Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 24 juillet 2026 25 minComplaisantActualité / polémiqueSantéEnvironnement & énergie

Incendies, canicule, franchises médicales... Le "8h30 franceinfo" de Stéphanie Rist

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Plusieurs incendies d'ampleur sont en cours. Pouvez-vous nous faire un point sur la situation ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que globalement vous diriez que l'État était prêt à gérer ce genre de crise ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    5764 décès supplémentaires ont été enregistrés entre mi-juin et début juillet. Est-ce que certains décès auraient pu être évités ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement avait promis 30000 ventilateurs et climatiseurs pour les hôpitaux. Où en est cette promesse ?

  • 7:00FerméeÉludée

    Ce doublement du plafond des franchises médicales, c'est censé rapporter combien à l'État ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes à l'aise avec le retour de l'acétamipride ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Stéphanie RistChiffre
    « 5764 décès supplémentaires ont été enregistrés entre mi-juin et début juillet. »
  • 4:30Stéphanie RistPromesse
    « La promesse était de 30000 climes. Elle sera tenue d'ici la fin du mois de juillet. »
  • 5:30Stéphanie RistFait
    « Nous avons rénové 40 % des établissements de santé ces dernières années qui sont eux adaptés avec des climes rafraîchissements. »
  • 6:30Stéphanie RistChiffre
    « Le Sure de la santé, c'est 16 milliards d'euros et j'ai annoncé en janvier 6 milliards supplémentaires pour les 10 prochaines années. »
  • 7:30Stéphanie RistChiffre
    « En moyenne, cela correspond à 18 € de plus par an. »
  • 8:30Stéphanie RistFait
    « Les personnes les plus défavorisées financièrement ne sont pas concernées par ces mesures. »
  • 9:30Stéphanie RistChiffre
    « Il y a moins de 4 % des Français qui n'ont pas de complémentaire ou de mutuel. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour William. Merci d'être avec nous.

Plusieurs incendies d'ampleur sont en cours. Celui en Gironde avec l'évacuation ordonnée du Cap Ferré tout entier. Il y a également ce feu qui a brûlé plusieurs milliers d'hectares, au moins 2500 dans les landes voisines au sud du bassin d'Arcachon.

Ce matin, vous nous indiquez d'ailleurs qu'il y a eu des évacuations dans des établissements de santé. Oui, d'ailleurs d'abord permettez-moi de de vraiment saluer les pompiers en action et qui font tout leur possible pour maîtriser ces feux. Bien sûr, une pensée pour les deux pompiers décédés, celui qui a été blessé hier avec un hommage qui a d'ailleurs été organisé hier à à Saint-Médard en honneur de ces deux pompiers.

Et donc, vous nous disiez, madame la ministre, qu'il y a des établissements qui ont été directement touchés par ces feux. En tout cas, oui. Alors, il y a quatre établissements de santé médico-sociaux, c'est-à-dire des épades et un établissement pour personnes en situation de handicap qui ont été évacuées.

Les évacuations se sont bien passées. Et je voudrais remercier là aussi évidemment les soignants mobilisés et les personnels et les bénévoles qui ont permis ces évacuations et les établissements qui ont accueilli ces personnes dans de bonnes conditions. J'ai vraiment une pensée pour toutes ces personnes évacuées en terme de santé.

Évidemment, j'étais encore avec le directeur de l'agence régionale de santé ce matin tôt pour faire un point de la situation puisque les établissements sont en cellules de crise puisque il faut que les pompiers puissent être très mobilisés sur les feux et donc il n'y ait pas d'autres transports à faire par exemple. Donc les SAMU sont évidemment très en vigilance et et nous sommes sous l'autorité de la préfète puisque dans ce cadre de situation c'est donc c'est toute la Gironde là qui est mobilisée autour de ce qui se passe sur le Cap Ferré. Alors toute la Girande vous savez qu'il y a le deuxième feu aussi vers Biscaros dans les landes qui est dans les landes mais qui est pas très loin géographiquement.

Donc évidemment en ce qui concerne les soignants sous l'autorité de la préfite sont en vigilance importante. D'une part pour des soignants qui ne pourraient pas rejoindre leur lieu de travail. Euh il y a une une grande solidarité qui se met en place aussi entre les soignants et je tiens à saluer cela bien sûr.

Est-ce que globalement vous diriez que l'État était prêt à gérer ce genre de crise, ces incendies massifs en France en ce début d'été ? Alors ce que je peux dire et ce qui est factuel c'est les investissements mis depuis 2022. Vous savez c'est plus d'un milliard pour renforcer la flotte d'hélicoptère pour renforcer les les engins des pompiers.

Plus de 1000 engins pour les pompiers. Donc il y a eu des moyens qui ont été mis. Vous savez qu'il y a le à 400 M qui est en cours là de d'être mis en place pour une expérimentation pour pouvoir avoir une plus grande capacité d'extinction des feux avec de l'eau.

Mais le chef de l'État malgré tout cette nuit a enclenché le mécanisme de solidarité européen. C'est pas la première fois d'ailleurs cet été. C'est même la première fois que ça arrive aussi fréquemment en un seul été.

On est encore qu'au mois de juillet. Est-ce que ça ne montre pas d'une certaine manière que la France est un petit peu impuissante face à à cette menace des feux de forêt qui est de plus en plus importante ? Alors, dès le début des fortes chaleurs lors de nos CIC, nos conseils interministériels de crise avec le Premier ministre, on a été tout de suite très vigilant par rapport au feu qui pourraient arriver.

C'était, je dirais, prévisible face à de très fortes chaleurs comme on a eu et une sécheresse associée qui est très importante et qui nous mobilise de façon très interministérielle, que ce soit sur la sécheresse et bien sûr sur sur ces feux. Stéphanie IRIST, le système de santé déjà sous tension hein avec les canicules. 5764 décès supplémentaires ont été enregistrés entre mi-juin et début juillet.

C'est c'est en quelque sorte un bilan sanitaire de ces vagues de canicule. Est-ce que certains décès auraient pu être évités ? Alors moi je vous savez je suis ministre de la santé.

Chaque excès de mortalité, chaque décès supplémentaire est un décès de trop. Ce que je peux constater, c'est que d'abord le système de santé a tenu, l'hôpital a tenu et on a appris euh depuis euh la der la canicule de 2003 euh et notamment, je pense euh euh aux établissements pour les personnes âgées, aux ÉPADS où euh la formation des professionnels, la connaissance vis-à-vis de la du retentissement de la canicule sur les corps ont permis de faire qu'il y ait moins de surmortalité évidemment que en 2003. Et heureusement, ce qu'on note et ce qui a été vraiment un fait marquant de cette vague de chaleur très extrême euh c'est les décès à domicile de personnes isolées qui est un vrai sujet de solitude, je crois, qu'on a à traiter dans notre société.

Particulièrement marqué en Île-de-France. Particulièrement marqué en Île-de-France. Et c'est pourquoi nous avons renforcé le plan hors sec avec le premier ministre. nous l'avons renforcé euh face à ces chaleurs extrêmes pour mieux repérer ces personnes isolées et et pouvoir mieux les accompagner.

C'est-à-dire, elles doivent faire quoi les personnes qui se sentent un petit peu isolées qui sont pas trop entourées par le par leur famille, elles doivent se signaler auprès de qui ? Alors, merci pour votre question. Il est tout à fait temps que ces personnes se signalent auprès de leur mairie qui tiennent des registres et qui donc vont pouvoir être connaître l'existence et la nécessité de pouvoir les accompagner.

Donc toute personne isolée qui nous écoute euh peut le aujourd'hui même appeler sa mairie pour euh s'inscrire sur ses registres municipaux. Et donc tout le travail qu'on a fait dans le le plan hors sec renforcé pour les chaleurs extrêmes et de et de voir comment tous les acteurs locaux peuvent se coordonner que ce soit le sanitaire, les infirmières à domicile, les acteurs de soins à domicile mais aussi les maires les élus locaux, tous les services de l'État pour pouvoir repérer ces personnes, pouvoir savoir si elles vont bien ou pas et surtout leur proposer d'aller dans des endroits rafraîchis. Donc il y a toute une cartographie de pièces rafraîchies d'endroits où les gens pourront dormir quand ils seront dans des départements en zone rouge.

C'est très important. Justement vous parliez du problème de l'isolement, il a le problème du rafraîchissement des climatisations. Le gouvernement avait promis 30000 ventilateurs et climatiseurs pour les hôpitaux.

Où en est cette promesse ? Où sont ces ventilateurs et climatiseurs ? Ouai.

Alors, je rappelle que le rôle du gouvernement et ce que j'ai pu faire, c'est débloquer une enveloppe financière pour permettre au directeur d'établissement de commander et d'acheter donc des climes qui dont ils ont besoin. La promesse était de 30000 climes. Elle sera tenue d'ici la fin du mois de juillet.

Les climes sont en train d'être un petit peu tard euh la fin du mois de juillet pour arriver. J'espère que vous avez raison que ça sera trop tard mais de ce que je vois il peut on est encore au début de l'été au milieu. Ça veut dire qu'on a quand même on a quand même eu trois vagues de chaleur avec une canicule intense dès la fin mai et là on découvre que les hôpitaux sont pas climatisés et qu'il y a plein de patients qui qui doivent subir des températures de 30 35°gr dans leur chambre.

Est-ce que vous médecin vous trouvez ça acceptable ? Alors, évidemment euh qu'il fasse 39 ou 40° dans une chambre, je peux pas trouver ça acceptable. Vous savez que je suis médecin et médecin hospitalier et donc je vois bien les conditions et de travail pour les soignants et pour les conforts évidemment des malades.

Vous dites tous les établissements de santé, c'est pas vrai. Nous avons rénové 40 % des établissements de santé ces dernières années qui sont eux adaptés avec des climes rafraîchissements. Tous les établissements de santé ne sont pas dans les mêmes conditions.

Ce pourquoi d'ailleurs nous avons laissé la main évidemment au directeur d'établissement pour commander des climes. tous les établissements n'en avait pas besoin. Bien sûr qu'il faut poursuivre ces rénovations d'établissement.

On a mis beaucoup d'argent euh pour rénover ces établissements. Je rappelle que le Sure de la santé, c'est 16 milliards d'euros et j'ai annoncé en janvier 6 milliards supplémentaires pour les 10 prochaines années. Donc bien sûr, il faut poursuivre l'effort.

Bien sûr, c'est pas des conditions acceptables et d'ailleurs, je remercie les soignants qui ont mobilisé des changements de service pour mettre justement les personnes dans des chambres qui sont les moins chauffées. Et je suis je suis je trouve bien que les climes que nous ayons commandé en urgence bien sûr c'est une mesure d'urgence et tant mieux si on en a pas besoin mais au moins il y aura les 30000 climes qui seront arrivées si la semaine prochaine ou la semaine d'après nous devions en avoir besoin. Mais si ça traîne si j'ai bien compris ce que vous nous disiez tout à l'heure c'est que la commande au niveau des hôpitaux met du temps à arriver puisque vous disiez l'enveloppe a été débloquée.

Donc en fait c'est la faute des hôpitaux s'il n'y a pas encore de climatiseurs. Bien sûr c'est pas la faute. Vous savez que le marché des climatiseurs était en tension, en pénurie.

Vous savez qu'on n'est pas le seul pays qui a été touché si pense à l'Allemagne qui elle aussi a fait face à la vague de chaleur, elle aussi avec une surmortalité, elle aussi a dû commander des climatiseurs. Donc il fallait que ce marché puisse ce qu'on a fait nous et probablement un peu enfin et très très rapidement, c'est qu'on a mobilisé les acheteurs publics. Vous savez que les directeurs d'établissement passent par des groupements d'achat, des acheteurs publics qui eux ont fait un énorme travail pour pouvoir justement avoir ces 30000 climes.

Il y a quelques semaines, on me disait que ça serait impossible d'avoir ces 30000 climes. Les 30000 climes seront là d'ici la fin de semaine prochaine. Stéphanie Rist, ministre de la santé, vous restez avec nous dans un instant.

On va aborder l'une de vos annonces d'hier sur les franchises médicales que vous comptez augmenter. Ce sera juste après un nouveau tour complet de l'actualité sur France info à 8h43 avec Laorette Pua. Déjà plusieurs centaines de personnes évacuées de la presquille du Cap Ferré grâce aux navettes maritimes en Gironde où un incendie toujours virulent selon le préfet des ravages au nord du bassin d'Arcachon.

Il a parcouru 8700 hectares depuis mercredi. La préfecture a appelé à l'évacuation de l'ensemble de la presquille. Autre feu très violent au sud du bassin d'Arcachon dans les landes.

Près de Biscaros 23000 habitants et vacanciers évacués dont 87 enfants d'une colonie de vacances. La préfecture a demandé aux agriculteurs de venir en renfort avec du lisier et des citernes d'eau. Également en proie aux flammes, l'Espagne déclare l'urgence nationale [musique] dans la région de Madrid et dans la province d'Avilla, 10000 personnes ont été évacuées au nord de la capitale.

Journée classée rouge par bison futé dans le sens des départs sur une large partie du nord-est et sud-est du pays. Orange sur le reste du territoire. La journée de demain sera pire dans le sens des départs.

Toute la France classée en rouge, circulation très difficile. Et puis encore de la montagne pour les coureurs du Tour de France, 128 km, 19e étape [musique] de gap à l'Alpe Duè, première des deux arrivées prévues dans cette mythique montée de 21 virages. Tade Poggacha a toujours le maillot jaune avec 4 [musique] minutes 30 d'avance sur Remco Evenpol.

France info le 830 France info Audre tison William G Costa et nous sommes toujours avec Stéphanie Rist ministre de la santé vous avez annoncé hier des économies sur les frais de santé une hausse du plafond des franchises sur les médicaments et les consultations. Alors essayez d'être pédagogique s'il vous plaît ce matin parce que c'est sont pas des termes que tout le monde connaît. Les franchises médicales c'est quoi ?

Qu'est-ce qui va changer ? Oui. Alors, merci de de votre question.

C'est très important qu'on puisse comprendre de quoi on parle et des sommes qui seront les conséquences. Euh nous parlons des franchise médicale. Vous savez quand vous achetez une boîte de médicament, il y a 1 € par boîte qui n'est pas remboursé.

Ça ça fait euh plusieurs années que ça existe. Et puis vous avez ce cumul annuel qui est limité avec un plafond. Actuellement ce plafond est depuis 20 ans, il est à 50 €.

C'est-à-dire que les Français jusque- là pouvaient avoir un maximum de dépenses donc de reste à charge de 50 € sur les médicaments. Ce que nous disons c'est que nous ne touchons pas au coût de la de la franchise sur la boîte de médicaments ou sur la consultation. On verra toujours 1 € de sa poche par il y aura toujours 1 €.

Ça on n'y touche pas. Le premier ministre a tranché suite au débat de l'année dernière sur les franchises et donc nous avons gelé cela. C'est-à-dire que nous n'augmenterons pas le coût de la franchise par boîte de médicament ou par consultation chez le médecin.

Vous savez que vous avez 2 € quand vous allez chez le médecin qui n'est pas pris en charge par la sécurité sociale. Je voudrais tout de suite préciser que cela concerne euh pas 18 millions de Français, c'est-à-dire les Français les plus pauvres qui ont la complémentaire santé solidaire, les Français qui sont enceintes et les mineurs. Tout cela ils ne payent pas de franchise.

H on parle pas de ce dont on parle. Ce n'est pas pour 18 millions de francs. Alors combien de millions de personnes ?

Il reste tous les autres Français assurés. C'est chiffré ou que ce n'est pas 18 millions mais alors c'est combien ? Bah c'est tous les autres français.

Donc vous faites la totalité des Français moins 18 millions. Ça fait quand même du monde hein. Oui ça fait du monde.

C'est vrai. C'est un reste à je voudrais dire allons jusqu'au bout de la démonstration. Qu'est-ce qui change ?

C'est le plafond annuel. Donc jusqu'à combien on pourrait être amené à payer pour les médicaments, pour les consultations ? Alors, nous allons doubler ce plafond annuel, c'est-à-dire le maximum que les Français devront euh auront éventuellement à payer de leur poche.

En moyenne, cela correspond à 18 € de plus par an. C'est ça à ce que ce que correspond puisque tous les Français ne vont pas euh au plafond. Donc en moyenne, le plafond, ce sera 100 € pour les médicaments, 100 € pour les consultations. 100 € pour les médicaments, 100 € pour les consultations.

Mais c'est un plafond que les Français n'atteignent pas. en moyenne, ça fera Comment ça les français n'atteignent pas ? Du coup, elle sert à rien votre mesure si les Français n'atteignent pas.

Il y a bien des Français qui qui dépassent les 50 a quelquesuns. C'est pour ça que je vous donne les chiffres en moyenne. D'accord ?

En moyenne, ça sera 18 € par an en plus pour les Français. Ce doublement du plafond. Évidemment qu'il y a des Français qui vont au plafond, mais vous voyez qu'il y en a pas énormément puisque la moyenne sera à 18 € de plus par an. ceux qui payeront euh plus cher.

Donc c'est ceux qui sont euh potentiellement les plus malades, ceux qui vont le plus chez le médecin, ceux qui prennent le plus de boîtes à la pharmacie. Al ce qui est sûr, c'est que dès aujourd'hui, quand vous aviez 50 boîtes de médicaments euh dans l'année, vous étiez à votre plafond de 50 €. Donc si vous achetez 51 boîtes, et ben aujourd'hui vous êtes à 50 €.

Demain vous serez à 51 €. Par contre, si on en prenait 100, avant c'était 50, maintenant ce sera 100. Serou mais quand vous serez à 102 boîtes, vous aurez que 100 €.

Stéphanie et en moyenne, je le redis, c'est 18 € de plus par an pour les Français. C'est une erreur monumentale. Voilà ce que pense Gérard Raymond de la principale fédération de patients France assaut santé.

On peut que déplorer ces mesures là qui ne sont pas équitables puisqu'elles touchent ceux qui ont le plus besoin de soins. Là, on les culpabilise encore plus. Pour certains, quelques euros ça va être très lourd.

Donc on va avoir effectivement des renoncements de soins. Qu'est-ce que vous lui répondez madame la ministre ? Non mais je je comprends euh ce que monsieur Raymond dit.

Euh c'est vrai que si vous prenez plus de boîtes que celui qui a pas de boîte de médicament, vous allez payer plus cher. Mais dans un plafond, et je le rappelle encore avec 18 € en moyenne par an. Si on compare avec les autres pays du monde, on est dans les restes à charge les plus bas et on a une sécurité sociale la plus protectrice.

Je le redis, cette mesure c'est pas uneé en France d'avoir un un vraie fierté mais c'est vrai c'est une vraie fierté c'est une vraie fierté aussi de pouvoir avoir accès à un système de santé de très bonne qualité à avoir un accès aux soins dans lesquels nous devons continuer d'investir et si nous voulons continuer à financer cette protection que nous avons est encore un des pays qui protège le mieux nous devons aussi prendre des mesures pour éviter le déficit de la sécurité sociale qui nous permettra plus de protéger les Français. Et encore une fois, je veux le redire parce que c'est très important. Les personnes les plus défavorisées financièrement ne sont pas concernées par ces mesures.

Stéphanie Riste, il y a également une autre mesure à laquelle vous pensez, c'est celle du ticket modérateur, d'augmenter euh la part de reste à charge pour certains actes médicaux. Est-ce que vous pouvez déjà nous expliquer quels sont les actes qui seront concernés par cette hausse du ticket modérateur ? On le rappelle ce que le français malade va devoir payer de sa poche et non pas la sécurité sociale.

Oui. Vous savez que notre système repose sur le remboursement une partie de l'assurance maladie obligatoire la CQ et une partie des complémentaires qui peuvent être des mutuels. Chacun a sa complémentaire.

Il y a moins de 4 % des Français qui n'ont pas de complémentaire ou de mutuel. Ce financement donc repose sur ces deux financeurs. Aujourd'hui, nous avons envoyé, j'ai envoyé des décrets au conseil des assurances maladies de la mutuelle sociale agricole pour qu'il regarde ces décrets.

Il y a quatre décrets qui vont modifier la part de remboursement de l'assurance maladie et de la complémentaire sur les consultations chez les chirurgiens dentistes, sur les transports sanitaires, sur les médicaments les moins efficaces. Vous savez que c'est la haute autorité de santé qui est une une agence indépendante scientifiquement et qui permet de dire un médicament est très efficace, moyennement efficace ou peu efficace. Et ben pour les médicaments moyennement efficaces ou peu efficaces, nous proposons que l'assurance complémentaire que les complémentaires payent un peu plus.

Oui, mais les Français payent leur assurance complémentaire à la fin. Au bout du compte, c'est ce sont les Français qui payent leur mutuel ou ou une partie leur entreprise d'ailleurs. Donc c'est un peu les vases communiquants.

L'assurance maladie va payer moins mais à la fin ce sont les français. Par exemple, la mutualité française dit que ça représentera entre 1,5 et 1,7 milliards de dépenses de plus pour les mutuels. Les mutuelles, elles vont pas les prendre dans leur caisse, elles vont les prendre dans la poche des Français.

Oui, c'est vrai que les mutuels en plus ont beaucoup euh augmenté ces dernières années. Ce que je note, c'est que en faisant aussi euh ce transfert euh de financement, cette modification, ça donne une place importante au complémentaires dans le système, dans le financement de notre système de santé et donc une responsabilité aussi plus importante. Et je voudrais dire deux choses.

J'avais demandé en janvier un travail de réforme structurelle justement sur ce financement entre assurance maladie obligatoire et complémentairire. Ces travaux réalisés par quatre personnalités qualifiées vont mettre rendu à la fin de l'été pour pouvoir dans le budget de la sécurité sociale apporter les premières bases de réformes structurelles parce que nous devons structurellement modifier notre financement de la sécurité sociale pour justement continuer à préserver. Aujourd'hui, vous nous annoncez que la SQ vains rembourser. et vous comptez sur le bon vouloir des mutuels pour compenser et pour éventuellement ne pas répercuter ça sur les patients, sur nous les Français, les assurés, la répercussion, où est-ce qu'on doit se préparer psychologiquement à payer plus de mutuel ?

La répercussion euh sur le prix d'une mutuelle ou d'une complémentaire n'est pas automatique. Nous travaillons avec ces complémentaires, avec des négociations, avec des travaux pour leur éviter et éviter au maximum cette augmentation des complémentaires. Vous pouvez pas leur imposer un gel des tarifs.

Je ne peux pas à ce stade leur imposer, ce sont des entreprises qui peuvent être des entreprises privées, donc je ne peux pas leur imposer leur tarif. Par contre, nous travaillons et ça c'est mon rôle en tant que ministre de la santé de travailler avec elle pour que chacun puisse se retrouver euh dans le la place dans le système de santé. Il y a quand même une un sentiment de désengagement de de l'État de se dire "Bon ben, on donne encore la responsabilité comme ça a été fait plusieurs fois ces dernières années aux assurances complémentaires de leur dire bon ben c'est vous qui payez à la fin ce sont les Français qui vont payer et puis l'assurance maladie elle se décharge de plus en plus de ces remboursements.

On a quand même un petit sentiment de désengagement. C'est un sentiment qui ne repose pas sur les C'est un sentiment qui ne repose pas sur les faits. On a de plus en plus de personnes âgées et de plus en plus de maladies chronique.

Ces personneslà, elles sont donc en ALD en en ALD qui est donc 100 % pris en charge par l'assurance maladie. Donc la part de remboursement de l'assurance maladie obligatoire, elle augmente puisque elle a plus d'ALD à euh prendre en charge. Et donc ce sentiment que que vous dites n'est pas en réalité vrai.

On ess la mutualité française qui dit 1 milliard et demi 1 milliard 7 de plus. C'est vous le confirmez ce chiffre. C'est bien ça que les mutuels vont devoir payer en plus.

Il y a quatre décrets qui sont actuellement en concertation. Donc évidemment ça dépendra de ces discussion bien fait des évaluations. Vous proposez une baisse du plafond de franchise, c'est censé rapporter combien à l'état ?

Et le la modification du ticket modérateur, c'est censé rapporter combien à l'État ? En tout cas, faire économiser combien à l'État ? Encore une fois, je crois que c'est très important de comprendre que ce ne sont pas des économies. euh les dépenses, c'est une absence de dépenses de la part de l'État, c'est une maîtrise des dépenses, mais la dépense est croissante.

L'assurance maladie, la sécurité sociale augmente euh sa croissance de l'ordre l'ond dame l'année dernière était de l'ordre de 3 %. On augmente nos dépenses d'assurance maladie parce qu'on continue et heureusement à financer les hôpitaux et il faut pouvoir continuer à le faire. On continue à financer l'accès aux soins, je pense.

Mais vous savez pas nous chiffrer le nous chiffrer ces deux mesures que vous annoncez comme ça. Ce que je vous redit, les décrets ont été envoyés euh hier soir aux caisses avec lesquelles nous concertons aux caisses d'assurance au conseil de sécurité sociale. Donc je ne devais pas préempter ce Vous allez décider tout cela par décret ministériel et sans passer devant le parlement.

Tout ça devrait pas se discuter devant le parlement. le projet de loi de finances de sécurité sociale. Euh il y a déjà euh des membres de la gauche qui crient au dénit de démocratie.

Alors, c'est des débats que nous avons déjà à chacun des budgets de la sécurité sociale. Encore une fois, c'est pour cela que je vous ai dit que le premier ministre avait tranché sur le fait que nous n'augmenterons pas les franchises sur les boîtes de médicaments parce que ce débat de la plafond annuel va augmenter et ça discutez pas avec les parlementes. Les discussions que nous avons tout au long de l'année avec les parlementaires concernent.

Mais vous savez, je crois qu'on est à un moment. Moi, je veux pas faire semblant. On a un déficit de la sécurité sociale qui est à plus de 20 milliards.

Ma responsabilité de ministre de la santé et que demain on puisse continuer à financer notre hôpital, à financer l'accès aux soins et à financer des médicaments efficaces. Je veux pas que dans 10 ans nos les Français n'aient pas les meilleurs médicaments pour leur cancer. C'est de ça dont on parle et ça c'est important.

Stéphanie ITIS, j'aimerais vous faire réagir sur un autre sujet. C'est la loi d'urgence agricole qui a été adoptée par le parlement et qui entérine le retour de l'accétamyde qui est un pesticide controversé. Même si pour l'instant peu d'études prouvent sa nocivité pour les humains, il y a beaucoup de personnes qui plaident pour le principe de précaution et pourtant il a fait son retour.

Vous qui êtes ministre de la santé et qui êtes médecin, est-ce que vous êtes à l'aise avec ce retour de la cétami ? Bah déjà, il faudrait que vous précisiez que ce qui a été mis euh dans cette loi, c'est pas le retour de la Cétamipride comme ça. C'est le retour à la condition que l'agence euh de l'an euh précise euh à quel endroit à quel moment il est possible.

êre oui mais c'est une condition scientifique. Donc moi heureusement que je fais confiance aux agences indépendantes scientifiques de notre pays. L'ordre des médecins dont vous dépendez puisque je rappelle vous êtes médecin de nombreuses sociétés savantes.

On dit que le retour de ce pesticide était une mauvaise idée qu'il ne fallait pas l'entériner et pourtant le gouvernement dont vous faites partie l'a fait vous vous êtes à l'aise avec ça. Non, mais évidemment que en tant que médecin, évidemment que tous les produits que nous pourrons éviter, c'est mieux. Il y a aucun doute.

Maintenant, si une agence scientifique précise que c'est possible, elle s'est pas prononcée à ma connaissance encore sur le sujet. Si elle elle précise que dans certaines conditions, il y a pas de risque, moi je suivrai la vie scientifique. Vous n'êtes pas d'accord avec Monique Barbu, votre toujours collègue qui avait menacé de démissionner ministre de la transition écologique et qui finalement était retenu par le chef de l'État.

Non, mais je crois que c'est pas une question d'être d'accord ou pas. Je pense que chacun est est dans son rôle. Moi, mon rôle de ministre de la santé, c'est de faire confiance à nos agences de science, que ce soit santé publique.

France, avec qui je travaille vraiment tous les jours, l'enesse, la haute autorité de santé. Nous avons des agences de très haute qualité dans notre pays avec une indépendance scientifique. Nous devons leur faire confiance.

Merci Stéphanie Rist, ministre de la santé d'avoir été l'invité du 830 France info. Merci beaucoup Audre Sison pour cette interview. L'info continue sur