Valérie Pécresse invitée de l’émission « Bureau Politique »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Valérie PécresseFait
« j'ai toujours une petite larme pour la Légion étrangère »
- 4:00Valérie PécresseFait
« j'ai failli m'appeler Marianne »
- 5:00Valérie PécresseFait
« mon père voulait m'appeler Mar un peu peut-être 14 juillet Marianne ça faisait beaucoup »
- 6:00Valérie PécresseFait
« j'ai mis mon grand-père parce qu'il m'a énormément marqué c'était dans la famille celui qui était certainement le plus passionné de politique »
- 11:00Valérie PécresseFait
« le Chirac de la fracture sociale pourrait revenir aujourd'hui et s'apercevoir malheureusement que la société française est encore plus fracturée qu'elle ne l'était en 95 »
- 14:00Valérie PécresseFait
« je ne pratique pas la communication genrée la communication genrée qui consiste à systématiquement mettre eux à la fin »
- 15:00Valérie PécresseFait
« je pense que pour une femme accéder à des titres masculins c'est aussi parfois quelquefois une satisfaction »
- 17:00Valérie PécresseFait
« François Fillon c'est l'homme politique qui travaille le plus aujourd'hui sur le projet qui sauvera la France »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
notre invité aujourd'hui nous reçoit sur sa terre de conquête une bataille qu'elle entend mener tout au long de l'année 2015 pour ravir au socialistes en décembre la région d'Île-de-France un combat qui la préserve pour un temps des combats d'hommes et de femmes qui minent sa famille politique un combat qui s'il se termine par une victoire fera peut-être de ce bureau une base arrière pour d'autres batailles ce bureau c'est celui de Valérie pécrè ancienne ministre et chef de fil de l'opposition à la région Île-de-France bonjour Valérie pécrè bonjour Merci de de nous recevoir sur votre lieu de travail en quelque sorte un un bureau qui qui va beaucoup parler de vous on a vu beaucoup d'objets qu'on va regarder tout au long de de l'émission vous êtes né un 14 juillet euh il y a ce filmin né à un 4 juillet pour pour les Américains est-ce que vous avez l'impression que naître un 14 juillet ça donne une vocation particulière bah il faut le croire parce que vous savez qu'il y a énormément d'hommes politiques qui sont nés un 13 ou un 14 juillet et Domi buserau Xavier Darcos donc je pense qu'en réalité ça vous façonne quand même d'être né un jour où il y a un défilé militaire extraordinaire et vous voyez défiler toute l'armée c'est vrai que j'ai toujours une petite larme pour la Légion étrangère alors je vous rassure je je ne croyais pas que les feux d'artifice étaient tiré pour moi d'ord mais j'ai failli m'appeler Marianne j'ai failli m'appeler Marianne mon père voulait m'appeler Mar un peu peut-être 14 juillet Marianne ça faisait beaucoup bah oui mon père avait envie mais ma mère a refusé c'est les femmes qui gagnent chez nous euh il y a une seule photo d' memre de votre famille je parle pas des enfants c'est votre grand-père c'est pas innocent he de de de de de de mettre dans son bureau l'un des membres de sa famille pourquoi pourquoi lui bah d'abord parce que sil nous a quitté donc c'est le c'est celui qui nous a quitté j'ai pas mis des photos de de mes parents même s'ils ont aussi beaucoup compté pour moi mais un livre de votre père universitaire dans la bibliothèque j'ai V ah ah oh là là vous avez vous avez vous avez un regard affuté non j'ai mis mon grand-père parce qu'il m'a énormément marqué c'était dans la famille celui qui était certainement le plus passionné de politique et en même temps c'était un médecin de l'âme c'était un un grand psychiatre et et aussi un grand résistant donc je pense que son histoire personnelle m'a beaucoup frappé et je pense que quand j'étais petite je voulais être psychiatre comme lui j'ai renoncé devant la dureté des études médicales mais euh mais j'ai toujours voulu être médecin de l'âme et je pense qu'un politique est d'abord un médecin de lâme c'est-à-dire que si on n'aime pas écouter les les gens écouter ce qu'ils pensent écouter comment ils souffrent et si on n'a pas quelque part envie de les guérir ou de guérir la société bah il faut faire un autre métier est-ce que vous avez fréquenté vous-même les les divans ah non non non pas en tant que pas en souvent souvent les politiques ont cette réticence très peu de politiques vont jusqu'à aller voir un thérapeute mais vous savez on est tellement dans l'action quand on fait de la politique que on n'a pas vraiment le temps de l'introspection alors c'est vrai que il faut de temps en temps faire des retraites moi je fais des retraites mais c'est des retraites personnelles c'est pas pas des retraites des retraites aidé on va parler de votre votre filiation euh politique on va commencer par ce ce dessin euh cette caricature euh de je crois qu' est li à Jacques shirac puisquelle est signée par Jacques Chirac vous étiez à l'époque conseillère aux technologie euh à l'Élysée au moment de la cohabitation euh et donc ce dessin dit que il faut permettre à tous les Français de de tâter euh le mulot oui mon recrutement mon entrée en politique vient de du traumatisme que Jacques cherac avait avait subi quand il avait été incapable vous savez de signer un livre d'or avec une souris à la Bibliothèque nationale de France pour l'inauguration et donc il était totalement traumatisé et donc Claude sa fille avait décidé qu'il lui fallait à côté de lui euh un conseiller pour les nouvelles technologies c'est à travers Internet que je suis suisevenue vraiment familière de Jacques Chirac parce que je l'ai initié à aller chercher ces matchs de sumo sur Internet on avait les résultats en temps réel alors qu'avant avant donc que je l'initia internet il n'avait les résultats que par des télégrammes diplomatiques chifffré de l'ambassadeur internet lui permettant de se connecter comme il voulait non j'ai vis-à-vis de Jack Chirac une une une affection qui est qui est qui est quasi filiale et et je vais le voir régulièrement comme on va voir un mentor parce que c'est lui qui m'a mis pied l'étrier et et puis je me sens proche aussi de sa conception aussi de la France je pense que le Chirac de la fracture sociale pourrait revenir aujourd'hui et s'apercevoir malheureusement que la société française est encore plus fracturée qu'elle ne l'était en 95 alors justement tout à l'heure vous êtes arrivé dans ce bureau avec une pile de livres et dans ces livres je suis permis de regarder il y a justement le le livre de du sociologue Christophe Guilly sur la France périphérique c'est un petit peu le le livre de jeevet des politiques depuis quelques temps ce livre de de guilily et que j'ai que j'ai rencontré que j'ai rencontré avec lequel j'ai eu l'occasion d'échanger c'est exactement ce que je ressens en Île-de-France c'est-à-dire que on a aujourd'hui une une Île-de France qui est totalement fracturée avec tous les habitants de sa périphérie qui se sentent complètement laissés pour compte ils sont partis souvent de quartiers sensi ils sont partis de villes qui se qui qui qui se transformaient qui perdaient leur missxité sociale d'écoles dans lesquelles on ne pouvait plus envisager un avenir pour ses enfants ils ont quitté ces villes et ils sont partis se mettre dans s'installer dans la la l'île- de France rurale et là dans cette île- de France rurale et ben ils se retrouveent sans service public sans emploi avec des distances incroyables à parcourir et une partie d'entre eux votent Front national maintenant bien entendu le le le problème de cette France périphérique c'est c'est une France qui se lève tôt c'est une France qui travaille c'est une France qui est j'allais dire dure au mal mais qui souffre et et qui souffre de son de son délaissement par les politiques et c'est à cette France là que je veux parler qu'on peut faire pour cette France là en dehors de trouver des emplois pour tout le monde et donc de de la croissance est-ce qu'il y a d'autres d'autres recettes ben je crois que d'abord il faut arrêter la la la métropolisation c'estàd la la course à on met les riches ensemble on met les puissants ensemble on met toute la création de richesse et puis on l'entoure avec un grand périphérique et puis on la bunkerise ça veut dire que si vous êtes président de la régionelle-de France votre principal adversaire ça sera anidalgo à laamériie de Paris parce que elle concentre sur Paris le pouvoir économique mais regardez la dernière décision qu'elle vient de prendre elle vient de prendre une décision qui interdit de circuler dans certains quartiers de Paris pour les rendre moins pollué c'est une décision extrêmement égoïste c'est une décision de riche elle peut se le permettre mais est-ce qu'elle n'est pas en train de faire une fracture environnementale en rejetant la pollution en dehors du périphérique elle est bien contente madame Idalgo quand des aides soignantes ou des infirmières ou des enseignants viennent à Paris font 2 heures de transport viennent enseigner à Paris et viennent faire fonctionner les services publics parisiens elle a besoin d'eux donc il faut il faut aussi qu'elle prenne en compte leur besoins de bien vivre ce que je pense c'est que le président de Région doit être celui qui se soucie du bien vivre de toute l'île-defance vous dites le président de région vous n'avez pas féminiser les les noms je ne pratique pas la communication genrée la communication genrée qui consiste à systématiquement mettre eux à la fin je pose la question est-ce que est-ce suis pas très politiquement correct monsieur jacubisine moi ce qui m'importe c'est d'avoir le pouvoir de faire et je pense que pour une femme accéder à des titres masculins c'est aussi parfois quelquefois une satisfaction vous aviez fait un livre sur le fait d'être femme politique c'est c'est pas facile il y a caricature dans ce bureau aussi qu'on regarde ensemble ou un peu drôle un peu même cru parfois sur sur sur les femmes et la politique pourquoi c'est difficile d'être une une femme en politique d'abord c'est une de mes de mes meilleurs amies qui m'a envoyé ces cartes postales pour la fête des femmes et et je les ai trouvé tellement justes elle m'ont tellement rappelé des choses que je me suis dit que j'allais les encadrer vous voulez que je vous raconte une histoire drôle avec plaisir une histoire drôle j'ai un ami la semaine dernière je lui parlais de celui qui allait être mon numéro 2 au régional donc ce sera forcément un hom homme puisque c'est un homme une femme un homme une femme je lui disais qu'est-ce que tu penses d'un tel qu'est-ce que tu penses d'un tel et mon ami qui est qui est un un homme politique de renom me dit me dit mais tu peux pas choisir ça tu peux pas choisir ça tu sais bien que ton numéro 2 ça doit être une nana c'est drôle ouis c'est c'est c'est François Fignon dans votre non non non mais c'était drôle parce que j'ai éclaté de rire et je lui dit tu pouvais pas me faire un plus beau complim me dire que j'étais un homme c'est c'est un compliment de de vous dire que vous êtes un homme pour lui ça l'était pour lui ça l'était bon autre référence c'est pas complément inconscient mais celle était alors je sais pas si c'était lui qui vous a raconté cette histoire mais Nicolas Sarkozi qu'on voit sur cette cette photo en Inde avec vous en 2008 un moment de complicité ça pas toujours été le cas il a pas été tendre avec vous Nicolas Sarkozi et pourtant vous avez voté pour lui pour la présidence de l'UMP vous nêtes pas rancunière non mais je crois qu'avec Nicolas Sarkozi nous avons toujours été alliés politique mais j'ai jamais fait partie ni de son premier cercle ni de ses chouchoes on a des relations plus simples Nicolas Sarkozi et moi qu'il n'en a avec peut-être d'autres femmes ou avec d'autres hommes politiques avec lesquels il a des relations affectives qui lui brouillent peut-être le jugement et qui l'empêche de prendre des décisions rationnelles pourquoi vous avez voté pour lui pour la présidence de l'UMP vous pensez que ça sera le c'est le c'est le champion de la droite pour 2017 j'ai voté pour lui parce qu'il fallait remettre de l'ordre dans ce parti parce qu'il fallait du leadership et parce que je pensais qu'il était le seul à avoir l'autorité pour rassembler tout le monde après il reste la question de savoir qui sera notre champion pour la présidentielle ça c'est un autre sujet il y a pas le risque à cadra comme Bruno Le Maire pour qui vous n'avez pas voté présidence justement F obstacle à cette ce retour moi je suis très proche de Bruno sur un certain nombre de d'idées qu'il porte et je je pense qu'il a incé vous AZ voulu que vous n'ayez pas voté pour l'allé ah non non Brunau me soutient à fond y compris pour ce défi des régionales il a compris mon mon raisonnement mon raisonnement était que il incarne le renouveau mais il n'aurait pas eu la carrure nécessaire pour rassembler tout le monde dans l'UMP al vous parlez du renouvellement c'est vrai que c'est intéressant sur les régionales vous allez être candidat il y aura aussi Laurent vquet qui sera candidat Xavier Bertrand qui sera candidat pour tous ces Cadras dont vous êtes le le combat régional c'est c'est le combat d'une vie ou bien est-ce que c'est c'est une étape un trempelin pour la suite aujourd'hui c'est c'est vraiment le combat j'allais dire de ma décennie ça fait ça fait 10 ans que je je suis à la région ça fait vraiment 4 ans que je la la parcours dans tous les sens cette région c'est ma passion je sais comment je peux la faire vivre je sais comment je peux la dynamiser je peux la réveiller on a Londres on a Barcelone on a muniich qui sont aujourd'hui des rival on doit les surclasser on est Paris on est les meilleurs une photo avec François Fillon je crois que c'est dans un camp de de réfugiés chrétien en irac françois Fillon il a encore un avenir politique François Fillon c'est l'homme politique qui travaille le plus aujourd'hui sur le projet qui sauvera la France et moi je suis avec beaucoup d'intérêt tous ces travaux je l'ai soutenu sur ces réformes de compétitivité vous savez que je pense que l'esprit de réforme doit souffler sur la politique française et en même temps l'esprit de responsabilité je pense que sur le droit du travail je pense que sur l'âge de la retraite je pense que sur vous savez le travail c'est ce qui va nous permettre travailler un peu plus travailler un peu mieux c'est ce qui va nous permettre de nous redresser j'en suis certaine quand vous avez été ministre des universités vous avez été à l'origine de cette grande réforme sur l'autonomie d'université on voit cette photo ça vous a été offert justement je crois par un président d'université à l'époque voilà mais c'était c'est en fait c'est c'est monsieur bzia qui était l'ancien président communiste de de l'Université de juciieux Pierre et Marie Cerry qui m'a offert cette photo de Philippe Petit au moment où il y avait il y a eu 9 mois de de de de manifestation de blocage dans les facs il me l'a offerte et il m'a dit voilà vous êtes comme Philippe Petit entre les deux tours du World Trade Center vous pouvez tomber ou vous pouvez passer j'espère pour vous que vous allez passer et j'ai gardé toujours cette photo parce que pour moi elle incarne exactement la difficulté de réformer dans notre pays ça passe ou ça passe pas et et je me sens un peu effectivement funambule en politique euh ça m'est arrivé à de nombreuses reprises vous auriez pu faire autre chose que la politique et imaginons que vous perdiez ce combat de la région - de- France en décembre est-ce que vous seriez prête à tourner la page oh ce qui est sûr c'est que si aujourd'hui après tout ce que j'ai fait tout ce dont tout tout tout ce dont je me suis nourri toutes les idées qu'on va mettre sur la table si aujourd'hui les électeurs me disaient non on n pas envie de vous à la tête de l'île de France c'est évident que ça me ferait beaucoup beaucoup réfléchir et ça me ferait je pense ça me ça me démotiverait pour ce combat parce que aussi à un moment il faut écouter les électeurs s'ils ont pas envie ils ont pas envie moi je suis pas du tout de de du genre qui s'accroche j'ai perdu cette élection régionale en 2010 mais je l'ai perdu parce que parce que j'avais pas assez arpenté l'Île-de-France parce que je m'étais pas assez nourri de cette cette région parce que j'ai fait commis un certain nombre d'erreurs parce que j'étais ministre en même temps que candidate enfin plein de choses j'avais pas assez travaillé aujourd'hui je pense que vraiment je peux me battre pour cette région je peux la rendre plus belle et si j'arrive pas à convaincre les électeurs aujourd'hui je pense que j'y arriverai jamais donc aujourd'hui c'est effectivement mon dernier combat régional peut-être pas mon dernier combat politique mais c'est certainement en tout cas je vais mettre tout sur la table
Valérie Pécresse