Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLa France insoumise· 8 juin 2025 54 min

Freedom Flotilla : l'honneur de l'humanité | Touche Pas à Mon Peuple ! #14

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le 14e épisode de Touche pas à mon peuple, le podcast de la France insoumise. C'est le grand retour de notre podcast Je sais qu'on vous avait manqué. Et pour l'occasion, Manuel Bonpard s'attaque au point politique.

Il reviendra sur les différentes mobilisations parlementaires et populaires de ces dernières semaines avec notamment notre victoire sur la TVA des auto-entrepreneurs et sur les derniers textes écolo. Il reviendra également sur la flotti de la liberté qui navigue depuis une semaine. Et d'ailleurs, dans cet épisode, nous aurons la chance d'échanger avec Rima Hassan pour un entretien exclusif.

À bord de la flottie de la liberté, le navire humanitaire qui vogue en direction de Gaza, elle nous racontera ses premiers jours à bord en revenant sur les objectif de cette mission. Elle peut en être sûre, tous les insoumis et toutes les insoumises la soutiennent et sont très fiers d'elle et de son courage. Ensuite, nous aimerions revenir sur une alerte que nous portons depuis 2022 déjà, celle de la TVA sociale.

Grande idée du binô Macron Bairou. Elle est revenue sur le devant de la scène. Pour tout comprendre de cette nouvelle idée des plus injustes, c'est Clémence Gueté qui nous explique tout.

Les derniers jours ont été marqués par un tournant en matière d'écologie ou anti-écologie. Le bloc central accompagné par l'extrême droite use de nouveaux passages en force pour réintroduire les pires pesticides pour faciliter les élevages intensifs ou les mégabassines. On parlera donc également de l'A69 et des ZFE.

Anstonbach Terre Noire revient pour nous sur ce que doit être l'écologie et à forceori l'écologie populaire. Pour sa carte blanche, l'Institut Labessie nous propose de sortir des discours classiques des plateaux télé et des trop nombreux politiques qui nous rabâchent sans cesse la fameuse valeur travail. On analysera ensemble plutôt l'expérience du travail d'aujourd'hui, la diversité des formes d'exploitation et de domination des travailleurs et des travailleuses.

Enfin, la carte blanche de l'insoumission.fr fr portera sur le scandale de l'enseignante suspendue parce qu'elle a observé une minute de silence pour Gaza lors de son cours. Mais tout de suite, on débute avec le point politique.

Manuel Bompard, c'est à toi. Bonjour à toutes et tous. Cette semaine a été une semaine qui a marqué une rupture dans la mobilisation et l'engagement populaire pour la fin du génocide en cours à Gaza.

Il faut saluer en particulier la mobilisation exemplaire et admirable des dockers et des personnels portuaires du port de Foss Marseille qui après avoir été alerté par la presse sur le fait que un bateau devait venir sur le port de Fosse Marseille pour charger des équipements qui sont nécessaires à la fabrication de fusil mitrailleurs pour l'armée israélienne que ces caisses devaient être embarquées sur un bateau à destination de l'armée israélienne. Les doqueurs de fus Marseille se sont opposés à l'embarquement sur le bateau du conteneur qui contenait ces pièces militaires. Et puis ensuite le lendemain, ils ont découvert d'autres conteneurs qui contenaient cette fois des pièces de canon qui devaient aussi être livrées à l'armée israélienne.

Pièces de fusil mitrailleur, pièce de canon qui avait été produit en France, fabriqué en France et qui devait être livré. Contrairement d'ailleurs aux déclarations publiques qui ont été faites à plusieurs reprises par le gouvernement français qui devait être livré à l'armée israélienne. Alors le gouvernement français dit ils sont livrés en Israël mais ensuite ces pièces-là sont assemblées en territoire israélien et sont ensuite livrés reexportés et ne sont pas utilisés par l'armée israélienne.

Et ça personne ne le croit puisque l'entreprise à qui était destinée ces pièces est une entreprise qui est le principal fournisseur d'armes de Tsal et aucun contrôle n'a lieu une fois ces pièces livrées en Israël sur le fait que ces pièces ne sont pas utilisées par l'armée israélienne pour commettre les massacres à Gaza. Et donc il faut féliciter, remercier les dockers de Fos-Marseille comme les dockers d'autres pays à l'échelle internationale qui s'oppose et qui ne refusent d'être complice du génocide commis aujourd'hui par l'armée israélienne à Gaza. Il faut saluer aussi et dire tout notre soutien, tout notre admiration à la flottie de la liberté qui est partie le weekend dernier du port de Katan en Sicile pour rejoindre la bande de Gaza pour briser le blocus humanitaire contre la bande de Gaza.

Et sur cette flotti de la liberté, nous sommes très fiers de pouvoir compter sur la présence de l'eurodéputé insoumise Rima Hassan et de l'activiste écologiste Greta Tberg avec d'autres personnes qui font une mission extrêmement courageuse, extrêmement dangereuse aussi parce qu'on sait que l'armée israélienne peut et a déjà eu par le passé recours à des méthodes qui sont des méthodes extrêmement violentes face à ce type d'opération et donc il y a un enjeu extrêmement important que nous entourions la flottie de la liberté de tout notre soutien, que nous donnions de la visibilité à cette initiative, que tous les jours nous communiquions autour de ce qu'il se passe sur cette initiative de telle sorte que la communication, la médiatisation de leur opération soit une protection contre d'éventuelles tentatives de couler l'embarcation, d'arrêter les personnes qui s'y trouvent. C'est notre mobilisation, la mobilisation populaire qui permettra de protéger cette expédition, de protéger cette cette flotti qui va jouer un rôle essentiel dans les prochaines heures et on compte sur votre soutien et votre mobilisation. Et sur ce sujet, on voit bien comment les lignes bougent.

On voit bien que même un certain nombre de figures qui étaient initialement des soutiens inconditionnels au gouvernement d'extrême droite de Netaniau sont en train au moins dans les mots, au moins dans les termes de faire évoluer leur position. Et ce que nous disons, c'est que les mots ne suffisent pas à arrêter un génocide et qu'il faut des actes pour arrêter un génocide et que donc il suffit pas de parler, il faut faire, il faut reconnaître l'état de Palestine, il faut décréter un embargo sur les armes, il faut suspendre les coopérations économiques, il faut mettre en place des sanctions économiques contre le gouvernement de Netaniau. Et comme le gouvernement français bouge mais n'a pas l'intention de mettre en place ces différentes mesures, c'est la mobilisation populaire comme ça a été le cas depuis des mois et des mois qui doit le contraindre à le faire.

Et donc il faut noter d'ors et déjà la date du samedi 14 juin prochain qui est une date de nouvelle mobilisation avec la volonté pour la France insoumise de faire en sorte que le 14 juin, il puisse y avoir des mobilisations dans un maximum de villes pour augmenter encore la pression populaire sur le gouvernement. le contraindre à ce que la France joue enfin son rôle, que la France se dresse enfin contre le génocide en cours à Gaza pour obtenir la fin le plus rapidement possible et ouvrir une perspective qui soit une perspective de paix, une perspective de liberté, une perspective de reconnaissance du droit du peuple palestinien à pouvoir vivre dans un état et ça ça va dépendre de notre mobilisation dans les prochains jours. C'est vraiment une actualité très importante de cette semaine.

La seconde actualité très importante de cette semaine, c'est la motion de censure que nous avons déposé à l'Assemblée nationale avec le groupe parlementaire de la France insoumise. Une motion de censure qui visait à protester contre le passage en force il y a quelques jours à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi qui vise à réintroduire notamment en France l'utilisation d'un pesticide. pesticides dangereux, dangereux pour la biodiversité, dangereux pour la santé des êtres humains.

Un néonicotinoïde, un pesticide tueur d'abeille. Un pesticide dont une étude publiée ce jeudi a été retrouvé y compris dans les eaux de pluie au Japon. Et le gouvernement n'a rien trouvé de mieux que de proposer à l'Assemblée nationale ou de reprendre une proposition de loi qui venait du Sénat pour la soutenir à l'Assemblée nationale pour réintroduire ce pesticide, pour favoriser l'installation de giga ou de méga élevage pour favoriser l'installation de méga bassin pour revenir sur les règles d'indépendance des agences sanitaires qui sont censées accepter ou pas l'utilisation d'un pesticide.

C'est une vraie régression totale environnementale, un obscurantisme qui affronte y compris la science qui est à l'œuvre aujourd'hui. Et le gouvernement veut le faire y compris par le passage en force sans débat parlementaire à l'Assemblée nationale. Et donc notre détermination est totale pour nous y opposer.

C'est la raison pour laquelle nous avons déposé cette motion de censure. Motion de censure qui a été votée par les insoumis, par les écologistes, par les communistes. Motion de censure qui à nouveau n'a pas été votée par le Parti socialiste et qui à nouveau n'a pas été voté par le Rassemblement national.

Preuve que les seuls opposants sérieux, crédibles, réels aujourd'hui à l'Assemblée nationale sont les parlementaires de la France insoumise. Et quand il s'oppose, il s'opposent avec les moyens parlementaires qui sont à leur disposition. C'est le principe d'une motion de censure et il s'oppose aussi dans la rue, dans les mobilisations et c'est la raison pour laquelle nous appuyons, nous soutenons l'initiative prise par des ONG, des associations, des collectifs de lutte contre les pesticides en particulier pour une grande mobilisation contre le retour des pesticides et une grande mobilisation pour l'écologie prévue le dimanche 29 juin.

C'est une date importante à noter dans nos agendas. et les insoumises et les insoumis sont appelés partout en France à s'organiser, à prendre contact avec les associations, les ONG, les syndicats pour favoriser les conditions d'une mobilisation qui puisse être la plus large possible pour défendre notre écosystème, pour défendre notre santé et pour empêcher le gouvernement d'Emmanuel Macron de multiplier les reculs environnementaux qui sont irresponsables aujourd'hui. On a appris cette semaine par exemple qu'après avoir amputé très largement le budget de l'écologie, le gouvernement suspendait aussi tous les dispositifs de rénovation d'aide publique à la rénovation thermique des logements.

Or, on sait bien que si on veut respecter nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, si on veut faire la bifurcation écologique dont nous avons besoin, nous avons besoin d'un soutien public massif pour permettre la rénovation thermique chaque année de plusieurs centaines de milliers de logements ou de bâtiments publics. et le gouvernement pour des raisons de contrainte budgétaire, pour des raisons austéritaires veut encore couper les aides qui sont les aides nécessaires à la bifurcation écologique. Donc la mobilisation populaire, elle est essentielle sur ce sujet, elle va être décisive. la mobilisation pour la paix à Gaza, la mobilisation pour l'écologie, la mobilisation contre l'austérité budgétaire, contre les pires plans du gouvernement qui s'apprêtent par exemple ou qui envisage d'augmenter la TVA, d'introduire ce qu'on appelle ce que eux appellent la TVA sociale, mais qui en réalité est une TVA antisociale qui est la mesure la plus injuste que l'on puisse trouver parce que si on veut lutter contre des déficits trop importants, la TVA revient à faire reposer la charge proportionnellement de manière plus importante sur les plus pauvres que sur les plus riches. 12,5 % du budget des 10 % les plus pauvres est consacré à la TVA alors que c'est seulement 5 % du budget des 10 % les plus riches.

C'est une mesure parfaitement injuste. Et pour lutter contre le déficit, il faut faire précisément l'inverse. C'est-à-dire qu'il faut faire reposer la charge sur ceux qui ont les moyens, sur les milliardaires, sur les 500 plus riches du pays qui ont vu leur fortune doubler depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir.

C'est ce que propose la France insoumise. ce que nous défendons y compris à l'Assemblée nationale. Nous le faisons avec détermination en restant fidèle à la parole que nous avons eu précédemment, restant fidèle aux engagements que nous avons défendu devant les électrices et les électeurs.

Et cette semaine, nous avons réussi à faire voter pour la première fois à l'Assemblée nationale une résolution demandant l'abrogation de la réforme des retraites. Cette odieuse réforme de la retraite à 64 ans passée en force il y a 2 ans malgré des millions de personnes dans la rue passé par 493 contre la vie de plus de 9 actes sur 10 contre la vie de l'ensemble des organisations syndicales contre la vie même d'une majorité des députés à l'Assemblée nationale. Et depuis cette date, à plusieurs reprises, nous avons essayé de déposer dans notre niche parlementaire notamment une proposition de loi pour abruger cette réforme des retraites et le gouvernement l'avait toujours empêché en multipliant les amendements.

Et c'est la raison pour laquelle cette fois ce qui a été proposé à l'Assemblée nationale, c'est une proposition de résolution qui n'a pas de valeur contraignante obligatoire mais qui a empêché les macronistes de déposer des amendements pour faire en sorte que nous ne puissions pas aller au bout de l'examen de ce texte de loi. Et donc cette résolution, elle a été adoptée. Pour la première fois, l'Assemblée nationale a pu voter sur le sujet de la retraite à 64 ans et pour la première fois, l'Assemblée nationale a dit qu'elle souhaite l'aboration de la retraite à 64 ans. de retour dans un premier temps à la situation précédente, c'est-à-dire la retraite à 62 ans avant et c'est dans le programme l'avenir en commun de reprendre le sens de l'histoire, c'est-à-dire le la réduction du temps de travail, la réduction du temps de travail dans la semaine, dans le mois, mais aussi dans la vie en ramenant l'âge de départ à la retraite à 60 ans.

Gaza écologie, mobilisation contre l'austérité, contre la TVA sociale, détermination à tout faire, à continuer à se battre. dans la rue comme dans les urnes lors des prochaines échéances électorales pour abroger cette réforme des retraites et pour reprendre le sens de l'histoire. Voilà quelques-uns des sujets sur lesquels la France insoumise s'est largement mobilisée cette semaine et continuera à se mobiliser dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.

Bon courage à toutes et tous. Bonne semaine et à bientôt. Prima Hassan a embarqué le dimanche 1er juin à bord d'un navire humanitaire.

Nous avons la chance d'avoir Rima Hassan pour un entretien exclusif. Il a été enregistré vendredi 6 juin au matin. Rima nous présente le projet de la flotille de la liberté créé en 2011 et l'équipage avec lequel elle se dirige vers Gaza.

Alors bonjour déjà et merci beaucoup de de votre invitation et de votre mobilisation aussi. Donc la flotti de la liberté a commencé, c'est une initiative qui réunit 22 ONG qui a commencé en 2011 et elle a vocation à briser le blocus à Gaza et à sensibiliser sur le sort du peuple palestinien qui vit dans cette bande de gazin. Donc depuis 2011, plusieurs traversées de ce type ont eu lieu. les premières ont pu atteindre la bande de Gaza et ça fait quelques années que euh le régime les régimes israéliens successif ont soit intercepté soit attaquer ces flotiles.

Donc à bord nous sommes 12 dont six français donc grande fierté. Euh il y a un médecin, deux personnes qui font un peu office de capitaine qui maîtrise tous les aspects disons techniques pour la traversé. Il y a deux ingénieurs, des personnes qui font partie de la coalition de la flotte donc qui ont déjà fait quelques traversées et qui sont là vraiment pour toute l'aspect de la coordination et et gérer vraiment le le groupe en tant que tel.

Et il y a effectivement Greta Tenberg et moi-même. Et enfin, il y a un médecin à bord qui est également français et qui est là dont la présence est extrêmement précieuse. L'objectif premier de ce cette mission humanitaire, c'est effectivement de livrer l'aide humanitaire en tant que telle, celle que nous avons à bord du bateau.

Alors, elle constitue bien entendu un pansement au regard des besoins puisque nous avons 250 kg d'é, 100 kg de farine, 600 couches, du lait infantile, de des produits d'hygiène et également des médicaments. À noter que le dernier navire était beaucoup plus grand mais il a été attaqué comme vous le savez le 2 mai dernier en eau internationale près de Malte. Donc les moyens aussi de cette coalition euh ne sont pas illimités pour remobiliser euh un bateau et de quoi euh faire une traversée.

Donc nous sommes actuellement sur un bateau qui est plus petit. Donc forcément l'aide humanitaire qui est chargée est moins conséquente mais nous tenons à faire notre part et l'objectif c'est également d'ouvrir une voie c'est-à-dire de briser ce blocus de manière à ce qu'ensuite les initiatives se multiplient et que enfin nous puissions avoir accès à cette bande de Gaza et à sa population pour le venir pour lui venir en aide. Et l'objectif est également politique, c'est-à-dire de mettre en lumière le vide politique qui est comblé aujourd'hui par des citoyens et citoyennes qui s'engage en risquant leur vie pour faire respecter le droit international et euh dénoncer le génocide qui est en cours.

Et la famine également qui qui a déjà fait de nombreux décès dans la bande de Gaza. Le courage des membres de cet équipage est immense. Rima détaille les risques qui pèsent sur cette expédition.

Alors, il est extrêmement important voir indispensable de mettre en lumière cette action précisément parce que le dernier navire de la de la coalition est parti le euh le mois dernier et il a été attaqué le 2 mai en nom international près de Malte. Or, ce navire avait misé précisément sur la discrétion. il avait pas forcément médiatisé son action et il avait misé sur la discrétion pour assurer euh le succès de sa traversée.

Et quand il a été attaqué en pleine nuit par des drones israéliens, il a été extrêmement difficile pour la coalition de mobiliser l'opinion et de mobiliser les politiques pour venir en aide aux personnes qui étaient à bord de ce navire. Alors fort heureusement, le navire était assez grand pour que les gens puent euh pour que les gens à bord et puissent se mettre à l'abri différents endroits sur le bateau. Le nôtre est beaucoup plus petit. en cas de drone euh nous coulons.

Donc nous serons contraints de de nous jeter à euh nous jeter euh à l'eau. Donc euh c'est la raison pour laquelle nous prenons toutes les mesures euh préalables pour pouvoir médiatiser et faire parler de cette action de manière à ce que si nous sommes attaqués ou si nous avons des suspicions sur une éventuelle attaque, nous puissions très très vite mobiliser l'opinion publique et les politiques. Les risques augmentent chaque jour où le bateau se rapproche des côtes de Gaza.

La seule protection, c'est celle de la visibilité, de la médiatisation à laquelle nous pouvons toutes et tous contribuer. On écoute. Donc la suite maintenant, savoir qu'il nous reste à peu près 85 he avant d'arriver dans la vente de Gaza.

Tout va se jouer sur les trois quatre prochains jours euh quant à quant à l'interception euh de des autorités israéliennes qui est d'ors et déjà annoncé, nous savons qu'ils vont pas nous laisser euh arriver jusqu'à la bande de Gaza. Donc tout le l'enjeu pour nous, c'est de mobiliser au maximum l'opinion publique mais pour faire pression justement sur les autorités des différents gouvernements concernés. Donc, on cible en particulier les gouvernements des des pays d'origine, des nationalités qui sont à bord euh enfin des pays d'origine et nationalité, des personnes qui sont à bord du navire.

Donc on compte vraiment sur l'opinion pour réussir à à peser justement sur ses décideurs de manière à ce qu'il nous assure un passage sûr pour la la flotile de la liberté comme cela a été demandé par ailleurs par 10 rapporteurs spéciaux des Nations Unies il y a quelques jours. On espère pouvoir obtenir gain de cause et gagner le rapport de force avec les autorités israéliennes. Depuis quelques mois, une douce musique comme pour préparer le terrain s'empare des plateaux.

Le déficit serait tel qu'il nous faudrait augmenter. La TVA Clémence Guetté nous explique. Alors là, je sors de la séance à l'Assemblée nationale où on est sur la niche du groupe GDR qui proposait une loi justement pour en gros mettre des allocations familiales dès le premier enfant.

Aujourd'hui, je crois qu'il faut trois enfants. Donc, il y a pas d'allocation familiale, notamment pour les familles monoparentales qui ont un seul enfant. Et tout au long du débat, les macronistes nous ont dit c'est une mesure louable, mais c'est absolument impossible parce que c'est notamment absolument impossible à financer.

Et ça, c'est un chantage qui nous font. Dès qu'on essaie de mettre en place en gros une mesure sociale, ils nous disent c'est infinançable, la sécurité sociale est en déficit et cetera et cetera. Et ça m'amène à vous parler aujourd'hui d'une chose qui est la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée et notamment parce que c'est une marotte depuis 2022 de menaces, de rumeurs qui sont faites par la Macronie du fait que il voudrait augmenter la la TVA qu'on paye à chaque fois qu'on achète quelque chose dans un magasin en gros pour financer notamment le déficit de la sécurité sociale.

Donc nous, on parle d'une TVA antisociale qui est vraiment une idée fixe de Macron pour faire les poches aux plus pauvres. Et c'est peut-être par ça qu'il faut commencer parce que la TVA c'est vraiment l'impôt le plus inégalitaire qui existe puisque contrairement à d'autres formes d'impôts, en l'occurrence c'est une taxe mais contrairement à d'autres formes d'impôts, tout le monde la paye de la même façon, c'est-à-dire le pourcentage sur le produit est le même qu'on soit très riche ou qu'on soit très pauvre. Et donc une personne qui est au SMIC ou Bernard Arnaud paye la même proportion de TVA sur sur les produits et donc mécaniquement celles et ceux qui sont les plus pauvres ont une très grosse part de leur budget qui est consacrée à payer la TVA. précisément les 10 % les plus pauvres, c'est plus de 20 % de leurs revenus qui sont consacrés pour payer la TVA et c'est moins de 10 % pour les 10 % les plus riches.

Donc c'est vraiment un impôt extrêmement euh inégalitaire et c'est pour ça que la Macronie s'en prend d'abord à l'augmentation de la TVA puisque ils ont fait un totem du fait de ne pas augmenter les impôts. Et quand ils disent ne pas augmenter les impôts, c'est ne pas augmenter les impôts des plus riches. Comme vous le savez, à l'Assemblée nationale, il y a une majorité pour par exemple faire l'attaque Zucman ou imposer de 2 % les le patrimoine des millionnaires et milliardaires les plus riches des Français qui est refusé absolument par la Macronie.

Les Macronistes ont donc trouvé un nouveau prétexte pour la mise en place de cette TVA antisociale. Ce serait donc que les patrons aujourd'hui payent trop de cotisation pour financer le modèle social. Les macronistes parlent de charges, les charges qui coûtent trop cher au patron.

Que donc le travail coûte trop cher et que donc la France ne serait pas compétitive pour accueillir des entreprises parce que ce modèle social serait trop cher. Et donc il voudrait compenser ça par une augmentation de la TVA. compenser en réalité ce qu'ils ont mis en place depuis des années à savoir des exonérations de cotisation sociale.

À chaque fois qu'ils nous disent la sécurité sociale et déficitaire, on leur rappelle qu'ils ont mis en place des exonérations qui nous coûtent 80 milliards aujourd'hui dans les caisses de la sécurité sociale et ce sont toujours les plus pauvres qui finissent par payer ce trou dans la sécurité sociale. L'idée du moment, c'est donc cette TVA antisociale. Mais alors, d'où vient l'idée de la TVA sociale ?

C'est vraiment une vieille rangaine que le MEDEF ressort euh notamment à chaque période d'élection. C'était dans le programme de SarkoZi euh euh pour financer le CICE, le crédit d'impôts compétitivité euh euh qui est une arnaque totale et qui revient cette fois-ci en force puisque vous avez peut-être vu que Baou a fait une grande opération de communication sur le dernier rapport sur le trou de la séc à quel point notre modèle social va irait droit dans le mur et cetera. c'est pour mieux préparer les esprits à la mise en place de cette de cette augmentation que nous allons refuser de manière de manière coordonnée avec les autres forces de gauche parce que c'est vraiment une très grande injustice notamment parce que aujourd'hui on nous dit que la France taxerait moins la consommation que les autres pays européens ce qui n'est pas vrai du tout.

En moyenne dans la zone euro, c'est 10,3 % du PIB. En Allemagne par exemple, c'est seulement 9,4 % et en France c'est 11,3 %. Donc on est déjà parmi les recordsmanes de de taxation de la consommation.

Euh et par ailleurs, il y a une solution, c'est arrêter avec les les exonérations de cotisation, émettre des surcotisations, notamment sur les dividendes ou sur les plus hauts revenus. Mais à la fin, avec les macronistes, ce sont toujours les mêmes qui trinquent. On revient toujours à la même question.

Quand on constate un déficit, que ce soit dans le budget de l'État ou dans le budget de la sécurité sociale, comment est-ce qu'on va le combler ? Vers qui on se tourne ? La Macronie a choisi sa cible, c'est la la grande masse des gens, celles et ceux qui ont des revenus qui ont déjà été énormément impacté par l'inflation et par le fait que les salaires ne sont pas réalignés à la hausse.

Pour nous, il y a une autre solution, c'est celles et ceux qui ne participent pas assez au financement du modèle social, c'est-à-dire c'est-à-dire évidemment les plus riches. Les insoumis ont pour leur part d'autres propositions. On va refuser évidemment cette TVA antisociale et puis aussi quand on aura gagné, on fera on réformera euh la TVA.

Il faut absolument qu'elle soit plus égalitaire. Il faut notamment la baisser sur les produits de première nécessité. Ça n'est pas normal que des certains produits aient une TVA amoindrie, mais pas les produits qui sont indispensables pour se nourrir et pour vivre.

Et puis on pense aussi qu'il faut une TVA qui soit beaucoup plus importante sur tous les produits de luxe notamment par exemple les yach et les jets privés. A priori c'est pas tout à fait essentiel pour la vie quotidienne et donc c'est tout à fait possible de mettre une TVA augmentée que ça augmente par la même les recettes de l'État. Et l'idée, vous avez très bien compris derrière c'est de faire une TVA plus égalitaire.

Notre projet c'est celui d'une révolution fiscale, celui de la justice fiscale et donc alerte et vigilance collective sur la mise en place de cette TVA antisociale. Vous pouvez compter sur nous pour nous y opposer. Nous avons vécu une semaine importante sur le front de l'écologie populaire.

An Stanbach, Terre Noire fait le point. Alors, la semaine dernière, nous aurions dû étudier en séance la loi dite du plomb du nom du sénateur de droite qui l'a déposé, mais qui est en réalité une commande du gouvernement et même plus précisément une commande de la FNSEA. C'est une proposition de loi qui prétend aider les agriculteurs mais qui en réalité entérine un modèle agricole toujours plus intensif, productiviste et à rebour des enjeux environnementaux.

Nous euh on l'a on l'a surnommé loi pesticides notamment parce que euh parce qu'en fait elle entérine la la réautorisation de des néonicotinoïde euh tueur d'abeilles et d'insectes pollinisateurs d'une manière générale et notamment l'acétamide. Euh or il faut savoir que c'est là on parle de de de pesticides toxiques 5000 à 10000 fois plus toxique que le DTT qui était un insécide interdit dans les années 70. Euh et ce sont des des produits qui ont des des des conséquences très néfastes pour la santé.

Euh les les scientifiques parle de troubles du neurodéveloppementaux pour les par exemple pour les embryons, des risques aussi de cancer pédiatrique et cetera et cetera. Et là, on sait que bah les premières victimes, comme toujours, ce sont en réalité les agriculteurs qui utilisent ces produits mais également les populations locales autour. Mais en plus, en réalité toute la société parce qu'on sait très bien que ces pollutions, elles contaminent tous les milieux.

Et d'ailleurs, euh tout récemment au Japon, on a montré que l'acétamypride par exemple qui est autorisée là-bas contamine massivement les eaux de pluie. Autrement dit, derrière, ça contamine absolument tous les sols, toutes toute l'eau, bref tout tout notre environnement. Euh en plus, ce sont des produits qui évidemment ont un effet absolument délétaire sur la biodiversité, sur les insectes, on l'a dit dans dans un contexte qu'on connaît hein, de 6e extinction des espèces dont les scientifiques disent que qu'elle va 1000 fois plus vite que toutes les phases d'extinction qu'on a pu connaître avant, que justement les populations d'insectes ont diminué de 60 à 70 à 80 % durant ces 10 dernières années en Europe. et d'une manière générale, les vertébrés sauvages, eux ont diminué de 72 % depuis les années 70 dans le monde.

Bref, on est dans une crise absolument majeur qui en plus euh est aussi une des causes par exemple de la baisse du rendement agricole. Donc comme quoi vraiment il y a rien là-dedans qui peut aider euh les agriculteurs. Euh comme je le disais, finalement ce qu'ils veulent surtout c'est pousser toujours plus loin ce modèle productiviste et intensif donc défendu par la FNSEA.

D'ailleurs dans ce texte, il y avait aussi la volonté de permettre toujours plus de mégabassines par exemple qui a la pire maladaptation euh à la sécheresse qui menace. Et puis aussi par exemple, ça relevait les seuils ICPE, c'est-à-dire les seuils des installations classées pour la protection de l'environnement. euh ce qui aura pour effet en fait d'alléger les contraintes pour créer notamment des élevages industriels toujours plus intensifs.

Euh donc là, on parle de de ben de fermusine où on entasse massivement des animaux dans des espaces fermés au mépris de leur souffrance et au mépris aussi des dégâts sanitaires et écologiques causés par les par les quantités phénoménales de rejets qui sont faits dans l'environnement. On connaît par exemple la conséquence en Bretagne avec le développement massif des algues vertes. Bref, voilà, sous prétexte d'aider les agriculteurs, en réalité cette loi les envoie dans le mur.

Ce qu'il faudrait réellement, c'est au contraire sortir des traités de libre échange, hein, parce que là, par exemple, la la FNSEA prétend qu'il faut toutes ces mesures donc anti-écologiques pour justement euh euh être à la hauteur de la de la concurrence d'autres pays, notamment en Europe, qui euh non n'ont pas les mêmes critères et cetera et cetera. Euh donc à l'inverse, il faudrait sortir de ces traités de libre échange et puis surtout leur garantir un revenu digne. C'est ça la véritable urgence.

Sur le fond, nous l'avons compris, cette loi est gravissime. On comprend mieux pourquoi les macronistes, aidés par la droite et l'extrême droite, ont tout fait pour éviter le débat à l'Assemblée. Ce texte était tellement scandaleux, je crois, que les ils ont absolument voulu éviter qu'on ait un débat à l'Assemblée nationale, qu'on parle des cancers pédiatriques, des risques avec ce texte dans le dans l'enceinte de l'Assemblée nationale.

Du coup, les macronistes étides de la droite et de l'extrême droite ont adopté une technique qu'on a appelé le 493 parlementaire, c'est-à-dire qu'ils ont déposer une motion de rejet. Alors, sachant qu'une motion de rejet préalable, normalement, c'est ce qu'on utilise quand on est opposé à un texte et qu'on veut donc le rejeter immédiatement sans débat. Là, c'est le rapporteur de la loi, c'estàdire celui qui porte la loi qui a déposé cette motion de rejet, donc sur une loi qu'il porte, donc par définition pour laquelle il est favorable. et donc dans le but unique de la rejeter immédiatement, c'est-à-dire d'éviter tous les débats à l'Assemblée nationale pour l'envoyer directement en commission mixte paritaire qui est en fait l'enceinte la plus antidémocratique qui soit puisqu'il s'agit donc de regrouper sept sénateurs, sep députés qui discutent à h closent d'accord sur les les différents amendements, modifications et cetera et et derrière donc avec un un dernier vote final.

Ils ont créé avec ça un précédent absolument inédit et scandaleux du point de vue de la démocratie. Les manœuvres pour éviter toute opposition à leurs idées ou projets ne se sont pas arrêtés là. C'est cette fois une décision du tribunal administratif de Toulouse qu'ils ont tenté de contourner.

Focus sur le chantier de la 69. On a vécu un nouveau scandale à l'Assemblée nationale autour de l'autoroute A69. Vous savez, c'est l'autoroute Toulouse-Castre que je euh que je qualifie de la plus absurde du monde puisque bon, c'est un projet qui a été pensé dans les années 90, hein, une autre époque du point de vue écologique et qui double littéralement une route nationale qu'on aurait pu réaménager tout ça au prix de centaines d'hectares de terres détruites de terres agricoles, de terres naturelles, de zones humides, 162 espèces protégées, menacées de destruction et cetera.

Et et le 27 février dernier, d'ailleurs, le tribunal administratif de Toulouse a annulé cette autoroute, l'a déclaré illégale parce qu'elle ne présente pas de raison impératives d'intérêt public majeur. C'est-à-dire qu'en gros, selon le le droit européen et les dérogations possibles à la destruction à l'interdiction de destruction des espèces protégées, et bien en réalité, il n'y a pas de raison suffisante pour justifier tous ces toutes ces destructions malgré ce que présentent ces ce que prétendent leur ces promoteurs en terme de de de gain de temps euh pour en plus 20 € là aller-retour. Bref, elle a été déclarée illégale et là le c'est l'État qui est responsable de ça parce qu'il sait depuis le début que cette cette autoroute risque d'être déclarée illégal.

Il y a notamment le Conseil national pour la protection de la nature qui avait dit dès l'automne 2022 que ce ce projet ne présentait pas d'intérêt public majeur. C'est ce qu'a dit la justice. Donc en fait l'État depuis le début est dans une une volonté de passage en force. ont lancer les travaux pour essayer de mettre la justice devant le fait accompli au moment où elle devrait rendre son sa décision.

Passage en force après passage en force, on décrypte les manœuvres des macronistes. Là, du coup, ils sont furieux de cette de cette annulation et ils essaient donc à nouveau de de poursuivre leur passage en force sur cette autoroute absurde et et destructrice. Ils ont déposé pour ça une demande de surcis à exécution et malheureusement ça a été accepté.

C'est-à-dire que les travaux vont pouvoir se poursuivre en attendant le jugement en appel. qui arrivera dans dans plusieurs mois. Euh et donc là, on voit bien le la poursuite hein, de l'idée de mise mettre la justice devant le fait accompli.

Et ils ont porté donc en parallèle euh cette proposition de loi donc de validation de l'autoroute à 69 portée par le député Terlier, député du Tarn, grand défenseur de cette autoroute et donc il devait être examiné lundi 2 juin en hémicycle. Là, on parle vraiment d'un procédé absolument scandaleux parce que avec cette proposition en fait, il s'agit de certains parlementaires donc une partie du pouvoir législatif qui s'associe au pouvoir exécutif pour pour s'asseoir sur une décision du pouvoir judiciaire. Il s'agit vraiment de passer au-dessus de la déclaration de d'illégalité du Tribunal administratif de Toulouse.

Donc là, en terme d'état de droit, on est dans dans le piétinement le plus complet. On méprise complètement la séparation des pouvoirs qui est pourtant garantie par notre Constitution. Bref, c'est absolument absolument inacceptable.

Nous, on a déposé une motion de rejet sur cette proposition de loi que nous avons défendu et les macronistes, les la droite, l'extrême droite a décidé de voter notre motion de rejet donc pour la pour la renvoyer en fait en commission mixte paritaire directement. Sauf que du coup, ils ont voté notre motion de rejet. Donc ça pose vraiment une question de sincérité des débats.

Normalement quand on vote ou qu'on dépose une motion de rejet, c'est parce qu'on est opposé au texte, pas pour justement l'entériner. Donc la sincérité des débats, c'est vraiment un point que nous on va aller pointer au Conseil constitutionnel parce que là, il dévoie complètement les règles de fonctionnement de l'Assemblée. C'était déjà le cas avec la loi du plomb.

Là, il continue, c'est absolument inacceptable. Et eux parlent d'arroseur à roser en disant, on a voté votre motion de rejet. Mais en fait, attention, si ils avaient si on avait continué les débats, ce qu'ils auraient pu obtenir, c'était euh une adoption de la loi par l'Assemblée nationale, en plus dans la même version que celle du Sénat.

Ça veut dire ce qu'on appelle une version conforme. Et dans ce cas, dans ce cas-là, la loi aurait été adoptée par l'Assemblée nationale le lundi 2 juin au soir. Or là, c'est pas du tout ce qui s'est passé.

Euh non seulement c'est renvoyé en CMP, mais surtout le là le seul vote de l'Assemblée nationale, c'est un vote de rejet de cette loi. Ça veut dire quelque chose en fait. Normalement, les insoumis se sont toujours fermement opposés à ce chantier inutile et gravissime sur le plan environnemental.

Antonbac Terre Noire nous explique les prochaines étapes de la mobilisation. les 4, 5 et 6 juillet, rendez-vous sur le tracé de l'autoroute. Donc nous, notre combat, on va continuer à le mener au Conseil constitutionnel sur le fond de cette proposition de loi qui qui méprise l'état de droit, mais aussi donc sur la question de la sincérité des débats des macronistes dans ce dans cette situation.

J'ajoute qu'il y aura une mobilisation à noter dans les agendas, sera les 4, 5 et 8 juillet, donc sur le tracé de l'autoroute organisée par les par les opposants au projet. Il faut se mobiliser pour contre ce projet d'un autre temps qui doit définitivement s'arrêter. Cette semaine, nous avons gagné une bataille pour l'écologie populaire.

Depuis 2019, les insoumis ont été les seuls opposants à la mise en place des ZFE, zone à faible émission. Pour cause, cette mesure faisait peser la transition écologique sur les classes populaires. Les ZFE, donc les zones à faible émission, c'est une mesure qui à la base part d'une intention louable puisqu'il s'agit de d'améliorer la qualité de l'air, ce qui n'est pas un petit sujet puisqueaujourd'hui la pollution atmosphérique est responsable de plus de 40000 morts prématurés par an dans notre pays.

Sauf que la façon dont ça a été mise en place, c'est qu'on donc on a créé des zones où l'accès aux voitures des centre-villes est limité en fonction de soi-disant son niveau de pollution. Mais en réalité, c'est devenu une mesure complètement injuste et antisociale parce qu'elle a elle éloigne des centre-villes les plus pauvres mais d'une manière générale tous ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter une nouvelle voiture parce que le l'accès ou non donc au centre-ville est déterminé en fonction donc des fameuses vigilettes critères qui par exemple considèrent que un SUV bien lourd bien polluant bah lui il a le droit d'accéder mais pas votre vieille voiture que vous n'avez pas les moyens de changer Et euh et ceci d'autant moins qu'en plus là euh les aides à l'achat de de voitures électriques ont drastiquement baissé euh cette année et donc aujourd'hui l'achat d'une d'une voiture euh électrique complètement inaccessible au au commun des mortels. Vous l'avez compris, les ZFE ne sont aucunement une solution pour mieux vivre.

Anstbach Terre Noire revient sur les propositions insoumises alternatives aux EDFE pour améliorer la qualité de l'air. Euh donc c'est pour ça que nous de on est opposé à cette à cette mesure depuis 2019 hein. À l'époque le le groupe France insoumise à l'Assemblée avait voté contre parce qu'en réalité ce qu'il faut c'est développer des alternatives à la voiture.

Si les gens prennent leur voiture pour aller au centre-ville, pour aller travailler, pour aller chez le médecin, à l'hôpital et cetera, c'est parce qu'ils ont pas d'autres choix. C'est ça qu'il faut développer, c'est ça qu'on prend parce que c'est ça l'écologie, l'écologie populaire qu'on propose. Donc ça veut dire développer massivement le ferroviaire du quotidien.

Par exemple justement des RER dans les grandes villes. C'est ce qu'on on porte par exemple à Toulouse où je suis élu et euh et d'une manière générale le développement d'une offre de transport en commun et accep à toutes et tous. Sans ça, ce type de mesure est absolument absolument inacceptable parce qu'elle est injuste socialement et que c'est on peut pas accepter ça dans notre pays.

Donc c'est pour ça que nous on s'est opposé à la tentative de réintroduction de cette mesure du gouvernement dans le dans le texte dit de simplification économique qui était qui est étudié en ce moment à l'Assemblée nationale. Et maintenant la carte blanche sur la fameuse valeur travail. On écoute Zoé et Émilien pour l'institut la Boessie.

Bonjour et bienvenue dans la carte blanche de l'Institut Laboessi. Le 24 mai dernier, notre département de sociologie organisa un grand colloque sur la question du travail intitulé "La valeur travail à quel prix". Ce colloque, il avait pour but d'analyser l'expérience au travail aujourd'hui, la diversité des formes d'exploitation des travailleurs et des travailleuses, mais aussi d'interroger ce que produit politiquement tout le discours réactionnaire sur la valeur travail, un discours qui revient de plus en plus aujourd'hui.

Et puis enfin, d'imaginer aussi des perspectives concrètes pour émanciper réellement le travail. Ce collègue qui faisait partie d'un travail de fond un peu plus large que l'institut humaine depuis plus d'un an pour renouveler les discours et les savoirs critiques sur le monde du travail. C'est un travail qu'on a mené avec différents chercheurs et chercheuses spécialistes, des philosophes, des économistes, des sociologues et qui a donné lieu à d'autres événements, d'autres publications écrite.

Tout ça est disponible sur notre chaîne YouTube ou sur notre site. On a commencé avec une petite intro de Jean-Luc Mélenchon qui a expliqué en quoi notre vision du travail diffère profondément de celle des capitalistes. Nous faisons notre choix, celui de la République sociale.

Non, le prix du travail ne sera pas un prix libre et nous devons établir à quoi il est attaché. Ça ne peut pas être la comparaison des prix. Ça peut être qu'une chose, ce que coûte la production de la qualification et comment elle se transmet.

Car qualification n'est pas compétence. La bataille internationale, c'est qu'ils veulent qu'on reconnaisse des compétences et pas des qualifications. Et qu'il les découpe en petit bout les qualifications pour en faire des compétences comme toujours pour déshumaniser le travail et pour empêcher un travailleur de contrôler une chaîne trop longue de la production ou de du geste professionnel qu'il est capable de produire.

On a aussi eu la chance d'avoir un second mot d'introduction par Mot Simonet qui est une sociologue spécialiste du travail gratuit et non rémunéré et qui a commencé à décrypter un peu le véritable sens du discours sur la valeur travail. Ce discours sur la valeur travail, c'est pas tant un discours pour, un discours positif, un discours qui met en avant les travailleurs et travailleuses le travail, c'est un discours contre. C'est avant tout, c'est au moins autant, mais c'est avant tout peut-être un discours contre un discours contre les inactifs et les inactives, les non productifs, les et les productives, les sans emplois, les parasites et cetera.

Donc c'est un discours finalement qui construit cette frontière et qui et qui fonctionne qui s'appuie sur une définition du travail qui consiste à assimiler travail et emploi, travail et rémunération, travail et production. On a ensuite commencé avec la première table ronde du colloque, la classe laborieuse au 21e siècle, nouvelles frontières, nouvelles exploitations. Elle avait pour but de présenter les grandes transformations de la classe ouvrière et de décrire les formes d'exploitation au travail aujourd'hui.

Cette table ronde, on l'a débuté avec le sociologue David Gabroot qui nous a parlé des transformations du monde ouvrier avec l'émergence des travailleurs du secteur de la logistique, c'est-à-dire le secteur qui gère le stockage et la circulation des marchandises. Il représente un ouvrier sur qu aujourd'hui et les conditions de travail y sont particulièrement précarisées. On a ensuite écouté la sociologue Alisée Delpierre qui nous a parlé du travail domestique marchand accompli majoritairement par des femmes, des aides à domicile, des femmes de ménage.

C'est un travail qui est largement invisibilisé et qui en réalité sert de support de fonctionnement au capitalisme. On a ensuite un peu élargi la focale en s'intéressant avec la sociologue Sylvie Monchatâtre au monde salarié dans son ensemble. et Sylvie Monchatâtre est revenu sur les mutations que ce monde de salarié a connu depuis les années 1960.

Puis Daniel Linard nous a expliqué comment le management moderne donne au salariés, donne aux travailleurs l'illusion d'être autonome alors même que il vient en réalité renouveler et perpétuer l'aliénation au travail. Et enfin avec l'euro député insoumis et inspecteur du travail Anthony Smith, on a vu que en 2025 en France on mourait aujourd'hui au travail. Ce sont trois personnes tous les jours qui perdent la vie en France à cause des politiques néolibérales qui détruisent les protections dont bénéficient les travailleurs.

Ça a donc été une table ronde passionnante pour comprendre ce qu'est l'expérience du travail aujourd'hui. Après ça, on a organisé tout l'après-midi différents ateliers qui chacun exploraient un enjeu en particulier autour du travail aujourd'hui. Le premier atelier avec la doctorante Marion Beauavallé porté sur le travail des cadres et sa dégradation aujourd'hui.

Le 2è atelier avec l'historien Didier Terrier a traité de la question des temps du travail et de leur évolution depuis le 14e siècle. Le troisème atelier avec les sociologues Jean-Marie Pilon et Blandine Barley a présenté le monde de l'intérim aujourd'hui. Le 4e atelier avec le philosophe Paul Guilibert qui s'intitulaé "Peut-on travailler sans détruire le vivant a exploré le lien entre exploitation du travail et exploitation de la nature et destruction du vivant." Le cinquiè atelier avec l'historienne Fanny Galot et la sociologue Aurore Coclin a porté sur le travail reproductif accompli par les femmes et a montré comment exploitation capitaliste et domination patriarcale fonctionnent ensemble.

Et enfin, un 6e atelier animé par le sociologue Jean-Marie Pilon et le député sociologue Adrien Clouet àorté sur la guerre qui est faite au chômeur sur l'offensive autoritaire et morale qui les cible. Tous ces ateliers sont eux aussi comme le reste disponibles sur notre chaîne YouTube. Vous avez déjà été plus de 20000 à les regarder en quelques jours.

Alors n'hésitez pas à aller les partager. Et puis un dernier mot sur la deuxième table ronde du colloque dans laquelle on a discuté d'un débat très stratégique dont on vous parlait en introduction. La question de savoir ce qui se cache vraiment derrière la promotion de la valeur travail à droite bien sûr mais aussi dans une certaine partie de la gauche et puis ensuite de réfléchir ensemble à comment transformer réellement le travail et le libérer de la domination du capital notamment.

On en a d'abord parlé avec la sociologue Marianne Dujier qui a mis en lumière comment la polémie et le caractère flou du terme de valeur permettait en réalité toujours de parler du point de vue des dominants quand on parle du travail. On a ensuite écouté le philosophe Michel Fer qui a écrit un ouvrage intitulé producteur et parasite dans lequel il propose le concept de producérisme pour décrire l'idéologie du RN sur le travail. C'est une idéologie qui divise le monde entre les producteurs, ceux qui travaillent, ceux qui créent de la valeur et puis les parasites, les assisterés, ceux qui sont réfractaires à la valeur travail. et il nous a du coup montré les effets clairement réactionnaires et anti-émancipateurs de cette vision du monde et averti sur les dangers d'un discours producériste de gauche que tente d'imposer certains.

Et puis une fois débunqué cette idée de valeur travail, la discussion, elle s'est prolongée en évoquant des propositions alternatives que pourraient avancer la gauche de rupture pour révolutionner le travail. C'est notamment l'économiste Anneedou qui nous a parlé de l'idée de la garantie d'emploi pour toutes et tous et qui nous a montré comment cet outil, il pouvait bien sûr participer à la construction d'un autre rapport au travail, un travail qui parte des besoins sociaux et pas des intérêts capitalistes à condition d'être mise en place dans des bonnes conditions, c'est-à-dire en rompant clairement avec la logique économique actuelle. Et c'est notamment ces conditions politiques qu'a essayé de détailler Adrien Clouet, le député insoumis, pour conclure cette table ronde en nous expliquant selon lui quel piège devait éviter la gauche pour parler du travail et quelle solution concrète et politique de démocratisation du travail elle devait avancer.

Bref, on vous en dit pas plus sur tout ça, mais ce qu'on vous propose, c'est justement de découvrir par vous-même toutes ces tables rondes et tous ces ateliers sur notre chaîne YouTube Institut la Boesséie. Si ces vidéos vous ont plu, on compte sur vous pour les partager et les diffuser un maximum. Et puis surtout, si vous souhaitiez qu'on puisse continuer à organiser ce type de discussion et de réflexion sur des sujets essentiels à la lutte comme le travail mais aussi plein de thèmes, on vous propose aussi de nous faire un don sur notre site institutulaboici.fr puisque c'est uniquement grâce à votre soutien qu'on peut financer toute cette activité.

Un grand merci de nous avoir écouté et à très vite. l'insoumission.fr fr a choisi cette semaine de revenir sur la suspension de l'enseignante parce qu'elle avait observé une minute de silence pour Gaza.

Nadim, c'est à toi. Merci Claire et bonjour à toutes et à tous pour cette nouvelle carte blanche de l'insoumission avec pour titre enseignante suspendue pour un milieu de silence. Après 20 mois de génocide à Gaza, la répression s'aggrave.

La France reste complice. Donc il sera question de cette actualité qui est longtemps passée sous les radars. Une dépêche de l'agence France-Press n'a été publié que ce 5 juin en pleine écriture de cette chronique.

Maë de son prénom dont il est question a pourtant eu lieu le 31 mars de cette année. Elle a été suspendue par son rectorat, son tort, avoir accepté la requête de ses élèves, lycéen à sens, bouleversé par le génocide à Gaza de faire une minute de silence en hommage aux victimes palestiniennes. comble quand on sait qu'Élisabeth Borne le 13 février dernier au Sénat reconnaissait je cite le rôle des enseignants à aborder le sort des victimes du conflit israélo-palestinien et de leur rendre hommage.

Pourtant voici ce qu'elle disait à propos de la sanction de l'enseignante Maë ce 5 juin matin sur RTCL. Parler du conflit israél-palestinien, c'est une chose. Ensuite, prendre une position politique dans ce conflit, c'est autre chose.

Et là, il y a une obligation de réserve de nos enseignants. Elle a fait une faute. Ben, je vous dis, ça n'est elle est sortie de du principe de neutralité qui s'applique à nos enseignants.

H face à cette sanction scandaleuse, la mobilisation s'est organisée. Mercredi 28 mai, une vingtaine de rassemblements a eu lieu aux quatre coins de la France. le tout à l'appel syndicat FO CGT et Sud rejoint par la FSU les militains soumis revenus bien sûr en soutien.

Présente au rassemblement à Paris, l'enseignante Maë appelé à faire des minutes de silence partout où c'est possible. Je cite "on veux qu'il y ait des minutes de silence dans toutes nos écoles parce que aujourd'hui on a besoin d'humanité, on a besoin de la paix à Gaza, en Palestine, mais aussi en Ukraine, partout dans le monde", a-t-elle déclaré. Lors des questions au gouvernement le 28 mai dernier, le député insoumis et Sébastien deu lui a rendu hommage. 20 mois durant lesquels l'appareil d'État a déployé une répression sans précédent.

Nous pensons à celles et ceux qui ont bravé la censure pour continuer à faire vivre les principes de notre République. Comme cette enseignante suspendue pour une seme silence en hommage aux enfants morts en Palestine. Depuis 20 mois, l'horreur est relativisée, niée ou silenciée.

Et pourtant, la terrible vérité éclate aux yeux de tous. Une telle répression contre une enseignante fait écho à la censure de toutes les voies de la paix durant ces 20 mois de génocide. Jean-Paul Desco, syndicaliste CGT, Rima Hassad, Mathilde Panu, Jean-Luc Mélenchon, Iman Marifi infirmière s'étant rendu à Gaza pour soigner des Palestiniens.

La répression des étudiants immobilisés pour la Palestine, l'exclusion de Sébastien Delogu pendant 15 jours de l'Assemblée nationale pour avoir brandi un drapeau dans l'hémicycle par palestinien. La dissolution du collectif urgence palestine. La liste est malheureusement très longue.

Alors aujourd'hui, où en est-on ? La France est-elle toujours complice du génocide en cours à Gaza ? La réponse est facile.

Oui. Qu'avons-nous appris encore cette semaine ? Ce mercredi 4 avril, on a appris que la France la reconnaissance de l'État de Palestine par la France, ce n'était pas pour tout de suite.

Pourtant, le 9 avril dernier, le chef de l'État expliquait que la France pourrait le reconnaître en juin. Le tout lors d'une conférence quelques présidérerait que l'Arabie Saoudite à New York. En vérité, cette reconnaissance n'aura pas lieu dans cette conférence.

Au mieux la France réaffirma sa volonté de le reconnaître au long terme au calandre grec donc à des années lumières de pays européens comme la Norvège, l'Irlande, l'Espagne. Le même jour, on apprenait grâce au médias disclaose que la France s'apprêtait à livrer 14 tonnes de pièces détachées de fusil mitrailleur à Netanyaho. Rien que ça.

Les faits jeudi 5 juin, seul jour ce podcast a été enregistré, un cargo israélien avait prévé de faire escale à faus surmer près de Marseille. Le même jour, il aurait dû embarquer ces pièces détachées fabriquées par la société française Eurolinks. Le destinataire Israël Military Industries, une filiale de Elbit System, l'un des principaux industriels de l'armement israélienne.

Et d'après l'enquête de disclause, il s'agit de la 3e expédition de ce type entre Frost sur mer et AIFA depuis le début de l'année 2025. Par cette chronique, l'insoumission rend hommage au courage des dockers du port de Marseille Fausse qui ont fait savoir leur refus d'embarquer les pièces détachées. Gloire à leur mobilisation pour la paix et contre les génocides orchestré par Nathaniaou et soutenu par ses alliés.

Cela a été évoqué dans ce podcast mais gloire également. Harima Hassan embarqué à bord de la flotte de la liberté naviguant vers Gaza avec de l'aide humanitaire à bord tandis que les autorités israéliennes ont acté ce jour que ce bateau ne devait pas s'approcher des côtes palestiniennes. Nous sommes dans cette période paradoxale où la répression vis-à-vis des voix s'élevant contre le génocide à Glaasa ne faiblit pas tandis qu'un retournement est en cours dans les élites politico-médiatiques contraint de changer de position par la mobilisation des opinions publiques européennes.

Bien sûr, personne n'oubliera les responsables politiques ayant attendu plus de 20 mois pour cesser de diffamer LI et enfin porter des propositions concrète contre ce génocide. En France, il ne reste plus que l'extrême droite pour affirmer publiquement son soutien inconditionnel et actif au génocidair israélien. La lutte continue.

Chacun doit continuer à se mobiliser. Et c'est déjà la fin de ce 14e épisode de votre podcast préféré Touche pas à mon peuple. Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait, n'hésitez pas à vous y abonner pour ne rater aucun épisode.

Vous pouvez nous écouter sur Spotify, YouTube, Dieser, podcast Addict ou encore Amazon Musique. Je vous invite aussi à partager cet épisode auprès de vos proches et à nous faire vos retours. On vous lit avec attention et on vous remercie pour tous vos commentaires positifs.

N'hésitez pas à proposer des sujets qui vous tiennent à cœur. On les notera tous. On essaie de toujours faire mieux.

Je vous rappelle aussi que vous pouvez faire un don à la France insoumise pour nous aider dans toutes nos initiatives. Pour cela, rendez-vous sur notre site lafanceoumise.fr.

Je vous souhaite une très belle semaine, une semaine de lutte, de bataille victorieuse et on se retrouve cette fois-ci vite pour un nouvel épisode. J'ai hâte de vous retrouver. Ah.