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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 5 mai 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprises

Crise du transport aérien : vers des annulations de vols cet été ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00ComplaisanteRéponse partielle

    Place à la politique et aux 4V. G.Bornstein reçoit le ministre des Transports, P.Tabarot.

  • 0:44RelanceRéponse partielle

    On a le sentiment d'un gouvernement français démuni, sans vision stratégique, qui gère au jour le jour.

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Sur le transport aérien... Y a-t-il un risque de pénurie de kérosène? Les compagnies devront-elles annuler les vols?

  • 2:53FerméeRéponse directe

    On va puiser dans nos stocks stratégiques?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Transavia a annulé des vols.

  • 4:19RelanceRéponse directe

    Il y a de quoi faire ça, prévenir, rembourser et proposer un autre vol?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44P.TabarotFait
    « La France essaie de garder un cap, qui a été rappelé par le président de la République ce matin, pour condamner ce qui s'est passé, notamment l'attaque cette nuit dans les Emirats arabes unis. »
  • 1:27P.TabarotChiffre
    « Le surplus de taxes est de 180 millions. Le Premier ministre a rappelé que les mesures ciblées qu'il a souhaitées auprès des transporteurs routiers, des agriculteurs, des pêcheurs, du bâtiment, ont coûté à notre pays pratiquement le double. »
  • 2:08P.TabarotFait
    « A cette heure, non. Il y a un stock qui existe pour toutes les compagnies, les plateformes aéroportuaires. »
  • 2:53P.TabarotChiffre
    « Le kérosène, c'était, jusqu'à présent, environ 25 % du coût d'exploitation des compagnies. C'est passé à 40, voire 45 %. »
  • 3:34P.TabarotChiffre
    « Transavia a annulé très peu de vols, 2 % sur mai et juin. Volotea a annulé 1 % des vols. »
  • 5:03P.TabarotFait
    « C'est ce que fait Volotea. C'est la seule qui le fait. »
  • 5:47P.TabarotFait
    « Certaines d'entre elles ont fait répercuter une hausse sur le prix du billet. »
  • 6:27P.TabarotFait
    « On discute avec les taxis. Ils ont quelques propositions et on en a d'autres. On essaie de se mettre d'accord pour que les décisions prises soient les plus consensuelles et soient efficaces pour eux. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

- D.Thévenot: Merci. - M.Lauqué: Place à la politique et aux 4V. G.Bornstein reçoit le ministre des Transports, P.Tabarot. Bonjour à tous les 2. - G.Bornstein: Bonjour, P.Tabarot. Un risque d'incertitude accru dans le Golfe, avec un conflit qui s'installe. Ca fait déjà plus de 2 mois. On a le sentiment d'un gouvernement français démuni, sans vision stratégique, qui gère au jour le jour. - P.Tabarot: Ce n'est pas le cas. Certes, la situation est mouvante en permanence. Les déclarations de la veille ne sont pas celles du lendemain,

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du fait soit du président américain, soit des Iraniens. La France essaie de garder un cap, qui a été rappelé par le président de la République ce matin, pour condamner ce qui s'est passé, notamment l'attaque cette nuit dans les Emirats arabes unis. On rappelle qu'on est dans une stratégie de défense, la défense de nos alliés sur la zone. On appelle en permanence à la désescalade, notamment que le détroit d'Ormuz puisse reprendre son trafic. Au niveau national, ça a été très bien dit par A.de Tarlé. Le Premier ministre continue à suivre quotidiennement, et même plus, chaque heure, la situation et les répercussions dans notre pays, notamment au niveau des carburants,

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notamment à la pompe, par rapport à l'idée qu'il y ait des profiteurs de guerre et des surplus. Ca a été très bien dit dans votre reportage. Aujourd'hui, le surplus de taxes est de 180 millions. Le Premier ministre a rappelé que les mesures ciblées qu'il a souhaitées auprès des transporteurs routiers, des agriculteurs, des pêcheurs, du bâtiment, ont coûté à notre pays pratiquement le double. Au niveau de l'Etat, il n'y a pas de profiteurs de guerre.

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- G.Bornstein: Il y a 2 catégories que vous n'avez pas citées. Elles sont dans votre portefeuille ministériel. Ce sont les compagnies aériennes et les taxis. Sur le transport aérien... Vous recevez les compagnies pour faire le point pour cet été, a dit R.Lescure. Y a-t-il un risque de pénurie de kérosène? Les compagnies devront-elles annuler les vols? - P.Tabarot: A cette heure, non. Il y a un stock qui existe pour toutes les compagnies, les plateformes aéroportuaires. - G.Bornstein: On va puiser dans nos stocks stratégiques? - P.Tabarot: On n'a pas à toucher à nos stocks stratégiques pour l'instant. Ce n'est pas d'actualité.

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Les compagnies et les plateformes arrivent à se fournir aujourd'hui sans grande difficulté. Le problème, ce n'est pas un problème d'approvisionnement, même si on surveille en permanence. C'est plus un problème de prix et de survie de certaines compagnies. Le kérosène, c'était, jusqu'à présent, environ 25 % du coût d'exploitation des compagnies. C'est passé à 40, voire 45 %. On est dans une crise lourde pour le transport aérien. Ce n'est pas au niveau du covid. Les compagnies essaient de se réorganiser, Notamment au niveau de leurs plans de vol. On surveille ça. - G.Bornstein: Transavia a annulé des vols. - P.Tabarot: Transavia a annulé très peu

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de vols, 2 % sur mai et juin. Volotea a annulé 1 % des vols. - G.Bornstein: Vous n'avez pas d'inquiétudes? - P.Tabarot: Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'inquiétude. On a 2 choses: permettre aux compagnies de s'adapter par rapport à cette situation, pas d'approvisionnement, mais d'augmentation du coût. La 2e chose, c'est le droit des passagers. Ca veut dire qu'en cas d'annulation, prévenir suffisamment tôt, replacer les passagers sur un vol s'ils le souhaitent ou des remboursements. C'est dans cet esprit, à la fois un équilibre pour les compagnies... - G.Bornstein: Il y a de quoi faire ça, prévenir, rembourser et proposer un autre vol?

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- P.Tabarot: Les passagers ont des droits, notamment au niveau européen. Même dans cette période difficile... S'il y a des annulations... Il vaut mieux avoir un avion plein plutôt que 2 avions à moitié vides. Ca arrive malheureusement en ce moment. Il faut se réorganiser. - G.Bornstein: Une fois votre billet en poche, une compagnie a-t-elle le droit d'augmenter le prix, de vous demander un supplément sur le prix que vous avez déjà payé? - P.Tabarot: C'est ce que fait Volotea. C'est la seule qui le fait. La question se pose. J'ai demandé aux services de la DGAC de travailler sur cette question.

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La répercussion sur le prix du billet d'avion, on peut la comprendre par rapport aux difficultés... Mais après la vente... - G.Bornstein: C'est oui ou c'est non? - P.Tabarot: On creuse la chose juridiquement très rapidement. Il y a un flou là-dessus. La compagnie dit qu'elle met maintenant, au moment de la vente du billet, un paragraphe qui dit qu'elle peut se permettre de le faire. Il faut le vérifier, mais pas au niveau national. C'est au niveau européen. - G.Bornstein: Ni Air France ni Transavia ne font ça. Aucune compagnie française. - P.Tabarot: Non.

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Certaines d'entre elles ont fait répercuter une hausse sur le prix du billet. Il faut que la hausse soit contrôlée aussi. Les difficultés, ce ne sont pas que les passagers qui doivent les porter financièrement, mais les compagnies également. Il faut partager le coût de cette augmentation du kérosène. - G.Bornstein: Autre catégorie que vous n'avez pas citée tout à l'heure, les taxis. Le gouvernement a dévoilé un certain nombre de mesures pour pas mal de professions, mais rien sur les taxis. Pourquoi n'y a-t-il pas d'aides pour les taxis, qui consomment du carburant? - P.Tabarot: On discute avec les taxis. Ils ont quelques propositions et on en a d'autres. On essaie de se mettre d'accord pour que les décisions prises soient les plus consensuelles et soient efficaces pour eux.

6:27

Il y a la question... - G.Bornstein: Ca veut dire quoi? - P.Tabarot: On doit fixer ça avec eux lundi. Il y a la question de mettre en place le compteur pour répercuter le coût sur le passager... - G.Bornstein: Vous pouvez nous dire qu'il y aura une aide sur les taxis? - P.Tabarot: Bien sûr. Les taxis sont impactés également. Je pense également aux VTC. Nous prenons en compte ces difficultés. Ce sont de gros rouleurs. Doivent-ils rentrer dans le dispositif gros rouleurs ou est-ce un dispositif à part? On doit le dire. - G.Bornstein: Il y a des marins français dans le Golfe. Il y a 800 navires là-bas. Est-ce que vous suivez les marins français? Avez-vous des nouvelles?