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Podcast / conversationBACKSEAT· 24 octobre 2025 55 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sportBudget & impôtsRetraitesJustice

Nicolas Sarkozy en PRISON : une bataille de communication - l'Actu de la semaine

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 63 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    On est dans le marathon budgétaire à l'Assemblée nationale. Peux-tu nous expliquer les enjeux ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Quels sont les équilibres politiques autour de ce budget ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Pourquoi le gouvernement a-t-il renoncé au 49.3 ?

  • 8:36OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'un budget Frankenstein ?

  • 14:59RelanceRéponse directe

    La réforme des retraites est-elle suspendue ou décalée ?

  • 22:21OuverteRéponse directe

    Pourquoi le cambriolage au Louvre est-il devenu politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28PrésentateurFait
    « La Constitution impose que le Parlement vote ces deux projets de loi avant le 31 décembre. »
  • 0:35PrésentateurFait
    « Selon l'article 47 de la Constitution, le Parlement a un délai de 70 jours pour examiner le projet de loi de finances. »
  • 0:51PrésentateurFait
    « Soit on passe par une loi spéciale comme on l'avait fait l'année dernière avec Michel Barnier. »
  • 8:20IntervenantFait
    « On a pris 15 jours dans la vue, donc on est déjà à la bourre pour l'examen. »
  • 26:24PrésentateurChiffre
    « 216 millions d'euros de coupes budgétaires dans la culture sont prévus. »
  • 28:05IntervenantFait
    « il faut vraiment se rendre compte que tout ça, c'est très lié sur ce qu'on a dit sur le tissu associatif, sur toutes ces personnes qui font vivre plein de choses dont... »
  • 28:19IntervenantFait
    « le désengagement de l'État, du ministère de la Culture dans la culture telle qu'elle devrait être pratiquée en France, c'est vraiment... Enfin, c'est une catastrophe à tous les niveaux. »
  • 30:55PrésentateurFait
    « Nicolas Sarkozy a été incarcéré mardi dernier à la prison de la Santé. »
  • 31:07PrésentateurFait
    « Il est donc de nouveau présumé innocent. »
  • 36:20IntervenantFait
    « Dont des Français. »
  • 36:40IntervenantFait
    « Enfin, il y a des choses qui sont avérées. »
  • 36:53IntervenantFait
    « le tribunal a finalement été plutôt prudent dans cette décision, à mon sens, en disant qu'il n'a pas agi en tant que ministre et donc on ne peut pas l'accuser de corruption dans ce cadre-là. »
  • 39:04IntervenantFait
    « « Aucun citoyen n'est au-dessus de la loi ». »
  • 39:11IntervenantFait
    « la chute spectaculaire de Sarkozy marque un tournant dans la lutte anti-corruption en France. »
  • 39:26IntervenantFait
    « insiste sur les tentatives de dénigrement de l'institution judiciaire jugée comme un poison pour la démocratie. »
  • 39:45IntervenantFait
    « « La chute du président qui aimait le luxe ». »
  • 39:52IntervenantFait
    « la justice a tiré l'essentiel de cette affaire, à savoir, le simple fait de tendre la main à un dictateur suffit à caractériser l'association de malfaiteurs. »

Temps de parole

  • Intervenant37 %
  • Présentateur28 %
  • Intervenant 215 %
  • Intervenant 314 %
  • ?6 %

≈ 30,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Ça y est, chers amis, ça y est, on est dans le dur de la bataille du budget à l'Assemblée nationale. Je vous rappelle que chaque année, quand les feuilles se mettent à tomber, c'est le marathon budgétaire. Tout l'automne et jusqu'au 31 décembre, le Parlement doit discuter et voter deux budgets séparément, le budget de l'État et le budget de la Sécurité sociale. La Constitution impose que le Parlement vote ces deux projets de loi avant le 31 décembre. Selon l'article 47 de la Constitution, le Parlement a un délai de 70 jours pour examiner le projet de loi de finances, 40 jours pour la première lecture à l'Assemblée, 20 jours au Sénat, puis 10 jours de conciliabule entre les deux.

Si le Parlement n'adopte pas le budget avant le 1er janvier, il y a deux options. Soit on passe par une loi spéciale comme on l'avait fait l'année dernière avec Michel Barnier, et soit on peut avoir recours aux ordonnances, le gouvernement peut avoir recours aux ordonnances, ce qui n'est pas une obligation. Comme d'habitude, le débat a débuté en Commission des finances, c'était lundi. Les députés ont largement amendé le projet de loi du gouvernement, on va y revenir. Les députés de la Commission des finances ont finalement rejeté le texte. C'est donc le texte initial du gouvernement, sans les amendements, qui sera débattu dès demain dans l'hémicycle.

À quoi elle sert la Commission des finances si on peut rejeter son texte et que ça ne change pas grand-chose, puisque de toute façon, on rediscute des mêmes amendements dans l'hémicycle

1:27
Locuteur

?

1:29
Intervenant

Tu poses une bonne question. Je suis en train de me poser la même question. Oui,

1:33
Locuteur

c

1:33
Intervenant

'est vrai à quoi ça sert, les députés. Non, mais en réalité, la Commission des finances,

1:38
Locuteur

c

1:38
Intervenant

'est un endroit quand même où il y

1:38
Locuteur

a

1:38
Intervenant

des députés qui sont spécialistes des questions de finances, et donc ils peuvent aller plus loin aussi dans le débat, etc. C'est en gros un pré-examen avant que le texte n'arrive en séance publique où il sera examiné. Et là où le rejet aura vraiment des conséquences, c'est-à

1:53
Locuteur

-dire

1:53
Intervenant

que s'il est rejeté, il est rejeté. Alors qu'en Commission, il revient en l'état, en réalité, en séance publique. Donc ça permet d'avoir des députés qui passent aussi leur temps à examiner. C'est des geeks des finances publiques, donc ils connaissent. Ça permet aussi d'avoir des retours dans les groupes. C

2:07
Locuteur

'est

2:07
Intervenant

-à

2:07
Locuteur

-dire

2:07
Intervenant

que c'est les gens, les députés qui sont dedans. Ensuite, ils font des retours dans leur groupe pour expliquer ce qu'il y

2:12
Locuteur

a

2:12
Intervenant

dans le budget, quels sont l'état des discussions, etc. Et c'est comme ça aussi ensuite que les différents groupes, on doit en avoir neuf aujourd'hui, des groupes à l'Assemblée nationale,

2:20
Locuteur

je

2:20
Intervenant

crois, arrivent dans l

2:21
Locuteur

'hémicycle.

2:22
Intervenant

C'est onze en inflation. Et voilà, ils arrivent dans l'hémicycle davantage près que si on leur disait « Bon, le gouvernement vient de déposer le PLF, le projet de loi de finances, et puis lundi, vous vous mettez

2:37
Présentateur

dessus, les gars.

2:37
Locuteur

»

2:38
Présentateur

Oui. Merci, Mr. Gidé, pour ton raid. Bienvenue aux raideurs et aux raideuses. Qu

2:43
Locuteur

'est

2:43
Présentateur

-ce que je voulais dire ?

2:44
Locuteur

Oui, ça

2:44
Intervenant

permet de préfigurer un peu les débats en

2:46
Locuteur

France publique

2:46
Intervenant

en

2:47
Locuteur

quelque sorte. Voilà, c'est ça,

2:47
Présentateur

c'est ce que j'allais dire. Ça permet aussi de voir les équilibres politiques. En parlant des équilibres politiques, ce qu'on a constaté justement en Commission des finances, c'est quoi un peu les équilibres à l'Assemblée nationale autour de ce budget en l'état actuel des choses ? Il n

2:59
Locuteur

'y

2:59
Présentateur

a que le groupe Ensemble pour la République qui a voté le budget. Le groupe Démocrate et le groupe Horizon se sont abstenus. Oui. Ça, c'est intéressant à noter. Et contre, tu as toute la gauche socialiste compris, le Rassemblement national et la plupart des élus de droite.

3:14
Intervenant

Voilà,

3:15
Locuteur

voilà.

3:15
Intervenant

Les LR, ça,

3:16
Locuteur

c

3:16
Intervenant

'est surprenant.

3:17
Présentateur

D'où la question que

3:17
Locuteur

je

3:17
Présentateur

voulais vous poser. Moi, ça me paraît mal barré.

3:20
Intervenant

Ah oui, oui, ça commence à...

3:21
Présentateur

C'était le départ, non

3:22
Locuteur

?

3:24
Présentateur

Oui,

3:24
Locuteur

mais

3:24
Intervenant

après, là, ils connaissent les entreprises.

3:27
Locuteur

Les

3:27
Intervenant

enjeux, il n'y

3:27
Locuteur

en

3:27
Intervenant

a pas,

3:28
Locuteur

en

3:28
Intervenant

quelque sorte. Donc,

3:29
Locuteur

ils

3:29
Intervenant

font un peu... Tu vois, c'est un peu genre... On s'en fout, quoi. Ah, je vois ce que tu veux dire.

3:33
Présentateur

OK, d'accord. Ça

3:33
Locuteur

veut dire qu'on n

3:34
Présentateur

'aura peut-être pas les mêmes votes. Par exemple, le Modem et Horizon vont peut-être finalement voter le texte parce que c'est trop risqué, c'est trop dangereux de se retrouver avec une dissolution.

3:42
Locuteur

Là, ils sont juste

3:42
Intervenant

en train de faire flipper un peu le gouvernement pour

3:44
Locuteur

essayer de négocier des trucs en

3:45
Intervenant

séance.

3:46
Locuteur

Et

3:46
Intervenant

puis voilà, quoi. Enfin, j'en sais rien, mais moi, je ferais ça.

3:51
Locuteur

C'est

3:51
Présentateur

logique. Tu suis,

3:54
Locuteur

toi, un

3:54
Présentateur

peu, Climax, les débats budgétaires

3:56
Locuteur

?

3:57
Intervenant

Ouais, j'essaye, mais franchement...

3:59
Locuteur

C'est

3:59
Présentateur

chiant.

4:01
Intervenant

Je ne veux pas te vexer.

4:03
Présentateur

Non, il n

4:03
Locuteur

'y

4:03
Présentateur

a que les mecs comme moi que ça explique.

4:05
Intervenant

Non, mais en vrai, moi,

4:05
Locuteur

je

4:05
Intervenant

trouve que globalement, j'avoue, j'essaye de m'y intéresser juste pour comprendre un peu ce qui se passe. Mais globalement, ça ne me passionne pas du tout, quoi.

4:14
Locuteur

Et

4:14
Intervenant

ouais, mais c'est ça qui est chiant, parce qu'en fait, c'est super chiant. Et c

4:17
Locuteur

'est

4:17
Intervenant

le nerf de la guerre. C'est super important. Ah, mais c'est

4:19
Locuteur

trop

4:19
Intervenant

relou. Je suis bien d'accord que le budget,

4:21
Locuteur

c

4:21
Intervenant

'est hyper important. Ce

4:22
Locuteur

serait

4:22
Intervenant

cool que ce soit cool.

4:24
Présentateur

Ouais. Truc intéressant qui s'est passé en commission des finances, le rejet de la taxe Zuckman. Ah,

4:32
Intervenant

oui.

4:32
Présentateur

Taxe Zuckman qui avait été adoptée l'année dernière grâce à l'abstention du Rassemblement national, et non pas le vote pour, l'abstention. Et cette année, le Rassemblement national a voté contre la taxe Zuckman. C'est intéressant, ça, Emilio ?

4:45
Intervenant

Oui, et en même temps, c'est totalement logique au vu de ce qu'essaie de faire leur Assemblée nationale d'un point de vue stratégique. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'au mois de février, lorsque la taxe Zuckman débarque à l'Assemblée nationale, c

4:54
Locuteur

'est

4:54
Intervenant

dans la niche des écologistes. Et à ce moment-là, en réalité, on ne sait pas trop ce que c'est la taxe Zuckman. Elle n

4:58
Locuteur

'a

4:58
Intervenant

pas encore émergé dans le débat public, comme c'est le cas aujourd'hui. Ce qui l'a fait émerger, c'est ce que vous pourrez lire dans l'Humanité de demain, mais en réalité, c'est aussi un effet strahisant.

5:08
Locuteur

C

5:08
Intervenant

'est-à-dire que lorsque les libéraux, les grands patrons, les médias qu'ils possèdent ont commencé à se saisir de cet objet parce qu'ils ont vu que ça a été adopté à l'Assemblée nationale, ils ont fait monter le sujet aussi dans le débat public. C

5:18
Locuteur

'est ce qu'on appelle l'effet strahisant.

5:19
Intervenant

En gros, c'est quand on ne veut pas parler d'un sujet et que ça décuple l'écho qu'on lui donne. C'est exactement ce qui s'est passé. Sauf que le Rassemblement national, lui, essaie de conquérir un électorat de droite. Et pour le conquérir, ils veulent aussi parler au grand patron. Parce qu'un, ils savent que ce sont des relais d'opinion importants parce qu'ils possèdent des médias. Et deux, parce qu'il y

5:41
Locuteur

a

5:41
Intervenant

des convergences qui sont en train de se faire aussi, peut-être aussi en vue d'une potentielle union de la droite, si jamais Marine Le Pen ou Jordan Bardella,

5:47
Locuteur

on

5:47
Intervenant

ne sait pas encore lequel des deux sera en prison. Pour ménager des accords avec la droite.

5:57
Locuteur

Et

5:57
Intervenant

donc, ça a pour conséquence aussi un changement de pied du Rassemblement national qui refuse la taxe du Kman, officiellement parce que les biens professionnels y sont intégrés, les biens professionnels, c'est 90% de l'assiette de la taxe du Kman. Donc, si on ne les met pas dedans,

6:09
Locuteur

ça

6:09
Intervenant

veut dire autant pas taxer, il n

6:10
Locuteur

'y a

6:10
Intervenant

rien à taxer. Mais c'est tous les bâtiments d'entreprise,

6:13
Locuteur

c

6:13
Intervenant

'est les investissements dans les entreprises innovantes, c'est les yachts, les jets, etc. C'est toute la raison d'être de la taxe du

6:22
Locuteur

Kman, c'est la raison de

6:23
Intervenant

la taxe du Kman. Sauf que le Rassemblement national dit, il y

6:26
Locuteur

a

6:26
Intervenant

les biens professionnels, nous, on n

6:26
Locuteur

'en

6:26
Intervenant

veut pas, on veut un impôt sur la fortune financière. En gros, c'est pinot. Et c'est ça qui leur permet de justifier ce changement de pied. Mais tout ça, c'est totalement électoraliste, en réalité.

6:37
Locuteur

Il y

6:37
Présentateur

a Chris Pease

6:37
Locuteur

dans le chat qui fait

6:40
Présentateur

remarquer un truc intéressant, c'est qu'une des raisons aussi pour laquelle la taxe du Kman avait été votée l'année dernière, c'était grâce à l'absence des députés du socle commun dans les institutions et au moment du vote. Pour une raison simple,

6:51
Locuteur

c

6:51
Présentateur

'est que l'année dernière,

6:52
Locuteur

il

6:52
Présentateur

y avait le 49-3. Le 49-3 permettait au gouvernement de faire passer son budget en force. Donc, la gauche avait réussi à largement

6:57
Locuteur

la demander.

6:57
Intervenant

C'était dans la niche écolo. Du coup, c'était même pas dans le budget, là. Ah, c'est dans la niche écolo. Oui, c'est vrai, tu as raison. Donc, la niche parlementaire écolo, pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est une journée dans la partition parlementaire où chaque groupe a la possibilité d'inscrire à l'agenda parlementaire les textes qu'il décide. C'est là comme ça que les PFAS, les polluants éternels, ont été interdits parce que les écolo l'avaient mis dans leur niche. Et le texte suivant au mois de janvier dans l'ordre de la niche, c'était la taxe du Kman qui avait alors été adoptée avant d'être rejetée par le Sénat début juin.

7:23
Présentateur

C'est vrai,

7:23
Locuteur

tu

7:23
Présentateur

as raison autant pour moi, mais je voulais appuyer sur l'absence du 49-3 qui change un petit peu la donne dans les débats à l'Assemblée parce que le fait que cette arme n'existe plus force un petit peu tout le monde, surtout les députés du socle commun qui n'existent plus, donc les députés macronistes surtout, à se battre en fait, à monter au front de la bataille parce qu'être député de la majorité, c'est facile.

7:41
Locuteur

Tu

7:41
Présentateur

as toujours le bouclier nucléaire du 49-3 qui te permettra de faire passer le budget que tu souhaites à la fin. Là, à partir du moment où le cornu a annoncé qu'il n'aurait pas recours au 49-3, il va falloir se battre amendement

7:50
Locuteur

par amendement. Parce que tu crois que c'est un

7:50
Intervenant

scénario qui est totalement écarté parce que moi, de ce que je voyais un peu dans la presse, il y a quand même... Il y a un scénario dans lequel

7:59
Locuteur

il

8:01
Intervenant

le ressort. Mais il n

8:02
Locuteur

'a

8:02
Intervenant

pas besoin

8:02
Locuteur

du 49-3.

8:03
Intervenant

En fait, au pire, si le délai est dépassé,

8:06
Locuteur

il

8:06
Intervenant

a des ordonnances.

8:08
Locuteur

Et

8:08
Intervenant

la

8:08
Locuteur

première fois, on est

8:09
Intervenant

quand même mal barré. On

8:10
Locuteur

a

8:10
Intervenant

commencé

8:11
Locuteur

l'examen du budget

8:11
Intervenant

en retard par rapport au délai constitutionnel prévu. Normalement, ça devait débuter au 1er octobre. Le délai de 70 jours, il démarre à ce moment-là. Au dépôt. Au dépôt, voilà. Et là, on a pris 15 jours dans la vue, donc on est déjà à la bourre pour l'examen. À la fin, en fait, c'est aussi pour ça qu'il a abandonné son 49-3, Sébastien Lecornu. Parce qu'il sait qu'à la fin, en fait, il a un autre 49-3 qui s'appelle l'ordonnance. Donc, en réalité... Oui, mais ce n

8:32
Locuteur

'est

8:32
Intervenant

pas magique non plus. Non,

8:34
Locuteur

ce n'est

8:34
Intervenant

pas magique.

8:34
Locuteur

Enfin,

8:34
Intervenant

ce n

8:34
Locuteur

'est

8:34
Intervenant

pas magique. Il faut quand même une ratification.

8:36
Locuteur

La

8:36
Intervenant

gauche a acté, par exemple. Une partie de la gauche, sauf les socialistes, qui essaient encore de tirer ce qu

8:40
Locuteur

'ils

8:40
Intervenant

peuvent tirer pour essayer de justifier la non-censure de Lecornu. Mais la gauche a globalement acté que ce ne serait pas un budget NFP compatible comme l'avait été celui de Michel Barnier qui avait d'abord été balayé par la chute du gouvernement. Mais en gros, eux, ils vont être aussi peut-être un peu moins mobilisés dans l'hémicycle parce qu'ils ont compris qu'il

8:54
Locuteur

n'y a pas

8:54
Intervenant

grand-chose qui passeraient peut-être quelques recettes fiscales supplémentaires, mais pas les plus importantes.

8:59
Locuteur

Et

8:59
Intervenant

peut-être qu'eux, par contre, ils vont aller courir les plateaux de télévision pendant que les autres seront dans l'hémicycle en train de voter les trucs pour aller expliquer que c'est un budget austéritaire d'alliance de la Macronie jusqu'à l'extrême droite. Petit point quand même technique. Les ordonnances, elles doivent être ratifiées quand même par...

9:14
Locuteur

Pas

9:15
Présentateur

celle-là, je crois.

9:15
Intervenant

Pas celle-ci.

9:16
Locuteur

Pas

9:16
Présentateur

celle-ci, non. Non, non. C'est un type d'ordonnance très particulier chez les ordonnances budgétaires.

9:20
Locuteur

Mais

9:20
Présentateur

c'était

9:21
Locuteur

une question que je m'étais posée aussi parce que

9:22
Présentateur

du coup, ça ne changeait pas grand-chose.

9:23
Locuteur

C

9:23
Présentateur

'est qu'il

9:23
Locuteur

y a

9:23
Présentateur

bien un vote au bout d'un moment, mais là, je crois que malheureusement, non. Il n

9:26
Locuteur

'y a

9:26
Présentateur

pas de vote.

9:27
Locuteur

Enfin,

9:27
Présentateur

je dis malheureusement, c'est une question de point

9:28
Locuteur

de vue. C'est

9:28
Présentateur

chaud. Après, moi, j'ai lu l'interview d'Olivier Ford en Mediapart qui essaye de s'expliquer sur la taille de la couleuvre qu'il va avaler. Elles sont longues ces rames.

9:39
Locuteur

Elles sont

9:40
Présentateur

quand même sacrément longues ces rames et il explique que ça ne change pas grand-chose. Quand même le budget finit par passer par ordonnance, on verra quelles sont les ordonnances c'est ce qu'il y a dans les ordonnances budgétaires et s'il

9:50
Locuteur

y

9:50
Présentateur

a en tourloupe, il

9:50
Locuteur

y

9:50
Présentateur

a censure de toutes les manières à la

9:51
Locuteur

fin.

9:52
Intervenant

Si c'est ordonnance, de toute façon, c

9:53
Locuteur

'est

9:53
Intervenant

le texte initial du gouvernement.

9:54
Locuteur

C

9:54
Intervenant

'est d'ailleurs pour ça

9:55
Locuteur

qu

9:55
Intervenant

'ils veulent la lettre de rectification.

9:59
Présentateur

Je croyais que le gouvernement avait la possibilité de tenir compte de certains amendements adoptés, soit en commission. En

10:03
Intervenant

réalité,

10:04
Locuteur

il

10:04
Intervenant

fait ce qu

10:04
Locuteur

'il

10:04
Intervenant

veut.

10:04
Locuteur

C'est pour

10:05
Intervenant

ça qu

10:06
Locuteur

'il

10:06
Intervenant

voulait une lettre de rectif parce

10:07
Locuteur

que

10:07
Intervenant

normalement,

10:08
Locuteur

il

10:08
Intervenant

va partir

10:08
Locuteur

du

10:09
Intervenant

texte initial en réalité

10:11
Locuteur

et

10:11
Intervenant

non pas des amendements précisément. C'est d'ailleurs pour ça que le PS est en train d'essayer de négocier cette... Moi, j'aime bien un peu les finances publiques.

10:19
Locuteur

C'est effrayant.

10:20
Intervenant

Je vous le dis vraiment, moi, les trucs techniques comme ça, c'est effrayant. Je ne

10:23
Locuteur

sais

10:23
Intervenant

pas, c'est...

10:26
Locuteur

Moi,

10:26
Intervenant

j'aime bien.

10:27
Locuteur

Ça

10:27
Intervenant

fait flipper.

10:28
Locuteur

Bah

10:28
Intervenant

oui, j'imagine bien. Mais en fait,

10:30
Locuteur

c'est là où

10:31
Intervenant

tu vois surtout que la Ve République, même quand tu as perdu, tu peux gagner quand même. C'est ça qui est terrifiant.

10:35
Locuteur

Le gouvernement minoritaire...

10:38
Intervenant

Nous, on travaille dessus, on a quelques subtilités de la mécanique parlementaire, et pas toutes, mais c'est là où c'est dingue. Enfin, je n

10:45
Locuteur

'ai

10:45
Intervenant

plus la liste complète, mais en réalité, il a renoncé au 49-3, le cornume. Il lui reste un nombre d'instruments phénoménaux pour pouvoir contraindre, en réalité, la durée des débats. Il y a les questions de vote bloqué. Enfin, c'est un... Mais j'ai l'impression que c'est un peu tout ça parce que ces derniers temps, la Ve République, elle a été critiquée de toutes parts. Et j

11:03
Locuteur

'ai

11:03
Intervenant

l'impression que ces ensembles de manières de tricher, comme tu dis, qui permettent derrière de... Enfin, qui sont à l'origine de toutes les demandes de quitter cette Ve République

11:13
Locuteur

?

11:14
Présentateur

Non, mais c'est la Ve République, et là, on le voit en ce moment de manière caricaturale, c'est trop de la balle d'être président de la République, il ne

11:20
Locuteur

peut

11:20
Présentateur

rien t'arriver. Tu es franchement tranquille, tu ne rends compte à personne. Franchement,

11:23
Locuteur

tu

11:23
Présentateur

es bien. Et le gouvernement a un pouvoir non négligeable de tordre le bras du Parlement dans tout un tas... Ça ne

11:30
Locuteur

veut

11:30
Présentateur

pas dire que le Parlement est totalement dénué de capacité d'agir contre le gouvernement, mais c'est forcément avec une énorme massue et une capacité très forte à taper. C'est-à-dire que pour que le gouvernement se retrouve quasiment d'égal à égal avec le Parlement pour négocier, et encore, il faut que le gouvernement de lui-même renonce à l'usage de la Constitution. En l'occurrence, l'article 49.3 ou d'autres articles, on aurait pu discuter d'autres articles. Mais non, non, je suis complètement d'accord.

11:53
Locuteur

C

11:53
Présentateur

'est-à-dire qu'on a une assemblée tripolarisée, on est dans un renouveau du parlementarisme avec des instruments constitutionnels qui ne sont pas du tout faits pour le

11:58
Locuteur

parlementarisme, qui sont faits pour l'autorité du gouvernement.

12:00
Intervenant

En fait, si on tire le fil depuis le départ, Emmanuel Macron s'est recuebouté en renommant Sébastien Lecornu parce qu

12:08
Locuteur

'il

12:08
Intervenant

savait pertinemment que le budget

12:09
Locuteur

arrive. Oh, les

12:09
Intervenant

séquences fabuleuses. Non,

12:10
Locuteur

mais

12:10
Intervenant

c'était quand même génial. On ne l'a pas commenté ici, mais c'est la meilleure série Netflix de

12:14
Locuteur

l'année. Fabuleuse, fabuleuse.

12:15
Intervenant

Et il se trouve que s'il le nomme, il sait que le gouvernement a l'initiative aussi sur le budget. C'est

12:20
Locuteur

-à-dire

12:20
Intervenant

que c'est le gouvernement qui peut

12:22
Locuteur

proposer

12:23
Intervenant

de nouvelles dépenses publiques, ce que ne peuvent pas faire les parlementaires au nom de l'article 40. Donc, s'il nommait un gouvernement de gauche...

12:31
Locuteur

Sauf à dégager,

12:32
Intervenant

quoi. Mais du coup, c'est tout le problème.

12:34
Locuteur

C

12:34
Intervenant

'est que Lecornu, en gros, il a l'initiative budgétaire. Donc, il peut créer des dépenses. Et la gauche,

12:40
Locuteur

dès

12:40
Intervenant

qu

12:40
Locuteur

'il

12:40
Intervenant

vole vers une nouvelle dépense, l'article 40, c'est inconstitutionnel. Et donc, c'est aussi pour cette raison qu'Emmanuel Macron a voulu maintenir un gouvernement de son camp en le maquillant comme ils le peuvent, en disant que

12:52
Locuteur

c'est

12:52
Intervenant

la société civile, gouvernement renouvelé...

12:55
Locuteur

Gouvernement technique. Sans lien avec

12:57
Intervenant

l'élection présidentielle. Tout ça, en réalité,

12:59
Locuteur

c'est

12:59
Intervenant

pour maintenir la pression austéritaire sur les dépenses publiques.

13:06
Présentateur

Le risque ou la bonne chose, ça, c'est à débattre. Et je pense que je ne serai pas d'accord avec tout le monde dans l'hémicycle sur ce sujet. C'est d'arriver avec ce qu'Éric Coquerel, le président de la Commission des Finances, appelle un budget Frankenstein. C

13:18
Locuteur

'est

13:18
Présentateur

-à

13:18
Locuteur

-dire

13:18
Présentateur

qu'un espèce de budget dans lequel tu as plein de dispositions diverses et variées. Tu as quelques augmentations d'impôts sur les plus riches parce qu'il

13:22
Locuteur

y

13:22
Présentateur

a quand même une forme de consensus, y compris chez certains LR, sur ce sujet-là, avec des macronistes et avec toute la gauche. D'autres trucs qui sont des baisses assez brutales et austéritaires. Un espèce de truc difficile à voter. Un truc qui ne correspond pas à grand-chose. Un truc qui ne va pas dans le sens d'un groupe en particulier où tous les groupes se tapent dessus. Personne ne reprenant à son compte l'intégralité du budget et chacun dénonçant les horreurs que contient le budget. Il

13:47
Intervenant

y

13:47
Locuteur

a

13:47
Intervenant

des trucs de dingue. Par exemple, les associations,

13:49
Locuteur

c

13:49
Intervenant

'est moins 1 milliard d'euros et c'est 90 000 emplois menacés. En fait, c'est un plan de licenciement, un plan social silencieux parce que

13:56
Locuteur

c'est 3

13:56
Intervenant

personnes dans une assaut. Ce n

14:00
Locuteur

'est

14:00
Intervenant

pas forcément des licenciements. En réalité, ce sont des emplois qui ne seront pas maintenus au bout d'un contrat court, etc. Mais à la fin, il y a potentiellement 90 000 emplois. C'est le tissu de la République. Aujourd'hui, les associations, c'est elles qui pallient aussi les carences de l'État. Là, c'est double peine.

14:17
Locuteur

C

14:17
Intervenant

'est-à

14:17
Locuteur

-dire

14:17
Intervenant

baisse des dépenses publiques, donc des services publics et en même temps de ceux qui sont là pour essayer de colmater les fuites, eux aussi,

14:24
Locuteur

ils

14:24
Intervenant

vont trinquer. C'est une dinguerie, en fait, ce

14:26
Locuteur

budget. Oui,

14:27
Intervenant

et juste, on en parlera peut-être après si on parle de culture, mais ça aussi, les associations, il y

14:30
Locuteur

en

14:30
Intervenant

a énormément qui sont en lien avec la culture.

14:33
Locuteur

Et

14:33
Intervenant

donc, pareil,

14:34
Locuteur

c

14:34
Intervenant

'est en coupant le budget des associations, tu coupes le budget des associations à qui on a délégué des choses qui devraient normalement être assurées par les services publics et des associations qui s'occupent de la culture. Et donc, tout ça, c'est vraiment dramatique.

14:48
Présentateur

On verra si le PS vote à la fin parce qu'il n

14:50
Locuteur

'est

14:50
Présentateur

pas exclu à ce stade que le PS ne vote pas le budget.

14:54
Locuteur

Moi,

14:55
Présentateur

ça me paraît difficile.

14:56
Locuteur

Ils l'ont

14:56
Présentateur

plutôt exclu.

14:57
Locuteur

Ils

14:57
Présentateur

l

14:57
Locuteur

'ont même plutôt exclu

14:58
Intervenant

de voter le budget. Que ce serait en gros au mieux une abstention.

15:01
Locuteur

Oui, c'est ça, au mieux une

15:02
Intervenant

abstention.

15:02
Locuteur

C

15:02
Intervenant

'est ce que j'ai lu, c'est abstention de la part des socialistes, éventuellement. Mais ils sont dans la nasse,

15:06
Locuteur

en

15:06
Intervenant

fait, les socialistes. Mais bien sûr, ils

15:08
Locuteur

ne peuvent pas s

15:08
Intervenant

'en dépêtrer. Ils n'ont pas de porte de sortie viable, à part dire, en fait, à part censurer dès maintenant et essayer de sortir la tête haute, ils sont cuits parce que...

15:16
Locuteur

Mais ils ont vraiment été hautes.

15:17
Intervenant

Parce qu'en gros, soit pour avoir la suspension de la réforme des retraites dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale, donc le PLFSS, ils doivent soit voter le budget du budget

15:28
Locuteur

de la Sécu

15:29
Intervenant

avec un amendement, soit, dans ce cas-là, ils doivent laisser le gouvernement survivre pour qu'il puisse, dans ses ordonnances, suspendre la réforme des retraites. Enfin, suspendre. En fait, on dit suspendre, c'est un décalage de... On va en parler. Mais

15:44
Locuteur

on en

15:44
Intervenant

reparlera. Donc,

15:45
Locuteur

c

15:45
Intervenant

'est...

15:47
Locuteur

Je

15:47
Intervenant

vois pas comment ils s'en sortent.

15:48
Locuteur

Moi,

15:48
Intervenant

je vous avoue que j'ai pas regardé Arthur Delaporte l'année dernière fois qu'il est venu. Mais lui aussi,

15:53
Locuteur

il

15:53
Intervenant

devait avoir des longs grammes,

15:54
Locuteur

non ? Ouais, ouais, ouais. Non,

15:56
Présentateur

mais comme tous les socialistes en ce moment,

15:58
Locuteur

enfin,

15:58
Présentateur

je veux que je te dise...

15:59
Locuteur

Le PS,

16:00
Intervenant

vraiment, a chié dans la colle, mais de A à Z. C'est fantastique. Moi, je trouve ça assez remarquable de leur part. Non pas que je sois surprise entre nous, mais ils ont quand même réussi, effectivement, à finalement se retrouver dans une situation quand même très... très compliquée à l'heure actuelle au Parlement avec la gauche qui leur tourne le dos, etc. Ce qui veut dire que si dissolution il y a, ça va être quand même un peu compliqué qu'ils arrivent à nouveau à recréer un NFP ou autre parce que depuis le temps qu'ils se chient sur la gueule, je veux dire...

16:30
Locuteur

Mais rappelle-toi ce qu'on disait sur ce plateau à l'époque du PS. Oui, alors c'est bien vrai, mais... C

16:34
Présentateur

'était toi la première aussi.

16:35
Locuteur

C

16:35
Présentateur

'était d'antisé

16:35
Locuteur

et génocidaire.

16:36
Intervenant

Oui,

16:37
Locuteur

c'est pas faux.

16:37
Intervenant

C'est

16:38
Locuteur

totalement

16:38
Intervenant

arrêté, donc...

16:39
Locuteur

C

16:39
Intervenant

'est pas totalement faux, effectivement, mais enfin, quand même, je trouve que là, le PS est allé un peu loin. Mais bon, affaire à suivre. Ce qui est étonnant, c'est que juste avant, juste avant le gouvernement,

16:50
Locuteur

le

16:50
Intervenant

corps nu et tout, et la non-censure, etc., il se trouve que j'étais allé dans les universités, enfin pas d'été du coup, mais au rendez-vous de place publique, le truc de Glucksmann, où il y avait des socialistes qui sont venus de toutes les sensibilités. Ils nous disaient tous, mais nous, quand on est sur le terrain, ça a changé par rapport au moment du gouvernement Bayrou, on nous disait surtout qu

17:05
Locuteur

'il

17:05
Intervenant

faut qu

17:05
Locuteur

'il y ait

17:05
Intervenant

un budget. Les gens, ils nous disent dégagez-les.

17:09
Locuteur

Eh

17:09
Intervenant

bien non,

17:10
Présentateur

ils ne

17:10
Locuteur

les

17:10
Présentateur

ont pas dégagés. La survie du gouvernement Lecornu dépend de la suspension de la réforme des retraites.

17:16
Locuteur

C

17:16
Présentateur

'est ce qu'il a promis aux socialistes en échange de leur non-censure. Mais cette semaine, Emmanuel Macron a foutu le bordel. On l'écoute.

17:24
Locuteur

Le

17:25
Présentateur

Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que ça n'est ni l'abrogation ni la suspension. Alors, ce que je trouve très rigolo, c'est que personne à part Macron ne parle de décalage. Lecornu a bien insisté, y compris cet écrit noir sur blanc dans sa lettre rectificative. C'est bel et bien une suspension. Ses députés ont aussi parlé de suspension. Qu'est-ce qui lui a pris à Emmanuel Macron de torpiller comme ça son Premier ministre

17:55
Intervenant

? En plus, d'autant qu'on ne

17:57
Locuteur

l

17:57
Intervenant

'entend plus du tout sur les affaires intérieures depuis des mois. Ça faisait de l'honneur un peu. Mais après, sa réforme des retraites, c'est vraiment le

18:02
Locuteur

truc qu'il ne lâchera jamais. Il dort avec le soir. On va l'enterrer avec. C'est exactement ça. En fait, c'est

18:07
Intervenant

sa réforme totem. Et oui, je pense qu'il doit y avoir quand même une certaine pression de la part du patronat par ailleurs. Ça, c'est sûr. Mais en même temps,

18:17
Locuteur

ce

18:17
Intervenant

qu'il dit, c'est vrai,

18:19
Locuteur

il

18:19
Intervenant

n

18:19
Locuteur

'y a

18:19
Intervenant

pas de suspension. Tu peux écrire suspension noir sur blanc. Ça dépend des modalités de la suspension en cuisson derrière. En l'occurrence,

18:26
Locuteur

c

18:26
Intervenant

'est un décalage de l'entrée en vigueur du décalage de l'âge au 1er janvier 2028.

18:33
Présentateur

Ce qui est rigolo, c'est que moi, c'est ce que j'ai toujours compris. C'est-à

18:36
Locuteur

-dire,

18:36
Présentateur

je ne

18:36
Locuteur

vois

18:36
Présentateur

pas la différence entre suspension et décalage. Suspendre l'application progressive d'une réforme et décaler l'entrée

18:42
Locuteur

de la dite réforme, c'est pareil

18:43
Intervenant

?

18:44
Locuteur

Il

18:44
Intervenant

y a une petite nuance.

18:45
Présentateur

Quelle différence tu fais, toi

18:45
Locuteur

?

18:46
Intervenant

Il y a l'abrogé. Donc, la question de l'abrogation, c'est-à

18:48
Locuteur

-dire

18:48
Intervenant

que la loi n'existe plus. La suspension, c'est-à

18:51
Locuteur

-dire

18:51
Intervenant

qu'on arrête de l'appliquer et on ne renvoie pas à une date ultérieure l'application. Le décalage,

18:55
Locuteur

c

18:55
Intervenant

'est justement renvoyer à une date ultérieure son application. Mais moi, suspension, ça n

18:59
Locuteur

'a

18:59
Intervenant

jamais été suspension. Ça a toujours été suspension jusqu'à après la présidentielle. C'est pas ce que les socialistes demandaient. Oui,

19:04
Locuteur

mais c

19:04
Intervenant

'est

19:04
Locuteur

ce qu'a dit le cornu. Oui, c'est ce qu'a dit le cornu. C'est l

19:08
Intervenant

'entourloupe. Comme le mec avait dit le mot suspension et que ça allait être repris partout dans les... En fait, les socialistes, c'est qu'ils ont demandé deux choses qu'ils ne pensaient pas avoir. Un, le fait de ne pas utiliser le 49.3. Ils pensaient que jamais le gouvernement macroniste

19:22
Locuteur

l'offrait cette concession.

19:23
Intervenant

Et le deuxième, c'est qu'ils ne pensaient

19:26
Locuteur

qu

19:26
Intervenant

'il y

19:26
Locuteur

aurait

19:26
Intervenant

une suspension dans la forme d'un trade. Le jour même, ils n'y croyaient pas. Donc,

19:31
Locuteur

une

19:32
Intervenant

fois qu'il aura fait ces deux concessions-là, et c'est là-dessus qu'ils avaient cranté dans le débat public, les socialistes, ils savaient que ça allait être repris partout, le mot suspension. En fait, ils étaient coincés. Ils se sont coincés tout seuls.

19:42
Présentateur

Il y a quelqu'un dans le chat qui dit, en fait, on s'en fout, suspension ou décalage, c'est le prochain gouvernement qui décidera de reprendre ou non à son compte la réforme des retraites.

19:49
Locuteur

De

19:50
Présentateur

toute façon, ça remet la bille après la présidentielle. Donc, le futur président de la République sera libre de décider. Et le but affiché par le cornu, c'est que ça fasse l'objet d'un débat dans le cadre de la présidentielle. On aura des options qui seront sur la table avec des candidats qui proposent des trucs différents. Il y

20:03
Locuteur

en

20:03
Présentateur

a qui diront 60 ans, 62 ans, 64 ans, 67 ans. On

20:06
Intervenant

est d'accord.

20:06
Présentateur

Et les

20:06
Locuteur

Français voteront.

20:07
Intervenant

La présidentielle, ça termine en mai. Ensuite, l'élection des députés, c'est en juin. Constitution du bureau. Et

20:12
Locuteur

ensuite, tu as le premier

20:13
Intervenant

budget. Ensuite, tu as le premier budget. Oui, sauf que tu ne fais pas une réforme des retraites dans un budget.

20:17
Locuteur

Et puis, ils l'ont fait la dernière fois. Ils l'ont fait la dernière

20:19
Intervenant

fois.

20:20
Locuteur

Mais

20:20
Intervenant

sauf que tout le monde gueulait en disant que ce n

20:22
Locuteur

'est

20:22
Intervenant

quand même pas hyper, hyper constitutionnel. Même si le Conseil a dit que comme ce n'était pas interdit dans la Constitution, en réalité,

20:28
Locuteur

c

20:28
Intervenant

'est autorisé. Mais en fait, janvier 2028, a priori, le décalage, elle reprendra, même s'il y

20:39
Locuteur

a

20:39
Intervenant

eu quelqu'un d'autre à l'Élysée qu'un macroniste.

20:42
Présentateur

Quand la gauche arrivera au pouvoir en 2027, je n'irai pas lui chercher des poux dans la tête parce qu'elle fait une réforme des retraites dans le budget. Elle mettra la réforme à 60 ans, la retraite à 60 ans dès le premier budget. Non, mais après, on s'engueulera sur le plateau de Maxite.

20:54
Intervenant

Mais attends, parce que Macron a parlé d'un référendum aussi, de la possibilité d'un référendum.

20:59
Présentateur

Oui,

20:59
Locuteur

t

20:59
Présentateur

'as... Oh putain, t'es vrai. Oui,

21:05
Locuteur

oui,

21:05
Présentateur

du bout du doigt, l'idée d'un référendum. Dans une formule extrêmement bizarre dans laquelle il explique qu'il pourrait éventuellement y avoir un référendum sur la réforme des retraites, mais après, qu'un compromis soit trouvé sur la dite réforme.

21:14
Intervenant

D'accord.

21:16
Locuteur

Ah

21:16
Présentateur

oui, c'est le

21:16
Intervenant

référendum

21:17
Présentateur

sur le compromis. Sur le compromis, c'est ça.

21:19
Intervenant

Et on n'abroche pas la réforme.

21:20
Présentateur

Ça dépend du compromis. Oui.

21:22
Locuteur

Ça

21:22
Intervenant

dépend du

21:23
Locuteur

compromis. Si je fais un

21:23
Intervenant

référendum,

21:24
Locuteur

c'est

21:24
Intervenant

comme la démocratie à la carte.

21:25
Locuteur

Oui, c'est vraiment...

21:26
Intervenant

Alors là, ça ne m'arrange pas, donc non. Non,

21:27
Locuteur

mais si on fait 62

21:28
Présentateur

ans et 9 mois et qu'il faut voter 62 ans et 9 mois, vous votez pour ou contre, vous

21:31
Locuteur

? Contre. Contre,

21:33
Présentateur

d'accord.

21:33
Intervenant

Donc,

21:34
Présentateur

reprise des 64 ans. Attends,

21:38
Locuteur

je

21:38
Présentateur

peux... Refais-la, là.

21:40
Intervenant

T

21:40
Présentateur

'as le choix.

21:41
Intervenant

C'est pas facile ce soir.

21:43
Présentateur

64 ans versus 62 ans et 9 mois.

21:47
Locuteur

Tu

21:47
Présentateur

choisis quoi

21:48
Locuteur

?

21:49
Intervenant

Non, mais là,

21:50
Locuteur

c

21:50
Intervenant

'est dans...

21:51
Locuteur

S

21:52
Présentateur

'il y a un référendum sur un compromis, sur un décalage de la réforme. Non,

21:55
Locuteur

mais

21:55
Intervenant

là, je vois pas dans quel...

21:58
Locuteur

C'est toi-même, tout à l'heure,

21:59
Présentateur

qui disais que la réforme reprendrait son cours après le 1er janvier 2028 ? A priori, oui. Et donc

22:03
Locuteur

? Et

22:04
Présentateur

donc, s'il

22:05
Locuteur

y

22:05
Présentateur

a un référendum et que les gens votent non, c'est un retour à la réforme borne qui s'applique. Jusqu'à une nouvelle réforme ?

22:11
Intervenant

Jusqu

22:11
Locuteur

'à un nouveau gouvernement ?

22:12
Présentateur

Ah bah ça, oui.

22:14
Locuteur

Bon,

22:14
Présentateur

c

22:14
Locuteur

'est

22:14
Présentateur

le beau, la politique fiction, mais...

22:16
Intervenant

Ah oui, j'avoue, je commence à m'y perdre, là.

22:18
Présentateur

Bon,

22:19
Intervenant

on peut parler de vrai truc

22:19
Présentateur

? Bah, parlons du budget de la culture. Parlons du budget de la culture.

22:23
Intervenant

On en parle, finalement

22:24
Locuteur

?

22:24
Présentateur

Ouais. Pourquoi ? Bah,

22:26
Locuteur

parce

22:26
Présentateur

que... Ah, je t'avais dit que ça avait sauté parce qu'on parle de Marine Tondelier,

22:30
Locuteur

c'est ça ?

22:30
Présentateur

Et je me suis trompé.

22:32
Locuteur

Alors, la fake news, c'est moi, je vais faire un

22:34
Intervenant

petit sieste.

22:36
Locuteur

C

22:36
Intervenant

'est fou, c'est fou. On a dit bien construit, là.

22:39
Locuteur

On a dit bien construit, l'émission. Il y a que les vidéos

22:41
Intervenant

de Léa qui étaient bien construits. J

22:42
Locuteur

'ai

22:42
Intervenant

tout donné sur ma carte blanche, maintenant, je

22:44
Locuteur

le

22:44
Intervenant

pensais. Moi, je veux bien parler du budget de la culture.

22:46
Locuteur

Mais parlons du budget de la culture.

22:47
Présentateur

Vous ne

22:47
Locuteur

l

22:47
Présentateur

'avez pas pu passer à côté du casse du siècle, le cambriolage des bijoux de la Couronne de France au musée du Louvre, dimanche matin. Pourquoi est-ce que ce sujet, cambriolage au Louvre, est devenu immédiatement très politique ?

22:58
Locuteur

Qu

22:58
Présentateur

'est-ce qui

22:58
Locuteur

s'est

22:58
Présentateur

passé

22:58
Locuteur

? Qu

22:59
Intervenant

'est

22:59
Locuteur

-ce

22:59
Intervenant

qui s'est passé ?

23:00
Locuteur

Il

23:00
Présentateur

s'est passé.

23:00
Intervenant

Il s'est passé qu'il y a vraiment les voleurs, ils sont arrivés avec des cagous, des gros sacs de toile.

23:07
Locuteur

Ils

23:07
Intervenant

sont venus, ils sont vraiment... Ils

23:08
Locuteur

ne

23:08
Intervenant

les totalisent pas. Ils ont fait un petit trou dans la fenêtre.

23:11
Locuteur

Ils sont

23:11
Intervenant

sortis, ils ont cassé le truc. Ils ont pris les bijoux,

23:13
Locuteur

ils

23:13
Intervenant

sont partis. Ils ont oublié une couronne sur le

23:15
Locuteur

trottoir.

23:15
Intervenant

Ils

23:16
Locuteur

ont

23:16
Intervenant

fait tomber une couronne,

23:17
Locuteur

c'est ouf. Ils ont fait tomber

23:17
Intervenant

une couronne.

23:19
Locuteur

Oui,

23:19
Intervenant

c'était assez iconique. En vrai,

23:21
Locuteur

je

23:21
Intervenant

pense que... Et en fait, ce qui s'avère, c'est que les budgets de la culture, ça fait des années qu'ils sont coupés partout. Et du coup, les syndicats ont dénoncé tout de suite le fait que ça faisait longtemps qu'on alertait sur le manque de mise aux normes, de la sécurité, etc. Et qu'il y a de moins en moins de personnes qui sont embauchées au Louvre, mais bien au-delà. Et je pense... Moi, je voudrais juste parler de la culture en général parce qu'en fait, on n'en parle vraiment jamais, que tout le monde s'en fout, alors que c'est vraiment dramatique ce qui se passe. Et que là, on en parle parce qu'on vole des bijoux de Joséphine

23:58
Locuteur

ou

23:58
Intervenant

je ne

23:58
Locuteur

sais

23:58
Intervenant

pas qui au Louvre. Globalement, on ne

24:01
Locuteur

va

24:01
Intervenant

pas se mentir, on s'en fout un petit peu. C'était Eugénie. Oui, Eugénie, voilà. Exactement, les bijoux, voilà.

24:08
Locuteur

Ils sont moches, en plus, les bijoux.

24:10
Intervenant

En

24:10
Locuteur

plus,

24:11
Intervenant

elle n

24:11
Locuteur

'a

24:11
Intervenant

jamais porté cette couronne.

24:13
Locuteur

Voilà, super. En tout cas, on

24:14
Intervenant

s'émeut, tout le monde crie, on nous a volé des trucs, etc. Bon, franchement, on s'en fout.

24:18
Locuteur

Ce

24:18
Intervenant

qui compte, là, ce qui est en train de mourir, c'est... Non, non, mais en vrai, un petit peu, ce qui compte,

24:21
Locuteur

c'est

24:21
Intervenant

en train de mourir, c'est toutes les personnes qui travaillent dans la culture, toutes les travailleurs et les travailleuses de l'art qui sont en train de crever depuis des années, d'attir. Tout ce qu'elle fait, c'est paver la route à la privatisation.

24:31
Locuteur

Il y a de moins en moins... C'est pas l'un

24:32
Intervenant

ou l'autre, en fait. On peut dire que c'est un problème qu'on ne

24:34
Locuteur

soit pas

24:34
Intervenant

foutu quand même il y a des manifs... Jamais les manifs peuvent arriver jusqu'au ministère de la Culture. Dati, elle ne donne l'heure à personne. Elle fait des trucs dans son coin. Et là, on vole des bijoux. Et ça y est, tout le monde est en mode « Oh là là, mon Dieu ! » Alors que tout le monde avait alerté sur le

24:54
Locuteur

fait qu'il n'y avait pas pu... C'est le signe du

24:55
Intervenant

déclin de la France, madame Stéphane Bern. Exactement, c'est le déclin de la France. On s'est volé les bijoux. Tandis que Fabius se fait financer les expos à Shanghai.

25:01
Locuteur

Exactement,

25:02
Intervenant

voilà.

25:02
Présentateur

Double

25:03
Locuteur

standard. Voilà.

25:04
Présentateur

Non, mais... Non, mais c'est vrai. Moi, je me suis posé la question pour... Moi, j'ai été assez surpris de voir Achida Dati nous expliquer qu'il n

25:11
Locuteur

'y a

25:11
Présentateur

pas eu de dysfonctionnement au musée du Louvre, que les alarmes ont fonctionné comme convenu, que les dispositifs de sécurité ne sont pas à remettre en question, etc.

25:17
Locuteur

J'ai un peu

25:18
Présentateur

tilté sur le moment en me disant « Mais qu'est-ce qu'elle raconte ?

25:19
Locuteur

C

25:19
Présentateur

'est quand même des... Merde, il

25:20
Locuteur

y a

25:20
Présentateur

quand même eu un cambriolage. » Et après, je me suis dit « Mais en fait, c'est politique. Elle a besoin de faire passer la pilule en disant que tout va bien puisque sinon, c'est elle qui est responsable. » Mais en même temps.

25:29
Locuteur

Avec ses coupes budgétaires ? J'ai vu

25:30
Intervenant

des extraits de l'audition de la directrice du Louvre devant l'Assemblée nationale parce qu'elle a été auditionnée sur... Le Sénat, je crois. C'est au Sénat, pardon. Qu'est-ce qui s'est passé ? Elle dit « En fait, le truc,

25:39
Locuteur

c

25:39
Intervenant

'est qu'on n

25:39
Locuteur

'a

25:39
Intervenant

pas assez de caméras et de ce côté-là, il y avait une caméra mais c'est juste qu

25:42
Locuteur

'elle

25:42
Intervenant

n

25:42
Locuteur

'était

25:42
Intervenant

pas tournée du bon côté. Donc, nous, on voyait de l'autre côté donc tout se passait bien. Les alarmes ont sonné. Mais grosso modo, sur l'existant du dispositif de sécurité, à priori, il n

25:54
Locuteur

'y a

25:54
Intervenant

pas eu de dysfonctionnement majeur. Le problème, c

25:57
Locuteur

'est

25:57
Intervenant

le dispositif de sécurité en soi. C'est le manque de moyens de protection, de sécurité pour les œuvres qui s'y trouvent, etc. Mais ce

26:07
Locuteur

n

26:07
Intervenant

'est pas en soi une défaillance du système tel qu'il était mis en

26:12
Locuteur

place. Oui, c'est que le

26:12
Intervenant

système

26:12
Locuteur

était... Oui, c'est une défaillance technique. Je comprends. C'est

26:14
Intervenant

que le système, en soi, était mauvais. Oui. Et ça avait, et encore une fois, ça faisait longtemps que les personnels alertaient sur cette faille-là.

26:24
Présentateur

216 millions d'euros de coupes budgétaires dans la culture sont prévus dans la première mouture du budget du gouvernement examiné par l'Assemblée nationale. Donc,

26:33
Locuteur

ça

26:33
Présentateur

attire l'attention sur ce que tu dis, sur la nécessité de sauver la culture.

26:36
Intervenant

Et par ailleurs, pareil, tu vois, sur les collectivités territoriales. Les collectivités, c'est les premiers financeurs de la culture en France. Tu coupes le budget pour les collectivités territoriales. La première chose qu'ils vont couper, c'est la culture. Pas compliqué. Comme dans les pays de la Loire,

26:49
Locuteur

il

26:49
Intervenant

y a... Oui,

26:50
Locuteur

c

26:50
Intervenant

'était moins 50 %. Et puis à un moment, il

26:52
Locuteur

y a eu un département qui a fait

26:53
Intervenant

zéro aussi. Oui, bah, pays de la Loire. Et ensuite, c'était moins 50 % pour les budgets.

26:57
Locuteur

Enfin,

26:57
Intervenant

c'est vraiment... C'est dramatique. Oui, oui. C'est vraiment une catastrophe.

27:00
Présentateur

J'en profite puisqu'on en parle parce qu'effectivement, parfois, on peut ne pas percuter l'importance que révèle la culture et son financement public. On peut avoir tendance à croire que la culture, c'est quelque chose de superflu. C'est quelque chose de l'art, les émotions, tout ça, c'est pas bien sérieux par rapport à des sujets beaucoup plus sérieux comme l'emploi, l'économie, etc. Si on veut être cynique, il faut aussi regarder la réalité de ce qu

27:22
Locuteur

'est

27:22
Présentateur

la culture pour le tissu social et le tissu économique au niveau local. L'art, la culture font vivre des hommes, des femmes, des personnes qui travaillent dans les équipements culturels, dans les publics scolaires, pour les publics, pour les personnes âgées également. Il y a tout un maillage territorial,

27:39
Locuteur

il

27:39
Présentateur

y

27:39
Locuteur

a

27:39
Présentateur

tout un tas de filières professionnelles qui dépendent très directement du financement de la culture. Voilà.

27:46
Locuteur

Il faut garder ça à l'esprit.

27:48
Intervenant

Opposer l'emploi et la culture,

27:49
Locuteur

ça

27:49
Intervenant

n'a aucun sens puisque les gens travaillent dans la culture, dans tous les secteurs de la culture. Encore une fois, tous les travailleurs et les travailleuses de l'art qui sont dans des situations de précarité de plus en plus importantes, il faut vraiment se rendre compte que tout ça, c'est très lié sur ce qu'on a dit sur le tissu associatif, sur toutes ces personnes qui font vivre plein de choses dont... Pardon, je pars. Toutes qui font vivre des choses qui devraient normalement être assurées par le service public et qui ne le sont pas et le désengagement de l'État, du ministère de la Culture dans la culture telle qu'elle devrait être pratiquée en France, c'est vraiment...

Enfin, c'est une catastrophe à tous les niveaux.

28:31
Locuteur

Je

28:31
Intervenant

vois dans le chat quelqu'un qui dit concrètement que ça a des répercussions sur d'autres secteurs. Quelqu'un dans le chat dit que la culture est le principal moteur du tourisme. Si la France est aujourd'hui l'un des pays les plus visités,

28:44
Locuteur

le

28:44
Intervenant

pays le plus visité au monde, c'est aussi en raison de son rayonnement culturel, pas uniquement patrimonial parce que la culture, c'est deux choses, c'est le patrimoine et la création. Les gouvernements qui se succèdent depuis plusieurs années ont d'ailleurs davantage axés sur une question patrimoniale de la culture, c'est-à

29:00
Locuteur

-dire

29:00
Intervenant

on garde l'existence et c

29:01
Locuteur

'est

29:01
Intervenant

ce qui m'en valeur plutôt que de la création. Mais en tout cas, la culture, elle marche sur ces deux jambes-là et c'est aussi ça qui attire énormément à l'étranger. Ils le tourisent pas uniquement. Les Français, quand ils se déplacent, ils vont au château de Versailles,

29:14
Locuteur

ils

29:14
Intervenant

vont au musée du Louvre, ils vont au Futuroscope. Je ne

29:20
Locuteur

sais

29:20
Intervenant

pas si c

29:20
Locuteur

'est

29:20
Intervenant

vraiment dans le cadre

29:21
Locuteur

de la culture.

29:21
Intervenant

Mais attention quand même aussi parce que c'est vrai, mais en fait, ces derniers temps, il y

29:25
Locuteur

a

29:25
Intervenant

eu

29:26
Locuteur

quand

29:26
Intervenant

même des grosses, grosses offensives en termes de politisation de la culture avec l'extrême droite qui s'est évidemment saisi de ça en rachetant plein de trucs. Là, Bolloré vient de dire qu'il voulait racheter UGC, donc cinéma indépendant. Non, pas indépendant. Non, mais le réseau de celle-ci, en gros, c'est l'un des deux principaux

29:45
Locuteur

réseaux de

29:46
Intervenant

distribution. Et évidemment, ce terrain qui rachète plein de trucs, etc. Et il faut faire attention sur le fait qu'en fait,

29:55
Locuteur

il

29:56
Intervenant

y a beaucoup de domaines de la culture qui sont pointés du doigt comme étant des trucs de woke, des trucs islamo-gauchistes, etc. Et qui font qu'on va se concentrer sur justement la culture, le patrimoine, la culture qui attire du tourisme et du coup couper tous les financements de la création, de la création originale et de l'art comme émancipation, à la fois pour les personnes qui la créent, mais aussi pour les publics puisqu'il y

30:18
Locuteur

a

30:18
Intervenant

un enjeu démocratique hyper important à ce que tout le monde ait accès à l'art et à la culture et pas seulement les gens riches globalement, ce qui risque de se passer de plus en plus, surtout vu, encore une fois, ce que j'ai dit, ce que fait Madame Dati et ce qui a été commencé avant elle, mais de paver la voie vers une privatisation de la culture avec toutes ces fondations privées qui prennent de plus en plus d'importance dans le paysage de la culture en France.

30:41
Présentateur

Défendez la culture, il faut qu'elle soit financée. Derrière cette affaire de bijoux, il y a effectivement des questions importantes qui sont à mettre en débat, y compris dans le cadre du débat budgétaire. On continue avec l'incarcération de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a été incarcéré mardi dernier à la prison de la Santé.

30:58
Locuteur

C

30:58
Présentateur

'est le résultat de sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l'affaire des financements libyens de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancien président de la République a fait appel. Il est donc de nouveau présumé innocent. Il ne devrait pas rester en prison bien longtemps pour cette raison d'ailleurs parce qu

31:14
Locuteur

'il

31:14
Présentateur

a formulé une demande de liberté anticipée ou conditionnelle, je ne sais plus. Là aussi, beaucoup de choses qui ont été dites ces derniers temps, notamment sur le traitement médiatique, on va en parler, mais aussi les soutiens qu'a reçus Nicolas Sarkozy, notamment le soutien d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron a reçu à l'Elysée Nicolas Sarkozy avant son incarcération. Le ministre Gérald Darmanin a dit lui qu'il lui rendrait visite en prison. Qu'est-ce que tu en penses, Emilio ? Ministre de la justice.

31:41
Locuteur

Pardon, ministre de

31:41
Intervenant

la

31:41
Locuteur

justice. Tu

31:42
Intervenant

as raison. Ce n

31:42
Locuteur

'est

31:42
Intervenant

pas n'importe quel ministre qui va rendre visite à Nicolas Sarkozy.

31:48
Locuteur

C

31:48
Intervenant

'est clair. Qu'est-ce que je pense de Macron et Darmanin ? Macron et Darmanin qui apportent publiquement... Je trouve qu'ils ont totalement raison de... Pardon, je déconne, évidemment.

31:59
Locuteur

un

31:59
Intervenant

grand homme. En vrai, c'est quand même dingue parce qu

32:02
Locuteur

'ils

32:02
Intervenant

nous disent qu'il faut en gros séparer l'homme du condamné. C'est ce que nous dit Emmanuel Macron quand il dit que c'est humain. que de recevoir son prédécesseur à l'Elysée. Darmanin dit qu'en tant qu'homme, il est blessé de voir la détresse d'un autre homme en prison. Je

32:21
Locuteur

pense que j'étais à deux doigts de sortir les kleenex.

32:24
Intervenant

Je trouve que c'est Fabrice Arfi, qui est co-auteur des révélations pour Mediapart sur l'affaire libyenne qui intervient dans l'émission C'est ce soir au cours de la semaine qui a quand même remis de trois pendules à l'heure sur l'état du débat public.

32:37
Locuteur

C

32:37
Intervenant

'est qu'aujourd'hui, on a des journalistes qui pour la plupart n'ont absolument rien suivi de ce procès.

32:41
Locuteur

Il

32:41
Intervenant

a dit qu

32:41
Locuteur

'il

32:41
Intervenant

y avait huit journalistes qui ont suivi les 38 journées d'audience. C'est-à

32:44
Locuteur

-dire

32:44
Intervenant

que sur les

32:44
Locuteur

chaînes d

32:44
Intervenant

'info, il y a l'émotion qui se déverse et surtout le récit de Nicolas Sarkozy qui est appuyé par une partie de l'actuel gouvernement.

32:54
Locuteur

Et d'une partie aussi de

32:55
Intervenant

la classe médiatique.

32:56
Locuteur

Et de la classe médiatique. Tu vois les éditos d'un figue, etc. pauvre

32:58
Intervenant

Sarkozy. En réalité, on est quand même sur une honte internationale parce qu'on a vu cette semaine, c'était le cambriolage au Louvre qui était la honte internationale de la France. Ce n

33:07
Locuteur

'est

33:07
Intervenant

pas faux, mais la plus grosse honte,

33:09
Locuteur

c

33:09
Intervenant

'est quand même d'avoir un président qui va en taule quand même. Non, le plus grand, c'est d'avoir qu'on ait eu Sarkozy comme président déjà et que Sarkozy ait fait financer sa compagnie avec de l'argent libyen parce qu'il aille en taule.

33:19
Locuteur

C

33:19
Intervenant

'est plutôt

33:20
Locuteur

une

33:20
Intervenant

fierté. Vous me débordez sur mes indignations. Excuse-nous.

33:26
Locuteur

Mais

33:26
Intervenant

OK, Ferry 9, vous avez raison.

33:29
Présentateur

Mais au-delà de l'indignation, j'observe que le discours et le narratif de Nicolas Sarkozy passe assez bien dans une bonne partie de l'opinion publique. Alors, pas complètement toute une bonne partie de l'opinion publique parce que les Français restent majoritairement convaincus, je crois, que c'est plutôt une bonne chose qu'il aille en prison, que sa condamnation est justifiée, etc. Donc, c'est assez intéressant. Ceci étant, j'entends encore, et on le voyait parmi les manifestants dans le 16e arrondissement qui sont venus apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy mardi, qui disaient qu'il est condamné sans preuve, que la note sur laquelle il est condamné est un faux, etc.

C'est que ça marche ce bataille médiatique.

34:04
Intervenant

Léa ? Bien sûr que ça marche.

34:06
Locuteur

Ça

34:06
Intervenant

marche parce que, déjà, on lui donne l'espace, en fait. C'est ce que tu disais, Emilio. La réalité, c'est que les journalistes n'ont pas couvert le procès. Je veux dire, quand tu as des journalistes de France Inter ou, je ne

34:16
Locuteur

sais

34:16
Intervenant

pas, de France Info qui lui demandent combien de brosses à dents il va emmener ou je ne

34:19
Locuteur

sais

34:19
Intervenant

pas quoi à son avocat, je suis désolée, mais à un moment donné, poser les vraies questions.

34:23
Locuteur

Trois

34:23
Intervenant

livres et dix photos,

34:24
Locuteur

si tu as la question que tu n'as pas posée.

34:26
Intervenant

Donc, c'est vrai que c'est quand même assez, c'est très affligeant, je veux dire, le traitement médiatique.

34:30
Locuteur

Je

34:30
Intervenant

ne sais même pas si on peut parler de traitement médiatique dans ce cas de figure. Vraiment, elle est vraiment super affligeante. Donc, lui, il a une espèce de boulevard. Mais souvenez-vous, quand même, quand il a été condamné la première fois dans le cadre des fanettes, il a eu un 20 heures. Le premier truc qui s'est passé, c'est qu'il est passé aux 20 heures. Mais putain, dans quel pays en vie ?

34:47
Locuteur

Plus de fois, il l'a fait d'ailleurs d'après les condamnations. Et

34:49
Intervenant

tout le monde lui déroule le tapis et c'est tout à fait normal. Je voyais que Yves Tréhard, un mec de BFM qui fait des éditos dans Figaro, disait que c'était complètement scandaleux, que c'est une décision politique. Mais putain, la presse, quoi !

35:03
Locuteur

La dignité, après

35:05
Présentateur

le Figaro...

35:06
Intervenant

Bien sûr, mais ça ne

35:07
Locuteur

veut

35:07
Intervenant

pas dire que tu es le Figaro, que tu dois chier sur l'état de droit et

35:09
Locuteur

sur l'indépendance de la justice. On est en train du Figaro, mais

35:11
Intervenant

quand même, c'est un quotidien national.

35:14
Locuteur

C'est gravissime,

35:15
Intervenant

c'est

35:15
Locuteur

un des journaux les plus

35:16
Intervenant

tirés, quoi, quand même. Moi, je trouve ça vraiment complètement infligeant. Du coup, qu'est-ce qu'on a ? On a effectivement Mediapart qui sont considérés comme étant des... Ils en veulent à Sarko, j'en sais rien. Les gens sont complètement tarés. Il y a 12 ans, 12 ans d'enquête, 12 ans de procédure. Vous vous rendez compte du travail que ça demande ? Le fond, je veux dire, tout est là. Revenons aussi sur le fait que... Alors, effectivement, il n'a pas été condamné pour corruption, mais ça, je pense que c'est important de le préciser

35:45
Locuteur

qu'on

35:45
Intervenant

entend ça. Oh, bah oui, finalement, il n

35:47
Locuteur

'est

35:47
Intervenant

pas coupable de corruption, etc. Non, en fait, ce n

35:49
Locuteur

'est

35:49
Intervenant

pas ça. Et la question va peut-être se poser d'ailleurs à nouveau en appel, puisque, en fait, ce n

35:53
Locuteur

'est

35:53
Intervenant

pas tant le tribunal a effectivement écarté l'accusation de corruption, la condamnation sur la base de la corruption, pas tant parce que les faits ne sont pas avérés, puisque le pacte de corruption a été bel et bien avéré et reconnu par le tribunal. Il faut préciser

36:07
Locuteur

avec

36:08
Intervenant

qui,

36:08
Locuteur

quand

36:08
Intervenant

même ? Il faut préciser avec un terroriste libyen qui avait

36:10
Locuteur

commandité... Avec un terroriste

36:11
Intervenant

libyen... Abdallah Senoussi qui avait commandité l'attentat en 1989 d'un avion, le DC-10 du TA. Dans

36:18
Locuteur

lequel 54 personnes, 54 Français ont péri. Dont des Français. Et d

36:22
Intervenant

'ailleurs, la famille des victimes, des familles des victimes sont participées

36:27
Locuteur

au

36:27
Intervenant

procès.

36:28
Locuteur

Pardon, je t'ai interrompu.

36:29
Intervenant

Non,

36:29
Locuteur

non,

36:29
Intervenant

mais c'est important, tu as raison. Et donc, du coup, effectivement, c'est avéré, ce pacte est avéré. Il y a eu, effectivement, il y a une trace aussi des versements via Taqiedine, etc. Enfin, il y a des choses qui sont avérées. Et donc, la seule raison pour laquelle le tribunal n

36:43
Locuteur

'a

36:43
Intervenant

pas gardé cette qualification de corruption, c'est parce que la question s'est posée de savoir est-ce qu'il agissait en tant que ministre de l'Intérieur à l'époque ou en tant que candidat à la présidentielle ? Et en fait, le tribunal a finalement été plutôt prudent dans cette décision, à mon sens, en disant qu'il n'a pas agi en tant que ministre et donc on ne peut pas l'accuser de corruption dans ce cadre-là. Mais la question va aussi se poser en appel, en réalité. Donc, il faut aussi rappeler que ce n

37:06
Locuteur

'est

37:06
Intervenant

pas parce qu'il n

37:07
Locuteur

'y a

37:07
Intervenant

pas eu de faits qui ont été avérés. Les faits sont là. La qualification a été effectivement celle-ci de la part du tribunal. Mais je pense que le battage médiatique, c'est dire la puissance de ce mec encore aujourd'hui. Je veux dire, il est reçu à l'Élysée. On

37:24
Locuteur

a

37:25
Intervenant

Darmanin qui va le voir, le ministre de la Justice.

37:28
Locuteur

Les

37:29
Intervenant

magistrats sont menacés de mort. Ils sont menacés par le porte-parole du ministre de la Justice. Je ne

37:35
Locuteur

sais

37:35
Intervenant

pas si vous avez vu. Ah

37:36
Locuteur

non, je n'avais pas vu ça.

37:37
Intervenant

Il

37:37
Locuteur

y a

37:37
Intervenant

M. Hetz qui est le procureur général près de

37:40
Locuteur

la

37:40
Intervenant

Cour de Paris, je crois,

37:42
Locuteur

c

37:42
Intervenant

'est ce que je me plante. Mais en tout cas, une magistrat sommité qui avait en gros pris ses distances avec Gérald Darmanin lorsqu'il avait annoncé qu'il allait visiter Nicolas Sarkozy. Il avait été soutenu par Éric Elfen, qui est aussi un ancien magistrat qui avait été macroniste, je le rappelle. Et le porte-parole du ministre de la Justice sur X, en gros, à peu près, enfin, il n

37:59
Locuteur

'a

37:59
Intervenant

pas menacé, mais ils disaient que c'était latent en disant qu'il devait retourner à son devoir de neutralité en tant que magistrat. Il y a un ton assez trumpiste, en réalité,

38:11
Locuteur

qui concerne

38:11
Intervenant

ce qu

38:12
Locuteur

'il y a

38:12
Intervenant

en réalité des pressions sur les magistrats.

38:14
Présentateur

Des pressions sur les magistrats et on verra ce que ça donnera en appel.

38:17
Locuteur

On

38:17
Présentateur

ne connaît évidemment pas encore, je crois, la date de

38:19
Locuteur

l'audience. Avant mars 2026.

38:20
Présentateur

Avant mars 2026.

38:21
Locuteur

Bon, ça va arriver. Premier trimestre

38:22
Présentateur

2026. Je précise que l'attentat du décès 10 UTA, c'est 170 victimes, dont 142 Français.

38:29
Intervenant

54 Français, je crois.

38:31
Présentateur

Non, justement. Il y

38:32
Locuteur

a

38:32
Présentateur

des questions de binationnalité, mais c

38:33
Locuteur

'est... Il y a des questions de binationnalité,

38:34
Présentateur

oui.

38:34
Intervenant

Ah oui, j'avais entendu ça, pardon.

38:36
Présentateur

Il y

38:37
Locuteur

a

38:37
Présentateur

plusieurs chiffres qui

38:38
Locuteur

ont

38:38
Présentateur

circulé,

38:38
Locuteur

effectivement.

38:39
Présentateur

Une manière qui est intéressante aussi de regarder cette condamnation de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du traitement médiatique qu'on a en France, c'est de regarder aussi la presse étrangère. Léa,

38:46
Locuteur

t

38:46
Présentateur

'as fait un petit travail, toi.

38:48
Locuteur

T

38:48
Présentateur

'es allée regarder un petit peu ce qu'on dit à l'étranger de cette condamnation.

38:51
Locuteur

Oui,

38:51
Intervenant

j'ai fait une petite revue de presse internationale pour l'occasion. Alors, je commence avec mon petit quotidien britannique de cœur, The Guardian, qui, dans l'édito du 21 octobre, dit, titre, pardon, « Aucun citoyen n'est au-dessus de la loi ». Voilà, c'est dit. Le journal britannique avait réagi au lendemain de la condamnation de Sarkozy en soulignant que la chute spectaculaire de Sarkozy marque un tournant dans la lutte anti-corruption en France.

Et alors, attendez, tenez-vous bien, le Frankfurter Algemeine, je ne sais pas parler allemand, Zeitung, je crois que ça ne se voit pas, insiste, ça c'est dans le Jura, voilà, au musée de la saucisse, insiste sur les tentatives de dénigrement de l'institution judiciaire jugée comme un poison pour la démocratie. Et c'est un journal, je le précise, conservateur. Le New York Times a parlé pour sa part d'une décision un peu rude. Elle paillisse titre un de ses articles « La chute du président qui aimait le luxe ». La Belgique, pardon, la Belgique toujours, les meilleures.

La Libre Belgique juge de son côté que la justice a tiré l'essentiel de cette affaire, à savoir, le simple fait de tendre la main à un dictateur suffit à caractériser l'association de malfaiteurs.

40:00
Locuteur

Le

40:01
Intervenant

journal belge assure par ailleurs une couverture presque exhaustive des menaces et attaques à l'encontre des magistrats. Le quotidien suisse, pour sa part, le temps juge que l'accumulation de comportements immoraux à ce niveau de responsabilité et d'incarnation symbolique est vertigineuse. Dans un article titré, la condamnation de Sarkozy est aussi celle d'une époque que l'on espère révolue. Voilà. Tu peux dire que les journalistes étrangers font mieux leur boulot que les journalistes français ? Bah, en tout cas... Écoute, à croire

40:27
Locuteur

!

40:28
Présentateur

Non, non, leçon d'humilité. On se prend une leçon d'humilité de la part de nos amis étrangers qui nous regardent avec des yeux, à mon avis, un peu hallucinés là-dessus. On continuera.

40:35
Locuteur

Non, mais attends, vas-y.

40:37
Intervenant

Moi, ça me fait penser à un truc, c'est la manière dont, surtout au début, la première élection de Donald Trump, aujourd'hui, les choses ont un petit peu changé, mais comment, en France, on a glosé, parlé pendant des plombes de Trump et on n'était pas content, etc. Et qu'on n

40:52
Locuteur

'est

40:52
Intervenant

pas capable, dans notre pays, quand on est face à tous les choses. Donc,

40:57
Locuteur

c

40:57
Intervenant

'est bien gentil d'aller reconnaître quand tu as des gens à l'étranger qui jouent au foot avec la démocratie, qui font n'importe quoi et de s'offusquer, de dire, ah oui, ils sont comme ça,

41:06
Locuteur

ils

41:06
Intervenant

sont comme ça, mais c'est bien de reconnaître la paille qu'on a dans son oeil.

41:10
Locuteur

Je vais

41:10
Intervenant

te faire flipper. Il y en

41:11
Locuteur

a

41:11
Intervenant

qui parlent d'une candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2027. Qui va ça, Louis Sarkozy ? Non, Stéphane Lerudulier, un

41:20
Présentateur

sénateur. Sarkozy, il a déjà pris son humilité en 2016. Il avait annoncé qu'après avoir perdu assez minablement la primaire de son propre parti, il a décidé de quitter la vie politique active.

41:30
Locuteur

Est

41:31
Présentateur

-ce qu'il ferait un retour ? Je ne pense pas. On

41:32
Locuteur

verra.

41:33
Intervenant

Je précise juste pour l'information, je ne

41:35
Locuteur

l

41:35
Intervenant

'ai pas mis dans la revue de presse, mais ça vaut son pesant de cacahuètes, comme on dit. Le traitement médiatique de la part de l'Italie et des journaux italiens, en fait, ils se sont essentiellement concentrés sur Carla Bruni. Du coup, je me suis dit

41:48
Locuteur

que ce n'était peut-être pas nécessaire dans une émission

41:50
Intervenant

politique.

41:51
Locuteur

On embrasse la bonnette de

41:53
Présentateur

Mediapart et on embrasse nos amis italiens.

41:55
Locuteur

Ils

41:56
Présentateur

ont

41:56
Locuteur

beaucoup

41:56
Intervenant

aimé en Italie, ça les a un peu marqués, la chanson tout. Oui, mais normal. Mais moi, je suis fan d'Instagram de Carla Bruni.

42:01
Locuteur

Je suis

42:01
Intervenant

abonné, je like tout. Franchement,

42:03
Locuteur

je

42:03
Intervenant

suis tellement fan.

42:05
Présentateur

Tu l'aimes vraiment ? Instagram

42:07
Locuteur

de Carla Bruni,

42:07
Présentateur

c'est une dinguerie.

42:08
Intervenant

C'est une pépite, mais c'est incroyable.

42:10
Locuteur

C

42:10
Intervenant

'est genre le truc, mais tu es dans une autre galaxie, dans Stranger Things, comme dirait Fabrice Harfi.

42:18
Locuteur non identifié

Donc,

42:18
Locuteur

du coup, tu

42:19
Intervenant

likes pour l'encourager, je suppose. Oui, continue. Franchement, continue, meuf. Je

42:25
Locuteur

vais peut-être

42:25
Intervenant

liker aussi. Vu comme ça, c'est pas mal.

42:29
Locuteur

Attendez-vous à

42:30
Présentateur

en entendre reparler notamment de l'exécution provisoire aussi qui fait l'objet de toutes les foudres de la droite et de l'extrême droite. L'exécution provisoire aussi.

42:38
Locuteur

On

42:38
Présentateur

va probablement en entendre reparler. Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy sont main dans la main sur cette histoire. Toute la droite est en train de se piquer de réformes pénales plus douces. Pourquoi pas ? Je trouve ça intéressant. Si vous voulez qu

42:51
Locuteur

'il y ait

42:51
Présentateur

un débat à l'Assemblée nationale sur ce sujet,

42:53
Locuteur

c'est intéressant. Par contre, je

42:54
Présentateur

crains qu'ils nous sortent une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire dans le cadre de condamnations de responsables politiques.

43:04
Intervenant

Et

43:04
Locuteur

eux

43:04
Intervenant

seuls. C'est Stéphane Lerudulier, encore lui, toujours le même, a dit sur BFM au moment où Sarko rentre en prison qu'il travaillait dessus,

43:11
Locuteur

qu

43:11
Intervenant

'il se penchait dessus. Gérard Larcher, le président du Sénat, a appelé à revoir la question de l'exécution provisoire qui, je le rappelle, ne les émeut en réalité que lorsqu'il s'agit de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen que c'est aujourd'hui 50% des peines qui sont exécutées directement avant un appel. Et 90% pour les personnes condamnées à plus de deux ans de prison. Et c'est 87% dans le

43:35
Présentateur

cas des comparutions immédiates.

43:36
Intervenant

Énorme. Comparutions immédiates qui est un scandale en soi.

43:39
Présentateur

Et pourtant, Darmanin vient de supprimer les aménagements de peine. Certains, je crois. Oui, Darmanin, il a supprimé les activités ludiques en prison.

43:48
Locuteur

Oui,

43:48
Intervenant

bien sûr. Non,

43:50
Locuteur

mais c'est important. Oui, oui. C'est terrifiant. C'est

43:53
Intervenant

taper la tête contre

43:53
Locuteur

les murs.

43:54
Intervenant

La situation de la prison en France, c'est

43:56
Locuteur

une

43:57
Intervenant

catastrophe.

43:57
Présentateur

C'est toute l'ironie de la situation où on a, y compris le Figaro, qui fait des articles sur les conditions de détention. Alors, certes,

44:03
Locuteur

que

44:03
Présentateur

sur les conditions de détention à la prison de la santé. Mais si on peut avoir un débat national dans ce pays sur

44:07
Locuteur

les conditions de

44:08
Présentateur

détention, faisons-le. Mais bien sûr.

44:09
Locuteur

Sachant que

44:10
Intervenant

la France est quand même condamnée à tour de bras par la Cour européenne des droits humains sur, justement, les conditions très, très précaires qui sont considérées, d'ailleurs, comme des traitements inhumains et dégradants, les situations d'incarcération. Donc, effectivement, il y

44:26
Locuteur

a

44:26
Intervenant

un débat à voir. Parlons de précarité menstruelle, parlons de discrimination à l'égard des personnes trans, parlons de la surpopulation carcérale, parlons des punaises de lit, parlons de tout ça. Mettons-le sur... Voilà. sur la table. C'est quand même, effectivement, hallucinant de voir qu'en plus... Mais par ailleurs, il est plutôt... Il s'en sort pas mal, j'ai envie

44:43
Locuteur

de dire. Il s'en sort plutôt bien.

44:45
Intervenant

C'est clairement pas... Il

44:46
Locuteur

y a même une dépendance dans laquelle il y aura des policiers dedans. Non, mais

44:48
Intervenant

ça,

44:49
Locuteur

j

44:49
Intervenant

'ai vu ça, que dans la cellule, à côté de Sarkozy, il y avait des policiers armés

44:53
Locuteur

pour assurer sa sécurité.

44:54
Intervenant

Même l'administration pénitentiaire pète un câble.

44:58
Locuteur

Mais

44:58
Intervenant

c'est n'importe quoi.

44:58
Locuteur

Parce que ça témoigne surtout

44:59
Intervenant

de l'absence de confiance qu'a le ministre de la Justice en les services de la pénitentiaire. Il faut le dire aussi, miné par

45:05
Locuteur

la

45:05
Intervenant

corruption parce que, en fait, c'est les gens qui ne gagnent pas d'argent et qui sont payés au lance-pierre. Mais sur l'image,

45:12
Locuteur

c

45:12
Intervenant

'est quand même assez dramatique parce que ce n

45:14
Locuteur

'est

45:14
Intervenant

pas un citoyen qu'on envoie

45:15
Locuteur

en prison.

45:15
Intervenant

Certes,

45:16
Locuteur

il

45:16
Intervenant

est un ancien président de la République et donc sa sécurité... Non, mais...

45:19
Présentateur

Ce

45:20
Locuteur

que je veux dire, c

45:21
Présentateur

'est que si les électeurs de droite s'émeuvent des 9 mètres carrés de Nicolas Sarkozy dans lesquels il est seul, j'espère que

45:26
Locuteur

ça titille chez eux

45:28
Présentateur

le

45:28
Locuteur

fait

45:28
Présentateur

qu'il est dans de très bonnes conditions dans les prisons françaises. Ils

45:32
Locuteur

ont même déplacé... Posez

45:33
Présentateur

-vous

45:33
Intervenant

des questions sur le reste. Manin a dit qu'ils allaient déplacer les mecs qui ont hurlé aux fenêtres de Nicolas Sarkozy qu'ils allaient changer de prison pour ne prendre aucun risque.

45:40
Locuteur

C

45:40
Intervenant

'est-à

45:40
Locuteur

-dire

45:40
Intervenant

que pour tous les autres qui se font hurler dessus en permanence, parce que ça peut être bruyant aussi les prisons.

45:47
Locuteur

On

45:47
Intervenant

sait que

45:47
Locuteur

c

45:47
Intervenant

'est parfois dans les voisinages c'est assez compliqué de vivre à côté de prison. Rien à foutre.

45:54
Locuteur

Mais

45:54
Intervenant

alors Sarkozy, il

45:54
Locuteur

y a

45:54
Intervenant

un mec qui hurle une fois à une fenêtre «

45:56
Locuteur

Ah bah toi mon grand, on va prendre par le callback et on

45:57
Intervenant

va te mettre ailleurs. » Et surtout, tu m'étonnes que tout le monde était Sarkozy. Sarkozy,

46:01
Locuteur

c

46:01
Intervenant

'est vraiment les peines planchées et tout ça. Mais grave !

46:04
Locuteur

C'est

46:04
Intervenant

normal qu

46:05
Locuteur

'il arrive

46:05
Intervenant

et

46:05
Locuteur

qu'on m'en

46:05
Intervenant

hurle dessus. C'est

46:07
Locuteur

clair

46:07
Intervenant

! Et moi, j'avais eu l'occasion de visiter la prison des Beaumettes avant qu'elle soit détruite. Et je peux vous dire que...

46:11
Locuteur

Alors

46:12
Intervenant

c'était une prison qui était particulièrement insalubre, mais c'est inhumain. C'est réellement inhumain d'avoir des gens dans ces conditions-là. Et que la droite s'émeuve des conditions du pauvre Nicolas Sarkozy qui, comme vous l'avez rappelé, a des conditions vraiment 5 étoiles pour la prison. En plus, il va sortir dans pas très longtemps. Franchement, ça... Je trouve que c'est vraiment d'une indécence mais terrible.

46:36
Présentateur

On verra la suite et les propositions de la droite pour améliorer les conditions de détention dans ce pays.

46:42
Locuteur

Et on viendra en

46:43
Intervenant

parler sur le Brexit.

46:45
Présentateur

Une actu qui est tombée hier soir au moment où je coupais mon stream. Ça m'a foutu la rage. La secrétaire nationale d'Europe Écologie, Les Verts, a annoncé dans l'Obs sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 via la primaire qu'elle appelle de ses voeux. Une candidate de plus pour l'élection présidentielle qu'est-ce que vous en pensez

47:05
Locuteur

?

47:07
Intervenant

Quel timing, déjà ?

47:08
Présentateur

C'est une des questions que j'avais envie de vous poser. Pourquoi

47:12
Locuteur

?

47:14
Présentateur

Pourquoi maintenant

47:14
Locuteur

? Marine

47:15
Intervenant

Sondelier a son calendrier en tête. En gros, elle a fait voter par le Parlement de son parti le Conseil fédéral il y a plusieurs mois le fait qu'il n'y aura qu'un seul candidat soutenu par le parti des écologistes et que les écologistes tiendront leur primaire à la fin de l'année. Une primaire interne. En gros, c'est la primaire de la primaire qui se tiendra elle dans le cadre dit le format bagneux de Front Populaire 2027 autour de Lucie Castel où il

47:40
Locuteur

y

47:40
Intervenant

a a priori Olivier Faure et Boris Vallow qui sont sur les rangs François Ruffin Clémentine Autain il y aura peut-être quelqu'un de Génération Sandrine Rousseau voudrait y participer mais elle, elle refuse de participer à la primaire de la primaire c'est Dallas le truc.

47:53
Locuteur

On va

47:53
Intervenant

bien se marrer encore.

47:54
Locuteur

Le

47:54
Intervenant

sujet c'est que Marine Tondelier en réalité elle a commencé à y croire à partir de 2024 et législative. Elle émerge dans le débat public c'est le moment où elle a sa fameuse veste qui a tant fait parler et les larmes ces larmes qui ont coulé au moment de recevoir Bruno Retailleau sur France Inter après elle où elle disait qu'il faisait n'importe quoi parce qu

48:11
Locuteur

'il

48:11
Intervenant

ne voulait pas appeler à voter pour la gauche contre l'Action Moab bref. Et depuis Marine Tondelier elle a commencé à y croire elle a vu sa cote de la popularité monter et en même temps elle s'est engagée dans un chemin unioniste très d'union de la gauche qu'elle essaie de tenir encore à bout de bras entre les socialistes d'un côté et les insoumis et donc elle se fait baloter en permanence et donc voilà Marine Tondelier elle se dit qu'elle doit être candidate au moins dans cette primaire pour porter la voix de l'écologie parce que plus personne le porte là dessus c'est compliqué de lui donner tort parce que plus personne ne parle d'écologie dans ce foutu pays sauf

48:41
Locuteur

quand il y a la loi elle

48:42
Intervenant

non plus des masses non je déconne en tout cas c'est la seule en avoir parlé devant Macron et donc voilà elle y croit moi je pense qu'elle a des chances en réalité de gagner cette primaire de la gauche ça dépend qui est en face ça dépend qui est en face pour l'instant tu l

48:59
Locuteur

'as

48:59
Intervenant

dit pour l'instant je vous ai donné le casting pour l'instant Fabien Roussel n

49:03
Locuteur

'y

49:03
Intervenant

va pas Raphaël Glucksmann n'y va pas Jean-Luc Mélenchon n'y va pas donc en fait c'est pas une primaire de la gauche c'est une primaire de ceux qui ne veulent pas se retrouver coincés entre Glucksmann et Mélenchon oui c'est ça non non mais

49:13
Locuteur

c'est

49:14
Présentateur

ça je suis d'accord avec toi c

49:15
Locuteur

'est-à-dire qu'on va se retrouver à une présidentielle avec

49:16
Présentateur

une grosse candidature Mélenchon une candidature Glucksmann et entre les deux au moins une candidature on

49:22
Intervenant

a bien compris que ce

49:22
Locuteur

n

49:22
Intervenant

'est pas une théoricienne de la politique Marine Tondoli évidemment et c'est ce qu

49:26
Locuteur

'on

49:26
Intervenant

lui reproche dans son parti qu'elle n

49:28
Locuteur

'a

49:28
Intervenant

pas assez investi le champ des idées en revanche par contre c'est une porte-parole qui a permis aux écologistes de dépasser le simple cadre de son électorat habituel elle parle à d'autres gens tout simplement parce que moi c'est ce qu

49:39
Locuteur

'on

49:39
Intervenant

me dit ce qu

49:40
Locuteur

'on

49:40
Intervenant

me dit beaucoup pour une fois il

49:41
Locuteur

y a

49:41
Intervenant

une écolo qui parle et on la comprend voilà ça

49:43
Locuteur

se

49:43
Intervenant

vérifie comment ça

49:44
Locuteur

?

49:45
Intervenant

après la popularité n

49:46
Locuteur

'a

49:46
Intervenant

jamais fait une élection non bien sûr mais

49:48
Locuteur

justement dans les

49:49
Intervenant

faits je veux dire sur les résultats des dernières élections qui sont en l'occurrence hors bien évidemment NFP les européennes 2024 les Verts ont quand même fracassé la gueule disons-le ils

50:02
Locuteur

ont eu le vote

50:03
Intervenant

de pitié mais littéralement les gens ont voté pour qu'ils aient des députés parce qu

50:07
Locuteur

'ils

50:07
Intervenant

se

50:07
Locuteur

disent

50:07
Intervenant

qu'ils allaient perdre 5 euros députés sinon et qu'elle allait à l'extrême droite mais c'était littéralement le vote de pitié qui a eu la liste portée par Marie Toussaint par Marie Toussaint

50:15
Présentateur

je suis très curieux du timing je comprends pas pourquoi en plein marasme budgétaire alors qu'il y

50:19
Locuteur

a

50:19
Présentateur

encore énormément d'indécisions sur ce qui va advenir de ce pays dans les mois qui viennent la possibilité d'une motion de censure d'une dissolution pour les premiers mois prochains les élections municipales etc

50:30
Locuteur

proposez-vous

50:30
Intervenant

un autre horizon peut-être ? non

50:33
Locuteur

mais peut-être très

50:34
Intervenant

prosaïque très matériel je pense que le nouvel obs en gros il sort le jeudi ça devait être qu'elle depuis un moment parce qu'elle dans son timing à sa primaire interne avant d'aller ailleurs et donc en fait dans le tempo il

50:43
Locuteur

fallait

50:43
Intervenant

qu

50:43
Locuteur

'elle

50:43
Intervenant

se déclare maintenant elle a sorti son bouquin il y a quelques semaines en gros c'est le récit quand t'es candidée à la présidentielle d'abord tu te

50:49
Locuteur

sors

50:49
Intervenant

un bouquin vous aviez

50:50
Locuteur

bien quand on vient de sortir sur le site oui j'ai entendu ce matin la radio tout va bien

50:54
Intervenant

toujours

50:54
Présentateur

candidat lui

50:55
Intervenant

étant donné donc elle sort son bouquin demain si tout va bien

50:58
Locuteur

qui

50:59
Intervenant

est décoré le bouquin c'est ça c'est la veste une veste fleurie voilà où elle raconte en fait sa vie c'est pas un bouquin programme politique c'est un bouquin je ne dirai pas qui à gauche me la décrit comme ça mais c'est en gros le récit de tous les succès de Marine Tondelier de pourquoi j'ai pleuré sur France Inter et pourquoi ma veste est belle pourquoi j'ai appelé mon fils comme ça etc c'est comme ça qu'elle est perçue aussi parmi les c'est pas un bouquin très politique mais en tout cas c'est pour mieux se faire connaître aussi des potentiels électeurs et donc dans sa stratégie électorale il fallait ensuite arriver pas trop tard dans une campagne présidentielle parce qu'elle a d'abord sa campagne interne à mener tout en essayant de l'enjamber parce que personne ne veut y participer Marine Tondelier

51:41
Présentateur

elle a pour elle d'être une figure identifiée des français ce qui n

51:44
Locuteur

'est

51:44
Présentateur

pas donné à tout le monde à gauche et encore moins chez les écologistes donc voilà il y avait Yannick Jadot qui a un petit peu disparu depuis Marie Toussaint n

51:51
Locuteur

'a

51:51
Présentateur

jamais vraiment réussi à percer pendant la campagne des élections européennes donc voilà Marine Tondelier ils ont trois figures les écolos et

51:59
Intervenant

c'est la

51:59
Locuteur

grande réussite

52:00
Intervenant

de Marine Tondelier depuis qu'elle a été élue secrétaire nationale c'était Sandrine Rousseau et Yannick Jadot c'est

52:04
Locuteur

-à-dire

52:04
Intervenant

les deux qui polarisaient le débat chez les écolos les deux bornes un plutôt vers le centre et l'autre qui tirait plutôt vers la gauche radicale et donc Marine Tondelier son objectif et c'est ce qu'elle a réussi à faire en sorte d'incarner la parole des verts là où en fait c'était ces deux extrêmes entre guillemets c'est le mauvais mot que j'ai utilisé mais en gros c'est ces deux bornes qui monopolisaient la parole et donc c'est la grande réussite et c'est aussi pour ça du coup qu'elle a réussi à percer le mur du son magnétique parce qu'en fait elle fait l'interview de l'Obs mais Marine Tondelier hier soir elle fait le 20h de TF1 quand même c'est pas rien le 20h de

52:35
Locuteur

TF1

52:36
Intervenant

parce que nous on peut lever les yeux quand on y pense mais

52:41
Locuteur

en fait il invite des gens

52:42
Intervenant

qui sont connus dans le débat public donc c'est aussi un signe quand même quand un responsable politique est invité au JT de 20h pour faire l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle

52:52
Présentateur

ce sera intéressant à suivre en tout cas cet exercice de primaire dont nous ne connaissons toujours pas les contours ni le calendrier ce sera en

52:58
Locuteur

décembre

52:58
Présentateur

on saura

52:59
Locuteur

en décembre prochain il y a un truc qu'on

53:01
Intervenant

sait déjà c'est que c'est François Ruffin qui va la gagner

53:04
Locuteur

c'est ce qu'il a dit c'est ce qu'il a dit

53:05
Présentateur

il l'a dit notez

53:07
Locuteur

-le bien c

53:07
Intervenant

'est

53:09
Locuteur

au moins

53:09
Intervenant

ça

53:10
Locuteur

il l'a dit mais ça sera

53:11
Intervenant

intéressant

53:11
Locuteur

il n'y avait

53:11
Intervenant

pas

53:11
Locuteur

de

53:11
Intervenant

génocide à Gaza puis après il dit qu'il y

53:13
Locuteur

avait

53:13
Intervenant

un génocide à Gaza aussi

53:13
Locuteur

il

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Intervenant

a dit beaucoup de

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Locuteur

choses

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Présentateur

j'attire votre attention sur le fait que probablement pas pour participer à cette primaire mais sur le plateau de Brexit la semaine dernière on recevait Yann Brossat porte-parole du parti communiste qui n'a pas exclu que Fabien Roussel se range derrière une autre candidature à l'élection présidentielle

53:27
Locuteur

donc

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Présentateur

l'autonomie du PCF ce n

53:29
Locuteur

'est

53:29
Présentateur

pas certain qu'il refasse le coup on verra

53:31
Locuteur

on verra ce n'est pas exactement

53:33
Intervenant

ce que disait Fabien Roussel à la fête de l'Huma non

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Locuteur

ce n'est pas ce que disait Fabien Roussel il

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Intervenant

a dit pour être totalement qu'il ne voulait pas participer à une primaire ça oui ça c'est vrai mais est-ce que pour autant il sera candidat envers et contre tout ça dépendra du vote des militants communistes parce qu'en l'occurrence les militants communistes ont

53:50
Locuteur

la

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Intervenant

voix au chapitre dans le parti ce n

53:53
Locuteur

'est

53:53
Intervenant

pas le secrétaire national qui décide tout seul et donc voilà il y

53:58
Locuteur

a

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Intervenant

un congrès prévu en

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Locuteur

juillet 2026 donc la décision sera tardive

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Intervenant

la plus grande inconnue à ce jour c'est qui va se présenter chez LFI

54:07
Locuteur

c

54:07
Présentateur

'est vrai ça

54:10
Intervenant

c'est

54:11
Locuteur

il

54:11
Présentateur

y

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Locuteur

aura peut

54:12
Présentateur

-être une primaire

54:13
Locuteur

je

54:14
Intervenant

ne sais pas

54:14
Présentateur

il y aura peut-être une primaire avec

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Locuteur

des votes

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Présentateur

on attend tout ça avec impatience