Présidentielle 2027: «Seul Glucksmann permettra de gagner contre le RN», assure Pierre Jouvet, secrétaire général du PS
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Bonjour Pierre Jouvet.
- 0:02OuverteRéponse directe
Bienvenue sur RFI, on vient de l'évoquer pour la première fois de son histoire. Le PS n'aura donc pas de candidat à l'élection présidentielle.
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez l'effacement du PS comme l'a suggéré hier Ségolène Royal ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Olivier Faure sort affaibli de cette défaite. Est-ce qu'il peut rester à la tête du parti et soutenir la campagne d'un Raphaël Glucksmann ?
- 2:54RelanceRéponse directe
Pour gagner face à l'extrême droite, seul le bulletin de Raphaël Glucksmann sera le bulletin efficace ?
- 3:50ComplaisanteRéponse directe
On entend votre appel et on mesure aujourd'hui, à quel point ça ne va pas être facile.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Raphaël Glucksmann est le candidat du PS, de place publique et de la gauche républicaine et socialiste qui ont participé à cette primaire. »
- 0:40Invité politiqueFait
« En tant que numéro 2 du PS, Raphaël Glucksmann est le candidat socialiste à l'élection présidentielle. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Personne dans cette primaire n'a porté ni la volonté d'effacement derrière Jean-Luc Mélenchon, ni une volonté d'alliance avec lui. »
- 3:00Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui la personnalité qui attire le plus de rejets et qui amène le plus de craintes dans notre pays. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Vous ne voulez plus du macronisme qui a abîmé ce pays depuis dix ans. »
- 3:36Invité politiquePromesse
« Le vote pour Raphaël Glucksmann à l'élection présidentielle sera le vote qui permettra de créer cette grande alternance dans notre pays. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, ses gouvernements successifs de Gabriel Attal à Édouard Philippe ont profondément abîmé ce pays. »
- 6:05Invité politiqueFait
« On voit la capacité de désindustrialisation que Emmanuel Macron a laissé entrer dans ce pays. »
- 6:23Invité politiqueFait
« On voit aujourd'hui les manifestations lycéennes et on voit dans quel état notre école publique est mise depuis dix ans. »
Temps de parole
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Bonjour Pierre Jouvet.
Bonjour Madame.
Bienvenue sur RFI, on vient de l'évoquer pour la première fois de son histoire. Le PS n'aura donc pas de candidat à
l
'élection présidentielle. Raphaël Glucksmann a littéralement écrasé le match de la primaire hier face à Olivier Faure. Au-delà de la déception dans votre camp, Pierre Jouvet, est-ce que vous craignez l'effacement du PS comme l'a suggéré hier Ségolène Royal qui a été elle-même sèchement battue
?
Non, Raphaël Glucksmann est le candidat du PS, de place publique et de la gauche républicaine et socialiste qui ont participé à cette primaire.
Je
vous le dis de manière très claire, en tant que numéro 2 du PS, Raphaël Glucksmann est le candidat socialiste à l'élection présidentielle. Et maintenant, c'est une grande bataille qui s'ouvre, qui va être une bataille compliquée, vous l'avez rappelé dans votre reportage précédemment. Et c'est à nous, autour de notre candidat Raphaël Glucksmann, d'aller convaincre les Françaises et les Français que c'est la bonne orientation pour les cinq années qui viennent pour notre pays.
Olivier Faure sort affaibli de cette défaite. Est-ce qu'il peut rester à la tête du parti et soutenir la campagne d'un Raphaël Glucksmann qui, contrairement à vous,
est
bien balé, ce matin encore, toute idée d'alliance avec la France insoumise
? Mais
vous savez, je crois qu'il y a plusieurs éléments dans votre question et surtout un faux débat qu'il faut régler. La première chose, c'est qu'hier, c'était une primaire, ce n'était pas un congrès du PS. Olivier Faure est premier secrétaire du PS, élu par les militants, il est légitime et il restera premier secrétaire du PS. Je pense qu'il ne faut pas rentrer dans des sujets qui n'intéressent que quelques politiciens qui voudraient rejouer en permanence des jeux d'appareils ou de structures. Nous avons un candidat à
l
'élection présidentielle, il s'appelle Raphaël Glucksmann. Olivier Faure est premier secrétaire du PS et désormais, tout le PS travaillera au service de la candidature de Raphaël Glucksmann. Il y
a
un élément essentiel dans ce que vous dites,
la
question des alliances électorales.
Avant
de parler d'alliances électorales, on doit d'abord parler de la question présidentielle. Il ne vous aura pas échappé, il n'a échappé à personne que Jean-Luc Mélenchon était candidat à
l
'élection présidentielle face à Raphaël Glucksmann. Et que notre objectif, il est d'incarner une gauche écologiste, socialiste qui refuse la fatalité d'une arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Et donc Jean-Luc Mélenchon, dans cette élection, est un candidat. Et personne dans cette primaire n'a porté ni la volonté d'effacement derrière Jean-Luc Mélenchon, ni une volonté d'alliance avec lui. Il y avait des divergences d'approche sur le rassemblement de la gauche et des écologistes et qui a toujours été le rassemblement de la gauche et des écologistes et de la gauche non-mélenchoniste que nous devrons convaincre.
Parce qu'aujourd'hui, une fois que la primaire est passée, il faut s'adresser plus largement aux Françaises et aux Français, au peuple de gauche, et lui dire une chose très simple.
Pour gagner
face à l'extrême droite,
pour
gagner face à l'extrême droite, seul le bulletin de Raphaël Glucksmann sera le bulletin efficace. Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui la personnalité qui attire le plus de rejets et qui amène le plus de craintes dans notre pays. Il condamne la gauche à l'isolement
et
à la défaite. Et moi, ce que je veux dire aux femmes et aux hommes de gauche, aux écologistes qui
nous entendent... Aux insoumis surtout,
venez chez nous, c'est ça.
Et
je dis, moi, d'abord et avant tout, au peuple de gauche et aux Françaises et aux Français, vous ne voulez plus du macronisme qui a abîmé ce pays depuis dix ans et donc vous ne voulez ni de Gabriel Attal, ni d'Edouard Philippe,
dit de
je ne sais quel successeur d'Emmanuel Macron. Vous ne voulez pas de l'extrême droite. Eh bien, le vote pour Raphaël Glucksmann à l'élection présidentielle sera le vote qui permettra de créer cette grande alternance dans notre pays, qui permettra de mettre en œuvre la justice sociale, la transition écologique dont la France a besoin et qui permettra d
'apaiser
un pays qui est en ébullition.
On entend votre appel et on mesure aujourd'hui, à quel point ça ne va pas être facile. Raphaël Glucksmann pointait d'ailleurs ce matin du doigt à LFI après avoir été hué par des militants insoumis, enfariné également hier soir, même si on ne sait pas s'il s'agit sur ce fait d'un militant LFI. On voit également les écologistes, en tout cas certains dirigeants écologistes, pas très enthousiastes, Marine Tandelier qui dénonçait le repli que constitue la victoire de Raphaël Glucksmann. Ce rassemblement, il commence dans la difficulté.
– Mais
rassembler, c'est toujours difficile. Vous savez, moi je suis un partisan du rassemblement de la gauche et des écologistes, et je travaille au quotidien, comme c'est le cas d'Olivier Fort, avec Marine Tandelier, avec nos partenaires communistes, avec tous les écologistes. Et on sait que rassembler, c'est toujours difficile. Nous avions installé une volonté de rassemblement avec François Ruffin, Clémentine Autain, Marine Tandelier, pour avoir un candidat commun de la gauche et des écologistes. Mais moi je souhaite que cette éventualité-là demeure demain. L'élection présidentielle, elle n'est pas demain matin, elle est dans plusieurs mois.
Et donc maintenant, c'est à nous de convaincre sur un projet de transformation sociale et écologique que Raphaël Glucksmann est le candidat le mieux placé pour représenter tout cet espace politique de gauche.
Il
y a besoin de cette alternance en France et nous devons maintenant mettre toutes nos forces dans cette bataille politique qui s'ouvre.
Raphaël Glucksmann, qui n'exclut pas complètement de tendre un jour la main au centre, possiblement même à Gabriel Attal, ce sont des choix que vous pourriez soutenir
?
Non, mais j'ai toujours entendu d'ailleurs Raphaël Glucksmann dire l'inverse. Et d'ailleurs,
vous
allez rappeler que Gabriel Attal, dans une tentative de bouée de sauvetage, il avait fait une main tendue la semaine dernière à Raphaël Glucksmann, que Raphaël Glucksmann a repoussé de manière immédiate. Vous savez, je vous le redis et nous sommes convaincus de ça et je suis certain que Raphaël Glucksmann portera évidemment cette ligne pendant la présidentielle. Il n'y a pas
d
'avenir
pour
une continuation du macronisme dans ce pays. Emmanuel Macron,
ses
gouvernements successifs de Gabriel Attal à Édouard Philippe
ont
profondément abîmé ce pays. Vous parliez juste avant de m'interviewer de la question industrielle en France. Je vais cet après-midi au salon de l'auto. Quand on voit la capacité de désindustrialisation que Emmanuel Macron a laissé entrer dans ce pays, l'incapacité de se protéger, d'avoir une voix forte en Europe pour éviter cette désindustrialisation qu'on est en train de connaître,
je
peux prendre ces exemples dans tous les cas de figure. On voit aujourd'hui les manifestations lycéennes et on voit dans quel état notre école publique est mise depuis dix ans. Donc aujourd'hui, on doit changer en profondeur ce qui a abîmé notre pays et ce n'est pas avec des macronistes que nous le ferons. Donc nous allons faire cette campagne en parlant à tous les Français, quel que soit leur vote par le passé,
pour les convaincre.
On l'a bien entendu avec les macronistes. Merci Pierre Jouvet. Bonne
journée. Merci à vous.
Bonne journée. Retrouvez l'intégralité des podcasts RFI sur l'application RFI Pure Radio.
Pierre Jouvet