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Podcast / conversationPhilippe de Villiers· 25 juillet 2025 51 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalJustice

Face à Philippe de Villiers | Les meilleurs moments #5 | 25 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « Le pays est bloqué et on sait tous qu'il est bloqué pour 2 ans. Ils le disent tous d'ailleurs. Il se passera rien. Rien ne bouge. »
  • 4:00Philippe de VilliersFait
    « En fait, l'objectif de chaque ministre, c'est de se maintenir en équilibre pour pas tomber. Vous me direz c'est déjà pas mal mais c'est les barres parallèles ça. »
  • 6:00Philippe de VilliersFait
    « Être français, c'est faire alliance avec un héritage spirituel dans lequel on puisse des modèles. »
  • 10:00Philippe de VilliersFait
    « La notion de quota, c'est l'idée sous-jacente que les femmes ne seraient pas capables par elles-mêmes, par leur propre mérite d'accéder au mandat publics. »
  • 12:00Philippe de VilliersChiffre
    « Ce n'est plus un état unitaire confédéré à l'Algérie. On parle de 6 millions ce matin chez Pascal pro Xavier Driancour parlait de 6 à 7 millions d'Algériens en plusieurs générations en France. »
  • 14:00Philippe de VilliersFait
    « La France est un acte d'amour et c'est pourquoi la France a été inventée par la charité. »
  • 16:00Philippe de VilliersChiffre
    « 33 % des juges qui sont syndiqués sont issus du syndicat de la magistrature. »
  • 18:00Philippe de VilliersFait
    « La prison doit être l'ultime recours quand tous les autres ont été épuisés. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Philippe de Villiers

Et et j'ai le plaisir d'être avec Charlotte Dornella ce soir. Bonsoir Charlotte. Bonsoir Éléot. Alors, j'imagine que vous avez regarder les dernières semaines, c'est-à-dire qu'on passe les meilleures séquences de face à Philippe Devilier. Philippe Devilier, son analyse sur la saison, ce qui est frappant, c'est qu'on va chercher dans des séquences qui datent il y a 6 7 8 parfois 9 mois et que son analyse fait écho à l'actualité du jour.

euh assez troublant, mais on a une nouvelle euh alternative et comme c'est la dernière et je le dis au aux téléspectateurs, c'est la dernière de la saison, on a décidé d'aller un peu plus loin, non pas il y a 4 5 6 7 8 9 mois seulement, mais de remonter sur les archives, les débats, les premiers combats de Philippe Devilier. On va voir, c'est des séquences absolument saisissantes euh avec des hommes politiques qui sont encore présents. Ils se sont plantés surtout mais ils ont encore présent. Et c'est très intéressant parce que parfois c'est les mêmes questions qu'on se posait il y a 30 ans et qui reviennent dans l'actualité aujourd'hui. Comme quoi les années passent n'ont pas réglé ?

Probablement le problème n'étant pas réglé continue à se poser. Voilà. Exactement. les années passent mais les problèmes restent les mêmes. Revenons à l'actualité quand même cette semaine. Cette semaine c'est la crise ouverte entre Emmanuel Macron et et Bruno Rotaillot qui a bien connu Philippe Devilier qui a grandi au côté de Philippe Devilier psychodrame sur la place publique dans un contexte où Emmanuel Macron et François Baou vous savez que c'est devenu le tandem le plus impopulaire de l'histoire de la 5e République. Et bien écoutez, c'était en juin dernier Philippe Deviler qui parlait de l'avenir d'Emmanuel Macron et pour Philippe, l'avenir d'Emmanuel Macron s'écrit en en pointiller.

Je suis venu pour dire la vérité, la vérité de mon cœur, la vérité de ce que je ressens pour la France, par amour de la France. Alors, vous m'obligez à à aller au fond des choses. Allons-y. Le pays est bloqué et on sait tous qu'il est bloqué pour 2 ans. Ils le disent tous d'ailleurs. Il se passera rien. Rien ne bouge. C'est la statue de Baudler. Je haie le mouvement qui déplace les lignes. Là, les lignes sont immobiles. Il y a pas de mouvement. On est dans les on est dans les affaires courantes, on est dans les dépenses courantes, on est dans la dette qui court après l'impôt. En fait, l'objectif de chaque ministre, c'est de se maintenir en équilibre pour pas tomber.

Vous me direz c'est déjà pas mal mais c'est les barres parallèles ça. Salto avant, salto arrière, je me maintiens et je je repousse le moment de la catastrophe. C'est je m'approche de l'abîme mais je ne regarde pas l'abîme et et j'éloigne le moment où on va y tomber. En d'autres termes, on n plus dans la politique au sens du service sacrificiel. Je me sacrifie pour les Français. On est dans l'hédonisme et le consumérisme politique comme à la grande surface. Quant à Emmanuel Macron, qu'a-t-il fait ?

Il a fait la morale aux Français en leur disant "Vous pensez de travers, vos priorités ne sont pas les bonnes." Et il a ajouté "Moi, ma priorité, moi la question centrale de mon mandat finissant, c'est le climat." Euh alors là, on peut se dire il est déconnecté, il est plus dans le réel, il est plus dans le même océan, il est plus dans les mêmes eaux. C'est-à-dire qu'il n'entend pas le cri d'appel, le cri de détresse qui monte tout le pays. Il ne voit pas le long cortège des âmes suppliantes et qui lui disent "Monsieur le président, protégez-nous." Monsieur le président, faites en sorte que la peur change de camp. Monsieur le président, on veut retourner chez nous. On n'est plus chez nous.

Monsieur le président, le pire exil pour un français, c'est pas d'être arraché à son pays. C'est de ne plus rien y trouver de ce qu'il y a aimé. Monsieur le président, faites quelque chose pour nous. Rendez-nous la France. dans l'histoire de France, y compris l'histoire récente, quand un président sent que le pays lui échappe et qu'il y a une distorsion entre lui et son peuple, il s'en va. On pense à Miran en 1924, on pense à Coti en 1958 et on pense au général de Gaulle en 1969. il s'en va. Alors moi, je m'adresse à au président de la République en lui disant ceci. Monsieur le président, vous voyez bien l'état du pays, il n'y a plus d'obéissance, d'assentiment.

Vous souffrez de ce que on appelait à Rome l'odium plbis la haine du peuple. Vous n'avez plus la main, vous ne savez plus prévenir, vous ne savez plus réconforter, apaiser. Alors, il faut partir. Et cette question Charlotte à la rentrée, elle va se poser évidemment il sera la question de la censure avec le budget, peut-être la question de la dissolution puisque depuis le juin dernier Emmanuel Macron a la possibilité mais il a utilisé toutes ses cartouches 2 ans, c'est long, peut-être trop long et la question de la démission pourrait se poser. Bah c'est-à-dire que la question s'est déjà posée pendant l'année.

On a vu bah Philippe Devillier vient de l'expliquer en long et en large pourquoi euh alors en plus pour remettre dans le contexte du 13 juin où où Philippe Deviler parle et cette semaine où on a encore vu un affrontement entre Bruno Retaillot et Emmanuel Macron. À l'époque Emmanuel Macron reproche sans citer Bruno Retaillot à certains de brainwer c'estàd de laver le cerveau des Français en leur faisant croire que le sujet de la sécurité ou de l'insécurité en l'occurrence est important. Alors qu'en effet et Philippe Devilier en parle, il est il est en train de tourner une émission sur les océans et l'avenir climatique sur le sujet précis des océans.

Donc il y a déjà cette fracture entre les deux et si la question de la démission d'Emmanuel Macron, en tout cas de son départ aujourd'hui se pose avec insistance depuis 1 an, c'est en raison 1 de la dissolution et on a vu la dissolution qui a surpris tout le monde et le résultat de la dissolution qui n'offre pas de majorité, c'est une première chose. la question de son gouvernement où le gouvernement lui-même et les ministres qui participent ont expliqué pendant les premiers mois que c'était pas du tout une cohabitation, que c'était une coproduction. Vous souvenez, on avait une infinité de mots qui étaient nés dans les esprits.

Et puis au bout de quelques mois, et c'est ce que Philippe Devinier vient de raconter, au bout de quelques mois, on se pose la question du blocage tout simplement de comment est-ce qu'on avance. Le seul moyen de ne pas passer, on va dire, par une assemblée bloquée, c'est éventuellement de compter sur les Français. Or, Emmanuel Macron a beaucoup parlé de référendum ces dernières années sans jamais acter la chose et certainement pas sur les sujets en l'occurrence qui intéressent euh les Français sur la question de la sécurité ou même la question de l'immigration. Il l'avait promis au moment des gilets jaunes. Il n'en a jamais été question.

Donc oui, cette question elle s'est posée toute l'année. Je vois pas pourquoi elle ne se reposerait pas à la rentrée d'autant que la question du budget va s'inviter. On commence avec nos archives Charlotte. Je pense aux téléspectateurs avec un face- à face et pour commencer, on va faire un face- à face Philippe Deviler, Harlem Désir. Retour vers le futur. Le sujet à l'époque, on est en 1992, c'est la question qu'est-ce qu'être français ? Vous imaginez 33 ans plus tard. Question toujours interdite, hein ? François et il a voulu se poser la question euh François Baï en début d'année 33 ans plus tard. Première séquence, Philippe Devilier qui revient sur sa définition de l'identité nationale.

Être français, c'est faire alliance avec un héritage spirituel dans lequel on puisse des modèles. On fait alliance avec cet héritage, soit parfait d'hérédité, je suis français par filiation parce que mes parents sont français, soit par un acte de la volonté mais pas comme un porteur de part d'une société anonyme mais plutôt comme Edgar Morin qui dit et c'est magnifique, il dit "J'ai pleuré à Alésia, j'ai aimé ces héros, j'ai admiré ses ses victoires, je suis devenu français par un processus d'identification." Deuxièmement, être français c'est parler français, c'est penser en français.

Puis enfin être français et c'est très important, c'est aussi important, c'est même plus important parfois selon les moments quand la France est menacé, ce qu'on appelle alors la patrie. La France est une idée morale, une idée nécessaire à la civilisation. Sa définition, je vous propose maintenant l'échange qu'ils ont eu sur la notion de l'identité nationale et cette question donc qu'est-ce qu'être français. L'identité de la France est-elle en danger ? La façon dont cette question et sa formulation, la façon dont elle est véhiculée par un certain nombre de gens, son contenu, ce qu'elle sous-entend est aujourd'hui relève aujourd'hui de l'utilisation d'une peur et d'un fantasme.

C'est-être un peu l'héritier de ces valeurs qui depuis la Révolution française ont fait le tour du monde. Ces valeurs qui sont celles de la République. Philippe Devillier n'a pas parlé de la République et je trouve ça assez singulier parce que la France c'est la République garante des libertés avec la laïcité, garante de l'égalité avec la citoyenneté, l'abolition des privilèges depuis la Révolution française, garante de la fraternité avec l'égalité sociale, la protection sociale. Moi, je vais vous dire quelque chose. Je ne fais pas commencer la France en en 80 comme Jacques Lang quand on passe de de l'ombre à la lumière. Pas non plus euh pas non plus en 1789.

Euh et je considère que les valeurs républicaines qui faisaient dire à Peggy la la mystique c'est quand on meurt pour la République, la politique c'est quand on envie. C'est une phrase profonde, superbe et d'actualité. Et bien ces valeurs républicaines, ce sont les valeurs de la France. Il y a pas il y a eu des saisures, il y a eu des fractures, mais finalement on les retrouve ces valeurs de la France. Les valeurs de la respublica de la chose publique, on peut les énumérer en trois phrases. Les valeurs institutionnelles, la séparation des pouvoirs cheramontesqueux. Il y aurait beaucoup à dire en ce moment sur la séparation du pouvoir judiciaire.

La distinction du temporel et du spirituel, du religieux et du politique. Ça c'est une vieille notion occidentale et en particulier française. Voilà pour les valeurs institutionnelles, valeurs civiques. J'ai regardé moi le entre guillemets le catéchisme de Jules Ferry et il dit quatre choses. Il dit respect des familles. La famille on en parle plus aujourd'hui. J'espère que ce soir on va en parler à propos de la démographie parce que l'identité française elle est menacée parce que la France ne fait plus d'enfants.

Et je ne vois pas comment on pourrait résoudre les problèmes de l'immigration s'il y a plus d'enfants français car ce sont les enfants français qui intègrent qui assimilent les petits enfants. d'ailleurs enchaîn si vous le souhaitez sur trè troisièmement toujours féri les valeurs républicaines enseigné dans l'instruction publique à l'école le l'enracinement du patriotisme dans l'histoire de France ça lui était très attaché et enfin la vénération de ce qu'il appelait la vénération des symboles c'est-à-dire la Marseillaise le drapeau et les modèles. Et puis enfin les valeurs morales.

Il y a des il y a des lexicologues, des spécialistes des mots qui ont étudié les lettres envoyées par les soldats de 141 à toute leur famille en France pendant la guerre 1418. Et c'est tout à fait fascinant. Ils ont découvert qu'il y avait un seul mot qui revenait qui dominait tous les autres. les les mobilisés de 141, les soldats français, les poilus qui étaient dans la tranchée, quel que soit l'école, école catholique ou école publique, prononçait le même mot : "Papa, maman, je fais mon devoir, mon fils, tu fais ton devoir." C'est cette notion de devoir qui réconciliait tous les Français. C'estàd qu'il y avait une morale publique commune, il y avait une morale privée commune.

Et bien ces valeurs-là, ce sont les valeurs de la France, de toute la France, de Jores, de Barest, de la gauche, de la droite. Et elles sont au-dessus de nous ces valeurs. Et c'est pourquoi la France est un acte d'amour et c'est pourquoi la France a été inventée par la charité. Ça vous laisse en voie Charlotte ? Non mais débat au combien d'actualité ? Parce que de fait cette question d'abord personne n'y a répondu il faut voir on est en 92, c'est l'époque aussi de la célébration du bicentenaire de la Révolution française. En France avait pris, il y avait des énormes célébrations.

Philippe Deviler s'était largement opposé à l'invisibilisation à l'époque de de la part sombre de la révolution à savoir la terreur. C'est l'histoire évidemment de de sa vie et sa création au puit du fou. Donc il y avait il y avait déjà cette ambiance là. Donc qu'est-ce qu'être français à ce moment-là ? aussi une une question qui se pose. Est-ce que être français c'est simplement une idée ou est-ce que français c'est aussi un héritage ? Et c'est la rupture absolue entre la gauche et la droite. C'était vrai à l'époque.

Alors peut-être qu'aujourd'hui on a perdu en substance parce qu'on a aussi une classe politique un peu moins bah substantielle de fait dans ces débats peut-être un peu plus superficiel. Mais cette question de savoir est-ce que nos valeurs liberté, égalité, fraternité et ce qu'on appelle les valeurs de la République aujourd'hui euh et dont on parle beaucoup dans les débats, est-ce que ces valeurs, elles s'incarnent dans un pays qui a 1500 ans d'histoire et qui a donné un sens particulier à la liberté, à l'égalité ou à la fraternité ou alors est-ce que la France est simplement un endroit dans lequel vient qui veut avec ses propres définitions de ces termes-là ?

Donc est-ce est-ce qu'il y a un héritage ou simplement une idée ? Ben, je crois que ce débat il est toujours actuel et quand François Baou il y a quelques mois dit "On va se poser la question de savoir ce qui être français", c'était déjà une question d'extrême droite. Donc on a pas beaucoup progressé. On l'avait accusé à l'époque en se posant. Mais vous imaginez que 92, il parle déjà de la natalité. C'est un débat qu'il y a eu 7 semaines puisque pour la première fois euh il y a plus de Français qui meurent que de Français qui sont en train de naître. Donc on est vraiment 30 ans plus tard. Et la question qui était posée dans cette émission, c'était l'identité française est-elle menacée ?

Vous imaginez comme quoi les les choses euh euh peuvent euh rester finalement on voit on voit que c'est un débat. Ce qui est intéressant et ce qui est fou c'est que son discours n'a pas changé en 30 ans. Non. Et et quand on voit dans les archives, on voit que l'identité française est elle menacée. C'est un débat même qui existe au sein de la France elle-même. C'est pas simplement un question une question pardon portée par la question migratoire. Elle est peut-être aggravée au sens gravité par la question migratoire, mais elle se pose déjà en France. Est-ce que nous sommes euh entre français entre guillemets d'accord sur cette question ? Bah la preuve que non. Revenons.

Euh, on jongle entre les archives et euh les meilleurs moments de de la saison. euh des euh déclarations de Philippe Deviler qui font écho, je le disais, à l'actualité de la semaine. L'actualité de la semaine, c'est également l'Algérie. On voit que le rapport de force se poursuit entre la France et l'Algérie de l'année. Oui, c'est ça.

Depuis ce qui est vrai, c'est qu'il y a une cristallisation diplomatique depuis le 16 novembre dernier et l'arrestation arbitraire de Bolem Sansal qui est donc toujours détenu par le régime de Teboun tout comme Christophe Gaise et on pense évidemment à nos deux compatriotes Philippe Deviler qui en avril dernier disait "Ça commence à faire long là euh on nous a promis une reposte gradué, on l'attend encore et visiblement il faut attendre le mois de juillet pour voir les premières mesure de rétorsion et encore on en est très très loin. Philippe Deviler le 11 avril dernier très précisément, c'est un état confédéré. Ce n'est plus un état unitaire confédéré à l'Algérie.

On parle de 6 millions ce matin chez Pascal pro Xavier Driancour parlait de 6 à 7 millions d'Algériens en plusieurs générations en France et qui pèse sur l'État. Et donc le gouvernement en a peur peur des émeutes et on ne fait rien. Ripose gradué, il y a plus de représ gradué parce qu'on a peur. Voilà la première soumission d'un état confédéré. La deuxième soumission euh c'est la soumission à Bruxelles. Vous savez que Bruxelles a été saisi et Bruxelles n'a pas voulu répondre. Bruxelles n'a rien dit. Pourquoi ? Parce que Bruxelles est en train de de négocier est en train de négocier un accord gazier. 20 % du gaz européen vient de là-bas entre l'Algérie, l'Azerbaïjan et cetera.

Tous nos amis, les amis de madame Vanderleyenne, l'impératrice. La troisème soumission, bah c'est la dimitude. En fait ce que pense Emmanuel Macron, je suis sûr s'il était en face de moi, je lui dirai les yeux dans les yeux, je sais ce que vous pensez. Le dossier est pas très bien et est pas est pas défendable. Pourquoi ? Parce que il sait il a entendu comme moi la phrase de Bolem Sans sal. À vous parler de choc de civilisation messieurs il y aura pas de choc de civilisation parce que vous êtes déjà couché. Et je me souviens un jour de Bem Sansal qui me disait "Vous savez Philippe c'est pas le fait de se mettre à genou qui est honteux c'est le fait de pas se rendre compte.

Et cette déclaration donc j'ai dit avril c'était en en mars si je ne m'abuse mais c'est encore une fois d'actualité mais on oublie parfois les déclarations d'Emmanuel Macron qui disait il avait confiance finalement en en dans dans la diplomatie algérienne et en monsieur diplomatie qu'on peine avoir vous savez c'est toujours la même histoire en effet on a eu on a eu toutes les étapes on nous a dit non il faut rester discret parce que en coulisse ça s'active ensuite on a eu cet affrontement sur la réponse graduée ou non qui n'a pas eu en tout cas qui n'a pas été porté à notre connaissance et qui n'a pas porté des fruits ni sur Boilem Sans sal ni sur Christophe Gless ce journaliste qui depuis a été incarcéré aussi en Algérie.

Donc ce que dit Philippe Devilet aujourd'hui c'est une opposition sur le ressort diplomatique opposition qui existe au sein du gouvernement lui-même. Et en effet malheureusement euh fin juillet rien n'a changé pour ces deux Français. Je suis sûr Charlotte que je vais vous surprendre avec les archives. Euh et il y a déjà beaucoup de messages, il y a déjà beaucoup de messages à un téléspectateur euh qui disait comme ça fait du bien de revoir ces débats du passé, quelle différence de niveau politique des politiques de l'époque en comparaison avec des bouilles verbales d'aujourd'hui ? Ce que vous disiez il y a quelques instants. Nouvelle archive de archive de de Philippe Devilier.

Cette fois un débat, un échange avec Jacques Lang. On est en 1996. La question centrale, c'est la question des quotas. Vous savez, la place des femmes dans la vie politique et même dans entreprise. Philippe Deviler dans déplaise au féministes du jour va donner une leçon de féministe au ténor du Parti socialiste. Je crois pas à l'égalité des des femmes mais des hommes parce que je crois que les femmes n nous sont supérieures d'abord parce qu'elles nous mettent au monde et ensuite statistiquement elles nous enterrent. Ensuite, je crois comme Jacques Lang que c'est un véritable scandale de voir que la moitié du corps électoral ne soit pas finalement représenté.

Je crois que si les femmes étaient plus nombreuses euh à l'Assemblée nationale 1998, beaucoup de problèmes, le droit, le code du travail, la politique de la famille, la politique de l'école serait traité différemment. Non, vous êtes d'accord. Alors, sous bénéfice inventaire, mais ce que je ne comprends pas, c'est la déduction que que vous faites, Jack Long pour aller à cette idée des quotas. Alors, pourquoi ? euh parce que c'est une forme de mépris de de la femme.

C'est-à-dire qu'en fait si par exemple je dis à Harle Chabot tiens je je vous demander d'être candidate pour le mouvement pour la France dans l'orcher euh en 98 chac langue va me faire la même proposition et alors je vous explique voilà vous avez c'est pas parce que vous avez du talent c'est pas parce que vous êtes compétente c'est pas c'est pas à cause de votre personnalité mais voilà il faut que je remplisse mon quota de femme. En d'autres termes, la notion de quota, c'est l'idée sous-jacente que les femmes ne seraient pas capables par elles-mêmes, par leur propre mérite d'accéder au mandat publics et aux responsabilités.

Et puis et puis cela suppose, cela sous-entend, cela amène une dérive de la société française. Euh c'est la ce qu'on appelle aux États-Unis la discrimination positive et qui finalement transforme le peuple français en une sorte de juaposition de communauté ou de minorité sexuelle, ethnique, corporatiste ou autres. Et et ça ça je ne l'accepte pas parce que la France est une entité solidaire avec une communauté de destin et je m'étonne que Jacques Lang le grand profondeur du modèle américain nous propose d'importer en France le modèle du politiquement incorrect. On est en 1996. Philippe Devilier nous alerte sur le wokisme d'aujourd'hui.

Mais exactement pour ceux qui pensent que le wokisme est né il y a 2 ans, 6 mois, un an et demi dans les arcanes de la Sorbonne et ben c'est pas exactement ça. En effet, la question se posait sans que le mot ne se pose, sans que ce soit aussi massif. Elle s'est posée petit à petit. Mais en effet, cette question à la fois de l'indifférenciation et de la revendication des particularités, c'est très étonnant. À la fois, il faut absolument se trouver une particularité, la revendiquer contre le groupe et à la fois revendiquer aussi l'indifférenciation. Donc on veut le beurre et l'argent du beurre et on en est encore là.

Et euh et c'est en effet bah toute notre actualité sur la question de des revendications des minorités. Et puis vous savez, plus vous en demandez, plus il faut chercher des nouvelles revendications. Donc on en arrive à des choses peut-être un peu plus absurdes. En effet que ces débats qui semblent encore très rationnels. La publicité, on revient dans un instant. encore de nombreuses archives à découvrir. Je vous promets par exemple, j'en donne une avant la publicité, euh un débat, du moins un échange avec un certain Arnaud Montbourg sur la mondialisation heureuse. Tiens tiens, restez avec nous.

Quasiment 19h30 sur C News et on poursuit les meilleurs moments de face à Philippe Deviler avec vous, Charlotte Dornella, et on se replonge dans les débats, les analyses, les alertes de Philippe Devilier. pas seulement cette année, mais euh grâce aux archives. Euh c'est un travail de recherche que nous avons fait avec Yel Benam que je salue et je la remercie. Je la remercie. Euh et c'est très intéressant de voir à quel point les les discours, les débats, les échanges à l'époque étaient finalement les mêmes 30 ou 40 ans plus tôt.

Parlons parce qu'on alterne entre les archives et l'actualité, parlons de la France insoumise qui s'est félicité vendredi comme le d'ailleurs aujourd'hui de la reconnaissance de l'État de Palestine en septembre prochain annoncé par Emmanuel Macron. C'est un sujet où il devient de plus en plus dur Charlotte d'avoir un débat serein sur ce sujet. les élus d'extrême gauche qui ont fait sauter quelques digues depuis le 7 octobre et marchent sur un fil de plus en plus fin entre accusation d'apologie de terrorisme accusation d'antisémitisme. Novembre dernier, nous parlions de la France insoumise avec Philippe Devilier qui était accusé pour certains d'apologie de terrorisme.

Écouter Philippe Devilier, la posture idéologique qui est derrière tout ça, c'est euh l'inversion victimaire, c'est-à-dire le décolonialisme justifie le terrorisme. Israël est un état colonial, la France est un état post-colonial. Donc résister fus sous une forme terroriste. C'est un acte de salut publique. Inversion victimaire. Ce sont les terroristes qui sont les victimes. En fait, cette inversion victimaire, elle vient chercher dans le vieux fond de cliché de la gauche. Euh premier cliché, le juif plutôt crateud Joress, la gauche près trfusard qui était violemment antisémite. Ensuite deuxème cliché, le français colonialiste. Ça, ce sont les porteurs de valise du FLN.

Et enfin, je dirais surtout le l'Occident prédateur, un autre cliché, ça c'est Sart dans la préface des données de la terre de France Fanon quand il dit abattre un européen, c'est faire d'une pierre de coup, supprimer un oppresseur et un un opprimé. reste un homme libre et un homme mort. Sart appelle au terrorisme. En réalité, derrière tout ça, il y a la stratégie de Jean-Luc Mélenchon qui promène deux projections imaginaires dans l'air du temps. La première projection imaginaire, c'est la créolisation des urnes. Arrivé par les urnes, si c'est possible, euh avec le nouveau peuple créolisé. J'utilise le mot créolisé qui est de lui hein, il est pas de moi.

Et la deuxième projection imaginaire c'est l'apocalypse insurrectionnel 1848 les barricades. Il hésite entre les deux. Il il avisera au moment opportun. Et derrière ce cette stratégie, il y a euh un messianisme révolutionnaire de ce que on appelle désormais dans la presse tous les jours, la rue arabe. Vous rendez compte où on en est ? Et la rue arabe, en fait, c'est trois groupes de personnes qui agissent. C'est les frères musulmans qui pratiquent un islamisme conquérant. Ce sont c'est la vieille gauche qui pratique un antisémitisme de bonalois dans les banlieux pour être capté tout de suite. Et enfin, ce sont les wquistes avec un antioccidentalisme lui aussi de Bonalois.

Quand on veut s'en prendre aux États coloniaux et qu'on veut les recoloniser, euh c'est simple, le musulman est appelé à remplacer le prolétaire dans la fonction rédemptrice de l'opprimée. La stratégie est simple. Et je vais vous dire quelque chose à tous les deux. Quand j'ai quand j'ai entendu ça, j'ai pas cru apologie du terrorisme. Et je me suis dit ce que je me dis souvent que je voudrais redire ce soir, la France porte le deuil d'une grandeur desinte. Elle a connu dans son histoire bien des malheurs. Elle s'est toujours relevé de toutes les épreuves traversées. Elle a gardé une mémoire douloureuse mais victorieuse.

Et là pour la première fois elle affronte et peut-être même sans le savoir la crainte de disparaître. Et ça rejoint sa réflexion notamment dans Mémoricide. Le pronostic vital de la France est engagé. Charlotte Bellas. Mais oui, il a un pronostic vital engagé en tout cas dans la la bouche de Philippe Deviler qui revient à deux titres. C'est un pronostic vital engagé sur la France par rapport à elle-même, à la manière dont elle se conçoit et dont elle veut poursuivre ou non son aventure. Et là, on recolle avec le débat précédent qu'est-ce qu'être français ?

question à laquelle Philippe Devilier apporte une réponse et à laquelle il aimerait que la France elle-même apporte une réponse et par le biais de l'immigration où beaucoup d'immigrationnistes ont pensé pendant des années, c'est d'ailleurs un de nos problèmes aujourd'hui, que les hommes à travers le monde étaient interchangeables. Interchangeable à une condition et c'est là qu'on recolle avec cette question d'apologie du terrorisme. Les hommes sont interchangeables mais l'Occident est toujours coupable. Il y a cette lecture de qui est resté bloquée au moment où l'Occident a a eu son expansion partout dans le monde et qu'elle doit aujourd'hui payer de manière ontologique.

Elle est responsable de tous les mots et en effet c'est le lien entre la question de l'Algérie. On parle des porteurs de valise du FLN jusqu'à aujourd'hui avec ceux qui euh qui même au détour d'une phrase expliquent que les comment dire les œuvres les basses œuvres du Hamas sont certes euh condamnables, mais ne sont-elles pas nécessaires ? Vous voyez, c'est cette double question en permanence et donc parce qu'il y aurait un mal pire encore que le fait d'aller assassiner des innocents. Et ça en effet c'est une tradition bien triste dans une partie de l'extrême gauche que qui vient de retracer là.

Vous êtes chaque vendredi soir toujours plus nombreux à à nous suivre et et on vous en remercie bien évidemment. Et désormais, vous savez Charlotte même dans la rue, les gens nous interpellent en disant "Mais c'est incroyable cette émission, c'est un OVNI dans ce monde médiatique. Merci mais Philippe Deviler, je comprends pas, on revoit des archives, on le redécouvre. Comment se fait-il qu'il n'a pas été entendu plus tôt Euh la réponse à cette question, c'est peut-être aussi ce qu'il y a dans le livre de Jean Sévia, le terrorisme intellectuel.

H et à l'époque dans les années 90, les médias avaient bien plus de poids euh que aujourd'hui parce qu'il en avait moins et parce qu'il y a un rendez-vous politique en 92 par exemple, c'est un rendez-vous qui est vu par des millions de personnes et les journalistes à l'époque avaient la possibilité, le pouvoir de faire et défaire un homme politique. Il y avait un climat autour de Philippe Devilier. Il y avait une caricature qui était faite, un dessin. Voilà. Et euh euh pour comprendre le climat qu'il pouvait y avoir, je je vous ai retrouvé une séquence, elle date de 1992. Écoutez bien la question qui va être posée à Philippe Devilier.

Comment il va être présenté, ses idées et la filiation qu'il y aurait entre quelqu'un et Philippe Devilier ? Regardez, imaginez le climat. Alors, il y a ça dure une heure bien évidemment. Vous avez compris qu'il y a des coupes, on peut pas tout passer mais vous arrivez sur ce plateau, on vous explique quel lien il y aurait-il. Est-ce qu'il y en a un ? idéologique avec le maréchalp. Certains de nos confrères ne se gênent pas poursuivre cette aventure de terrorisme intellectuel de fait quand ils reçoivent certaines personnes. Mais moi ce qui me ce qui me fascine à chaque fois c'est qu'on a expliqué en on la réduction à ditlerum n'est pas nouvelle là en l'occurrence c'est pétenou.

Euh et on explique que la trace précisément de cet héritage, c'est le fait de surfer sur les peurs. Pendant des années et des années, on a reproché à tous ceux qui l'ont classé à l'extrême droite, vous avouerez qu'ils sont de plus en plus nombreux, hein. Désormais, on a même François Hollande qui a été accusé d'être d'extrême droite, François Beou plus récemment. Donc le l'extension du domaine de l'extrême droite a été significative ces dernières années, mais à chaque fois, on leur a reproché de surfer sur les peurs.

Mais quand vous interdisez pendant des dizaines d'années certains sujets, non pas on demande à personne d'être d'accord, on demande simplement de pouvoir exprimer des points de vues différents sur un sujet. En l'occurrence, j'imagine que c'est la question de l'immigration qui est évidemment important dans la poursuite et l'avenir euh d'un pays, qu'on soit pour, contre, qu'on ait des des réserves ou pas. Et on a expliqué que le seul fait de se poser cette questionlà, c'était le retour des horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Si ça c'est pas surfé sur une peur, je sais pas comment ça s'appelle. Mais là, c'était pas la question migratoire Charlotte, c'était la question des valeurs.

C'est-à-dire qu'il parlait du travail, il parlait de la famille et donc il y a effectivement cette référence naturelle. En effet, en effet, il y a la question de la famille et du travail et de la patrie puisque j'imagine que c'est le triptique et en effet et d'ailleurs c'est pour ça alors je je comprends mieux le le passage, c'est pour ça qu'il il parle des mots interdits au moment du RSS et son contradicteur lui explique que les mots sont beaux. Mais donc est-il possible simplement d'avoir du discernement et de se servir de nos intelligences ?

quitte à ne pas être d'accord mais simplement de pas rattacher des mots simplement à des personnes parce qu'il y a des personnes abominables et qui se sont illustré par des actes atroces dans l'histoire et qui probablement disaient bonjour, disait maman, disait ami et disaient bonsoir également. Revenons euh justement et on continue de jongler avec l'actualité. Euh la semaine dernière, on revenait sur les violences, vous savez, poste final de Ligue des Champions avec la faille politique selon Philippe Deviler. Euh et euh là, nous partons sur la faille judiciaire toujours selon Philippe Devilier. La question de la justice, elle a été au cœur de de l'actualité cette semaine.

Et on voit bien que quand vous avez par exemple un garde des saut qui prend des mesures qui sont radicales, révolutionnaires puisqu'elle n'était pas arrivée par exemple sur le l'emprisonnement et la manière dont sont détenus les trafiquants de drogue le plus dangereux, et bien vous avez un syndicat de la magistrature qui va communiquer pour dénoncer fermement cette nouvelle mesure. J'avais un détenu qui par la voix de son avocat va porter plainte contre Gérald Darmanin et donc parfois vous avez aussi des réquisition extrêmement ferme et une décision de justice qui ne n'écoute absolument pas le procureur.

Cette faille judiciaire et bien pour lui elle était très présente dans les tensions, les émeutes au soir de la finale de Ligue des Champions. Écoutez, je viens d'apprendre tout à l'heure avant d'entrer dans le studio que la petite équipe qui avait mis des draps sur les femmes voilées de Saint-Denis euh va peut-être se prendre de la prison, en tout cas des réquisitions très sévères pour avoir voilé les voiles, les femmes voilées qui était une provocation insensée au regard de l'histoire de France. Les boulangers, il y en a 25 qui ont une procédure contre eux parce qu'ils ont voulu ouvrir le premier mai. Et là, la main est lourde. La main de Tis est lourde. La balance n'a pas hésité.

Euh et puis il y a ce policier qui euh a voulu nous protéger et qui se retrouve en cours d'assise. C'est horrible. Donc où est la justice quand pendant ce temps-là elle multiplie sur si pour les mafras les malfras en expliquant que tous ces casseurs en fait doivent avoir une nouvelle chance d'où ça vient tout ça ça vient de du changement de doctrine pénale et là aussi je vais dire quelque chose que personne ne veut dire pourquoi parce qu'il y a une figure iconique c'est badinter Banater, il a pris la défense sociale nouvelle, la théorie de Marcelle et l'a adapté. Et tout le monde dit "Ah Bin Breon." Alors qu'est-ce que ça donne cette nouvelle doctrine pénale ?

Dans cette nouvelle doctrine pénale, la peine n'est plus dissuasive, punitive, réparatrice, c'est la réadaptation sociale. Ce qui faisait dire à Tobira, la prison c'est une folie. Et donc dans ce cadre-là, pour Badinter et pour tous les idéologues de la défense sociale nouvelle, depuis 50 ans, depuis 60 ans, euh la prison c'est une folie. Ce qui compte, c'est la réadaptation sociale. D'où la dame, la procureur qui explique que il faut qu'il fasse des stages de citoyenneté et cetera. Tu parles pour nettoyer le gazon dans les parcs. Bon euh et donc en fait dans ce système c'est l'inversion victimaire. Et en fait qu'est-ce qu'ils font les juges ?

Ils adaptent la doctrine de la défense sociale nouvelle. C'est-à-dire qu'ils disent en gros euh ces délinquants, ils ont des excuses et même des raisons de faire ce qu'ils ont fait. Ils ont des excuses parce que ils ont pas eu de paire, parce que les banlieux, parce qu'ils sont pauvres et cetera et des raisons parce que en fait on n pas fait la politique de la ville comme on aurait dû la faire. Il faut mettre encore plus d'argent. On a mis 200 milliards, ça n'a pas suffi. Voilà. Et donc en fait c'est une justice dévoyée. Il faut renverser la pyramide, remettre la justice d'apel. Ça veut dire que le sourcil c'est une c'est un permis de récidive.

Il faut supprimer le cerc, il faut supprimer les courtes peines. Il faut faire une loi d'exception qui retrouve l'esprit de la loi anticasseur pour que toutes les bandes soient prises dans leur ensemble et sanctionnées dans leur ensemble. Et j'ajoute deux choses froid qui vont peut-être vous surprendre. Il faut euh revoir complètement l'école de la magistrature complètement. Il faut la refaire complètement. Faire rentrer des gens un/ers des gens de rentrer par l'extérieur, des commissaires de police et cetera. Aérer la justice, aérer le prêtoir.

L'école de la magistrature aujourd'hui, c'est une école idéologique et deuxièmement c'est l'école du syndicat de la magistrature et deuxièmement supprimer interdire le syndicat de la magistrature. Il y a 33 % des juges qui jugent en fonction d'une idéologie qui est celle du syndicat de la magistrature. Or le syndicat de la magistrature il veut détruire la société. 33 % des juges qui sont syndiqués sont issus du syndicat de la magistrature.

C'est un sujet qui a été majeur cette semaine, je le disais, c'est ce syndicat qui condamne fermement Gérald d'Armanin qui va aujourd'hui produire ces ces ces prisons de haute sécurité en mettant hors d'état de nuire des gens qui ont du sang sur les mains parfois. Mais l'avocat l'avocat en l'occurrence de de ce détenu qui porte plainte contre Gérald Armanin se sert du droit administratif tel que dicté par le Conseil constitutionnel. Et là, je reviens à au début de la déclaration de Philippe Devilier. au-delà de la question de tel ou tel magistrat et de tel syndicat de la magistrature qui pose la question de la de la l'impartialité qui est imposé au magistrat, ça il y a aucun doute.

Au-delà de cette questionlà, on a une vision de la justice et ce que développait Philippe Devilier au début qui date de longues années et quand le code pénal vous écrit noir sur blanc que la prison doit être l'ultime recours quand tous les autres ont été épuisés, c'est pas tel ou tel magistrat, c'est notre vision globale de la justice. Et je pense qu'il y a quelque chose d'intéressant. Au début, il a donné des exemples où la justice frappe fort et il en donne d'autres. Ensuite, il passe sur les émeutiers qui eux ont des excuses. On a une vision de la justice qui s'attarde aujourd'hui beaucoup plus sur la personnalité des personnes qui sont jugées que sur leurs actes.

Donc il y a eu un dérèglement et donc selon que vous aurez telle ou telle personnalité, la justice sera ferme ou non. Là, c'est un problème de vision et même de vision politique qu'il faut que le la classe politique prenne à bras le corps au-delà encore une fois de tel ou tel magistrat parce que sinon c'est absolument désespérant. Chose promise, chose du Charlotte Dornas et je pense aux téléspectateurs avant la publicité, je vous ai dit parmi les archives qu'on va redécouvrir, il y a ce débat avec Arnaud Mondbourg. On est en 1999.

La question c'est la mondialisation, c'est le commerce, c'est l'Europe avec un Philippe De Filer qui voulait défendre évidemment le commerce français, l'agriculture française, la préférence agricole et agriculturelle française des termes qu'on a retrouvé ensuite 26 ans plus tard, Philippe Devil 26 ans trop tard, Philippe Devilier qui a alerte sur une Europe soumise à la puissance américaine et on est en train de négocier avec avec un genou à terre les droits de douane actuellement Philippe Devillierement à force de faire Cocorico qui va entendre le petit coque gaulois dans le marché du monde qui je le rappelle aujourd'hui sur les marchés financiers il s'échange 1500 milliards de nos francs c'est-à-dire l'équivalent de ce que nous produisons en une année.

Ça s'échange en une journée. Est-ce que avec nos 200 milliards la Banque de France on a les moyens de lutter contre ça ? Et finalement est-ce que l'Union ne fait pas la force ? Est-ce que pour imposer des normes sociales qui est un des crédaux de la gauche, est-ce que pour imposer des normes environnementales qui est aussi un des crédaux de la gauche et pour imposer une souveraineté qui est aussi finalement un point sur lequel nous pouvons nous retrouver avec ceux qui réclament l'application, la supériorité de la politique sur l'économie. Est-ce que finalement ce n'est pas un discours un peu démagogique ?

Monsieur Bondbourg, vous pouvez pas penser un instant euh je mets pas en cause vos bonnes intentions, mais vous pouvez pas penser un instant que que l'Europe telle qu'elle est organisée avec une commission dont monsieur Prodi a dit qu'il allait déjà rencontrer monsieur Clinton pour lui céder quelque chose, vous pouvez pas penser à un instant que cette Europe là dans l'état où elle est, elle va faire face à la puissance américaine. Voyez la nouvelle génération à laquelle vous appartenez, à laquelle j'appartiens aussi poste 68 ares, on a un grand un grand défaut, c'est qu'on croit plus à la politique. Mais moi j'y crois encore. Qu'est-ce que ça veut dire croire à la politique ?

Ça veut dire qu'il y a une disproportion, c'est comme l'atome, le pouvoir égalisateur de l'atome, une disproportion fantastique entre la réalité et la volonté. Un grand pays, c'est pas un pays qui a beaucoup de populations, beaucoup de moyens et cetera. Un grand pays le devient parce qu'il l' tête et dans son cœur. Et quand vous me parlez, vous me rappelez la phrase de De Gaul, la politique de la France ne se fera pas à la Corbeille, vous alignez des milliards et cetera et cetera. La France est un grand pays parce que dans le cœur des hommes, qui soient français ou étrangers, que vous alliez au Pakistan ou à Botafogo, on vous parle de la France. La France, elle a une image.

La France, elle a un rayonnement. La France, elle est elle est un exemple d'amour pour l'humanité et d'amour de l'humanité. Donc donc de grâce croyez à la politique. Croyez à la politique. Mais non c'est pas queition française sur les négociation que je dis c'est très concret c'est que moi je ne suis pas prêt. Je ne suis pas prêt à soumettre notre agriculture, notre culture, notre audiovisuel, nos services. Mais attzonsnous attendez attendez ça vaut quand même le coup.

dernier article Arnaud Mbourg un article on s'arrête là ce soir qui dit l'enjeu est beaucoup plus grave qu'une sainte négociation commerciale la libéralisation illimitée des services à la différence de celle de l'industrie pour signifier la fin des nations de la démocratie et de la politique qui a dit ça le penseur de François Mitteran Jacques Atali pour en finir avec l'OMC relisez cet article et il lui donne. Mais là, ce qui serait intéressant, c'est de faire commenter cette euh cette par Arnumbour. Bien sûr, mais parce qu'Arnaubbourg a évidemment changé quand même de de position euh lorsqu'il était d'ailleurs euh ministre de l'économie. La souveraineté s'est réinvité.

Euh mais ce que ce qu'il dit euh la différence entre la volonté et la fatalité, il utilise pas le mot mais c'est un peu ça qu'il décrit est toujours intéressante parce que c'est la question qui se pose encore aujourd'hui on peut pas faire autrement. Et bien la preuve que si, on peut vouloir autrement. En tout cas, on parle de Schengen à présent. Pourquoi parlons parler de Schengen ? Puisque il y a quelques semaines, Emmanuel Macron euh saluait l'anniversaire de Schengen il y a 40 ans. La France, l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas choisissaient une circulation libre pour leurs citoyens à l'intérieur de l'Union europene.

Il dit "L'espace Schengen est une force de l'Union européenne, une garantie de liberté et de sécurité." Ça tombe bien, j'ai cru comprendre que l'Allemagne par exemple était en train de remettre des contrôles aux frontières. Donc l'espace Schengen en la France au lendemain des attentats. Donc aussi et pendant le Covid on a on a considéré que l'espace Schengen n'existait pas. 92 pas pour les virus Schengen Philippe Deviler face à Alain Jupé mais Alain Jupé n'est pas seul. Regardez qui est à côté d'Alain Jupé.

Alain Jupé ne nous a pas dit s'il était pour le démantellement au-delà des querelles juridiques tuniscord Schengen et cetera, s'il était pour le démantellèlement des contrôles aux frontières internes ou non. Mais moi ce que je je ce que j'ai sous les yeux si je l'ai dit je peux vous répondre monsieur Bé parce que je vais vous dire vous m'avez interpellé sur ce point je vais vous dire moi je suis pour l'application des accords de Schengen négociés par le gouvernement de Jaques Chirac et pour l'application du traité de Myrich qui nous permettra d'avoir des moyens supplémentaires de lutter contre l'immigration irrégulière en provenance de l'extérieur de la communauté.

Le malheur c'est que les accords de Schengen que j'ai ici disent ceci. Accord de Schengen libre circulation. Les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieu sans qu'un contrôle des personnes soit effectué. C'est la fin des contrôles aux frontières et la circulaire le le projet de directive le projet de directive qui va être discuté par le conseil dans quelques jours dit ceci. L'abolition de tous les contrôles, formalités, procédures, vérification, examen, inspection, appeléci après contrôles aux frontières intérieures à l'instard de l'absence des contrôles aux frontières entre les régions à l'intérieur d'un marché national.

En d'autres termes, pour m'adresser au téléspectateur, vous prenez un quartier et puis on vous dit voilà, à partir de ce soir, on va boucler le quartier. Il y aura des îotiers en vélo moteur qui font le tour et qui contrôleront que vraiment les gens qui viennent sont des gens sans problème et puis vous et ben vous défaites vos serrures, il y a aucun problème. Et bien moi je dis ça n'est pas raisonnable quand on voit ce qui se passe en ce moment. Le problème de l'insécurité, le problème de la drogue est en vente libre sur le marché libre d'Amsterdam. Et bien avec les les trains transnationaux, il y aura même pas de contrôle dans les bagages.

La drogue est déjà aussi en vente quasiment libre parce que le gouvernement français ne fait pas son travail. Une nouvelle fois, il faudrait que monsieur Jupé soit sur ce plateau et qu'on lui fasse commenter ce débat là. Hm, je pense ce serait moins spectaculaire qu'Arnaud Montebourg parce qu'il a moins euh varié en tout cas euh dans sa reconnaissance, on va dire, de euh de changement. Mais mais oui, euh c'est assez hallucinant de voir cette question de la libre circulation des biens et des personnes qui se reposent à l'infini.

Et en effet, vous aviez vous l'avez dit, on a été percuté notamment par des attentats ces dernières années par la question du flux de l'immigration en l'occurrence illégale à travers l'Europe, par le manque de collaboration entre les différents États européens pour traiter cette question migratoire. Résultat, c'est Schengen qui est remise sur le tapis par beaucoup de pays. En France, ça reste un totem en tout cas pour Emmanuel Macron, mais d'autres responsables politiques en France ont ont proposé. Est-ce que vous pensez que la question se justement se posera en 2027 de Schengen ?

Je pense que certains l'imposeront dans le débat l'imposeront dans le débat si nous avons un débat présidentiel puisque ça n'est pas chose certaine désormais. On a eu deux élections présidentielles sans débat présidentiel. Effectivement, vous avez eu la crise Covid et puis vous avez euh l'Ukraine bien sûr. Je vous propose parce qu'il y a Schengen mais il y a un autre combat pour Philippe Devilier à cette époque c'est Mastrich. C'est blanc bonnet et bonnet blanc pour pour Philippe Devilier. Écoutez la réaction de Philippe Devilier. On est toujours en 1992, cette fois sur le traité de Mastrique. Je dis bien 30 % des emplois en vendés sont menacés par le processus de Mastrique.

On nous ment lorsqu'on nous dit Mastri c'est l'emploi. Non Mastri c'est le chômage. Pourquoi ? Parce que cette Europe, elle est technocratique, elle est bureaucratique, ce sont des prélèvements obligatoires qui vont augmenter et surtout que ce soit dans le domaine du plastique, des transports, de l'agriculture, de la pêche et de toutes nos industries de main d'œuvre, il y a plus de préférence communautaires. L'Europe est le seul espace au monde qui ne soit pas protégé où il y a pas de tarif extérieur commun. Cette protection aujourd'hui, c'est la question qu'on se pose encore une fois aujourd'hui. Ouais. C'est fou l'éternel recommencement, c'est clair. C'est un jour sans fin.

Mais c'est intéressant de de d'avoir passé cette heure avec vous et de se replonger euh dans ces archives. Des questions qu'on a rendu interdites pendant des années se posent avec autant d'acuité. Aujourd'hui, c'est assez révoltant contre la classe politique. Encore une fois, ils sont pas obligés d'être d'accord mais ils auraient pu au moins laisser la question se poser sereinement. Un grand merci Charlotte Dornelas. Euh vous avez participé à à la dernière de la saison pour les meilleurs moments de face à Philippe Deviller.

Euh l'occasion pour moi aussi et je pense aux téléspectateurs euh de vous remercier parce que c'est vrai que il y a un aspect aussi parfois sidérant de voir à quel point euh cette émission est devenue votre rendez-vous. Euh l'occasion de remercier Geoffre le jeûne, de remercier euh Philippe Deviler bien sûr qui quitte qui quitte sa vendé qui quitte sa vendé chaque vendredi pour nous retrouver sur C News et le samedi matin sur Europe 1. De remercier toute la direction qui nous laisse toute la liberté et bien de préparer cette émission et donc un grand merci à vous. Dans un instant, c'est l'heure des pros. Et puis Philippe Deviler, ne vous inquiétez pas, vous allez le retrouver.

Pour tout vous dire, pendant l'émission, je l'ai appelé, je dis intérêt à venir très rapidement, faut revenir au tout début de la saison. Merci à vous. L'ur des pro dans une seconde.