UN TRI DES MÉDIAS ? LA POLÉMIQUE MÉLENCHON
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La France insoumise choisit-elle ses journalistes depuis la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon du 23 février face au nouveaux médias que vous pouvez d'ailleurs retrouver sur notre Instagram les questions posées par notre journaliste Lisa Lap qui était sur place. Les accusations contre la France insoumise sont lourdes. La SNJ CGT a accusé la FI d'entraave à la liberté de la presse et de faire le tri des journalistes.
Du côté de l'ONG reporter sans frontière, on accuse Mélenchon d'atteinte au droit à l'information des citoyens. On en parle tout de suite avec notre chroniqueur politique Paulc et Antoine Antoine Chusville, secrétaire national de la SNJ. Bonjour Paul, bonjour Antoine, merci d'être avec nous.
Bonsoir. Oui, c'est mieux. Euh déjà, je veux une question euh une question assez simple.
Comment vous analysez cette situation euh chacun d'entre vous ? Est-ce que vous êtes d'accord sur ce qui a été dit dans l'introduction ? ce que ce que disent les diverses organisations.
Euh je peux commencer si si vous si vous voulez. Non, je ne suis pas je pense que ce procès en inte l'information est un peu ridicule mais est surtout révélateur d'une forme de corporatisme he journalistique qui est à interroger tout simplement parce que ce qui m'intéresse finalement dans cette réaction c'est que cette réaction est assez partagée à peu près partout quel que soit comment dire les les plateaux on a eu ce discours également que ce soit sur BFM ou jusque au SN SJ CGT, je tiens à dire que je ne suis vraiment pas antisyndical, je suis moi-même adhérent à un syndicat. En l'occurrence là, CGT dans un autre domain, celui de de l'université.
Mais bon, je je ne suis pas convaincu hein par cette attaque et je pense qu'il y a d'ailleurs dans notre pays he des attaques bien plus grandes contre la liberté d'information et qui ont à voir avec le pouvoir d'État. Je crois d'ailleurs que vous avez défendu par exemple Arian Lavrilleux quand elle a été mise en garde à vue par la DGSI et que ça hein c'est un problème en terme de liberté d'information et que la question d'un événement qui a été mis en live moi j'ai regardé l'événement en direct en terme d'entrave à l'accès de l'information ça me semble un peu ridicule. Antoine elle a vous en pensez quoi ?
Est-ce que c'était un filtrage de journaliste cette conférence de presse ? Cette conférence de presse qui était donc réservée au nouveaux médias. Elle a été annoncée publiquement le jour même, le lundi lundi dernier, il y a deux jours par un communiqué de Jean-Luc Mélenchon où il annonce clairement euh faire le le tries.
Euh il désigne euh les journalistes de télévision, les journalistes de la presse écrite traditionnelle. Donc en gros, il désignent les médias traditionnels en les traitant d'irresponsable euh en les accusant de connivance avec avec l'extrême droite et donc il considère qu'il n'a plus envie de de parler avec eux et donc il préfère travailler avec d'autres médias et ouvrir sa conférence de presse à d'autres médias. Pourquoi nous ça nous choque ?
Euh et pour il se trouve qu'on avait sorti un communiqué à peu près identique sur le filtrage des journalistes contre Emmanuel Macron et Jean-Michel Holas 8 jours avant. Donc en fait c'est ces communiqués là, malheureusement on les sort depuis de nombreuses années et contre toutes les formations politique qui ont la tentation parce qu'elles l'ont toutes à un moment qui ont la tentation de d'interdire l'accès à leurs événements à les universités d'été ou les conférences de presse à des journalistes. Alors parfois c'est tous les journalistes, parfois c'est les journalistes de certains médias, parfois c'est un journaliste à l'intérieur des médias mais bon le le le résultat est le même.
Filtrer les journalistes parce qu'on a un contentieux avec eux. On sait où ça commence, on sait pas où ça s'arrête. C'est pour ça que euh il y a une réaction plutôt unanime de la profession euh c'est que si on accorde au pouvoir politique la possibilité de choisir ses interlocuteurs et de choisir ses journalistes, c'est un recul pour l'ensemble du journalisme et c'est un c'est c'est un recul démocratique à notre sens.
Le la question de l'accès des journalistes devrait être un donc un droit à chaque événement politique selon vous. Nous, on a une une charte d'éthique professionnelle qui liste les devoirs des journalistes qui sont importants. On pourra y revenir éventuellement, mais aussi les droits des journalistes pour que les journalistes fassent bien leur leur travail d'information, qu'ils informment le public sur l'ensemble des sujets d'intérêt général, bah il faut qu'ils aient accès à toutes les sources qui nourrissent les débats d'intérêt général.
Et honnêtement, une conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon sur plus d'une heure et demi, vu le contexte politique qu'on connaît, ben ça intéresse évidemment beaucoup de médias, tous les médias, pas que les nouveaux médias. et à refuser euh l'accès à cette conférence de presse à euh des chaînes de télévision, des agences de presse, des euh quotidiens nationaux. euh c'est euh c'est effectivement filtrer les journalistes.
On pourrait comprendre par exemple que que que certaines formations politiques ne veulent pas de ne veulent pas de de de médias qui par exemple les attaquent régulièrement ou qui sont euh très euh véhémment euh contre la France insoumise, je précise parce que euh ces dernières semaines, on a eu une campagne médiatique assez assez assez ciblée sur la France insoumise, hein. Mais on pourrait comprendre que par exemple il il il veut il il pas qu'il refuse l'accès mais qu'il qu'il ne ne vont pas les inviter quoi. Oui mais dans ce cas-là on peut enfin pardon Paul dans ce cas-là on peut on peut autoriser n'importe quelle organisation politique à rendre Persona non grata des journalistes qui ont réalisé des enquêtes sur ce parti.
Par exemple Emmanuel Macron, il pourrait dire "Écoutez l'humanité me tape dessus depuis 10 ans assez violemment. L'humanité c'est fini. Je leur interdit l'accès aux conférences de presse à l'Élysée.
Bon bah évidemment on serait vend debout on serait vend debout contre ce type de pratique. Idem pour Jean-Michel Holas qui au cours de sa campagne pour les élections municipales à Lyon trie les journalistes, les médias en fonction de critères qui sont pas très clairs. Il dit voilà il y en a certains qui sont agressifs, méchants avec moi, je veux plus les voir.
Non, c'est pas comme ça qu'on travaille. Euh quand on est démocrate, on on laisse l'ensemble des courants de pensée, l'ensemble des médias travailler. Bon, encore une fois, moi je mettrai pas hein sur le même plan la question de gens qui sont au pouvoir, c'est-à-dire qu'ils sont à la tête de l'État, hein, ce qui est, on va dire un mastodon administratif et outil de répression assez régulier euh comment dire et dont l'action doit être euh sous la vigilance hein de la société, donc du journalisme et de toutes sortes de commentateurs parce que la question de la transparence dans le fonctionnement des institutions et de l'accès à l'information est effectivement un droit.
Le problème hein et vous avez parlé de déontologie, c'est que cette question hein d'avoir accès euh comment dire euh aux enfin aux événements de presse que telle ou telle partie pose, je serais peut-être d'accord qu'il faudrait que ce soit respecté à condition hein d'avoir une véritable euh comment dire possibilité de contrôle déontologique de la profession. Or, et c'est ce que j'observe, il n'y en a pas à part sous la forme d'une autorégulation professionnelle. Et c'est ça le problème.
Je tu as cité euh tout à l'heure la déclaration de du du directeur général de RSF qui dit "Queles que soient les griffes de Mélenchon, je cite hein euh contre tel ou tel média, ce qui doit prévaloir, c'est la boussole du journalisme, celle de son honnêteté, son indépendance et son pluralisme." Or, je pense que justement, que ce soit son honnêteté, son indépendance ou son pluralisme, ce sont trois choses qui sont parfaitement contestables. Parfaitement contestables en terme d'honnêteté.
He de nombreux exemples pourraient être donnés mais simplement sur le point de vue théorique le fait que il n'y a pas une instance par exemple indépendante he de régulation de la profession en terme de déontologie qui pourrait composer des chercheurs, des journalistes, des gens qui sont dans ce milieu. On pourrait donner l'exemple de l'ARCOM par exemple sur l'audiovisuel qui est en fait une agence avec des haut fonctionnaires dont très peu ont un véritable lien avec la profession et donc sont généralement inutiles pour régler les problèmes qui se posent sur l'audiovisuel. Deuxièmement, son indépendance.
Bon, je on pourrait en débattre des heures, mais la question de la concentration capitalistique dans les médias pose un véritable problème. Et sur le pluralisme, on pourrait quand même s'étonner qu'avec autant de chaînes, autant de médias, on est une logique commerciale, enfin une logique sociale, moi je ne blame pas les individus qui fait que au final tout le monde parle à peu près de la même chose, à peu près de la même manière en même temps. Et ça c'est une question qui d'ailleurs intéresse les sens sociales.
He moi je suis comment dire en train de faire ma thèse en sociologie pas sur ce sujet. Enfin, c'est quelque chose de longuement étudié et qui pose question et qui est souvent hein peut euh discuter euh et on retrouve du coup des respects comme ça un peu corporatif de nous les journalistes, nous sommes le pied de la démocratie et je pense que c'est faux. Je pense que l'accès à l'information c'est un pied de la démocratie, la transparence ça allée et que voilà, il ne faut pas confondre l'état actuel de l'organisation médiatique en France et la réalité des droits d'accès à l'information.
Est-ce que cet argument il est il est peut-être intéressant à développer pour si on part du principe que tous les journalistes doivent accéder à tout à tout à tous les événements politiques et étant donné que le journalisme n'est pas régulé forcément par une carte de presse que il l' hein mais non mais que que tous les journalistes n'ont pas de de carte de presse où est-ce que où est-ce que ça s'arrête là cette définition vu qu'il n'y a pas de de de d'instance de régulation par exemple les journalistes de frontière auraient accès aux événements politiques que souhaitent ou plusieurs journalistes d'extrême droite pourraient pourrai faire pourraient avoir accès aux événements qu'il souhaite. Bah alors pour revenir sur ce que disait Paul, il y a une instance de régulation, elle existe d'ailleurs, on la cite dans le communiqué euh qu'on a publié lundi et on invite la France insoumise à saisir cette instance de régulation, ce qu'elle fait parfois, je vais vous donner un exemple euh parce que nous aussi on est euh assez préoccupé par euh par les erreurs déontologiques et par les les fautes qui peuvent être commises par les journalistes. Il y a quelques semaines, il y a eu une interview sur France Interre et simultanément sur France Infotélé de Manuel Bompard effectué par une journaliste de France Télévision qui a abordé la récente élection du maire de New York.
Voilà. Ou en en posant des questions Emmanuel Bpart dans dans lesquelles il y avait des erreurs, il y avait des affirmations absolument inexactes. Donc le le coordonateur national de la France insoumise a rectifié ces informations par ensuite il y a une saisine du conseil de déontologie et de médiation qui est une instance tout à fait indépendante où il y a trois collèges, on va y revenir après mais il y a un collège réglé par la profession elle-même, vous êtes d'accord ? régulé par la profession elle-même.
C'est ça que Non non non, il y a il y a aussi un collège public citoyen. Il y a un/ers des membres de ce de ce conseil déontologique qui sont des non journalistes qui vient d'une il faut le dire d'une initiative par des médias de créer cette instance. Oui.
Des syndicats de journées. Je je je le reconnais. Effectivement, c'est une c'est une instance d'autorégulation si vous voulez.
C'est voilà qui est porté effectivement par une partie de la profession mais qui est ouverte à l'ensemble du public. Et cette cette instance a travaillé sur cette entrevue et à considérer dans un avis euh public hein que vous pouvez consulter CDJM voilà euh que cette cet entretien avec Manuel Montpard n'avait pas respecté les règles déontologiques de la profession et donc effectivement a plutôt épinglé euh le travail de l'audiovisuel public ce jour-là. Et pour nous, c'est relativement sain de pouvoir revenir à postériori sur un événement journalistique quand il a été émaillé voilà de de de faute, d'erreurs, d'inexitude.
Et c'est tout à fait normal. Le travail des journalistes, il doit être critiqué, c'est logique. Ou mais quelle a été la conséquence ?
à part la reconnaissance du fait que effectivement cette cette personne avait comment dire tenu de des faux des propos qui étaient faux mais d'une part le mal était fait puisque la puissance de diffusion de l'information et c'est ça le problème de l'absence d'une régulation réelle de la profession c'est que une fois que la la l'information la fausse information ou l'erreur tout simplement parce que l'erreur est humaine encore une fois moi je blame personne euh comment dire et et une fois qu'elle est délivrée bon la possibilité de revenir ou sur sur les sur la chose est très limité. On arrive régulièrement à voir un certain nombre de fausses d'informations dans certaines chaînes de télévision qui sont balancées et puis une rectification sous la forme d'un petit communiqué sur des réseaux sociaux par exemple hein. Et c'est un de poids de mesure qui est assez hallucinant.
Donc moi je continue de penser que le j'entends le fait que le journalisme a une mission. En tout cas la profession s'est construite en essayant de s'associer au prestige que représente la question de faire vivre la transparence et l'accès à l'information. Je regrette cependant que les conditions hein parce que de son exercice ne sont pas aujourd'hui réunies pour que ce soit le cas et que je comprenne du coup les organisations politiques ne veuille pas effectivement accueillir tout le monde par exemple frontière hein.
Je rappelle, certains se vendent d'avoir une carte de presse. Ce sont des gens qui font des reportages par exemple dans des villes suprémacistes en Afrique du Sud qui sont interdites aux gens qui ne sont pas blancs et appellent ça du journalisme hein avec une espèce de de goût pour cette promotion d'idées xénophobe, racistes, homophobes, tout ce que vous voulez. Bon ou qui font des cartographies en ciblant les individus, en leur associant des choses.
Moi je sais, je suis dedans. Donc je pense quand même que il y a un vrai problème à ce niveau-là. Et il y a une 2uxè question, on a peut-être pas le temps, mais il faudrait regarder la condition, hein, euh, comment dire, sociale de l'exercice du journalisme.
Ça, je pense qu'on serait d'accord avec vous. Et moi, je pense que les syndicats journalistes, au lieu en permanence de faire des équivalences entre euh le fait que un tel critique le journalisme et que l'État vienne réprimer des journalistes, devrait se concentrer sur encore une fois l'exercice de cette profession qui est marqué par une précarité immense, hein, des CDD, des petits contrats, des fraudes à l'embauche et cetera. C'est notre combat quotidien aussi hein.
Je je l'entends. Je vu la pression qui a été mise sur les erreurs journalistiques là, je vais rectifier quand même un petit quelque chose dans l'introduction. J'ai parlé de de du SNJ CGT et ensuite je vous ai présenté mais vous mais je précise que vous n'avez vous n'êtes pas secrétaire national du SNJ CGT, vous êtes secrétaire national du SNJ.
C'est c'est c'était pas faux parce que par ailleurs le SNJ CGT qui est un autre syndicat journaliste qu'on connaît bien avec lequel on travaille a lui aussi fait un communiquéou pour ne pas n'induire personne en erreur. Je vais faire le chemin dans l'autre sens. Le le le ça peut se comprendre peut-être d'un point de vue journalistique aussi que de l'extérieur on se dit les journalistes mainstream réclament juste une égalité de traitement entre eux et les médias ind. ce qui ce qui ce qui ce qui peut se comprendre dans un contexte où c'est une force politique majeure qui organise une conférence de presse.
Ouais. Mais on pourrait penser que justement cette égalité n'a pas lieu d'être puisque vous avez d'un côté des gens constitués qui ont déjà hein un une audience, des habitude, une reconnaissance et d'autre part des petites comment dire structures qui n'ont pas du tout hein cette capacité à obtenir pour ce qui est de la télévision par exemple le accès à un canal qui est un bien public hein et que certains utilisent d'une manière à mon avis tout à fait détournée et malhonnête. Je pense à ces news mais je pourrais citer d'autres chaînes et et je pense que pourquoi garantir une forme d'égalité alors que ce ne sont pas du tout comment dire des structures qui sont à égalité en terme de de l'accès à leur possibilité de faire ce travail de critique et cetera.
D'autant plus que je le dis, moi je ne suis pas j'ai fait des médias indépendants, je suis intervenu, il y a toute forme de de de type hein de ces de ces nouveaux médias. Et je pense qu'il y en a qui ont des formes tout à fait critiquables et que il serait intéressant d'ailleurs hein d'avoir des débats sur bah quelles sont les limites hein à part Média part, la réussite d'un travail d'une d'un média indépendant qui financièrement arrive à se stabiliser. On voit bien que on est loin quand dire nous aussi hein ici au on a des difficultés, il faut venir nous aider. il y a il y a des questions qui se posent.
Donc moi je suis pas encore une fois hein euh team médiendant contre je dis juste que il y a des problèmes qui se posent et qu'encore une fois la question c'est pas les personnes hein même s'il y en a que euh qui sont euh parfaitement abject euh quand dira dire la question c'est vraiment les logiques sociales d'organisation de la profession dans le monde tel qu'il est et c'est ça ma seule critique je m'arrête là-dessus vraiment promis c'est le fait que souvent hein on a des condamnations assez c'est vrai he tous les communiqués ont dit c'est horrible le traitement qui se passe de la France assou d'accord mais enfin les mots si s'ils ne permettent rien à part exprimer les indignations, généralement, ils n'ont ils ne servent pas à grand-chose. Antoine, est-ce que vous pensez qu'il y a un problème de traitement des journalistes à la FI parce que c'est pas la première fois que la corporation journalistique aussi euh soulève des soucis à la France insoumise notamment Olivier Pérou et Charlotte Blake de Libération. Il y a eu des soucis avec complément d'enquête aussi.
Est-ce que vous pensez qu'il y a un souci à la France insoumise spécifiquement ? En tout cas, nous on n' pas de problème euh de manière générale avec la France insoumise. On a travaillé avec eux il y a encore 3 semaines sur un projet de loi pour renforcer la protection des sources journalistiques et notamment euh pour empêcher que ce qui est arrivé à Arianne Lavrilleux, une journaliste d'investigation qui avait été placée en garde à vue à la suite de de révélation sur les agissements de l'armée française, voilà au Maghreb, au Moyen-Orient.
Bon voilà, pour éviter ce genre de situation, on a travaillé avec un député LFI pour la constituer une proposition de loi qui il y avait nous, il y avait d'autres organisations. Donc en fait, on a manifesté pour Arian lailleux avec des députés les filles, a il y a pas de problème. On discute avec cette formation politique très régulièrement.
Elle a des éléments dans son programme pour pour les médias qui sont très intéressants. D'autres avec on peut être en désaccord avec d'autres. Voilà.
Enfin, en tout cas, c'est une formation politique qu'on traite comme les autres. Et donc, comme on la traite comme les autres, quand elle se livre effectivement à euh parce que franchement le communiqué de Jean-Luc Mélenchon, j'invite tout le monde à aller le lire lundi, c'est le communiqué de quelqu'un qui sans doute vient de passer des journées difficiles. Ça je veux bien le comprendre, je veux bien l'entendre.
Enfin, c'est un communiqué dans lequel il met tous les journalistes, 90 % des journalistes dans le même panier sans nuance. En considérant que dès que son employeur est un milliardaire, forcément le journaliste en question travaille mal. Enfin, c'est c'est c'est vraiment à mon sens un très mauvais communiqué.
Euh donc on ça on on se devait de réagir et c'est pour ça qu'on a réagi. Mais et à chaque fois que il y a eu euh voilà des des dérives euh des attaques contre les journalistes et contre ce que nous on considère être la liberté de la presse, on a réagi mais euh il y a absolument pas de de problème particulier avec cette formation politique. En tout cas, merci beaucoup à vous deux, Paulc et Antoine Chusille d'avoir été avec nous ce soir. on continuera de de parler de ce débat parce que nous spécifiquement au médias, on est justement dans une dans un dans un d'une volonté de continuer de travailler en étant indépendant et c'est pour ça qu'on a besoin de votre soutien pour continuer à concurrencer l'empire médiatique des milliardaires et leur agenda réactionnaire, rendez-vous sur soutenez.lemlediatv.fr.
FR. C'est grâce à vous qu'on peut continuer ce combat et qu'on espère bientôt aller sur la TNT pour encore plus porter notre ligne. Très belle soirée à vous sur le média et on vous laisse avec la suite de nos programmes.
Jean-Luc Mélenchon