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interviewPublic Sénat· 31 mars 2026 3 min

“Sur pleins de sujets, nous ne sommes pas d’accords avec Bruno Retailleau”, estime Marc Fesneau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

– Mais vous avez vu ces 90 parlementaires et pas que, il y avait aussi Maude Bréjean, la ministre qui ont signé cet appel commun pour un candidat de la droite – Est-ce que pour vous, il faut un candidat commun de la droite et du centre ? – Mais j'aimerais bien savoir ce qu'est la droite et j'aimerais bien savoir ce que dit le centre. Parce que la droite, j'entends, et il a le droit de le dire lui aussi, Laurent Wauquiez dire la droite c'est d'Édouard Philippe à Saracnafo. – Édouard Philippe à Saracnafo, ben c'est sans nous, avec Sarah Knafo.

Voilà, c'est pas compliqué. Donc, il faut arrêter. La droite et le centre, c'est la façon de dire que c'est la droite, pour moi.

Si on dit...

S'il y a quelque chose qui s'appelle le centre, c'est parce que la droite, c'est la droite, le centre, c'est le le centre et la gauche, c'est la gauche. Il faut arrêter cette confusion des esprits. La question n'est pas d'avoir un candidat unique de la droite et du centre, la question c'est d'avoir un candidat qui soit capable, modéré, du camp de ceux qui peuvent gouverner sans mettre le pays en ébullition, en chaos ?

On fait un rassemblement national ? Ce camp il va d'où ? Je ne le détermine pas tant que je ne regarde pas le projet.

Si on est sur ce qu'a été la droite du temps de Jacques – Vous parlez de Raphaël Glucksmann à Bruno Retailleau ? – Manifestement non, de ce que je lis là. Et en plus, je pense que les électeurs ont besoin de s'y retrouver.

Il y a un électorat de gauche. Si vous lui dites qu'il est droite, l'électorat de gauche n'ira pas voter. Il y a un électorat de droite.

Si vous lui dites qu'il va avec Glucksmann, il dit « moi je ne suis pas… – Je suis d'accord avec Gérald Darmanin qui, dans une interview accordée aux Parisiens ce week-end, dit justement il faut aller chercher les électeurs de gauche qui sont déçus par la ligne de vie. – Mais je suis totalement d'accord avec ce que dit Gérald Darmanin, y compris sur l'idée de la modestie, y compris d'aller chercher des gens dans les milieux populaires, y compris le sentiment qu'ont les gens, qu'on les méprise à tous les échelons où ils sont. Je suis complètement d'accord avec le diagnostic, mais je ne partage pas ce que vous dites, parce que je ne suis pas sûr que ce soit ce que dit Gérald Darmanin.

Aller chercher les électeurs, c'est pas leur dire « ceci est un candidat de gauche ou un candidat de droite quand il est l'inverse ». C'est-à-dire qu'il ne faut pas tromper les électeurs. La question, c'est de parler aux électeurs, pas de leur vendre un espèce de concept de « c'est la droite et le centre » ou « c'est la gauche et le centre » ou « c'est la gauche, la droite et le centre ».

Si c'est la gauche, la droite et le centre, vous ouvrez un boulevard à Mélenchon et à Le Pen. – Et quand vous lisez Bruno Retailleau qui dit que jamais un macroniste ne gagnera la présidentielle, est-ce que vous… – Je dis que jamais quelqu'un de droite ne peut gagner sans des gens qui ont soutenu Emmanuel Macron et j'en suis, voilà. Mais on peut chacun dire… – Donc il ne gagnera pas sans macroniste ? – C'est comme si je disais jamais un Retailliste ou un Filloniste ne gagnera la présidence, ne sera que… Je ne soutiendrai personne.

Si personne ne soutient personne mais dans la clarté à ce moment là quelle est l'option à ce moment là pour gagner quand on est à droite si ça peut pas être quelqu'un du camp des modérés manifestement si vous dites donc brune retahier ne peut pas gagner pour vous ? Non, je n'ai pas dit ça. Tu ne peux pas gagner seul ?

Mais oui. Personne ne peut gagner seul dans ce pays. La question, c'est...

Il y a des forces qui sont des forces, comment dirais-je, qui viennent, on l'a vu encore aux élections municipales, qui ont décidé de faire éclater le pays, c'est-à-dire qu'ils viennent fracturer ce pays. Il y a des forces dont je crois fait partie Bruno Retailleau qui ne veulent pas fracturer le pays, qui ont des convictions fortes mais qui ne veulent pas fracturer le pays. Est-ce que ces forces-là au premier ou au deuxième tour peuvent se réunir ?

C'est la question qui il sera devant nous, mais si on commence à dire pas les macronistes, pas les gens de gauche, avec elle-goire on est élu, quelqu'un peut m'expliquer comment ça se passe, comment ça se passe une présidentielle ? Au premier tour, on gagne dans un espace qu'on fabrique, à droite, à gauche ou au centre, et au deuxième, on rassemble par par-delà ces clivages, par-delà les clivages. Si vous commencez à dire je ne veux pas de ces gens-là, je ne veux pas de ces gens-là, vous ne rassemblerez rien du tout.

Vous rassemblerez vous-même ce qui est un petit rassemblement. Est-ce que vous demandez aux Républicains des clarifications vis-à-vis de leur positionnement par rapport au RN – Du pas d'ordre à donner aux Républicains, que chacun fasse son travail. – Il est clair pour vous leur positionnement ?