De Mélenchon à Le Pen: "Ce sont tous des étatistes", estime David Lisnard, candidat à l'élection
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Questions et réponses
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On va accueillir donc, et c'est le format présidentiel, David Lysnard. Je vous remercie encore. Beaucoup de sujets à évoquer avec notre invité. Vous le savez, il est candidat à la présidentielle. Il est maire de Cannes, il est président de Nouvelle Énergie. Monsieur Lysnard, bonsoir. Installez-vous.
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Que répondez-vous à la main tendue d'Edouard Philippe ce soir ?
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C'est une fin de non recevoir ?
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Quel électrochoc faudra-t-il pour que tous se convertissent à l'idée d'une primaire ?
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Qu'est-ce qui peut sortir d'une telle compétition entre candidats de droite et du centre ?
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Une rupture nette avec le macronisme ? Ou même une radicalité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Se rassembler pour faire quoi ? Pour continuer la bouillie qui nous a amené dans le mur depuis des années. »
- 2:25Fait
« C'est du détournement d'opinion. »
- 3:44Chiffre
« Hervé Morin a lancé une pétition qui va approcher des 10 000 signataires. »
- 6:43Chiffre
« On a baissé la dette de 84 millions d'euros en 11 ans. On a baissé les impôts de 3,6%. »
- 12:11Fait
« On a baissé le nombre d'agents de plus de 20%. Il y en a moins mieux payés. On a multiplié la capacité d'autofinancement. »
- 15:57Chiffre
« L'année dernière 400 000 titres de séjour supplémentaires, 17% seulement pour le travail, 83% qui sont une immigration de peuplement. »
- 16:33Chiffre
« On paye sept fois plus pour les seuls intérêts de la dette de l'État que pour le budget de la justice. »
- 17:11Chiffre
« J'ai proposé un plan de 80 milliards de baisse la première année pour être au moins 200 milliards par an en fin de quinquennat. »
Temps de parole
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On va accueillir donc, et c'est le format présidentiel, David Lysnard. Je vous remercie encore. Beaucoup de sujets à évoquer avec notre invité. Vous le savez, il est candidat à la présidentielle. Il est maire de Cannes, il est président de Nouvelle Énergie. Monsieur Lysnard, bonsoir. Installez-vous. Écoutez, pour bien vous accueillir, si je puis dire, on va écouter tout de suite Edouard Philippe, puisqu'il vient de faire une déclaration qui va sans doute beaucoup vous faire réagir. Vous vous intéressez ou pas?
Aucune des formations politiques de l'espace de la droite et du centre aujourd'hui ne gagnera à elle seule. Aucune formation politique de la droite et du centre ne peut à elle seule obtenir une majorité à des élections législatives qui suivraient l'élection présidentielle. Il faut donc penser à la campagne et penser à l'après. Ça exige une éthique du
gouvernement le mieux placé dans les sondages. C'est à moi qu'il revient de prendre ma responsabilité, cette responsabilité de dire rencontrons-nous, parlons-nous. Nous ne sommes pas obligés de le faire. Parlons-nous si nous ne pouvons pas nous parler, si nous nous sommes incapables de nous parler entre nous, tranquillement, en confiance. Alors comment voulez-vous préparer le rassemblement qui suivra ? C'était il y a quelques minutes. Edouard Philippe se pose comme le grand rassembleur en fonction des sondages. Que répondez-vous à sa main tendue ce soir ? Moi ce que je propose c'est une compétition parce que se rassembler pour faire quoi ? Pour continuer la bouillie qui nous a amené dans le mur depuis des années. Alors depuis des mois j'ai alerte sur la dispersion qui peut faire perdre.
Donc c'est bien, Edouard Philippe s'en rend compte aujourd'hui, comme prévu, j'allais dire. Il y a une évidence qu'il n'y a pas un candidat qui peut l'emporter aujourd'hui. Mais la méthode proposée, c'est tout ce que je ne supporte plus. C'est-à-dire, une sorte d'arrangement entre notables, bien sûr pour se rallier au panache de celui qui est le favori éphémère des sondages. Mais se rassembler, pourquoi ? Pour faire quelle politique ? Donc je crois que le meilleur système qui permet d'éviter la division, qui fait perdre, mais qui permet aussi d'éviter la compromission qui ensuite fait perdre le pays pour porter une véritable alternative à Jean-Luc Mélenchon, à la gauche, au mais aussi à la politique macroniste, c'est une compétition, une grande primaire qui permet de
distinguer les personnalités, les projets, la façon d'être, tout ce qu'on a fait dans la vie. La démocratie, disait Churchill, c'est le pire des systèmes après tous les autres. Mais l'arrangement entre chapeau à plume, selon la formule consacrée, à mon avis, ne ferait qu'encore plus réduire la base électorale d'une alternative crédible. – Donc c'est une fin de non recevoir ? – Parce que c'est du détournement d'opinion. – Du détournement d'opinion ? – Oui, bien sûr. Aujourd'hui, on se rend compte d'une évidence que je ne cesse de dire depuis longtemps, c'est qu'il n'y a pas un leader évident comme on pouvait la voir à l'époque avec monsieur Chirac, monsieur Sarkozy, etc. Donc si l'on veut éviter, je répète les petits arrangements,
il faut qu'il y ait une compétition, que les gens tranchent. Et ceux qui perdent, soit ils se mettent derrière celui qui gagne parce qu'ils se retrouvent, soit au moins ils se taissent jusqu'à la présidentielle. Vous n'avez eu de cesse de défendre cette idée, David Lissner, il faut le reconnaître, d'une grande compétition, d'une grande sélection, d'ailleurs qu'ils pouvaient accueillir tous ceux qui se disent de droite et qu'ensuite il y ait un choix. Mais ça ne s'impose pas encore. Quel électrochoc faudra-t-il pour que tous se convertissent à cette idée ? Vous Vous avez vu que ça évolue quand même. Que ceux qui disaient qu'ils étaient contre ou qu'ils bottaient en touche commencent à dire « ah bah oui pourquoi pas, M. Attal l'a dit, Bruno Retailleau,
Hervé Morin a lancé une pétition qui va approcher des 10 000 signataires ». Je pense que c'est le principe de réalité. Moi, je ne suis pas un fou de la primaire pour la primaire. Mais je crois que c'est la façon d'éviter aussi, d'oxygéner la proposition politique, de le faire de façon saine, la compétition pas la compromission ou pas la division. Voilà, moi, à part plaider ça, parce que vous comprenez mon projet, je veux le faire aboutir. On va en parler. C'est ce que vous dites ce soir à ces Français de droite et du centre. Vous vous dites « La machine à perdre n'est pas encore lancée. Ne vous résignez pas, on peut y arriver ? On peut avoir cette sélection ? Vous y croyez encore ? » – La gauche est en train de l'organiser.
On n'est pas plus idiots que la gauche. – C'est un peu dans l'ADN de la gauche. – Je ne sais pas si c'est dans l l'ADN. En tout cas, la droite a su l'organiser avant. Tout ça, ce ne sont que des modalités. La finalité, c'est d'avoir un projet cohérent, de pas avoir un petit arrangement de marketing, où on dit « Tiens, on va faire plaisir à du chmolle, donc on va mettre un peu de gaullisme social entre guillemets puis on va faire plaisir à un machin, à mettre un truc libéral. Non, ça, ça ne marche pas. On a un pays, notre pays qui est magnifique, qui peut s'emparer du futur mais qui est en déclassement accéléré. Mais qu'est-ce qui peut sortir d'une telle compétition entre candidats de droite et du centre – Un candidat ou une candidate. – Surtout, mais qui incarne quoi ?
Une rupture nette avec le macronisme ? Ou même une radicalité ? Vous le diriez ainsi David Disner ? – Moi le mot radicalité, je l'ai toujours fait mien parce que c'est pour moi l'antidote à l C'est l'extrémisme, et c'est l'antidote à l'immobilisme. C'est les deux mots, le conformisme et l'extrémisme, qui se nourrissent l'un à l'autre. La radicalité, ça veut dire quoi ? L'étymologie, c'est la racine des choses. Aujourd'hui, il ne s'agit pas simplement de faire une alternance. Il ne s'agit pas simplement de changer les gens qui nous gouvernent, il faut les changer, ils ne sont pas bons. Voilà, tous ceux qui nous font des leçons... Dans la compétition, vous serez éventuellement à côté de deux anciens premiers ministres. Mais les affronter, est-ce qu'il vaut mieux les affronter
au premier tour de la présidentielle en divisant les voies d'une droite et du centre pour offrir un boulevard à la gauche, à l'extrême-gauche et au RN ? Ou est-ce qu'il vaut mieux les affronter avant ? Moi je pense qu'il faut un quart de finale avant la demi-finale. Mais l'équipe qui gagne le quart de finale, elle n'est pas obligée de prendre les plus mauvais joueurs qui ont perdu contre elle en quart de finale c'est pas comme ça mon esprit donc là-dessus je pense qu'il faut une rupture franche, forte, qu'il ne fallait surtout pas laisser le monopole de l alternative ORN à la gauche, ça fait des mois que je le dis aussi. Et le projet que j'ai élaboré, avec lequel je travaille, qui consiste à rendre le pouvoir à ceux qui font, aux gens, aux Français,
qui sont à chaque fois les grands cocus des élections depuis des années et bien ce projet j'ai envie qu'ils soient entendus et je crois qu'il peut gagner donc j'ai envie de le faire gagner moi c'est le principe de réalité qui s'impose c'est tout est en train de dire ce soir que la question est de savoir comment arriver à rassembler des voix non pas par des combinaisons politiques mais par le choix des français bien sûr bien sûr c'est la seule façon de recréer de la confiance civique c'est la seule que façon de d'avoir un projet cohérent aussi on n'est pas d'accord avec tout enfin moi quand je me présente aux élections municipales il y a des gens qui n'apprécient pas tout ce que je dis, qui n'apprécient peut-être pas toute
ma personnalité mais ils savent que c'est cohérent qu'il y a des résultats, que ça part du réel, qu'il y a des objectifs, que c'est un projet clairement défini mais qui n'exclut personne. Alors pourquoi cette fois, qui n'exclut personne ? Vous aviez dit d'ailleurs jusqu'à Éric Zemmour, pourquoi pas après avoir si Éric Zemmour pourrait... Pour l'instant il n'est pas candidat mais... Oui non mais très bien s'il l'est et ça pourrait cette primaire pourrait aller jusqu'à lui mais évidemment si par exemple Édouard Philippe Gann on voit mal M. Zemmour se ranger derrière... Mais c'est ça qu'il faut comprendre, est-ce que on prend le risque de s'affronter au premier tour de la présidentielle et de diviser les voix ou est-ce
qu'on organise une pré compétition c'est à dire une sorte de présidentielle à trois tours la gauche est en train de le faire parce que la droite peut le faire ça me paraît évident le rn veut pas entendre parler de cela et il il est élevé dans les sondages c'est un principe de réalité jean-luc mélenchon une dynamique à gauche c'est un principe de réalité et moi pour ma part je pense qu'il faut une rupture complète avec ce qui nous gouverne notamment ces dix dernières années mais pas seulement disons les choses certains n'ont pas intérêt à cette primaire et peut-être que certains M. Lysnard se disent, regardez David Lysnard, disent-ils, c'est ce que vous allez me dire si vous l'entendez également. Il peut être bon, il peut mettre parfois de bonnes idées
sur la table mais au final, sa notoriété n'est que Celle du maire de Cagnes n'est pas vraiment des nôtres. Vous l'entendez ou pas, celle-ci ? Il n'est pas du sérail ? J'en suis très heureux et très fier. C'est pour ça que j'y vais. C'est parce que j'ai compris en président les maires de France en allant dans les ministères. J'ai vu des gens intelligents souvent, qui aiment le pays, ce n'est même pas le sujet, mais qui sont totalement conformistes, dont la seule obsession c'est la séquence de com de la journée. Alors on va vous annoncer le plan vélo, le plan eau, le plan préservatif dans les lycées, le plan industrie, le plan batterie, le plan machin, le plan truc sans aucune évaluation. Le plan vis-faux également peut-être ? Oui, oui, oui. Si vous voulez qu'on n'en...
S'il y a des questions à la suite, j'y répondrai parce que c'est tellement... Quel mépris du peuple. Enfin bon, c'est Disney au bistro ou le bistro chez Disney. On va être Gabriel Attac qui est en tournée. J'adore les bistros. Malheureusement, il y en a de moins en On y entend de moins en moins de l'accordéon. Hélas, d'ailleurs, c'était très sympa. Mais pour revenir à ça, aujourd'hui, il faut bien comprendre que le problème de notre pays, il va falloir rassembler des gens, etc., mais c'est autour d'une révolution totale de l'organisation des pouvoirs publics. C'est-à-dire, cette organisation qui a été descendante, verticale, inefficace, on dépense plus d'argent public qu'ailleurs, on a de moins en moins de services de proximité. Il faut qu'on se pose la question.
On prélève plus d'impôts et de charges, on dépossède les gens de leur vie. Donc là-dessus, moi ce que je crois, c'est une révolution copernicienne, c'est-à-dire qu'on a un pouvoir ascendant. Je vais rentrer dans le détail de cette révolution. Pour gérer une entreprise, il faut faire confiance aux patrons et aux salariés, plus qu'à des commissaires du redressement ou je ne sais quoi. Mais vous savez qu'il y a une question qui devient presque un préambule, M. Lysnard, parce que quand vous avez Edouard Philippe qui, comme vous le dites à l'instant T, favori des sondages, appelle à un rassemblement, la question que l'on pose à M. Retailleau et à vous-même c'est est-ce que vous serez candidat quoi qu'il arrive, quoi qu'il vous en coûte et quelles que soient les pressions dans un jour,
deux jours, une semaine et des mois Comprenez bien, la formule vous paraîtra peut-être je ne sais pas standard mais elle est tellement c'est que on ne fait pas ça par plaisir ou alors ceux qui font ça par plaisir à mon avis il faut aller consulter on le fait parce que bien sûr qu'il y a une épopée il y a quand même un peu de satisfaction mais moi je le fais parce que j'ai envie que mon pays se redresse je vois toute cette énergie française magnifique qui est gaspillée tous les jours. L'effondrement éducatif, l'incapacité à assurer la sécurité, la façon dont on a dévié l'état de droit, tous ces débats stériles qu On entend toute la journée des gens qui vous disent qu'il faut toujours plus d'aides, qu'ils veulent flatter les gens.
J'entendais sur le carburant, il y en a qu'augmenter les aides. Mais les gens, ils savent bien que ça ne marche pas tout ça. C'est du baratin, c'est du marketing. C'est foutu. Et pourtant, ceux qui les proposent sont très hauts dans les sondages. Mais ils ne sont pas très hauts, d'abord, ce n'est pas vrai. Les sondages, tant qu'on n'est pas encore dans la dramatique présidentielle, on est en train d'y rentrer, c'est la persistance cosmique, ça montre la persistance des étoiles mortes. On voit une lumière qui a disparu. Et vive la compétition, vive la démocratie. On ne se lance pas là-dedans pour abandonner. j'ai envie que moi je me bats pour que mes enfants et j'espère futurs petits-enfants puissent vivre dans un pays qui est fier de lui-même
où les femmes sont égales aux hommes où on ne se fait pas casser la figure quand on se balade après une heure du
C'est ces gens qui veulent s'en sortir vous estimez d'ailleurs que cette France sera le coeur battant de la recomposition politique maintenant il faut la représenter l'incarner cette France par un vote quelle différence principale vous avez avec d'autres candidats pour l'incarner pour apporter ce souffle à cette France là c'est pas à moi de le dire c'est aux gens qui nous observent qui nous écoutent qui nous connaissent de ressentir les choses moi ce que je puis dire c'est que lorsque l'on met des objectifs clairs qu ensuite on a le sens de l'exécution des choses, on peut renverser les montagnes de l'inertie, du conformisme, du fatalisme j'avais annoncé un plan de désendettement de ma commune qui a un taux de pauvreté élevé historiquement parce que c'est une ville d'immigration,
c'est une ville cosmopolite, elle est très connue mais cosmopolite. Contrairement à ce que beaucoup croient sur la ville de Cannes. Au début on m'avait promis la grève etc. On a baissé le nombre d'agents de plus de 20%. Il y en a moins mieux payés. On a multiplié la capacité d'autofinancement. On a donné le pouvoir aux agents. C'est eux qui me disent si on achète telle machine, on va pouvoir travailler de façon beaucoup plus confortable et être beaucoup plus performant. Je partage les gains que l'on fait de productivité, de performance. Là La moitié avec les contribuables, on a baissé la dette de 84 millions d'euros en 11 ans. On a baissé les impôts de 3 ,6%. Et l'autre moitié elle va dans l 'amélioration des services et dans l'amélioration des conditions de travail.
Bref, si on a un plan de redressement de notre pays, qui part des forces vives, qui part de la société civile avec des élus qui expliquent, qui respectent les engagements pris. Moi je suis absolument convaincu qu'on peut retrouver une espérance. Je vous ai posé la question des différences parce que c'était flagrant par rapport à d'autres adversaires ou anciens amis ou toujours amis du bloc central qui sont beaucoup plus étatistes que vous et centralisateurs. Est-ce que vous estimez... Ils sont tous étatistes. De Mélenchon à Le Pen, ce sont tous des étatistes. Ce sont tous des centralisateurs. Alors donc, tous c'est l'ancien monde et vous, vous êtes... Non, je ne dis pas que c'est l'ancien monde. Moi, je me... C'est un autre monde, disons-nous.
Est-ce que je veux vous dire que oui ? Parce qu'en réalité... Et d'ailleurs, ce que je dis parfois est contre -intuitif. Et puis après, on me donne raison sur la retraite par capitalisation. Tout le monde en parle maintenant. Je me faisais déchirer quand j'en parlais il y a deux ans. Il ne faut surtout pas en parler et pas le C'est-à-dire que c'est la seule façon d'assurer l'avenir des retraites, de donner l'espérance aux jeunes, de réindustrialiser par l'injection dans l'économie et de sauver les comptes publics. Quand je dis que le principe de précaution est même non seulement contraire à l'industrie, à l'agriculture, mais contraire à l écologie, et qu'il faut le remplacer par un principe de responsabilité ou de subsidiarité, selon le mot que l'on veut mettre.
Quand je dis que l'effondrement scolaire, qui est une catastrophe, est le fruit de l'hyper-administration... Mais laissons aux Français le choix de l'école de leurs enfants. Laissons aux enseignants le choix de leur statut, laissons aux chefs d'établissement le choix des méthodes. Ils savent mieux que des technocrates qui n'ont jamais rien fait de leur vie... On va reprendre une formule pompidolienne. Arrêtons d'emmerder les Français, c'est ce que vous dites C'est une bonne référence, le président. Dites-moi comment ? Comment M. Lysnard ont bâti un état performant quand on est dans un pays qui produit beaucoup moins qu'avant ? Comment M. Lysnard ont bâti un état performant quand on fait face à une crise démographique ?
Et comment M. Lysnard ont bâti un état performant quand on aligne un record d'impôts ? Comment ? Vous posez exactement la question comme il le faut. C'est-à-dire que c'est précisément parce qu'on a plus d'impôts, plus de dépenses et moins de services publics, c'est précisément parce qu'il y a une crise démographique juste très rapidement et parce qu'on désindustrialise qu'il faut un état performant. Pour bien comprendre les défis, on a ce défi écologique devant nous qui nécessite beaucoup d'investissement. On a le défi numérique qui est colossal de la quantique, de l'IA. Exaltant, passionnant mais aussi dangereux, donc stimulant. On a le défi démocratique. Comment montrer que la démocratie c'est plus efficace que l'autoritarisme ? Que les empires extérieurs qui nous menacent ?
Comment on s'en protège ? On a le défi démographique. Nous faisons en France, vous vous rendez compte, en 10 ans, on fait 15%, c'est même 25 % d'enfants de moins en 15 15 ans, oui, tout à fait. Et vous entendez les gars du RN, les gars de gauche qui vous disent qu'on va pouvoir revenir au Trente Glorieuses c'est la faute de l'immigré, l'autre c'est la faute du patron. Mais ce n'est pas possible. Le système même reposer sur une base très large. C'est-à-dire qu'on faisait de plus en plus d'enfants, il y avait plus de 4 actifs par retraités, et on maîtrisait l'immigration qui était une immigration de travail. Or aujourd'hui, il y avait un pilier démographique, on faisait des enfants, il y avait un deuxième pilier moins important mais c'était l'immigration, moins de 80 000 immigrés par an
qui venaient pour travailler l'année dernière 400 000 titres de séjour supplémentaires 17 % seulement pour le travail 83 % qui sont une immigration de peuplement. Et on faisait des gains de productivité, on n'a plus tout ça. De peuplement, vous voulez dire familial ? Oui, oui, de peuplement. C'est une immigration qui ne vient pas pour Bruxelles, mais qui vient pour préciser vos propos. Qui peuple le pays, c'est technique. Et donc là-dessus, qui vient parce que du regroupement familial, parce que c'est ce qu'on appelle l'immigration de peuplement. Donc là-dessus, on n'est plus dans les Trente Glorieux. C'était magnifique, mais l'État-providence est mort. Ça ne peut plus fonctionner. Mais alors à partir de là... Donc, il faut faire ce que d'autres pays ont su faire.
Libérer le pays ? Ben oui, bien sûr. Libérer toutes les contraintes, libérer de la surcharge fiscale, libérer de la dette. Prenons un exemple. Pourquoi cette année avec mes impôts, vos impôts, nous allons tous, qu'on ait des impôts directs ou indirects, tout le monde en paye, au moins par la TVA, on paye sept fois plus pour les seuls intérêts de la dette de l'État que pour le budget de la justice. On n'a pas de place de prison, on a des multirécidivises dans les rues, etc. Donc ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il faut réorganiser totalement les pouvoirs publics. Il faut décentraliser, il faut débureaucratiser, il faut déréguler. Que aujourd'hui, si on arrivait en baissant les dépenses, moi j'ai proposé un plan de 80 milliards de baisse la première
année pour être au moins 200 milliards par an en fin de quinquennat, on serait encore le pays qui dépense le plus. Donc c'est déjà trop raisonnable. J'essaie de trouver pour aller plus loin. Et si on serait à 50 % de dépenses du PIB, et l'idée c'est de rendre 60 % en pouvoir d'achat direct, c 'est-à-dire cotiser moins pour gagner plus, et les 40 % restants pour moderniser l 'appareil d'État, le numériser, etc. Je Je vais vous prendre un exemple. Prenons pour ceux qui nous regardent, c'est très important, et pour comprendre votre logique et les fondements de votre programme, un domaine précis. Le logement. Comment vous libérez le logement ? Combien de lois, combien de règlements on a ? On a l'ESERFA, on a la loi SRU. On a le DPE, c'est le diagnostic de performance énergétique,
on pourrait préciser aux téléspectateurs qui sans doute le connaissent. Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez tailler dans tout cela ? Bien sûr. Merci de souligner ça. Vous avez oublié le zéro artificialisation nette. Vous avez oublié l'impôt sur la fortune immobilière. Vous avez oublié le fait que le seul impôt local, aujourd'hui, directement pilotable, c'est le foncier bâti. Donc il faut bien comprendre que plus on a administré le logement par des contraintes, des normes, des prélèvements, des pénalisations des propriétaires. Moi, on a fait le logement neuf. Vous parliez de Pompidou tout à l'heure. Aujourd'hui, on a combien ? 280 000 logements neufs contre combien il y a 30 ans ou 40 ans ? Vous parliez de Pompidou. Pompidou meurt, le président Pompidou meurt en 1974.
On doit être 54 millions d'habitants. Vous l'avez consacré à un livre. J'ai écrit un livre avec Christophe Tardieu sur le grand président Pompidou. La France produisait quasiment 500 000 logements neufs supplémentaires. On est aujourd'hui à 200 180 000. Et on nous parlait d'un choc. Ben oui, il y a eu un choc dans l'autre sens, mais c'est tellement évident. Vous créez des contraintes sur ce qui est désiré. La pénurie crée l'envolée des prix du loyer et on interdit certains logements. – Mais alors vous, quelles mesures faites ? – Déjà le DPE n'a aucun sens. Aujourd'hui… – Ah oui, donc vous y allez à la broyeuse, je ne sais pas, ou à l'élagueuse, vous mettez tout ce que vous voulez, c'est-à-dire que tout ce – Je ne vous ai pas dit la tronchonneuse.
– Si on veut qu'il y ait des locataires, il faut qu'il y ait des propriétaires. Si on veut qu'il y ait des salariés, il faut qu'il y ait des entreprises. Si on veut qu'il y ait du revenu, il faut qu'il y ait de la production. Donc on va remettre les choses dans le bon ordre. Et pour que tout ça existe, il faut que le pays et le pouvoir… – M. Lissena, c'est 40 ans, 50 ans de règle, d'habitude, de loi, de normes, d'empilement. Et vous allez venir avec… Sans doute, on vous fait crédit de cette volonté pour tout perturber. – C'est une révolution du bon sens, oui. Oui, c'est une révolution qui parle de la réalité du terrain. Oui, on va… Pourquoi il y a-t-il aujourd'hui une norme qui vous oblige à défricher votre forêt et une norme qui vous empêche de défricher votre forêt ?
Et après, on pleure sur les incendies. – Et tous ceux qui sont attachés à un État – La Providence, qu'est-ce que vous leur dites ? – Je leur dis qu'ils peuvent être attachés à un souvenir du passé, mais qu'on va inventer un système qui sera aujourd'hui performant au XXIe siècle. Le plus dur dans la vie, ce n'est pas de comprendre les idées nouvelles, c'est d'échapper aux idées de l'ancienne. Et aujourd'hui, moi, j'y vois un grand motif d'espérance. Le monde entier avance, le monde entier progresse. Il y a des technologies qui arrivent qui sont phénoménales. Elles vont nécessiter beaucoup d'investissement, beaucoup d'innovation. Si on ne retrouve pas un niveau en mathématiques, si on ne retrouve pas un niveau en expression française, si on n'apprend pas à nos jeunes
à décoder le monde, on n'y arrivera pas. Et nous, on est en train de parler encore, de prolonger, de rafistoler un système qui ne fonctionne — Vous dites qu'on garde sous perfusion un État -providence. Mais comment vous faites ? Comment vous faites pour motiver des fonctionnaires alors en disant que vous allez tailler dans le maquis ? — Mais c'est eux-mêmes qui m'invitent à ça. Ils n'en peuvent plus, les fonctionnaires. — Ils se font harakiri eux-mêmes ? Mais pas du tout. Parce qu'aujourd'hui, le nombre de fonctionnaires qui sont dans le mal-être, qui ne sont pas bien payés, on n'a jamais autant eu de services publics, de fonctions publiques, on n'a jamais aussi peu eu de services publics sur le terrain, on a des infirmiers malgré le Ségur, des profs qui sont moins bien payés
que la moyenne européenne alors qu'on paye plus d'impôts et qu'il y a plus de dépenses. Si vous voulez des infirmières et des infirmiers mieux payés, si vous voulez des policiers nationaux la nuit après 1h du matin, ce que l'on n'a plus malheureusement dans nos villes, si vous voulez des gardiens de prison respectés et lutter contre la corruption dans les prisons, si vous voulez des greffiers si vous voulez des enseignants bien payés il faut qu'il y ait moins de bureaucrates, pour qu'il y ait moins de bureaucrates il faut qu'il y ait moins de bureaucratie donc je vous assure que je Je reçois nombre d'exemples d'absurdité de fonctionnaires. Et dans votre ville, vous avez moins de fonctionnaires mais mieux payés aujourd'hui ? Bien sûr, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure.
Ils sont mieux payés. Après, vous en trouverez toujours qui râleront, il suffit. Mais objectivement, oui, ils Et il y a plus de rémunération qu'avant, malgré les rigidités qu'on affronte. Et on pouvait tellement libérer les statuts, etc. Et il y a bien sûr un motif d'espérance. Regardez les Pays-Bas. Les Pays-Bas, c'est un pays où il y a une très forte d'administration, où on a une couverture sociale de soins une couverture sociale qui est supérieure à la nôtre c'est-à-dire qu'il y a une couverture des soins de 99 ,8 % c'est-à-dire au moins 5 points de mieux que la nôtre. On est mieux soigné aux Pays-Bas. En France, on dépense beaucoup d'argent, mais il y a celui qui connaît le directeur de l'hôpital et celui qui ne le connaît pas, de plus en plus.
C'est comme ça la réalité en France, malheureusement. L'égalitarisme tue toujours l'égalité, tout le temps. C'est ce qui se passe dans l'école. On est en train de trahir les jeunes, les plus pauvres. La liberté, c'est pour les plus modestes. Et aux Pays-Bas, ils ont une dépense publique par rapport à la richesse produite de 45%. On est à 57%, 12 points d'écart, 12 points d'écart, c'est 350 milliards d'euros. Imaginez qu'on arrive au niveau des Pays-Bas. C'est-à-dire qu'on ait le même niveau de performance publique, qu'on rend les deux tiers de ça ou 60 % aux Français en pouvoir d'achat direct. Directement. Mais pourquoi on n'est pas plus idiots que les Hollandais ? Ils ont connu le feu vide les Hollandais. Ils ont connu... Ils ont Détroit-Dormou, ils sont concernés.
La guerre d'Ukraine estime dans son livre qu'un tiers des fonctionnaires ne sont pas utiles. Si vous voulez... Je ne sais pas si c'est un tiers. Je réfléchis... Moi, j'avais commencé par 12%, on peut être à 20%. Le tout, c'est donner du sens aux missions. On ne va pas renouveler tous les départs à la retraite. Il y aura des départs volontaires. On va les manager. Une des premières mesures que je prendrai, il y aura un DRH de l C'est qui le DRH de l'Etat ? C'est pas le président. Il y a une grande direction des ressources humaines, en tout cas il y a des dépenses de ressources humaines avec des pourcentages inouïs, entre 4 et 8%, complètement fou, n'importe quelle boîte qui fait ça, vous changez toute la DRH, ça c'est sûr, mais il n'y a pas de DRH, il n'y a pas de responsabilité.
Et donc remettre la responsabilité individuelle à tous les niveaux. Il y a plein de forces au vie. Pourquoi penser que les fonctionnaires voudraient entretenir un système où ils sont moins bien payés, où on dilue leur responsabilité ? Il faut redonner du pouvoir aux fonctionnaires. – À vous entendre, et vous avez employé cette expression, vous êtes la voix du pays réel, le candidat. – Si vous le ressentez, tant mieux. – Non, c'est vous qui l'avez dit. Je cite votre phrase. Vous avez dit « je suis le candidat du pays réel ». – Mais en tout cas, il est vrai que… – Vous savez que cette expression, on vous la reprochait ? – Pourquoi on me la reprocherait ? C'est beau le pays réel. La France réelle, elle est très belle. – Non mais c'était la France insoumise qui…
parce que vous avez emprunté une expression utilisée par… – Par Victor Hugo. – Et par Charles – D'abord par Victor Hugo, dans Les Misérables. Magnifique. Le pays réel qui s'oppose au pays légal de Victor Hugo. Les demi-sachants qui reposent ça. Puis, objectivement, le pays réel, il est bien plus beau que leur fantasmée Nouvelle-France. Moi, ce qui me plaît, c c'est la belle France. C'est celle de tous ces entrepreneurs qui continuent à innover, qui y croient, de ces salariés qui ont des idées et qui aimeraient gagner mieux. De ces jeunes qui ont envie de s'en sortir, de ces retraités, qui ne veulent pas être vus que comme une charge mais qui font du bénévolat. On a 24 millions de bénévoles en France. Vous ne croyez pas qu'on peut s'appuyer sur eux dans le sport, dans la culture, etc.
Moi c'est ça qui me plaît. C'est ça la belle France. C'est un pays merveilleux. Aujourd'hui il faut le libérer. Alors il y a cette belle France. Il y a la nouvelle France. La grande France. La grande vous voulez incarner la grande France Jean-Luc Mélenchon parle de la nouvelle France Marine Le Pen fait référence à une autre France simplement vous êtes toujours dans le même état d'esprit dans le même état d d'esprit, s'il y a ce duel Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, vous ne dites jamais un bulletin pour M. Mélenchon ? Je ne voterai jamais pour Jean-Luc Mélenchon. Voilà. C'est clair. Après, je ne vais pas me laisser enfermer là-dedans. Autrement, je ne serais pas Non, mais c'est une question à laquelle beaucoup ne veulent pas répondre. Vous, vous acceptez d'y répondre ? Ah oui, bien sûr.
Pour moi, aujourd'hui, il y a une dérive très très lourde, très très grave. Je le reconnais des qualités d'homme politique. C'est-à-dire qu'il a un concept, la Nouvelle France, et il essaie de créer une dynamique sociologique autour d'une offre politique, une proposition politique, mais il y a trop de dérives antisémites, qui est un racisme et je ne supporte pas le racisme, c'est-à-dire de juger quelqu'un, non pas pour ce qu'il fait, mais pour ce qu'il est, c'est une abjection. Il est une dérive totalement indigéniste ou wokiste, qui sépare les gens. Il fait du marketing politicien. Ça ne m'intéresse pas tout ça. Moi, je veux les combattre. Je pense qu'il y a une forme de... Il est très étatiste, très autoritaire. La République, c'est moi.
Non, non, non, non, il n'y a pas une personne qui peut être la République. Ça révèle des travers très néofascistes. Mais donc, pas un bulletin pour lui, donc forcément un bulletin pour son éventuelle opposante. Ça sera un bulletin pour moi, je l'espère, si c'était contre lui. Ou pour vous, sinon pour Marine Le Pen. Ce qui fait dire à certains que vous pourriez même être... On n'a pas ce qu'il être ministre de Marine Le Pen. Pas du tout, monsieur Lissner. On va parler beaucoup d'au fond. Je vous pose une question qui n'est pas une question dénuée de tout... Tout à fait. Je vous parle de l'océan. Ne me parlez pas du mal de mer, s'il vous plaît. Et je veux donc qu'est-ce qui est d'éviter d'avoir ce mal de mer ? Donc je voterai contre tout candidat, contre Jean-Luc Mélenchon,
y compris pour un macroniste. Vous voyez jusqu'où je vais ? C'est dire l'audace. Y compris contre un macroniste. Y compris pour un macroniste contre Jean-Luc Mélenchon. Après, je préférais que ce soit moi. Si ce n'est pas moi, que ce soit Bruno Retailleau. Vous avez parlé du mal de mer. Parfois, on a le mal de mer en voyant cette campagne. C'est un peu le bateau qui tangue. Il y a différents sujets. On va vers des sujets plus « identitaires » sur le voile. Je vous pose la question parce que je me souviens que vous allez me corriger si ce n'est pas le cas. Vous avez été le premier maire de France à avoir interdit. Là, je parle du Burkini sur les plages. Le voile a fait son retour dans le débat public et politique. Ségolène Royal, hier, à cette place, nous a dit que ça suffit.
Elle m'a dit je ne veux pas répondre à cette question. Ça suffit des débats qui ne sont pas à la hauteur d'une campagne. Elle dit moi, je veux une France tranquille et j'en ai marre de ces sujets qui fracturent. Vous êtes d'accord avec elle ? La France tranquille, ça ne veut pas être la France des islamistes. pardon et puis la France tranquille c'est vraiment le slogan on a bien vu l'alluse on a bien vu l'allusion bon bref ce que je veux dire c'est que Ségolène Royal devrait être interpellé par quand même la question féministe. Comment peut-on accepter qu'il y ait ainsi une séparation du corps de la femme ? Alors moi sûr, je ne parle que je trouve que ce débat, où elle n'a pas tort, c'est qu'il faut relancer la prospérité. Il faut retrouver une ambition éducative.
Qu'il faut s'attaquer aux racines du mal et qu'il y a plein de formes de voile. Et des compatriotes musulmans ne comprendraient pas la personne âgée ou la personne qui bosse, qui est sérieuse, qui a son petit voile traditionnel. Vous voyez, ce n'est pas la même personne que celle qui met une tenue ostentatoire, identitaire et politique et islamiste. Il faut vraiment fracasser, détruire, s'attaquer aux dynamiques islamistes qui s'attaquent à la République, qui s'attaquent aux Français de toute confession, aux Juifs, aux Chrétiens, aux Musulmans, aux Athées, aux Agnostiques, etc. Ça, c'est une évidence. Mais en l'occurrence, quand même, même s'il est voulu, c'est une soumission. La soumission volontaire, ça existe.
Et il est quand même vital de se battre pour l'égalité homme comme femme, déjà il faudrait commencer par l'interdiction. Vous dites le mot c'est trop tard ? Je ne sais pas. Je vous le dis clairement. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des endroits où on aurait pu l'interdire sur les plages. Le RN à l'époque a dit ça c'est gadget, ça me fait rire quand je les entends maintenant. Les mêmes qui donnent des leçons, y compris d'ailleurs qui souvent étaient... Certains ils sont au RN, ils voient des traîtres partout, mais enfin il n'y en a pas longtemps, ils étaient à l'UMP, même ils étaient à l'UDF avant, votre invité précédent, M. Chenu. Donc il va là où le vent porte. Moi je vais là où sont mes convictions, et elles sont constantes en ce qui me concerne.
Le deuxième élément, il y a des lieux qui sont... L'école doit être sanctuarisée, c'est le cas par la loi. Le collège, le lycée, l'université. Je pense que dans l université, on doit échapper à... Revenir sur l'interdiction de la VAIA vous a fait sursauter. Non mais tout ça, c'est insupportable. Deuxième élément dans les accompagnements scolaires. Je pense qu'on doit considérer les accompagnants et les accompagnantes scolaires comme des supplétifs d'éducation nationale. Donc on n'est pas là pour infliger des signes ostentatoires, quels qu'ils soient, de religion. Et surtout qu'il y a une dynamique islamiste, chaque mot est important, qui veut asservir dans notre pays. C'est une réalité, tout l'occident. – Et ce sera presque la dernière question, j'en ai encore une,
je voudrais vous faire réagir à la campagne de monsieur Attal et aux opérations de communication. Mais comment on crée aujourd'hui de la concorde nationale – C'est une très bonne question. – Je vous remercie, mais comment on crée ? – Oui, mais écoutez, j'attends la réponse. – Il y a deux finalités à l'action politique, la dignité individuelle et l'unité nationale. Je crois qu'on l'a créée par la prospérité. Aujourd'hui, on a un système qui est injuste. Il y a du déterminisme social. On a tellement collectivisé le pays, socialisé le pays, que les plus pauvres restent souvent pauvres. Et c'est pour ça qu'il faut libérer les forces de production. C'est pour C'est pour ça qu'il faut en finir avec la sur-réglementation, etc. Le deuxième élément, c'est par la sécurité.
Aujourd'hui, ne pas se faire agresser dans la rue quand on est dans un quartier populaire, etc. C'est fondamental, condition de la liberté. Le troisième élément, c'est d'avoir une ambition, de retrouver, de redevenir une grande puissance éducative, une grande puissance scientifique. Et on a tout pour le redevenir. Si on libère l'école, si on remet les fondaments tout le matin, si on pratique les compétences douces l'après-midi, si on libère l'école de l'idéologie, vous vous rendez compte, il y a des cours d'empathie maintenant. À vous écouter, on est sûr que vous êtes sur votre ligne, sur vos chemins, que vous ne dévierez pas, que vous ne vous rangerez pas derrière un candidat. Non, non, non, ça m'intéresse pas, vraiment. Je respecterai le choix des habitants, des électeurs,
des citoyens dans toute compétition. Mais je ne cherche pas des points retraite ou ni un CV. Tout va bien de ce point de vue-là. J'ai envie de faire gagner cette grande France. Légère, si je puis dire, on fait un tour par les bistrots Mais les bistrots, moi, je n'ai pas besoin de campagne pour faire un tour par les bistrots.
Malheureusement, il y en a de moins en moins, mais cette France dit bistrot, elle est magnifique. Mais ce n'est pas non plus les bistrots de la com, quoi. C'est... Enfin, je pense qu'on décèle tellement en tant qu'habitants ce qui relève de l'élément de langage, ce qui relève de la trappe-couillon. C'est insupportable, quoi. C'est insupportable. Aller dans un bistrot, même s'il y a des caméras pour mais ça doit être naturel, mais quel bluff, c'est fake, c'est faux, je ne sais pas si je le dis bien, mais voilà, vive les bistrots évidemment, mais les bistrots on n'est pas obligé de les mettre en scène avec des conseillers en com, les choses peuvent être spontanées, elles peuvent être joyeuses, elles peuvent être sincères, la sincérité. Merci M. Lissard, lui est spontané, il est sincère,
David Lisnard