"Mon concurrent [...] c'est Jean Giuseppi" affirme Jean-Jacques Panunzi, sénateur sortant de Corse-du-Sud
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Qui est votre adversaire parmi ces trois candidats ?
- 1:01OuverteRéponse directe
Cette réforme est-elle votée pour ou contre ?
- 1:44OuverteRéponse directe
Sur quoi repose votre accord avec la droite locale ?
- 2:55RelanceRéponse partielle
Sur quoi repose cet accord si vous n'êtes pas d'accord avec le projet d'autonomie ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous acceptez cette mission de défendre le projet d'autonomie ?
- 4:46OuverteRéponse directe
Cette navette parlementaire est-elle inévitable pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« Le concurrent, c'est celui qui a été désigné par la famille nationaliste. C'est monsieur Jean-Josep. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Alors, la version qui est arrivée de l'Assemblée nationale, je ne peux pas la voter. »
- 1:17Invité politiqueFait
« C'est l'amendement des écologistes et des élèvistes, l'amendement 111, qui parle de non-régression sociale et environnementale. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Par contre, la régression environnementale me gêne, parce qu'écrire ça dans un texte constitutionnel, ça veut dire qu'on ne peut plus modifier la constitution si demain on veut faire bouger la loi montagne ou la loi littorale. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Laurent Marcange est plutôt pour un pouvoir législatif sur deux ou trois compétences bien encadrées et expérimenté sur cinq ans. »
- 2:37Invité politiqueFait
« On n'a pas besoin de créer une région avec un pouvoir législatif, où, je le rappelle, ce que demandent les nationalistes, c'est le statut calédonien, où les lois de pays se substituent aux lois nationales. »
- 3:05Invité politiqueFait
« L'accord qui a été trouvé, il est politique. Après avoir discuté avec sa majorité et d'ailleurs avec Laurent Marcange, Stéphane Bradge a tranché. »
- 3:31Invité politiqueFait
« J'ai ajouté dans les discussions que j'ai eues avec le maire qu'à aucun moment, ce n'est pas moi qui empêcherai le processus d'aller au bout. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Si demain, il y a une majorité au Sénat pour le pouvoir législatif, je ne me plierai à la majorité du Sénat. »
- 4:15Invité politiqueFait
« Je ne serai pas celui qui fait capoter le processus. S'il y a une volonté d'octroyer le pouvoir législatif à la Corse, je ne m'opposerai pas. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Le Sénat vient de voter, il y a trois mois, une loi contre le communautarisme. Comment voulez-vous qu'on inscrive maintenant dans une proposition de loi le mot communauté ? »
- 5:56Invité politiqueFait
« Comment vous pouvez dire que ce sera le troisième et le dernier ? C'est une question que je vous pose. »
Temps de parole
- Jean Giuseppi63 %
- Présentateur31 %
- Présentateur 25 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et nous allons parler des sénatoriales pour conclure cette semaine politique. Les sénatoriales du 27 septembre prochain en Corse du Sud. Le sénateur sortant Les Républicains de droite fera face à trois autres candidats. Il répond à vos questions, Paul-Antoine Esquartine.
Il
s'agit bien sûr de Jean-Jacques Panounzi. Alors Jean-Jacques Panounzi, bonjour. Bonjour. En 2020, vous étiez seul en lice face au candidat Jean-Luc Noël, dit le baron Marianne. Cette fois-ci, vous êtes face à trois candidats. Le nationaliste Jean-Josep, le nouveau visage du RN en Corse Christophe Versigne et René Pérez, issu de la société civile. Qui est votre adversaire parmi ces trois candidats ? Je n
'ai
pas d'adversaire en politique. J'ai des concurrents, mais il n
'y a
pas d'adversaire. Qui serait votre concurrent alors parmi ces trois ? Le
concurrent, c'est celui qui a été désigné par la famille nationaliste. C'est monsieur Jean-Josep.
Justement, le sujet du processus d'autonomie s'est imposé dans le débat de ces sénatoriales. Le projet de loi constitutionnel sera examiné fin octobre, après son vote solenné à l'Assemblée nationale. Cette réforme telle qu'elle a été votée à l'Assemblée nationale et telle qu'elle va être examinée au Sénat, est-ce que vous allez voter pour ou contre cette version-là ?
Alors, la version qui est arrivée de l'Assemblée nationale, je ne peux pas la voter. Pour un exemple bien précis, ils ont rajouté déjà un amendement. C'est l'amendement des écologistes et des élèvistes, l'amendement 111, qui parle de non-régression sociale et environnementale. Alors, la non-régression sociale, ça ne me gêne pas trop, parce que je pense qu'au niveau misère en Corse, on ne pourra pas descendre plus bas. Par contre, la régression environnementale me gêne, parce qu'écrire ça dans un texte constitutionnel, ça veut dire qu'on ne peut plus modifier la constitution si demain on veut faire bouger la loi montagne ou la loi littorale.
Pour autant, dans cette élection, votre suppléante, Anissi, qui est adjointe au maire d'Ajaccio. Maire d'Ajaccio, cette majorité, en tout cas conduite par Laurent Marcange et les Stéphane Zbrage, qui s'est prononcé pour ce projet. Laurent Marcange est au premier rang. Sur l'autonomie
avec Laurent Marcange, il n'y a pas de discussion. Il n
'y
a pas d'opposition entre moi et Laurent Marcange. Laurent Marcange est plutôt pour un pouvoir législatif sur deux ou trois compétences bien encadrées. et expérimenté sur cinq ans.
Mais vous avez dit que vous vous tireriez contre, en tout cas, ce projet.
Moi, je suis
pour un pouvoir d'adaptation sur toutes les conséquences. Et je pars du principe qu'à partir du moment où on modifie la loi, on crée une nouvelle norme. On n'a pas besoin de créer une région avec un pouvoir législatif, où, je le rappelle, ce que demandent les nationalistes, c'est le statut calédonien, où les lois de pays se substituent aux lois nationales.
Alors, du coup, sur quoi repose votre accord avec la droite à Jacques Siennes ? Car au début, elle voulait se présenter, notamment Alexandre Farine, le premier adjoint. Actuellement, donc, du coup, sur quoi repose cet accord ?
L'accord qui a été trouvé, il est politique. Après avoir discuté avec sa majorité et d'ailleurs avec Laurent Marcange, Stéphane Bradge a tranché. Le meilleur candidat au sénatorial sur l'accord du Sud, c'est moi. Et donc, sa majorité s'est pliée et me soutienne.
Mais si vous n'êtes pas d'accord avec le projet d'autonomité
qui a été voté à l'Assemblée nationale, sur quoi repose l'accord ?
J'ai ajouté dans les discussions que j'ai eues avec le maire qu'à aucun moment, ce n'est pas moi qui empêcherai le processus d'aller au bout. C'est-à-dire que si demain,
il
y a une majorité au Sénat pour le pouvoir législatif, je ne me plierai à la majorité du Sénat.
Mais pourtant, ce n'est pas la position de la majorité, notamment de Laurent Marcange, ou même le maire Stéphane Osvrage.
Ils ont, si vous voulez, une position qui leur est personnelle. Nous, nous sommes deux au Sénat. Politique également. Politique aussi, mais nous sommes deux sur 348. Est-ce que vous pensez que les deux sénateurs corse vont emporter l'adhésion des 346 autres sénateurs ? Je ne sais pas, je vous le dis franchement. Ensuite, je dis, et je le répète, que je ne serai pas celui qui fait capoter le processus. S'il y a une volonté d'octroyer le pouvoir législatif à la Corse, je ne m'opposerai pas.
Le président du conseil exécutif, Gilles Jovanand, je lui expliquais d'ailleurs à notre micro que les prochains sénateurs, haute Corse, l'or du Sud, devront défendre le projet d'autonomie dans un mois, lors de son examen au Sénat. Alors, est-ce que vous acceptez cette mission ? Je défendrai le projet d
'autonomie, oui, mais avec mes convictions et avec mes propositions. Après, il va falloir trouver un arrangement entre, je vous rappelle, entre le Sénat et l'Assemblée nationale. Si on arrive à trouver un arrangement, au bout d'un débat, il faut trouver un compromis si on veut avancer. Bon, si on trouve un compromis pour présenter un seul texte conforme aux deux chambres, il n'y aura pas de souci. Si on commence à faire une navette et je pense qu'il n'y
en
aura pas deux, je pense que tout s'arrêtera. Elle est inévitable pour vous, cette navette parlementaire ? La première, oui, puisque le Sénat va modifier le texte. La première est inévitable, pour plusieurs raisons. Il y a le principe aussi de communauté historique, linguistique. C'est surtout le mot communauté. Quand je dis le mot, je ne suis pas d'accord avec le mot communauté. Ce n
'est
pas parce que je suis contre, mais parce que le Sénat vient de voter, il y a trois mois, une loi contre le communautarisme. Comment voulez-vous qu'on inscrive maintenant, dans une proposition de loi, le mot communauté ? C'est totalement impossible. Après, pour le reste, on va débattre. Il faut trouver un arrangement. Il faut que chacun fasse un pas.
Jean-Jacques Panounzi, une dernière question. Si vous êtes élu, est-ce que ce sera votre troisième et dernier mandat ?
Mais là, vous faites la politique fiction. Comment vous pouvez dire que ce sera le troisième et le dernier ? C'est une question que je vous pose. Pour le moment, je suis élu pour effectuer encore sept ans de mandat. Au bout de sept ans, on verra.
Sur ces mots, Jean-Jacques Panounzi, vous êtes le sénateur sortant de Corse du Sud et candidat à votre succession. Merci d'avoir répondu à vos questions sur RCFM. Merci à vous.