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InterviewVincent JEANBRUN· 6 janvier 2026 23 minComplaisantActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"Il faut un budget pour reprendre le contrôle sur la crise du logement" Vincent Jeanbrun sur Radio J

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Comment s'annonce cette année pour le logement ?

  • 1:19OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la situation n'est pas devenue hors de contrôle ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Quelle est la première préoccupation des Français concernant le logement ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que le plan d'urgence logement verra le jour ?

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le statut du bailleur privé ?

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour simplifier la production de logement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:19Vincent JeanbrunFait
    « je suis moins ministre du logement que ministre de la crise du logement. »
  • 3:51Vincent JeanbrunFait
    « l'extension du préatau zéro très importante et puis le statut du bailleur privé. »
  • 4:34Vincent JeanbrunChiffre
    « Un/art des familles françaises dorment dans un logement possédé par un petit propriétaire d'ailleurs privé. »
  • 9:42Vincent JeanbrunFait
    « c'est l'angoisse numéro 1 des Français. »
  • 10:23Vincent JeanbrunFait
    « la loi Casbarian berger qui a avancé considérablement sur le fait que si vous devraz rentrer illégalement dans le logement maintenant c'est quand même beaucoup plus facile de vous en sortir. »
  • 13:34Vincent JeanbrunFait
    « il y a plein d'autres mesures dans ce plan de logement. »
  • 16:59Vincent JeanbrunChiffre
    « ça va permettre à 700000 logements de revenir. »
  • 17:44Vincent JeanbrunFait
    « on rééquilibre les choses, on redonne finalement une plus-value au fait d'être à l'électrique. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Le club IMO Radio J vous est présenté [musique] avec le concours de Coldwell Banker réseau immobilier mondial depuis 1906. Coldel Banker l'excellence immobilière radio J le [musique] club IMO radio J Marquezrati bonjour à toutes bonjour à tous et bienvenue dans le club IMO sur Radio J. Aujourd'hui j'ai le plaisir de recevoir Vincent Jean Brunin il est ministre de la ville et du logement monsieur le ministre. Bonjour et merci d'être avec nous et j'en profite également pour souhaiter une très belle année 2026. Comment s'annonce comment elle s'annonce pour le cette année pour le logement ? Ben écoutez euh elle commence pas bien puisque par définition il y a pas de budget.

Donc toutes les mesures pour relancer le monde du logement et permettre aux Français de mieux se loger aujourd'hui n'ont pas été votés par définition puisque un peu pas de budget. Donc les moyens pour avoir un vrai choc de confiance dans le monde du logement n'y sont pas n sont pas. Euh j'ai l'habitude de dire que je suis moins ministre du logement que ministre de la crise du logement. Et oui, c'est ça. Vous êtes présenté comme la la crise du logement fin octobre quand vous êtes arrivé.

Euh est-ce que c'est le c'est c'est le parce que la crise la crise elle est là, elle est extrêmement forte et malheureusement elle est plus vraie que jamais parce que si on n'aime pas rapidement ces outils pour relancer le logement, le monde du logement, la production du logement, c'est-à-dire la construction du neuf ou la réhabilitation de l'ancien, et bien on arrivera pas à loger les Français. Or, on a besoin de faire en sorte que les familles françaises se logent décemment. Mais est-ce que c'est pas le l'aveu que la situation est devenue hors de contrôle ?

Non, moi je crois la la l'action politique et je crois si je j'occupe les fonctions qui sont les miennes aujourd'hui, euh c'est parce que je suis convaincu qu'avec de la volonté et des décisions courageuses, on peut avancer et donc on peut reprendre le contrôle sur la crise du logement. Mais pour ça, il faut euh un budget et donc il faut la responsabilité des parlementaires qui nous permettent de doter la France d'un budget. Et et est-ce que vous pensez que justement le le logement c'est bon c'est quand même la préoccupation numéro 1, l'angoisse numéro 1 des des de millions de français aujourd'hui ? Elle est bien entendue par les parlementaires ?

Écoutez moi je veux plutôt saluer le travail avec les parlementaires. Moi j'ai j'ai à chaque fois que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée nationale trouvé des parlementaires qui dans chacun des groupes étaient un peu techniciens du sujet. Donc maîtrisait les enjeux. souvent ceux qui avaient été élus locaux, ceux qui avaient été dans les mairies, ma parfois cet enjeu du logement forcément il est il est très localisé très sur le terrain et donc plutôt une une écoute à ce niveau-là. Ce qui est sûr, c'est qu'après quand on dézoome et qu'on est sur l'ensemble des débats dans l'hémicycle, parfois des postures partisanes peuvent reprendre le lead et et effacer cet enjeu crucial.

Vous avez raison de le rappeler, qui est la première préoccupation des Français aujourd'hui ? Euh, ne pas avoir le logement adapté à ses besoins, euh ce n'est pas vivre décemment. Et donc, il est fondamental qu'on puisse permettre aux familles de trouver un logement quand elles n'en ont pas et de se loger décemment quand elles ont déjà un logement, mais qui parfois est soit trop cher, soit c'est une passoire thermique, soit tout simplement n'est pas adapté en terme de taille ou de localisation. Le le défi, il est immense et c'est pour ça que je suis à la tâche avec le soutien du Premier ministre et de l'équipe gouvernementale.

Le le quand vous êtes arrivé, vous avez annoncé un plan d'urgence logement. Euh est-ce que est-ce qu'il verra le jour ce plan logement ? En réalité, il y a deux choses. Il y a il y a eu euh les actions euh l'urgence, c'est-à-dire que dès qu'on est arrivé dans le débat budgétaire, trouver les moyens budgétaires pour remettre de l'oxygène dans la machine, redonner euh un un choc d'investissement et faire en sorte notamment tout bêtement hein que l'épargne des Français soit redirigé vers l'investissement dans la pierre. Aujourd'hui, les Français ont plutôt tendance à garder l'argent dans le PEA et ne pas l'investir dans la pierre pour tout un tas de raisons.

Le problème, c'est qu'on dort pas dans un PE. Ouais. Donc ça a été l'urgence puisque c'était l'urgence budgétaire. Cette urgence, elle est toujours sur la table. La l'une des premières euh mesures enfin annonces que vous avez faite, c'est euh euh cet amendement pour le le fameux statut du bailleur privé. Oui, il y a plusieurs choses qui sont très attendues là dans le budget. Il y a l'extension du préatau zéro très importante et puis le statut du bailleur privé, pardon, c'est un terme un peu comme ça, un peu technique, mais en gros, c'est quoi ? permettre à ceux qui investissent dans la pierre d'avoir une exonération fiscale importante pour les inciter à le faire.

D'autant qu'aujourd'hui il n'y a que le Normandie hein qui qui reste actif jusqu'en 202 il y a quelques dispositifs mais globalement il y avait pas de remplacement au Pinel et donc il y a ce besoin de donner un avantage fiscal pour que les Français sortent leur épargne. Et et on parle de petits épargnants he on parle pas de de familles très très riches, on parle de familles qui en général ont un logement et demi en location même pas un logement et demi en général parle d' 1,1. C'est c'est important juste d'avoir un chiffre en tête. Un/art des familles françaises dorment dans un logement possédé par un petit propriétaire d'ailleurs privé.

Mais on rappelle que 80 % des propriétaires ont besoin du loyer de vure hein. Exactement. Donc c'est c'est fondamental. Donc ça c'est le premier choc. C'était vraiment l'urgence et cette urgence malheureusement elle est toujours sur la table. Elle est pas derrière nous. Exactement. Sans le vote du budget. L'échec. Voilà. L'échec du budget 2026. Finalement le statut à la trappe. Quel est son avenir au statut du bailleur privé ? Ah bah écoutez, aujourd'hui il est dans la copie telle qu'elle est en à nouveau présentée à l'Assemblée nationale.

Euh je sais que la profession attend que les taux soient soit remonté, que l'avantage fiscal soit fléché, pardon d'être un peu technique, mais sur le revenu global de manière à ce que c'est un impact significatif. La discussion continue avec les parlementaires, mais je sais que cette cette prise de conscience là, elle est aujourd'hui partagée au sein de l'hémicycle, des deux hémicycles d'ailleurs que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée nationale. Donc le combat continue et on croit toujours au statut du bailleur privé. et moi je me bats évidemment pour que il soit là et il soit le plus impactant possible.

Et après simplement parce que vous posiez la question du plan logement, il y a deux choses. Il y a vraiment répondre à cette urgence parce que une fois qu'on a passé le budget et ben on peut plus avant l'année prochaine avoir de mesures fiscales. Donc c'est pour ça qu'il y avait vraiment une urgence et plus largement je travaille avec les parlementaires mais aussi avec toutes les structures qui de près ou loin participent au monde du logement à récolter toutes les les bonnes idées, les bonnes initiatives qui permettront de relancer significativement le logement.

Ça va des enjeux de simplification qu'il faut qu'on construise plus vite, plus simplement avec la même exigence de qualité mais moins de procédures administrative. C'est pour ça que je parle parler d'un d'un guichet unique préfectoral d'ailleurs sur Oui, absolument. Et plus largement au fond, qu'est-ce qu'on a réussi à faire aux Jeux Olympiques ? Qu'est-ce qu'on a réussi à faire avec Notre Dame ? On a construit de façon très qualitative mais en simplifiant les démarches administratives. Donc oui, je suis pour un GIO de la construction ou un Notre Dame du logement où voyez ce choc de simplification, il fera partie du plan logement.

Euh on a aussi et pour moi c'est très important une révolution à opérer autour du logement social avec le fait de redonner le pouvoir de décisionnel euh au plus près du terrain et notamment au maire pour faire en sorte qu'il soi aussi très incité à construire du logement social parce qu'on a besoin de tous les types de logements et euh il y a plein d'autres mesures dans ce plan de logement, je pourrais revenir si vous le souhaitez y compris sur le le DPE, comment fait en sorte que le DPE soit plus simple et cetera. Voilà. Donc l'idée c'est c'est d'avoir un peu et pardon de le dire comme ça, c'est encore un peu la période la liste au père Noël.

Quelles sont toutes les mesures qui vont venir simplifier la production de logement en France ? Encore une fois, j'insiste he le mot production, c'est construire du neuf, c'est réhabiliter de l'ancien un neuf. Et donc c'est important. Néanmoins dans dans le statut du bailleur privé, on a quand même une une inquiétude encore. Le doublement du déficite foncier, pardon, c'est quelque chose qui pourrait être extrêmement préjudiciable pour le contribuable d'après un certain nombre de fiscalistes, notamment je crois Olivier Négrin qui mettait en garde contre cette ce doublement du déficit foncier. Qu'est-ce que vous en pensez ? Pourquoi ce serait euh préjudiciable ?

Préjudiciable, pourquoi vous me dites ça ? le doublement du déficit foncier, bah c'est un avantage pour celui qui investit. Est-ce que sûr et vous êtes sûr que le le bailleur va se retrouver euh l'investisseur va se retrouver euh gagnant avec ce type de l'objectif fiscal ? Aujourd'hui, si on se bat pour avoir le statut du bailleur privé et tous les outils qui vont avec, c'est c'est évidemment pour que il y a un avantage fiscal pour celui qui investit.

Maintenant, la question elle est de régler les taux pour faire en sorte qu'il y ait un impact suffisamment significatif pour, j'allais dire concurrencer le PEA parce que dans un cas, vous laissez dormir l'argent en banque, de l'autre vous prenez le risque d'investir, vous prenez le risque d'avoir des locataires, on pour en reparler notamment sur les lois antisquat mais mais effectivement voyez bien que dans un cas, il y a un risque, donc il faut que ce soit quand même rémunérateur.

Mais mais là où je voudrais aussi rassurer ceux qui se disent bah ils sont bien gentils, ils dépensent de l'argent mais on nous dit qu'il y en a de moins en moins et cetera dans l'univers du logement parce que c'est ça génère des investissements non délocalisables et de l'emploi non non délocalisable. En général, on s'y retrouve. C'est-à-dire que quand on dépense un d'argent public, à la fin, on a plus que un en terme de prélèvement, que ce soit pour l'État ou que ce soit pour les collectivités locales.

Donc moi, j'estime et c'est logique, mais c'est pour ça que je me bat que c'est de l'argent bien dépensé parce que c'est de l'argent qui va un permettre à des familles de se loger et de c'est de l'argent qui infiné rerentrera dans les caisses publiques et donc permettra de continuer l'investissement. Est-ce qu'on pourrait s'attarder un petit peu justement sur la l'angoisse numéro 1 des propriétaires, le squat ? Euh peut-être vu qu'en Italie la loi antiquat vient de rentrer en vigueur avec 2 à 7 ans d'emprisonnement pour occupation illégale pour les propriétaires de résidence principale, la police pourra aujourd'hui intervenir sans autorisation judiciaire.

Pourquoi est-ce que les Italiens y arrivent et que nous ça a l'air d'être beaucoup plus compliqué que ça ? Probablement qu'ils ont majorité plus mieux assise au parlement. Non, ce qui est certain que vous avez raison de rappeler que c'est une grande préoccupation. C'est l'angoisse numéro 1 des Français de des énormément de d'exemples qui ont défrayé la chronique.

Vous avez des personnes qui ont épargné toute leur vie, qui finissent par avoir un petit investissement, un petit appartement et puis qui comptent dessus pour leur retraite par exemple ou pour soutenir leurs enfants et qui infiné se retrouvent dans une situation pas possible parce que il se retrouvent dans une situation soit de squat pur, c'estàd que là vraiment quelqu'un a fracturé votre porte, s'installe et là il faut saluer la loi Casbarian berger qui a avancé considérablement sur le fait que si vous devraz rentrer illégalement dans le logement maintenant c'est quand même beaucoup plus facile. de vous en sortir.

En revanche, là où on a encore des progrès à faire et ça fera partie du du plan logement, c'est dans le fait que vous avez des personnes qui quand ils rentrent légalement ça ou ensuite même s'ils ne payent plus, qu'ils ne respectent plus leurs obligations de locataire et bien on les considère simplement comme étant un peu en a payé. Ça c'est absolument pas possible.

Ça veut dire que quand vous rentrez par du Airbnb ou quand vous rentrez parce que je sais pas quelqu'un vous a filé les clés euh là ça doit être considéré comme du squat et donc pu s'appliquer la la même chose et puis plus largement quand vous avez des situations d'impayé parce que vous avez aussi ça un locataire qui a payé 1 an 2 ans, 3 ans et puis qui au bout d'un moment paye plus ou paye plus 6 mois sur 12 et cetera, il faut aussi qu'on puisse regarder et vous avez raison de citer l'Italie parce que ils ont été chercher un angle intéressant celui finalement quasiment du vol c'estàd qu'en gros vous êtes propriétaire spolier spolé de votre propriété et et c'est c'est intéressant d'aller regarder ça juridiquement.

Euh encore une fois, on est un des pays les plus généreux en terme d'accompagnement. Le logement social avec une panoplie importante. On a de l'hébergement d'urgence qui est extrêmement généreux, plus de 3 milliards d'euros investis chaque année. Euh et d'un autre côté, on on n'aurait pas la le courage de dire à un moment donné, bah si vous n'êtes plus en train de respecter votre part du contrat en tant que locataire, et bien on va malgré tout vous laisser dans dans les locaux. Ça c'est pas possible. Donc si on ne respecte pas ces obligations de locataire, on n' pas vocation à rester dans le logement.

Ça n'empêche pas qu'il y a des amortisseurs qu'il y a tout un accompagnement social à côté, mais euh humanité d'un côté, fermeté de l'autre, parce que sinon on ne redonnera pas confiance au propriétaire. Est-ce que vous vous êtes en mesure de garantir aujourd'hui au propriétaire d'un bien qui est squaté qui pourra récupérer son logement en quelques jours et non plus en quelques mois ? me permettez parce que les montens aujourd'hui dans le droit squatter ça veut dire encore une fois quelqu'un qui est rentré qui est rentré illégalement illégalement ça aujourd'hui la loi s'applique. Oui, la loi s'applique et donc je crois que les retours sont positifs partout. Les préfets suivent.

Si c'est bien un squat dont il s'agit, c'est OK. On on peut mettre les gens dehors beaucoup plus facilement qu'avant et donc dans les délais que vous évoquiez. Maintenant, là où il faut qu'on avance et c'est là où moi je je prends l'engagement que si on a demain un budget et qu'on peut avancer sereinement sur les proposition de loi, je me battrai effectivement pour qu'on puisse redonner ses pleins droits au propriétaire pour qu'il puisse avoir la jouissance de ce qui lui appartient. Ça me paraître fondamental. On va parler du logement social. Je sais que c'est un un domaine qui vous intéresse beaucoup.

Euh vous avez évoqué la la la possibilité d'un bail 369 euh justement peut-être pour lutter contre le c'est ça le la rotation qui est trop faible aujourd'hui. Elle est de cette je crois. Oui. Entre autres euh d'abord moi je veux dire moi je je suis heureux qu'on soit dans un pays qui est du logement social à proposer aux familles qui ont du mal à se loger. Moi j'ai j'ai eu cette chance. Mes parents ont bénéficié d'un logement social. J'ai grandi dans du logement social dans la belle ville de la rose dont j'ai eu la chance de devenir mère plus tard. Euh sans ce logement social, je serai pas à ce micro pour vous parler parce que ça a favorisé la réussite sociale euh de ma famille.

Maintenant euh qu'est-ce qu'on constate ? On constate d'abord, vous l'avez dit, une absence de rotation. Moins de 8 % du parc HLM euh conna une rotation contre 10 % il y a encore euh donc là là la machine est grippée, elle est grippée parce qu'on construit pas assez, on en a parlé tout à l'heure, mais le grippé parce que il y a plus cette rotation naturelle. Donc la première chose c'est régulièrement et moi je propose 369 mais ça pourrait être tous les 4 ans si les parlementaires en décidaient ou tous les 2 ans, pourquoi pas ? Mais je trouve que 3 ans, c'est une bonne formule de d'avoir un moment d'échange entre le bailleur et le locataire pour refaire le point. Où est-ce que vous en êtes ?

Est-ce qu'entre-temps vous avez toujours les mêmes revenus ? Est-ce qu'entre-temps la famille fait toujours la même taille ? Est-ce qu'entre-temps vous avez hérité de de bien par ailleurs ? Est-ce qu'entre- temps vous avez acheté de résidences secondaires ? Il y a plein de choses comme ça qui peuvent être nous interpellées. Ça c'est un point. Deuxième point aussi, il y a un intérêt, c'est celui de la sécurité, de la tranquillité publique. Aujourd'hui, pouvoir pour le bailleur dire au bout de 3 ans, vous ne respectez pas les règles de de vivre en commune de base, donc vous n'êtes pas prioritaire et donc pardon, mais vous risquez de ne plus bénéficier du logement.

Et encore une fois, il y a plein de de mamans solo qui qui dorment dans leur voiture, j'en ai connu en tant que mère. Et à côté de ça, on laisserait des délinquents ou des gens qui troublent le voisinage en permanence dans logement social. Non, moi vous savez le problème c'est peut-être qu'on a au fond la terminologie logement social, elle nous a fait oublier que ce sont des logements d'intérêt général. Général c'estàd que on a une solidarité nationale qui vient financer ce logement pour faire en sorte que ceux qui n'ont pas les moyens de se loger puissent pour un temps bénéficier de cette première aide. C'est la première marche et puis derrière on a vocation à en sortir. Hm hm.

Du logement social quand on le peut. Mon propos n'est pas de dire qu'on met automatiquement les gens dehors au bout de 3 ans, au bout de 6 ans, bout, c'est pas du tout le sujet. En revanche, quand la situation évolue, il faut la faire changer. Et puis je le dis souvent, c'est aussi une façon d'arrêter quelque chose qui est devenu maintenant malheureusement une forme de norme, c'est le logement social à vie, voir le logement social dont on hérite. C'est heureusement pas la majorité des cas. Mais aujourd'hui, vous avez des familles dont les grands-parents font hériter en les mettant sur le bail euh le logement social à leurs petits enfants qui viend étudier. C'est c'est fini.

Il faudrait euh Mais c'est une réforme du logement social que vous euh une réforme à discuter avec le monde du logement social, à discuter avec les parlementaires bien sûr, mais les acteurs et logement social, ils sont un petit peu en panique avec [rires] proposition. Je crois pas qu'il y a de panique mais en tout cas qu'on puisse avoir une discussion sérieux sur le fait qu'il y ait des temps réguliers de rencontre entre le locataire et le bailleur, ça fait paniquer personne. C'est c'est raisonnable, c'est sérieux et que le bailleur parce que c'est très important pour rassurer le monde de du HLM du logement social, c'est que c'est eux qui doivent avoir la main.

C'est eux qui ont la main, c'est eux qui jugent. C'est c'est personne d'autre ne viendra dire au bout de 3 ans, vous mettez telle ou telle famille d'or. Non, c'est pas le sujet. C'est vous avez les cartes en main. Par contre, on arrête le bike est signé euh un jour et qui vaut pour 80 ans. Ouais. Ouais. Dans quel autre univers on a ça ? Dans quel autre univers ? Ce sont des logements d'intérêt général. Il faut que ça le redevienne plein. On va parler du DPE, une diagnostic de performance énergétique, hein. On a connu 5 6 7 corrections du DPE depuis pas mal de d'années. Depuis voilà, le 1er janvier, une nouvelle, ça devient un peu illisible ce DPE.

Alors en tout cas la la là la la réforme toute récente qui prend acte à partir du 1er janvier électricité 23 à 19. Exactement. C'est hyper important parce que ça va permettre à 700000 logements de revenir. Alors l'ancien gouvernement avait parlé de 850000 parlez de 700000. Est-ce qu'on est sûr de ce chiffre he parce que d'après les professionnels notamment je pense à Olivier Delier qui nous le disait récemment le patron de la Fédération des diagnostiqueurs immobiliers on serait peut-être plus proche de 300 à 400000 que de 700000.

N nous on vise 700000 700000 logements qui sont aujourd'hui euh qui seraient classés FOG et qui vont sortir de ces classement et donc être proposé à la location parce que ils étaient injustement rabaissés parce que objectivement c'était inexplicable comment dans un pays où on a totalement décarboné est-ce qu'on est pas en train de préparer l'interdiction de louer là avec ce DPE 1,9 1.9 neu de coefficients électricité alors que notre électricité aujourd'hui est nucléaire en France desconnaie. Absolument.

Non mais c'est justement avec la règle qui vient de passer là au 1er janvier, on rééquilibre les choses, on redonne finalement une plus-value au fait d'être à l'électrique et donc effectivement ça va soulager un petit peu le marché. C'est beaucoup encore hein. Euh les les Allemands qui n'ont pas de d'électricité décarboné puisque ce sont encore au charbon, ils sont à 1 par exemple. Alors là, vous rentrez dans un autre débat qui est faire en sorte que la France arrête de de surinterpréter les normes européennes. Personnellement, on parlait de simplification tout à l'heure. Je pense qu'il va falloir regarder ça de près.

D'ailleurs, le 29 mai 2026, il y a la transposition du DPE européen dans la loi française. Est-ce qu'on y est prêt ? On y travaille mais en tout cas ce qu'on veut et parce que je je reprends votre première question qui dire on y comprend plus rien, il faut de la lisibilité et cetera. Ouais. Euh moi je je ne suis pas pour renoncer à l'ambition énergétique sur la rénovation des logements. Donc euh un dispositif tel que le DPE a du sens dans la mesure où il faut qu'on collectivement à l'échelle du pays, on rénove notre bâti ancien et on le rende moins énergivore. L'énergie va coûter de plus en plus cher, on le sait dans dans les années qui viennent.

Donc c'est c'est de la bonne gestion que de faire ça. Maintenant il faut être pragmatique pour que ça puisse se faire. Il faut que les gens aient des revenus pour pouvoir rénover les logements et notamment on parlait des des propriétaires bailleurs tout à l'heure des petits propriétaires qui louent des appartement à d'autres et bien il faut qu'on les aide à financer la rénovation rénovation et ce qui est embêtant avec le fait d'empêcher de louer les lettres les plus faibles GF et cetera, fait que à un moment donné en fait on leur coupe le revenu qui leur aurait permis de faire les travaux.

H et donc là-dessus, je je parlais du plan logement qui va s'appuyer aussi sur des initiatives parlementaires. On a des propositions de loi comme celle de la sénatrice Gaer qui propose notamment de faire en sorte que si le propriétaire s'engage à faire les travaux pour 3 ou 5 ans, et bien on peut continuer à mettre en location et les loyers peuvent être fléchés sur la rénovation. Donc voyez du pragmatisme parce que sinon on sauve ni la planète ni le budget des Français et on empêche des familles françaises de se loger. Donc on a tout. Donc il faut simplifier les choses sur le DP évidemment, le rendre plus transparent, faire en sorte que les choses soient plus lisibles.

Le député Daniel Labaron m'a remis un rapport euh pour justement qu'on organise aussi l'ordre des diagnostiqueurs parce que certains sont évidemment exemplaires mais d'autres étaient un petit peu moins. Donc il faut mettre de la transparence et la lisibilité dans tout ça. Donc ça fait partie des chantiers sur lesquels on va travailler en 2026. Très rapidement. Ma rénove suspendue au 1er janvier. Quel avenir ? très vite, j'avais été très clair et malheureusement j'avais prévenu, j'avais dit si pas de budget, pas de guichet mauve et on y est, on y est. Donc je comprends évidemment l'inquiétude et des familles surtout des des artisans qui dépendent en partie de de ma prime rénov.

Maintenant, là-dessus, je ne peux que alerter sur le fait que il faut que nos parlementaires entendent ces cris d'alarme et se se trouve l'accord qui permett d'avoir un budget pour que on puisse relancer ma prime rénove. Dès l'instant où on a un budget, on réouvre le guichet et donc là, on peut accompagner toutes les familles pour de la rénovation globale, quel que soit le revenu. Une toute dernière question, monsieur le ministre, on arrive en période électorale avec les municipales. Est-ce que les candidats vous les sentez avoir pris la mesure de l'enjeu du logement dans les programmes ?

Je pense par exemple à Toulouse, une police du logement ou à Paris, un candidat Bronazel qui propose de passer 30 jours Airbnb.

Est-ce que est-ce qu'on est c'est quoi votre gar rapidement Moi mon sentiment et pour avoir fait toutes les congrès, vous savez département de France, région de France, association des maires de France, systématiquement on est venu me parler de la question du logement et elle préoccupe énormément et de toute façon les élus ne peuvent l'ignorer parce que les citoyens on sont très préoccupés et à tous les âges, on a une crise pour le logement étudiant, mais on a une crise pour le logement des seniors, on a toute la population est touchée, d'où l'importance d'avoir une une action forte et pour ça, il nous faut un budget, pardon d'y revenir mais c'est fondamental.

Évidemment, merci beaucoup monsieur le ministre Vincent Jeanbrin d'être d'avoir fait le [musique] détour par les studies ce matin, cet après-midi pardon et ben je vous souhaite une très belle journée à vous et à très bientôt. Merci pour votre invitation. Le club IMO c'est terminé pour aujourd'hui. On se retrouve demain à 6h05. Le club radio J vous a été présenté avec le concours de Coldwell Banker réseau immobilier mondial depuis 1906.

22:27
Non speech

[musique]

22:28
Locuteur

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