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Conférence de presseLe Média (sur YouTube)· 1 juin 2023 33 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"ILS BRULENT LA CONSTITUTION" : NOUVEAU COUP DE FORCE MACRONISTE A L'ASSEMBLÉE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu expliquer l'article 40 de la Constitution et son utilisation dans ce contexte ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'invocation de l'article 40 était pertinente pour rejeter cette proposition de loi ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Ces stratagèmes parlementaires sont-ils légaux ou abusifs selon toi ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment vois-tu la suite de cette bataille parlementaire ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Ce texte peut-il prospérer malgré les obstacles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Chiffre
    « les charges induites par l'article premier de ce texte s'élève à 18 milliards d'euros par an »
  • 5:00Fait
    « le président de la commission des finances doit être le garant de l'article 40 »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche on le voit très clairement dans la séquence il y a une confusion évidente dans dans le vocabulaire du gouvernement et de la majorité entre l'égalité et légitimité mais on pourrait se dire c'est parce que ils ont pas fait de de minimum de droite c'est pas la question en fait la question c'est que ça révèle leur position sociale la majorité sont les représentants d'une classe sociale d'un groupe social la bourgeoisie pour la nommer et ces gens-là considèrent que leurs tâches leur charge à la tête de la société leur fait de leur lui donner une direction des propositions à la fois de sens comme de politique c'est leur rôle c'est leur rôle naturel c'est le rôle normal c'est leur héritage c'est leur devoir ils utilisent ont plein de mots comme ça et que du coup pour le légal n'a pas vraiment grand intérêt le légal on le revendique parce que c'est toujours plus simple de se dire si le droit est avec moi c'est que j'ai raison [Musique] des débats mouvementés qui ont commencé tôt ce matin et qui ont été marqués par les pics envoyés par le camp présidentiel qui tente à tout prix d'empêcher la tenue d'un vote dans l'hémicycle comment et bien brandissant l'article 40 de la Constitution et la recevabilité financière pour torpiller la proposition de loi avant son arrivée dans l'hémicycle le 8 juin prochain les macronistes ont essayé depuis l'ouverture des discussions de décrédibiliser le texte à l'image du député Renaissance Sylvain Maillard première intervention de son groupe de son groupe pour l'écoute cette proposition de loi présentée par le groupe liote est un coup de comme politique c'est une arnaque une arnaque car elle cherche à faire croire aux Français que la loi promulguée il y a seulement quelques semaines pourraient être mis en question tout le monde sait dans cette salle que jamais cette proposition ne sera votée au Sénat tout le monde sait dans cette salle que cette proposition est inconstitutionnelle les charges induites par l'article premier de ce texte s'élève à 18 milliards d'euros par an le président de la commission des finances doit être le garant de l'article 40 or il ne sait pas comporter comme le gardien de l'ordre constitutionnel qu'il doit être mais comme un militant politique quant à monsieur de Courson où sont passés vos grands principes de résistants portés par votre famille quand vous courtisez ouvertement le rassemblement national pour obtenir leur faveur ou leur vote où sont passés vos grands discours sur l'âge de départ à la retraite à 65 ans vous étiez pourtant dans cette émission dans cette assemblée une référence de rigueur budgétaire y compris pour moi alors les propos de Sylvain Maillard ont été accueillis avec colère dans les rôles opposition surtout que le texte du groupe lyaute avait déjà franchi deux premiers filtres importants il a d'abord été jugé receva par une délégation du bureau à l'Assemblée et par la suite c'est le président de la commission des finances l'insoumis et ricoquerel qui a donné son feu vert à l'examen de ce texte en écartant l'argument de son inconstitutionnalité brandie par les macronistes alors Paul à la base de cette immense polémique il y a l'article 40 de la Constitution brandie par les macronistes est-ce que tu peux nous expliquer ce que à cet article et surtout est-ce qu'il est pertinent pour fonder le rejet de la proposition du groupe yacht bon l'article 40 de la Constitution c'est un très bel article puisqu'il existe depuis 1958 a priori dans sa version actuelle et qui dit que les propositions de loi sont jugées irrecevables si leur adoption provoquerait soit la réduction en fait on est ça la formule la m'échappe en gros si ça diminue les recettes potentielles de l'État ou si ça augmente crée créer ou augmente une charge publique c'est à dire que si en fait ça organise des dépenses supplémentaires et donc il faut comprendre cet article un peu comme un verrou budgétaire tout simplement qui a pour but de mesurer les rapports de dépenses et de recettes qui est une question qui prend tout son sens politique dans la période on a eu des longues séquences sur la question de l'austérité c'est un mot et un vocabulaire qui était revenu sur c'est quoi l'austérité bah c'est cette question de de dépenses ou de recettes et de dans quelle mesure on va dans un sens ou dans et bon dans ce rapport là effectivement le la majorité argué du fait que la potentiellement la création de fin l'adoption de ce texte de rejet aurait une conséquence en fait d'augmentation des dépenses puisque genre ne pas des dépenses liées à au système de retraite donc après est-ce que c'est légitime ou pas il y a en fait tellement de degrés de nuances que c'est compliqué la première c'est que là on est dans un contexte particulier c'est une proposition de loi qui est fait dans le cadre d'une niche parlementaire c'est-à-dire une journée par mois dans lequel l'opposition a le comment dire la capacité fixer l'agenda à l'Assemblée nationale et que du coup il y a une jurisprudence dans l'utilisation de l'article 40 par désormais depuis 2009 le président de la commission des finances assez souple on va dire sur la question de l'opposition parce que si vous voulez si à chaque fois que l'opposition propose des des projets enfin des propositions de loi et que elles sont toutes refusées au nom de son incapacité à pouvoir de créer des dépenses ou des recettes à ce moment-là vous n'avez pas de possibilités pour l'opposition en vérité de faire autre chose que de suivre son rôle face à un gouvernement qui déciderait de l'ensemble de la politique économique des politiques de recettes de l'État etc donc la jurisprudence c'est ce que dit d'ailleurs le président de la commission des finances Éric va plutôt dans son sens pour dire que dans le cas d'une niche parlementaire il y a une application souple et que d'autant plus cette fois-ci il s'agit d'un proposition de loi d'abrogation donc du passage de la de l'âge de retraite à 64 ans mais qui est gagé c'est-à-dire qui est financé avec une taxe sur le tabac alors la taxe dans le tabac ça peut paraître étonnant ceux qui suivent ça de loin mais en vérité c'est pareil une tradition il y a déjà eu je crois depuis 2016 au moins 6 propositions de loi comme ça qui ont proposé une dépense supplémentaire mais qu'on pensait par une taxe sur le tabac et en plus dans le cadre de la proposition de Lio là il y a un article 2 qui amène à une à proposer une conférence de négociation dans la suite sur des pistes de financement ce qui montre que c'est pas une position de loi qui essaye d'esquiver la question budgétaire qui pourrait se poser potentiellement avec l'abrogation et le retour en fait à la retraite à 62 ans donc cet article 40 en tout cas quand le bureau de la commission a été saisi de la proposition de loi du lieu ils l'ont pas ils ont pas jugé et recevable cette proposition de loi pourquoi parce qu'encore une fois je veux dire ça va en lien avec la jurisprudence le problème c'est que là on arrive sur le la réforme des retraites sujet qui est le sujet de crispation en fait depuis trois mois ou moins dans ce pays et que du coup ils ont essayé de faire ce qu'ils ont fait en fait depuis trois mois c'est à dire de manière à la constitution au lance-flamme et le règlement de l'Assemblée pour pouvoir trouver une situation où ils ont pas à perdre la face et à rappeler de nouveau qui sont minoritaires dans le pays je passe la réponse mais voilà c'est en train de répondre par la question avons donc pour résumer il n'était pas opportun d'invoquer l'article 40 pour rejeter rejeter cette propositions le premier en fait il y a plusieurs filtres il y a le premier fil du bureau de l'Assemblée il était passé la saisie du commissaire du président de la commission des finances n'est pas obligatoire il y a plein de propositions de loi qui ont jamais été saisis l'article 40 alors qu'elle proposait également création de charge ce qui montre que la jurisprudence est très ouverte et que le président de la commission des finances semble apparemment dans son droit donc c'était de bonne guerre de le faire simplement c'était surtout une tactique pour pouvoir attaquer les personnes ericoquerel est devenu là on l'accuse dans le dans le magnéto de ne pas être le garant le garde-chium de la Constitution par des expressions un peu soupçonnées d'ailleurs je pense que la majorité avait bien conscience que ce texte n'était pas si inconstitutionnel puisque il n'a pas le camp présidentiel n'a pas attendu le Conseil constitutionnel pour trancher il a utilisé une manœuvre visant à tuer dans l’œuf l'essentiel de la proposition de loi iote ils ont fait voter un amendement de suppression de l'article 1 de cette proposition noire qui prévoit qui prévoyait du coup l'abrogation du recul de l'âge légal à la retraite à 64 ans et pour y arriver ils ont déployé un certain nombre de de stratagèmes alors ils auraient profité je parle aux conditionnel d'une alliance de fait avec la direction de LR pour virer de la commission des affaires sociales et députés qui ne vont pas dans leur sens en gros on modifie le corps électoral pour gagner est-ce que cette accusation est fondée selon toi Paul et si oui c'est grave bah c'est grave c'est pas grave je sais pas en fait le fait c'est que c'est dans l'enceinte parlementaire une pratique assez répandue là c'est choquant parce que en gros on voit bien que ils sont dans une situation de minorité ils sont difficultés dans l'enceinte parlementaire où ils ont longtemps régné en seul maître pendant le premier quinquennat sans aucun problème on va dire de la part des oppositions et bien en fait ça se fait je fais en difficulté voilà extraordinaire de changement de commission ça se fait à des rythmes différents mais il y a des moments tactiques où tout le monde a déjà je pense que aucun groupe n'a jamais utilisé de cette technique la vraie question c'est que ça dit quand même quelque chose du rapport au pouvoir on peut comprendre que l'opposition Vienne jongler dans les commissions parce que ils sont pas nombreux parce qu'il y a on va dire il tourne plus souvent l'opposition aujourd'hui est plus nombreuse mais quand vous avez des oppositions avec en gros une cinquantaine de députés à la gauche de la majorité comme dans le premier quinquennat bon tourner en commission tout le monde fait un peu plus parce que il y a beaucoup moins de monde pour gérer le assez éloquent ce projet de loi tel qu'il est arrivé à l'Assemblée nationale n'a jamais été votée par notre instance puisqu'il y a eu des 49-3 sur quelque chose qui est de l'ordre quand même d'un projet de société et d'un projet de société qui touche en premier les plus vulnérables de notre société pour cette raison là et parce qu'il n'y a pas eu de vote le groupe lot qui n'est pas du dragon qui n'est pas d'extrême d'extrêmement de gauche comme comme vous le dites sur tous les plateaux ce groupe liotte qui est centriste a pour volonté de garantir le fonctionnement démocratique et c'est la raison pour laquelle parce qu'il a estimé qu'en première lecture ce projet de loi avait été bafoué et n'avait pas été étudié comme il aurait dû l'être pour cette raison là ils ont déposé une nouvelle proposition de loi dans leur niche parlementaire il se trouve que cette nouvelle initiative est une occasion pour vous d'aller chercher des articles jamais usité dans le règlement de l'Assemblée nationale et de créer un précédent en ce qui s'est passé ce matin à savoir que pour la première fois vous avez franchi la ligne rouge de ce qui n'est pas autorisé par le Règlement de l'Assemblée nationale et en fait ce face à quoi nous nous sommes aujourd'hui c'est constaté notre impuissance à vous contrer dans votre volonté de toute puissance et de ne pas vouloir perdre la face pour cette raison là notre rôle de parlementaire ne sert plus à grand-chose nous le constatons et donc nous partons la parole est à Monsieur juvain oui madame la Présidente à entendre un certain nombre de remarques mais j'allais vous répondre le droit d'amendement en réalité bien évidemment la présidente de la commission des affaires sociales et députés Renaissance Fadila katabi a défendu le procédé utilisé en regard c'est simplement pour vous dire que c'est pas la première fois qu'une assemblée parlementaire donc rejette refuse l'examen de susamondement dès lors que c'est sous amendements sont déposés de manière abusive à des fins d'obstruction nous sommes oui pour le débat oui pour la démocratie oui pour le que les parlementaires puissent voter NON à l'obstruction je crois que vraiment nous partageons toutes et tous en tous les cas ce point de vue dommage ils sont partis effectivement les députés de la nupesse ont quitté donc la salle de la commission mais j'espère que ils vont l'entendre et en plus le Conseil constitutionnel a validé justement ce refus du Sénat d'examiner d'étudier donc c'est sous amendement donc voilà chacun accuse l'autre de recourir à des stratagèmes des loyaux voir illégaux s'agissant de de Sandrine Rousseau Paul est-ce que tu confirmes la Commission avait bien droit de refuser d'examiner les sous amendements encore une fois c'est une interprétation au lance-flamme de d'un règlement il s'agit en l'occurrence la du Règlement de l'Assemblée nationale à l'article 41 il me semble si je dis pas de bêtises qui dit qu'en gros en commission les débats sont fixés selon les modalités proposées par la présidente avec en cas de problème accord avec le bureau de la commission donc en fait il y a une capacité officielle de la présidente de la commission en l'occurrence madame catabi a décidé de l'organisation du débat de là à dire qu'elle est en capacité de refuser par principe tous les amendements parce qu'elle estime et c'est là où on entend du que c'est abusif c'est un usage abusif vous savez quand il y a les termes comme ça assez normatifs abusif c'est une question de point de vue finalement là le droit est souvent c'est là où ce niche les jurisprudences et c'est là où c'est compliqué donc elle fait référence au fait que effectivement au Sénat l'application de l'article 4 un qui avait permis c'est ça non c'est pas pardon et ça c'était l'assemblée il y a une application de d'un dérèglement du chaînagement avait plus lequel qui avait permis de supprimer en massivement des amendements suite à la réécriture d'un amendement au sein du processus de d'examination du loi sur la réforme des retraites c'est dur on fait des phrases de plus en plus longues avec cette situation bref tout ça pour dire que il y a une jurisprudence qui permette effectivement qui a permis de sauver le gouvernement lorsque au Sénat il a fait des affaires avec les LR pour pouvoir passer en force sans examiner des amendements finalement et donc à l'arc de ça je pense que c'est quand même et c'est là la période c'est ça plutôt politiquement qui est intéressant c'est encore une fois on est jurisprudence sur jurisprudence c'est à dire que à force de jouer le passage vous disiez écoute force parlementaire dans la présentation à force de de voilà de de violer les pratiques parce que il y a des pratiques et des articles et des règlements et à force d'avoir une pratique violente à la fois en pratique et à la fois dans l'utilisation des articles et ben on crée des voilà on crée des conditions pour pouvoir avoir des passages en force réguliers de la part de l'encens des acteurs qui se positionnant après donc je pense que les députés de la mupestres étaient voilà ils savent plus quoi faire face au nom de violation vous savez c'est un jour on peut pas être gagnant quoi à mon avis enfin je veux dire six acceptent ça veut dire que en gros on permet que leur travail d'amendement leur propositions y compris quand il s'agit d'un geste tactique et qui recevable et donc du coup ils sont dans un rapport où ils sont là pour faire de la figuration donc leur rôle c'est de mettre en scène leur opposition et de le faire en le faisant comme le disait très bien à mon avis Antoine léoman dans le premier magnéto également en disant on est conscient qu'il s'agit d'un d'une étape du rapport de force parlementaire qui a d'autres éléments à côté je pense que c'est ça le rôle des parlementaires de gauche en tout cas c'est pour ça qu'ils sont levés est-ce que ça risque pas de se retourner contre eux mes accusent souvent de faire du du cinéma des agitateurs au sein de de l'Assemblée ce qui est vrai c'est que quand on voit tous ces magnétos et toutes ces séquences on a l'impression que c'est le cas de la part de chacun des camps puisque vous disiez discuter avec Jamy sur hors berger qui voilà qui pareil vous équipe de refaire il brûle la concession et ils appellent ils accusent l'opposition de jouer avec des allumettes enfin c'est voilà et puis de l'autre côté les parlementaires moi je sais pas je me suis toujours demandé notamment en ayant travaillé sur place est-ce que ça a vraiment un impact c'est parce que les gens suivent je pense que sur certains sujets les gens suivent ça dépend qui il y a des gens qui s'intéressent à débat etc donc que chacun tienne des positions qui assument des positions que ça soit des positions sur les façons et les pratiques à avoir à l'Assemblée nationale sur la manière de considérer le débat parlementaire me semble intéressant pour ceux qui s'y intéressent maintenant c'est pas là que va tout se jouer simplement encore une fois on est dans une guerre d'usure entre la partie de la population qui refuse cette réforme le mouvement social les syndicats la gauche et le gouvernement très isolé y compris à l'Assemblée nationale donc dans le cadre de cette guerre d'usure la mise en scène des oppositions des nouvelles étapes des petits schémas et bien aidés mais également par le phénomène de cycle médiatique ça permet de ouvrir un cyclimatique donc on reparle de ce sujet donc on est de nouveau dans le sujet donc on donne l'impression que cette guerre d'usure est en cours en tout cas l'article les mots le groupe liotte devrait réintroduire sa mesure labrogation par amendement avant de 8 juin Charles de Courson s'érige en obstacle contre la macronie qui tente de tourner la page retraite regarde à 10 ans Charles de Courson m'a donné la vocation de faire de la politique et savez-vous pourquoi parce que Charles de Courson ce député pointilleux précis expert des finances publiques qui faisaient en sorte qu'un euro dépensé soit un euro dépensé utilement et qu'elle ne fut pas ma surprise de voir d'ailleurs que Charles de Courson avait changé d'avis en 2023 puisque pourtant en 1993 il a soutenu la réforme ballade en 2002 il a soutenu la réforme Chirac Fillon en 2010 il a soutenu la réforme Sarkozy et en 2022 il a soutenu aussi la candidate Valérie Pécresse et je me suis dit si Charles de Courson soutient le programme de Valérie Pécresse il soutient donc la retraite à 65 ans c'est un gage de sérieux puisque Charles de Courson est un député sérieux ce qui est dommage c'est qu'aujourd'hui Charles de Courson est en train de devenir en 2023 l'anti Jacques Chirac Jacques Chirac avait commencé à vendre l'humanité il a fini comme président de la République de droite Charles de Courson a fait toute sa carrière au centre droit était en train de se transformer en che gue vara de la Marne vous faites aujourd'hui Sécession d'un pays qui vous dit non qui vous dit non vous savez par 4/5 des salariés qui vous disent non qu'est-ce que vous faites à un pays quand y compris Charles de Courson devient symbole de la rébellion mais oui ça veut dire que vous faites sessions aujourd'hui avec le pays tout entier les déposer un amendement de réécriture pour réintroduire cet article premier avant les débats mais j'ai même pas besoin de de réécrire je déposerai un amendement absolument pour non pas réécrire mais pour remettre le texte initial voilà et c'est celui-là que immédiatement un imménément membre de la minorité présidentielle il dira objection il recevabilité financière on saisit la présidente de l'Assemblée nationale et elle déclarera puisque c'est ça la manœuvre il recevable j'attire votre attention que si elle fait cela elle rend une position constante des présidents successifs de la scène nationale pourquoi parce que comment est-ce que le bureau de l'Assemblée nationale peut déclarer une proposition de loi recevable financièrement et la présidente quelques semaines plus tard déclaré il recevable l'un des articles qui avaient été déclaré recevable par le bureau mais on marche sur la tête effectivement Charles de Courson rappelle que cette mesure d'abrogation par amendement avant le 8 juin qu'il pourrait présenter offre en même temps la possibilité d'écarter cette mesure au nom l'article 40 donc une possibilité qui est donnée il y a une pardon Braun pivée qui risque donc de déclarer y recevablement permettant de réintroduire l'article 1 du texte c'est dans l'impression que c'est une histoire sans fin comment tu vois la suite Paul s'il y a pas besoin de résumer comment ça se passait comment je vois la suite bah je tout est encore une fois et concentré sur cette possibilité par la présidente de la de l'assemblée de faire jurisprudence donc pour réexpliquer brièvement c'est en gros dans la commission là cet après-midi 38 voix contre 34 ont voté pour la suppression de l'article phare de cette proposition de loi qui est le retour à la retraite à 62 ans en gros dans ce cadre là l'iode peut redéposer un amendement auprès du Bureau de l'Assemblée nationale pour que en séance le texte qui soit examiné ne soit pas le texte enfin que il y a un amendement qui soit examiné pour que le texte examiné dans l'hémicycle prenons compte via un amendement de nouveau un retour de cet article voilà et c'est dans cette disposition là que selon l'article 49-4 ou 3 je me rappelle plus du Règlement de l'Assemblée nationale la présidente de l'Assemblée nationale peut décider le problème c'est qu'il a très bien expliqué c'est que si elle décide de revenir de juger et recevable en fait elle doit faire ça avec la vie du commission du de la présidence de la commission des finances qui est celui de Coquerel et qui a déjà été exprimé bref si elle le fait effectivement on arrive dans encore une fois dans l'inconnu bon le vrai le fait que comment je vois la suite si ça passe comme ça ben on en parlera plus et il y aura la question de est-ce que la mobilisation existe le 8 juin c'est ça le 6 juin et la suite qu'est ce qu'annonce après la médical etc c'est ça la suite parce que même si la le camouflé avait lieu à l'Assemblée nationale à savoir même si l'amendement était adopté par l'opposition forçant le gouvernement avoir un camouflé sur cette question de réforme des retraites à l'Assemblée au Sénat ça passerait pas et donc on serait dans un cycle infini ce qui est plus intéressant c'est de voir aussi potentiellement si ils arrivent à faire à adopter l'article 2 là sur cette possibilité de faire de la démonstration qu'il existe d'autres sources de financement un forum je sais plus quelle est la forme que j'utilise un forum de discussion pour des nouvelles pistes parce que là du coup ça permettrait aux oppositions qui sont régalées pendant les commissions et débat parlementaires les 175 heures à évoqué tout à l'heure de faire la démonstration qu'ils ont plein de propositions pour financer la retraite mais de manière différente par la fiscalité sur le capital par exemple par l'augmentation des cotisations par l'égalité femme homme par plein de dispositifs comment je vois la suite je vois qu'on est un dans l'inconnu deux dans voilà cette tension permanente qu'ils ont avec les textes et la possibilité de création d'une nouvelle jurisprudence qui ne serait pas très bonne nouvelle à mon avis pour le respect des institutions démocratiques parce que juste pour donner une précision là-dessus c'est quand même que si c'est Eric Coquerel le président de la commission des finances c'est parce que le président de la commission des finances et depuis 2009 un membre de l'opposition et le but de donner la présence de la commission des finances à l'opposition c'est justement de faire en sorte qu'il y ait un contre-pouvoir que la personne qui puisse juger notamment de lire sa viabilité financière ou non des propositions ne fasse pas que partie de la majorité pour pas que le verrou soit total et en perm et permanent donc là voilà c'est ça l'ambiance on peut pas savoir ce qui va se passer le mais l'ambiance n'est pas bonne ambiance n'est pas bonne est-ce qu'elle présage une nouvelle crise démocratique bah en tout cas je sais pas si c'est une nouvelle en fait c'est juste qu'elle n'est elle n'est jamais terminée les crises elles ont des soubresauts à des moments des moments d'accélération ce qui est intéressant en fait finalement dans la séquence politique entière parce que là on a l'impression que c'est un reçu c'est de technique qu'ils ont utilisé je disais tout à l'heure avec la confusion au Sénat il y avait déjà utilisation suppression d'amende bon on passe effort c'est ça et les gens n'y comprennent plus mais ce qui est intéressant de comprendre c'est que on le voit très clairement dans la séquence il y a une confusion évidente dans dans le vocabulaire du gouvernement et de la majorité entre l'égalité et légitimité mais on pourrait se dire c'est parce que ils ont pas fait de de minimum de droite c'est pas la question en fait la question c'est que ça révèle leur position sociale là majorité sont les représentants d'une classe sociale d'un groupe social la bourgeoisie pour la nommer et ces gens-là considèrent que leurs tâches leur charge à la tête de la société leur fait de leur lui donner une direction des propositions à la fois de sens comme de politique c'est leur rôle c'est leur rôle naturel c'est le rôle normal c'est leur héritage c'est leur devoir ils utiliseront plein de mots comme ça et que du coup pour le légal n'a pas vraiment grand intérêt le légal on le revendique parce que c'est toujours plus simple de se dire si le droit est avec moi c'est que j'ai raison mais le légal est un cadre d'ailleurs c'est ça qu'on vient d'essayer de discuter c'est le fait que quand le cadre ne convient quand il existe des contre-pouvoirs des pratiques politiques dans l'enceinte parlementaire qui ne bénéficient pas à l'agenda du gouvernement le gouvernement les fait sauter ou les gouvernements essayent par tous les moyens de trouver des mécanismes pour pouvoir remettre en cause toute contestation donc c'est ça la question c'est le fait que la crise politique s'exprime comme d'un côté la contestation de la bourgeoisie dans son rôle de direction de la société contestation qui se fait à la fois par voilà les batailles la situation de minorité à l'Assemblée la situation de grève et de manifestations massive dans le pays et que elle a du mal il y a la crise politique c'est se décrochage entre le rôle social et politique de cette classe et sa capacité à coller aux institutions à coller au cadre qui qui est celui d'aujourd'hui tout le monde le dit on sait que la Cinquième République est fatiguée les institutions sont fatiguées la crise politique combien de signes les l'abstention les explosions sociales régulières l'absence de légitimité de n'importe quel gouvernant depuis 15-20 ans voilà donc c'est toujours la crise politique c'est ce décalage entre ce rôle que revendique la bourgeoisie comme rôle politique idéologique et sa capacité à obtenir la dire le consentement et la capacité à l'être de façon consentie et donc en lien avec le cadre légal ou non donc ça se ça va se rejouer encore le 8 juin prochain tu l'as rappelé tout à l'heure avant le 8 il y a le 6 nouvelle mobilisation à l'appel de la de l'intersyndicale comment comment ce rapport de force avec la rue peut profiter à cette journée du 8 au cours de laquelle sera examiné ce projet de loi cette proposition loi pardon depuis le début du mouvement on a bien vu que il y avait un intérêt à avoir une bonne adéquation entre l'enceinte parlementaire et l'extérieur c'est quelque chose que des fois l'opposition n'arrive pas à faire là les rythmes dans une enceinte ou dans l'autre ou dans la rue ou dans l'ensemble des parlements ont été assez bien quand dire en jonction quoi et que du coup ça a permis l'effet d'entraînement je dirais on sortait d'une manif on savait qu'il y avait tel événement potentiellement dans l'enceinte parlementaire qui relancerait le débat qui lui ramenait jusqu'à la prochaine manif là on est dans une situation où les temps sont beaucoup plus déconnectés il y a presque un hasard que cette date arrive aussi proche de la niche Parlement faire Lyon a fait exprès de positionner en fonction de cette date là mais ce que je veux dire c'est que ils auraient peut-être pas fait de proposition sur les retraites sinon mais bref c'est pas non plus des acteurs qui historiquement travaillés ensemble encore une fois Lio liberté indépendant territoire outre-mer et des ex socialistes genre dissidents avec la CGT c'est pas le candidat l'histoire du siècle quoi donc donc comment je vois ça je pense que encore une fois la crise de nouveau on l'identifie comme un moment où ça saute un moment où il y a une distribution il y a un déséquilibre mais c'est l'inverse la crise c'est ce qui dure c'est le décalage permanent peut-être que le mouvement social bon il fait beau les gens ont été mobilisés massivement il y a aussi des gens qui participent de toutes les manifestations donc ça sera pas ridicule ça sera peut-être pas non plus immense mais donc du coup la question c'est cette durée le pourrissement généralisé d'une situation pourquoi parce qu'encore une fois c'est exactement ça la crise c'est le fait que contester dans sa légitimité à diriger le pays la bourgeoisie qui détient quand même des positions centrales dans les institutions et le lieu de pouvoir de la société et ben elle est contestée mais elle ne trouve pas encore d'adversaires qui ont capacité de s'ériger à son niveau c'est-à-dire pas seulement dans une victoire électorale mais dans une victoire comme groupe social qui a vocation à diriger la société lui donner une orientation lui proposer un projet lui proposer des politiques concrètes de changement des vies des individus et c'est ça qui dure on voit bien l'opposition elle dure aussi elle dure dans cette crise parce que elle continue de jouer son rôle elle arrive à le faire à mon avis de façon assez magistrale elle l'a fait en tout cas d'une manière assez magistrale pendant un moment mais pareil je veux dire combien de temps ça peut durer je reviens pas sur les débats sur la stratégie syndicale ou les stratégie du mouvement social qui ont beaucoup été discuté d'ailleurs aux médias dans les émissions mais bon en tout cas on a l'impression que cette parenthèse parlementaire est un élément intéressant pour relancer le cycle de débat là-dessus et tu le rappelais également reste maintenant l'article 2 qui propose une conférence de financement du système de retraite avant le 31 décembre associant état partenaires sociaux et citoyen cette conférence permettrait de trouver d'autres solutions afin de garantir l'équilibre des régimes pendant les débats au Parlement sur cette réforme des retraites les oppositions avaient fait plusieurs propositions au gouvernement sur ces financements pour éviter le passage de 62 à 64 ans comme des taxes sur les hauts revenus sur le patrimoine ou l'augmentation des cotisations vieillesse d'un point pour les Français qui gagnent le plus la suite de la bataille par le ventaire est évidemment à suivre sur le média jusqu'au 8 juin date du vote définitif du texte porté par le groupe liotte je te dis pas je te demande je vais te poser du coup la question est-ce que tu penses que ce texte peut prospérer bon je pense que ça va être un jour où les députés sont présentes de façon nombreuse enfin ils sont très seront nombreux à l'Assemblée nationale probablement après voilà encore une fois s'il y a pas l'article 1 il y a pas la question de l'abrogation peut-être que finalement ce sera un nom d'événement je pense que tout de même l'opposition est en train de réfléchir là à pareil trouver une arme un débordement créer une manière de faire de cette date un événement et je pense que la nuit pèse l'a déjà dit d'ailleurs qui déposeront probablement des amendements en contrat alors il faut le faire avec concertation avec l'iode pour pas que leur niche parlementaire avec d'autres propositions ils ont que 24 heures pour avoir le grandir l'agenda de l'Assemblée nationale ne déborde que sur cette question quoi mais bon je pense que il y aura une réaction maintenant la question c'est plus du coup mais qu'est-ce qui se passe quand on commence l'été c'était cette période un peu floue finalement ou est-ce qu'il va y avoir une pause sur cette agenda quand il va y avoir à la fin de la session parlementaire ils ont pris le temps d'aller skier et de faire une pause oui pendant les mais du coup là voilà c'est ça qui est intéressant c'est que bon tout le monde se doutait que on a l'impression que c'est parti très vite très fort c'est resté très longtemps très fort puis je sais pas en tout cas moi c'est ça l'impression que c'est que là on a été un peu suspendu et puis cette occasion de débat sur grandir la manipulation des des règlements parlementaires et de la Constitution par le gouvernement nous permet de nous renoncer un peu dans le sujet quand on y a été distant donc pas moi la question c'est ça c'est plus mais après ça qu'est-ce qui se passe question qui reste en suspens en tout cas Charles de Courson a promis de ne pas lâcher émotion de censure amendement et autres procédés parfaitement l'ego bien évidemment merci Paul