Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 16 octobre 2026 23 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Glucksmann s’impose, Hollande attend, Attal patine ...| Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22non_speechFait
    « On a le son, on n pas l'image, mais à l'image, on voit que il a l'air lui-même surpris par son score, Raphaël Gluxman. »
  • 2:01non_speechFait
    « une victoire au premier tour si nette, c'était une sacrée bonne surprise pour »
  • 7:11non_speechFait
    « il pourrait y avoir une censure et cetera. »
  • 8:25non_speechFait
    « François Hollande. Euh l'hypothèse d'une candidature François Hollande, elle est elle est réellement présente encore ? »
  • 14:10non_speechFait
    « Je considère qu'aujourd'hui vous avez deux candidatures qui sont en dynamique. C'est celle de Jean-Luc Mélenchon avec la France insoumise et celle de Marine Le Pen avec le Rassemblement national. »
  • 15:30non_speechFait
    « Le problème c'est que ce n'est pas ce que dit Édouard Philippe et Horizon. »
  • 16:45non_speechFait
    « il est parti depuis 3 ans en campagne et qu'il ne fait que baisser dans les sondages. »
  • 18:36non_speechFait
    « on lui demande pas d'avoir à Édouard Philippe on lui demande pas d'avoir 10/10 il a besoin juste d'un point de plus que les autres »
  • 19:56non_speechFait
    « nous ne voterons pas la motion de rejeter des socialistes, mais je vois pas trop où est la surprise puisque nous n'avons voté aucune motion de rejet de PLF ou de PLLFS. »
  • 21:14non_speechFait
    « ça pouvait aussi faire les affaires du gouvernement. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour et bienvenue dans Bourbon Hebdo. On vous raconte aujourd'hui les coulisses de la présidentielle vu de l'Assemblée car une partie de la campagne se joue au palais Bourbon. Il y a les candidats députés, il y a leur soutien, leurs adversaires et l'actu de ces derniers jours mérite de faire le point sur la situation. On va faire le point aujourd'hui avec Anne-Charlotte Dusseau, Stéphanie Despierre et Elsa Mondingava. Bonjour à toutes les trois. Bonjour.

Alors Elsa, je rappelle bah que tu présentes les questions au gouvernement tous les mardis et mercredi sur LCP. Stéphanie, toi tu es un des visages de de l'antenne. Tu es présente dans les différentes émissions de la la rédaction en tant que journaliste parlementaire. Euh et Anne Charlotte, toi tu exerces tes talents sur le web, tu es une des plumes de notre site lcp.fr. On commence avec cette courte vidéo qui a été posté dimanche soir par Raphaël Gluxman. 66,17 %.

1:13
Non speech

[applaudissements]

1:22
Locuteur

On a le son, on n pas l'image, mais à l'image, on voit que il a l'air lui-même surpris par son score, Raphaël Gluxman. Bah en fait effectivement, je crois que s'il pensait qu'il pouvait gagner dès le premier tour cette primaire, à aucun moment ses soutiens pensaient que le score serait aussi élevé pour Raphaël Luxman face notamment à Olivier Fort. Donc 66 % quand il l'annonce à l'image, effectivement, on voit ses soutiens qui sont là. Il voilà, il est dans un bureau avec ses proches collaborateurs et on voit tout le monde un peu interloqué par l'importance du score. Oui, ça semble pas fin du tout. On dirait vraiment que c'est une vraie surprise.

C'est pas surjoué comme parfois ça peut exister. Et c'est vrai que les jours avant le scrutin, ces soutiens disaient non, je pense qu'il y aura vraiment on va aller plutôt vers un second tour et cetera.

une victoire au premier tour si nette, c'était une sacrée bonne surprise pour et même ce qui était intéressant c'est même du côté d'Olivier Fort en fait moi je me souviens d'avoir pris un café avec un proche d'Olivier Fortit alors s'il passe au premier tour si Raphaël Luxman gagne au premier tour vous direz c'est normal si Fort se qualifie pour le second tour vous direz ah il y a match mais personne à aucun moment pensait que le score dès le premier tour serait aussi élevé donc Raphaël Gluxman officiellement candidat du Parti socialiste à la présidentielle comment est-ce que tout cela a été accueilli par le groupe PS à l'Assemblée.

Est-ce que le groupe vit bien cette désignation de Raphaël Gluxman ? Il y a deux partie du groupe. Il y a la partie qui soutenait Raphaël Gluxman dont notamment le patron de député PS Boris Vallot. Alors là tout le monde était impressionné et surpris sidéré par ce score aussi énorme et ce ce était soulagé aussi de la ligne nette du score en se disant bah là c'est clair, c'est net, il y a pas de débat, c'est Raphael Gluxman qui a gagné. Ils estiment que ça tranche la ligne distance avec la France insoumise et puis il y a l'autre partie des députés du groupe PS, les foristes qui eux étaient un peu grog qui avait qui faisait grismine cette semaine.

C'est les équilibres dans le groupe, c'est quoi à peu près entre les deux ? C'est difficile à dire. Certains nous disent 55 ans 60 40 Voilà c'est c'est un peu comme dans le parti c'était c'était assez mouvant. Mais après ce qu'on nous dit beaucoup aux partis socialistes, c'est que les réunions de groupe, ils essayent justement que ce soit des réunions de travail sur l'Assemblée. Donc c'est un peu la Suisse les réunions de groupe du Voilà. Euh moi je disais mais est-ce que Raphaël Gluxman va venir mardi à la réunion de groupe ? Ah non non mais en fait on va parler du budget.

Enfin, c'est ils essayent vraiment que ce soit un endroit où les députés voilà, il y a plus de courant, c'est vraiment juste des réunions de groupe et pas amener trop de politique à l'intérieur. Je sais pas si ça marche à chaque fois. Mardi, donc 2 jours après la victoire de Raphaël Luxman, ça n'a pas été évoqué en réunion de groupe. Enfin, ils sont passés, budget et cetera. Mais c'est vraiment assez particulier effectivement le groupe au Parti socialiste. La question qui se pose maintenant, c'est est-ce qu'Olivier Fort va mettre le parti pleinement au service de celui qui l'a sèchement battu ? Est-ce que vous avez croisé des députés socialistes qui doutent de cela ?

Alors moi, j'ai pas croisé de députés qui doutaient de cela, qui disaient que évidemment il y avait une forme de déception pour ceux qui avaient soutenu Olivier Fort, mais maintenant que tout le monde allait faire la campagne de Raphaël Gluxman, Olivier Fort, il sait que le monde journalistique s'interroge aussi sur cette question et tout à l'heure, il a fait euh un tweet en disant que voilà, les journalistes étaient vraiment en mal d'histoire à raconter, qu'il avait été occupé par les lycé et le budget mais que il n'ayait crainte. mes prochaines interviews vont arriver.

Donc je pense qu'on peut s'imaginer qu'il va peut-être prendre la parole pour acter vraiment un soutien très clair et cetera. Après faut comprendre he dans les matchs politiques, c'est normal qu'il y ait une petite semaine de tr jours où voilà la la pilule est peut-être un peu dure à passer. C'est ce que disait même certains partisans de Gluxman pour expliquer un peu la discrétion ou le silence d'Olivier Fort parce que il était absent de la réunion du groupe PS ce mardi. C'est ça Olivier Fort. Oui, après il y est pas forcément toujours mais là voilà même les soutiens de Gluxman disaient oh bah oui mais il digère sa défaite c'est un peu normal.

Après effectivement, pardon Elsa, si euh là la campagne va être faite, je pense effectivement par la majorité du Parti socialiste, Olivier Fortrétaire va forcément faire la campagne. Je pense c'est plutôt pour la suite. Il y avait je discutais avec une députée pro Olivier Fort qui me disait "J'ai peur pour le Parti socialiste." Faut se rappeler que Raphaël Luxman, il est pas au Parti socialiste, il est à place publique. et avec le souvenir de 2017, donc on est après le quinquen de François Hollande où reconstruire le Parti socialiste a été difficile, ça a été la tâche d'Olivier Fort.

Donc il y a cette crainte de comment ça va se passer par la suite et la députée Profor me disait j'espère que ceux qui nous ont amené là, c'est-à-dire les soutiens socialistes de Raphaël Glusman, ont conscience et vont porter cette responsabilité jusqu'au bout en fait. H et la question c'est aussi les militants. Moi j'ai plusieurs députés qui me disaient bah là il va falloir mettre les militants en ordre de marche pour soutenir la la candidature de Gluxman et puis il faut aussi les rassurer parce qu'apparemment il y a un certain nombre d'inquiétude justement sur la ligne qui va être portée et sur le fait que Gluxman soit sur une ligne trop centriste.

Quelle va être la stratégie désormais pour les les socialistes à l'assemblée ? Est-ce qu'ils vont dérouler un peu dans l'hémicycle tout le programme de Raphael Gluxman ? Alors sur le budget par exemple, moi je suis pas sûr que ça change énormément de choses. Par exemple, les députés qui se sont spécialisés sur le budget au Parti socialiste expliquaient qu'en fait toutes leurs propositions qu'elles ont présenté avant le résultat de la primaire pendant la campagne en fait avait été validée par tous les candidats à la primaire. Donc il y avait rien qui ne faisait dresser des cheveux sur la tête à l'un des candidats de la primaire.

Là il y a la CSG progressive dont Raphael Busman parle beaucoup de CSG. Donc là, les socialistes ont monté au créneau, ils ont essayé de la faire adopter en commission, ça n'a pas marché. Mais moi, je suis pas sûr que ça change fondamentalement la ligne et en tout cas, à mon avis, pas tout de suite. Peut-être qu'il faudra attendre, pardon, au moment où il y aura peut-être des questions de censure ou de pas censure. Là, on va voir pour l'instant Raphael Gluxman a un peu rassuré les le groupe en disant que pour l'instant le budget, s'il était restait en l'État, il pourrait y avoir une censure et cetera.

au moment vraiment où il va falloir se décider, est-ce que tout ce mondelà va être aligné, Raphaël Gluxman, Olivier Fort, Boris Valot et l'intégralité du groupe ? Moi, il y avait un une ministre qui me disait "Ce qui est compliqué avec les socialistes, c'est que on sait plus qui dirige et et en fait il y en a pas. Il y a il y a les socialistes, faut les diviser en 10 pour savoir ce qu'ils vont faire, quoi.

Bah, on l'a vu effectivement, il y a eu la motion de rejet à l'Assemblée nationale cette semaine portée par les socialistes et certains alors que le groupe socialiste avait décidé de déposer cette motion de rejet, certains membres du groupe socialiste proche de Raphael Luxman ne l'ont pas voté. Donc, il y a déjà comme ça des petites différences. Et parmi tous ces députés là, il y en a qui sont déjà en campagne sur le terrain et qui sèchent un peu l'hémicycle ou pas encore ?

Alors, les bans du budget sont beaucoup plus vides qu'il y a quelques années, mais ça c'est on le retrouve dans tous les groupes puisque euh on sait très bien qu'à la fin euh ça sert pas à grand-chose parce que le budget n'est jamais adopté par un vote. C'est voilà une autre manière de trancher. Donc je pense que les les tous les députés socialistes et autres, dès qu'ils peuvent faire un peu de terrain, je pense qu'ils en profitent allègrement. Mais là, on est encore dans une phase d'organisation en fait de la poste primaire chez Raphaël Gluxman. Donc les l'équipe de campagne n'est pas encore claire. Euh ce que vont faire certains députés dans cette équipe de campagne n'est pas clair.

C'est c'est en train de se mettre en place. Donc c'est un peu tout. Il y a il y a un député dans ce groupe qui observe tout cela et qui est un peu en embuscade. C'est François Hollande. Euh l'hypothèse d'une candidature François Hollande, elle est elle est réellement présente encore ? Ils en pensent quoi les les députés PS ? Et bah vas-y Stéphanie. Stéphanie. Alors alors beaucoup pensent que le fait que ce soit Raphael Luisse moins d'espace politique à François Hollande du fait de son positionnement politique. Du fait de son positionnement politique.

Après beaucoup connaissent très bien François Hollande et disent que moi il y en a un qui me disaient bah si Gluxman n'est pas monté dans les sondages en janvier ou s'il stagne bah là moi je suis sûr que Hollande sortira du bois mais ce sera pas non plus une évidence que ce soit en terme de personnalité en terme de passif. Puis il y a beaucoup de députés qui se sont engagés à une air post-Hollande et qui n'ont aucune envie de faire une campagne de toute façon pour François Hollande c'est des questions qui qui vont se poser. Là c'est encore un peu tôt mais c'est vrai que ça grignote.

La victoire de Raphaël Gman grignote un peu sur l'espace politique que pourrait envisager d'avoir François Hollande. Oui et puis faut faut quand même dire que cette candidature en attente de François Hollande, elle énerve aussi au Parti socialiste.

enfin et dans le groupe parce qu'en fait on parle quand même d'un ancien président socialiste d'un membre du parti socialiste qui compte sur la non dynamique d'un candidat validé par des socialistes pour sortir du bois donc qui n'a pas pu se représenter alors qu'il était président sortant ou et qui s'est pas gêné de rappeler le nombre de votants lors de sa primaire enfin qu'il a désigné lui comparé à celui de la primaire qui est désigné ou Stéphanie a raison on se rappelle quand même qu'il n'a pas pu se représenter du fait de la situation politique en 2017 la gauche connaît donc maintenant ses deux principaux candidats Mais il y a aussi Marine Tondelier pour les écologistes et Fabien Roussel pour les communistes.

Alors comment est-ce que les députés de ces deux groupes voient les choses ? Est-ce qu'il y en a certains qui plaident pour une convergence des candidatures ? Alors oui côté écolo, oui, le groupe est assez divisé. C'est pareil, il y a plusieurs courants dans le groupe. Voilà, entre les générations, les écologistes, génération, c'est le parti de Bonoamont qui se siège avec les écologistes. Exactement. Il y en a qui sont quand même très proches de la ligne Mélenchon et d'autres qui pourraient rejoindre plutôt Raphaël Gluxman.

En tout cas, je sais pas s'il y en a beaucoup qui pensent que Marine Tondelier à la fin sera candidate sur la ligne de départ au premier tour de l'élection présidentielle. En fait, même au sein du parti écologiste, si on prend Sandrine Rousseau, elle est plus proche de Jean-Luc Mélenchon. Si on prend Jérémie Yordanov, il est plus proche de Raphaël Luxman.

Mais en fait ce qu'il faut voir effectivement c'est qu'il y a un vote enfin ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a un vote des militants écologistes en décembre pour savoir si Marine Tondelier qui est officiellement aujourd'hui candidate donc est euh secrétaire national du parti des écologistes il va euh se rallerie à Gluxman ou se rallerie à Mélenchon. Donc il y a quand même tout ça qui risque aussi bien de diviser le parti des écologistes. Et du côté des communistes ? Ben je sais pas trop moi du côté des communies je pense que bah peu d'écho parce que c'est vrai que bon Fabien Roussell il est plus député donc on le voit moins mais c'est pareil au sein du parti communiste.

Il y a une ligne très unionniste à gauche et certains qui veulent une candidature euh une candidature autonome. Sauf que le problème des petites candidatures autonomes à chaque fois c'est que après on leur reproche finalement d'avoir fait d'avoir bloqué l'accès au second tour à un autre candidat de gauche. ce qui s'est passé en 2022. Fabien Rousel qui était candidat Jean-Luc Mélenchon et les insoumis lui ont reproché d'avoir pris les voies justement qui lui auraient permis d'accéder au second tour.

Juste pour revenir sur Marine Tolier, ce qui est intéressant dans ce qui s'est passé au Parti socialiste, c'est que Marine Tonioletier est proche d'Olivier Fort en fait depuis la NUPES, depuis le NFP en fait ils ont construit ça ensemble. Donc elle est beaucoup plus proche d'Olivier Fort. Le fait qu'Olivier Fort perde cette primaire pour elle c'est aussi ça a déstabilisé un petit peu quoi. [grognement] Et les insoumis dans tout cela, qu'est-ce qu'ils vous disent de Raphaël Gluxman ou qu'est-ce qu'ils ne vous disent pas ? [rires] Je sais pas comment formuler des choses.

Bah la ligne chez les insoumis, c'est de dire que vu que c'est Raphaël Luxman qui a gagné et pas Olivier Fort, ben ça déporte sur la droite, sur le centre et que du coup il marche pas sur leur plat de bande. Donc il y a un peu une des éléments de langage de dire bah nous c'est Raphaël GXman mais on s'en préoccupe pas, ça ne nous concerne pas, ça ne nous touche pas et ça touche pas notre électorat. Et c'est pour ça qu'il y a même une forme de discrétion un peu. Je pense que les insoumis font comme si cette primaire ne les avait pas intéressé, la commande peu et cetera. Euh, il y a peut-être aussi euh un mot d'ordre qui est dire on n'y va pas trop fort.

On se rappelle Gluxman Gluxman ça avait voilà euh posé aussi un certain nombre de soucis. Exactement. De Jean-Luc Mélenchon. Exactement. Euh et après je pense qu'ils savent très bien que eux s'ils sont discrets, leur base militante, elle ne l'est pas du tout. Au soir de la victoire de Raphaël Gluxman, il y avait des appels à la victoire de Jean-Luc Mélenchon. sur les réseaux sociaux, il s'en donne à à cœur joie de Smoker de Raphaël Gluxman et cetera. Il y a eu le jet de riz et le sac de farine. Voilà, dont on ne sait pas pour le jet de farine si c'est des militants insoumis ou pas.

Mais donc en fait, c'est un peu une position officielle parce qu'ils savent qu'officieusement bah en fait pour taper sur Raphaël Gluxman les militants leur base militante le fait déjà bien suffisamment. Effectivement, même sur l'enfarinage, Raphaël Luxman et ses équipes ont visé les insoumis et même Raphaël Luxman a demandé à Jean-Luc Mélenchon de tenir ses troupes entre guillemets et Jean-Luc Mélenchon qui fait des notes de blog assez souvent n'a pas évoqué ce passage là. Moi, j'ai un député de droite cette semaine qui me disait "Jean-luc Mélenchon ne fera rien, il va juste attendre que les soutiens de Luxman se barrent un par un." On verra.

[rires] On va s'intéresser à présent au bloc central comme on dit avec ce duel à distance entre Édouard Philippe et Gabriel Atal. un Gabriel Atal qui a du mal à refaire son retard. Je considère qu'aujourd'hui vous avez deux candidatures qui sont en dynamique. C'est celle de Jean-Luc Mélenchon avec la France insoumise et celle de Marine Le Pen avec le Rassemblement national. Et entre les deux, vous avez des candidats qui à ce stade n'ont aucun une dynamique en tout cas ne sont aucun pour aucun assuré de pouvoir figurer au deuxème tour et de l'emporter ensuite au deuxème tour. Et donc moi je considère que ces candidats, ces familles politiques doivent se parler.

Il faut qu'on se parle dit en quelque sorte Gabriel Atal. Ça veut dire quoi dans dans sa bouche ? Bah en fait, il fait un calcul mathématique Gabriel Atal, il voit qu'il y a c'est ce qu'il dit Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen qui sont très bien installés et il dit bah si on veut espérer être au second tour face à l'un ou à l'autre plus probablement face à Marine Le Pen, il faut que le champ d'entente soit entre la droite républicaine et la gauche modérée. Mais il veut quoi ? Il veut une primaire. Alors, il veut une primaire ou en tout cas, il dit qu'il n'a jamais été défavorable à l'organisation d'une primaire. Donc, il dit il faut qu'on se parle.

Après, il y en a effectivement qui pousse sur cette question de la primaire en disant il faut aussi trancher sans ê être d'accord sur le périmètre de la primaire parce que quand Raphaël Gulsman parle, il parle aussi de Rapha, quand Gabriel Atal, pardon pour le lapsus, parle, il entend aussi inclure un peu Raphaël Bluxman. lui il dit voilà, il faut qu'on qu'on ait un seul candidat dans cette espèce d'espace central et euh et donc c'est un peu ce que dit le modè aussi hein. C'est un peu ce que dit le modè également. Euh mais euh le problème c'est qu'il y en a un qui est pas du tout d'accord. Le problème c'est que ce n'est pas ce que dit Édouard Philippe et Horizon.

Donc en fait euh chez Horizon, on estime que la primaire si un temps elle avait été une éventualité, en fait une primaire ne tient que si elle crée une dynamique et un rassemblement et que sur ces deux points-là, il y a pas de possibilité ni de dynamique ni de rassemblement parce qu'effectivement, ils sont pas d'accord sur la primaire, sur le périmètre de cette éventuelle primaire refusée par Édouard Philippe. Édouard Philippe, il dit c'est droite et c donc lui il s'adresse à David Linard et cetera mais il arrête à Gabriel Atal, il va pas plus de l'autre côté.

Et on voit que le modèle, oui, elle réclame une primaire ouverte, mais en fait, ça fait des mois que Bairou n'est pas convaincu du tout par la stratégie d'Edouard Philippe, par le fait qu'il puisse gagner. Donc, il s'active en coulisse depuis des mois pour essayer de trouver euh d'autres solutions. Il fait monter des gens. Là, on a eu la semaine dernière, même si c'était au Parti radical et pas au pas lors d'un événement mode. Mais il y a Borlot qui s'est proposé en tier de confiance pour essayer de mettre tout le monde d'accord. Ça c'est des choses en sous, il est guidé par François Baot, voilà, qui veut essayer de mettre son grain de sel là-dedans.

Euh pour l'instant, la candidature de Gabriel Atal ne décolle pas dans les sondages. Il ne refait pas son retard face à à Édouard Philippe. Est-ce que ça inquiète ses soutiens à l'Assemblée ? Alors, pour l'instant, j'ai l'impression que non parce qu'en fait, ils disent qu'Edouard Philippe, lui, il est sur une tendance baissière. En fait, pour eux, Edouard Philippe ne plie pas le match parce que ils disent qu'il est parti depuis 3 ans en campagne et qu'il ne fait que baisser dans les sondages. Donc en fait après voilà, c'est se lancer dans est-ce que la hausse de la baisse ou la baisse de la hausse de l'un est plus importante ou pas.

Mais moi, il y avait un des très proches de Gabriel Atel qui était quand même très dur sur Édouard Philippe, il disait "Il est chiant à mourir. C'est le Titanic, c'est un bateau avec un trou dans la coque. Le capitaine du bateau est sympa. La musique est bonne, mais l'eau est déjà en train de prendre. Il a commencé à 27, il est à 16 aujourd'hui. Enfin pour eux, ils voient ça sur un truc de long terme et ils ont le sentiment qu'Edouard Philippe dégringole dégringole. Après, je pense que ils ont il voit bien aussi que Gabriel Atal, le croisement des courbes, on n'y est pas du tout. Donc ça, ils sont bien obligés de le reconnaître également.

Ils sont fixés une échéance pour euh pour fin de l'année, début de l'année prochaine. Ouais. Mais c'est vrai qu'ils ont aussi tous un peu le sentiment que rien ne prend vraiment dans la campagne en ce moment. Donc ils disent que pour l'instant les sondages ça reste très enfin c'est c'est voilà comme chaque élément pour l'instant lancé par l'un en fait ne prend pas vraiment. Il y a la crise des lycées qui arrive et cetera. Peut-être qu'ils vont se laisser un petit peu de temps pour choisir mais de toute façon ils ne sont pas d'accord sur la méthode de des partages. Et Bruno Rotaillo a par exemple proposé des débats à Édouard Philippe à Gabriatal.

Édouard Philippe a dit "Non, non, moi je débats pas avec mes concurrents, je débat avec mes adversaires et je pense que il a notamment en tête le souvenir de François Fillon qui était l'outsider de la primaire de la droite en 2016 et qui avait fait des très bons débats et qui a gagné plein de points à ce moment-là et Édouard F Édouard Philippe pardon [rires] ne veut pas le lapsus. Édouard Philippe ne veut pas risquer de perdre du crédit dans des débats comme ça.

Mais ce qui est intéressant chez Édouard Philippe, c'est que dans son entourage, en fait, il y a vraiment un un une méthode un peu à l'ancienne où on veut pas, on s'est fixé une stratégie et malgré tout ce qui se passe à côté et cetera, on veut pas trop faire un pas de côté. Et c'est-à-dire que là, on dit c'est une période de faux plat. Non, on veut pas répondre à un agenda médiatique. Non, on veut pas répondre à nos challengers qui eux sont challengers mais nous on n pas challenger. Et en gros, il y a les extrême.

Nous, c'est un candidat du sérieux et puis peut-être que la phrase même de d'un proche d'Édouard Philippe cette semaine, c'était ça fait peut-être pas rêver mais ça peut faire gagner. Et effectivement slogan non mais c'est assez ça résumait un [rires] peu le déjeuner et l'autre phrase un petit peu c'était en fait on lui demande pas d'avoir à Édouard Philippe on lui demande pas d'avoir 10/ 10 il a besoin juste d'un point de plus que les autres et en fait la comparaison par rapport aux extrêmes le candidat du sérieux ça peut marcher.

Et puis chez Atal, comme chez Édouard Philippe, considère qu'en ce moment euh c'est un peu le moment du gouvernement avec le les mouvements lycéens et cetera, euh les les peut-être la résurgence d'un mouvement des gilets jaunes. Du coup, il y a pas de il y a pas de d'oreille attentive des Français pour des propositions de campagne. Il nous reste à évoquer la situation du RN et de sa candidate Marine Le Pen. La grande question qui s'est posée en début de semaine à l'Assemblée, c'était est-ce que le RN va voter ou non la motion de rejet sur le budget ? La réponse, c'est Jean-Philippe Tangi qui l'a apporté lors du point presse hebdomadaire de mardi.

J'ai dû recevoir à peu près centaines de textos des journalistes sur la motion de rejet des socialistes. Je vous annonce et je vous confirme que nous ne voterons pas la motion de rejeter des socialistes, mais je vois pas trop où est la surprise puisque nous n'avons voté aucune motion de rejet de PLF ou de PLLFS. discuter le budget, c'est la base du parlement, c'est la base du fondement de notre démocratie et notre République. Donc refuser de débattre du budget, ça n'a aucun sens. Alors nos auditeurs se demandent peut-être et ils ont raison, hein, pourquoi on fait un lien entre cette motion de rejet sur le budget et la présidentielle ? Expliquez-nous. Bah parce qu'on aime s'amuser ici.

Euh [rires] cette motion de rejet, en fait, ce qu'il faut savoir, c'est quand on examine le budget à l'Assemblée, donc on part pour 10 jours de débat, euh des milliers d'amendements et cetera, mais il y a un moment où un groupe d'opposition peut dire "Bah moi, je propose de rejeter le texte tout de suite." Ça s'appelle la motion de rejet et si elle est adoptée, paf, on arrête tout et on envoie le texte au Sénat. Et comme il y avait une motion de rejet sur le texte, c'est vrai qu'on s'est demandé qu'est-ce qui peut se passer comme maintenant il peut se passer tout euh et parfois n'importe quoi à l'assemblée.

On s'est posé cette question et on surveillait l'attitude du RN en se disant ça va aussi donner un peu là sur ce qu'ils veulent faire par la suite. Si le RN avait voté la motion de rejet, le texte était directement expédié au Sénat. Après ce qui était encore un peu plus compliqué, c'est que ça pouvait aussi faire les affaires du gouvernement. Mais on va peut-être pas ouvrir cette parenthèse. Mais ce qu'il faut décrypter, c'est la stratégie de Marine Le Pen sur ce budget. d'EC. Donc là ça ça le RN a dit le but c'est de discuter du budget.

Donc ça voulait bien dire que le RN voulait afficher des positions dans l'hémicycles, pouvoir défendre ses positions, redire ce en quoi il était d'accord, ce en quoi il était pas d'accord et vraiment pouvoir afficher son opposition avec certaines mesures du budget. Et c'est assez cohérent avec la ligne de Marine Le Pen qui a dit il y a quelques semaines qu'elle préférait un budget imparfait que pas de budget du tout. Donc et un budget réversible. Et un budget réversible.

Ça c'est encore un autre élément c'est encore un autre élément parce qu'elle estime que s'il y a des mesures qui ne sont pas irréversibles et qu'elle peut changer si elle arrive au pouvoir et qu'elle peut à coup de décret le 1er juin complètement modifié bien a des choses qu'elle laissera passer et cetera. Et la ce qui était intéressant aussi sur la motion de Roget c'était de savoir s'ils allaient voter s'ils allaient voter pour ou contre ou s'abstenir parce que si le RN s'abstenait il y avait quand même certains qui faisaient des calculs qui disaient que la motion de Roger pouvait passer. Donc là, ça veut dire que le RN dans le sens qu'il avait choisi n'a pris zéro risque.

Ils ont voté contre pour être bien sûr qu'elle ne passe pas et être bien sûr de pouvoir discuter du budget parce que c'est aussi un moment où ils vont euh qu'ils vont utiliser pour faire entendre les propositions de Marine Le Pen. Ella, ben je crois qu'on a fait le tour des principaux candidats et de leur soutien à l'assemblée. Merci à toutes les trois. Bourbon Hebdo s'arrête là pour aujourd'hui. Bon weekend. Merci. La séance est levée.