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interviewLe Média· 15 mai 2026 51 min

MÉLENCHON, GAUCHE RADICALE : L’APPEL DE POUTOU À L’UNITÉ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais nous, on dit que le pire c'est pas tellement l'abstention dans les élections. Même s'il vaut mieux voter, il vaut mieux s'exprimer lors d'une élection. Le pire c'est l'abstention dans les manifes ou l'abstention dans les luttes.

La résignation en fait, on se présente pas parce qu'on rêve d'être président. Euh nous, c'est une mission militante en fait. Même à gauche, il y a des gens qui nous embrouillent l'esprit et qui nous expliquent qu'il faut être sage.

Et nous non, non, non, mais on peut Non, on peut plus être sage maintenant. Et à un moment donné, il faut que ça bascule et il va falloir qu'on discute clairement de comment on fait changer les choses. [musique] Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue pour un nouvel épisode du Fauteuil. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Philippe Poutou, ancien candidat à la présidentielle et conseiller municipal à Bourdeaux. Libraire également à Bordeaux.

Bonjour Philippe Poutou, merci d'être avec nous. Bonjour. On commence toujours par une question dans le dans le fauteuil, c'est euh c'est te c'est de se demander euh comment tu arrives euh dans la politique, quel est ton parcours ?

C'est quoi le moment qui t'a politisé ? D'abord, je suis ex conseil municipal hein. Oui, pardon, j'ai pas toujours libraire mais ex- conseiller municipal.

Donc depuis la fin du mandat là qui qui vient d'arriver. Après ben mon engagement politique, c'est comme plein de gens, je pense, c'est des choses qui nous révoltent. En général, ça arrive quand on est jeune, mais ça peut arriver plus tard.

Moi, ça arrivait quand j'étais au lycée, fréquentation de de potes plutôt à rencontre avec des militants révolutionnaires et puis voilà, ça part comme ça dans une période. Moi je suis je suis assez âgé maintenant. Ma ma jeunesse c'est les années 80, c'est le début de Mitterran.

Oui. Euh de cette soi-disant gauche qui avait suscité beaucoup d'espoir notamment dans les générations de mes parents. Et en fait, il va y avoir beaucoup de déception parce que ce gouvernement de gauche va renier énormément de choses de ce qu'il avait prévu de faire et notamment moi ce que je me souviens c'est l'assassinat des lois Macho.

Donc c'est janvier 85 Machoro et puis un copain à lui enfin un autre militant Canac assassiné par la gendarmerie par l'armée c'était sous Mitteran donc et à l'époque j'étais à fond je pensais d'ailleurs que Mitteran allait donner l'indépendance à la Kanaki. J'étais quand même mais j'étais jeune mais j'aime plein d'illusion. C'était un peu le côté choc quoi.

Le côté oh l'enfoiré. Puis ça a été après derrière ça avait été le massacre des des Canaques à Ouveva. Donc cette période là, donc moi je pense que c'est ça qui a joué un rôle important dans l'engagement quoi.

Tu as été candidat au présidentiel. Comment on arrive à à devenir candidat au présidentiel ? C'est une question qui qui la pose aussi.

Comment on se projette là-dessus ? Et comment tu l'as vécu cette période aussi ? Ça doit être assez Non mais là c'est vraiment un concours de circonstan qui fait que je me suis retrouvé là quoi.

C'est mais l'essentiel de de cette histoire là c'est la lutte contre la fermeture de l'usine Ford. Il y a deux événements. Il y a Olivier Besnaot qui souhaitait plus être candidat pour le NPA et euh et donc il a il fallait en trouver un peu dans l'urgence et en même temps il y a la lutte contre la fermeture de l'usine Ford.

Bon moi j'étais ouvrier à Ford à Blancfort juste à côté de Bordeaux. Et il se trouve qu'à ce moment-là donc en 2011 on a une victoire quoi parce que Ford voulait fermer l'usine était parti est revenu et a remis de la production. Enfin, il y a eu un achat vente de l'usine, enfin bon, une histoire au recambolesque.

Et donc c'était une sorte de victoire momentanée, hein, puisque après les années après, on a fini par vraiment perdre et l'usine a finalement été vraiment fermée. Mais à ce moment-là, on gagne et on fait reculer Ford et on oblige même d'une certaine manière le gouvernement à intervenir dans ce sens-là. C'est SarkoZi et la garde à ce moment-là, donc des des amis et donc ça tombe là et donc il y avait le profil un peu de d'une victoire social et donc c'est ce qu'on voulait aussi représenter.

Donc c'est comme ça que je me retrouve un peu dans l'hypothèse d'une candidature pour le NPA puis ça va aboutir quoi. Voilà. Et toi ça ça t'a ça t'intéressait ça tester quelque chose ?

Bah c'est difficile à dire ça. Je sais pas, ça fait bizarre de dire ça parce que parce que en fait bon ben nous c'est particulier, on se présente pas parce qu'on rêve d'être président. D'abord parce queon fonction complètement antidémocratique et puis enfin c'est même complètement fou de de d'espérer être président enfin de de penser qu'on pourrait l'être et tout ça.

Enfin donc nous c'est c'est une mission militante en fait he une mission de porte-parole et puis d'essayer de de faire passer ou en tout cas de faire entendre des idées et puis de faire entendre une autre façon de faire de la politique enfin tout ce qu'on peut véhiculer à travers une campagne de militants révolutionnaire. Et donc bon ben voilà, ben il se trouve que j'avais accepté de de faire ça et et puis voilà puis je l'ai fait trois fois alors qu'au départ c'était pour une fois et c'était plutôt un succès sur cet aspect là, c'était de montrer autre chose. Je pense qu'il y a toute une génération de mi-temps de gauche qui voyait dans tes candidatures et tes campagnes un vent de de de fraîcheur sur le sur Ouais.

Ouais, c'est ce que Ouais, c'est il y a un petit décalage avec les scores électoraux mais à la limite c'est des décalages qui sont logiques puisque les gens ils nous voi pas comme des potentiels vainqueurs ou il nous voit pas d'ailleurs comme de ceux qui oui voilà seraient les vrais candidats en fait mais plus des gens pour montrer autre chose ou pour dire autre chose ou faire exister autre chose. Et de ce point de vue-là, on peut dire que ce soit avec Olivier Besnau, mais même d'autres militants révolutionnaires militantes révolutionnaires on peut penser évidemment à Rallet Laguillet dans les années 70 ou Alain Cvine pour notre courant à peu près à la même époque à chaque fois ça on pense que ça joue un rôle très utile. En tout cas ça fait exister une contestation politique au système capitaliste et ça fait exister ou en tout cas ça montre qu'il peut y avoir autre chose que que toute la merde qu'on a en permanence dans dans le monde politique.

Puis c'est vrai qu'il y a des retours assez positifs sur le fait qu'on soit là, qu'on dise des choses. Bon après, il faudrait trouver une manière peut-être enfin arriver à être un peu plus efficace dans la défense de nos idées parce qu'on fait on fait quand même grosso modo du sur place et ça nous pose aussi un problème de savoir comment on peut faire pour à la fois faire entendre des idées mais après derrière donner vraiment envie aux gens de faire de la politique et de s'organiser par elles ou par eux-mêmes. Enfin voilà, on a c'est quelque chose qui est assez compliqué à faire quoi.

On se satisfait pas juste. Regardez, on est là, on dit des choses, c'est cool derrière, on aimerait bien et voilà, il y a quelque chose qu'on sait pas faire ou en tout cas qu'on ne sait pas amener à faire quoi. Il y a donner envie au aux gens de faire de la politique et l'auto-organisation, c'est un c'est c'est une mission historique de de la gauche, mais il y a toujours un un petit paradoxe, c'est la représentation des des classes ouvrières. ce qui a aussi été disons un vent de fraîcheur pour les pour les pour les militants de gauche, c'était de voir un ouvrier euh sur un plateau télé en train de en train de de dire des vérités ou des ou des ou des positions révolutionnaires à à des représentants de la classe bourgeoise.

Comment comment on fait pour représenter la classe ouvrière et l'intégrer à la politique et pourquoi une partie de la gauche ne le fait toujours pas ? enfin voir toute la gauche en fait quand on y quand on y pense. Après la gauche, c'est toujours pareil, c'est quand on utilise ce mot-l, on a on a vraiment on se dit il comment on peut le définir quoi parce que c'est où la frontière et une grande partie de la gauche a a tellement renié ses ses propres idées, ben on va dire la gauche institutionnelle ou la gauche de pouvoir ou la gauche réformiste qui elle se moque pas mal quand même de la représentation populaire parce qu'en fait c'est aussi le c'est pour ça c'est aussi le rapport aux élections, c'est le rapport aux institutions.

Même dans la gauche, il y a plein de gens qui pensent que ils sont les bons représentants et que eux seuls ou elles seules pourraient représenter et pourrait diriger la société et faire mieux que ce que la droite fait sans discuter qu'en fait les institutions elles-mêmes sont profondément antidémocratiques et qu'il est en réalité impossible de changer profondément les choses dans le cadre institutionnel ou dans le cadre d'une société telle qu'elle est aujourd'hui. et et nous on représente une autre gauche mais on va dire ouais la gauche révolutionnaire ou la gauche anticapitaliste. Eser de dire que ce qui est déterminant là-dedans, c'est enfin la seule force capable de transformer réellement la société c'est la population, c'est le camp des opprimés et à travers leurs révoltes, à travers leur lutte sociale, à travers leur auto-organisation.

Pour nous, c'est ça le moteur. Donc une élection peut permettre de dire ça, de l'exprimer et c'est pour ça que sur les plateaux télé des fois c'est plutôt intéressant de pouvoir le dire quoi, de de se confronter à à ces représentants de la bourgésie ou en tout cas des classes plutôt aisées qui euh qui sont plutôt contents du système et puis qui on un gros mépris social envers justement tout ce qui est en bas, tout ce qui est populaire. Et donc voilà, nous on peut exprimer ça, exprimer cette idée là.

Après derrière ben pour que ça change vraiment, il faudrait que il y ait je sais pas comment ça peut se passer quoi parce qu'on a vu, on le voit dans l'histoire, on le voit même récemment. Il y a des fois des embrasements. On on l'a vu avec les femmes en Iran, on le voit en Amérique latine, on le voit en Asie, enfin dans dans tous les continents, on voit à un moment donné des révoltes populaires et on se dit "Ça y est, il va se passer quelque chose." Et on voit bien d'ailleurs que la force, elle est là, elle est dans la révolte populaire, elle est dans enfin l'occupation de la rue et c'est comme ça que ça bouscule les pouvoirs et c'est comme ça que les dominants ont peur.

Mais après la difficulté qu'il y a c'est comment tout ça ça s'attient ou comment ça ça laise des vraies traces et comment à un moment donné la population finalement ben au-delà de la colère qui s'exprime comment il y ait cette ambition et cet objectif de de ben de prendre le pouvoir en tout cas d'organiser par elle-même de la société et nous on essaie de représenter ça après la gauche comment faire en sorte qu'il y ait une véritable représentation populaire en fait le le meilleur moyen ben c'est que les gens fassent de la politique au quotidien et ce qui est déjà le cas en réalité H le décalage qu'il a, c'est le monde politique où on a souvent des classes sociales plutôt aisées, des professions libérales logique. C'est elles qui ont la disponibilité morale et c'est elles qui ont même le temps de faire de la politique. Par contre, les gens les les plus en difficulté dans les situations de précarité, dans les situations de souffrance sociale, ils ont pas la disponibilité pour faire de la politique pour après le boulot ou après une journée ou pendant la journée de s'occuper de ça.

C'est ça. Et donc du coup, ça pose plein de problèmes. la question, on pourrait dire la réduction du temps de travail serait fondamentale là-dedans.

C'està-dire en fait faire en sorte que les gens ils aient le temps réellement. Mais surtout après c'est la Ouais. C'est la question du niveau de vie, c'est la question d'avoir les moyens et c'est là où on voit que la société elle permet pas tout ça.

Nous on l'a vu à l'échelle municipale quand j'étais conseil municipal, on avait une petite équipe militante et on essayait de de faire chier la gauche au pouvoir qui n'était pas vraiment de gauche en fait. [grognement] Les Ouais. écolo et socialiste.

Bien bien peu de gauche et bien peu écolo non plus. Et euh nous on essayait de le de leur expliquer mais on avait pas d'illusion, mais on essaie de leur dire qu'en fait euh le leur boulot ce serait en fait de mettre en place des outils euh un cadre où la population peut se retrouver, discuter, échanger et même de permettre à ce que la population elle a un droit de décision et un quelque part au moins un peu de pouvoir à l'échelle locale. Et ça, ils en sont incapables.

Ils veulent même pas, ils en ont peur même de donner du pouvoir à la population. Ben, on voit que rien ne change euh parce que la population à aucun moment elle est encouragée à s'auto-organiser, encourager à faire de la politique, à se réunir et puis euh et puis lui montrer qu'elle elle pourrait avoir le droit et le pouvoir de décider de ce qui la concerne directement. Et c'est ce serait ça la vraie véritable représentation, c'est en fait s'autoorganiser et décider par elle-même de de ce qu'il est intéressant de faire ou de ce qu'il est important de faire à l'échelle locale dans un quartier ou enfin voilà sur le lieu de vie quoi.

Ce qui explique l'augmentation de l'abstention à chaque scrutin maintenant. Avant on disait que l'abstention était était était uniquement au élections nationales. Mais là même au municipal, il y a eu pas mal il y a eu pas mal d'abstentions.

Ouais mais là c'est c'est la traduction aussi. Enfin en tout cas la Ouais. la suite de de de tout ce qui peut être renimant de la gauche, mais pas que parce que c'est euh c'est aussi euh une société de plus en plus violente euh qui casse tous les collectifs, qui euh qui écrasent quoi.

Alors c'est pas nouveau, il y a toujours eu un écrasement des populations, en tout cas une sorte d'étouffement et d'empêcher à ce qu'elles puisse se penser autre chose ou penser par elle-même. Bah oui, ça se traduit par de l'absention, mais nous on dit que le pire c'est pas tellement l'abstention dans les élections, même s'il vaut mieux voter, il vaut mieux s'exprimer lors d'une élection, le pire c'est l'abstention dans les manifes ou l'abstention dans les luttes. La résignation en fait c'est quand on y croit plus au collectif et ben on pense que on devient fataliste, on pense que ça sert à rien de se battre.

C'est ça qui nous coûte cher en fait. La limite s'abstenir aux élections, c'est le moins gênant parce queune élection on est tout le temps déçu. De toute façon, le soir de l'élection, on est déçu, on est content, mais quelques temps après, de toute façon, on est déçu.

Donc en fait le pire, ouais, c'est l'absention dans dans les luttes et ce serait ça quoi. Comment on peut se retrouver de la confiance et comment on peut se dire "Ben oui, on a ça à faire au moins se battre ensemble, se solidariser et combattre tout justement tout ce qui peut diviser les populations opprimées." tu as parlé tout à l'heure des médias euh bourgeois et des séquences euh que tu as pu avoir dans dans ces médias dit bourgeois, en tout cas euh les médias classiques, on va dire.

Tu as des tu as des séquences qui sont devenues euh très virales à l'époque notamment des débats avec Le Pen et Sarkozi. Euh il y avait aussi François Fillon. Euh ces moments-là, est-ce que tu les as préparé ou tu disais euh tu avais des des petites phrases, tu avais des tu les as travaillé ou bien quand tu vas sur ce genre de plateau, tu es en mode je vais euh je vais y aller à l'instant, je vais je vais aller au je vais dire ce que je pense et euh est-ce que tu te est-ce que c'était quelque chose de de spontané ?

Ben, il y a les deux, hein. Euh, évidemment que quand on on se présente à une élection ou présidentielle ou même toutes les autres, les municipales, enfin parce que au nouveau parti anticapitaliste, comme euh dans la dans la beaucoup de de d'organisations révolutionnaires même, on participe aux élections justement ce qu'on disait au départ pour faire entendre un peu donc on prépare enfin, on prépare en tout cas, on essaie de de d'avoir un peu d'efficacité et de savoir comment on va dire les choses. Donc forcément, on essaie de réfléchir à la façon dont on va communiquer.

Euh mais après, il y a une grande part de spontanéité, enfin entre guillemets euh si on peut appeler ça comme ça, parce qu'en fait un un interview ou un passage télé euh on maîtrise pas grand-chose, hein. Oui. Euh on a beau avoir de l'expérience, on a beau euh que ce soit Olivier ou euh ou moi ou d'autres camarades, au fil des années, on se dit "Bon, ça va, on a un peu et puis en fait, on s'aperçoit que le cadre d'une interview, le cadre d'un plateau télé ou radio, on le maîtrise pas du tout.

C'est maîtrisé par le média, le média dominant avec ces eux, ils maîtrisent l'outil et puis nous là on essaie de se de se dépatouiller comme on peut d'un cadre qui nous est imposé. Et donc en fait forcément il y a de il y a de de l'imprévu et heureusement d'ailleurs et parce qu'en fait ça passe où ça peut passer. C'estàd que nous quand il y avait le débat avec Fillon ou Le Pen et puis tous les j'allais dire enfin moi je vais tous les tu peux dire ce que tu veux [rires] ça le problème aussi de de sa on sait qu'on a envie on a envie ils sont là ils sont en face Fillon il était en face de moi le Pen était là Macron était là on a envie de s'en occuper sauf qu'on a un cadre d'une émission qui on nous explique d'ailleurs qu'il faut pas attaquer les autres qu'il faut défendre notre programme et éviter d'attaquer les autres et nous on se dit c'est pas possible on va pas être à côté d'eux et pas les attaquer sa pas quand c'est qu'on peut le faire parce qu'on est pris aussi dans ce truc, il faut qu'on défende nos idées.

On n'est pas juste là pour aboyer sur les autres. On est aussi et et donc du coup ça passe et bon voilà, ça passe comme ça sort. D'autres interviews, c'est pareil quoi.

On a envie, on boue parce qu'en plus le cadre médiatique, tout est feutré. L'éclairage est super. Euh euh c'est presque comme le décor ici d'ailleurs hein.

Euh on a des jolis sièges. Euh les gens sont les gens sont hyper bien habillés, tout le monde est hyper gentil et tout est fait pour pas qu'on soit en colère en fait parce que ça ferait bizarre qu'on se mette en colère alors que on est on nous offre le café, des fois on a des petits fours et non on peut pas être quand Bouig nous invite ou quand c'est drahi tout ça. Bon on va être gentil avec eux parce que parce que ils sont ils nous invitent, ils sont sympas.

D'ailleurs, dès qu'on critique, il nous dit ça. Regardez, vous critiquez mais on vous invite. Donc du coup, tout est fait pour que on se taise ou qu'on soit tout gentil.

Et c'est pas si évident que ça finalement de de dire de et donc ça sort souvent comme ça peut et et voilà et ça sort c'est pour ça que des fois ça peut sortir sous des formes qui qui sont virales parce que enfin ça sort quoi. Et il y avait aussi ça se voyait beaucoup sur tes tes passages sur BFM où il y avait vraiment un plateau entier de de chroniqueurs ou d'éditorialistes plutôt plutôt ultra libéraux quoi. Et et surtout il y avait une sorte de de langage très policé quoi.

C'est un c'est un c'est dès que tu parles un peu de la vraie vie avec des mots qui sortent un peu du cadre, ça les choque sincèrement. Tu l'as ressenti ça que tu étais en train de Oui. Oui.

Mais c'est pour ça qu'on est on se sent nassé euh comme dans une manif. [rires] Oui. Saf que là c'est plus cool, on se fait pas taper dessus.

Mais il y a c'est un peu le même truc. C'estàd en fait c'est pour ça que c'est de la gymnastique une interview en général c'est que comment on se dépatouille enfin comment on arrive à et on a une pression il soit qu' que les journalistes soient 1 de ou trois avec des chroniqueurs, des éditorialistes, plein de gens qui servent à rien mais qui savent tout hein autour et tant que ça ça exerce une pression et et libérer la parole dans ces cas-là c'est pas si simple que ça. Et on le voit ben quand on en vient à sortir des mots qui les vexent ou qui les ils vont nous faire la morale de suite. qui vont nous dire mais attention mais vous enfin nous faire passer pour le l'impoli ou pour la personne qui est insultante alors que on essaie de réagir à des politiques qui sont mises en place qui sont plus qu'insultantes condamner des gens à la pauvreté enfin tout çaou et le fait de de le dénoncer avec des mots crus ça les choque mais ils sont pas choqués par la réalité sociale où il y a des millions de gens qui sont dans des galères dingues.

Donc voilà, mais l'intérêt de que nous on soit là, ça peut être un révélateur en fait de ça ou même dans les médias et ben on a la lutte des classes en fait. On a on a quelque chose qui domine et puis des gens parfois qui sont invités et qui eux font partie des des personnes qui sont plutôt dans le camp des dominés. Et ça c'est intéressant parce que ça révèle ça et ça peut montrer ben regardez voilà la société c'est ça.

Le meilleur moyen de lutter, c'est aussi de soutenir le média TV et on est en pleine campagne pour obtenir la TNT régionale Île-de-France. Donc n'hésitez pas à nous donner de la force en allant sur soutenez.v.fr.

C'était la tu m'as fait la transition parfaite donc j'en ai profité. Et sur la colère, j'ajouterai euh autant c'est difficile parce que je dis ça mais c'est en fait le plus dur c'est pas un plateau télé parce un plateau télé bon voilà c'est euh tout est tout est cool d'une certaine manière même si on voit la domination de classe ou même si on voit le mépris le mépris social et le mépris de classe n'empêche que c'est pareil partout dans la société. C'est-à-dire dès qu'on se met en colère, ouais euh ben c'est dénoncé.

Euh on peut parler des manifestations quand elles sont un peu radicales, quand il y a un arrêt de bus qui brûle ou quand il y a une vitrine de banque qui pète, ça y est, c'est ça devient scandaleux. Euh ou quand il y a des émeutes dans les quartiers populaires. Donc le scandale, il est quand les gens étouffent et expriment leur colère et puis ça pète.

Là, ça devient un scandale et on explique que là, c'est pas bien, qu'il faut euh rester sage, qu'il faut et et alors que en réalité c'est le monde politique qui est pourri, enfin qui euh qui est lui est violent parce que il a il impose euh ou en tout cas il fait en sorte qu'une société ultra inégalitaire puisse continuer à vivre et et vivre au dépend des gens. Et donc c'est toujours pareil quoi, c'est par quoi on est scandalisé, par quoi on est révolté. Et donc après nous ça donne envie de dire on a un droit à la colère en fait.

H on a droit même on a droit à péter des trucs à part moment parce qu'on nous pète tout. On nous pète nos emplois, on nous pète nos logements, on nous pète nos conditions de vie. Même les protections sociales elles nous sont pétées en permanence et nous on aurait pas le droit derrière de péter des trucs pour dire non là ça ça va pas.

Donc ouais il y a le droit à la révolte, le droit à l' meut. Je pense que ça doit d'ailleurs ça d'une certaine manière ça faisait partie presque des des articles des droits de l'homme là les premiers articles où il y a si le peuple est opprimé il a le droit de se révolter. Moi je pense qu'il faut le revendiquer ça.

Mais d'ailleurs à l'échelle internationale, c'est le même problème, c'est que des d c'est des peuples opprimés qui sont qui sont qui se rebellent et qui utilise la la violence comme outil, euh c'est automatiquement vu comme du terrorisme ou de disqualifié. Mais euh les armées régulières légitimes ont le droit de bombarder en masse, ont le droit de c'est cette c'est les ce rapport de classe qui peut exister à l'échelle nationale. Ça se voit aussi à l'échelle interre et c'était une source de clivage entre le NPA, la France insoumise et et les partis révolutionnaires.

Elle reste de la gauche. C'était la séquence post 7 octobre. C'était c'était violent comme rupture entre les composants du Nouveau Front populaire, on va dire.

Ben là, on voit les défenseurs du système et puis euh les autres qui sont en opposition au système. Effectivement euh après, c'est la question de la légitimité de l'alliance. L'État et les forces de l'ordre considèrent qu'elles ont elles seules il est elles seulent la légitimité de la violence de donc euh oui effectivement de décider quand c'est qu'il faut écraser ou quand c'est qu'il faut euh arrêter, condamner.

Euh euh et le la population qui elle en colère pour des tas de raisons, elle elle a pas de légitimité du tout quoi. Le seul truc ce serait qu'elle puisse demander gentiment des choses. Et donc oui, on voit bien cette ligne de fracture effectivement et on le voit avec ce qui se passe en Palestine, on le voit dans il y a plein de situation comme ça, on le voit et puis en France, on le voit aussi au quotidien dans dans la répression aujourd'hui contre les manifestants et les manifestantes, contre les militants et les militantes syndicalistes ou sur le le mouvement écolo ou le mouvement féministe.

On voit bien comment ça bat la répression à la fois policière et judiciaire et comment derrière il y a tout un discours d'une classe dominante qui va faire la leçon en permanence. Alors, les plateaux télés servent à ça, hein. Nous mettre la bouillie dans la tête et voilà.

Donc du coup, nous il faut qu'on résiste à ça. Et comment on résiste ? Bon ben c'est pas simple.

D'autant plus que même à gauche, il y a des gens qui nous embrouillent l'esprit et qui nous expliquent qu'il faut être sage et nous non mais on peut Non, on peut plus être sage maintenant. Il y a un moment donné, il faut que ça bascule et euh et il va falloir qu'on discute clairement de comment on fait changer les choses. C'est la question des manifestations des des manifestation bien organisé de comment c'est quoi l'expression qui est toujours utilisée euh bon enfant.

Ouais vous empêchait pas, c'était festif, c'est sympa les manipes du 1er mai, tout ça. Ouais mais des fois c'est bien aussi quand ça pète parce que parce que c'est l'expression de quelque chose qui va pas du tout. Et euh même si des fois évidemment on aime bien les manifes aussi qui se passent tranquillement parce que une manife c'est un peu comme une grande réunion comme une âgée.

On se retrouve, on discute et donc c'est vrai que quand ça se passe bien, c'est aussi agréable. h avec des jeunes et des moins jeunes. Donc c'est important aussi une manifestation qui se passe bien.

On n pas pour que tout soit bordellisé mais il y a des moment la manif elle ne peut pas être que sage parce que derrière il y a vraiment des choses qu'on a enfin qu'on a envie de changer. Il y a des choses qui sont inacceptables et insupportables dans ce qui est imposé aujourd'hui une bonne partie de la population. Et donc c'est complètement logique.

Il y a un moment donné où ça ne se passe pas bien et je pense que il faut qu'on dans les milieux militants, on puisse à moment donné se réfléchir ensemble à tout cela quoi et et à adopter effectivement des modes d'action plus radicaux mais collectivement et et arriver à se préparer à une sorte d'autodéfense, une sorte de protection des manifes et puis même une sorte de d'ambition de passer à l'offensive quoi parce que on ne peut pas juste comme ça reculer dès qu'on nous attaque. Il y a aussi la question de de de retrouver suffisamment de force pour dire ben oui mais à un moment donné oui ça pas c'est fini on est on sera plus sage et et on va utiliser des méthodes un peu différentes. Enfin ça se justifierait complètement aujourd'hui quoi.

Il y a une une analyse assez assez présente à gauche sur la responsabilité du Parti socialiste dans le dans le dans la faiblesse du de la gauche et dans la faiblesse des du peuple de gauche disons. notamment suite à la déception du du mandat Hollande ou même encore si on revient plus loin à à Mitteran. Ouais, tout à fait.

Et tu as aussi été candidat du Nouveau Front Populaire. [grognement] Euh est-ce que ces ces alliances Nouveau Front Populaire Nupes est-ce que c'était des choses qui qui avec du recul ? Est-ce que c'était utile de de donner autant de peut-être d'importance à des partis comme comme le PS qui pour le coup était dans dans une position assez faible notamment en 2017 ?

Ouais, c'est surtout la NUPS où on pourrait reprocher à LAFI d'avoir plus compté sur le PS que sur sa gauche c'estàdire sur les forces révolutionnaires parce que priorité a été donnée au PS et qui a retrouvé toute sa place et qui a retrouvé un peu de force à ce moment-là. Oui, c'est vrai. Et euh c'est vrai que il aurait pu avoir une autre discussion politique et mais ça c'est le problème qu'on a avec la FI, c'est que la FI aime pas rendre visible ce qui existe à sa gauche.

La FI c'est le c'est contradictoire parce que la FI ne se refuse d'être taxé d'extrême gauche. Non, je ne suis pas on n'est pas d'extrême gauche mais en même temps, ils veulent bien apparaître comme ce qu'il y a de plus à gauche dans le paysage politique hein. Les plus indépendants, les plus radicaux, les plus anti-institutionnels, ce qui est pas vrai.

à la gauche de la FI, il existe des forces politiques relativement faibles, ça c'est sûr, mais ça vaudrait le coup qu'il y a une vraie discussion entre nous et qu'on puisse arriver à à voir comment on peut reconstruire justement une gauche radicale et comment on peut la construire avec ses tendances parce que dans la gauche radicale, il y a des tendances et a la qui est plutôt institutionnelle ou plutôt avec un côté très réformiste avec sa révolution dans les urnes. Et puis dans cette gauche radicale, il y a une gauche profondément anticapitaliste et qui elle et sur d'autres lignes politiques. Donc ça serait bien qu'on puisse discuter de ça.

Bon maintenant avec le reste de la gauche qui n'est plus vraiment de gauche si on parle du PS et même une partie des écolos la le NFP nous on a aucun regret. On est d'ailleurs tout simplement parce que l'objectif a été atteint. L'objectif du NFP c'était d'empêcher ce que le RN prenne la tête.

À ce moment-là, on était dans une sorte de d'urgence. Il y avait 3 [grognement] qu semaines devant nous. C'était pratique parce qu'on avait un délai.

On savait que le 7 juillet, il se passait quelque chose ou pas. Et donc, il y avait cet objectif là qui était clairement affiché. Et là, ça valait le coup, y compris avec des avec le PS.

D'ailleurs, à ce moment-là, le PS, il a joué le jeu, enfin fort avait joué le jeu plutôt correctement. C'était le front unique antifasciste. Voilà, on se sert les coudes, la gauche machin avec un programme qui était quand même relativement radical. un programme euh qui était clairement antilibéral et euh donc là voilà tout le monde joue le jeu et on réussit l'objectif.

Alors dedans se sont infiltrés des faux hein Hollande ou d'autres et qui ont c'est fou d'ailleurs qu'il puissent se retrouver là dans un programme qui était à l'opposé de ce qu'ils avaient pratiqué un peu avant. Mais ceci dit voilà nous on regrette pas parce que c'est aussi le l'expérience d'une unité qui a fonctionné. Alors cette unitélél ben elle est elle a elle a pas survécu parce que derrière ben évidemment on est avec le PS ou avec d'autres euh on n'est pas du tout en fait sur les mêmes lignes.

Mais dans le cas d'urgence, ça a fonctionné et tant mieux. Et on peut penser que même demain euh dans des cas très particuliers, cette unité très large euh elle est justifiée un peu comme aujourd'hui ça aurait dû le faire, ça l'a pas vraiment fait mais à Perpignan contre un maire d'extrême droite ou à Carcasson pour éviter que l'autre fou de Barth puisse être élu, euh ça aurait été justifié et certainement beaucoup plus efficace si la gauche s'était retrouvée sur un terrain politique de gauche de confrontation avec les idéac et avec les fachots. Il y a des cas comme ça où nous on serait pas gêné de se retrouver y compris avec le PS parce que il y a un moment donné il faut trouver les les bonnes lignes enfin les bonnes démarcations quoi.

Mais là aujourd'hui je pense que enfin on pense que l'essentiel c'est la l'idée de reconstruire une gauche radicale et de discuter de ce que ça pourrait vouloir dire une gauche radicale et mais une gauche où où tout le monde se respecte et qui a pas un ou une qui voudrait se retrouver en position hégémonique et puis dire non c'est nous qui décidons et puis vous vous êtes les petits révolutionnaires. suivez-nous. Euh et on aimerait bien que et ça c'est un peu le problème qu'on a avec la FI, c'est des fois de faire un peu les les les chefs et de dire c'est nous, ben non, peut-être qu'on pourrait s'y prendre autrement et ça serait plus efficace.

Tu as parlé de du rapport à la France insommise récemment sur backsite et parce qu'on t'a posé la question des prochaines présidentielles et de d'une éventuelle discussion pour soutenir Jean-Luc Mélenchon au [grognement] prochaine présidentielle qui n'est pas encore candidat. Je sais pas quand est-ce que la vidéo sort. C'est un grand mystère.

C'est un grand mystère. Euh mais mais du coup, est-ce que dans quelles conditions ça ça serait possible ? Est-ce que justement c'est dans le cadre de cette discussion que tu aimerais avoir avec la France insoumise et son et comment l'ancrer à gauche à la gauche radicale durablement ?

Et ouais mais là on va avec la présidentielle, on va peut-être se retrouver dans un cas de figure qui ressemble beaucoup au NFP. Bon sauf que c'est pas tout à fait la même élection parce que là il y avait législative et c'est vrai que législative et un côté plus sympa parce que c'est plusieurs candidatures. Il y a un côté un peu collectif. la présidentielle, ça va être tout sauf collectif, hein.

C'est une candidature ou et avec un côté effectivement très institution. Voilà. Mais ceci dit, la question politique est complètement posée, c'est-à-dire comment on prépare ça ?

On sait que pour la première fois et c'est un peu la l'originalité de la prochaine élection présidentielle, c'est que pour la première fois l'extrême droite peut gagner. Oui et non seulement elle peut gagner mais en plus on nous explique qu'elle va gagner hein. Tout le monde on nous sort des sondages vous bz là et largement devant ce qui est complètement euh dingue.

Mais c'est comme ça et c'est et c'est possible largement possible que l'extrite gagne ce coup-ci. Donc ça veut dire qu'à la gauche et au moins à la gauche radicale euh on soit en capacité de se préparer ensemble et qu'il s'agirait pas que chacun, même si là aujourd'hui c'est assez pitoyable hein parce que la multiplication des candidatures, elle est là. Mais euh pourquoi pas ?

Mais en attendant, est-ce qu'on peut être un peu sérieux et discuter ? C'est pas juste de la gauche politique parce que c'est peut-être sans issu parce qu'en fait ce qui s'est passé avec le Front populaire, le nouveau Front populaire, le côté chouette de c'est pas tellement que enfin l'entente des des des États-majurs de gauche en fait, il est pas venu comme ça tout seul. Euh il se trouve que très rapidement, ça a été aussi l'effet du choc quand Macron annonce la dissolution et la pression populaire.

Il y a eu un effet panique et pour une fois la panique la réponse à cette panique là ça a été on non ça va pas le faire et et il y a eu effectivement une mobilisation populaire et il y a eu des manifes le dimanche soir et le lundi soir des manifes très importantes et pas qu'à Paris ça a été nous on était à Bordeaux c'était des super manifes avec une jeunesse qui s et ça ça a mis la pression ça a mis la pression sur les états-murs de gauche qui en 48 he ce qu'ils avaient pas été capable de faire aux européennes ou ont réussi à non seulement à trouver un accord mais en plus sur une base programmatique euh qui était assez claire et qui était euh qui reprenait à peu près des tas de revendications du mouvement social, syndicaliste, antiraciste, LGBT, féministe, écolo, enfin c'était vraiment il y avait quelque chose qui qui ressemblait à tout ce que nous on sur bat au quotidien et ça avait fonctionné. Et là, on se dit que ça serait le truc à refaire mais est-ce qu'on va pouvoir le refaire ? Mais c'est obligé qu'il faut une pression populaire.

C'est obligé qu'il faut une mobilisation que il faut pas laisser les états-majors ou les les partis de gauche faire tout seul parce que ils feront pas. Il faut une pression et les seuls qui sont réellement unitaires en fait qui ont la vraie préoccupation sincère unitaire c'est dans les milieux de base enfin les milieux militants de base. Là on sait qu'il y a une véritable préoccupation unitaire.

C'est pas vraiment le cas dans les milieux dirigeants, on le voit. Euh donc voilà, mais c'est pour ça qu'il faut qu'on bouscule et euh et au-delà de la question des présentiels strictes, c'est tout simplement la question d'un climat social. Hm.

S'il y a un climat social où il se passe pas grand-chose jusqu'au présentiel, oui, malheureusement, on pourrait penser que la suite est écrite. Il faut qu'il y ait quelque chose qui se passe dans la rue. Il faut qu'il y ait quelque chose qui remette en cause un peu tout ça, qui bouscule le monde dominant, qui et qui euh permettent à ce que du côté des opprimés, il y a une confiance qui revienne.

Et et justement, c'est pas juste l'idée d'une élection, c'est l'idée que pour changer un rapport de France dans la société, ça sera bien plus profond que la question de la présentielle, c'est qu'il y a il faut se remobiliser, il faut reconstruire, il faut remettre en place des cadres de solidarité, des cadres de lutte un peu partout et c'est ça aussi l'enjeu dans la période qui vient parce que c'est aussi une période qui va être extrêmement politique. C'est ça qui aussi l'enjeu, c'est comment comment l'exploiter et notamment il y a tu parlais du risque de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite sur le fond on a l'impression que ils ont déjà gagné parce qu'il y a une victoire des mots de l'extrême droite dans les dans le champ médiatique. Il y a le on entend maintenant régulièrement le mot de d'ensauvagement de grand remplaçant de grand remplacement pardon de wisme.

Tous ces mots comment on fait pour mener la bataille tirer vers la gauche ? Comment on fait pour pour gagner cette bataille culturelle ? Est-ce que est-ce que la gauche a déjà perdu la guerre des mots finalement ?

C'est c'est on sait pas enfin si on savait comment faire, je pense que on a fait la démonstration qu'on savait pas faire je pense de ce côté-là. Et euh mais on sait aussi que ben des retournements il peuvent avoir lieu un peu n'importe quand. En tout cas, il y a toutes les raisons pour se révolter aujourd'hui.

Il y a toutes les raisons pour se mettre en colère, on le sait. Il y a toutes les raisons de faire en sorte qu'il y a un nouveau mouvement des gilets jaunes. En fait, d'ailleurs, on était surpris, presque surpris que en septembre dernier le mouvement blocant tout, on se dit tiens, ça va redémarrer et puis non, ça a pas redémarré et puis même là avec l'augmentation de de l'essence, on se dit tiens, il y a les conditions pour donc on sait qu'elle est puis il y a vraiment de la misère, il y a vraiment de la souffrance de partout qui fait que on ça peut péter n'importe quand, y compris dans les quartiers populaires.

L'assassinat de Naë avait provoqué un embrasement dans des quartiers populaires et on peut penser que ben ça va le refaire et c'est pas la répression policière et judiciaire qui va ça stoppera pas ça parce que parce que il y a il y a trop de misère et trop de racisme, trop de de d'écrasement des gens pour que ça n'ait pas lieu à nouveau. Donc voilà, mais sauf que nous militants et militantes, on aimerait bien avoir une utilité qui est celle de de préparer ça parce que ça vient tout seul mais en vrai ça vient pas complètement tout seul. Ça veut dire qu'il faut qu'on ait un peu confiance, faut des cadres enfin et d'ailleurs surtout dans les quartiers populaires, on le voit bien aussi ce décrochage avec la gauche politique est quand même très problématique.

Ils sont complètement seuls, complètement abandonnés. Et après, on peut toujours même la gauche, elle va reprocher aux révoltés dans les quartiers de Ouais, vous vous pétez des des des portes de mairie ou ou des où vous brûlez des écoles, mais vous êtes con, il faut pas faire ça et tout ça. Mais sauf que c'est facile de dire qu'ils sont c'est qu'en fait ben oui, mais faisons en sorte que ça se passe différemment et que l'expression de la colère, elle puisse se faire un peu différemment.

Et ça pose la question de de structuration politique, de réorganisation et puis encore une fois d'autogestion et puis de donner les moyens à des gens. jeune ou moins jeune de s'organiser de voilà donc c'est ça qui va qui va compter et donc par rapport à la question euh on peut penser aujourd'hui que on a on a pris largement du retard à la fois par rapport à l'ultibéralisme évidemment euh il y a une destruction des conditions de travail et des conditions de vie depuis 40 50 ans. Et on a on a on n pas su l'empêcher.

On l'a un peu freiné mais pas empêché. Et maintenant on a ce qui va avec hein le triomphe un peu quelque part de l'idéologie réactionnaire, le racisme décomplexé. On l'a vu avec le le nouveau maire de Saint-Denis.

Enfin, c'est complètement fou les réactions de de merde, des réactions. Mais c'est fou de Mais bon, on savait que ça existait quand même. Et donc, il y a le racisme, même le euh le sexisme, le patriarcat, tout ça.

On voit bien que c'est pas fini du tout, que tout ça revient. Et en fait, d'une certaine manière, il y a toute une violence de la classe dominante et de tout ce qui va avec qui est comme une réaction à une peur qu' éventuellement elles auraient de d'une explosion sociale, d'une explosion d'une révolte des opprimés contre toute forme d'oppression. Enfin, on peut penser qu'ils ont pris une longueur d'avance, les dominants, mais c'est pas pour ça que la bataille est perdue.

Et même si on se sent mal barré ou même si on sent des fois on se sent un peu pessimiste par rapport à la situation parce que c'est pas que la France quand on voit Trump d'un côté, ben Netaniaahou, Poutine, toutes ces dictatures qu'il peut y avoir à l'échelle de la planète, c'est flippant. On se dit que on est très très mal barré mais en même temps des peuples partout en colère qui veulent se révolter. C'est ça qui voilà et on espère ça mais nous militants et militantes ben c'est comment on peut euh aider à enfin à ce que ça s'organise quoi.

Et même afficher la gauche radicale aujourd'hui sa mission ce serait de dire voilà la seule issue pour nous c'est la révolte et organisons-nous préparons-nous tout préparons-nous tout ça pas juste préparons l'élection présidentielle préparons les combats dans les rues. Défendons-nous aujourd'hui dès maintenant parce qu'on est la menace elle est surtout là. Quels sont c'est quoi les outils pour ça les canaux où on peut dire ça ?

Où est-ce que est-ce qu'il y a des espaces encore médiatiques ou ou l'on peut on peut dire ça à une échelle importante sur les sur les réseaux sociaux ? On a l'impression aussi qu'il y a qu'il y a une invisibilisation aussi de la gauche radicale avec notamment les algos qui favorisent énormément l'extrême droite. Euh quel espace il nous reste finalement ?

C'est ça le la la la question. C'est sûr que c'est pas dans les médias dominants. Euh mais après ben il y a les réseaux sociaux qui laissent une place quand même à ça, à l'expression de cette colère là.

Il y a plein de de ou de petits médias, enfin petit pas au sens euh hein, les médias qui essaient d'exister, qui qui se créent tout ça. Puis même, il y a pas que l'histoire des médias, il y a des gens qui expriment, il y a des des blogs, il y a il y a quand même toute une expression de de révolte et de colère avec euh des gens qui sont même pas forcément organisés mais qui arrivent à faire aussi bien que des organisations du point de vue de l'expression et de d'une perspective politique à défendre. Donc ça ça existe.

On a la dernière l'émission euh euh avec la bande à Julia Tarnaud et tous les autres là et oui qui eux expriment quand même assez clairement une sorte de perspective de révolte et de de ralbol du système. Bon ça ça se fait avec beaucoup d'humour mais et puis après en vrai c'est invisibilisé comme comme vous dites mais ça existe. Il y a des il y a des associations, il y a des collectifs y compris dans les quartiers populaires.

Il y a des les organisations féministes ou les organisations écolo qui sont quand même sur un sur une logique très radicale, les soulèvements de la terre. On voit bien quand même pas mal de collectifs qui se mettent en place et qui affirment des projets des projets de de de contestation radicale de la société et on a pas mal d'écrit. Il y a des bouquins euh des ce qu'on appelle les essais euh Andreas Malm ou même dans tous les dans tous les niveaux sur la question de la surveillance et du fliquage.

Il y a pas mal de choses qui s'écrivent, qui se racontent, qui se décrivent et qui expliquent que bon voilà, il y a tout ce qu'il faudrait qu'on démonte, tout ce qu'il faudrait qu'on donc il y a plein de choses qui existent aujourd'hui. Après ce qui nous manque c'est se coordonner, c'est s'appuyer parce que chacun est sur un couloir. entre le boulot des humoristes engagés, le boulot des des universitaires sociologues, politologue et puis après les collectifs militants LGBT, féministes, écolo, enfin comment tout ça peut se se coordonner et et déboucher sur [grognement] une vague de mobilisation populaire ou après pour le coup c'est c'est la même problématique dans dans les médias 1D ou les médias alternatives de gauche, c'est que chacun est dans son cou couloir et il y a très peu de de travail collectif parce que il voit pas il voit pas le le l'aspect l'aspect bataille culturelle mais plus ils se disent on est en concurrence quoi.

Enfin donc on va on va s il y a une volonté d'invisibiliser un peu. Chacun veut veut faire concurrence à l'autre. Donc on donc on c'est un peu ce que tu décrivais sur la France insoumise qui a une position de on veut pas montrer qu'il a il y a plus à gauche il y a plus à gauche que nous. c'est que c'est ça la difficulté, c'est de fédérer.

C'est sûr que nous on on le voit dans quand on milite et euh c'est peut-être aussi des fois ça qui rend euh difficile d'attirer des gens dans le milieu militant parce que le milieu militant, il est pas forcément très cool quoi. Il est pas sant. Ouais, il pas [rires] je sais pas comment dire pour pas être trop méchant parce que je fais partie du milieu militant mais mais euh c'est un milieu qui est très concurrentiel, il y a beaucoup même il suffit pas d'être gros pour pour avoir les défauts sectaires et tout ça.

On peut être très petit et très sectaire et on peut penser que c'est nous qui avons raison et pas les autres. C'est exactement la même chose au journalisme. T'inquiète pas.

Ouais mais ouais mais voilà mais c'est ça mais dans le monde politique parce que là on dit les organes politiques elles sont cons parce qu'elles sont divisées tout ça mais euh malheureusement le milieu associatif est aussi comme ça. Le milieu associatif il est pris dans des logiques de concurrence et les appels à projet avoir les subventions comme il y en a de moins en moins, ben la la la concurrence elle est encore plus acharnée et on voit des des milieux qui pourraent être solidair construire ensemble ben non c'est un peu l'inverse qui se passe. chacun pour soi et c'est vrai dans le syndicalisme les divisions elles sont partout et donc c'est vrai dans les corporations et ça c'est difficile c'est même assez démoralisant de voir que le milieu militant il il soit là-dedans et et des fois on a envie de dire bon allez basta on lâche l'affaire parce que c'est pas cool du tout et c'est pour ça qu'on on se dit aussi qu'il y a il y a besoin d'oxygène.

Enfin, 8 ans, il a besoin d'oxygène parce qu'il comme il est un peu réduit euh suite à plein de gens qui croient plus, qui arrêtent de militer parce que parce que ou parce que c'est dur ou parce qu'ils y croient pas. Et euh du coup, on étouffe un petit peu quand même et on on ça rend pas intelligent d'étouffer quand même et euh et on a besoin d'oxygène, on a besoin de de on sent bien qu'il y a besoin de quelque chose que que les gens et comment mais comment on élargit, voilà, comment on fait ? Et le problème qu'on a, c'est que quand on est petit et con, ben on attire pas.

Et euh et euh et pourtant voilà euh et pour grandir, il faut attirer, il faut donner envie ou donner confiance et c'est ça qu'on sait pas faire. Mais c'est pour ça que aussi c'est quand il y a des des explosions sociales, c'est ça qui est salutaire aussi, c'est qu'il y a un apport, il y a quelque chose qui se passe et puis à la limite le milieu militant, ben hop, il est embarqué dans quelque chose qu'il ne maîtrise pas et puis il s'enrichit comme ça et on espère ça quoi. Voilà, on est un peu un peu un peu coincé pour l'instant mais moi je dis ça mais à tous les coups dans les coup d'ici que l'interview sorte on a pré [rires] euh je on va finir sur la la partie la partie culture qu'on fait souvent dans le fauteuil en plus on a la chance de recevoir quelqu'un qui travaille en plein dedans.

Donc donc donc c'est c'est super. Mais avant de parler bouquin, on va parler musique. Trois artistes que tu que tu écoutes en ce moment ou trois albums trois trois artistes que tu dans ta playlist.

Alors, on a réfléchi euh avec Béatrice. J'ai spoilé la question. J'ai spoilé la question.

On savait qu' que ça demandait ça, mais euh les artistes, nous on a envie de de mettre en avant Rebecca Warrior. OK. mais qu'on apprécie hein euh mais qu'on a découvert euh tout récemment parce qu'elle est venue à la librairie euh parce qu'elle avait écrit un bouquin euh toutes mes vies euh raconte une expérience personnelle et tout ça puis du coup on a on a eu la curiosité de la découvrir parce qu'on la connaissait pas et c'est super chouette et elle elle est sympa donc on avait envie de de de mettre son nom.

On avait envie de dire de parler aussi de Théodora. Je connais pas Théodora. Euh j'ai j'ai jamais été la voir.

J'aiécouté un peu la musique parce que en fait c'est nos enfants qui on qui adorent et qui sont allés au concert il y a pas longtemps. Et on a vu que c'était un personnage très jeune mais très qui semblait très chouette en tout cas bien engagé antifasciste. Non non ben non, on connait quelques musiques comme ça par on a eu la curiosité d'écouter un peu mais donc on avait envie de la citer parce que c'est rassurant de voir des qu'il y a des artistes qui s'engagent à ce point-là quoi.

Assez radical. antifascisme évidemment sur la question anticoloniale ou antiracisme ce qui paraît logique parce qu'elle est d'origine congolaise mais ouais donc on avait envie de dire son nom en plus elle a appelé à voter lesf et la vraie gauche elle elle est sur donc c'est c'est assez rare de voir on va lui envoyer l'extrait pour pour qu'elle t'envoie [rires] des des billets de concert mais c'est vrai que c'est non c'est chouette parce que c'est rare et puis ouais puis elle fait enfin voilà il y avait un côté on avait envie de de d'en parler mais tout en sachant que voilà je la connais pas je sais pas enfin je et Et puis le troisème artiste Tenfoi. OK.

Voilà. Moi j'adore, je suis fan depuis très très longtemps et on a vu en concert il y a pas longtemps à Bordeaux et Ouvrez les Frontières cette chanson là qui est superbe. Et donc en fait c'est toute la toute la révolte des peuples d'Afrique contre le colonialisme, contre le racisme, les dégâts du colonialisme, la division des peuples et tout ça c'est super bien.

Et donc voilà, donc c'était pour citer son nom et là il est il est plus ou moins en tourné avec acoustique avec ses grands morceaux enfin tous ses morceaux. Voilà. Donc on avait envie de citer son nom aussi. la donc j'ai peut-être fait tu t'as peut-être déjà fait la transition mais ton dernier concert et bah c'était alors on savait pas trop si c'était Tigan Jafaoli à Bordeaux ou si c'était Didier Vampas on a vu Didier Vampas il y a pas longtemps à Bordeaux euh à Bordeaux ou à Paris euh je regarde là ça se fait pas mais si [rires] si tu veux ce que tu veux il y a des mais ouais dis pas ce qu'on aime bien aussi et mais on se rappelle pas he c'était voilà on c'est B je parle avec mon oreillette Il y a pas de souci.

Tu étais la bienvenue le un film politique qui t'a marqué ? Alors là, on parle on va parler de de tout récent, hein, de de documentaires récent parce que sinon, il y aurait plein de trucs. Mais alors le titre c'est Sound Track euh off d'état.

C'est super bien. C'est un documentaire de 2h30, c'est l'assassinat de Lumumba. OK.

Euh Patrice Lumumbumba donc en 1960, lutte anticoloniale, c'était le Congo pour l'indépendance du Congo. Il a été premier ministre et tout ça et ça raconte cette histoire-là. Donc dans sur les quelques sur 6 mois à peu près entre la déclaration de l'indépendance, c'était une colonie colonie belge, h euh en juin, 30 juin, c'est la déclaration d'indépendance et en janvier suivant, il est assassiné.

Et là, c'est fait. Le documentaire, il est extraordinaire. Il y a plein de musique, les les stars du jazz noir de l'époque qui étaient des fois instrumentalisé par par les États-Unis.

Enfin, c'est mais c'est fabuleux, quoi. Donc, on voit on voit le cette musique là, ces artistes là et en même temps cette cette lutte décoloniale de Lumumba et puis ses amis et avec de la musique et c'est un super documentaire et c'est euh c'est enfin on est à fond avec Lumumba et et enfin voilà. Donc ça c'est le truc qu'on a vu récemment à Utopia à Bordeaux, un cinéma, un chouette cinéma à Bordeaux.

OK. Et on a vu aussi un super documentaire sur Francesca albanaisé. Ah oui, de Disited Nations, je crois.

Oui, tout à fait, c'est celui-là. Et on voit ce personnage de d'Albanaisé qui est qui est quand même assez extraordinaire de courage. Et là, on voit au-delà de Francesca albanaisé bah tout tout le combat contre enfin de dénonciation du génocide et puis toutes les pressions qu'il y a et puis comment heureusement qu'il y a une résistance à cela quoi.

Donc vraiment le documentaire il est super bien. Christophe Coter qui a aussi fait euh le le documentaire White Power l'année dernière sur qui était qui qui est très bien aussi. Et un autre documentaire, je finis làdessus vite fait s'il y a à la place, c'est un documentaire sur Horwell et 1984. il est sorti il y a pas longtemps.

OK. Ça s'appelle 2 + 2 = 5. OK.

Je Et c'est Raoul Pec qui est un qu'on connaît un petit peu. Il a fait pas mal de choses, pas mal de super documentaires. Et là, ça c'est c'est fort parce que c'est sur la question de l'autoritarisme et puis c'est ça mélange les images d'archiv d'actualité et en fait ça a toute une ambiance d'autoritarisme, dictature et tout ça et puis bon c'est un hommage à Rel ce qu'il a écrit et en même temps ça montre la le danger dans dans la période dans laquelle on est.

Et euh il y en a qui disent que c'est trop dur, que c'est euh ça c'est c'est flippant et démoralisant. Euh mais moi je pense que ça peut donner envie de de se battre quoi. Donc le et le documentaire est vraiment super bien aussi.

Un bouquin que tu recommanderais à des gens pour comprendre le le moment qu'on traverse ou la la situation politique qu'on traverse ? Alors en tant que libraire régatrice, on a plein plein de bouquins là et pour parler des bouquins qui viennent de sortir là, il y en a un, c'est laisser brûler le feu. C'est ça.

C'est extraordinaire. C'est euh écrit par un universitaire de Lille euh j'ai plus son nom et euh et un un américain qui a vécu des événements parce que ça raconte en fait la répression à Philadelphie d'un groupe anticapitaliste un peu un peu secte mais très militant et à la fois antiraciste anti colonialiste s'appelait Move. C'était le nom de cet orgas qui a été euh il y a une intervention militaire en plein quartier populaire de Philadelphie en 1985.

Et donc ça raconte ça, un événement que nous on connaissait pas et que même des la population de Philadelphie a oublié. Ça a été invisibilisé et ils ont lâché une bombe sur un sur une maison depuis un hélicoptère et ça a cramé 60 maisons d'un quartier noir et un truc de dingue quoi. Et le bouquin c'est comme une enquête et ça raconte ça et ça et ça raconte tout l'entir enfin toutes les saloperies américaines du racisme qui qui a jamais disparu aux États-Unis et la difficulté ben pour les quartiers populaires et pour les noirs en particulier de de de se défendre et le le truc est super bien.

Ça parle de Mouia Abouamal parce qu'il était journaliste à Philadelphie dans ces années-là. Bah, il a été arrêté au début des années 80 qui est toujours en prison d'ailleurs. Et euh donc et le bouquin, il est extraordinaire et ça montre un peu tout ça et euh c'est voilà c'est donc on il sort là, il sort là, il est nous on a adoré tous les deux et puis il y a Habibi euh c'est je l'ai pas lu celui-là mais Béatrice l'a vu et c'est sur Beou et c'est un roman qui vient de sortir et euh et Beatriz c'est vraiment super bien à dire.

C'est la voilà ça fait pas ça parle de et le Liban aujourd'hui est quand même d'une actualité dramatique de chante ou habibi verout s'appelle Verout et l'autrice mais tu tu sais que habibi en arabe ça veut dire mon amour ah non et du coup et du coup quand tu t'es quand tu t'es retourné je t'ai vu parler à Béatrice en disant Habibi je me suis-ce qui se passe [rires] en fait il est il est juste en il parle arabe depuis le début [rires] c'était j'avais pas le j'avais pas le le le le livre. Merci beaucoup Philippe Poutou de nous avoir fait le plaisir d'être avec nous sur cet épisode du fauteuil. Merci pour l'invitation mais avec grand plaisir.

Tu reviens quand tu veux. Ah ou quand je veux je pense je pense que je pense que tout le monde sera unanime dans la RAX là-dessus. Merci beaucoup à vous de nous soutenir et de continuer de permettre que ce genre de format existe.

Donc comme je l'ai dit tout à l'heure, on est en pleine bataille pour obtenir la TNT régionale Île-de-Fance. Hésitez pas à continuer de nous donner la force sur soutenez.v.fr.

Fr. [sifflotement] [sifflotement]