Marine Tondelier au débat Medef avec J. Bardella, B. Retailleau, M. Bompard, G. Attal et F. Roussel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Fait
« ça a dévissé au mouvement de la dissolution et ça a dévissé pendant 3 mois sur les carnets de commande, sur les investissement. »
- 1:51Chiffre
« Quand on dit aujourd'hui, il y a une dette de 3000 milliards d'euros, elle était à 2000 milliards d'euros au début du mandat. »
- 3:58Chiffre
« augmenter la dette de 1000 milliards d'euros en 8 ans »
- 4:36Chiffre
« il y a 9,3 millions de pauvres, il y a jamais eu autant de pauvres dans ce pays depuis 30 ans »
- 4:36Chiffre
« 42 % des personnes qui sont concernées par ça, le SMIC ou moins sautent au moins repas par jour pour des questions financières »
- 8:06Chiffre
« la transition écologique, c'est un potentiel d'emploi de 900000 emplois selon l'ADEM »
- 12:53Chiffre
« Dernier trimestre 2024 2,9 millions de chômeur catégorie A »
- 12:53Chiffre
« 5,2 millions de chômeurs en comptant le chômage partiel »
- 12:53Chiffre
« 420000 emplois vacants »
- 13:35Chiffre
« d'ici 2050, l'économie française aura besoin de 3,6 millions de travailleurs étrangers »
- 15:23Fait
« ma ligne politique, c'est l'écologie, mais que ma ligne stratégique, c'est l'antifascisme »
- 16:37Fait
« le Rassemblement national c'est facile je les pratique àan Baumon c'est une boule à facette alors ils envoient toujours le rayon de lumière à qui on devant vous c'est l'ami des patrons et puis devant moi et beaumon ce qu'ils disent vous ouvriez du pas de calé c'est l'inverse »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mais les écologistes ont toujours une attitude responsable. Il y a pas de problème. Moi, j'ai lu dans le Figaro le récit du début de votre événement et les déclarations des chefs d'entreprise. J'ai lu qu'un chef d'entreprise disait "On en a marre de fêter des pendaisons de crémaillère à Matignon." Bon, la différence c'est que nous on n'est pas invité. J'ai aussi des chefs d'entreprise qui faisaient part, c'était assez unanime, de leur inquiétude pour le contexte économique du pays. Et je rappelle que oui, monsieur Bairrou a dit que la France était donc un bateau dont la coque était percé et où les oppositions diraient en gros "Ne t'inquiète pas Simon, tout va bien se passer." Bon Simon est inquiète mais les chefs d'entreprise sont inquiets aussi et nous on est inquiet aussi. Tout le
monde est inquiet. Et ce que dit pas monsieur Bairou, c'est que ce bateau, le capitaine est Emmanuel Macron et que tout l'équipage également est macroniste. Et donc que si la solution quand ce bateau part à la dérive, c'est de laisser les mêmes aux commandes, ça ne fonctionne pas. J'ai aussi entendu monsieur Bonard, pas celui de la France insoumise, celui de Carrefour Alexandre dire que et il a pas été le seul qu'au moment de la dissolution, ça avait dévissé dans l'économie. C'est aussi le moment où ça ça enfin ça s'est emballé sur l'écart par exemple dans dans le les taux d'intérêt France-Allemagne. Ça a été un moment de rupture économique et c'est pas nous qui l'avons provoqué. C'est un président de la République qui a décidé tout seul. D'ailleurs, je crois
que monsieur Atal a été au courant après Pascal pro ce qui est quand même un problème. Donc c'est ça responsabilité. Faut pas rejeter la responsabilité sur les autres. Il faut répondre. Est-ce que et ce que je réponds surtout, c'est que oui, ça a dévissé au mouvement de la dissolution et ça a dévissé pendant 3 mois sur les carnets de commande, sur les investissement. C'est vous qui le dites. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu cette dissolution. Il y a eu le temps des élections et puis il y a eu de l'autre sur la décision que vous prenez aujourd'hui. Ce pays est une histoire. Les choses viennent de quelque part. Quand on dit aujourd'hui, il y a une dette de 3000 milliards d'euros, elle était à 2000 milliards d'euros au début du mandat. Et c'est pas nous qui étions ni président
de la République, ni à Matignon, ni nulle part dans le gouvernement. Donc je veux bien qu'on explique que tout est notre faute et comme l'a dit François Bairou hier, il n'y a pas d'autres méthodes possibles. Ça m'a rappelé Margarette Toucher. There is no alternative. C'est pas un enfin on peut pas convaincre des gens en disant bon bah en fait on n pas le choix, c'est comme ça ça ne marche pas. Et la dissolution qui a été voulue par ce président a créé une crise économique, une crise démocratique. Surtout si c'est pour faire des élections. J'entends que monsieur Bardella veut refaire une dissolution. Enfin, si c'est pour faire retourner tout le monde aux urnes et pas suivre le résultat des élections, c'est quand même compliqué. Et puis ceux qui s'occupent de la dette savent aussi que
organiser des élections, ça un peu ça ça prend un peu d'argent aussi. On entend les patrons qui réagissent. Je voulais quand même j'ai conscience que je suis partie pour moins me faire applaudir que que monsieur Rata et monsieur Atal. Mais c'est comme ça on est venu débattre et pour vous donner notre avis en toute sincérité. La première chose, c'est que j'entends sans cesse de votre bouche que l'argent est rare dans ce pays, que l'argent public est de plus en plus rare et que il faut agir sous la dette. Mais j'ai l'impression que l'argent public est rare pour tout le monde, sauf pour les aides aux entreprises. Et moi, je veux qu'on pose ce sujet. Bien sûr qu'il faut aider les entreprises, mais bien sûr qu'il faut aider les entreprises. Là, on en avait pas eu jusqu'à présent,
mais je je viens me prendre des leçons de constructivité, de responsabilité, mais ce que vous venez de faire est assez intéressant. Il y a pas de problème pour aider les entreprises, mais comment on les aide ? Est-ce qu'on peut débattre un moment de la conditionnalité des aides dans ce pays qui soit soumis à des critères de non délocalisation et je pense à des amendements que j'ai fait à la région Haute-France où tout le monde dis les écolos c'est toujours les mêmes amendements et puis même Xavier Bertrand maintenant face à Arselor se dit ça aurait peut-être pas été bête à des critères sur la parité dans les entreprises sur le sur les des critères sociaux des critères environnementaux c'est logique toutes les collectivités qui demandent des aides ont des critères
pourquoi les entreprises en auraient pas et puis je sais aussi qu'au sein des entreprises il y a des débats que vous avez conscience que certaines entreprises peut-être pas celles qui en ont le plus besoin sont beaucoup plus aidés que des plus petites entreprises et que c'est d'ailleurs la même chose dans l'agriculture qu'on entend beaucoup d'agriculteurs dire que la vie est dure et c'est vrai c'est le métier qui a le plus de taux de suicide dans ce pays. Je suis une petite fille d'agriculteur, je suis très sensible à cette détresse mais pourquoi c'est toujours les plus gros agriculteurs qui touchent le plus d'aides publics que sont des aides à l'hctare et que ce cri crève sont relativement moins aidé ? Moi, j'ai un sujet, je veux qu'on puisse se poser cette question. Et puis euh monsieur
Atal, j'ai entendu votre tirade, c'était très émouvement, mais vous ne convaincrez personne dans ce pays tant que les inégalités contribueront de s'accroître parce que augmenter la dette de 1000 milliards d'euros en 8 ans en commettant le double exploit déjà de ne pas préparer l'avenir sur le plan environnemental, c'est 43 reculs environnementaux depuis le début de l'année et on on parlera d'environnement, j'ai j'ai prévu d'autres développements plus tard, mais sur le social, comment vous voulez-vous et même vous de chef d'entreprise qui êtes peut-être plutôt dans une meilleure situation économique pour certains par rapport au SD Français, vous pouvez l'entendre. Quand les 500 personnes les plus riches dans ce pays, on terminer monsieur Bardella tout va bien. Quand
les 500 personnes les plus riches de ce pays ont vu leur patrimoine, leur fortune doubler entre 2017 et 2023 et que dans le même temps, il y a 9,3 millions de pauvres, il y a jamais eu autant de pauvres dans ce pays depuis 30 ans. Depuis 30 ans. Et que quand on a le SMIC ou moins, 42 % des personnes qui sont concernées par ça, le SMIC ou moins sautent au moins repas par jour pour des questions financières. Comment voulez-vous que le pacte social tienne ? Et si le pacte social ne tient pas, mesdames et messieurs, l'économie ne tiendra pas non plus. Évidemment que ça va faire des greffes, des mouvements sociaux, mais c'est un sujet qu'on doit adresser ensemble. Et moi, si je suis venu aujourd'hui, c'est pas pour vous entendre applaudir monsieur Retaillot et
me sifflez-moi. Et puis je vais vous dire les écologistes, on n'est pas arrêté par ça. Je suis venu pour vous tendre la main et pour vous dire travaillons-y ensemble parce que même pour les affaires, ce qui est en train de se passer n'est pas bon. La dissolution, c'est pas bon. Les tergiversations et le manque de présibilité, c'est pas bon. Et c'est pas bon pour vos entreprises, mais c'est pas bon non plus pour nos mairies écologistes. Quand enfin, je je donnerai un exemple plus tard là-dessus sur les ZFE, c'est très parlant mais franchement prévisibilité ZF, vous allez pouvoir en débattre parce que je crois vraiment qu'il y a un clivage aussi sur cette question. Je voudrais que je pas problème. On n pas d'accord sur on n pas enfin on peut être d'accord ou pas sur
la mesure mais sur faire travailler des villes pendant des années là-dessus pour les laisser tomber à la fin en disant on supprime l'aide à la conversion des véhicules. Bah comment ils font les gens alors ? La question de l'imprévisibilité. On peut pas changer la vie toutes les tr semaines. En fait, dans un pays, c'est pas possible quand on échappe l'entreprise et c'est pas possible quand on dirige des des villes écologistes ou d'autres. Donc, on demande de la prévisibilité. Et j'ai commis l'exploit de me faire applaudir aussi au MDAV. Je rentre dans le club privilégié de Messieur Atal et Retaillot. J'en suis très fier. Jordan Bardélin y aller, je vais pas le juste puisqu'on parle d'Europe, vous êtes fier de de l'accord commercial qui a été négocié par la présidente de la Commission
européenne avec les États-Unis. Je veux bien terminer mais parce qu'en fait c'est la prime à fond et énorme mais vous avez raison aussi la question des tarif douignier. Je voulais évidemment qu'on y reviendrons mais si je peux en placer une sur l'écologie. Juste vous dire que juste vous dire et je pense d'ailleurs qu'on est devant une salle qui normalement comme ce sont des chaînes d'entreprise comprennent mieux l'écologie que ceux qui nous gouverne et je le pense sincèrement parce que vous savez que chaque degré de réchauffement climatique au niveau mondial cause 12 % de PIB en moins en moyenne dans le monde parce que vous savez que 25 % du bénéfice de vos entreprises est menacé jusqu'à 25 % de votre bénéfice d'entreprise est menacé par le changement climatique et que vous
vous savez ce qui est en jeu et franchement moi je vous le dis, j'ai commencé la politique, j'étais une jeune femme écolo du Pas de calé pleine de complexe en me disant il y a le cercle de la raison l' d'avoir très très raison en ayant bien conscience qu'il y avait des gens qui avaient une présomption de crédibilité par principe et que moi je partais plutôt pour toutes les raisons que je viens de citer qu'une présomption de non crédibilité mais franchement quand je vous écoute j'arrête d'avoir des complexes parce que quand on compte 43 reculs environnementaux depuis le début de l'année alors que la question qui se pose aujourd'hui c'est de savoir si la planète sera encore habitable dans 30 ans pour nos gamins quand je vois que même pour ceux qui s'en foutent de
l'environnement y compris d'un point de vue économique ce que vous faites n'a aucun sens. Monsieur Retaillot quand je suis arrivé au cercle des économistes à Provence au mois de juillet, j'arrivais franchement dans les chons disant c'est la première fois qu'il m'invite. Est-ce qu'ils vont est-ce est-ce qu'ils vont pas regretter ? Les gens venaient me voir parce que ce matin-là vous aviez sorti une tribune avec monsieur Aubert et monsieur de Bélami pour demander un moratoire sur l'énergie renouvelable. Les chefs d'entreprise, venez me voir moi, ça devrait vous inquiéter. Pour me dire madame Tondelier, qu'est-ce qu'on fait ? Jusqu'où iront-ils ? Est-ce que vous comprenez comment on peut les arrêter ? Parce que les énergies renouvelables, monsieur Retaillot, c'est
100000 emplois dans ce pays. Parce que la transition écologique, c'est un potentiel d'emploi de 900000 emplois selon l'ADEM. Et qu'on a pas le choix que de s'y coller et que je ne comprends pas qu'on en soit pas capable aujourd'hui parce que la Chine est en train de prendre de l'avance. On parle de compétition mandale mais enfin il y a 75 % des panneaux photovoltaïques. En 1990, c'était l'Europe. Aujourd'hui, c'est plus que 15 %. C'est la Chine qui prend ces créneaux là. pas pour des raisons environnementales he je vous le concède parce qu'ils ont compris que d'un point de vue économique c'était intelligent et nous qu'est-ce qu'on fait ? On perd de part de marché, on laisse fermer nos boîtes et je vais vous dire même quand je vais chez Michelin où la CGT Michelin disent bah Tonelier vous
venez soutenir les pneus. Je dis bah oui, je soutiens les pneus parce que même quand je veux rénover mon grenier voilà pour faire l'isolation thermique, j'ai eu bien du mal avec le site de ma prime rénove c'est suspendu de toute façon comme ça il y a même plus de site. Et bien j'ai besoin d'un artisan et cet artisan oui il vient avec une camionnette et ces camionnettes elle a des roues. Et ben, je préfère que ces roues soient produites en France dans des conditions mieux disantes environnementalement et socialement. Alors que mon métier c'était la qualité de l'air. Je suis allée soutenir Arcelor, ils m'ont dit "Bah en tant de lit, on se fritait sur la qualité de l'air. C'est super de vous voir là." Bah ouais, c'est super. Parce que si on laisse crever nos fourneaux en France,
on fait comment ? D'un point de vue environnemental, on importera de l'acier produit avec des normes bien moins 10antes et surtout on perdra notre souveraineté. Et je ne comprends pas pourquoi les anglais sont capables de nationaliser les haut fourneaux parce qu'ils ont bien compris que c'était un enjeu stratégique et de souveraineté et que nous on soit pas fichu de le faire. Et les salariés de ces boîtes, ils voient ce qui est en train de se passer. Et quand on défendra quand on dépendra exclusivement de la Chine pour se fournir en acier et ben on sera pas sorti des ronces et Simon pourra toujours s'inquiéter. Brono pas grâce à vous grâce à l'énergie nucléaire que vous avez combattu. Quoi cela sert-il aujourd'hui de financer des compes sur C'est bon pour le climat
et c'est bon pour la réindustrialisation c'est le nucléaire. Voilà et même la cour des comptes dit le contraire monsieur Retaillot même la cour des comptes dans un rapport que manifestation manifestement monsieur pas non plus même des rapportelier nous les énergies renouvelables nous les énergies renouvelables nous les énergies renouvelables on faisait partie des seuls à voter pour maintenir les énergies renouvetir l'assemblée nationale juste de mettre des panneaux photov sur je peux aller au bout de de ce que je suis en train de dire il y a eu un vote il y a quelques mois à l'assemblée nationale sur les énergies renouvelables effectivement un amendement LR qui était présenté pour faire un moratoire sur les énergies renouvelables, y compris pour les particuliers qui pouvaient plus
installer de renouvelable chez eux. Avec mon groupe, on a voté contre. Pourquoi ? Parce qu'on a besoin des deux. La réalité, c'est qu'on a besoin du nucléaire. Et oui, investir dans des centrales nucléaires, ça prend du temps, c'est sur le temps, mais d'ici là, la demande d'électric va continuer à augmenter et donc on a besoin du renouvelable et de continuer à le développer et donc de subventionner à ce que nous permet de répondre au besoin. Je voudrais que vous puissiez vous Moi, j'ai une proposition pour baisser les dépenses de santé mais je vais dire à la fin comme ça vous êtes obligé de tout écouter. Déjà, je ne crois pas, monsieur Retaillot, dans la fable en fait, il suffit de créer de la richesse. Euh moi je ne crois pas dans la fable du ruissellement et ça fait des des
dizaines voire même plus que ça d'années qu'on nous sert si voilà s'il y a des si les riches sont plus riches à Russelles. Le chiffre que je vous ai donné tout à l'heure sur le les riches qui sont certes plus riches mais les pauvres qui n'ont jamais été aussi pauvres que ça ne marche pas. Sur mes propositions sur le travail premièrement ça a été dit tout à l'heure et et vous savez je l'ai lu aussi dans le Figaro à propos de vos rencontres. Tout le monde voit bien que ce qui a tiré la croissance depuis euh maintenant voilà de depuis la dissolution, c'est la consommation. Et donc pour ceux qui est les yeux rivé sur l'indicateur de la croissance, euh vous voyez bien que c'est la consommation qui la tient euh debout malgré tout aujourd'hui et que du coup on voit bien
que l'argent qui est mis en augmentant le salair lui il ruisselle. Lui il ruisselle et il bénéficie à toute l'économie. Vous dire aussi qu'on ne peut pas avoir de réflexion sur le travail sans penser à ce monde qui change et au climat euh qui devient de plus en plus invivable et que il va falloir aussi qu'on se mette autour d'une table pour travailler des conditions de travail dans ce monde qui changent dans des secteurs comme le BTP où on atteint maintenant l'été parfois des températures où euh on peut plus travailler en réalité. Donc comment on prend ça en charge pour les entreprises, pour les travailleurs ? C'est un sujet que les écologistes vous proposent de travailler. Le temps de travail aussi, on n'est pas d'accord là-dessus mais mais je le dis quand même, j'ai retrouvé
d'ailleurs des caricatures de l'époque du Front Populaire où les affiches contre le Front Populaire montrai un travailleur complètement écrasé par une roue et c'était écrit misère, chômage et cetera. Et le grand coupable, c'est écrit sur la roue, c'était la semaine de 40h qui vraiment allait tuer tout le monde dans le pays. Bon, finalement, j'ai l'impression que aujourd'hui ça vous bah je je pense que le travail aujourd'hui, il faut plus le partager et le chiffre a été donné tout à l'heure. Enfin, moi en gros, je pense pas qu'il faut supprimer les jours fériers. D'ailleurs, ça a été je pense même les chefs d'entreprise ont été un peu effarés par cette proposition par et sur le nombre de je dis juste que sur le nombre d'heures par semaine, quand on est passé à la semaine de 40h, le
patronat de l'époque disait "Oh là là, 40 c'est pas possible." Là aujourd'hui oui, moi je pense qu'on doit distribuer mieux le travail puisque les chiffres sont clairs. Dernier trimestre 2024 2,9 millions de chômeur catégorie A, c'est-à-dire les chômeurs qui sont qui sont qui sont entièrement au chômage. 5,2 millions de chômeurs en comptant le chômage partiel, c'estàdire la catégorie BC parce que je finis ma phrase. Et donc quand il y a 5,2 millions de chômeurs et 480000 emplois vacants, 420000 emplois vacants et que d'ailleurs la solution de monsieur Atal c'est dire "Ah bah s'il y a des emplois vacants, il faut radier voilà plus de gens, il faut rigidifier l'assurance chômage, enfin vous voyez bien que il y a quand même une grosse part de chômage frictionnel et que et que et que 35
dépend ça dépend des secteurs, c'est un sujet qu'il faut discuter en tout cas et là on ne le discute plus alors que il y a beaucoup trop de chômage par rapport au nombre d'emplois vacants. Et puis ce que je voulais dire aussi, c'est que j'entends monsieur Retaillot avec ses lois sur l'immigration. On n jamais tous les ans, je pense depuis 1945, il y a une loi sur l'immigration. C'est le sujet sur lequel on légifère le plus. Mais moi, j'ai lu le rapport du MEDF qui dit que d'ici 2050, l'économie française aura besoin de 3,6 millions de travailleurs étrangers. et au rythme où euh monsieur euh Retaillot mène ses politiques xénophobes, je sais pas euh comment nous ferons. Et ce que je voulais finir par vous dire, c'est la la répartition aussi des richesses. On peut
créer des richesses, mais comment on les répartit ? Et moi je le dis, il y a des rentes de situations dans ce que on parlait, je finis par là, vous pourrez me répondre après, il y a pas de problème sur Je vais non mais je vais aborder un sujet qui est difficile, c'est celui des traitements anticancéreux parce qu'il y a un chantage qui se joue qui n'est pas acceptable déjà parce qu'il y a de plus en plus de concerts et vous devinez les raisons pour lesquelles il y en a de plus en plus et l'environnement n'est jamais très loin. Mais il y a aussi des traitements anticancéreux qui coûtent de plus en plus cher. Pourquoi ? parce que des entreprises pharmaceutiques, pas forcément françaises, se sont dit tiens, on rentre de situation, il y a des systèmes de sécurité sociale dans
certains pays et des mutuels qui vont toujours faire en sorte que voilà que qu' en fait ça suive. Et donc quand je vois des des traitements comme le Kate Troua qui coûte 72000 € par an, quand je vois des anticancéreux dont le prix augmente pas parce que les coûts de production augmentent ou que la recherche de développement augmente, non, juste parce qu'ils se disent tiens c'est possible, on va augmenter le prix et la sécurité sociale et les mutuels suivront. Et ben, j'ai un problème et je veux qu'on puisse adresser ça parce qu'à les fins les anticancéreux, c'est 22 milliards par an, c'est-à-dire 12 % de nos dépenses de santé. Vous voulez faire des économies dans la santé ? Négociez aussi avec ces entreprises-là. Marine, le bonheur, c'est assez consensuel normalement. Écoutez, moi j'ai une
conclusion qui va peut-être heurter certains d'entre vous, mais je vais la faire quand même en commençant par vous dire que ma ligne politique, c'est l'écologie, mais que ma ligne stratégique, c'est l'antifascisme et que tout le monde sait, je pense, aujourd'hui, à quel point j'ai pu m'engager sur le sujet et je continuerai à le faire. Si je dis ça, c'est qu'il y a une bascule fasciste aujourd'hui, non pas qui menace, mais qui est en cours au niveau mondial, que de grandes démocraties qu'on pensé à l'abri ou même vacciné comme les États-Unis sont tombés et que j'ai l'impression d'être face à un jeu de domino qui s'entraîne dans la chute les uns des autres. Et je le dis assez solennellement devant vous, l'un des prochains dominaux qui peut tomber, c'est la France et que vous avez ici,
comme chacun des concitoyens de ce pays, une responsabilité immense en la matière parce que je le dis, le macronisme c'est fini. C'est je c'est c'est on voit on est dans une impasse et on peut pas aller en marche quand on est dans un impasse enfin c'est un mur il faut faire des impressions que ce soir c'était le début de ce qui s'écrit pour la suite. Et donc ce que je vais vous dire c'est que le Rassemblement national c'est facile je les pratique àan Baumon c'est une boule à facette alors ils envoient toujours le rayon de lumière à qui on devant vous c'est l'ami des patrons et puis devant moi et beaumon ce qu'ils disent vous ouvriez du pas de calé c'est l'inverse. un moment ça boucle pas votre truc. C'est c'est ce qu'on appelle du populisme. Et il y a
une alternative possible et ça je le dis à mes collègues qui sont là et ceux qui sont pas là, c'est à nous de la construire et moi je propose qu'on la construive avec vous parce que ce qu'on ce qui se prépare là c'est de notre responsabilité et je le dis quand même moi j'ai lu Johann Chaputo sur les irresponsables. Je rappelle de manière assez solennelle qu'en 1930 en France, on entendait le slogan plutôt Hitler que le Front populaire. Qu'en Allemagne Johan Chaputo historien l'a montré, les certaines élites, pas tout le monde mais certaines élites journalistiques, économiques, politiques ont préféré quelque part faciliter l'accès au pouvoir de l'extrême droite parce qu'ils avaient trop port des avancées sociales. Et je le dis, ils ils ont rapidement regretté quand ils ont vu ce que ça
produisait. Mais je parle quand même de quelque chose d'important, c'est qu'on est un peu dans un contexte près année 30 et tout le monde le voit bien. Et donc en tant qu'écologiste, moi je vous le dis, on n'est pas d'accord sur tout. On est même on a même beaucoup de convergences à construire mais mais la ligne c'est l'antifasciste et on va avoir besoin de tout le monde dans ce bateau-là et donc je vous le dis sonnellement disponible pour travailler pour construire une alternative non fasciste. C'est évidemment Jordan Bardella vous qui devriez répondre mais je voudrais quand même qu'on respecte l'ordre et je vois quand même une phrase que j'aime beaucoup derrière moi. La victoire appartient en plus au piniatre et chez les écologistes, l' pignatreteté ça nous connaît.
Marine Tondelier