🔴 En direct I Conférence de presse d'Hélène Laporte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Sur les pesticides : position et écart de réglementation entre Europe et France ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quelles sont vos lignes rouges pour voter ce texte ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Sur les amendements de suppression du gouvernement (eau) : précisions ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Position possible d'abstention malgré des mesures utiles ?
- 25:00OuverteRéponse partielle
Réaction à la déclaration de Macron sur la consigne des bouteilles plastiques ?
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Bonjour à tous et merci beaucoup d'être venu. Alors, vous savez qu'aujourd'hui, on a le projet de loi d'urgence pour la protection de la souverainetéat agricole, hein, qui va faire son entrée dans l'hémicycle pour être examiné en sens public. On l'a déjà vu en commission il y a 15 jours de cela.
C'est un texte qui était particulièrement attendu. On nous en parle depuis plusieurs mois, mais on sait très bien que depuis plusieurs années, l'agriculture, elle traverse une crise profonde. On a eu plusieurs textes.
Là, on a un texte que la que le gouvernement qualifie d'urgence mais pourtant on s'est rendu compte dès le départ que l'urgence, elle était pas au rendez-vous au niveau des propositions. Il y a un fait anecdotique mais qui est quand même révélateur. Madame Jeunevar n'était pas là au début du texte, ni monsieur div.
Il y avait h députés du bloc central, un seul député des républicains quand tous les députés du Rassemblement national étaient présents. Donc notre ligne, elle a été simple, c'est-à-dire on voulait améliorer le texte partout, c'était possible, mais on était quand même lucide sur les limites profondes parce qu'on sait très bien, il faut le dire clairement, que ce texte avant tout un texte de communication politique et on a déjà connu cela. Il y a 2 ans, il y avait la loi d'orientation agricole qui était présentée comme la grande réforme avec monsieur Fenu.
Ça a duré 3 semaines. Au final, on a couché de quoi ? d'un principe de souveraineté alimentaire qui est certes important mais qui n'a pas permis aux exploitations agricoles d'aller mieux.
Et aujourd'hui, les sujets réellement urgents sont évacués du débat. Le meilleur exemple bien évidemment c'est celui des phytosanitaires. Il y a aucun article qui ne traite de l'adaptation du cadre français en matière phytosanitaire alors même que la France applique aujourd'hui les règles les plus restrictives au monde.
Je prends bien sûr l'exemple de la CAMI Prix qui autorise en Europe jusqu'en 2033 alors qu'en France on ne peut pas l'utiliser. Des amendements avaient été déposés pour quatre filières seulement à savoir la noisette, la pomme, la betterave sucrière et la cerise en commission des affaires économiques. Ils ont été jugés irrecevables.
Alors où je vous parle, j'attends encore de voir la recevabilité de ces amendements au niveau de la science publique puisqu'ils ont été déposés à nouveau par notre groupe. Donc on est de nouveau confronté à une situation absurde, c'estd qu'on interdit dans nos champs mais pas dans nos assiettes. Donc non seulement le gouvernement a refusé de traiter ce sujet mais il a volontairement empêché tout débat parce que ce qu'on voulait c'est qu'on puisse en débattre clairement.
Il y a eu bien évidemment la pétition contre la loi du plomb mais qui honnêtement n'a pas donné grand-chose. Là en ce qui concerne ces amendements, le débat était verrouillé et c'est une nouvelle démonstration du mx avec lequel le gouvernement traite les préoccupations du monde agricole. Pourtant, malgré l'insuffisance du texte, on a choisi de mener le combat en commission pour obtenir des améliorations concrètes et on a plusieurs avancées qui ont été adopté.
Nous allons être très très vigilants de voir que ces avancées puissent être maintenues au niveau de la séance publique. On a d'abord renforcé l'article 2 relatif aux importations de denré contenant des résidus de substance interdite. C'est-à-dire que dans la version initiale, le texte prévoyait que les importations ne pourraient être suspendues que s'il était évident que les résidus représentaient un risque sérieux pour la santé humaine ou animale.
Alors, je vous avoue qu'on a pas trop compris ce que veut dire évident, c'est-à-dire que soit c'est dangereux, soit ça l' pas. Donc nous, on a obtenu la suppression de cette condition pour permettre un blocage immédiat et systématique des importations concernées. On a également fait adopter un dispositif qui impose un rapport sur les distorsions de concurrence subies par les productions agricoles des outresemes du fait de l'utilisation dans les pays tiers de substances interdites en Europe.
On va continuer à défendre en séance ce renforcement de cet article pour continuer d'interdire les importations qui proviennent de pays incapables de garantir que des substances interdites n'ont pas été utilisées dans la production. Aujourd'hui, on sait très bien que les contrôles aux frontières sont insuffisants, que certaines substances sont utilisées à l'étranger et qu'il ne laisse, on veut être sûr en fait qu'aucun résidu détectable dans les produits finis. D'ailleurs, il y a eu l'affaire récente des beauvins traités à l'Austradiol qui a circulé sur le marché européen entre 2024 et 2025.
Et ça c'est un exemple de ce justement pour lequel on se bat et ce qu'on ne veut plus pour notre marché français. Seconde dans une deuxième dans une deuxième partie, on a obtenu des avancées importantes sur l'article 4 relatif à la restauration collective. Alors, le texte prévoit désormais que les cantines publiques seront approvisionnées avec des produits issus de l'Union européenne ou de l'espace économique européen.
On a renforcé ce dispositif tout d'abord en limitant l'approvisionnement en produits transformés aux seuls aliments dont l'ingrédient principal est produit dans l'espace européen. Parce qu'on connaît très bien l'exemple de la salade de fruits où les fruits viennent partout dans le monde. Il y a marqué élaboré en France ou en Europe alors qu'en fait il n'y a rien de chez nous.
On va défendre également sans la limitation de ces dérogations, une part très minoritaire soit 10 % de l'approvisionnement. On a aussi permis de péréniser l'éligibilité des exploitations engagées dans une certification environnementale de niveau 2 au titre des objectifs égalime. C'est une mesure importante pour de nombreux producteurs français qui sont engagés dans une démarche progressive de transition environnementale.
Sans cela, il y a beaucoup d'exploitations qui auraient perdu des débouchés dans la restauration collective. D'autres objectifs de fond, il reste un changé. On veut privilégier massivement les produits français dans la commande publique à hauteur de 80 % comme vous le savez.
C'est ce que nous avons dans le programme du Rassemblement national. Troisièmement, nous avons soutenu les mesures relatives au stockage de l'eau. Les articles 5 et 6 permettent la mise en place de plans de développement du stockage d'eau à destination agricole ainsi que des procédures dérogatoires pour certains ouvrages.
Ces mesures elles restent insuffisantes au regard des besoins réels, mais elles vont dans le bon sens. Vous souvenez tous des grandes inondations qu'on a eu dans plusieurs départements de la France au mois de janvier. Si on avait capté l'eau, peut-être qu'on aurait de quoi répondre aux sécheresses qui vont arriver certainement cet été.
D'autres pays européens l'ont fait. Les articles 5 et 6 vont dans le sens de l'eau, mais j'ai des collègues qui en parleront par la suite. Là par contre, je viens d'apprendre que le gouvernement souhaite que nous votions les amendements de suppression pour qu'après ce soit débattu au Sénat.
Bien évidemment, nous ne le ferons pas. Il y a des dispositions qui sont intéressantes dans ces articles. Nous ne voterons pas les amendements de suppression.
On a obtenu aussi des avancées importantes sur les articles 15 et 17. Alors l'article 15, il concerne les politiques de lutte contre les maladies animales et végétales. Vous vous souvenez aussi du fiasco récent de la gestion de certaines crise sanitaire notamment celle de la dermatose nodulaire contagieuse.
Madame Grangier avait été rapporteur justement sur une mission, elle pourra vous en parler par la suite. Cela montré les limites du système actuel et on a obtenu que le délai accordé au gouvernement pour légiférer soit réduit de 12 à 6 mois afin d'accélérer la réforme. Alors là encore quand on propose un délai de 12 à 6 mois, j'avais la ministre qui n'était pas d'accord sur ce délai me disant que 6 mois c'est trop tôt mais dans 12 mois l'élection présidentielle sera là.
Madame la ministre sera certainement plus là. Au bout d'un moment on a plus le temps d'attendre et c'est vrai qu'on nous vend on s'en rend compte un calendrier hypothétique que nous n'avons pas. Cela va avec la le courrier de monsieur le cornu qui explique qu'il y aura un texte sur les phyosanitaires.
Mais moi je lui demande à quel moment. On sait très bien qu'il va y avoir bientôt la suspension après les élections sénatoriales. Après, on va enchaîner avec les textes budgétaires et après on sera dans la présidentielle quand en même temps et c'est le problème de la Macronie, madame Jeunevar nous explique que ce sera le grand texte de l'agriculture.
Alors que le grand texte de l'agriculture, c'est justement en parlant des phytosanitaires qu'on aurait pu parler de grand texte de l'agriculture. On a également l'article 17. l'article 17, il est très important parce qu'il habilite le gouvernement à créer un régime administratif spécifique pour les élevages.
Aujourd'hui, les éleveurs français, on le sait, subissent des contraintes administratives et environnementales qui sont sans équivalents chez nos voisins européens. Les procédures ICPE sont longues, lourdes, souvent décourageantes et pendant ce temps-là, les importations progressent. La consommation de viande de volailler 2 augmente fortement en France, mais cette hausse, elle bénéficie principalement aux importations.
Sur les deux premier mois de 2026, les importations de volaill ont encore augmenté de 10 %. Et même chez nous, la filière porcine qui était historiquement autosuffisante dans notre pays, elle a connu cette année un bondissement des importations hors Union européenne de + 12 %. En commission, on a obtenu une victoire particulièrement importante.
C'est un amendement du Rassemblement national d'interdire au gouvernement de surtransposer le droit européen dans son dans son ordonnance. On voit bien ce que donne les sur transposition pour nos agriculteurs. Vous le savez qu'on est les la championne du zel lorsqu'il s'agit d'adapter à notre droit interne les prescriptions de Bruxelles.
Donc on veut des garanties claires pour que nos éleveurs ne soient pas soumis à un cadre normatif inique les maintenant dans la concurrence déséquilibrée qu'ils connaissent aujourd'hui. Et c'est un point qui n'est pas négociable. Alors sur cette sur cet amendement et sur cet article, je me suis aperçu que la ministre a déposé un amendement de suppression.
Donc, il faudra qu'elle explique si elle est pour les surtranspositions parce qu'on ne peut pas être en photo avec les agriculteurs et dire qu'on veut protéger notre agriculture française et à côté de ça être contre les surtranspositions avec l'Europe. Ensuite, on a les articles 19 et suivants qui concernent les relations commerciales entre les agriculteurs, les industriels et les distributeurs. L'article 21 qui généralise des tunnels de prix déjà en vigueur pour la viande bovine, les contratscadres conclus entre le producteur et son acheteur doivent impérativement comporter un prix minimum. et un prix maximum qui ne peut être inférieur aux indicateurs de coût de production retenu par les interprofessions.
Et là encore, nous avons enrichi le texte en sanctionnant à l'article 19 bis les certaines pratiques abusives de la grande distribution pour forcer la renégociation des prix à la baisse et on le sait, cela finit toujours par porter préjudice à nos agriculteurs. En conclusion, on a un texte malheureusement qui est insuffisant au regard de la gravité et de l'urgence de la la crise agricole. On a plusieurs dispositions utiles dont la majeure partie résulte de notre volonté d'améliorer le texte en commission.
De la conservation de ces acquis dépendront notre position globale. À l'heure actuelle, on ne sait pas si on sera sur une abstention. On votera pas contre, mais peut-être qu'on s'abstiendra sur ce texte.
Je voudrais soulever aussi un dernier point, certes sans lien direct avec ce texte, mais qui a tout d'une urgence agricole majeure pour le coup. l'accès aux engrais azotés dans le contexte de la crise internationale qui a vu leur coût exploser. Crise gravement aggravée par l'entrur du MACF au début de l'année.
Un mécanisme de taxation de la Commission européenne refuse obstinément de suspendre. Encore, il y a une tribune qui indique qu'il n'y aura pas de retour en arrière mais le prix de ces engrais pourrait augmenter de 150 à 350 € la tonne si 2034. Bref, on va là aussi droit dans le mur pour nos agriculteurs.
Donc si vous le souhaitez, on va répondre à nos vos questions. Donc sont ici présents. Euh j'avais monsieur Shrek pour l'exposition relative à l'eau, mais je sais pas qui prendra la suite sur l'eau.
Monsieur le bourgeois pour les articles traitants de la négociation commerciale. Monsieur Martin sur la question des engrais du MACF et sont également référents pour notre groupe sur les différents articles. Monsieur Gibert sur l'article 3, monsieur Webbert sur le 4, monsieur Blairry pour l'article 7, monsieur Humbert pour l'article 8, monsieur Manier pour les articles 9 et 10, monsieur Gabaron pour l'article 11, monsieur Voss pour les articles 12, 13 et 23, monsieur Tivoli pour l'article 14 et madame Grangier pour les articles 15 et 16.
Et moi, je reste référente sur le 1, le 2, le 17 et le 18. Je vous remercie. Donc, y a-t-il des questions ?
Monsieur euh re bonjour pour sur les AC enfin sur les pesticides. Est-ce que vous pouvez juste repréciser votre position et l'écart de temps pouralité entre l'Europe et la France s'il vous plaît ? Ben jusqu'à présent enfin là cami est autorisé en Europe jusqu'en 2033.
En France ce n'est plus autorisé et on se retrouve dans des impasses pour plusieurs filières. La filière noisette, on a perdu 65 % de la production il y a 2 ans par rapport au balance diabolique. Quand vous faites un peu le tour euh des exploitations, que ce soit la pomme, que ce soit la noisette, la betterave sucrière ou la cerise, alors la serise, on nous propose bien évidemment de mettre des filets mais on multiplie par deux ou trois les coûts de production et c'est pas trop tenable. et nous et à côté de ça, on continue des importations de ces de ces différents produits qui eux ont subi euh des la leur production avec l'acétamiprite.
C'est-à-dire qu'on va consommer dans nos assiettes ben tout ce qu'il y a avec euh différentes molécules. Par contre, moi en France, on ne peut pas. Et d'ailleurs, je je je fais une petite aparté.
La la coopérative par exemple Coqui en lotégaron, elle est obligée maintenant d'importer aussi des noisettes pour pouvoir continuer à exister en attendant que le gouvernement entende le fait qu'il faut trouver une solution. Alors bien sûr, il y a d'autres procédés he qui sont en cours d'élaboration. Il y a les insectes stériles mais qui ne sont pas encore assez efficaces pour permettre d'être sans la cétamie prix.
Donc nous pour ne pas être rejeté et retoqué par le Conseil constitutionnel, on a pris bien évidemment en considération leurs demandes, notamment par rapport aux filières bien précises à quand il y aurait ces traitements pour ainsi passer pour le Conseil constitutionnel. Et je m'étonne quand même de savoir et d'entendre que ces amendements vont être déposés au Sénat et il n'y aura pas de problème. Et ici à l'Assemblée nationale pour l'instant aux commissions, ils ont été déclarés irrecevables et j'attends de savoir si au niveau de la science publique, ce sera la même chose.
Merci. Bonjour madame la Porte. Est-ce que vous pouvez résumer vos exigences, vos lignes rouges pour que le groupe Rassemblement national vote ce texte ?
Je vous ai fait un petit peu le compte-rendu de toutes les victoires qu'on a eu en commission. On veut les mêmes. C'est-à-dire que quand je vois que sur l'article 17, madame Jeunevar veut revenir sur le fait que euh au niveau des surtranspositions, elle mettra un amendement de suppression alors que c'est quelque chose qu'on a gagné en séance en commission.
Ça c'est quelque chose, c'est une ligne rouge pour nous. Et ils ont besoin, je pense quand même du vote du groupe Rassemblement national. Donc toutes ces lignes rouges, c'est conservé ce que nous avons obtenu en commission.
Bonjour Lucy Obour pour la FP. Vous avez parlé de d'amendement de suppression que le gouvernement voudrait que vous Est-ce que vous pouvez repréciser sur quoi c'est que vous voulez ? C'était au niveau de l'eau.
Je peux vas-y. Madame Jeunevar a a a déposé en fin de compte a demandé à ce qu'on rejette les articles 5 et 6 qui sont sur l'eau. Alors certes, on a eu quelques avancées dessus.
C'est pas encore comme disait tout à l'heure Hélène, on a on a on veut faire des réserves d'eau au moment où il y a des inondations qu'on a pu le voir surtout au moment de de l'été quand il y aura la sécheresse. On avait réussi à obtenir sur un vote justement si les réserves colinaires qui sont très importantes parce qu'il faut savoir qu'au moment de l'hiver, c'est là qu'on a beaucoup avec les fondes des neiges où on peut récupérer de l'eau pour éviter qu'elle parte à la mer de façon à la récupérer pour l'été et avoir un stock d'eau. Donc c'est vrai que comme disait Hélène, on ne votera pas ces amendements de de suppression sur le 5 et le 6 parce qu'il y a une avancée et on a besoin de ces articles aussi.
Les agriculteurs ont besoin de de ces réserves d'eau justement pour eux l'été et surtout en tout ce qui concerne le lin, le maïs où c'est demande beaucoup de d'eau. Donc il faut garder ces ces articles 5 et 6. Et sur votre position possible d'abstention, est-ce que vraiment c'est possible pour vous de vous abstenir sur ce texte que qui contient, vous l'avez dit malgré tout, certaines certaines mesures utiles pour les agriculteurs ?
Oui, parce que les mesures dont je vous parlais sont des mesures qu'on a apporté, que le groupe RA national apporté et pour lesquelles on a eu des avis favorables en commission. Si il y a des amendements de suppression sur tout ce qu'on apporte en commission et tout ce qui a été accordé, je vois pas l'intérêt honnêtement de soutenir ce texte. Dedans, il y a déjà pas grand-chose.
Si on supprime les dispositions sur l'eau, sur les ICP, on n'arrive pas à trouver non plus un terrain d'entente euh je veux dire sur la prise en charge également des différentes maladies. S'il y a il y a déjà rien sur les phytosanitaires, on en a parlé dès le départ. Je veux dire, il reste quoi ?
On peut pas garder non plus un texte de loi d'urgence de souveraineté agricole. J'avais d'ailleurs demandé à ce qu'on modifie le texte. Ça aurait pu s'appeler mesure pour le monde agricole, mais ça n'a rien du loi d'urgence.
Et aussi par expérience, puisqu'on est élu, c'est pas notre premier mandat pour la la plupart d'entre nous, je veux dire, on nous a déjà baladé pendant le texte sur la loi d'orientation agricole qui était vraiment quelque chose waouh fabuleux qui a duré 3 semaines. Au final, il y a rien du tout. Puis vous allez vraiment voir toutes les exploitations, les agriculteurs disent toujours la même chose.
On ne s'en sort pas. Alors certes, il y a des petits pansements, il y a les prêts garanties par l'État, mais ça sert à quoi ? Ça sert finalement à endetter plus qu'autre chose les agriculteurs parce que si on ne résout pas les problèmes de départ et bien les exploitations elles continuent avec le même fonctionnement avec cette concurrence desloyales avec une Europe qui bouffe notre agriculture française non il faut qu'il y ait vraiment des mesures.
Donc nous sincèrement hein la le fait de l'abstention c'est quelque chose c'est pas une menace en l'air. On a eu des avancées si elles sont pas maintenues. On fera pas le plan de communication ni de madame Jeunevar, ni des Républicains, ni de monsieur Duplomb qui au demeure très sympathique.
Mais notre rôle à nous, c'est de travailler pour les agriculteurs, c'est pas d'avancer les uns ou les autres. Et puis il y en a marre sincèrement d'avoir cette cette fausse posture. C'est-à-dire que tout le monde, tous les députés des autres groupes, on les voit toujours, on veut sauver les agriculteurs, mais il n'y a pas de mesure concrètes et chaque fois qu'il y a quelque chose pour les aider, quand je vois tous les blocs de gauche qui ne veulent même pas regarder au niveau des phytosanitaires alors qu'ils savent très bien qu'on en consomme quand ils mangent leur Ferrero Rocher avec leurs noisettes qui viennent de Turquie.
Donc arrive un moment, il faut dire les choses vous et il faut assurer et assumer aussi les positions qui sont les leurs. Bonjour madame la porte, Julien Fautrael. Une petite question d'actualité.
Emmanuel Macron a relancé le débat sur la consigne des bouteilles plastiques. Euh on sait que les collectivités locales, ils sont posées parce qu'elles dire profit de la revente. Qu'est-ce que vous avez à réagir à à déclaration ce matin du chef de l'État ? comme vous dit déclaration du chef de l'État sur les bouteilles plastiques.
Je veux dire ça ça en fait tout est déjà je trouve dans la question dans le texte. Vous voyez la mesure d'urgence agricole, elle est où vous ? Non mais au bout d'un moment alors c'est comme le texte il va être étudié de manière un peu baroque, c'est-à-dire que il va être entrecoupé de plusieurs textes.
Au départ, on devait être sur une semaine avec une continuité des séances. Là ce qui se passe, c'est que bon, il y a le texte sur la Nouvelle-Calédonie qui est très important aussi. Je ne reviens pas là-dessus, c'est même pas le débat, mais il va y avoir des niches parlementaires.
Il y a un texte sur l'assurance chômage. Je la continuité, elle est difficile à faire. Et là, ben Emmanuel Macron, il pourrait parler aussi du projet de loi d'urgence.
Il y a quand même eu beaucoup d'agriculteurs qui sont venus sur Paris, qui sont de l'agriculture, qui sont à Bruxelles aujourd'hui pour parler du prix de l'engrais et il nous parle des bouteilles en plastique. Ça va avec le chef de l'État en fait. Voilà.
Non. C'est
Hélène Laporte