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interviewQuelle Histoire par Christine Kelly· 6 février 2026 62 min

Audiovisuel public dans le ROUGE - Charles Alloncle raconte la commission parlementaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est une rupture légale totale de la part de France Télévision. J'attaquerai un certain nombre de personnes qui sont relayé de fausses informations. Est-ce que en 12 certains vous donne des petites informations ?

Il me contactent généralement sur pseudo. Il me demande de leur répondre sur des messageries cryptées. Je pense que l'honneur d'un élu surtout pas de revendiquer son appartenance politique et c'est à la fin d'être utile.

Est-ce que vous êtes amoureux ? Malheureusement, j'ai un peu loupé ma vie personnelle. Je suis pas marié à 32 ans mais et je me sens pas condamné.

Bienvenue dans le podcast Quelle histoire ? L'histoire de ceux qui aiment la France. Et aujourd'hui, j'ai comme invité Charles à l'encle, député de l'héros, député UDR Union des droites pour la République.

Il est âgé de 32 ans, vous le connaissez, rapporteur d'une commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Aujourd'hui Charl l'oncle, j'ai envie de savoir qui vous êtes. J'ai envie de savoir quel est votre rapport à la France et ce sont les questions qu'on va se poser au fil de ce tout premier podcast.

D'abord, comment vous sentez-vous là aujourd'hui, vous qui êtes sous le feu des projecteurs, vous qui êtes harcelé, critiqué, voire menacé là à l'instant à l'instant ? Comment vous sentez-vous ? Déjà, je voudrais vous remercier parce que c'est un honneur d'inaugurer ce tout premier podcast.

Moi, je suis ravi d'être avec vous. Je suis ravi de répondre à toutes vos questions sans aucune forme de censure. Effectivement, la période pour moi est assez rude parce que les travaux que je mène depuis plusieurs semaines sont particulièrement exposés.

Euh cette commission d'enquête est inédite à l'Assemblée nationale. C'est la première fois que l'Assemblée nationale s'intéresse à ces 4 milliards d'euros d'argent public qui permettent de faire fonctionner l'audioo public. Donc il y a beaucoup d'attaques d'une partie de l'audiovel public, d'une partie aussi des journalistes, certains d'ailleurs faisant partie de médias détenus par des actionnaires auxquels je m'intéresse comme monsieur Niel, monsieur Pigas qui ont des contrats de centaines de millions d'euros passés avec le le service public.

Donc effectivement il y a un certain nombre d'attaques auquels je ne m'attendais pas forcément, auquel je n'avais pas l'habitude. Moi, j'ai peu d'heures de vol politique à mon actif. J'ai été élu il y a un peu plus d'un an et demi.

C'est mon premier mandat. Mais j'estime que quand on veut défendre les Français en toute indépendance, quand on veut parfaitement réaliser son travail d'élu, quand on veut être intègre, et bien il faut aussi accepter les critiques, accepter les tentatives de pression et d'intimidation. Et c'est là aussi, je pense toute la fonction d'un élu et d'un député.

Donc il faut que je l'accepte. J'ai pas encore le cuir très épais, mais je pense que ça va venir avec les épreuves. Vous avez l'air de l'avoir quand même hein, beaucoup d'attaque.

Vous ne vous y attendiez pas. Mais qu'est-ce qui vous fait tenir ? Ce qui me fait tenir, c'est parce qu'on voit que vous tenez bon, on voit que vous restez calme, on voit que vous restez digne, on voit et c'est vrai, parfois on vous regarde et et on se dit il va il va peut-être craquer.

Voilà, il va non, vous vous restez digne. Qu'est-ce qui vous fait tenir ? Ce qui me fait tenir, c'est vraiment euh l'exigence de vérité et c'est vraiment le souci de la transparence auquel je crois ceux qui aujourd'hui euh doivent répondre aux questions de la représentation nationale ne sont malheureusement euh pas habitués.

Euh mais pour moi, c'est un exercice qui est de salubrité publique. Poser des questions sur le financement, le fonctionnement, la neutralité de l'audiovisuel public sont des questions attendues par des millions de Français. J'ai moi-même été, je pense, éveillé à la politique à nombre de débats de société grâce à des formats magnifiques quand j'étais enfant, quand j'étais euh adolescent.

Je pense à un exemple précis, c'est par exemple c'est pas sorcier. C'est pas sorcier. C'était diffusé par exemple c'était relayé par nos professeurs, nos instituteurs quand j'étais au primaire et au collège.

Aujourd'hui, malheureusement l'audiel public ne propose plus ce type de programme. C'était pourtant un programme qui était magnifique. Les parents pouvaient aller sur des chaînes YouTube ou sur internet pour rediffuser auprès de leurs enfants ces contenus là.

Les professeurs, il y avaient totale disposition. Il y avait même un label qui était passé avec l'enseignement et et et les programmes éducatifs. Aujourd'hui, c'est un peu moins le cas.

Il y a aussi un certain nombre de programmes politiques. Je pense au grand débat de Darlette Chabot notamment lors de la campagne de 2007. C'était un programme face aux français.

Je pense à des programmes comme envoyé spécial. À l'époque quand j'étais au collège, j'en raté pas un. Donc j'étais vraiment j'ai été longtemps particulièrement attaché à ces formats là comme beaucoup de Français.

Comme beaucoup de Français, comme des millions de français. Mais aujourd'hui, forcé de constater que le risque de quasi faite constaté par la Cour des comptes, les entors régulières au principe qui sont pourtant des objectifs à valeur constitutionnelle, d'honnêteté, d'impartialité, de pluralisme, constitutionnel, législatif. Il y a beaucoup de d'entorse à la loi.

Exactement. les différentes aussi dysfonctionnements quand on voit par exemple qu'il y a des anciens dirigeants de France Télévision qui se compromettent avec des sociétés de production, c'est-à-dire que quand ils sont dirigeants chez France Télévision, ils signent des contrats extrêmement lucratifs pour des sociétés de production. Ils se font ensuite licenciés par France Télévision, ils prennent des centaines de milliers d'euros de de d'indemnités de licenciement.

Il bascule ensuite dans ces mêmes sociétés de production pour lesquelles ils ont signé des contrats. Donc ça peut s'apparenter à de la prise illégale d'intérêt. C'est quelques exemples que je vous cite, mais quand je vois ces dysfonctionnements extrêmement graves qui aujourd'hui minent les mission fondamentale de l'audiovisuel public font peser un risque de disparition sur l'audiovisuel public.

Je me dis que moi qui ai tellement apprécié ces programmes là, je pense comme des millions de français qui aujourd'hui j'ai la chance d'être à une position où je peux contrôler l'utilisation de l'argent public, je peux contrôler l'utilisation des 4 milliards d'euros d'argent public des Français, j'ai pas le droit de céder à la moindre intimidation, à la moindre tentative de pression, à la moindre forme d'ingérence d'un actionnaire même très riche, d'un multimilliardaire qui déteindrait nombre de médias qui demain d'ailleurs pourrait peut-être rédiger des des papiers très éloqu jeu sur moi, à la condition que je je m'inclinerai à ses intentions, je n'ai pas le droit de céder parce que c'est la tout le sens de ma mission. Je ne sais pas combien de temps elle durera. Je ne sais pas combien de temps je serai élu, mais en tout cas, je pense que ce sera tout l'honneur de mon mandat et de ma mission, quel que soit le temps que je ferai dans cet espace politique décidément bien soumis à ces inflexions et à ces tentatives de pression.

Donc voilà, ma ma seule façon de résister, c'est à la fois cette exigence d'indépendance et et de transparence. C'est aussi, il faut le dire, euh on est on est humain mais aussi c'est milliers de messages que je reçois qui me touchent beaucoup, que je reçois qui m'encourage que je reçois sur les réseaux sociaux des menaces. Exactement.

En fait, parce que il faut le dire, je pense que 80 % des articles qui sont rédigés par les les journalistes aujourd'hui, sont des articles totalement à charge ou d'ailleurs bien souvent on ne me demande même pas de de d'apporter le moindre contradictoire. il y a beaucoup de fausses informations qui circulent alors que ces journalistes pourtant portent fier des exigences de de déontologie. Donc je le regrette, je n'y étais pas habitué.

Maintenant, je commence à à en comprendre un peu la règle et je le déplore. Mais quand je reçois des milliers voir des dizaines de milliers de messages de courriers à ma permanence au bureau à l'Assemblée nationale, quand je vois ces appels à tenir bon, à tenir droit, je vous assure que on est un peu humain, mais c'est aussi ce qui fait tenir en dépit de de toutes ces pressions et je remercie vraiment tous ces gens à qui j'ai enfin à qui j'ai malheureusement pas l'occasion de de répondre individuellement, mais ça me touche l'occasion. C'est l'occasion de le faire.

Est-ce que vous en voulez au service public ? Et est-ce que vous mettez tout le service public dans le même panier ? C'est-à-dire que vous avez cité quelques exemples de dérapage grave.

Est-ce que selon vous, il y a quand même euh certaines personnes ou bien certains salariés, employés, je sais pas, qui peuvent être peut-être bien ou bien tout le service public est à jeté ? Je veux absolument pas systématiser ses dérives, ses GABAG, ses dysfonctionnements, ses ruptures légales. Je vais pas le système le systématiser à l'ensemble de l'autel public.

France Livision par exemple, c'est 9000 salariés. Euh j'ai évoqué, c'est un chiffre qui a beaucoup circulé, le salaire moyen chez France Télévision 7490 si ma mémoire est bien. Alors c'est 72000 € c'est ça 72000 € par an.

On a une trentaine de directeurs qui sont mieux payés que le président de la République. Une cinquantaine de personnes qui bénéficient de de voitures de fonction. On a Delphine Air cette année, on l'a appris dans la commission d'enquête alors que l'entreprise est en situation de quasi fight, que la trésorerie est négative, qu'elle a accumulé plus 81 millions d'euros de déficit depuis 2017, que les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital social, ce qui fait peser dans le code du commerce un risque de dissolution.

Et bien, on a appris que Delphine Arnut, présent de France La Division, allait recevoir une prime de performance pour cette année de près de 80000 €. Bon en fait toutes ces Gabj, on a même pas parlé d'ailleurs pour Radio France les 14 semaines de congé payé des journalistes de Radiofance, mais en fait toutes ces Gabj qui je pense ont écuré des millions de français euh il faut faire la distinction entre nombre d'employés de l'audiovisuel public. Je pense à des techniciens, je pense à des maquilleurs, je pense à des journalistes aussi qui pour certains animent des émissions très écoutées, font leur travail de façon parfaitement consciencieuse en et qui découvrent ce que vous dites, qui découvrent avec la commission la l'intérieur même de leur entreprise.

Est-ce que en dou certains vous donnent des petites informations ? beaucoup me donnent euh beaucoup de lanceurs d'alerte viennent me voir. Euh ce qui est d'ailleurs parfaitement étonnant, c'est qu'ils me contactent généralement sous pseudo.

Il me demande de leur répondre sur des messageries euh cryptées. Euh il me demande de ne pas enregistrer leur nom sur mon téléphone et sur mon répertoire de peur que je sois écouté. Et lorsqu'il me donne rendez-vous après nombre d'échanges et pour les mettre en confiance, il me donne rendez-vous souvent dans des endroits où ils peuvent être sûrs, totalement improbable hein, mais où ils peuvent être sûr qu'on ne pourra pas les reconnaître ou qu'on ne pourra croiser personne.

Donc j'ai aussi pu comprendre tout un système d'omerta de pression euh très forte qui pèse sur ces personnes qui me disent "J'ai encore 10 ans, 15 ans, peut-être 20 ans de carrière à faire sur l'audiovisuel. Si demain le système médiatique et en particulier l'audiovisuel public me condamne, je ne pourrais pas je ne pourrai pas sur Donc vous battez pour les Français mais aussi pour le service l'audiovisuel public et une partie des salariés qui eux-mêmes sont victimes des dérapages. Exactement.

Et donc pour répondre à votre question, je ne mets pas l'ensemble des employés dans le même sac. Beaucoup sont animés par cette mission de service public qui est parfaitement. des programmes qui sont bien.

Il reste encore des programmes qui sont bien, qui sont louables et des salariés effectivement qui sont animés de la mission de service public. Exactement. Et certains détournent ces missions pour des profits parfaitement personnels, pour une vocation d'enrichissement personnel, poursuivre un agenda politique et parfaitement partisan.

C'est le cas notamment de certains actionnaires de grosses sociétés de production qui profitent de centaines de millions d'euros d'argent public chaque année euh euh et bien dévolu par France Télévision pour assurer certaines émissions. Donc je ne veux vraiment pas mettre l'ensemble des employés dans le même sac. Et pour répondre à votre question, je pense que le mérite des travaux de cette commission d'enquête, le fait d'éclairer tous ces dysfonctionnements qui ont cour parfois de plus de depuis plusieurs décennies aura un mérite, c'est peut-être de créer un électrochoc pour enfin sauver ces missions fondamentales de l'audiale publique.

Je pense que le fait d'éviter le débat, d'éviter par exemple de condamner le débat qui peut avoir et qui est parfaitement légitime sur pour ou contre la privatisation, moi je me suis jamais prononcé. Je vous ai entendu vous prononcer pour la privatisation et on vous et on vous reproche d'être pour la privatisation. Exactement.

Certains journalistes notamment de Libération, de street press de du Nouvels explique que je suis le champ trè ardent défenseur de la privatisation. Je ne l'ai jamais appelé de mes vœux. Je suis le rapporteur de cette commission d'enquête.

J'attendrai la fin des auditions et la remise du rapport pour me prononcer sur des conclusions mais en aucun cas je me suis prononcé sur et au fond de vous vraiment vous nêtes pas pour la private. Alors je je veux vraiment pas dévoiler ces ces conclusions. Je les sortirai début avril mais depuis le début j'ai pu expliquer que j'ai étis attaché à des missions fondamentales de l'audiovisuel public.

Je pense que il y a peut-être certains programmes, certaines missions mais euh qui mériteraient peut-être d'être réduite et d'être aussi soutenu, d'avoir plus de fonds euh en tout cas euh que certaines chaînes privées euh commerciales ne pourraient pas forcément assumer. Mais ça mériterait en tout cas d'éclairer encore nos travaux jusqu'à la fin de de cette commission d'enquête pour bien le dire et d'attendre aussi le la remise du rapport. Mais voilà, tout ça pour dire que je pense que le fait d'occulter les débats, le fait de vouloir absolument détourner le regard de ces travaux, le fait de vouloir les discréditer depuis le premier jour en fait ne servant rien euh ces grandes entreprises et l'audel public.

Au contraire, euh si demain on continue à mettre le couvercle, je pense qu'une entreprise comme France Tévision qui selon la cour des comptes est en ris de disparition et de dissolution de fight imminent à cause de graves dysfonctionnements financiers. Parfois d'ailleurs, il faut le dire aussi, de soupçon d'inscérité des comptes ou de détournement d'argent public, le fait de ne pas braquer le projecteur sur ses disons de sonnement condamne définitivement l'audovisuel public. Donc moi, tout le sens de mes travaux, c'est de braquer un projecteur cru qui va pas plaire à ses dirigeants, qui va pas plaire aux actionnaires qui profite aujourd'hui de la mane d'argent public depuis des années qui va pas plaire à nombre d'animateurs producteurs star comme par exemple Nag qu'il s'est enrichi de façon considérable sur l'argent public.

Ça va pas leur plaire mais je pense que le fait de braquer ce projecteur, ça permettra d'apporter des solutions et d'enfin purger ces graves disfonctionnement pour je l'espère sauver l'émission essentielle de l'uel public. Comment vous avez réagi en rebondissant sur Nagi lorsqu'il vous a reproché d'être raciste si vous permettez alors que Media Part avait déjà sorti les chiffres dans l'enrichissement de Nagi, alors que ces informations étaient déjà sorties. Mais de votre part, vous avez subitement été accusé de racisme.

Comment vous l'avez vécu ? J'ai trouvé ça parfaitement indigne. C'était d'ailleurs la veille.

J'ai pas jugé bon de lui lui répondre parce que j'ai trouvé ces attaques parfaitement ignobles. Euh c'était d'ailleurs à la veille, c'était dans un moment de grande pression de cette commission d'enquête puisque euh il a sorti ses attaques sur les réseaux sociaux qui ont été d'ailleurs allègrement relayés par nombre de cadres de l'audiovisuel public. Il les a sorti la veille d'une réunion de bureau qui était importante puisqu'elle devait donner le feu vert à la reprise des travaux de la commission d'enquête.

Absolument. On ne savait pas s'il y avait il y aurait eu reprise ou pas. Il y avait une grande incertitude.

Euh il a sorti euh ses ses attaques euh extrêmement virulente. Beaucoup ont découvert qu'il était égyptien d'ailleurs, il ne savait pas. Il pensait voilà que c'est un français comme un autre tout simplement.

Exactement. Et donc, il m'accuse très simplement de braquer le projecteur sur les centaines de millions d'euros qu'il a pu prendre depuis qu'il officie sur le service public avec sa société de production comme une forme de condamnation ou de reproche sur ses origines égyptiennes et aussi sur son véganisme. Il me dit voilà, je crois savoir que vous n'aimez pas les végan.

Alors je je je l'apprends et vous n'avez pas eu envie de lui répondre. Vous êtes dit non, ça ça me vaut pas le coup parce que au nom de la poursuite des travaux, je j'estime que les querelles personnelles et c'est ça et et même pour vous dire, j'ai eu j'ai reçu des centaines voire des milliers de messages d'insultes de menaces de menaces de mort même sur mes réseaux sociaux de gens qui ont pris au pied de la lettre les accusations de Nagi, qui ont vu en moi une personne raciste, une personne animée par la haine et donc ils sont venus déverser vraiment toute leur haine et toutes leurs menaces sur mes réseaux sociaux. Et si j'ai pas jugé bon de répondre personnellement, c'est parce que je suis rapporteur d'une commission d'enquête.

Je pense que le fond des travaux, la poursuite de cette commission qui était menacée à ce moment-là, notamment par la présidente de l'Assemblée nationale, c'était bien plus important que ma propre et ma petite personne. Votre mission vous obligeait. Donc, j'ai pas voulu alimenter une polémique.

Je me suis dit qu'il fallait euh euh le plus possible sauvegarder et péréniser ses travaux, aller au bout, pouvoir rendre ce rapport. Nagi sera sera pardon auditionné dans quelques dans quelques jours, dans quelques semaines. On n pas encore la date exacte.

Je ne rentrerai pas dans ces querelle personnel mais j'ai été parfaitement indigné qu'une très grande figure de l'el public qui profite quasiment du plus de grilles de jeux depuis des années par l'audiuel public qui a été je pense qui a fait toute sa fortune grâce à l'impôt des Français. Le fait qu'il crache de cette façon-là et qu'il attaque de façon aussi violente et diffamatoire un représentant de la nation qui entend simplement faire son travail d'éclairer les Français sur l'utilisation de de leur argent témoigne à minima d'une grande fébrilité et en tout cas je pense d'une forme d'ignominie et d'abjection dans son mode de défense qui moi en tout cas me révolte et me pousse à continuer mon travail jusqu'au bout. Dans un instant, je vais vous poser un peu des questions sur vous parce que j'ai envie de savoir qui vous êtes.

Mais vous avez parlé des attaques, des menaces de mort, des insultes et des fausses information. Quels sont quel est peut-être l'insulte qui vous a le plus euh touché peut-être ? Et ensuite, quelles sont les fausses informations euh que vous avez vu passer sur vous et qui vous ont surpris ?

D'abord peut-être l'insulte ou la menace de mort qui vous a le plus choqué ? L'insulte. l'insulte qui m'a vraiment le plus choqué parce qu'il n'y a pas eu le moindre propos, la moindre intention, la moindre manifestation dans mon engagement depuis que je suis engagé peut-être pour faire un un bref parcours.

J'ai été engagé assez tôt effectivement j'ai été un jeune militant à l'UMP puis républicain depuis j'ai à peu près 18 ans. J'ai toujours été adhérent à ce parti. J'étais le président des jeunes avec Nicolas Sarkozy à qui je dois notamment mon mon intérêt et mon éveil politique aussi dont je suis d'ailleurs resté assez proche, même si j'ai du recul aussi sur le bilan, mais je je garde encore beaucoup de de d'amitié et d'admiration pour la personne.

Mais s'il y a une qualification qui m'a particulièrement meurtr, c'est bien celle de l'accusation en racisme que Nagi a relayé massivement. Je crois qu'il a des centaines de milliers d'abonnés sur ses réseaux sociaux. Donc à partir du moment où il a appuyé sur le bouton diffamatoire du racisme pour lancer une sorte de fatoi à un moment extrêmement important de la commission d'enquête et qui a eu un déferlement de haine alimenté d'ailleurs par des médias subventionnés qui n'ont pas eu le moindre recul pour débunker les accusations et la mise en cause de ce qui vous a fait le plus mal de N.

Ça, je vous avoue que ça m'a fait extrêmement mal parce que c'est évidemment en rupture totale avec mon engagement politique, mais mon mon engagement de de toujours. Donc, je je continue encore à recevoir des des messages qui qui me blessent et auxquels euh j'ai évidemment pas le temps de répondre. pour vous dire simplement que j'attaquerai en diffamation un certain nombre de personnes qui sur les réseaux sociaux ont relayé de fausses information, relayer aussi notamment euh les contenus de Nagi qui je pense ont ont vraiment porté atteinte à mon image.

J'irai jusqu'au bout parce que je pense que c'est parfaitement légitime, même si les procédures prendront du temps mais je me laisserai pas faire parce que ils ne sont pas en droit de salir le travail d'un député et même de le diffamer sur des propos ou des actes qu'il n'a qu'il n'a pas fait. Donc voilà, ça c'est sur la partie sur la partie accusation qui soo la partie insulte et sûr et et puis les insultes raciste effectivement ce sont celles qui blessent le plus, ce sont souvent les plus faciles et et on est moi, j'en suis souvent victime alors que justement il y a pas l'ombre d'une base sur laquelle on peut s'appuyer pour accuser de racisme. Et sur les fausses informations, quelles fausses informations vous avez vu circuler sur vous qui vous ont touché ?

Alors, sur les fausses informations, je pensais pas que ce la question porterait sur euh sur moi euh sur les fausses informations que j'ai trouvé euh révoltante. J'en veux par exemple une information, ça fait à peu près depuis 9 ans depuis que Delphine Arnut est arrivé à la tête de France Télévision que chaque année France Télévision se félicite par le biais de communiqué de presse d'avoir mis leur compte à l'équilibre, d'avoir équilibré leurs résultats. Il y a eu un communiqué de presse qui a été publié en mars 2025 qui se félicite de résultats du groupe exceptionnel, de compte à l'équilibre, d'une forme d'effort budgétaire, d'un pilotage dynamique de leurs ressources.

Tous tous ces tous ces termes que je vous cite sont des termes que vous pourrez retrouver dans ce communiqué de presse. Et donc je me suis étonné, j'ai été un peu l'un des premiers à m'étonner de la grande différence entre la communication officielle de France La Division qui explique en fait que depuis 10 ans, les résultats financiers sont sont très bons, que les comptes sont à l'équilibre, qu'en fait la représentation nationale peut circuler car il n'y a rien à voir. Mais on a attendu le bilan, le rapport de la Cour des comptes en 2025 il y a quelques mois pour apprendre que l'entreprise était en situation de quasifaillite, qu'il y avait un risque de dissolution, qu'il y avait un déficit cumulé de 80 millions d'euros que visiblement personne n'avait vu ou n'avait communiqué chez France Télévision.

Donc moi, le premier réflexe que j'ai eu quand on m'a confié cette commission d'enquête qui porte sur la neutralité mais aussi sur le fonctionnement et le financement, c'est de me dire "Attendez, ça fait 9 ans que je lis des communautés de presse parfaitement élogieux sur la tenue financière de France Télévision et j'apprends de la Cour des comptes qu'en fait l'entreprise est en risque de faillite. Je soupçonne nécessairement et bien une insincérité des comptes, peut-être des comptes maquillés et je demande à France Vision de me transmettre leur compte pour pouvoir moi-même vérifier comment ils ont pu réaliser ce type de communiqué de presse parce que honnêtement il y a une différence habissale entre leur communication officielle et ce que la Cour des comptes a relevé et pendant 9 ans. Donc et j'ai été accusé suite à ça mais tout ce que je vous dis vous pourrez le vérifier.

Ce sont des communiqués de presse qui sont sur le site de France Télévision et les termes que je que je vous ai donné sont euh notamment vidéos aussi et des vidéos et les termes du dernier communiqué de presse qui date de mars 2025, vous pourrez les retrouver font état de résultats exceptionnels, de compte à l'équilibre, d'un pilotage dynamique, de de d'effort budgétaires. Quand je vois que France Télévision sur ses propres réseaux sociaux payé par notre argent public, donc il a une mise à disposition des réseaux sociaux officiels de France Télévision pour m'accuser de fausses informations, de fake news, pour discréditer les travaux de la commission d'enquête alors que je ne fais que relayer ce que je viens de vous dire exactement. C'est mon interrogation, je pose des questions.

Pourquoi France Télévision depuis 10 ans nous explique que tout va bien financièrement alors que la cour des comptes nous explique parfaitement l'inverse pour avoir simplement osé poser cette question là et pour attendre depuis plus de 2 mois des comptes. Alors je je me permets de dire que depuis quelques jours mais plus de 2 mois après ma première demande, France Télévision vient de me transmettre les comptes que j'ai réclamé et j'ai insisté à plusieurs reprises. Avez-vous tous les documents ?

Alors, ils m'ont transmis très récemment, plus de 2 mois après ma première demande, sachant qu'une commission d'enquête est une véritable course contre la montre qu'elle dure à peine 6 mois et qu'ils ont pour l'instant interdit aux administrateurs de l'Assemblée, à mes collaborateurs d'accéder à ces documents. Donc, ils m'ont apporté des milliers de documents au moment de la reprise des auditions, sachant que le rythme de de d'audition est acharné. On en a entre 7 et 8 par semaine.

Que préparer des auditions de façon minutieuse, ça nécessite pour moi un temps considérable. que je passe des journées à faire ces auditions. Donc il savait parfaitement que le fait de me remettre ces milliers de documents au moment où les auditions reprenaient, j'allais pas euh pouvoir disposer d'un temps suffisant pour étudier les documents analysé.

Oui. Et comment vous faites du coup ? Alors, jusqu'ici à présent, j'avoue, ils me les ont ils me ont ils me les ont remis il y a un peu plus d'une semaine.

Les auditions ont reprises, les journées ne font que 24 heures et j'essaie surtout que les administrateurs et mes collaborateurs dans une rupture totale des usages de l'Assemblée nationale n'ont toujours pas accès à ces documents. France Télévision refuse de leur donner accès alors que c'est de droits. les administrateurs de l'Assemblée nationale pour aider le rapporteur doivent pouvoir accéder à ces documents et aider le le travail d'audit des documents réclamés.

Donc pour l'instant, je suis bien seul. J'essaie de partager mon temps au mieux. J'ai pu à peine auditer peut-être que 5 % des documents que France Lévision vient de me remettre extrêmement tardivement.

Donc je dénonce vraiment une entreprise d'entrave dans le travail de de cette commission d'enquête. J'espère que Franceision va une bonne fois pour toutes donner accès aux administrateurs à ces documents pour que les administrateurs puissent m'aider. Mais ce qui est certain, c'est que rien n'est fait et c'est une rupture légale totale et manifeste de la part de France Télévision pour aider les travaux de la commission d'enquête.

Donc, j'attends par exemple que la présidente de l'Assemblée nationale qui semblait si prompte à condamner soi-disant mes questions insistantes dans le cadre de mes auditions, et bien là joue son rôle de garant de l'indépendance de de des travaux de de commission d'enquête à l'Assemblée nationale. J'espère qu'elle va agir et qu'elle va demander à l'Assemblée enfin à Francis Vision de se soumettre à la loi et d'ouvrir l'ax document à toutes les personnes concernées. Comment ça va avec le président de la commission d'enquête ?

Moi, je me suis toujours gardé euh j'ai jamais voulu le critiquer. Pourtant, nombre de perches m'ont été tendu. Je considère que son travail n'est pas évident.

Euh il est député macroniste, il fait partie du groupe Horizon, le groupe d'Edouard Philippe. C'est une interprétation euh et elle ne relève que de moi. Je je pense que probablement qu'Édouard Philippe l'intention d'Edouard Philippe pour 2027, c'est de ne pas se mettre à dos l'Uel public et en même temps, ce serait pour eux une erreur politique, une faute politique fondamentale de censurer les travaux de la commission d'enquête parce que ce sont des travaux qui sont appelés par une immense majorité des Français, quel que soit d'ailleurs leur apparten Oui, les Français attendent des résultats. les Français effectivement euh suivent cette commission et effectivement il est entre à mon avis coincé entre la volonté de d'utiliser les la l'audiovisuel public s'il accède au pouvoir et effectivement la la demande de vérité de la part des Français.

C'est ça. Et c'est pour ça je pense qu'il y a probablement une injonction contradictoire qui est très compliquée à assumer par le président. Je ne veux pas la câbler parce que son rôle est difficile et délicat.

J'ai jamais voulu alimenter la moindre polémique. Pour moi, ce qui compte, c'est la poursuite de nos travaux. C'est le fond du sujet.

C'est pas tant la méthode, c'est pas tant la forme. C'est qu'on puisse vraiment pour la première fois l'histoire de l'Assemblée nationale éclairer les Français sur l'utilisation de leur argent sur le deuxè public. Et c'est aussi pour ça que je je voilà je ne veux pas critiquer le président.

Il a un rôle délicat et j'espère surtout je compte sur lui pour qu'on aille au bout. Je compte sur lui pour qu'il tape du point sur la table vis-à-vis de France Télévision parce que pour l'instant il est malheureusement assez pudique sur le sujet mais qu'il rappelle à France Télévision ses obligations de m'envoyer l'ensemble des documents et de donner à administrateur à mes collaborateurs. J'ai été imponné effectivement que le président ça soit lui qui sorte l'affaire de Merwan Ben Lazar.

Effectivement cette humoriste qui souscouvert d'humour à a appelé à un cordon sanitaire vis-à-vis de ce qu'il appelle l'extrême droite. Je me suis dit tiens, pourquoi c'est pas Charles à l'encle ? C'est lui ?

Comment ça s'est passé en réalité ? Il faudra lui poser la question. Euh moi c'était effectivement l'un des faits qui m'avait interpellé.

J'ai posé beaucoup de questions d'ailleurs lors de ces dernières auditions sur ces tentatives répétées sur les chaînes de l'audiuel public en fait euh de ne pas inviter des représentants de certains partis parce qu'ils seraient qualifiés par ces mêmes personnes euh d'extrême droite. On a cette personne-là qui est un humoriste. Donc j'ai posé la question notamment à la médiatrice de Radio France, à la présidente du comité d'éthique de Radio France qui se réfugie derrière l'humour en me disant "Non, non mais l'humour, on n'est pas là pour disqualifier l'humour." Bon, par ailleurs, Guillaume a été sorti de l'antenne pour des blagues qui étaient jugées antisémites.

Donc ça montre que il y a aussi une frontière, mais c'est c'est toute la question, il y a aussi une frontière entre ne permet pas tout. Le respect de la loi et le pluralisme est un objectif à valeur constitutionnelle et en même temps l'humour. Donc ça c'est une première réponse.

J'entendais aussi euh monsieur euh Gilles Bornstein, je crois, qui en 2022 sur un plateau de France Info de TV expliquait très tranquillement que Eril Zlemour euh n'était pas invité, que Eric Zlemour était interdit d'antenne interdit sur euh sur France sur France info TV et Charline vonaker récemment, je crois au micro, j'ai peur de dire une bêtise de France Inter France culture en tout cas expliqué qu'elle avait été choquée à un moment de devoir faire une interview de Marine Le Pen que ça l'avait beaucoup aimé et d'une certaine façon Justifié à les belges, justifier le cordon sanitaire mise en place en Belgique contre l'extrême droite. J'ai interrogé en audition il y a quelques jours, il y a pas si longtemps, le secrétaire général du syndicat du LZJ syndicat des des journalistes et je lui ai posé la question, il y a un cordon sanitaire contre la prétendue extrême droite en Belgique qui fait que les médias publics belges notamment la RTBF ne peut pas inviter des personnes représentantes de parties qualifié d'extrême droite ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que vous estimez que ce serait une proposition souhaitable en France ? cette personne secrétaire générale du syndicat des journalistes SDJ a a expliqué que c'était une idée intéressante et le directeur général de Reporter sans frontières de la même façon a une réponse un peu plus évasive mais n'a pas condamné ses appels répétés y compris sur le service public et en en rupture n'a pas condamné cette proposition de cordon sanitaire et puis ça c'est une petite musique qu'on entend sur l'audiovisuel public depuis longtemps alors que le cahier des charges l'interdit alors que la loi du 30 septembre 86 interdit effectivement toute mise à l'écart d'un parti politique encore plus si c'est un parti politique qui est premier dans les sondages premier dans la représentation politique à l'Assemblée nationale premier à être plébicité par les Français et là en toute impunité que fait l'ARCOM ? Une question qu'on peut se poser en toute impunité.

On entend cette petite musique régulière sur le fait que la droite nationale n'a pas accès dans les médias de service public alors que c'est un devoir justement le la l'ARCOM doit veiller à ce devoir d'équilibre dans les médias. 13 % seulement de présence du Rassemblement national sur France interre. C'est quand même assez étonnant que jusqu'à présent ça soit ça passe crème si vous permettez l'expression. 13 % sur France interre.

Je posais aussi une question récemment. Je il y a eu 7 % sur France Culture pour le Rassemblement national lors d'une récente période donner la parole ne veut pas dire adhérer mais ça fait partie des de des obligations. ça fait partie des obligations qui et pour médias et qui euh sur certains moments extrêmement importants ne sont absolument pas respectés par les antennes de l'audiuel public, mais visiblement reprendre les chiffres de l'ARCOM, reprendre les chiffres aussi publics de ces chaînes de l'audiel public et interroger les dirigeants en leur expliquant "Mais attendez, pourquoi est-ce qu'il y a une sous-représentation chronique de certains partis en premier lieu le Rassemblement national ?" Mais c'est aussi le cas par exemple sur certaines chaînes de la France insoumise.

Et quand je dis ça, bon beaucoup de médias de gauche tronquent un peu ma réponse et explique que je ne suis que le le syndicat et le représentant d'une crèmerie politique d'extrême droite, mais je suis parfaitement objectif. Je constate aussi que sur certaines chaînes, il y a une sous-représentation chronique de la France insoumisée qu'il y a une surreprésentation d'un certain nombre de partis comme le Parti socialiste, comme Europe écologie les vert qui correspond d'ailleurs à des profils de militants de certains dirigeants de l'audiovisuel public. Par exemple le numéro 2 de France Télévision, monsieur Sid Bong Gomez qui est relativement jeune a été embauché par Delphine Ernut.

Il avait 27 ans, il n'avait travaillé que pour Europe écologie les verts. Il est embauché jamais journaliste, jamais journaliste, jamais travailler dans une société de production, jamais de carte de presse. Il est embauché à près de 27 ans comme directeur de cabinet de Delphine Arnut et quelques années après, il devient numéro 2 officiel du premier groupe de visuel français de plus de 9000 salariés.

Et en plus de ça, Delphine Ern il y a quelques semaines lui accorde dans son périmètre déjà très large le contrôle, le management de la direction d'information. Donc il devient de fait le manager euh direct de près de 3000 journalistes alors qu'il n'a pas de carte de presse, qui n'a jamais été journaliste et ça et il a une étiquette politique à gauche et qu'il a une étiquette politique. Et c'est le cas aussi donc chez Radio France, monsieur Mélet qui est le numéro 2 de Radio France qui est responsable de la ligne éditoriale de Radio France et qui expliquait dans un portrait de libération publié il y a quelques années que dans une autre vie, il aurait été un cadre du Parti socialiste, qu'il avait toujours voté soit pour le Parti socialiste, soit pour Europe écologie les verts et qu'il se félicite que la meilleure façon au fond de façonner une opinion ou de changer les idées d'une d'une société c'était travailler dans les médias plutôt que de faire de la politique et Donc quand j'interroge les différents dirigeants de public en expliquant que à ces deux postes stratégiques, les deux numéros de de Radio France et de France Télévision, ils ont placé des militants assumés, revendiqués.

Est-ce que c'est pas déjà une première entorse évidente à cet objectif de pluralisme et d'honnêteté inscrite dans la loi ? Et donc là voilà là forcément on m'attaque, on m'accuse d'être d'extrême droite, d'avoir un certain prisme, d'être militant, de vouloir privatiser le dosel public alors que ce ne sont que des faits. On vous accuse de poser des questions Charles à l'enclençon.

C'est vous chez vous cette détermination. Vous êtes une machine de guerre, on dirait. Qui êtes-vous en fait au fond ?

D'où vient cette détermination ? Je je pense qu'elle vient vraiment de mon souci de de d'éclairer les Français. Euh en fait, ces faits que je que je vous donne aujourd'hui, que j'essaie de relayer un maximum sont des faits qui sont pourtant malheureusement connus déjà depuis des années, mais qui n'ont jamais pu trouver un écho suffisant médiatique, politique et même sur les réseaux sociaux.

Et c'est ça qui me heurte particulièrement euh quand je vois quand quand je vous parle par exemple des centaines de millions d'euros de contrats passés avec des sociétés de production payé par l'argent public. Quand je je vous parle de d'entorse manifeste à des principes à des objectifs à valeur constitutionnelles, quand je vous parle de profil militant de dirigeant de l'uel public, quand je vous parle d'anciens dirigeants de l'uel public qui au vu et au su compromis en devenant multimillionnaires, en signant des contrats avec des sociétés de production, en se faisant licencier sur l'argent du contribuable pour aller ensuite dans ces mêmes sociétés pour lesquelles ils avaient signé les contrats. Ce sont des informations qui sont déjà connues. et moi en débarquant, en étant élu depuis quelques mois, voyant que ça n'a pas suscité la moindre polémique, que ça n'a même pas appelé et amené à la moindre correction ou à la moindre au moindre changement soit législatif, soit de règlement.

Je vous assure qu'en fait en voyant ça, ça me rend ça me rend dingue parce que je me dis euh je je me dis que il y a des Français qui travaillent dur chaque jour à qui on demande toujours plus d'effort pour qui le moindre dépassement de la loi sera mais euh euh en fait une mort sociale réprimée de façon extrêmement sévère et implacable. On attendra même pas la moindre récidive pour leur pour les rappeler à la loi. Mais il existerait en tout cas en France des espèces des espace protégés en tout cas des espaces qu'on devrait tenir éloigné de la vue et et de la de la lecture du peuple parce que ce sont au fond des des totems.

Et et ça ça me et ça je vous je vous avoue que c'est un vrai un vrai moteur politique pour moi de faire toute la lumière sur ce type de de d'espace qui n'ont jus enfin qui ont jusqu'à présent été quand même très épargné. Vous dites, vous disiez tout à l'heure que vous êtes engagé euh tardivement en politique, enfin vous aviez 18 ans, vous avez 32 ans maintenant, c'était à l'UMP. Qu'est-ce qui fait que vous êtes engagé en politique à 18 ans ?

Qu'est-ce qui vous a à 18 ans, on n'a pas forcément envie de faire la politique. Pourquoi vous Oui, je pense qu'il y a beaucoup de facteurs. Euh, si j'étais parfaitement honnête, je pense que le goût du débat familial m'a aussi éveillé.

Euh je pense que la campagne de 2007 dont j'ai été euh témoin, j'étais à peu près à la fin du collège à ce moment-là et la campagne de Nicolas Sarkozi euh j'ai du recul aujourd'hui mais tout le monde s'en souvient. Je pense que ça a été une une nouvelle étape dans la façon de faire de la politique entre les années Chirac et les années SarkoZi. pour les jeunes notamment qui étaient éloignés de la vie politique qui quand ils écoutaient un discours de Jacques Chirac ou une interview de Jircaient ça extrêmement protocolaire, trouver les termes pompeux en tout cas considérer qu'il y avait pas forcément de réponse un peu cach et directe et s'ennuyait devant une émission politique avec Nicolas Sarkozy et d'ailleurs on peut aussi rendre hommage à Segen Royal qui avec ses qualités et ses défauts a réussi aussi à faire de cette campagne 2007 une campagne qui a intéressé des des millions de français.

Ça a été euh une nouvelle ère politique avec progressivement en plus l'émergence, l'arrivée des réseaux sociaux où il y avait une sorte d'horizontalité de la vie politique et euh un peu moins de suprématie médiatique pour que les gens participent davantage au débats euh politique et et citoyen. Donc euh voilà, je pense que cet électrochoc vient aussi de cette campagne avec des meetings exceptionnels. Exceptionnel ce meeting.

Et là, vous êtes dit quoi ? vous a dit, "Je veux faire de la politique, je veux aider les Français, je veux un jour devenir, je sais pas président de la République." Je me suis dit à ce moment-là, je me suis dit à ce moment-là que la façon dont certains parler de la France, moi m'attrapaient vraiment au trip, euh certains discours avec un souffle rédigé à l'époque, je crois, par Henry Guino, j'avais jamais entendu de tels mots qui posaient aussi bien mon amour de la France et ma fierté aussi d'être d'être français.

Et donc il y a eu certains appels politiques, mais il y a eu un appel éminemment patriote aussi qui je pense a a pris le dessus. Et à l'issue de mon parcours scolaire et de mes études, je me suis dit qu'il y avait un peu de voix. Il y avait euh le privé, défendre des intérêts privés et il y avait aussi servir le pays.

Les deux ne sont pas incompatibles, mais j'ai toujours essayer de poursuivre ce deuxième objectif parce que je pense à la fin que la vie est extrêmement courte et il vaut mieux se lever le matin en se disant que on peut être utile pour son pays, même à sa petite mesure et ça peut prendre bien des engagements, qu'il soit associatif, qu'il soit politique et qu'il soit dans le privé aussi à condition que la cause soit juste et collective. Mais voilà, c'est aussi cet appel là qui a fait que je ne peux pas me résoudre à simplement défendre des intérêts privés, à simplement poursuivre un enrichissement personnel. Je pense qu'à la fin ce qui reste, c'est ce qu'on a fait pour une cause commune qui nous dépasse.

Et là aujourd'hui, vous sentez dans votre appel appel à à aimer et à sauver la France ? Je pense parce que la situation aussi je pense que la situation de la France est aujourd'hui critique. Il y a un espèce de grand comptebour qui est enclenché.

Je pense le 2027 honnêtement et la toute dernière chance aussi de sauver le pays sur nombre d'indicateurs qui sont irréversibles. Donc je vous peut-être que je vous donnerai pas le même discours dans 10 ans, mais je pense que aujourd'hui on est au pied du mur. Il y a une sorte de barou d'honneur qui se joue et si on arrive pas à changer les choses de façon immédiate et radicale dans quelques mois, en fait, on sauvera jamais ce pays qu'on a tant aimé et qu'on voudrait aussi un peu continuer à à perpétuer.

Donc c'est aussi ce sentiment d'urgence qui a fait que je me suis engagé aussitôt parce que j'étais entrepreneur juste avant. J'aurais pu rester dans ce parcours d'entrepreneuriat et me dire euh il suffira de de me faire un peu d'argent pour ensuite dans ma quarantaine ou euh ou quand j'aurai 50 ans à m'engager. Vous avez tout laissé tomber pour devenir politique.

Vous étiez entrepreneur, vous étiez aussi vous avez aussi travaillé dans la banque et là vous êtes dit voilà je m'engage en en politique. Voilà donc on a bien compris effectivement cette mission et cet appel un peu qui venait de loin depuis donc la campagne de Nicolas Sarkozy. Comment vous avez grandi ?

Que que faisaient vos parents ? Est-ce que vous avez des frères et sœurs ? Combien ?

Alors, j'ai grandi, c'est aussi pour ça que je pense que cet appel politique, on on est forcément conditionné aussi par notre environnement social, notre environnement familial. Il faut pas le ni. On part pas avec les mêmes chances dans la vie, on part pas avec le même environnement.

Moi, j'ai bénéficié d'un environnement, je pense aussi assez politique ou en tout cas très porté sur sur les les missions publiques. Mon père était dans la préfectorale, il a été sous-préfet. C'est la raison pour laquelle on a fait nombre, on a beaucoup déménagé quand j'étais enfant, on déménageait à peu près tous les 2 ans ou toutes les de années et demi, ce qui était un vrai motif de frustration au moment où il fallait plier bagage parce que ça supposait de rompre avec des amis, avec un environnement.

Donc j'étais le plus triste des enfants au moment où on m'annonçait qu'il fallait partir, parfois d'ailleurs en pleine année scolaire. Mais après quelques mois euh de de de mise en place dans dans un nouveau lieu, je je trouvais que la la France c'était d'une richesse inépuisable. Je m'étais déjà accommodé à des nouveaux accents, à des nouvelles traditions culinaires, à des nouveaux paysages et je pense que c'est ce qui a aussi participé à ma passion, à mon amour du pays, à mon sentiment aussi euh patriote, c'est je me disais au gré des déménagements qu'en fait je ne serais jamais déçu.

Donc c'est aussi ce qui a forgé, je pense, mon sentiment très patriote assez tôt. Et ma mère euh donc ma mère est est juriste de formation. Euh elle est devenue euh professeure des écoles.

Elle a été enseignante notamment euh en école primaire. Elle a eu beaucoup de vie dans sa vie, beaucoup de vie euh professionnelle. Aujourd'hui par exemple, elle donne des conférences d'histoire de l'art.

Euh c'est c'est sa sa passion et je trouve ça magnifique de de vivre pour sa partion. Donc voilà, elle a eu beaucoup de vie mais il y a eu l'enseignement notamment et je pense que ça m'a aussi beaucoup appris parce que j'ai eu la chance d'avoir des parents qui avaient aussi ces codes notamment éducatifs ce que tous les enfants n'ont pas. Donc si je suis là aussi c'est grâce à eux et c'est grâce à leur vigilance sur ma sur ma réussite scolaire.

Vous avez des frères et sœurs ? Des frères et sœurs. Oui, j'en ai deux.

Moi, je suis le dernier. Euh, un grand frère et une grande sœur euh qui ne partage d'ailleurs pas tous les les mêmes idées politique. Ils sont pas du tout dans le même dans le même milieu.

Euh ils ont euh ils ont 38 ans et euh et 35 ans. Donc euh je suis Ils sont dans quel milieu ? dans la politique.

Donc ils sont pas du tout dans la politique. Euh pas du tout dans la politique. Mon frère est plutôt dans dans le dans le conseil et dans le conseil de de gestion et ma sœur est plutôt dans l'univers un peu du marketing.

Donc ils travaillent tous les deux pour des entreprises privées. Ils sont ils suivent avec beaucoup de curiosité ce que je fais mais en tout cas non ils sont très Vous entendez bien avec votre famille frères et sœurs. On s'entend très bien.

On s'entend très bien. On est très soudé, on est très unis. C'est ce qui m'aide aussi beaucoup.

On parlait des attaques au début de notre conversation, avoir une famille soudée qui qui qui vous défend de façon inconditionnelle d'avoir une sorte de refuge parce que c'est essentiel pour réussir que ce soit dans la politique ou pour réussir d'une façon générale. L'amour inconditionnel, c'est la seule condition, je pense, de de de l'épanouissement de de d'une personne. Et je leur en suis fi de vous.

Il faudra leur poser la question. Je pense je pense d'ailleurs qu'ils écouteront ce [rires] ils écouteront ce podcast. Non, ils me suivent beaucoup.

J'ai l'impression qu' qu'ils sont fiers. Ça me touche d'ailleurs énormément parce que je leur dois forcément énormément dans dans cette dans cette exposition et dans ce travail là. Mais après voilà, ça ça n'empêche pas qu'on ait des divergences aussi de de vie.

Je vous montre une petite photo. Qui est su cette photo ? Ah ben ça c'est moi.

Même [rires] si même si évidemment c'est Et où étiez-vous ? Et à quel âge aviez-vous ? Alors l'âge l'âge c'est compliqué en tout cas c'était ça date pas d'hier, ça c'est sûr.

C'était en Charante Maritime, je reconnais la plage même si Ouais, exactement. C'était la plage du Platin en Charante Maritime Royant. Bah, ça m'évoque évidemment des moments extrêmement heureux, euh des moments familiaux, des moments où euh on a pour seul boussole que que la la joie, les loisirs et savoir quel jeu on pourra on pourra utiliser dans dans les prochaines heures.

Non, c'est c'est évidemment des des moments heureux, des moments familiaux qui qui m'ont construit. Euh tout le monde ne n'a pas forcément le plaisir d'en d'en bénéficier, mais euh non, c'est sûr que c'est aussi ça qui m'a construit. Votre famille, votre environnement familial, votre éducation.

Mon petit doigt me dit que lorsque vous aviez 7 8 ans, vous avez été à deux doigts d'avoir une carrière de comédien. Que s'est-il passé [rires] à ce moment-là ? Vous êtes bien informé le petit prince.

Exactement. qui je pense si vous avez vu la photo si la photo est montrée, je pense que Ah, je l'ai pas celle-là, c'est dommage. Non, non, mais en tout en [rires] tout cas la photo que vous avez mon ça tient ça tient probablement déjà au caractère capillaire parce que j'étais vraiment quand quand j'étais quand j'étais enfant, j'étais vraiment blond blanc.

C'était même pas blond, c'était les cheveux blancs. Oui, les cheveux blancs. Euh et donc effectivement, j'étais très jeune. mes parents, j'adorais ça, m'emmener assez régulièrement au théâtre et je ne sais plus, c'était peut-être pour le malad imaginaire ou en tout cas devant un théâtre, on faisait on faisait la queue et euh quelques personnes sont venues me voir pour me dire "Vous ressemblez à au Petit Prince et on on réalise un casting en ce moment d'enfants pour pouvoir pour incarner ce ce rôle là, sachant qu'il y a une tournée du Petit Prince en France qui qui sera faite." Et donc j'ai passé le casting parce que forcément j'étais à l'époque très enfin à l'époque j'étais tout jeune mais le théâtre était un univers qui me qui fasciner magique évidemment et donc effectivement j'ai passé ce casting ce qui était très troublant parce que je me suis retrouvé entouré de plus d'une centaine d'enfants de garçons blonds de mon âge ou un peu plus donc dans dans un théâtre parisien c'était un enfin en pleine semaine donc c'était assez troublant c'est une sorte de concours de Suzie.

Oui. Et euh j'ai eu le le la grande chance d'avoir été retenue dans ce casing là. Et donc là, il y a une espèce de grand dilemme familial mais bon que mes parents ont tranché.

Moi, j'ai pas trop voix au chapitre. À cet âge là, on peut pas vraiment mesurer les les conséquences d'une telle décision. Mes parents fini, la mort dans l'âme, il faut le dire.

Et moi, j'étais le premier extrêmement déçu par cette nouvelle parce que moi je je trouvais ça formidable. Vos par ont refusé. Mes parents refusaient. supposa d'interrompre la classe pendant un peu plus d'un an parce que c'était une vraie tournée dans toute la France, dans quelques pays aussi francophone.

Euh donc même les cours je crois à distance n'étaient pas possible. Ça supposait vraiment soit de sauter une classe, soit d'interrompre totalement le le les cours. En plus d'être assisté par un parent ou en tout cas un adulte de sa propre famille, les les conditions étaient très compliquées.

Ça a été une vraie frustration vraiment immense. J'ai pu j'ai j'ai eu le plaisir d'avoir été invité un an après à la dernière représentation qui avait lieu dans un théâtre parisien du Petit Prince où je me suis vraiment senti enfin je je je un sentiment un peu de de enfin je l'impression que la personne qui était sur scène était un imposteur parce que je me sentais devoir être à la place alors que effectivement que le le garçon qui m'avait remplacé était extrêmement talentueux et probablement bien plus que que moi. Mais voilà, ça a été vraiment pendant longtemps, je me suis dit peut-être que je suis passé à côté à côté du d'une carrière en tout cas mais en tout cas d'un d'un moment de vie moment que j'aurais regreté pendant très longtemps.

Quel rapport vous avez avec le théâtre aujourd'hui ? Vous y allez régulièrement ou bien vous n'y allez plus du tout au théâtre ? Bien vous avez gardé peut-être au fond de vous peut-être une envie peut-être de faire du théâtre un jour après la politique, qui sait ?

Ou bien le thé ou bien la politique c'est aussi du théâtre. [rires] Quand quand j'ai découvert l'Assemblée nationale, je me suis vraiment dit que c'était un théâtre républicain. Et il y a d'ailleurs beaucoup d'objets et beaucoup de mises en scène qui font au théâtre.

Les rideaux par exemple euh pour rentrer dans l'hémicycle, vous devez franchir des rideaux que des appariteurs, que des huissiers vous ouvrent. Un peu comme au théâtre. Quand par exemple la présidente de l'Assemblée nationale arrive, vous devez vous lever.

C'est quasiment les trois coups annoncés par la garde républicaine à force de tambour où vous vous levez et puis après chacun joue son rôle. Et bon, c'est ce que je déplore d'ailleurs parce que je vois que derrière des coulisses, derrière les rideaux, dans des salons feutrés se joue nombre d'accords qui derrière sont dénoncés. Enfin, il y a tout un jeu qui échappe parfaitement aux citoyens, qui échappe parfaitement à ceux qui votent, que moi je conviens de dénoncer parce que je trouve qu'il y a rien de plus hypocrite et de condamnable que des doubles discours entre des salons feutrés où on va passer des accords et en même temps des choses que l'on va dénoncer dans l'hémicycle.

Donc moi ce que je regrette effectivement c'est que l'Assemblée nationale a tendance un peu trop à être une sorte de de théâtre. On le voit d'ailleurs dans les discussions budgétaires. On voit que nombreux d'accords ont été scellés dès le premier jour entre le Parti socialiste, les Républicains, les macronistes qu'ils font semblant pendant des semaines pour faire durer euh l'acte, pour faire durer la pièce d'être en désaccord pour mieux se retrouver à la fin dans des fausses menaces notamment de Sébastien Lecornu de dissolution que personne n'appelle de ses vœux entre le PS et LR.

Donc euh donc voilà et pardon, je je suis très loin dans ma réponse, mais non non mais euh et vous vous ne jouez jamais au théâtre politique ? Probablement que la posture politique et défendre des intérêts partisans est une forme euh est une forme de rôle. Mais moi, j'essaye, j'espère que ça ne me rattrape pas.

Je pense ne pas être irréprochable vraiment, mais j'essaie du mieux que je peux surtout de défendre avant tout les intérêts des Français, quel que soit leur appartenance politique, quel que soit je je représente des Français qui n'ont pas tous voté pour moi et ce qui compte à la fin, c'est de pouvoir euh les servir du mieux que je peux, quel que soit leur leur appartenance politique. peut-être enfoncer une porte ouverte, mais vraiment je je je pense que l'honneur d'un élu, c'est surtout pas de revendiquer son appartenance politique, mais c'est à la fin d'être utile, d'être utile au français. Charles Henri à l'oncle, la gauche vous critique beaucoup sur votre prénom.

Est-ce que ça vous frustre ? Est-ce que pour ils disent que vous avez laissé tomber le Henri ? Pourquoi ?

Quel rapport effectivement vous pouvez voir vous pouvez voir j'arrive facilement maintenant c'est une sorte de de révélateur assez facile. Les papiers de gauche m'appelle Charles Henri et les papiers plutôt neutres ou en tout cas de droite m'appelle Charles. Donc les papiers de gauche m'appelle la Guadeloupéenne, les papiers neutres m'appellent Christine Kelly. [rires] C'est ça.

Donc au moins c'est c'est une bonne c'est si je me permets de donner un conseil à ceux qui nous écoutent. Si vous voyez un papier où où on m'appelle Charles Henri, c'est qu'il est forcément un peu un peu biaisé. Et sur les autres en fait, j'assume parfaitement.

Effectivement, mon prénom à l'état civil, c'est Charles Henri. Charles Henri à l'oncle. Tout comme par exemple, j'ai appris que Segolen Royal, son vrai prénom c'était Marie Ségolen Royal.

Elle s'est faite appeler assez rapidement dès qu'elle a été élue, Segolen Royal, probablement par préférence ou un certain nombre de de critères. Et vous ? Moi j'assume.

En fait effectivement mon prénom à l'état civil c'est Charles Henri. Mais ce qui est d'ailleurs assez paradoxal c'est que ma famille m'a toujours appelé Charles et mes amis notamment mes professeurs m'ont toujours appelé Charles Henry. Donc ce qui est d'ailleurs bizarre, ça devrait être l'inverse et ma famille m'appelle Charles, mes amis m'appellent Charles Henry.

Donc je sais aussi dans mon entourage, dans mon cercle proche, c'est quand on m'appelle Charles, c'est plutôt familial et Charles Henry, c'est plutôt amical. Les gens m'appellent comme ils l'entendent. Moi je trouve que les deux prénoms, j'aime beaucoup ces deux prénoms.

Mais vous êtes bien avec Charles ou Charles Henry. Absolument. Il y a il y a aucune police.

La gauche reproche aussi que sur votre parcours ne serait-ce qu'à travers votre prénom, ça fait un peu appel à Écour, la gauche se rapproche peut-être d'Éco, mais en tout cas que vous êtes peut-être déconnecté des réalités sociales, que vous avez été un peu favorisé, que vous n'êtes pas en prise directe avec les réalités sociales pour en politique. Qu'est-ce que vous leur répondez par rapport à votre parcours, par rapport à qui vous êtes ? Je leur réponds que de tout mon parcours, notamment euh mon parcours professionnel, j'ai euh j'ai toujours voulu euh j'ai toujours voulu une forme de de représentation euh des Français.

Dans mon parcours par exemple professionnel, lorsque j'étais entrepreneur et que j'ai monté une entreprise, c'était une banque en ligne pour les professionnels, mais elle s'adressait aux auto-entrepreneurs, aux très petites entreprises et au PME. Et tout le but de cette initiative, c'était notamment de développer des outils de gestion pour aider ces entrepreneurs qui ne bénéficiaient pas de directeur financier, qui ne bénéficiaient pas de conseils juridiques, qui étaient noyés dans toute cette papasse juridico-administrative typiquement française de pouvoir les aider à bien réaliser leur travail. Et ce que j'ai fait d'ailleurs, c'est une entreprise qui pendant très longtemps n'a pas été rentable.

Donc on vivait aussi de de lever de fond. On vendait par exemple euh ce compte bancaire avec tous ces outils de gestion pour un maximum de 19 € par mois. Les premiers les première formule était à à moins 10 €.

Donc tout ce que j'ai voulu faire, c'est vraiment orienté pour défendre le tissu entrepreneurial entrepreneurial français, pour défendre ceux qui travaillent, ceux qui sont vraiment qui vivent ce labeur au quotidien sans forme d'aide et aujourd'hui pour défendre et représenter les les Français. Donc je trouve que les accusations de la gauche qui ne vont s'en remettre qu'à un prénom, qu'à un état civil, qui a des a priori, mais qui ne réussiront jamais à dépasser ça pour aller voir exactement ce que la personne a fait derrière, pourquoi elle s'est engagée, dans quelles conditions, qu'est-ce qu'elle a pu créer comme valeur, quel a été le sens et le dessin collectif qu'elle a voulu donner à sa vie et à son engagement. En fait, ces gens-là, je trouve qu'ils ont une lecture extrêmement partielle et partiale, parfaitement biaisé et et je trouve ça je trouve ça regrettable parce que nombre de portraits qui ont été rédigés sur moi se sont arrêtés à cette anecdote et à ce détail, je vous remercie d'ailleurs de de l'avoir souligné, du prénom et l'état civil, ils sont pas allés tellement plus loin sur notamment cette entreprise que j'ai créé qui je pense a aidé, je l'espère, des milliers d'entrepreneurs et d'auto-entrepreneurs à s'en sortir dans cette espèce de marasme.

Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui, depuis que je suis élu à l'Assemblée nationale, je suis président du groupe d'études simplification à l'Assemblée. La lutte contre la bureaucratie, la simplification notamment pour tous ces millions de français et ces petits entrepreneurs qui créent de la valeur au quotidien, qui créent de l'emploi et que personne n'aide. Pour moi, c'est vraiment je ne les ai pas lâché.

Qu'est-ce qu'elle est devenue cette entreprise ? Alors, on était au moment où je suis parti, on était deux associés. Euh j'ai dû un peu la quitter du jour au lendemain.

L'entreprise comptait un peu plus de de 150 employés. J'ai été extrêmement attaché. J'ai a près euh 7 ans.

Je les ai euh tous recrutés, formés. Ça a été une une aventure qui a été euh formidable. Et c'est aussi pour ça que au moment où on m'a demandé de me décider, sachant qu'Emmanuel Macron avait laissé suite à la dissolution très peu de temps, moins de 20 jours avant l'élection, il fallait se déterminer en à peine quelques heures.

Ça a été un choix cornélien, un vrai dilemme. Donc euh j'ai décidé de me présenter à cette élection. Par chance, j'ai été élu et donc au moment où j'ai été élu, j'ai abandonné toute toute fonction notamment exécutive.

J'ai pas de barre dans l'entreprise, il y a pas de de conflit d'intérêt et aujourd'hui, je garde un contact amical avec euh ces employés. Je les revois très régulièrement. Pas de regret.

Non, pas de regret. J'ai adoré ce ce ces années-là. J'ai adoré cette expérience.

Je pense ça m'a beaucoup nourri aussi sur les méthodes du privé, sur la réalité du tissu entrepreneurial français, sur tous les obstacles que les petits chefs d'entreprise, les entrepreneurs et les auto-entrepreneurs vivent au quotidien. Ça a été vraiment un shot de lucidité sur l'état délétaire de l'administration française, sur toutes les entraves qu'on met à ceux qui essayent de s'en sortir et qui n'ont en fait qu'une ambition demain, c'est de pouvoir quitter le pays. Donc aucun regret et maintenant j'ai l'impression à ma place de de pouvoir être encore plus utile que ce que je je faisais dans le privé par ailleurs.

On a parlé de la commission, on a parlé de votre parcours, on a parlé de vos parents, on a parlé de vos frères et et sœurs de votre famille. Est-ce que vous êtes amoureux ? Est-ce que vous êtes marié ?

Est-ce que vous avez des enfants ? On veut tout savoir. [rires] C'est des des grandes des grandes questions.

Des grandes questions. Je pense que j'ai un peu malheureusement j'ai un peu loupé ma vie personnelle euh pour différentes raisons, des raisons aussi de de d'AL. Je pense que il y a une part de chance qui est importante aussi dans dans la vie personnelle.

Parfois dans une vie, on peut on peut tomber amoureux plusieurs fois, on peut rencontrer la personne qui nous convient et parfois en fait on on peut traverser toute une vie sans le faire. J'ai eu le le la grande chance de évidemment de tomber amoureux plusieurs fois à 32 ans. Non effectivement merci de de mettre le de remer le couteau dans [rires] la pl.

Non mais non effectivement je je suis pas marié, j'ai pas d'enfant. et fiancé, amoureux, ni amoureux ni Donc comme ça ça vous donne du temps pour les dossiers. Mais quand même, c'est Ouais, c'est mais euh mais en tout cas ça ne ça ne m'empêche pas euh d'être heureux à titre personnel.

Euh et bon, malheureusement le la vie politique est telle que depuis que j'ai été élu, il y a une espèce de de d'exigence totale et j'ai vraiment en plus l'impression que le moment est tellement important que là enfin pour pour être très concret depuis notamment cette commission d'enquête a démarré sacrifier. Mon quotidien et se résume à des allers-retours entre mon domicile dans le sud de la France à Mogio dans l'héros à quelques kilomètres de Montpellier. euh mon bureau chambre à l'Assemblée nationale et les salles de l'Assemblée nationale pour pour la commission.

Donc euh j'ai pas une minute et vraiment hein de façon verdite, j'ai pas une minute que je peux consacrer à ma vie personnelle quand même. Peut-être un jour. Oui mais bien sûr [rires] je je pense que vous me direz vous me tenez en courant.

Le dessin d'une vie, c'est effectivement je je pas pour tout le monde. Pas pour tout le monde, hein. Ah mais je pense que le le rapport à l'amour est l'une des conditions d'accomplissement et d'épanouissement les plus euh fondamentales.

Servir euh un dessin qui nous dépasse, avoir le sentiment d'être utile et de vrai une cause collective. Je pense que c'est un moteur extrêmement précieux et et fondamental dans une vie. Mais je pense que l'amour est aussi un pilier qu'il faut savoir cultiver.

Il faut pas être blasé, faut toujours réussir à le à le chercher. Et voilà, je suis pas marié à 32 ans, mais vous avez le temps et je me sens pas condamné. Ouais.

Pour terminer notre entretien, on cet entretien est marqué ce podcast quelle histoire pour l'amour, pour la France. Si vous avez un mot, vous avez parlé de la France, vous avez parlé de 2027, ce carrefour important, cette élection qui arrive. Si vous avez un mot à donner au français euh euh un amour pour la France à témoigner, euh quelle phrase de conclusion, quel encouragement, quel mot vous avez envie de donner aux Français, vous qui aimez la France, vous qui avez la France dans les tribes, vous qui avez euh justement ce patriotisme viscéral euh qui coule dans vos veines et qui coule dans votre engagement politique ? vous me prenez un peu de un peu de cours.

Je pense qu'il y aurait bien des citations euh magnifiques qu'on pourrait euh qu'on pourrait donner. Mais s'il y en a une qui est qui est un peu personnelle, c'est je pense que notre génération est condamnée au courage. Euh je pense vraiment et je je vais essayer d'être le porte-parole de cette génération qui hérite d'un pays qui aujourd'hui est à genou.

Je veux pas condamner les différentes personnes. On n'est pas là à la fin pour faire de la politique et pour être dans la condamnation pur. Regardons demain.

Regardons demain. Et je pense vraiment que on est dans un moment qui est tellement important que tous ceux qui se sentent patriotes, qui dorment mal ou ont des difficultés parfois à s'endormir parce qu'ils sentent leur pays totalement vacillés. Et certains qui sentent que dans leur euh dans leur obligation professionnelle, ils sentent pas parfaitement alignés parce qu'ils aimeraient d'une façon ou d'une autre servir le pays.

Ceux qui ont l'impression de passer totalement à côté d'une vie parce que euh ils aimeraient euh demain contribuer à un effort de redressement national et une fierté aussi tricolore. Je pense que ces gens-là, moi j'ai traversé les mêmes attermants. J'ai j'ai traversé les mêmes les mêmes idées, les mêmes pensées, les mêmes dilemmes.

Moi, j'ai un message que j'ai envie de leur faire passer, c'est que le jour où l'occasion se présente, peut-être qu'elle sera rare, mais il faut pas hésiter, il faut pas tergiverser, quel qu'en soit le coup, quel que soit aussi les condamnations que vous allez pouvoir subir, queles que soient les personnes qui vont s'éloigner de votre chemin, si le sens de votre vie et de votre mission et si vous vous sentez encore et bien perturbé à l'idée que la France vacille, demain, le jour où vous en aurez l'occasion, saisissez-la quel que soit soit le mode d'engagement, qui soit associatif, qui soit politique, qui soit professionnel, server la France parce que la France est la plus belle cause qui nous dépasse et qui doit nous rassembler. Moi, c'est ce que j'ai essayé de faire à titre militant et à titre électif. Je sais pas combien de temps ça va durer, mais en tout cas, comptez sur moi pour honorer cet engagement du mieux que je pourrais, quel qu'on soit le temps, parce que je trouve que la France est le plus beau dessin qu'on peut servir.

Merci beaucoup. C'était quelle histoire ? histoire de ceux qui aiment la France avec Charles à l'oncle et vous pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes sur YouTube Dieser Spotify.

Merci infiniment de nous avoir été fidèle.