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InterviewClémentine Autain· 16 juin 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleRetraites

🟠 Clémentine Autain face à Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Où vous situez-vous sur la guerre Israël-Iran ? Condamnez-vous les frappes israéliennes ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    L'Iran est-il une menace existentielle pour l'Europe et la France ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Jérôme Guedj a qualifié Jean-Luc Mélenchon d'antisémite. Doit-il être sanctionné ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter une division de la gauche avec LFI et le PS ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Êtes-vous candidate à la présidence de la République ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Votre projet sur la sécurité sociale de l'alimentation est-il réaliste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Clémentine AutainFait
    « Je pense que c'est une façon de faire qui est à la fois illégale sur le plan du droit international et totalement contre-productive. »
  • 0:30Clémentine AutainFait
    « Israël au fond tente à la fois de régler des problèmes internes en faisant cela, d'essayer de souder population à nouveau contre un ennemi comme il l'a fait très vite après le 7 octobre vis-à-vis du Liban. »
  • 0:50Clémentine AutainFait
    « Je crois en effet que c'est ce qu'il cherche, c'est-à-dire détourner le regard de Gaza et permettre que par exemple la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne qui jusqu'ici avaient fait entendre leur voix pour le peuple palestinien et je constate que là les propos qui sont tenus c'est du registre de Israël a le droit de se défendre. »
  • 2:10Clémentine AutainFait
    « Les sanctions Parti socialistes, je n'y suis pas, c'est au Parti socialiste d'en décider. »
  • 2:50Clémentine AutainFait
    « La France insoumise est antisémite. Faut arrêter franchement, faut arrêter avec ça. »
  • 4:10Clémentine AutainPromesse
    « Je suis candidate à la candidature dans le cadre d'un rassemblement. »
  • 6:10Clémentine AutainFait
    « La marchandisation du monde qui est liée au système capitaliste est effectivement ce que nous devons faire reculer et urgemment. »
  • 8:10Clémentine AutainFait
    « Les Français ne veulent pas de la loi qui a été adoptée, imposée par Macron et le gouvernement. Ils ne veulent pas travailler jusqu'à 64 ans et ils ont raison. »
  • 8:30Clémentine AutainFait
    « Nous avons voté une résolution adoptée par l'Assemblée nationale pour revenir de 64 à 62 ans. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacque. Notre invité ce matin, Clémentin qui est député de scène Saint-Denis et qui assume d'être candidate à la présidence de la République. Elle le dit et Clémentine Notin va nous expliquer pourquoi.

Bonjour d'abord. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous.

Alors évidemment guerre entre Israël et Iran, ce seront mes premières questions. Aujourd'hui, où vous situez-vous ? Est-ce que vous condamnez les frappes israéliennes sur l'Iran ?

Oui. Oui. Je pense que c'est une façon de faire qui est à la fois illégale sur le plan du droit international et totalement contre-productive.

C'est contre-productif parce que on n' jamais apporté la démocratie avec des bombes et il me semble que en particulier dans cette région, nous sommes bien placés pour le savoir après l'Irak, après la Syrie. Et Israël au fond tente à la fois de régler des problèmes internes en faisant cela, d'essayer de souder population à nouveau contre un ennemi comme il l'a fait très vite après le 7 octobre vis-à-vis du Liban. et il essaie également de créer un autre sujet de conversation que Gaza et je le crois aussi d'avoir réussi à faire renoncer Emmanuel Macron à l'égard de ce qui devait se tenir à New York, c'est-à-dire une conférence avec l'Arabie Saoudite pour la reconnaissance de l'État.

Vous pensez que Benjamin Netaniaou a volontairement fait bombarder l'Iran pour euh plomber si si je pour répondre pour anticiper anticiper à la volonté française avec l'Arabie Saoudite de reconnaître l'État palestinien. Oui, je pense qu'il y a là un contrefeu à un contrefeu dans un moment où euh à l'intérieur de la communauté internationale, vous avez de plus en plus de voix, y compris euh des alliés parfois historiques d'Israël ou en tout cas des des voix d'État qui euh n'étaient pas très critiques à l'égard du génocide perpétré par Israël. Et là, comme il s'en prend au mola à un régime épouvantable, et bien il crée une forme de solidarité à nouveau.

Et je crois en effet que c'est ce qu'il cherche, c'est-à-dire détourner le regard de Gaza et permettre que par exemple la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne qui jusqu'ici avaient fait entendre leur voix pour le peuple palestinien et je constate que là les propos qui sont tenus c'est du registre de Israël a le droit de se défendre. Bien Israël a le droit de se défendre Clémentine oui mais pas d'outrepasser le droit international parce que l'Iran veut détruire Israël. L'Iran le dit et Israël et Israël veut détruire le peuple palestinien.

On va où avec ça ? Iran doit Est-ce que Est-ce que on va où avec ça Jean-Jacques Bourdin ? Est-ce que l'Iran est une menace existentielle pour l'Europe et la France ?

Mais le l'Iran est une menace. Israël est une menace et ce qui est surtout Israël est une menace pour la France. Non, Israël est une menace pour le le le monde aujourd'hui, pour le peuple palestinien d'abord. pour le peuple palestinien d'abord pour la région ensuite et je le dis aussi pour le monde.

Je vais vous dire pourquoi. Je pense que nous sommes entrés dans une forme de 3è guerre mondiale larvée. Voilà ce qui se passe.

Une solution mais vous voyez bien la poudrière dans laquelle on est, l'engrenage de la guerre avec Trump parce que n'oublions pas Trump dans cette affaire. C'est lui qui est à la manœuvre. Il est instrumentalisé par Benjamin Netaniaahu et au fond, il contribue à mettre le feu aux poudre dans une région.

Mais fallait-il détruire les installations nucléaires iraniennes ? Il fallait une solution. Il fallait Non, mais ça ça ne fonctionne pas comme ça.

Ça ne marche pas comme ça. Je vais vous dire, il faut une solution diplomatique. Et d'ailleurs, il y avait un rendez-vous pour faire avancer par la diplomatie le fait que l'Iran n'est pas l'arme nucléaire, ce qui est évidemment un enjeu.

Mais ma question est celle presque de l'efficacité du point de vue du but recherché. Et il me semble que dans cette région en particulier, nous sommes particulièrement outillés pour savoir que ce n'est pas comme ça en quelque part par la violence, la brutalité que nous allons arriver à nos fins. Et notamment une chose Jean-Jacques Bourdin, si vous n'aimez pas et moi non plus le régime des mollas et que vous voulez venir aider soutenir la révolution féministe qui a lieu contre les Mollas, hein, je ne crois pas que cette méthode les aide, au contraire parce qu'elle soude aussi le peuple iranien contre Israël qui attaque.

Donc voyez, avec ce type de méthode, nous allons collectivement dans le mur à commencer par ceux qui vivent dans cette région qui sont les premières victimes. Bien sûr. Donc cess c'est le feu.

Bien sûr. Cesser le feu. Discussion.

Bien Clémentin discussion rapport de force sanction et certainement pas la main faible à l'égard d'Israël. Faisons attention et j'interpelle le président de la République Emmanuel Macron qui a fait une volte face. Vous savez que la diplomatie française, elle est laminée depuis un long moment budgétairement, mais aussi dans son influence parce qu'elle n'a pas euh de stratégie politique à son service suffisamment opérationnel et les diplomates français dans leur écrasante majorité soit en désaccord avec la dimension très ératique des choix d'Emmanuel Macron.

Bien Clémentine Notin, je je passe à toute autre chose. Le Parti socialiste, c'est pas la même mesure sans transition, c'est pas la même mesure si je puis dire, mais tout de même il y a eu un fait qui relevait des propos de Jérôme Gage qui sont soulignés par tous les médias, dans tous les médias, qu'a-t-il dit au cours d'un long discours, parce que c'est au cœur d'un discours, il a dit ses mots Jean-Luc Mélenchon est un antisémite. Est-ce qu'il a eu tort ?

Est-ce qu'il doit être sanctionné par le Parti socialiste comme le demande Jean-Luc Mélenchon ? Oui, il a eu tort. Les sanctions Parti socialistes, je n'y suis pas, c'est au Parti socialiste d'en décider et je pense que les Français et le peuple de gauche sont saturés, énervés, en colère contre cette inflation d'insulte et cet esprit de division qui anime aujourd'hui la gauche.

Honnêtement, on nen peut plus. On n peut plus. Alors pourquoi division ?

Pourquoi division ? Parce que parce que le Parti socialiste lui-même est divisé. Parce que euh euh elle est fille peut-être joue la division de son côté.

Peut-être je Pourquoi cette division ? Comment avons-nous réussi ? Vous avez été à la France insoumise vous Clémentine ?

Vous savez comment ça fonctionne ? Oui, j'ai des désaccords avec la France insoumise. Oui, mais j'ai un adversaire majeur, c'est l'extrême droite et une envie majeure, c'est de gagner dans le pays.

Voilà. Et nous avons l'année dernière, il y a un an, c'est pas si vieux, réussi à rassembler 9 millions d'électeurs et d'électrices avec le programme du Nouveau Front Populaire dans le cadre d'une alliance. Cet espoir, il a été déçu.

Vous savez, je fais un Tour de France en ce moment. Je suis allée dans plus de 30 villes et villages de France. c'est quand je discute avec des militants, des sympathisants, c'est un sentiment de trahison qu'il et elle ont à l'égard du Nouveau Front Populaire parce que depuis ils allument leur télévision et chaque matin, on a l'impression que c'est une insulte supplémentaire.

Sioniste génocidaire, antisémite. Bon voilà, ça c'est un des sujets mais on l'a sur de multiples sujets. On finit par ne plus rien comprendre.

Non mais écoutez, soyons sérieux, la France insoumise est antisémite. Faut arrêter franchement, faut arrêter avec ça. Faut arrêter avec ça.

Et d'ailleurs comment comprendre qu'il y a un an, nous aurions donc fait tous une alliance avec la France insoumise qui serait antisémite ? Ça n'est pas sérieux. Ce qui soude la gauche historique la volonté de la France insoumise de de diviser la gauche.

Non, mais qu'il y a des où est la volonté d'unir la gauche à la France insoumise ? Où est-elle ? Ah mais aujourd'hui, la France insoumise a décidé de faire calier seul.

Donc qu'elle cherche des motifs de division, c'est une évidence. Une partie du Parti socialiste, la droite du Parti socialiste, ne veut plus aucune alliance avec la France insoumise et chacun pense queil va pouvoir tirer son épingle du jeu. Les uns avec Jean-Luc Mélenchon, les autres avec Gluxman.

La réalité de ce scénario, Jean-Jacques Bourdin, c'est très simple, c'est que personne n'ira au second tour et personne ne gagnera. Et les Français dans cette affaire là, on y pense aux Françaises et aux Français qui y pensent. C'est pour ça que je suis très en colère.

Je je trouve ça irresponsable, je trouve ça insupportable. Voilà. Et je je m'énerve ce matin à votre C'est c'est rare en général, je suis très calme mais là franchement c'est pas possible.

Il faut siffler la fin de la récréation. Il faut que les leaders de gauche comprennent que le peuple souffre, qu'ils se sent abandonné, méprisés, qu'Emmanuel Macron lui écrase la tête depuis tant d'années et que l'extrême droite, la trumpisation qui arrive en France est une menace gravissime. Mais Clémentin comment faire alors que ce profil est des élections municipales puis ensuite présidentielles et qu'on sait très bien que LFI présentera un candidat, ils l'ont dit à la présidentielle et que l'autre gauche présentera elle aussi un candidat ou une candidate.

Comment faire ? Vous aurez deux candidats je ne suis pas résigné Jean-Jacques Bourdin. Moi je ne suis pas résigné à ce scénario et je pense que si nous sommes capables de lever un espoir à partir du 2 juillet où à l'invitation de Lucy Casté toutes les forces du Nouveau Front populaire sont invité à construire à la fois un programme commun à partir de celui du Nouveau Front populaire et une méthode de départage d'une candidature ont déjà répondu présent le Parti socialiste, les écologistes, la prêt Picardi Debout avec François Ruffin. génération, nous serons là à ce rendez-vous.

Parti communiste n'a pas dit hein pour l'instant pas encore mais il n'a pas dit non. Et moi je connais bien les communistes invités je connais bien les communistes. Ils ont une tradition antifasciste, ils ont une tradition du nom.

Je veux croire qu'ils seront avec soumise est invité. Bien sûr qu'elle est invitée mais elle ne viendra pas. C'est elle qui décide.

C'est elle qui décide et elle sera regardée par l'histoire. Vous savez, Jean-Luc Mélenchon a su faire l'union dans des moments très importants et si aujourd'hui il passe à côté de l'histoire, à côté de ses responsabilités historiques, ce serait quelque part terrible aussi pour lui. Alors, vous êtes candidate à la présidence de la République, vous confirmez et vous assumez.

On est bien d'accord, hein. Vous êtes candidate à la présidence de la République. Je suis candidate à la candidature dans le cadre d'un rassemblement.

Oui, j'assume. Pour être candidate à la présidence de la République. Présid.

Voilà, vous assumez. Vous sillonnez la France, vous nous l'avez dit. Euh vous euh essayez de bâtir un programme commun, on est bien d'accord, à toute la gauche.

Oui. Euh avec quel les filles ou pas ? Oui, moi je suis pour emmener tout le monde et vous savez nos partis politiques, ils représentent malheureusement bien peu de choses à l'égard de ce que nous avons à lever.

C'est pour ça que je me réfère beaucoup aux 9 millions d' lecteurs et des lectrices. Il y a un paquet de gens qui nous écoutent, qui nous suivent et qui n'ont envie d'aller ni dans l'un ni dans l'autre. Vous savez, c'est tout petit.

Les écologistes, on a vu leur vote et c'est une organisation que je respecte et je et je salue le travail des militants. Mais c'est 4000 personnes qui votent. Chez les socialistes, je crois que c'est moins de 25000 personnes.

Voilà, nous sommes des petits mouvements. Vous comprenez ce que je veux dire ? à l'égard de ce qu'étaient les partis politiques autrefois.

Donc notre responsabilité, ce que nous avons à faire, c'est d'emmener largement et moi je constate que quand il y a l'Union, beaucoup de nouveaux militants, de sympathisants se disent "Ah là, ça m'intéresse, je m'engage et c'est ce qui s'est passé avec le Nouveau Front Populaire." Donc il faut qu'on crée un cadre qui nous permette de nous dépasser. De nous dépasser, mais de de vous dépasser et ensuite une primaire pour départager les uns et les autres, on est bien d'accord. primaire à gauche à un tour un seul tour.

Moi, je fais la proposition de réfléchir à un autre mode de primaire par rapport au travers qu'on a connu dans les primaires ou souvent les accords entre deux tours des compromis, c'est pas tellement ça, c'est que c'est c'est c'est c'est parfois quelque chose qui qui crée de la division, qui polarise, voyez. Bon donc je je réfléchis à est-ce qu'on pourrait pas trouver une méthode qui permette d'amener chacun à être plus comptable du tout et à fédérer à donner à voir la cohérence. Donc possiblement un choix préférentiel ou choix majoritaire qui permet de voilà de c'estàdire choix majoritaire c'est une primaire à un tour quoi.

Oui, une primaire à un tour. Primaire à un tour, c'est une idée que je mets sur la table comme ça se passe en Angleterre d'ailleurs pour les élections législatives qui sont Jean-Jacques Bourdin si je puis me permettre ce débat est passionnant. Je suis passionnée de la stratégie, du rassemblement, mais je pense qu'il serait vraiment temps qu'on parle d'autre chose parce que tant qu'on est assez charpé depuis 1 an, au fond, on arrive à votre mais je vous fais pas le reproche, c'est pas vous là, je dis vous écharpez.

C'est ce que je suis en train de vous dire. C'est précisément ce que je suis en train de vous dire. Mais j'aimerais pouvoir parler de la sécurité sociale de l'alimentation que je propose, de comment on accède au droits à l'emploi, de comment on fait en sorte de sortir de la haine en ligne et d'avoir davantage le pluralisme dans les médias.

Justement, justement votre projet parce que j'allais y venir tranquillement. Euh votre projet Clémentin euh d'abord euh euh vous n'êtes euh vous n'êtes pas anti anticapitaliste. Ah je pense que la marchandisation la marchandisation du monde qui est liée au système capitaliste est effectivement ce que nous devons faire reculer et urgemment.

Oui, je pense que le capitalisme d'ailleurs nous avait fait une promesse au 20e siècle, la prospérité. Hm. Il nous disait qu'avec la loi du profit, tout le monde allait pouvoir accéder à ses besoins essentiels.

Ce que je constate, c'est que non seulement euh la majorité de la population aujourd'hui n'a pas tout ce qu'il faut pour accéder à la liberté, c'est-à-dire un toit sur la tête, de quoi se nourrir sainement, accès à l'éducation, à la culture, au transport et bien sûr aux soins. Problème numéro 1. Donc le capitaliste n'a pas réussi de ce point de vue mais en plus en plus il a créé des besoins artificiels.

C'est-à-dire que le marketing, la publicité, l'obsession des nouvelles technologies font que nous sommes nous-mêmes rivés sans arrêt à avoir plus comme si le plus était le mieux. Vous voyez ce que je veux dire ? Et ça c'est un problème pour la planète puisque c'est destructeur de l'environnement.

Mais c'est aussi Jean-Jacques Bourdin un problème pour nos désirs. Je pense que euh est-il faut adapter l'appareil productif à nos besoins. Exactement.

Et non et non l'inverse. En fait, le capitalisme a adapté nos besoins à l'appareil productif et nous ce qu'il faut faire c'est l'inverse, c'est-à-dire adapter l'appareil productif à nos besoins. Ça veut dire une politique publique qui partte de nos besoins et qui cherchent à les satisfaire.

C'est une question qui a l'air simple mais c'est compliqué Jean-Jacques Bourdin parce que mes besoins ne sont pas vos besoins. Vos besoins sont pas les mêmes que ceux d' 10 ans et que ceux dans 10 ans. Et surtout nous devons articuler l'ensemble de nos besoins, ce qui suppose un très haut niveau de démocratie, soit l'inverse de ce que l'on vit depuis des décennies où la démocratie se rétracte sans arrêt et même quand on demande l'avis au français, le politique fait autre chose.

C'est très intéressant de creuser. Nous n'avons pas le temps mais c'est très intéressant de creuser. Vous dites aussi très intéressant parce que vous proposez la santé pour vous est essentielle.

Je vais pas entrer dans les détails. Vous proposez une carte vitale pour alimentaire, une sorte de Oui. une sorte de de carte vitale avec une sorte nouvelle branche de la sécurité sociale.

Je pense que l'alimentation, Jean-Jacques Bourdin est un sujet majeur aujourd'hui, absolument majeur. L'insécurité dans laquelle se trouve finalement tous les Français, vous l'avez vu le scandale du Cadnium. h moi ça m'a beaucoup marqué hein le cadum on découvre ces substances qui sont dans dans nos terres et qui produisent des cancers pédiatriques, des cancers de la prostate, des problèmes de fertilité et la puissance publique, elle semble à chaque fois totalement démunie.

Vous voyez ce que je veux dire ? Elle est incapable de réguler, de nous protéger. Et moi ce que je veux c'est lutter euh contre le fait que les Français ne peuvent pas dans leur majorité aujourd'hui choisir leur alimentation pour des raisons d'argent, pour des raisons d'organisation euh de notre société, mais aussi des paysans qui ne peuvent pas vivre de leur travail.

Donc la sécurité sociale de l'alimentation, elle vient régler ces deux problèmes. J'ai regardé votre programme. Vous voulez aussi sécuriser la conversation publique publique, c'est-à-dire sécuriser.

Ça veut dire quoi ça ? Ça veut dire qu'aujourd'hui sur les réseaux sociaux euh la haine en ligne est un vrai problème. Elle crée euh Oui. de tous les côtés d'ailleurs euh je suis d'accord avec vous de tous les côtés seulement qu'on puisse dire.

Euh et c'est et ça crée un climat qui est un climat climat d'abord très anxiogène mais ça crée aussi de la souffrance chez celles et ceux qui reçoivent des discours qui sont des discours qui peuvent être discriminants, homophobes, sexistes, racistes, c'est c'est pas possible. Donc, il faut quand même qu'on on imagine la façon dont la puissance publique, c'est-à-dire nous, on peut intervenir pour abaisser ce niveau de haine. Et ça, c'est la liberté véritable parce que la trumpisation, elle nous vend quelque chose d'assez incroyable.

C'est-à-dire au fond, c'est la liberté des dominantes dominées, c'est la liberté des discours de haine, c'est la liberté de la consommation quitte à tout détruire. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc c'est c'est pas ça la liberté.

Et la gauche, elle doit reraconter ce qu'est la liberté véritable, c'est-à-dire donner des capacités aux individus de devenir libre véritablement et donc de s'émanciper. Moi, le diagnostic que je fais, c'est que ce qui est en panne aujourd'hui, ce qui est malade, c'est le nous, c'est le collectif. L'extrême droite l'a compris d'ailleurs parce que l'extrême droite dit "On est chez nous." Vous voyez ce que je veux dire ?

C'est sa réponse. Mais nous ce qu'on dit c'est les solidarités, le collectif a été brisé et c'est ce qui aujourd'ui empêche d'être libre. Voyez le le rapport au soin quand vous avez vous êtes dans un désert médical que vous allez à l'hôpital que c'est le burnout, comment pouvez-vous être libre quand vous avez votre gare qui vient de fermer ou votre RER qui est sans arrêt en panne et surchargé, comment pouvez-vous circuler librement ?

Voyez, quand vous avez la spéculation forte qui pèse sur l'accès au logement et maintenant c'est 1/3 un/ers de votre revenu qui est consacré au logement, comment pouvez-vous être libre ? Et quand c'est un sujet qui me tient à cœur, vous ne pouvez pas vous alimenter comme vous le souhaitez. Franchement, c'est une des premières libertés essentielles.

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Alors, dernier mot sur les retraites puisque le conclave s'achève demain. Un accord va-t-il être trouvé ?

Nous nous verrons bien. Apparemment, il y a encore du chemin à faire, notamment entre la CFDT et le MEDEF qui sont les deux gros acteurs éventuel de cet acteur de de cet accord. Alors, je je deux points deux trois points précis.

Le gouvernement réfléchit à une prime inciter les seniors à travailler quand ils le souhaitent au-delà de l'âge légal. Vous êtes favorable à cette prime, seior. Moi, je n'en peux plus de l'enfumage de François Baotou.

Voilà, ça suffit. Hm. C'est les choses sont assez simples bonne.

Stop. Les Français les Français ne veulent pas de la loi qui a été adoptée, imposée par Macron et le gouvernement. Ils ne veulent pas travailler jusqu'à 64 ans et ils ont raison.

D'accord. Les syndicats ne veulent pas de cette loi et l'Assemblée nationale d'été est prête est prête à trouver un accord. On va voir.

Oui, on va voir. On va voir. Elle veut démontrer.

Elle veut démontrer qu'elle est dans le défend la pénibilité. Elle veut elle veut des mesures sur la pénibilité au travail mais en contrepartie elle serait prête à accepter les 64 et la CGT était dans la rue clairement avec nous dans la mobilisation contre la loi sur les retraites. Après, elle souhaite dialoguer.

Nous verrons ce qu'elle dit à l'issue du conclave. Mais aujourd'hui, ce qui est important de noter, c'est que le 5 juin dernier, qu'est-ce que nous avons fait à l'Assemblée nationale ? Nous avons voté une résolution adoptée par l'Assemblée nationale pour revenir de 64 à 62 ans.

D'accord ? Que fait le gouvernement ? Il nous en fume avec son conclave parce que il ne veut pas remettre en cause cette loi alors même que il met en place un conclave.

D'ailleurs, la CGT là qui l'améliorer la loi. Non mais là entre entre syndicat patron et et et syndicat de salariés. Mais que que faites-vous de la majorité des Français ?

Que faites-vous du vote au parlement ? Donc tout ça ne sert à rien. On s'en fout, ça soit dessus.

C'est c'est une délégitimation du pouvoir du pouvoir législatif. C'est une délégitimation du pouvoir législatif que de que de d'abord de l'avoir empêché de voter pendant fort longtemps et maintenant que nous avons voté dire on s'en fiche totalement. et le conclave dire vous pouvez discuter mais dans un cadre qui est limité, raison pour laquelle la CGT d'ailleurs a claqué la porte puisque vous pouvez discuter de tout sauf de la remise en cause du euh de la loi euh qui euh nous oblige à travailler jusqu'à 6 CDT obtient l'amélioration des pensions des femmes, obtient des mesures sur la pénibilité, obtient l'abaissement de l'âge d'annulation de la décote de 67 à 66 ans sont des avancées pour les Français.

Attendez, attendez. D'abord, il faut pas toujours. Il y a parfois des des ce qui parfois c'est comme le Canada Drive, si je puis me permettre, ça ressemble à une avancée et ça ne l'est pas.

Donc, je vais pas le rentrer dans le détail de tout ce que vous venez de citer parce que c'est assez technique mais en c'est assez technique hein en vérité. Et moi, j'avais beaucoup suivi les débats à l'Assemblée nationale sur les retraites. Donc, je sais le niveau de technicité de cette affaire-là. que l'on prenne en considération la pénibilité est essentielle et même que l'enjeu des annuités qui est presque parfois première d'ailleurs he sur l'âge de départ c'est c'est fondamental parce que ça dépend de l'âge à partir de laquelle on a commencé et quand on a commencé tôt que l'on a un métier pénible il faut pouvoir partir au plus tôt on est d'accord ça c'est essentiel néanmoin la marche de l'histoire j'ai envie de dire du progrè c'est de reculer sans arrêt de de de faire en sorte sorte que nous puissions partir le plutôt pour libérer du temps.

Voilà. Moi je reprends travailler de moins en moins. Oui, je reprends ces termes de François Mitéran parce que on lui doit enfin on lui doit on doit au mouvement de la société mais c'est sous son premier quinquena que le le passage à 60 ans a été adopté.

Il disait, celui qui oublie que la retraite est la promesse de liberté et de sécurité n'a pas sa place à gauche. Et c'est important parce qu'il il disait le sens de ce que nous voulions et de ce que nous voulons toujours, c'est permettre aux Françaises et aux Françaises de pouvoir euh bénéficier du temps en bonne santé à la retraite le plus tôt possible. Et c'est ça pour moi le sens de l'histoire.

Et donc il faut arrêter avec tout ce qui ressemble. C'est pour ça que j'utilise le terme d'enfumage. Tout ce qui ressemble à des petits arrangements pour passer à côté de ce que veut la majorité, l'écrasante majorité des Françaises et des Français.

Merci Clémentin d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio. Il est 8h58.