Jean-Philippe Tanguy : "La gauche a complètement abandonné le peuple français !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:02OuverteRéponse directe
Vous êtes un peu le monsieur budget du Rassemblement National, donc on va beaucoup parler des questions budgétaires, mais d'abord revenons sur ce vote qui a eu lieu hier à l'Assemblée.
- 0:20OuverteRéponse directe
Est-ce que vous parlez ce matin d'une victoire historique ?
- 1:22RelanceRéponse partielle
Il faut rappeler que ça n'a pas de valeur contraignante. C'est-à-dire que c'est une résolution, le gouvernement à la fin décide.
- 1:56OuverteRéponse directe
Le début de quelque chose, le début pourquoi pas d'une coalition qui élargirait le socle sur lequel pourrait s'appuyer le Rassemblement National pour obtenir des victoires à l'Assemblée.
- 3:03RelanceÉludée
Qu'est-ce que vous lui répondez ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le début aussi, peut-être, d'un changement de stratégie de la part du Rassemblement national, qui réfute à chaque fois qu'on lui parle de l'Union des droites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« Oui, c'est une victoire historique, comme l'a qualifié immédiatement Marine Le Pen. »
- 0:52Invité politiqueChiffre
« puisqu'on avait aussi appris il y a deux semaines que cet accord, comme l'avaient toujours dit Marine Le Pen et Jordan Bardella, coûtait plus de 2 milliards d'euros aux finances publiques. »
- 2:46Invité politiqueFait
« le double langage de M. Attal, qui avait un peu relancé sa pré-campagne présidentielle en annonçant dans les médias qu'il allait dénoncer cet accord avec l'Algérie, puis qu'il était aux abonnés absents, et même a fait voter ses députés contre, uniquement par sectarisme. »
- 4:12Invité politiqueFait
« Comment vous voulez expliquer ce discours de la gauche hier ? Parce que je pense qu'ils ont complètement abandonné le peuple français, mais aussi bien politiquement que dans leur esprit, et même dans leur vote, ils sont incapables de concevoir une France avec des frontières. »
- 5:18Invité politiqueFait
« Paul M. François, Christophe Glez. Absolument, et je vous remercie de leur rendre hommage, qui sont plus enfermés pour la plus grande des libertés françaises, à savoir la liberté d'expression, la liberté d'opinion et la liberté des journalistes. »
- 7:25Invité politiqueFait
« on a aussi eu des menaces de mort quand même hier puisque M. Sansu, communiste, a trouvé très spirituel d'expliquer quand nous dénoncions les victimes du communisme de dire qu'il en ferait sans doute d'autres et qu'au million de communistes, peut-être dans sa tête, il y aura aussi les têtes des députés Rassemblement National. »
- 8:23Invité politiqueFait
« Mais surtout, c'est une taxe contre les biens professionnels, contre les entreprises, puisque cette taxe Zuckmann, même François Mitterrand, quand il avait créé l'ISF, avait « protégé » les biens professionnels, c'est-à-dire la capacité des entrepreneurs à créer de la richesse sur le sol français. »
- 8:50Invité politiqueFait
« Nous, exactement, nous proposons une contribution pour financer notamment la politique familiale, parce que nous, on ne rase pas gratis. Il y a des dépenses notamment pour la politique familiale, il faut les financer. »
- 10:20Invité politiqueFait
« Déjà, ce n'est pas une taxe. C'est un mécanisme de lutte contre la fraude. »
- 11:17Invité politiqueFait
« il faut que les multinationales paient leur juste part. Sinon, ils paient à la place. Vous savez, il n'y a pas d'argent magique. Donc soit les multinationales paient leur juste part, soit c'est les TPE du coin. »
- 12:16Invité politiqueChiffre
« Marine Le Pen et Jordan Bardella veulent massivement baisser les impôts, 25 milliards sur les familles françaises, 20 milliards sur les entrepreneurs, il y a aussi une partie de ces ressources qui vient de la lutte contre la fraude, puisque la fraude, c'est le vol. »
- 14:11Invité politiqueFait
« Non, et je crois que c'est le plan de M. Macron depuis le début. »
- 14:24Invité politiqueFait
« Oui, c'est une défaite par le mensonge et par la soumission de M. Macron. »
- 15:19Invité politiqueFait
« Jordan Bardella a raison. »
- 15:40Invité politiqueFait
« mais comme ça doit être d'un collectif d'extrême gauche, qui sont déloyaux et immoraux. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy75 %
- Présentateur25 %
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Jean-Philippe Tanguy, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation.
Vous êtes un peu le monsieur budget du Rassemblement National, donc on va beaucoup parler évidemment des questions budgétaires, mais d'abord revenons sur ce vote qui a eu lieu hier, vote à l'Assemblée, une proposition de résolution portée par le Rassemblement National pour dénoncer les accords franco-algériens de 1968. Elle a été adoptée, c'est la première fois qu'il y a un texte à l'Assemblée porté par le RN qui est adopté à une voix près. Est-ce que vous parlez ce matin d'une victoire historique ?
Oui, c'est une victoire historique, comme l'a qualifié immédiatement Marine Le Pen.
pour le Rassemblement National, pour tous ceux qui aiment notre pays, qui en ont assez de se laisser marcher dessus par le régime algérien qui a deux nos compatriotes malheureusement dans ses géoles et pour eux aussi tous les gens qui veulent de la cohérence parce que tous ces hommes et ces femmes politiques qui vont aux élections en promettant de défendre notre patrie, nos intérêts et de lutter contre la submersion migratoire et le coup, puisqu'on avait aussi appris il y a deux semaines que cet accord, comme l'avaient toujours dit Marine Le Pen et Jordan Bardella, coûtait plus de 2 milliards d'euros aux finances publiques.
Donc tous ceux qui ont eu un peu de cohérence grâce à la pression du RN ont voté cette loi, cette proposition de résolution et c'est un grand jour. Je crois que c'est le début de quelque chose. C'est aussi le début de la reconquête par les Françaises et les Français grâce au RN, de leur souveraineté, de leur liberté et de leur volonté d'agir. Parce que c'était aussi ça, cet accord qui malheureusement est toujours en place avec l'Algérie.
Il faut rappeler que ça n'a pas de valeur contraignante. C'est-à-dire que c'est une résolution, le gouvernement à la fin décide.
Absolument. Mais vous voyez, c'est un symbole très important parce que c'est le début vraiment d'une reconquête, d'une volonté d'agir, de ne plus être passif par rapport à des choses qui sont inacceptables. de cette attitude du gouvernement qu'a bien connue M. Retailleau d'ailleurs qui est de ne rien faire, on ne peut jamais rien faire, on ne peut jamais rien dire. On doit toujours choisir de se soumettre au régime algérien. La France est un grand pays. Nous n'avons pas à nous soumettre et nous n'avons pas à accepter l'inacceptable. Donc je suis vraiment très fier d'avoir compté dans les rangs du groupe Rassemblement National hier.
Le début de quelque chose, le début pourquoi pas d'une coalition qui élargirait le socle sur lequel pourrait s'appuyer le Rassemblement National pour obtenir des victoires à l'Assemblée. Hier, par exemple, le parti Horizon a voté avec vous.
Mais nous, il est évident, et d'ailleurs ça a toujours été l'attitude constructive du groupe avec Marine Le Pen que nous n'avons pas une majorité de députés. Donc pour protéger les Françaises et les Français, pour défendre l'intérêt général, il faut évidemment voter avec les autres. Donc là, pour une fois, les autres ont voté avec nous, mais nous depuis des années, notamment pour éviter les hausses d'impôts, pour éviter des hausses de taxes, nous avons toujours voté avec les autres. Alors généralement, c'est vrai qu'on sacrifiait un peu nos victoires politiques pour l'intérêt général. Là, on a une grande victoire politique pour l'intérêt général.
Et je me félicite, et je remercie d'ailleurs tous les députés d'autres partis politiques, d'autres groupes qui ont soutenu cette initiative. Et je déplore quand même, permettez-moi, sans faire du mauvais esprit, le double langage de M. Attal, qui avait un peu relancé sa pré-campagne présidentielle en annonçant dans les médias qu'il allait dénoncer cet accord avec l'Algérie, puis qu'il était aux abonnés absents, et même a fait voter ses députés contre, uniquement par sectarisme. Je suis obligé de le signaler.
Aujourd'hui, son argument de dire que si on sort de l'accord de 68, on reviendrait au droit tel qu'il était avant. C'est contesté, je sais que Marine Le Pen l'a contesté, mais c'est l'argument qui vous a opposé. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je lui réponds qu'il ne fallait pas, dans ce cas-là,
proposer de l'annuler. Bon bref, M. Attal trouve toujours une bonne excuse pour ne rien faire. De toute façon, les Français l'ont vu, parce qu'ils l'ont vu au gouvernement. M. Attal, quand il était au gouvernement, il était à plat ventre par rapport au régime algérien, comme tous les autres.
Mais qu'on comprenne bien, Jean-Philippe Tanguy, est-ce que c'est le début aussi, peut-être, d'un changement de stratégie de la part du Rassemblement national, qui réfute à chaque fois qu'on lui parle de l'Union des droites ? D'ailleurs, Marine Le Pen dit qu'elle n'est pas de droite. Mais là, quand même, ce sont les forces de droite rassemblées qui ont permis cette victoire à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous allez en tirer les leçons pour les mois et les années à venir ?
Sur ce thème-là, il est évident que les voix peuvent venir d'autres groupes de droite ou de gens qui se réclament de cette famille politique. Il est évident, vu le comportement de la gauche, j'espère pouvoir aussi en parler hier, absolument lamentable, complètement de tous les quatre groupes de gauche qui étaient complètement soumis au régime algérien, aux intérêts étrangers, avec des discours délirants, avec littéralement des bouffées délirantes, des emportements. Comment vous voulez expliquer ce discours de la gauche hier ?
Parce que je pense qu'ils ont complètement abandonné le peuple français, mais aussi bien politiquement que dans leur esprit, et même dans leur vote, ils sont incapables de concevoir une France avec des frontières. Or, une démocratie qui n'a pas de frontières est une démocratie qui n'a pas de loi, puisqu'une loi, par définition, s'applique à un peuple qui est sur une frontière. Mais ils ont vraiment des bouffées délirantes, et je crois que c'est leur seul espoir de survie politique, c'est vraiment de faire croire que la France doit se diluer dans une forme de mondialisme migratoire.
Et je ne sais pas, il ne leur reste que ça, c'est-à-dire qu'ils ont abandonné les ouvriers, les salariés, les agriculteurs, les familles monoparentales, bref, ils ont abandonné les services publics, évidemment, les fonctionnaires, puisqu'on ne les entend plus, même plus, sur la qualité de travail, la reconnaissance des fonctionnaires. Bon, il ne leur reste que le parti de l'étranger, c'est quand même déplorable.
Le parti de l'étranger, vous reprenez la formule ce matin ?
Il a été employé hier par votre collègue Guillaume Bigot. Mais quand vous siégez, non pas pour défendre les intérêts de la France, y compris, une fois plus, quand on a deux compatriotes qui sont enfermés...
Paul M. François, Christophe Glez.
Absolument, et je vous remercie de leur rendre hommage, qui sont plus enfermés pour la plus grande des libertés françaises, à savoir la liberté d'expression, la liberté d'opinion et la liberté des journalistes. Et donc même quand, au-delà des personnes, c'est l'esprit français qu'on emprisonne, puisque là on parle de gens qui ont honoré l'esprit français, la liberté d'expression, même là, la gauche est aux abonnés absents. Donc ils se renient même dans leurs valeurs, parce que historiquement, moi je reconnais les qualités de mes adversaires, la gauche dans l'histoire a apporté au débat public, a apporté aux valeurs de la République, notamment les valeurs de liberté et d'égalité.
Ils ont tout abandonné, ils ont tout lâché, uniquement pour satisfaire ce qu'ils pensent être une clientèle, parce que moi je pense que les Français qui ont des origines étrangères sont patriotes et veulent défendre la France.
La journée d'hier a également été marquée par un incident qui s'est produit dans l'hémicycle. La députée du groupe UDR, le groupe d'Éric Sotti, Anna de Mansoury, a dénoncé des propos racistes de la part d'un élu insoumis. Alors il y a des images qui existent, on n'entend pas très directement ce député prononcer le mot de caution, c'est ce qu'il aurait donc proféré à l'encontre d'Anna de Mansoury. Elle saisit désormais la présidente de l'Assemblée nationale pour qu'il y ait des sanctions, ce que vous aussi vous appelez à des sanctions très sévères.
Mais bien sûr, et je tiens à dire que j'ai entendu ses propos, ce n'est pas la première fois. Notre collègue Anna de Mansoury a réagi avec beaucoup de dignité, beaucoup de force en tant que Française, fière et digne. Et elle a été très courageuse, elle est très courageuse parce qu'il faut dire qu'elle est très attaquée par la gauche, qui prouve une fois plus d'ailleurs leur vision racialiste, communautariste de la société, assignant les gens à une identité pseudo-identité politique selon leur origine. Donc on voit que ces gens qui n'ont que la tolérance, comment dire, et l'antiracisme à la bouche, sont intolérants, sont racistes, racialistes. Et ce n'est pas la première fois.
D'autres sont victimes, notamment notre collègue Anshia Bhamana de Mayotte est régulièrement aussi accusé, comment dire, reçoit souvent des insultes racistes. Et c'est inacceptable. Et nous défendons nos collègues évidemment. Et surtout, nous défendons l'idée que nous avons de la France et des représentants de la nation qui évidemment ne sont jugés que sur leurs valeurs, leur patriotisme, leur dévouement et pas du tout sur des assignations qu'on laisse à la gauche. Mais c'est vraiment très révélateur. Et vous savez, on a aussi eu des menaces de mort quand même hier puisque M.
Sansu, communiste, a trouvé très spirituel d'expliquer quand nous dénoncions les victimes du communisme de dire qu'il en ferait sans doute d'autres et qu'au million de communistes, peut-être dans sa tête, il y aura aussi les têtes des députés Rassemblement National. Bon, M. Sansu avait déjà menacé de mettre une balle dans le dos à notre collègue Aymeric Salmon. Et à l'époque, on l'avait signalé à Mme Broun-Pivé, présidente de l'Assemblée, qu'il n'y avait rien trouvé à redire. J'espère que cette fois, il y aura des sanctions.
On verra et on suivra évidemment ce dossier. Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Vous êtes dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1. Vous êtes le monsieur budget du Rassemblement National. On prête corrigue. Et donc, on va évidemment parler de cet examen du budget qui se poursuit. L'attaque Zuckmann arrive dans l'hémicycle aujourd'hui. Quelle est la position du Rassemblement National sur cette taxe ?
On se raconte cette taxe, puisque c'est une taxe, non pas sous-disant contre les milliardaires, d'ailleurs qui sont jetés en pâture de manière complètement injuste et irrationnelle par la gauche pour cacher ces compromissions avec le gouvernement. Mais surtout, c'est une taxe contre les biens professionnels, contre les entreprises, puisque cette taxe Zuckmann, même François Mitterrand, quand il avait créé l'ISF, avait « protégé » les biens professionnels, c'est-à-dire la capacité des entrepreneurs à créer de la richesse sur le sol français. Donc là, ils veulent les taxer de manière irrationnelle, un peu comme des, il faut bien le dire, des ados attardés dans une AG de Nanterre.
C'est une taxe qui ne fonctionnera pas.
Vous êtes pour l'impôt sur la fortune financière ?
Nous, exactement, nous proposons une contribution pour financer notamment la politique familiale, parce que nous, on ne rase pas gratis. Il y a des dépenses notamment pour la politique familiale, il faut les financer. C'est un impôt sur la fortune financière qui protège les TPE, PME, les entreprises de taille intermédiaire, notre industrie et les investissements dans l'économie réelle. Et ça n'a rien à voir avec la taxe Zuckmann.
Jean-Philippe Tanguy, cette semaine, le Rassemblement National a voté avec la France Insoumise un amendement qui vise à instaurer une taxe sur les multinationales. Cet amendement, il a été donc déposé par la France Insoumise. Je l'ai lu, il se trouve qu'en son sein, il cite notamment l'organisation alter-mondialiste Attaque, qu'il s'appuie également sur les travaux, justement, de Gabriel Zuckmann. Comment vous pouvez expliquer à vos électeurs que vous votez, vous, un amendement qui provient de la France Insoumise et qui est donc issu de cette idéologie de gauche ? On ne vous pensait pas pouvoir citer Attaque, comme ça a été le cas cette semaine.
Non, mais je leur dirai la vérité. On leur dira la vérité avec le Rassemblement National. Ce n'est pas un amendement qui vient des travaux de la gauche et encore même de M. Zuckmann, puisque M. Dupont-Aignan, avec qui je l'ai eu de travailler pendant 8 ans, avait remis un rapport contre la fraude en 2013, et c'était ses travaux à lui. Donc c'est vrai que la gauche a une capacité à se réapproprier le travail des autres, en particulier le travail des gaullistes. Ils font ça sur le Conseil National de la Résistance, ils font ça sur la sécurité sociale, ils font ça sur le vote des femmes.
Toutes les grandes victoires des gaullistes, la gauche a tendance à les voler et comme une partie de la droite est à plat ventre, ils ne défendent pas leur vie.
Sur le fond, vous comprenez les mois que ça a pu justifier ? Non, je ne comprends pas. Parce que certains disent de l'ERN vote avec LFI sur un amendement qui vise à... On parle de 26 milliards d'euros de taxes supplémentaires.
Oui, mais ça n'existe pas, c'est les chiffres des insoumis. Déjà, ce n'est pas une taxe. C'est un mécanisme de lutte contre la fraude. Et donc en fait, c'est un mécanisme de lutte contre la fraude. Par exemple, McDonald's, qui fait beaucoup de chiffres d'affaires en France, fait remonter une partie de ses profits, notamment en Irlande ou dans d'autres paradis fiscaux, et ne paie pas ses impôts en France. Donc en fait, les Français paient beaucoup pour McDonald's et tout cet argent s'envole. Et qu'est-ce qu'il paie à la place ? Eh bien, c'est les restaurateurs du coin. Donc votre restaurateur du coin, il paie ses impôts et il paie plus d'impôts parce que McDonald's ne paie pas sa part.
Donc en fait, le but, ce n'est pas d'instaurer une nouvelle taxe puisqu'il n'y a pas une nouvelle taxe dans cet amendement. Tous ceux qui veulent la vérité pourront aller le lire. En fait, c'est un instrument qu'on donne à Bercy pour lutter contre la fraude. Et moi, je m'étonne beaucoup quand même que des gens qui sont tellement obsédés par les insoumis ne voient pas qu'il faut lutter contre la fraude. Et vous vous rendez compte l'erreur qu'ils font en attribuant aux insoumis le monopole de la lutte contre la fraude. Il faut lutter contre toutes les fraudes. La fraude sociale, évidemment, les abus de l'assistanat, mais aussi la fraude fiscale.
Parce que si on veut, comme le Rassemblement National, baisser de 20 milliards d'impôts les impôts sur les entrepreneurs, sur ceux qui créent de la richesse, sur les artisans, il faut que les multinationales paient leur juste part. Sinon, ils paient à la place. Vous savez, il n'y a pas d'argent magique. Donc soit les multinationales paient leur juste part, soit c'est les TPE du coin. Et je crois que les entrepreneurs ont bien vu, avec le développement de la fraude fiscale sous l'Union européenne, à quel point leurs impôts se sont aggravés parce que les hommes politiques n'ont pas eu le courage.
Si on augmente la pression fiscale, M. Jean-Philippe Tanguy, sur les multinationales, est-ce que ça ne peut pas avoir des répercussions sur les PME françaises qui travaillent et qui sont liées de facto au marché de ces multinationales, aux contrats qui sont passés avec ces multinationales ? Non, mais parce qu'on n'augmente pas la pression fiscale.
Là, dans l'amendement qui a été voté, c'est le même impôt sur les sociétés que paient toutes les entreprises françaises. Il n'y a aucune augmentation de la pression fiscale. C'est comme si vous disiez, vous avez chopé des gens qui abusent des prestations sociales, donc vous récupérez évidemment l'argent qu'ils ont volé sur ces prestations sociales. Vous dites, on a augmenté les cotisations sociales. Non, pas du tout. Vous avez récupéré l'argent des Français. Et si on luttait contre la fraude sociale et la fraude fiscale, on pourrait baisser les impôts.
Et comme Marine Le Pen et Jordan Bardella veulent massivement baisser les impôts, 25 milliards sur les familles françaises, 20 milliards sur les entrepreneurs, il y a aussi une partie de ces ressources qui vient de la lutte contre la fraude, puisque la fraude, c'est le vol. Et c'est le vol des honnêtes gens. Et moi, on est pour défendre les honnêtes gens. Mais vraiment, je suis un peu triste que certains aient mordu un peu à l'hameçon des insoumines qui racontent un peu n'importe quoi dans leurs amendements. Et ils ne soient pas intéressés aux dispositifs. Et vraiment, en plus, ça vient des souverainistes.
Et je trouve ça dommage de donner la pensée souverainiste à la gauche, parce que quand la gauche est au pouvoir, c'est le mondialisme et c'est des taxes pour les classes moyennes.
Jean-Philippe Tanguy, on a quand même l'impression, arrêtez-moi si je me trompe, qu'il y a quand même deux lignes aujourd'hui au sein du Rassemblement national. Un visage un peu plus libéral, on pourrait dire, incarné par Jordan Bardella, qui multiplie les rencontres avec les patrons. Et puis l'autre visage, que vous pouvez incarner d'une certaine manière avec une fibre plus sociale. Certains parlent d'oxymore économique. C'est ce que j'ai lu dans les échos. Est-ce que vous assumez une forme d'ambivalence et d'avoir deux façons de voir les choses au sein du même parti ?
Absolument pas. Déjà, moi, je n'incarne rien. Moi, je suis au service de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Mais en plus, si vous voulez, au contraire, la force du Rassemblement national, c'est la cohérence de son programme. Et c'est pour ça qu'on arrive à unir les entrepreneurs et les ouvriers, les salariés et ceux qui dirigent les entreprises. C'est parce que le peuple français a besoin d'unité. Ils n'ont pas besoin de division. Et ils voient bien qu'il faut une cohérence dans l'action. Donc, défendre les entrepreneurs contre la concurrence déloyale, c'est défendre les emplois des ouvriers, défendre, comment dire, lutter contre la fraude, c'est baisser les impôts pour tout le monde.
Et si on laisse ceux qui ont beaucoup de moyens, et notamment les moyens de frauder, de s'en sortir, eh bien, c'est les zones et de gens qui paient. De toute façon, c'est le sentiment qu'il y a en France. C'est que quand vous vous comportez bien, quand vous êtes honnête, eh bien, l'État, il vous tape. Et quand vous êtes un voyou ou un petit malin qui fraude, vous êtes préservé des impôts.
Il nous reste un peu moins de deux minutes. J'ai quelques questions qui appellent des réponses courtes. Si vous le pouvez, Jean-Philippe Tanguy, en direct sur CNews et sur Europe 1. Est-ce que vous pensez que le budget ira au bout de la discussion ? Est-ce qu'on arrivera à tenir les délais ?
Non, et je crois que c'est le plan de M. Macron depuis le début. D'ailleurs, je l'avais dit à votre antenne.
Emmanuel Macron qui va ratifier le Mercosur, en tout cas l'Union européenne, qui devrait le faire au mois de décembre. C'est une défaite pour la France ?
Oui, c'est une défaite par le mensonge et par la soumission de M. Macron. Je rappelle que le président de la République avait la possibilité de défendre l'intérêt de la France, y compris au sein des institutions européennes, en faisant ce qu'on appelle soit une clause de sauvegarde, soit le...
Ils disent qu'il y a des clauses de sauvegarde dans la nouvelle version telle qu'elle est présentée par la Commission européenne.
Oui, il existe déjà. C'est-à-dire qu'en fait, on peut bloquer en amont et pas en aval quand la catastrophe sera là. Et il y a le compromis du Luxembourg qu'avait obtenu le général de Gaulle quand les intérêts de la nation sont en jeu. Et Marine Le Pen avait bien dit à M. Macron qu'il pouvait l'utiliser. La France a le pouvoir de bloquer ce genre de traité toxique. Et j'ai une pensée pour nos agriculteurs. Parce qu'eux, ils fraudent pas, ils paient leurs impôts et ils sont soumis à la concurrence déloyale et à la fraude de nos concurrents. Et M. Macron laisse ça, c'est triste.
Le président de la République qui veut également réguler les réseaux sociaux, il a dit hier, quand vous ouvrez le réseau social X, vous tombez sur du contenu d'extrême droite. Est-ce que vous aussi, vous pensez qu'il faut réguler les réseaux sociaux ? Jordan Bardella a dit hier, il faut interdire au moins de 15 ans.
C'est quelque chose de différent. Jordan Bardella a raison. Mais là, M. Macron, on ne pense pas comme lui, on est d'extrême droite. Et comme plus personne ne pense comme lui, tout le monde est donc d'extrême droite. À part l'extrême gauche qui soutient M. Macron, évidemment.
Un dernier mot, Gérald Darmanin est visé par une plainte d'un collectif d'avocats pour avoir voulu visiter l'ancien président Nicolas Sarkozy à la prison de la santé. Est-ce que vous apportez votre soutien au garde des Sceaux qui était dans son droit, à vos yeux, de visiter l'ancien président de la République ? On a toujours le droit d'être loyal,
mais comme ça doit être d'un collectif d'extrême gauche, qui sont déloyaux et immoraux. Sous-titrage ST' 501
Jean-Philippe Tanguy