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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 29 septembre 2026 19 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

SÉBASTIEN CHENU « Le RN est une cible pour l'extrême-gauche ! » (SUD RADIO)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le ménage a été fait partout ?

  • 3:42OuverteRéponse partielle

    D'où ça peut venir ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous étonnerait si une taupe au RN avait donné des infos ?

  • 5:39RelanceRéponse directe

    On va essayer de remettre dans la bouche des responsables actuels des propos racistes ou antisémites anciens pour renvoyer le RN au FN ?

  • 6:40OuverteRéponse directe

    Vous appelez d'autres LR à faire voler en éclat ce cordon sanitaire ?

  • 8:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut changer la doctrine du RN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Invité politiqueFait
    « Mediapart, c'est un média qui ne se cache pas, d'extrême-gauche, qui mène le combat contre le Rassemblement National. »
  • 0:14Invité politiqueFait
    « C'est un média aussi qui a défendu des terroristes antisémites. »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « Ils ont minoré, euphémisé le 7 octobre. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « Du Rassemblement National, non. Au Front National, Jean-Marie Le Pen avait été condamné pour antisémitisme. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « Nous menons face à la France insoumise en particulier, il faut bien le dire. »
  • 6:59Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de raison qu'il y ait de cordon sanitaire en démocratie. »
  • 7:42Invité politiqueFait
    « Nous tendons la main aux hommes et aux femmes de bonne volonté, qu'ils viennent de droite ou de gauche, d'ailleurs. »
  • 10:04Invité politiqueFait
    « Les organisations syndicales, pas les Français qui manifestent, bon, elles ont toutes appelé à voter Emmanuel Macron la dernière fois. »
  • 11:30Invité politiquePromesse
    « Nous voterons contre ce budget. »
  • 11:50Invité politiqueFait
    « Tout ce qui entame le pouvoir d'achat des Français est une ligne rouge. »
  • 15:10Invité politiqueFait
    « L'idée que l'audiovisuel public soit pris en otage par une famille politique, une pensée politique dans laquelle le débat ne soit plus possible me heurte. »
  • 16:45Invité politiqueFait
    « Elle ne parle pas à Quotidien parce que Quotidien refuse de nous inviter. »
  • 17:36Invité politiqueFait
    « La cassation ne revient pas sur le fond. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu74 %
  • Invité22 %
  • ?2 %

≈ 10,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Sébastien Chenu

Oh, totalement. Et ça m'a fait penser à cette jolie phrase de Cyrano de Bergera qui dit « Nous n'abdiquons pas l'honneur d'être une cible ». Il faut bien voir de qui vient tout cela. Qu'est-ce que c'est que Mediapart ? Mediapart, c'est un média qui ne se cache pas, d'extrême-gauche, qui mène le combat contre le Rassemblement National. C'est un média aussi qui a défendu des terroristes antisémites.

0:20
Locuteur

C

0:20
Sébastien Chenu

'est un média dont la crédibilité, on va dire, en tous les cas, la légitimité à parler d'antisémitisme, ne lui s'y est guère. Pourquoi ? Parce qu'ils ont eux-mêmes, je vous le dis, défendu des propos antisémites. Ils ont minoré, euphémisé le 7 octobre. M. Plenel avait eu là aussi des propos dans le passé qui étaient particulièrement antisémites. Donc, sincèrement, Mediapart, en termes de légitimité, d'honnêteté intellectuelle, de capacité à produire... Je rappelle qu'ils ont été vouillés à l'époque, ils avaient dénoncé Dominique Baudis dans l'affaire Allègre. C'est très ancien, Dominique Baudis, qui n'avait rien à se reprocher, qui avait été totalement innocenté.

Pour le coup, ils n'étaient pas les seuls. D'accord, mais ils étaient à l'origine de tout ça. Donc, ils sont spécialistes de ce genre de manip. Et donc, par conséquent, ils seront combattus comme ils doivent l'être,

1:13
Locuteur

c

1:13
Sébastien Chenu

'est-à-dire devant la justice. Quand on dit une opération de barbouserie,

1:15
Locuteur

ça

1:15
Invité

veut dire, soit que, comme le dit Jordan Bardella, je reprends ces termes, ils se sont fait enfumer,

1:21
Locuteur

ou

1:21
Invité

bien qu'à l'inverse, ils ont

1:24
Sébastien Chenu

monté une opération.

1:26
Locuteur

C

1:26
Sébastien Chenu

'est extrêmement

1:26
Locuteur

grave d'arriver jusque-là.

1:27
Sébastien Chenu

Oui, les deux sont possibles, mais de Mediapart, rien ne nous surprend. Mediapart est un média hostile. Donc,

1:33
Locuteur

tout est faux, c'est sûr

1:34
Sébastien Chenu

que tout est faux. Ah mais oui, nous considérons que tout ça est faux, et Jordan l'a très bien dit, ou c'est une barbouserie, ou eux-mêmes ont relayé de fausses informations et se sont fait avoir. Dans les deux cas, ils n'ont évidemment pas leur place dans ce débat politique, qui arrive, il

1:47
Locuteur

faut

1:47
Sébastien Chenu

bien le dire, le lendemain de notre succès aux élections sénatoriales, qui arrive au moment où on est les plus hauts dans les sondages, car

1:53
Locuteur

les

1:53
Sébastien Chenu

par hasard.

1:54
Invité

Vous êtes sûr que Mediapart ne va pas feuilletonner, parce que vous le savez, Sébastien Chenu, c'est leur stratégie en général, ils vous laissent répondre, pour précisément pouvoir porter un deuxième coup assez vite.

2:05
Sébastien Chenu

Oui, mais on connaît leur tactique, et c'est la raison pour laquelle nous, nous les traduirons devant les tribunaux. C'est ce qu'a fait Jordan Bardella, en déposant une plate en diffamation, sur, évidemment, ce qu'il appelle lui-même un faux grossier. Un faux grossier ? Sur quoi reposent ces écrits ? Ce sont des e-mails ? Ce sont des lettres ? Ah, je ne connais pas le dossier, si ce

2:23
Locuteur

n

2:23
Sébastien Chenu

'est ce que j'en connais dans les médias, enfin de ce qui est sorti Mediapart. Il n

2:27
Locuteur

'y a

2:27
Sébastien Chenu

pas grand-chose, visiblement, d'après ce que j'ai cru comprendre. Donc, méfions-nous de toutes ces fausses révélations, de tous ces trucs bidons, qui cherchent tout simplement à faire quoi ? À essayer de salir, évidemment, ceux qui font la course en tête, ceux qui, aujourd'hui, c'est-à-dire le camp patriote, pourraient, demain, assumer les plus hautes responsabilités.

2:47
Invité

Il n'existe aucun membre du Rassemblement National qui aurait pu tenir ce genre de propos dans le passé

2:51
Locuteur

?

2:52
Sébastien Chenu

Non,

2:52
Locuteur

mais

2:52
Sébastien Chenu

du Rassemblement National, non. Au Front National, Jean-Marie Le Pen avait été condamné pour antisémitisme. Il avait tenu des propos qui avaient

3:00
Locuteur

été condamnés pour antisémitisme. Ma question, c'est, est-ce que le ménage a

3:02
Sébastien Chenu

été fait partout ? Bien entendu. Vous savez, moi, je suis arrivé en 2014, c'était encore le Front National, et je suis arrivé parce que, justement, Marine Le Pen avait donné cette ligne, avait fait cette rupture politique très forte avec Jean-Marie Le Pen. Je note également le soutien, et c'est très touchant d'un certain nombre d'associations de compatriotes de confession juive qui, ce matin, se sont mobilisés pour dire que tout ça était grotesque, parce qu'évidemment, les actes, les propos de Jordan Bardella, aujourd'hui, ils ont été, le moins qu

3:32
Locuteur

'on

3:32
Sébastien Chenu

puisse dire, c'est très en soutien à la communauté juive, suite au 7 octobre en particulier, mais au combat contre l'antisémitisme que nous portons, que nous menons face à la France insoumise en particulier, il faut bien le dire. Sébastien Chenu, d'où ça peut venir

3:44
Locuteur

?

3:45
Sébastien Chenu

J'en sais rien, parce que si ce sont des faux, je ne

3:48
Locuteur

suis

3:48
Sébastien Chenu

pas enquêteur, si ce sont des faux, ça peut venir de n'importe où, il y

3:51
Locuteur

a

3:51
Sébastien Chenu

des gens qui veulent régler des comptes, il

3:52
Locuteur

y a

3:52
Sébastien Chenu

des gens, je vous le disais en commençant notre conversation, nous sommes une

3:56
Locuteur

cible. En

3:56
Invité

interne, il peut y avoir des gens qui ont des

3:58
Locuteur

comptes à rendre,

3:59
Invité

qui veulent s'en prendre à Jordan Bardella.

4:01
Locuteur

Qu

4:01
Sébastien Chenu

'il

4:01
Locuteur

y ait

4:01
Sébastien Chenu

des gens qui veulent voir Jordan Bardella et derrière lui, Marine Le Pen chuter, c'est une évidence. Il y

4:06
Locuteur

a

4:06
Sébastien Chenu

toujours des gens qui règlent des comptes, mais aujourd'hui, nous sommes une cible, parce que nous sommes les leaders, parce que nous sommes ceux qui faisons la course en tête, donc les coûts. Et on le savait, on a dit plus d'une fois, nous ne sous-estimons pas la déloyauté, nous ne sous-estimons pas les plus mauvais coûts tordus qui apparaîtront pendant cette campagne. Eh bien, en voilà. Je vous

4:27
Invité

pose cette question parce qu'un magazine devrait, dans les prochaines heures, révéler qu'il y

4:32
Locuteur

a

4:32
Invité

bien eu une taupe au RN qui aurait donné un certain nombre d'informations. Et ce magazine dit pouvoir donner l'identité de cette taupe. Est-ce que si c'était le cas, ça vous

4:42
Sébastien Chenu

étonnerait

4:43
Locuteur

?

4:43
Sébastien Chenu

Oui, mais enfin, tout ça est un peu grotesque, pour tout vous dire. Parce que, d'après ce que j'ai compris, ce serait l'idée de dénoncer des membres du RN qui pourraient déjeuner avec des journalistes de Libération. Nous sommes un certain nombre à être vaccinés, j'allais dire, vis-à-vis du journal Libération qui mène un combat politique contre nous. Et évidemment, à ne répondre à leurs questions que lors de... Parce que c'est la liberté de la presse aussi que de poser des questions et d

5:06
Locuteur

'y

5:06
Sébastien Chenu

répondre, que dans un cadre bien formel qui est celui des conférences de presse. Donc, derrière ça, je ne sais pas trop quels sont les buzz qui sont recherchés, mais on a une solidité, on a un côté PAC dans notre esprit d'équipe, dans notre mouvement, qui fait des envieux et qui visiblement nourrit quelques... Oui, voilà, quelques volontés de nous nuire. Est-ce que vous

5:29
Invité

ressentez, est-ce que vous avez le sentiment que tout au long de cette campagne, on va essayer de remettre dans la bouche des responsables actuels, des propos racistes ou antisémites, j'ai envie de dire anciens, pour renvoyer le RN au FN ? Et que c'est un moyen et c'est une stratégie d'action contre vous ?

5:45
Sébastien Chenu

C'est une stratégie, mais qui trouve ses limites, parce que ceux qui le font, souvent, sont eux-mêmes disqualifiés. J'entendais Mme Tondelier monter sur ses grands chevaux, elle s'est affichée avec Salah Amouri, qui est un terroriste palestinien, qui avait essayé de fomenter un attentat contre un rabbin. Donc, si vous voulez, tous ces gens, en fait, dénoncent leur propre turpitude. Ceux qui nous combattent aujourd'hui, nous combattent en dénonçant pour mieux cacher leur propre turpitude. Donc, la réalité, c'est que nous sommes, nous, on l'a déjà dit, le bouclier de la communauté juive,

6:16
Locuteur

le bouclier de la laïcité. Et vous êtes tranquille face aux prochaines

6:17
Sébastien Chenu

révélations de Mediapart ? Oui, oui, oui. Et s'il sort des écrits ? Et tout ça terminera devant

6:21
Locuteur

la

6:22
Invité

justice, M. Cardoz. Voilà. Devant la justice ? Devant la justice. Bon. En tous les cas, je rappelle que Mediapart, je pense que c'est important de le préciser, a été effectivement condamné en justice, diffamation à l'égard de Christian Istrosi en première instance, et les enregistrements d'Ingrid Bettencourt, à l'époque, également,

6:35
Locuteur

avait été considéré jugé

6:37
Sébastien Chenu

au fondestin. Ils ont des casseroles épouvantables

6:40
Invité

derrière eux. Sébastien Chenu, passons au sénatorial, vous avez donc un nouveau groupe, le RN aura un groupe au Sénat. Bruno Retailleau a fermé la porte à tout rapprochement, sauf que, j'ai lu ça, Sophie Prima et Max Brisson de LR disent qu'il n'y a plus de cordon sanitaire entre eux et le RN. Vous les appelez, vous appelez d'autres LR à faire voler en éclat ce cordon ?

6:59
Sébastien Chenu

D'abord, c'est un fait historique que le Rassemblement National crée un groupe au Sénat. C'était le fait historique du week-end, qui probablement est un des détonateurs aussi des salissures que nous subissons ensuite. Oui, la démocratie s'est exprimée, désormais, nous avons franchi la constitution de ce groupe. Donc, ça veut dire qu

7:17
Locuteur

'il

7:17
Sébastien Chenu

n

7:17
Locuteur

'y

7:17
Sébastien Chenu

avait pas de plafond de verre. Il n'y

7:19
Locuteur

a

7:19
Sébastien Chenu

pas de raison qu'il y ait de cordon sanitaire en démocratie. Les électeurs choisissent, les électeurs décident, et ensuite, ils sont représentés. Mais la question maintenant, c'est les alliances au sein du

7:28
Locuteur

Sénat.

7:29
Sébastien Chenu

Nous tendons la main à tout le monde. Nous avons vu dimanche soir une sénatrice d'hiver droite LR,

7:35
Locuteur

en

7:35
Sébastien Chenu

tous les cas, Mme Gouachavant, dans l'Ain, rejoindre immédiatement notre groupe.

7:39
Locuteur

Et

7:39
Sébastien Chenu

nous tendons la main...

7:40
Locuteur

Ce qui

7:40
Sébastien Chenu

fera 15, d'ailleurs, c'est ça ? Oui,

7:41
Locuteur

15

7:41
Sébastien Chenu

élus. Et nous tendons la main aux hommes et aux femmes de bonne volonté, qu'ils viennent de droite ou de gauche, d'ailleurs. Parce que, quand nous voyons les scores que nous faisons dans des départements, et je salue, par exemple, celui fait réalisé en Gironde par Edwige Diaz, il y a, je crois, 800 voix, alors qu'il y avait un potentiel d'une centaine de grands électeurs. Donc, ces gens-là, ces électeurs-là, viennent bien et de la droite et de la gauche. On tend la main à tout le monde. Vous savez, pour être patriote, il n

8:05
Locuteur

'y a

8:05
Sébastien Chenu

pas besoin d'être de droite ou de gauche.

8:07
Invité

Alors, Sébastien Chenu, l'événement qui vient de s'achever, mais qu'on a tous encore un peu en tête, c'est quand même la visite du pape. Léon XIV a insisté sur les conditions culturelles d'accueil de l'immigration extra-européenne. C'est une notion qui est un peu différente de celle que vous développez au sein du RN. On sent que son message, c'est d'accueillir des réfugiés sous la condition qu'ils s'assimilent aux valeurs judéo-chrétiennes européennes. Est-ce que c'est de nature à changer

8:31
Sébastien Chenu

la doctrine du RN

8:32
Locuteur

? On

8:33
Sébastien Chenu

connaît la doctrine sociale de l'Église, et elle est toujours la même. Et elle est répétée par le pape Léon, que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors de sa venue. Et on connaît le message de l'Église. Moi, je n'ai pas de souci intellectuel avec ce message. C'est-à-dire que je pense qu'accueillir des gens en dignité, c'est la doctrine sociale de l'Église. Et nous,

8:50
Locuteur

on

8:50
Sébastien Chenu

est chargé de la temporalité et l'Église de la spiritualité. C'est-à-dire que lorsqu'il faut gérer les affaires de la nation, les affaires des villes, accueillir le déménagement du continent africain sur le continent européen me semble être un peu audacieux. Donc, accueillir des gens en dignité, ce n'est pas ce qui est possible, puisque nous n'avons plus les moyens dans notre pays d'accueillir comme tel, laisser des gens sous des périphériques ou

9:14
Locuteur

entassés

9:14
Sébastien Chenu

devant des ports, ce n'est pas l'idée que je me fais de la dignité. Donc, il n'y a pas de possibilité, aujourd'hui, d'accueil dans notre pays.

9:20
Locuteur

Alors,

9:21
Invité

parlons de cette journée qui va être très suivie, probablement, puisque les organisations syndicales de la fonction publique appellent à une journée d'action, une journée noire, dit-on, France Travail, policiers, enseignements, tout cela à deux jours de la présentation du budget. Est-ce que d'abord, vous soutenez cette mobilisation ?

9:37
Sébastien Chenu

Moi, je pense qu'on ne peut pas ne pas entendre ce que disent les Français. C'est-à-dire, derrière, la réalité, c'est le pouvoir d'achat et l'effondrement de la sphère publique et de l'État plus globalement dans notre pays. Donc, moi, évidemment, je l'entends, nous entendons les problématiques salariales, nous avons des réponses, d'ailleurs, à ces problématiques salariales, que ce soit dans l'éducation nationale ou que ce soit dans la sphère privée, d'ailleurs. Nous avons des propositions sur le salaire.

Je note que les organisations syndicales, pas les Français qui manifestent, bon, elles ont toutes appelé à voter Emmanuel Macron la dernière fois, donc, si vous voulez, moi, je les renvoie aussi à leurs chères études. Elles ont le résultat de leur action. Maintenant qu

10:18
Locuteur

'il

10:18
Sébastien Chenu

y

10:18
Locuteur

a

10:18
Sébastien Chenu

un problème salarial en France, fonction publique ou privée, il est réel. Mais vous appelez à manifester ? Non, on n'appelle jamais à manifester, à chaque manifestation.

10:25
Locuteur

Ça, c'est un principe.

10:26
Sébastien Chenu

Oui, parce qu'on n

10:26
Locuteur

'est

10:26
Sébastien Chenu

pas un syndicat. Donc, si vous voulez, nous, notre boulot, c'est

10:29
Locuteur

de

10:29
Sébastien Chenu

trouver... Mais

10:29
Locuteur

d'autres partis

10:29
Sébastien Chenu

politiques le font. Ils font ce qu'ils veulent. Nous, notre boulot, c'est de trouver des solutions. C'est d'essayer d'amener des solutions face à l'effondrement, je le disais,

10:37
Locuteur

de l'État. Est-ce que ce serait

10:38
Sébastien Chenu

le dégel du point d'indice que va probablement annoncer

10:40
Locuteur

le gouvernement à travers son budget 27 ? Ça

10:42
Sébastien Chenu

doit se voir dans un plan d'ensemble. Moi, je crois qu'aujourd'hui, on ne peut pas demander aux fonctionnaires de faire des efforts supplémentaires sur leur salaire ou aux retraités, c'est-à-dire à la France qui travaille ou à celle qui a travaillé, à partir du moment où l'État lui-même ne fait pas ses efforts. La première des choses, c'est de demander à l'État de faire des efforts sur l'immigration, la contribution à l'Union européenne, les agences d'État, le train de vie de l'État. Une fois qu'on aura fait ça, on pourra peut-être demander aux Français de faire des efforts, mais je crois que ce n'est pas le moment. Ils en font déjà beaucoup. Alors précisément,

11:13
Invité

le budget va arriver. Est-ce qu'on peut s'attendre à une forme d'alliance entre le gouvernement et le RN ? Ou plus exactement, une abstention qui pourrait faciliter le vote du budget ?

11:26
Sébastien Chenu

Non, mais on ne votera jamais un budget pareil. En tout cas, dans ce qu'on

11:29
Locuteur

en connaît aujourd'hui.

11:30
Sébastien Chenu

Bien sûr, on votera contre ce budget.

11:32
Locuteur

À

11:32
Sébastien Chenu

partir du moment où ils veulent toucher aux retraites, que ce soit en les sous-indexant ou en les gelant, nous ne voterons jamais en faveur, ni nous nous abstiendrons d'ailleurs, de ce budget. Nous voterons contre ce budget. Quelles sont les lignes rouges que vous voyez aujourd'hui dans le budget ? Les lignes rouges, elles sont de deux ordres. Tout ce qui entame le pouvoir d'achat des Français est une ligne rouge. Et en particulier, les retraites telles que je viens de vous l'expliquer. Et la deuxième chose, c'est les efforts que le gouvernement doit produire pour ne pas assassiner les Français d'impôt. C'est une autre ligne rouge.

Nous attendons de voir quels sont les efforts que l'État doit produire. Je vous ai parlé de l'immigration, de la contribution à l'Union européenne. Il y a des tas de domaines dans lesquels nous attendons des mesures fortes de l'État. Nous ne les voyons pas arriver au moment où nous nous parlons.

12:19
Invité

Alors, au moment où on se parle, il y a des appels à bloquer les lycées un petit peu partout. C'est l'un des faits majeurs de la journée. J'imagine que vous ne soutenez pas ces blocages de

12:29
Sébastien Chenu

lycées ? Moi, ce que je comprends, c'est les problématiques qu'il

12:32
Locuteur

y a

12:32
Sébastien Chenu

dans les lycées. Le fait de ne

12:33
Locuteur

pas

12:33
Sébastien Chenu

avoir de profs devant les classes, le fait d'avoir des classes surchargées, le fait d'avoir des professeurs qui travaillent dans des conditions, que ce soit salariales ou en termes de statut, qui sont particulièrement compliquées. Ça, je le comprends. Maintenant, voir la France insoumise souffler sur la braise, essayer d'instrumentaliser des lycéens de façon totalement irresponsable, voir le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, jouer avec des poubelles en feu, etc., c'est totalement irresponsable.

Nous sommes dans un moment où l'extrême gauche va chercher à, parce que c'est sa logique et qu'il ne s'en cache pas, à semer la chienlit, finalement, partout dans le pays, et à utiliser les lycéens pour cela. Est-ce que c'est

13:10
Locuteur

une

13:11
Invité

stratégie de la part de la LFI ? Vous pensez qu'ils sont en train de clairement utiliser les lycées pour essayer d'obtenir des voix et

13:19
Locuteur

ennuyer

13:19
Sébastien Chenu

le gouvernement ? Bien

13:20
Locuteur

sûr.

13:20
Sébastien Chenu

Récupération et manipulation. C'est la grande stratégie de l'extrême gauche telle qu'on les connaît depuis toujours. Récupération et manipulation des lycéens qui sont sincères, je crois, pour beaucoup dans leur démarche. ont envie de voir le système éducatif, évidemment, se développer, se construire mieux qu'il ne l'est. Mais la France insoumise est dans une stratégie de bordélisation clairement assumée. Est-ce que vous diriez que la LFI est en train de mettre le feu au lycée à des fins électorales ? Oui, oui, ils sont totalement irresponsables. La France insoumise est un mouvement qui cherche à faire basculer le pays de façon totalement irresponsable, dans la violence, dans la chienlit.

13:57
Invité

Sébastien Lecornu accuse Jean-Luc Mélenchon de surenchère irresponsable, d'instrumentaliser la colère des élèves à des fins électorales. Et Jean-Luc Mélenchon lui a répondu d'ordonner la répression des mouvements de lycéens. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Avec en plus un arrière-goût raciste évident. On se demande bien ce que le terme raciste vient faire là, non

14:14
Locuteur

?

14:14
Sébastien Chenu

Non,

14:15
Locuteur

mais

14:15
Sébastien Chenu

Jean-Luc Mélenchon est un homme d'excès, est un homme qui cherche, il le dit, à conflictualiser la société, à rendre tout conflictuel pour que tout se termine dans la rue. Nous, nous ne sommes pas là-dedans, nous travaillons sérieusement. Ce dont nous avons besoin, ce sont des propositions crédibles. Je vous ai parlé de la revalorisation des emplois de professeurs, du plafond à 30 élèves par classe. Votre

14:36
Locuteur

proposition, c'est d'ailleurs

14:37
Invité

3%,

14:37
Locuteur

c

14:38
Sébastien Chenu

'est ça ? Oui,

14:38
Locuteur

c

14:38
Sébastien Chenu

'est ça, c'est 3% par an, sur 5 ans.

14:40
Locuteur

Alors,

14:41
Invité

Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée nationale, dans notre entretien, nous vous demandons 3 minutes pour nous convaincre et vous avez choisi votre carte blanche, vous avez choisi l'affaire Charles Sapin dans l'audiovisuel public. On vous écoute, j'imagine que cela relance le débat sur la privatisation du service public.

15:02
Sébastien Chenu

Oui, moi je me fais une haute idée de ce que doit être l'audiovisuel public. Et dans un moment aussi tendu, l'idée que l'audiovisuel public soit pris en otage par une famille politique, une pensée politique dans laquelle le débat ne soit plus possible me heurte. La France est un pays de débat, les Français sont un peuple éminemment politique et empêcher un éditorialiste qui ne serait pas positionné idéologiquement à gauche de s'exprimer sur le service public financé par tous les Français montre que ce service public ne remplit plus sa mission aujourd'hui. Donc on doit repenser ce

15:38
Invité

service public. Ça veut dire quoi très exactement ? C'est privatisation forcément ou bien il peut y avoir un intermédiaire ?

15:44
Sébastien Chenu

Ça veut dire que le chemin d'abord vers la privatisation, c'est celui de l'application d'un certain nombre de préconisations qui sont sorties dans le rapport à l'oncle. C'est celui de redéfinir ce que doit être un audiovisuel public et si on a besoin d'un audiovisuel public dans notre pays, quels en sont ses contours ? Audiovisuel public extérieur, Institut national d'audiovisuel, vous savez qu'il y

16:03
Locuteur

a

16:03
Sébastien Chenu

plusieurs... Donc votre idée, Sébastien Chenu, ce serait de revoir l'ensemble du

16:08
Locuteur

périmètre

16:08
Sébastien Chenu

public. Que doit être l'audiovisuel public dans notre pays et les missions qui sont les siennes et aller vers la privatisation des missions qui ne sont pas essentielles à la sphère publique ? Privatisation totale ou privatisation partielle avec vente de certaines

16:20
Locuteur

chaînes ?

16:21
Sébastien Chenu

Il faut ouvrir le débat. Pour vendre,

16:23
Locuteur

il

16:23
Sébastien Chenu

faut avoir des acheteurs. Pour vendre, il faut savoir ce que tout cela vaut. Donc il faut ouvrir le débat et aller vers quelque chose de moderne mais commencer par définir ce qu'est l'audiovisuel public aujourd'hui.

16:32
Invité

Sébastien Chenu, quel serait le rapport de Marine Le Pen à la presse si demain elle était à l'Élysée en juin prochain ? Est-ce qu'elle boycotterait un certain nombre de journalistes ?

16:42
Sébastien Chenu

Non, Marine Le Pen ne boycotterait pas de journalistes. Elle ne parle pas à Quotidien parce que Quotidien refuse de nous inviter. C'est plutôt Quotidien qui boycotte le Rassemblement National. Si tenté qu'il soit d'ailleurs journaliste. Souvent ce sont des militants qui ont des cartes de presse mais ils mènent un combat politique. Mais c'est un rapport de liberté à la presse. La presse est libre, elle doit être libre et totalement libre dans notre pays. Elle ne doit pas être prise en otage par quiconque. Le RN au pouvoir, vous le garantissez, la presse sera libre.

17:06
Invité

C'est la liberté. Sébastien Chenu, dans cet entretien, on vous propose également de répondre à une question d'un auditeur.

17:14
Présentateur

Bonjour M. Chenu, Dominique, j'habite en Roussillon, je suis psychologue du sport. La cour de cassation va se prononcer sur l'éligibilité de Marine Le Pen assez tard, pour le début 2027. Est-ce que vous pensez qu'elle peut être rendue inéligible ?

17:35
Locuteur

Ah

17:35
Sébastien Chenu

non, pas du tout. D'ailleurs, la cassation ne revient pas sur le fond. Donc Marine Le Pen est éligible et demeurera éligible. La cassation, ça ne repose pas du tout là-dessus.

17:43
Invité

Vous êtes absolument certain de

17:44
Locuteur

cela ? On se dit que

17:45
Invité

dans l'histoire des campagnes présidentielles,

17:48
Locuteur

il

17:48
Invité

y a toujours des coups

17:49
Locuteur

de

17:49
Invité

théâtre

17:49
Locuteur

au dernier moment. La

17:50
Sébastien Chenu

cassation ne revient pas sur l'éligibilité. Marine Le Pen est éligible et elle le demeurera jusqu'à la fin, évidemment, de cette élection présidentielle, sans aucun problème.

17:58
Invité

Oui,

17:59
Locuteur

et

17:59
Invité

vous en avez la certitude et vous êtes tranquille à ce niveau

18:01
Locuteur

-là. Absolument. Et

18:02
Invité

si c'était le cas, est-ce qu'il y

18:05
Locuteur

aurait une solution de recours

18:06
Sébastien Chenu

?

18:07
Locuteur

La

18:07
Sébastien Chenu

cassation ne revient pas sur le fond d'une peine prononcée. Donc non, ce n'est... On est juste surpris par la date

18:12
Locuteur

qui

18:13
Invité

interviendra.

18:14
Locuteur

Une date

18:14
Invité

qui est trois ou quatre semaines avant une échéance importante. Alors j'ai envie de poser la question un peu différemment. Est-ce que, quoi qu'il arrive, cette décision judiciaire pourrait avoir un impact sur l'élection elle-même et est-ce que vous la craignez ?

18:25
Sébastien Chenu

Non, nous ne craignons rien. Nous sommes sûrs et certains et rien n'empêchera désormais Marine Le Pen d'aller au bout du chemin.