu'il place ces milliards et notamment par exemple, je pense à la Chine qui investit lourdement aujourd'hui dans l'hydrogène dans un moment où en Europe, on pourrait en douter, mais ils investissent dans l'hydrogène. L'expérience montre que il
ils raisonnent sur des 20 ans, sur des 30 ans. Donc moi, je surveille les concurrents en fonction de leur cycle de de d'investissement. Je je je étant exagéré, nous SGPI avec mes experts, on surveille d'une façon globale comment ça se passe. Mais il y a une dimension différente, c'est la dimension culturelle. Je prends l'exemple de l'IA. La robotique, on parle beaucoup des robots humanoïdes chinois, donc on les surveille. La robotique est perçue dans les pays asiatiques animistes commeant quelque chose qui est totalement intégré à la société. Et il n'y a pas de problème de la relation au robot dans un pays asiatique. Dans nos pays européens, c'est plutôt une menace pour l'emploi et surtout voir une menace existentielle
avec l'IA sur la capacité à être humain. Ce sont deux cultures fondamentalement différentes et c'est pour ça que contrairement à ce qu'on pense, il y a des domaines et notamment l'intelligence artificielle et ce qu'on appelle le physical qui est le nom moderne de la robotique. Il y a des domaines dans lesquels la culture va être fondamentale et c'est pour ça qu'il faut fabriquer des spécialistes en IA. C'est pour ça qu'il faut qu'on soit autonome et souverain parce que ça ne fonctionnera pas. On n'adoptera pas un robot asiatique sur nos territoires. Par contre, on aura besoin des robots pour être en compétitivité par rapport à eux. Donc il y aura des modèles différents. Donc oui, regarder la concurrence mais apprendre les bonnes choses pas copié. Ça serait ça mon mot de conclusion.
Merci. Bien, merci beaucoup monsieur le secrétaire général pour être venu devant la commission des affaires économiques ce matin avec vos équipes. Merci pour cette audition très riche, très dense avec beaucoup de coup de réponse aux questions qui ont été les nôtres et celles des parlementaires de cette de cette commission. On reste bien évidemment à disposition et à votre écoute pour continuer à à travailler, à avancer ensemble sur sur ces sujets. Chers collègues, je vous donne rendez-vous. Euh nous avons un article 88 à 15h30. Ceux qui veulent venir quelques minutes passer du temps dans cette salle de commission seront les bienvenus. Sinon, nous retrouvons la semaine prochaine où
demain nous avons un texte dans de la commission dans la niche portée par la France insoumis, je vous le rappelle.
Bruno Bonnell