Gen Z en colère, Lecornu, carburants : Clémence Guetté face à Apolline de Malherbe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous appelez à manifester à nouveau au côté des lycéens aujourd'hui. Vous n'avez pas été convaincue par la déclaration du Premier ministre hier ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Comment on sort de cette crise ?
- 3:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas excessif de demander 10 milliards comme les gilets jaunes ?
- 3:31OuverteRéponse partielle
Vous aviez plus de noblesse dans votre façon de concevoir la politique ?
- 4:04RelanceRéponse directe
Est-ce que vous ne regrettez pas les propos de Balig Bagayoko sur la légitime défense ?
- 5:27OuverteRéponse directe
La libération de 10 millions de barils de gazol est-elle une bonne nouvelle pour les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Fait
« Il est venu à la télévision donc les Français regardent. Ça fait maintenant une quinzaine de jours que la mobilisation des lycéens a commencé et grosso modo c'est une opération d'enfumage où il gagne du temps. »
- 1:12Chiffre
« 10 milliards. Oui. Un peu comme les gilets jaunes. Les fameux 10 milliards des gilets jaunes. Les 10 milliards, c'est ce que je viens de détailler. C'est et voilà, c'est 2,5 milliards pour plus de place dans les universités. 2 milliards pour l'augmentation. »
- 2:23Chiffre
« 72 % des Français soutiennent comprennent les revendications. 65 % d'entre eux trouvent que le gouvernement n'y répond pas. »
- 5:27Chiffre
« La libération de 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks stratégiques avec l'espoir d'une baisse de 12 à 18 centimes d'ici début novembre. »
- 6:07Chiffre
« 12 à 18 centimes, c'est bien en de ça, de l'augmentation qu'on a connu ces derniers temps. »
- 6:45Chiffre
« Dans restaurant là c'est 10 % du stock. On l'a déjà fait il y a quelques mois. C'était 400 millions de barils. Cette fois-ci c'est 100 millions de barils au niveau du G7 10 millions pour la France. »
- 8:04Fait
« Patrick Martin, le patron du MEDF, a laissé entendre que si euh la France insoumise gagnait en 2027, il quitterait la France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Clémence Gueté. Bonjour. Vous êtes député député LFI du Val de Marne et vice-présidente de l'Assemblée nationale. Vous appelez à manifester à nouveau au côté des lycéen aujourd'hui. J'en dédu que vous avez pas été tout à fait convaincu par la locution du Premier ministre hier. C'est peu de le dire. Absolument pas convaincu et je trouve ça même indécent en fait. Il est venu à la télévision donc les Français regardent. Ça fait maintenant une quinzaine de jours que la mobilisation des lycéens a commencé et grosso modo c'est une opération d'enfumage où il gagne du temps. Il a essayé de gagner du temps. Voilà. En gros, il dit il y aura des réponses en octobre. Pour l'instant, il faut qu'il s'exprimectobre. Fin octobre alors un mois et demi. La seule chose qui a été
faite par le gouvernement c'est cette plateforme de consultation. Bon soit c'est une bonne chose mais si c'est pour en faire la même chose que les cahiers de doléances des gilets jaunes dire absolument rien. C'est quand même pas satisfaisant. Et par ailleurs, il y a des plateformes de revendication. C'est ce qu'il demande les lycéens. Il demande la fin de parcours sub. Il demande la réforme des rythmes scolaires qui est lié à la à la réforme de monsieur Blanquer. Il demande plus de place dans les universités. Il demande des profs dans les classes. 10 milliards. Oui. Un peu comme les gilets jaunes. Les fameux 10 milliards des gilets jaunes. Les 10 milliards, c'est ce que je viens de détailler. C'est et voilà, c'est 2,5 milliards pour plus de place dans les universités. 2 milliards pour
l'augmentation. C'est 10 milliards ou rien. Est-ce que c'est pas excessif ? Alors, en l'occurrence, c'est rien. Donc euh déjà euh on pourrait peut-être commencer parce que le le Premier ministre nous a renvoyé vers le budget. Enfin, vous vous et moi, on est on est dans la dans la vie politique. On sait très bien ce qui va se passer dans l'examen du budget. D'abord, la première chose, c'est que à ce stade, dans le budget de l'éducation nationale, c'est moins 1588 postes à nouveau alors qu'il dénonce déjà des classes suc. Alors, il a promis il a promis une hausse du budget de l'éducation nationale plus 1,2 milliards. Ça c'est ce qui est déjà prévu. Il a menti. Oui, il a menti parce que ça ça comprend déjà des des des coupes en réalité et une baisse à à euros réel,
c'est-à-dire qu'il ne tient pas compte de l'inflation. Ça fait mo- 840 millions d'euros si on tient compte de l'inflation. Donc en fait, c'est une baisse. Donc c'est un mensonge. La seule chose qu'il est venu dire à la télévision, c'est un mensonge. Comment on sort de cette crise ? Alors, en écoutant les lycéens, euh il me semble que là à ce stade, leurs revendications sont extrêmement claires. Ils vont continuer de se mobiliser aujourd'hui. Nous, on y sera, c'est un à 15h à Bastille pour le rendez-vous parisien. Je rappelle quand même que mardi, c'était très massif, hein. C'était 1800 lycées mobilisés, 90 % des universités et beaucoup de monde dans les rues. Et beaucoup de monde dans les rues, des Français très en soutien. On voit que maintenant c'est quasiment tr des
français qui sont en soutien. On a gagné 10 points de soutien de revendication. Mais évidemment, il condamne les violences. Oui, évidemment. Mais ça c'est c'est deux choses tout à fait différentes. 72 % des Français soutiennent comprennent les revendications. 65 % d'entre eux trouvent que le gouvernement n'y répond pas. Je pense que l'exercice auquel s'est prêté monsieur le cornu hier soir était une une opération d'enfumage et de quasi provocation. On va on va y revenir parce qu'on va parler aussi carburant mais sur la question des lycéens effectivement. Alors ça ça en effet je pense que le seul message on ne lâchera pas 1 € le seul message politique clair qui a été envoyé il a été envoyé en direction des marchés financiers. Madame la député, je suis très heureux de vous
entendre aussi conséquente sur la question d'Alicien ce matin parce que hier on a quand même vu une image ridicule de plus de députés de la France insoumise qui était devant Sciencepo et qu'on balançait des paquets de chips, des baguettes et des bouteilles d'eau à des étudiants de sciencepoep dans le quartier le plus cher de Paris. Moi je pensais que la France insomie se faisait tous les étudiants de science sont riches. Ils avaient pas l'air de mourir de faim en tout cas mais j'ai l'impression que étaient nass depuis des heures par la police. Ils étaient pas nassés depuis des heures. Il y avait deux rangées de policiers qui Oui, il pouvait pas sortir. Ça s'appelle une NASE policière. Vous, c'est vraiment l'idée que la France insoumise se fait de la politique. Moi, je pensais que
vous aviez plus de noblesse dans votre façon de concevoir la France. L'idée qu'on se fait l'idée qu'on se fait de la politique, c'est d'être en appui des mobilisations populaires queles qu'elles soi quand elles émergent et d'essayer de les comprendre. Et ce gouvernement, lui, a décidé que la seule réponse, ce serait une réponse répressive. Et on pensait hier soir, peut-être qu'il y aurait enfin une réponse politique, un dialogue qui serait ouvert avec les lycéens et forcé de constater que ça n'est pas le cas. Donc oui, nous quand il y a des blocus, quand euh il y a des il y a des gamins qui sont nassés, on y va et on essaie de faire en sorte que ça se passe bien d'ailleurs et les images l'ont montré avec d'ailleurs, il faut le préciser hier, euh un soutien à la police de la
part de Sébastien Lecnu, hein. Oui, un soutien à la police. Euh je trouve qu'il est dans le déni total quand même des des des cas qu'on a pu voir qui sont quand même des cas extrêmes. C'est-à-dire, on parle d'enfants parce qu'à 14 ans, 15 ans, on est un enfant qui ont pour une mobilisation perdu un œil, perdu une main. Le le l'enfant qui avait qui s'est pris une grenade dans la main a été amputé hier. Des jeunes filles étranglées, on a toutes et tous vu ces images. Voilà, il y a il y a une répression policière qui est sans aucune retenue. Mais je vous trouve assez apaisé aujourd'hui Clémence Gueté au début de la mobilisation. Les phrases prononcées notamment par exemple par Bali Bagayoko disant que à certains moments la violence pouvait être légitime. Est-ce que vous les regretter ?
Non, je je regrette pas ce que d'abord j'ai pas à regretter les propos de Bali Bagayoko qui a été un maire présent sur chacun des blocus de lycée de sa ville et je pense que c'est son rôle comme élu. Il a essayé d'expliquer à quel point quand vous aviez une répression aussi disproportionnée, il pouvait y avoir de la légitime défense et vous avez vu les images encore en fin de manif où ça s'est tendu tout d'un coup alors que la manifestation se passait très bien parce qu'il y a eu une charge des CRS. Vous avez vu ces images où Balig Bagayoko s'interpose, où il s'est fait gazer très allègrement en première ligne. Bon voilà, il il a toute sa place dans la mobilisation et je pense réellement que c'est notre rôle de responsable politique. Clémence Guin disait aucune annonce pour
les lycéens hier mais une annonce sur les carburants. La libération de 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks stratégiques avec l'espoir d'une baisse de 12 à 18 centimes d'ici début novembre. Est-ce que ça c'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui nous écoutent ce matin ? voiture. Non, c'est pas une bonne nouvelle. C'est pas une bonne nouvelle et c'est pas une bonne solution en fait. Bon, d'abord c'est vous l'avez dit, un espoir de baisse de 12 à 18 de 12 à 18 centimes. Il y a aucune assurance pour la baisse du prix. Par ailleurs, 12 à 18 centimes, c'est bien en de ça, de l'augmentation qu'on a connu ces derniers temps. Donc ça va ça va sauver personne de la difficulté à pouvoir continuer à se déplacer avec des pleins qui s'envolent. On sait que tout le monde se prive de
déplacement désormais pour le boulot, pour les soins, pour les loisirs et cetera. Pas une bonne nouvelle. Pourquoi ? Est-ce que c'est en fait c'est un fusil à un coup la la libération de stock stratégique. Je rappelle que dans restaurant là c'est 10 % du stock. On l'a déjà fait il y a quelques mois. C'était 400 millions de barils. Cette fois-ci c'est 100 millions de barils au niveau du G7 10 millions pour la France avec l'espoir que ça puisse baisser les prix mais aucune assurance que ça le fasse réellement. Donc on se prive de nos stocks stratégiques et le gouvernement se prive de la seule solution et de la seule euh le véritable endroit où il y aurait une solution, c'est-à-dire les marges des raffineurs et des distributeurs. Moi je le dis en boucle depuis pas vous savez bien
les marges des raffineurs et des distributeurs c'est pas c'est pas non mais 2026 2026 milliards de surprit à la cruteurs s'en mettent plein les poches en profitant d'imposer raffineur en profitant d'imposer des marches mais en fait les marges c'est juste que eux ils achètent du pétrole à un prix et qu'on a tellement besoin de leurs produits raffinés que les prix s'envolent et ils font des marches passives. J'ai envie de dire en fait le demande. Est-ce qu'il faut est-ce qu'il faut stopper ce mécanisme même de de fixation des prix et le raffinage ? Vous savez très bien qu'en France ça ça ça n'est pas rentable sinon on aurait pas perdu on aurait pas perdu les de tiers des faire vous et moi monsieur le chiffre une cagnotte pour pour total tellement ils sont à l'agonie
ils vont juste faire 6 milliards de surprit les les raffineurs distributeurs sur cette année 2026 moi j'estime que ce n'est pas au français de payer cette crise et que oui, on doit pouvoir bloquer ces marges, les empêcher de profiter de la crise et de la guerre et du contexte géopolitique que nous subissons. et faire en sorte que les Français aient un prix à la pompe qui soit relativement accessible. Le gouvernement se prive de cette solution. Je ne sais pas pourquoi, c'est possible dans les outre mè, on l'a fait dans les années 90, d'autres pays le font. Il faut arrêter les surpris parce que c'est l'État qui paye si vous bloquez les prix. Non, en l'occurrence, ce serait les grands distributeurs. Non, non, non, non, non. Ça, ce serait s'en prendre aux taxes. C'est ce que propose l'extrême
droite. On on ne demande pas de s'en prendre spécialement aux taxes. On demande de s'en prendre justement à ces marges. Vous pouvez pas nier qu'elles existent. Elles sont documentées, y compris sur les sites des ministères. Patrick Martin, le patron du MEDF, a laissé entendre que si euh la France insoumise gagnait en 2027, il quitterait la France. Comment vous réagissez ? Je trouve que c'est indigne, très peu surprenant mais indigne. Je rappelle c'est le patron des patrons. Donc voilà, il est censé accepter le le jeu démocratique. On est en campagne présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon et on propose oui des mesures qui sont peut-être un peu contrariantes pour pour monsieur Martin en tout cas plus contrariante que la politique macronise. Attitude. Est-ce que ça ne vous inquiète
pas pour la France ? C'està-dire est-ce que vous vous dites pas attention si on fait fuir tous les patrons, effectivement il y aura du mal derrière à à faire fonctionner l'économie. Trouver on trouvera d'autres patrons petits et grands. Voilà. des gens qui ont envie que de que qu'on propose un projet pour leurs entreprises notamment vis-à-vis de la bifurcation écologique et de tout ce qui a à faire les centaines de milliers d'emplois que ça pourrait créer, il y en a dans ce pays. Donc si c'est sans lui, on augmentant le coût du travail ou en sur en taxant leur profit. D'accord. Mais ça c'est une logique politique. Vous avez quand même vu que la logique politique économique de la Macronie, c'est un désastre. Ça fait plus de dettes, ça baisse la consommation populaire, les gens n'en
peuvent plus. On a 10 millions de pauvres dans ce pays. Donc nous, on propose autre chose et en effet la relance par la consommation populaire. Merci Clément Gueté d'avoir répondu à nos questions ce matin.
Clémence Guetté