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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 13 octobre 2026 28 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesJustice

Manuel Bompard : "Non, LFI n'a rien à voir avec la violence !"

Au micro : Jacques Cardose Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que comme le dit Édouard Philippe, c'est le symbole d'une violence débridée, un phénomène sociétal global selon vous ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Vous auriez des suggestions notamment en matière de circulation des armes ?

  • 1:25RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous rejoignez l'analyse du ministre de l'Éducation nationale qui parle d'une violence débridée d'un phénomène sociétal global ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous lui dites à Bruno Retailleau qui estime que LFI entretient une forme de violence globale dans le discours ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Quel discours monsieur ? Par exemple Valérie Pécresse qui cite vos défis TikTok sur les départs de feu.

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous appelez tous les Français à rejoindre les lycéens aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Manuel BompardFait
    « Comment un jeune de 14 ans aujourd'hui peut avoir accès comme ça à des armes à feu ? »
  • 1:25Manuel BompardChiffre
    « En France, il y a plusieurs millions d'armes à feu qui circulent. »
  • 3:54Manuel BompardFait
    « Il y a pas de responsabilité de violence d'atmosphère. C'est un peu ça qui est dit aussi, c'est que on a le sentiment que parce que la France insoumise entretient aussi ce discours, un certain nombre de politiques veulent vous faire porter la responsabilité aussi. »
  • 6:09Manuel BompardFait
    « C'est pas normal qu'on soit dans des lycées qui soient absolument délabrés. »
  • 6:35Manuel BompardChiffre
    « Le gouvernement prévoit de supprimer 1600 postes d'enseignants supplémentaires. »
  • 8:55Manuel BompardChiffre
    « 10 milliards d'euros sur la rénovation du bâti scolaire. »
  • 9:28Manuel BompardChiffre
    « Le gouvernement va baisser de environ 3 à 4 milliards d'euros la contribution des très grandes entreprises. »
  • 10:01Manuel BompardChiffre
    « Les marges de Total ont été multipliées par 7,5. »
  • 16:35Manuel BompardChiffre
    « Les gens qui gagnent plus de 1200 € de pension de retraite qui perdraient du pouvoir d'achat l'année prochaine. »
  • 22:51Manuel BompardFait
    « Un blocus, c'est pas de la violence. »
  • 23:24Manuel BompardPromesse
    « J'appelle l'ensemble des personnels de l'éducation nationale à ne pas tomber dans une forme de répression de la mobilisation. »
  • 25:13Manuel BompardFait
    « Si vous avez été sur un blocus et qu'il y a eu des dégradations dans ce blocus même si vous en êtes pas personnellement responsable, vous allez payer. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

L'invité [musique] politique Jacques TDS. Il est 8h30 sur Sud Radio. Bienvenue si vous nous rejoignez, c'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques vous recevez Manuel Bompard débuté des Bouches du Rône et coordinateur national de la France insoumise. Manuel Bompard, bonjour. Bonjour. Commençons par le drame à Auagne. Vous êtes député des Bouches du Rô. Un élève de 14 ans a donc tiré à plusieurs reprises, y compris dans une classe à l'aide d'un fusil de chasse dans son collège blessant trois personnes. Est-ce que comme le dit Eddouard Chefy, c'est le symbole d'une violence débridée, un phénomène sociétal global selon vous ?

Ah, d'abord, c'est un événement dramatique et je veux dire évidemment mon soutien aux personnes qui ont été visées et mon mon salut, mes remerciements aussi au personnel de l'établissement qui est intervenu au servic. Donc évidemment que c'est un événement dramatique et ça pose un certain nombre de questions. Comment un jeune de 14 ans aujourd'hui peut avoir accès comme ça à des armes à feu ? Comment il peut s'engager dans un acte aussi aussi terrible ? Et je trouve que ça ouvre des débats sur la circulation des armes, sur la santé mentale des jeunes et je pense que ces débats, il faut y apporter un certain nombre de réponses politiques.

Vous auriez des suggestions notamment en matière de circulation des des armes. Oui, pour notre part par exemple, ça fait depuis maintenant plusieurs années qu'on défend un plan pour mettre fin à la libre circulation des armes. En France, il y a plusieurs millions d'armes à feu qui circulent. On peut quand même se poser la question de comment c'est possible qu'un jeune de 14 ans se retrouve avec une carabine entre les mains. Apparemment, les armes étaient à la au domicile familial puisque le père est militaire. Oui. Oui. Oui. Ben je je ça ça pose la question du contrôle de l'utilisation de ces armes.

Ça pose évidemment la question de de je disais la santé mentale des jeunes parce que comment un jeune de 14 ans peut avoir cette idée dans la tête. Et donc là, je trouve que là aussi ça ouvre un certain nombre de débats sur le nombre de psychologues scolaires à l'école par exemple et je trouve qu'il faut y apporter des réponses qui sont des réponses politiques. Est-ce que vous rejoigz l'analyse du ministre de l'éducation nationale qui dit qu'il parle d'une violence débridée d'un phénomène sociétal global ? Bah heureusement tous les jeunes ont pas ça en tête.

Non, mais on voit bien qu'il y a quand même une forme de violence qui s'exprime un peu partout, pas seulement à l'occasion de se fait dire et ben, il faut faire en sorte de de de s'attaquer, de se confronter à cette à ce climat de de violence parce que effectivement, il est extrêmement problématique d'ailleurs quand il cible des personnels de l'éducation nationale comme quand il cible d'autres élèves par exemple. Et donc oui, [grognement] c'est évidemment une difficulté, un fléo sur lequelle il faut lutter. Il faudra le condamner ce garçon. En tous les cas, il a 14 ans.

Bah écoutez euh évidemment qu'un un un un même jeune de 14 ans qui commet un acte d'une telle gravité, il il y a des procédures judiciaires, il y a une enquête qui est en cours et ça donnera lieu à des à des sanctions. Dans le concert politique actuel, la France insoumise et souvent montré du doigt. Vos concurrents expliquent que vous entrenez entretenez une forme de violence globale dans le discours et que Bruno Retaillot par exemple estime que cela s'inscrit dans un climat de violence et d'impunité que la France insoumise he il vous cite contribue à entretenir. Qu'est-ce que vous lui dites ?

Bah moi, d'abord, je veux dire que quand tu quand il y a un un acte terrible comme ça, je pense que la responsabilité des des responsables politiques, s'ils sont effectivement responsable, c'est d'être capable de faire preuve de d'unité, de rassemblement face à et d'avoir une condamnation qui soit unanime, de pas être en capacité ou en en recherche immédiate d'instrumentaliser.

Et écoutez, quand je lis monsieur Retaillot, quand je lis monsieur Bardella, quand je lis monsieur Atal qui font un lien entre cet acte terrible et la mobilisation lycéenne en cours alors que le préfecture, le préfet des Bouches Duran a dit lui-même il n'y a aucun lien entre cet acte et la mobilisation, je pense qu'ils font quelque chose qui est quelque chose d'assez ignoble, d'assez ignominieux pour vous dire la vérité, c'est-à-dire d'utiliser un drame terrible pour essayer de stigmatiser une formation politique. éidelle des modalités d'action qui sont des modalités d'action non violente. On l'a toujours dit, je redis, on l'edit. Il y a pas de responsabilité de violence d'atmosphère.

C'est un peu ça qui est dit aussi, c'est que on a le sentiment que parce que la France insoumise entretient aussi ce discours, un certain nombre de politiques veulent vous faire porter la responsabilité aussi. Quel discours monsieur ? Par exemple Valérie PCres qui cite vos défis TikTok sur les départs de feu. Je passe là évidemment à la mobilisation des des lycéennes des lycéens pardon. Donc aucun rapport avec l' dont on a parlé tout à l'heure. Vous êtes d'accord. Il y a pas de lien direct et personne n'établit de lien direct. Si si certains ont essayé de le faire, pas vous mais certains responsables politiques ont essayé de le faire et c'est ce que je dénonce.

C'est ce que en tous les cas si je libre une retaillo ou d'autres ils disent qu'il y a effectivement une forme de de de violence d'atmosphère qui est qui est expliquée par la France assou. He mais Bruno Retaillo, il dit chaque jour une bêtise sur la France assoumise en espérant par la même gagner un peu de lumière parce que sa campagne est en train de de dégringoler absolument et qu'il a absolument disparu du paysage. Donc il cherche le buzz. Bon mais il est pas obligé de le faire sur notre dos, vous comprenez. Pour le reste euh vous sentez pas responsable mais pas du tout.

Écoutez, la France à assoumise, elle défend un programme, elle défend des propositions, elle se présente aux élections, elle appuie, elle soutient des mobilisations pacifiques, calmes et déterminé. Voilà, ça c'est le programme de la France à soumise. Donc pas vous dire davantage que ça cas, en tous les cas aujourd'hui 5e journée avec le soutien de plusieurs syndicats de l'éducation nationale, 5e journée de mobilisation pour les lycées, cette fois-ci la CGT, FSU, FO, euh plusieurs également des gilets jaunes qui pourraient également participer. Est-ce que vous appelez tous les Français à rejoindre les lycéens aujourd'hui ?

Évidemment, moi j'appelle euh j'appelle tous les Français à à appuyer cette mobilisation parce que c'est une mobilisation euh qui euh part de revendication qui sont des revendications légitimes et je pense que n'importe quelle personne qui nous écoute sera d'accord pour dire que c'est pas normal euh que nos gamins étudient dans des lycées qui sont des lycées absolument délabrés. Mais est-ce que le gouvernement peut faire plus que ce qu'il a déjà fait ? Oui, il peut faire plus, on va y venir. Je vais vous dire mais je veux juste terminer sur le constat. C'est pas normal qu'on soit dans des lycées qui soient absolument délabrés.

C'est pas normal qu'en France aujourd'hui, vous avez une heure de cours sur 10 qui ne peut pas être assuré parce qu'il y a des problèmes de remplacement des professeurs. C'est pas normal que notre jeunesse, elle soit mis dans une situation d'angoisse et d'inquiétude parce qu'il y a un système absolument indigne qui s'appelle parcours sup qui fait que même quand vous travaillez bien, vous êtes pas sûr d'avoir une place à l'université. C'est pas normal cette situation. Je pense que tous les gens peuvent le le comprendre et à mon avis le partager. Et d'ailleurs, c'est ce que disent les enquêtes d'opinion qui disent qu'une majorité des Français appuent ses revendications.

Qu'est-ce que le gouvernement peut faire ? C'était ça votre question, je vais y répondre. Premièrement, il y a une discussion budgétaire qui s'ouvre aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Le gouvernement prévoit de supprimer 1600 postes d'enseignants supplémentaires. Il prévoit de faire encore des coupes dans le budget de l'éducation nationale. Première étape, faut annuler tout ça. Franchement, c'est pas raisonnable dans le moment dont on est en train de parler. Deuxièmement, il y a des dispositifs qui ont été mis en place par les macronistes et qu'il faut annuler parcours sup. Il faut le supprimer, pas juste l'aménager. Comme ça en plein milieu. Mais évidemment, comment vous faites ?

Comment vous faites la sélection ? Comment vous la remplacez ? Et je vais vous répondre très simplement en créant des postes à l'université supplémentaire. Quand on a des jeunes qui veulent pouvoir rentrer à l'université, pourquoi en France on serait pas en capacité aujourd'hui de faire en sorte que toutes les personnes qui veulent aller à l'université puissent aller à l'université ? Il y a pas forcément de place pour tout le monde. Et ben donc il faut créer des places supplémentaires. Et vous pensez que d'un point mais d'un point de vue philosophique, vous pensez qu'il faut que tout le monde trouve une place à la à la faculté.

Certains disent qu'il faut aussi pouvoir diriger ceux qui sont en échec vers d'autres filières. Mais d'abord, il y a pas que l'université, il faut valoriser toutes les filières de l'enseignement. Il y a l'enseignement professionnel qui est très important aussi. Mais quand vous avez des jeunes qui veulent aller étudier à l'université, évidemment qu'il faut faire en sorte qu'il puissent étudier à l'université. Enfin, vous savez qu'on est dans un pays en France où notre force principale, notre richesse principale, c'est la matière grise.

On a intérêt que un maximum de notre génération, de cette génération, puisse avoir accès à des diplômes qui sont des diplômes qualifiants, à des formations qui sont des formations universitaires et de faire élever le niveau d'enseignement général qui existe dans notre pays. Ça c'est la réponse politique. Mais qu'est-ce qui va se passer dans la rue aujourd'hui ? à nouveau, il y a ce blocage, il y a la perspective du du mouvement de de samedi prochain. Qu'est-ce que vous espérez à la France insoumise ? Bordéliser le pays ? Non, pas du tout.

Justement, nous on espère qu'il y ait des mobilisations qui sont des mobilisations les plus larges possibles, les plus massives possibles et comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, moi-même Jean-Luc Malenchon et l'ensemble des dirigeants de la France à soumise pour qu'une mobilisation puisse être très large, il faut qu'elle soit non violente, il faut qu'elle soit pacifique. C'est ça l'objectif des journées d'action comme celle d'aujourd'hui. Luttes pour le samedi. Ah bah ensuite vous me posez la question de qu'est-ce qui va se passer ensuite ? Bah j'ai envie de vous répondre mais ça en fait ça appartient un peu au gouvernement.

Si le gouvernement continue de faire la sour d'oreille et de ne pas répondre politiquement aux revendications, je crois que le mouvement se poursuivra et il se poursuivra en particulier ce samedi euh 17 octobre puisque c'est une date de mobilisation de de de longues dates qui concerne aussi la question des prix des carburants, la question des salaires et donc oui, évidemment, on la soutiendra. Manuel Bonpard, certains disent dans les rangs, dans les cortèges que ce mouvement pourrait durer, pourquoi pas, jusqu'à la présidentielle, vous le souhaitez ? Bah moi, je souhaite d'abord que ce mouvement, il obtienne la satisfaction de ses revendications.

Euh et donc il durera le temps qu'il doit durer pour obtenir la satisfaction de ses revendications. Mais pourquoi pas jusqu'à la présidence ? Mais moi, moi ce que je préfère, c'est que le gouvernement euh annonce la fin de parcours supurgence de 10 milliards d'euros sur la rénovation du bâti scolaire. Franchement 10 milliards d'euros dans le contexte actuel. Bah je sais pas par exemple regarder par rapport au budget précédent, le gouvernement va baisser de environ 3 à 4 milliards d'euros la contribution des très grandes entreprises, des 400 plus grandes entreprises du pays par rapport à l'année dernière.

Donc oui, on a des marges de manœuvre financière, c'est une question de priorité politique. Est-ce que vous pensez pas que c'est une priorité politique que nos lycéens puissent étudier dans des lycées qui sont de bonne qualité ? Franchement, moi je pense que oui. Donc je crois que ça doit être une des priorités politiques de cette discussion budgétaire. Le gouvernement débloque des STRS des stocks stratégiques. Je parle évidemment du carburant avec le prix du diesel qui va baisser à la pompe de 8 à 12 centimes chez Total. Vous remerciez Total ? Non, pas du tout. D'abord, d'abord le gouvernement débloque des des Attendez, attendez.

Le gouvernement débloque des stocks stratégiques en nous disant ça va faire baisser les carburants quasiment de 20 centimes et puis Total nous dit non finalement de 10 centimes. C'est 20 centimes pour les non routiers pour les non professionnels. Non mais les annonces de monsieur le cornu initialement elles étaient pas de 8 à 12 centimes, elles étaient supérieures. Donc pourquoi Total ne répercute que 8 à 12 centimes ? Parce que le reste il se le met dans sa poche. Et d'ailleurs depuis le début de cette crise qu'on connaît depuis maintenant plusieurs mois, les marges de total ont été multipliées par 7,5. Donc c'est pas la crise pour tout le monde, permettez-moi de vous le dire quand même.

Donc la seule mesure qui permet d'avoir un effet immédiat et réel sur le prix des carburions, c'est la mesure que l'on propose, c'est de décider de bloquer les prix, de les ramener à 1,70 € au prix auquel ils étaient avant le déclenchement de la crise et de faire payer Total qui n'a pas à se faire des marges extraordinaires dans cette période. Donc vous ne remerciez pas Total pour ce geste. Non, parce qu'en plus vous savez, Total utilise une stratégie qui est une stratégie commerciale. C'estàdire que ils plafonnent leur propre prix parce que comme ils maîtrisent l'ensemble de la chaîne bah ils peuvent se permettre de le faire.

Mais en faisant ça, non seulement il continu à s'en mettre plein les poches, mais en plus il distrib ils mettent en difficulté tous les distributeurs indépendants qui eux ne bénéficient pas du contrôle de l'approvisionnement, du raffinage et cetera. Donc c'est une stratégie qui est absolument déloyale. C'est pour ça qu'il faut bloquer les prix pour que tout le monde soit à égalité. Passons à la victoire de Raphaël Gluxman. Jean-Luc Mélenchon n'a pas voulu réagir et n'a pas réagi à cette victoire. Pourquoi ? Bon parce que c'est pas vraiment notre sujet. Nous, vous savez, on est engagé dans cette campagne depuis maintenant le mois de mai.

On défend nos propres propositions, notre propre programme. Je crois qu'on a fait encore le le weekend dernier à Clair Monferrant un meeting formidable qui démontre l'extraordinaire dynamique qui a autour de la candidature de Jean-Luc Mchanon. Rapha Guxman. Vous le considérez comme un advers un adversaire. Justement, j'allais vous répondre, j'allais vous répondre. Nous, vous savez, nos adversaires dans cette campagne aujourd'hui, ils sont dans le bloc central avec celles et ceux qui veulent perpétuer la politique macroniste et ils sont à l'extrême droite.

Et donc, on n pas l'intention de passer notre temps à commenter les faits et les gestes de monsieur Gluxman qui j'ai bien vu lui veut en permanence attaquer la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Mais voilà, nous c'est pas vraiment notre sujet pour être tout à fait honnête. Si ça peut-être que ça clarifie aussi un peu le le paysage politique à gauche. Est-ce que par exemple vous dites aux écolos euh ils ont plus à faire avec nous qu'avec Raphaël Lux ? Bah ça moi c'est ce que je dis depuis le début de l'année.

C'est-à-dire que il me semble que euh d'un point de vue des propositions du programme politique que l'on porte, vous savez à l'Assemblée nationale, moi je suis député, je vote avec les députés écologistes dans 80 à 90 % des cas, avec les députés communistes dans 90 % des cas. Donc je leur dis, il me semble qu'il y a une convergence assez naturelle d'un point de vue des propositions et donc celles et ceux qui veulent participer de la campagne autour de Jean-Luc Mélenchon une campagne collective, évidemment, ils sont les bienvenus. Oui. Euh le Raphaël Luxman a promis qu'il n'y aurait aucune alliance avec LFI lors des prochaines législatives.

Ça veut dire que si vous êtes à l'Élysée, vous n'aurez pas forcément de majorité. Ah non, ça veut pas dire ça. Ça veut dire que on a pris acte de la déclaration de monsieur Gluxman et que dans les dans les dans les prochaines semaines, la France insoumise engagera la mise en place de ses candidats aux élections législatives et donc on désignera des des candidats y compris dans les circonscriptions dont les les députés sortants sont du Parti socialiste de place publique puisqu'ils ont l'intention de refuser toute alliance avec nous. Bon donc en practe, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ?

Mais avec le risque quand même qu'il y ait pas d'alliance du coup avec euh place mais ça c'est les c'est les Françaises et les Français qui décideront à qui euh à quel candidat à quelle démarche politique ils ont envie de donner un maximum de force. Pour l'instant avec Jean-Luc Mélenchon, on est à près de 420000 soutiens. On fait des meetings qui sont extraordinaires. Je crois que la dynamique, elle est assez manifestement de notre côté. L'enfarinage de Gluxman à la sortie de son QG dimanche soir, est-ce que c'est l'œuvre d'un militant de la France insoumise ? Non, pas du tout.

Et je trouve que la manière avec laquelle monsieur Gluxman et un certain nombre de ses de ses amis immédiatement accusent la France assommie sans aucune preuve, je vais vous dire les choses franchement euh la France assouise fait pas partie de ces méthodes. La France assoumise, elle mène des débats politiques sur la base de programmes dans des confrontations démocratiques. Donc je sais pas qui a fait ça, mais en tout cas c'est pas les méthodes de la France assoumise. Il vous demande de désavouer cette violence. Mais moi je suis pas d'accord avec ce type de de de pratique. Voilà.

Mais alors monsieur Gluxman, il va falloir qu'il soit cohérent parce que quand dans une vidéo qu'il produit par exemple, il dit qu' excusez-moi du terme mais c'est les termes que lui il employé qui va pisser sur Jean-Luc Mélenchon quand il attient des propos sexistes à l'égard de Madame Royal, il devrait commencer à balayer devant sa porte. Euh vous ne portez pas de ruban rose ce matin Manuel Bompard ? Non, j'en porte pas. Ça me arrivait de le porter parce que évidemment que je pense que tout le monde partage la cause de la lutte contre le le cancer. a expliqué qu'elle boycotterait cette manifestation.

fait référence à une prise de position de ma pan est-ce que c'est responsable de la part d'une femme d'adopter ce genre d'attitude à l'égard d'autres femme qui sont attendez attendez faut d'abord écouter ce que dit Oui oui mais vous me permettez de le repréciser Mathil Panot elle rela menée par un un collectif de lutte contre le cancer de d'ailleurs qui est un collectif qui comprend dans ses rangs des victimes du cancer donc je pense qu'ils savent et ils ont aussi le droit de s'exprimer et qui disent qu'il y a une forme d'hypocrisie dans cette initiative puisque Cette initiative de porter un ruban rose, elle provient d'une entreprise qui est une entreprise qui est un géant de la fabrication des pesticides.

Or, un certain nombre de pesticides ont un lien avéré avec la production de cancer dans la société, son sont son sont son cancérigène. Donc, il y a une forme d'hypocrisie dans cette initiative. Est-ce que ça veut dire que toutes les personnes qui portent le ruban rose sont eux-mêmes hypocrites ? Évidemment que non. Il y a plein de gens qui le font parce qu'ils ont envie d'exprimer et on le comprend leur indignation contre le cancer et la nécessité de lutter contre le cancer.

Mais oui, on peut dire qu'il y a dans cette initiative une certaine forme d'hypocrisie et qu'il y a des grandes entreprises qui essayent de se repeindre en euh défenseur de la lutte contre le cancer alors qu'ils produisent eux-mêmes des produits qui fabriquent des cancers. Donc je pense qu'on peut aussi euh comprendre et écouter ce que dit Mathilde Panot que je comprends en ce qui me concerne en tout cas totalement. Manuel Bompard, député des Bouges du Roney, coordinateur national de la France insoumise est donc notre invité ce matin.

Euh, dans la 2e partie de cet entretien, un auditeur vous interrogera et puis euh il y aura également l'actualité des des euh des réseaux avec Benjamin Glaise et puis je crois que dans vos 3 minutes pour convaincre, vous avez souhaité nous parler du budget, du choix du gouvernement. Absolument, c'est l'actualité. On vous retrouve dans quelques secondes.

15:54
Non speech

[musique]

15:56
Locuteur

Le grand matin Sud Radio 7h10h, [musique] Jacques Cardose. Manuel Bompard, député des Bouches du Rony, coordinateur national de la France insoumise et notre invité ce matin sur Sud Radio, Manuel Bompard. On va commencer par votre carte blanche. Vous avez souhaité nous parler du budget. Vous avez 3 minutes pour nous convaincre que c'est un mauvais budget. Bah, c'est un mauvais budget. Donc ça commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Donc ça me paraissait important d'en d'en d'en parler.

Ça concerne évidemment l'ensemble des Françaises et des Français et c'est un mauvais budget parce que le Premier ministre prétend ramener en quelque sorte de l'ordre dans les compte public mais en faisant payer la facture à chacune et chacun d'entre nous. C'est les gens qui gagnent plus de 1200 € de pension de retraite qui perdraient du pouvoir d'achat l'année prochaine. C'est les fonctionnaires qui verraient leurs points d'indice ne pas être réindexés à nouveau. C'est les étudiants qui verraient les APL être gelés alors que les prix eux augmentent. C'est des économies dans le budget de la santé.

C'est des économies dans le budget de l'éducation nationale, c'est des économies dans le budget de l'écologie. Bref, c'est des couples qui vont avoir des conséquences immédiates dans les conditions de vie des Françaises et des et des et des Français. C'est par exemple la non d'indexation de la prime d'activité que touche tous les travailleurs pauvres en France, les travailleurs qui ont des faibles rémunérations et en plus de leur salaire, ce qu'on appelle la prime d'activité, qui serait pas indexé l'année prochaine sur l'inflation. Donc c'est plein de mesures qui vont impacter l'ensemble des Français.

Et puis par contre celles et ceux qui ont les moyens, les très grandes entreprises qui ont fait des su profits en raison de la crise que l'on connaît, les ultra riches qui ont largement les moyens de contribuer davantage, eux, on leur dit "Non, non, à vous, à vous, on touche pas." Et c'est une politique qui est une politique absolument injuste, mais en plus c'est une politique qui est inefficace d'un point de vue économique. Parce que quand vous êtes dans un pays, la France où la moitié de la croissance, elle est tirée par la consommation, bah quand vous avez une politique de baisse du pouvoir d'achat, ben ça se traduit par une moindre croissance.

D'ailleurs, je lisais cette nuit que alors que les prévisions de croissance de la zone euro sont plutôt révisées à la hausse, les prévisions de la de croissance pour la France cette année sont révisé à la baisse par c'est les conséquences du budget de l'année dernière. Donc franchement, c'est vraiment un très mauvais budget et nous on va évidemment le combattre. Vous allez le combattre, ça signifie que on tout le monde enfin il y a pas de garantie sur le fait que ce budget soit soit soit voté. Vous pensez qu'il vaut mieux qu'il y ait pas de budget et que la France soit bloquée, qu'il y a un risque aussi que le gouvernement je préfère un bon budget.

Je préfère un budget en l'état en l'état, le gouvernement ne semble pas vouloir réfléchir sa position. Ah bah voilà. Mais dans ce cas-là, il en assumera évidemment la responsabilité. Mais comprenez que ça fait depuis maintenant plusieurs années qu'on dit chaque année votre budget, votre logique économique, elle va nous conduire dans le mur. Chaque fois on dit la dépense publique auour. C'est ça qui est intéressant, c'est que chaque année, on nous dit il faut faire ses coupes parce qu'en faisant ses couples, l'année prochaine, on va réduire le déficit. Chaque année, ils font les coupes et l'année d'après, le déficit continue à augmenter.

Donc à un moment, je sais pas, il y a pas besoin d'être très intelligent pour se dire que quand il y a une fois, deux fois, ça n'a pas marché. Il faut peut-être changer de logique. Peut-être qu'on se dit aussi que les les économies n'ont pas été suffisamment faites. Ah non, mais attendez, attendez. Les économies, elles ont été faites. Les coupes qu'a annoncé le gouvernement, elles ont eu lieu. Et cette année, vous êtes d'accord avec moi, le déficit va être au moins aussi important que l'année dernière. Donc à un moment, faut se dire mais faut peut-être comprendre que ça veut dire que les choix économiques sont pas bons pour la raison que je vous ai indiqué tout à l'heure.

Qu'est-ce qui crée de des recettes pour l'État, des recettes fiscales en particulier ? C'est la consommation, c'est la TVA par exemple. Et donc si vous réduisez le pouvoir d'achat des gens, ben les gens en fait ils vont plus consommer. Et comme il vut plus oui cette logique elle est absurde. Il faut faire exactement l'inverse. Et l'inverse c'est avoir une politique de relance de la consommation, de relance de l'activité. Donc il faut avoir une politique de défense du pouvoir d'achat. il faut augmenter les salaires. Donc il faut avoir une politique d'investissement public parce que c'est ça qui crée de l'activité économique.

Si vous mettez des dizaines de milliards d'euros par exemple dans la rénovation thermique des bâtiments, dans la construction de nouveaux logements, et ben vous avez par exemple tout, je prends cet exemple là, tout un secteur économique et le secteur du BTP qui va qui va tourner et donc vous allez créer des emplois et donc vous allez avoir de la consommation parce que les gens ils vont avoir des salaires qui sont des salaires meilleurs. Il faut changer absolument de logique. En tout cas, c'est ce qu'on propose avec Jean-Luc Mélenchon et la France à soumise. Emmanuel Bonpard, un auditeur a souhaité vous poser une question. Bonjour monsieur Bompard.

Sami de Lyon, vous souhaitez abaisser le droit de vote à 16 ans, mais Jean-Luc Mélenchon fustige par Cours sup et dénonce une machine qui oblige les jeunes à rédiger une lettre de motivation. Dans votre raisonnement, donc à 16 ans, on est capable de voter et de choisir une orientation politique, mais par contre, on est incapable de choisir et de formuler son orientation professionnelle, n'est-ce pas ? Totalement contradictoire. Merci. Ah bah d'abord merci pour la question. Je une bonne question. Alors si on critique parcours sub, c'est pas parce qu'on pense que les jeunes sont pas suffisamment intelligents pour faire leur choix.

C'est parce que c'est une machine qui est une machine à créer de l'angoisse, à créer de la souffrance et une machine qui oblige à mentir. Parce qu'on demande aux jeunes de dire quels sont leurs 10 choix d'orientation. Et donc en fait la vérité c'est qu'ils vont pas faire 10 choix d'orientation. Donc ils peuvent en faire un, ils peuvent en faire deux et puis au bout d'un moment comme ils ne peuvent pas avoir ils peuvent ne pas avoir le premier ou le deuxième, on leur demande d'inventer d'autres choix. Donc c'est une machine qui est une machine malhonnête et qui crée beaucoup de souffrance.

Donc c'est pour ça qu'on critique parcours su pour le reste un jeune aujourd'hui quand il a 16 ans, il est responsable, il peut aller en prison. Un jeune quand il a 16 ans, il peut voter aux élections professionnelles. Donc oui, on considère queun jeune quand il a 16 ans, il devrait pouvoir voter. Moi, ce que j'observe dans ce mouvement lycéen, c'est un haut niveau de conscience politique, un haut niveau de maturité politique, un haut niveau dans la formulation des revendications et je pense que ce serait une richesse pour notre pays que cette jeune génération, elle puisse aussi participer au scrutin. On passe à l'actualité des réseaux sociaux avec vous Benjamin Glaise, bonjour Manuel.

Bonjour. Je voulais vous faire réagir à un visuel qui fait polémique de la France insoumise du compte Instagram en l'occurrence de la section Lfi de Suren dans les hautes scènes. Ils ont lancé une série, hein, je cite le titre, ces vieux qui nous font la misère et dans le cadre de cette série, il s'en prennent à un proviseur, le proviseur d'un lycée de de la commune. Ces militants assurent que ce chef d'établissement aurait envoyé le message suivant aux parents délaies. Je vous le lis.

Je rappelle que l'ensemble du lycée à bord cours et circulation bénéficie d'une vidéo protection avec enregistrement vidéo et que si d'aventure des élèves participer à des actes de blocus ou à toute autre violence, il serait immédiatement traduit devant le conseil de discipline et fera l'objet de poursuite judiciaire. Sur ce visuel créé donc par le compte LFI de Suren, le nom du proviseur est affiché, son visage également. Est-ce que à travers ce type de démarche, on ne met pas d'une certaine manière une cible dans le dos d'un proviseur ici en l'occurrence ? En tout cas, il s'agit évidemment pas de mettre une cible dans le dos de proviseur.

Moi, j'ai pas vu ce visuel, mais ce que je peux vous dire, c'est que je trouve absolument inacceptable de la part d'un proviseur d'envoyer des menaces aux familles parce que en leur disant si vos enfants participent d'un événement qui est un événement pacifique qui se tient devant l'établissement scolaire, il pourrait être sanctionné par de blocus et de l'occurrence. Non, non, un blocus c'est pas de la violence, monsieur. Un blocus, c'est pas de la violence. Il faut pas tout mélanger. La violence, c'est quand on dégrade. La violence, c'est quand on s prend à des gens. de bloquer l'accès à l'établissement comme ça. Ah d'accord.

Mais ça ça participe des modalités d'action parce que vous savez quand les agriculteurs ont occupé une autoroute et l'ont bloqué à la circulation, ils avaient pas le droit non plus. Et pourtant monsieur Atal qui était ministre à l'époque, il est même allé les voir sur le point de blocus et il allait casser la croûte avec eux. Et je le reproche pas de l'avoir fait. Je pense que les agriculteurs avaient raison. Mais à l'époque personne n'a dit "Oh là les agriculteurs, c'est illégal ce qu'ils sont en train de faire." On a dit quoi ? Et même monsieur Darmanin l'avait dit à la télévision.

On a dit ben il y a des colères qui sont des colères légitimes et il faut être capable d'apporter des réponses à ces revendications. Donc je suis pas d'accord pour qu'on mélange. Est-ce que vous appelez vos vos militants à dénoncer publiquement bah les proviseurs qui s'opposerait au blocage, au blocus et au violen fait de montrer du dos à quelqu'un ?

J'appelle j'appelle j'appelle l'ensemble des personnels de l'éducation nationale à ne pas tomber dans une forme de répression de la mobilisation et d'ailleurs l'immense majorité d'entre eux ne le font pas et je désapprouve cette initiative du procureur et en ce qui concerne les militants insoumis, je les appelle comme je l'ai toujours fait et je continue à le faire à se focaliser sur des modalités d'action qui sont évidemment des modalités d'action non violentes. Voilà, c'est ça me paraît simple et vous avez entendu ce que j'ai dit aussi aux insoumis parce que je l'ai dit à plusieurs reprises mais manifestement ça plus de mal à l'entendre.

Les modalités d'action de la France assoumise sont des modalités d'action non violentes. Vous pouvez essayer par tous les bouts que vous pouvez trouver à essayer de nous coller une image de violent mais ça ne correspond pas à nos modalités d'accompris à travers un visuel mais un visuel qui dénonce une prise de position politique il dénonce une prise de position politique et cette prise de position politique du proviseur je la trouve absolument inacceptable. Donc vous demanderez pas à ces militants de supprimer ce visuel. Bah non enfin j'ai pas vu le visuel donc je sais pas quelle forme il a.

Évidemment, je suis pas d'accord pour qu'on je trouve qu'il faut être très vigilant de faire la distinction entre la dénonciation d'une prise de position politique et la dénonciation d'un individu. On s'en prend pas aux individus, on s'en prend au aux positions politiques qui peuvent être exprimées. Il faut être vigilant là-dessus. J'ai pas vu le visuel. Si ce visuel fait une confusion entre les deux, je je le dirai évidemment, mais je pense qu'il faut pas mélanger les choses et qu'il y a un certain nombre de prises de position que je trouve pas acceptable et que je suis d'accord pour qu'on les dénonce.

Manuel Bonpard, euh on a le sentiment depuis le début de ce de ce mouvement lycéen qu'au départ euh les responsable de la France insoumise étaient au côté des lycéens et que d'une certaine façon aujourd'hui, vous ne savez plus comment éteindre cet incendie. Ah non, pas du tout. On sera encore au côté des lycéens cet après-midi. On y sera jeudi, on y sera après-demain, on y sera après-ap après-demain. Il vous dépasse pas ce mouvant tout. Non mais en fait non, c'est pas ça qui s'est passé monsieur. Pardon hein.

Ce qui s'est passé c'est que vous avez un gouvernement qui au déclenchement de ce mouvement plutôt que de répondre à ses revendication légitim essayé de de de quelque sorte de répandre une théorie assez complotiste qui était ah non c'est la France insoumise qui est derrière. Ce qui était absolument absurde puisque évidemment s'il y a eu des lycéens qui se sont mobilisés c'est parce qu'ils avaient des raisons de se mobiliser pas parce que la France responsable de la France insoumise Louis Boyard ou Bali Bagayoko qu'on a vu à côté début du mouvement. Évidemment, mais c'est notre devoir.

La question que vous devrez me poser, c'est pas pourquoi vous avez fait ça, c'est pourquoi le gouvernement ne l'a pas fait. Le gouvernement aurait dû venir rencontrer les lycéens, écouter leur revendication. C'est notre devoir, c'est notre fierté même de l'avoir fait sans avoir allumé la mèche départ. Mais mais c'est pas une histoire de mèche. Il y a eu une mobilisation qui est qui qui a commencé à à à naître d'un lycée parce que il manquait plein de professeurs et que les conditions d'éducation étaient absolument indignes. Qu'est-ce qu'on a fait ? On est allé appuyer cette mobilisation et on continue de le faire avec beaucoup de fierté.

Mais depuis le premier jour, non, on a toujours dit la même chose. Vous pouvez même retrouver mes déclarations il y a plusieurs années, celles de Jenchamp toujours dit les modalités d'action, elles doivent être pacifiques et non violente. Et c'est le cas euh si je peux me permettre quand même de le dire, de l'immense majorité de cette mobilisation. Donc moi, j'appuie ça, je soutiens ça et cette manière d'essayer de la stigmatiser euh comme l'a fait le gouvernement, elle est absolument indigne. Mais il y a eu des dégâts, vous le reconnaissez hein sur sur qui doit payer du coup dans ce cas-là selon vous, qui doit payer ?

S'il y a des actions individuelles de dégradation, il y a une responsabilité individuelle en France. Et dans cette responsabilité individuelle, un tribunal quand il condamne quelqu'un, il peut y compris le condamner à des amendes, ça existe déjà. Mais cette manière avec laquelle le gouvernement n'a pour seule réponse à ce mouvement de venir introduire à l'Assemblée nationale une loi qu'ils ont appelé casseur payeur qui en fait est pas du tout une loi casseur payeur. C'est une loi qui vise à dire si vous avez été sur un blocus et qu'il y a eu des dégradations dans ce blocus même si vous en êtes pas personnellement responsable, vous allez payer. Vous trouvez ça normal ?

C'est une loi absolument inconstitutionnelle. Le principe élémentaire du droit en France, c'est que vous pouvez être sanctionné pour des faits que vous avez commis vous-même, pas pour des faits qui ont été commis par d'autres. Et si le gouvernement n'a que ça à répondre à la colère des lycéens, franchement, ils auraient absolument rien compris à la situation qui envoie qui dit vouloir envoyer la la facture à Bali Bagayoko sur Bah moi je lui enverrai peut-être la facture à elle. Si elle nous l'envoie, on lui renverra à madame P. Qu'est-ce qu'elle a cassé ? Ah vous savez pas ce qu'elle a cassé madame Pécrè ? Bah faites le tour des lycées d'Île-de-France et vous allez voir ce qu'elle a cassé.

du sous-investissement chronique pendant des années et des années qui se traduit, elle devrait franchement, elle devrait se faire toute discrète madame PCES parce que si le mouvement est né en Île-de-France, c'est pas pour rien. Parce que si elle trouve ça normal que vous alliez dans un établissement dans lequel les toilettes ferment pas, dans lequel il fait trop chaud l'été, il fait trop chaud l'hiver, les conditions depuis les elle les a elle les a tellement amélioré que le mouvement est est est né et a grandi et c'est diffusé comme une traînée de poudre dans les lycées franciliens. Peut-être que madame Pess elle a une petite responsabilité.

C'est elle qui est en charge de l'entretien des lycées. Que personne ne l'oublie. Merci Manuel Bpart, coordinateur de la France insoumise, député des Bouches du Rô, vous étiez notre invité ce matin sur Sud Radio. On se retrouve dans quelques secondes pour la vérité en face. ça tout de suite.