Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (3 juin 2020)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:19Invité politiqueFait
« la production d'électricité nucléaire a permis à la France de respecter la plupart de ses engagements internationaux sur le carbone. »
- 1:33Invité politiqueFait
« l'Allemagne qui, en fermant ses centrales nucléaires, a été obligée de relancer ses centrales à charbon et qui pollue par vent d'est tout notre pays. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« la moitié de l'émission française des gaz à effet de serre est liée aux importations. »
- 4:15Invité politiquePromesse
« nous avions proposé à plusieurs reprises la division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices uniquement réinvestis sur le sol français. »
- 4:27Invité politiqueFait
« lancement d'un grand programme d'isolation thermique, tout le monde est pour, mais il n'arrive jamais. »
- 5:09Invité politiquePromesse
« passer à une nouvelle génération nucléaire, au thorium, qui ne produit pas de déchets. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan94 %
- ?6 %
≈ 63 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame
la Présidente, chers collègues,
merci
à
nos
collègues de la France Insoumise d'avoir proposé cette résolution.
Il
y a, autant le dire franchement, de bonnes idées dedans.
L
'idée, par exemple, d'un minimum de planification,
l
'amélioration des outils statistiques, la révision des accords de libre-échange.
Pour
autant, je m'abstiendrai sur ce projet, car je le trouve franchement un peu incantatoire et très manichéen.
C
'est d'ailleurs le grand paradoxe du temps présent.
On
n'a jamais autant parlé d'écologie depuis des années,
et
pourtant, on n'a jamais mis autant en danger notre planète et surtout les femmes et les hommes qui
y vivent. On
n'a jamais autant abandonné de compétences à l'Union européenne, soi-disant, pour protéger l'environnement de l'Europe.
Et
pourtant, c'est en son sein, en son cœur, que les lobbies détruisent peu à peu toute capacité de défense de nos nations face à des continents qui ont fondé leur croissance sur la pollution de la planète.
On
n'a jamais été autant contradictoire entre les paroles et les actes.
Je
pense, par exemple, comment nier
que
la production d'électricité nucléaire a permis à la France de respecter la plupart de ses engagements internationaux sur le carbone. Et je suis toujours surpris de voir les écologistes nous demander d'abandonner une énergie décarbonée,
alors
qu'ils saluent l'Allemagne qui, en fermant ses centrales nucléaires, a été obligée de relancer ses centrales à charbon et qui pollue par vent d'est tout notre pays.
Et
je ne parle même pas de la Pologne.
Voilà
pourquoi, à Debout la France, nous proposons une vraie politique écologique qui passe par trois ambitions. Première ambition,
c
'est de retrouver notre souveraineté, c'est-à-dire notre démocratie.
Je
ne sais plus qui citait la Nouvelle-Calédonie, mais si la Nouvelle-Calédonie a pu prendre des mesures sur les sacs plastiques, c'est parce qu'elle n'est pas astreinte à certaines règles de l'Union européenne comme territoire d'outre-mer.
Il
faut donc en finir avec cette Union européenne qui est totalement contradictoire dans son fonctionnement avec l'idée d'une vraie vision écologique. Ce qui ne veut pas dire abandonner toute idée européenne, mais tout au contraire revenir à une Europe des nations et des coopérations concrètes,
où
nous conditionnons nos coopérations au respect de certains critères que notre peuple, notre démocratie affichent.
Parler
d'écologie et avaler les traités internationaux, le CETA, le Mercosur, le traité avec le Vietnam, avec le Mexique, qui sont passés en douce pendant la crise du Covid-19, montrent bien qu'il n'y a aucune cohérence. Et je suis toujours très surpris de voir ceux qui ont signé tous les traités européens nous parler d'écologie. Alors oui, si on veut avoir une agriculture qui produit local, si on veut avoir une agriculture avec des circuits courts, si on veut avoir une agriculture où on sait ce qu'on consomme, il faut rompre avec ces règles de l'Union européenne, ce qui ne veut pas dire rompre avec une autre organisation européenne qu'il faudra bâtir pour concilier écologie et coopération.
La
deuxième ambition que nous formons,
c
'est de se donner les moyens des relocalisations, car la moitié de l'émission française des gaz à effet de serre est liée aux importations.
On
s'est finalement donné bonne conscience en Europe en allant faire polluer dans d'autres continents, et on a à la fois perdu nos emplois et mis en danger la planète. Alors, je ne crois pas, comme la France insoumise, que ce soit en nationalisant à tout va, car je ne crois pas que les États collectivistes aient été des modèles de protection de l'environnement, mais pour autant, je pense qu'il faut trouver une bonne articulation entre planification, à l'image de la planification du général de Gaulle, et incitation pour que les acteurs économiques aient intérêt à produire en France.
Cela veut dire possibilité de l'étiquetage, qui n'est pas autorisé par l'Union européenne, où la part du produire en France serait indiquée, baisse des charges conditionnées, nous avions proposé à plusieurs reprises la division par deux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices uniquement réinvestis sur le sol français, réservation de 75% de la commande publique aux entreprises qui produisent en France, et puis, bien évidemment, lancement d'un grand programme d'isolation thermique, tout le monde est pour, mais il n'arrive jamais, et qui serait un moyen impressionnant de créer des emplois locaux, tout en réduisant la facture de nos concitoyens de chauffage, qui pèsent lourd dans le pouvoir d'achat.
Je pourrais parler aussi de l'agriculture, avec l'exonération des charges pour les salariés agricoles, et qui permettrait de les réserver aux Français, et qui, ainsi, éviterait les travailleurs détachés. Pour conclure, troisième ambition,
on
ne réussira pas à sauver la planète sans faire confiance à la recherche. Et voilà pourquoi je conclue sur des programmes essentiels de recherche pour passer à une nouvelle génération nucléaire, au thorium, qui ne produit pas de déchets, pour avoir un plan massif de transport en hydrogène, pour appliquer véritablement le principe de précaution sur la santé publique avec les grands dangers éventuels de la 5G, et pour contrôler l'industrie pharmaceutique, qui est devenue un empire au détriment de l'intérêt général. Merci, monsieur.
Nicolas Dupont-Aignan