Écarté de la primaire socio-démocrate, Philippe Brun assure "ne pas savoir de quoi il est accusé"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- OuverteÉludée
Vous dites ne pas savoir de quoi vous êtes accusé. Pouvez-vous préciser ?
- OuverteRéponse partielle
Vous parlez de preuves de harcèlement et de chantage. Quelles sont-elles ?
- OuverteRéponse partielle
Pourquoi ne pas avoir présenté ces preuves ce soir ?
- OuverteRéponse directe
Vous dites avoir été licencié pour faute grave. Pouvez-vous expliquer ?
- OuverteÉludée
Olivier Faure a évoqué des violences sexuelles. De quoi s'agit-il ?
- OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir attendu la veille du dépôt des candidatures pour agir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« Aucune plainte n'a à ma connaissance été déposée. Le parquet de Paris a été interrogé, ne trouve pas de trace de plainte. »
- 3:39Invité politiquePromesse
« Je me tiens à la disposition de la justice pour livrer toutes les preuves et elles sont très nombreuses que j'ai en ma possession. »
- 4:23Invité politiquePromesse
« Je dépose moi-même plainte afin que la justice puisse établir les faits. »
- 7:10Invité politiqueFait
« Je vais saisir la commission nationale des conflits mais j'ai [...] je sais que cette commission se réunira dans 6 mois et donc la primaire sera passée. »
- 8:29Invité politiqueFait
« Je me suis connecté à 8h au bureau national de mon parti pour vérifier que ma candidature était bien enregistrée. »
- 9:05Invité politiqueFait
« Je pense à mes parents qui me regardent à la télé aujourd'hui. Je pense à mon frère, à ma sœur. »
- 11:08Invité politiqueFait
« Vous appuyez sur mains levées pour dire que bon donc ce vote n'a aucune valeur. »
- 12:28Invité politiqueFait
« On se réveille la veille du dépôt des primaires pour expliquer qu'il faut absolument suspendre parce que les faits sont très graves. »
Temps de parole
- Philippe Brun100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
priorité au direct, nous allons écouter la prise de parole de Philippe Brun. J'ai appris avec stupeur à 8h30 que la direction de mon parti, le Parti socialiste, après avoir constaté que je remplissais les conditions de parrainage, demander ma suspension conservatoire et mon exclusion de la primaire de la gauche à laquelle je concourais et mon exclusion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le motif avancé est qu'une militante et ancienne collaboratrice que j'ai licencié pour faute grave aurait hier soir appelé le siège du parti à 23h55 faisant état de faits pouvant être qualifiés pénalement. Je ne connais pas ces faits au moment où nous nous parlons.
Aucune plainte n'a à ma connaissance été déposée. Le parquet de Paris a été interrogé, ne trouve pas de trace de plainte. Le parquet d'Évreux a été interrogé et ne trouve pas non plus trace de plainte. Le Parti socialiste que j'ai interrogé n'a pas voulu dire de quoi exactement j'étais accusé. Sans aucune enquête. Donc, certains responsables du PS ont parlé à la presse et évoqué des suspicions de violence, accusation extrêmement grave mente ainsi à mal mon honneur et ma dignité. des accusations calomnieuses qui nuisent à ma réputation et qui détruisent ma vie personnelle et celle de mon entourage. Je refuse de me laisser démolir par de fausses accusations.
La justice n'a pas été saisie, mais le Parti socialiste s'y est visiblement substitué entre minuit et 7h du matin, le jour de l'officialisation des candidatures à la primaire. À aucun moment, je n'ai été prévenu. À aucun moment, je n'ai été entendu. Je me dois de parler vrai pour tous ceux qui me font confiance. Je n'ai jamais eu l'intention de livrer ma vie privée, mais mon parti m'y oblige. J'ai en effet incontentieux avec mon ex-collaboratrice que j'ai licencié pour faute grave au mois de juin. Je vis un calvaire et un harcèlement continu de la part de cette personne.
Cette femme qui est membre des instances nationales du Parti socialiste a pour volonté de me nuire au sein de mon parti au moment même où j'ai réuni pour me présenter à la primaire présidentielle. J'ai été victime de cette femme. Deux de mes collaborateurs l'ont été également et ont quitté depuis mon équipe. Je dirais dans les jours qui viennent toute la vérité sur ces agissements. Mais sans justice saisie, ce conflit est désormais instrumentalisé par mon propre parti pour me tuer politiquement. Pourquoi aujourd'hui date de ficialisation des candidatures ?
Pourquoi ne pas m'avoir entendu alors que l'on me dit qu'une commission, je l'ignorais, a été saisie en juillet et qu'aucune investigation n'a été menée et que cette commission n'a même pas encore auditionné la personne concernée la plaignante. C'est inédit du jamais vu dans l'histoire d'un parti politique démocratique. Je n'accepterai pas d'être s et de laisser le moindre doute sur ma personne. Comment un parti politique démocratique peut exclure quelqu'un sur la base d'une accusation orale non documentée sans me permettre de présenter ma défense ? Je me tiens à la disposition de la justice pour livrer toutes les preuves et elles sont très nombreuses que j'ai en ma possession.
Preuve de menace, preuve de chantage, preuve de harcèlement comme aucune plainte n'est déposée contre moi. Alors, je vous annonce que je dépose moi-même plainte afin que la justice puisse établir les faits. Je tiens enfin à remercier les innombrables messages de soutien reçus de la part des élus de terrain du Parti socialiste, de ses militants et des habitants de l'heure très nombreux, très nombreux à me témoigner de leur confiance. Je suis serein et déterminé à continuer à défendre les valeurs de justice et de socialisme, même sans le Parti socialiste. Je vous remercie. Je suis prêt à prendre quelques questions. Oui. Quand même à la présidentielle même sur le parti.
Non, je suis candidat à la primaire. Ayant été exclu de la primaire, je ne serai pas candidat à la présidentielle. Euh en tout cas, nous portons plainte avec mon avocate et vous le saurez dans les prochaines heures. Contre le conton nous souhaitons que la justice soit saisie afin que je puisse présenter ma défense et que je puisse aussi faire valoir les très nombreux arguments que j'ai à en ma possession. Vous avez pas de faute graveis ou pas ? Elle a été licenciée pour faute grave et d'ailleurs à ce stade, elle n'a même pas saisi le conseil des prudomes. Ce sont des fautes graves qui tiennent de sa relation.
contractuel expliquer pour il est évoqué de harcèlement des violences physiques aussi de l'emploi familial est-ce que vous pouvez préciser ce qui pourrait faire l'objet de ces accusations concrètement vous avez forcément en tête des des moments écoutez moi je n'ai pas eu ces accusations, vous me les apprenez il n'y a pas eu de plainte de déposé donc vous avez sans doute le compte-endu du coup de fil qu'elle a passé hier à 23h55 donc vous dites qu'il y a violence bon je ne sais pas de quoi il s'agit ensuite Vous me dites qu'il y a harcèlement et emploi familial. Moi je sais pas ce que ça veut dire.
Bon, en tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que euh à ma connaissance euh elle était paxée avec moi, pas avec moi pardon, avec son compagnon durant toute la durée de la relation contractuelle et que je n'ai jamais été son concubin. Vous dites, vous dites que la commission a été saisie en juillet et que c'est manipulé pour vous tuer politiquement par le parti et qu'elle est membre de instances nationales. C'est ce que vous pouvez développer, s'il vous plaît. Écoutez, les choses sont simples.
Moi, je pense qu'il faut respecter la parole des plaignants et c'est un très mauvais coup fait à la lutte contre les violences faites off car si on avait pris en compte la requête qu'elle a faite au mois de juillet et qu'on m'avait entendu, alors on aurait pu la commission aurait pu se prononcer. Moi, je sais qu'elle m'aurait innocenté mais elle aurait pu se prononcer. Là, on auditionne pas. Elle n'a même pas elle-même été auditionnée à ma connaissance. à ma connaissance, on lui a proposé d'être auditionné et elle n'est pas venue. Mais donc pas d'audition, je n'ai pas été auditionné, je n'ai pas pu présenter ma défense et je suis exécuté en place publique sans même qu'on m'est prévenu.
J'ai eu hier Johanna Roland au téléphone à 22h, elle ne m'en a même pas parlé. Et donc écoutez, c'est quand même très étrange. J'ai jamais vu dans notre histoire de notre pays. On empêche quelqu'un qui a réuniss ses parrainages et le candidat à la primaire et on découvre à 23h55 que il est accusé de de de violence. Enfin, c'est c'est c'est absolument inédit dans notre histoire. Écoutez, moi je veux pas être dans le complotisme parce que je je ne constate que l'enchaînement des faits. Est-ce que vous demandez à être printér deuil de la candidature ? Oui.
Euh, je vais saisir la commission nationale des conflits mais j'ai je sais que cette commission se réunira dans 6 mois et donc la primaire sera passée et Marine Le Pen sera déjà à l'Élysée. Donc, vous faites le deuil de votre Je fais le deuil de rien mais de toute façon c'est l'objectif puisque il y a pas d'appel possible dans les délais. Premier débat, il a lieu sur TF1 le 23 septembre. Qui peut imaginer que je sois innocenté d'ici le 23 septembre ? Sachant que la personne n'a pas déposé plainte au moment où nous parlons que il y a elle n'a même pas été auditionnée par les commissions compétentes. Donc c'est la mise à mort la plus facile à faire.
Vous dites que vous disposez de de preuves de chantage, vous dites que vous disposez de preuves de harcèlement, vous dites que vous présenterez ces preuves dans les prochains jours. Quelles sont ces preuves et pourquoi ne pas les présenter ce soir ? Bien, je les présenterai en temps voulu avec mon avocate. Je vous je suis un peu à bassourdie de ce qui se passe aujourd'hui. Moi, je ce matin, je me suis connecté à 8h au bureau national de mon parti pour vérifier que ma candidature était bien enregistrée comme l'avait confirmé les services du parti hier. Je m'attendais en rien à ce dénouement. En rien.
Quand j'ai appris après que Jean- Roland valide ma candidature qui dit "Nous avons été avertis dans la nuit d'éléments graves et donc je vous demande j'ai été abassourdi. Vous comprenez qu'aujourd'hui je dans un exercice où je vous donne ce que j'ai mais que évidomagné d'un avocat donc je dois retrouver un avocat et réunir les preuves et défendre mon honneur. Olivier fort à parler de gens sexuel. Est-ce que vous pouvez me répondre ou ? Bah, de quoi parle-t-il ? Il est au courant de quelque chose. Pourquoi il me le dit pas ? Il peut pas m'appeler. Il a des preuves. Il de quoi parle-t-on ? Quelle quelle est la violence sexuelle ? Je suis accusé de quoi ?
Je ne sais même pas de quoi je suis accusé. On parle de violence. C'est quoi ? C'est physique ? C'est quoi ? C'est un viol ? C'est une agression sexuelle ? Je ne le sais même pas moi-même au moment où nous parlons. Et mon nom est jeté en pâure. Moi, je pense à mes parents qui me regardent à la télé aujourd'hui. Je pense à mon frère, à ma sœur. Je pense à tous ceux qui portent mon nom. Je pense aux gens dans la 4e circonscription de l'heure qui me voent tous les weekends sur les marchés et qui apprennent que leur députés il est violent mais on sait pas de quoi je suis violent. Moi je demande simplement voilà est-ce que Olivier Force s'interroge un peu sur les conséquences de ces actes ?
Voilà de jeter comme ça l'honneur en pâure de quelqu'un sans qu'aucun contradictoire ne soit organisé alors qu'il était apparemment au courant depuis le mois de juillet. Est-ce que c'est un principe de précaution si cétait arrivé à quelqu'un d'autre ? Je n'en sais rien. En tout cas, ce que je dis, c'est que c'est du jamais vu dans notre histoire. Le principe de précaution c'était d'auditionner la plaignante au mois de juillet et de m'auditionner dans la foulée. J'aurais répondu à toutes les questions. J'aurais pu assurer ma défense. Donc le principe de précaution, c'est pas de se réveiller à 23h50 la veille d'un d'une d'un dépôt pour me mettre à mort.
en sachant très bien que je n'ai aucun moyen d'appel concret avant euh le premier tour, enfin le tour de la primaire. Je crois que la déontologue de l'Assemblée avait été saisi l'an dernier d'une question de d'emploi de conjoint. Écoutez, on va être très clair cette question. Je je n'ai jamais été en j'ai le compagnon de ma collaboratrice. Elle a un compagnon bien avec lequel elle est paxée avec lequel elle vit sur le pour le reste de nos rapports de la vie privée. Pour ma part, j'avais au moment des faits une autre compagne. Donc cela ne ne et il n'y a eu aucune enquête de la déontologue de l'Assemblée nationale sur le sujet.
Je n'ai jamais été saisi d'aucun courrier du déontologue de l'Assemblée nationale sur un possible emploi familial. Il y a eu un vote du bureau national une seule personne était contre le fait que vous ne soyez pas vous expliquer comment bah tout le monde était à baseourdi même moi j'ai failli oublier de mais en fait il y a pas eu de pour ni de contre ils ont demandé qui est contre qui s'abstient ils ont pas demandé qui était pour écoutez vous imaginez vous êtes à 8h30 vous ouvrez votre visio Zoom vous vous connectez tranquillement juste pour vérifier la liste des candidats à la primaire on vous dit il accusé de violence et de fait extrêmement extrêmement grave qui relève du pénal.
Bon, je me défends maladroitement parce que je suis complètement basourdi. Moi, j'ai même presque à un moment fail oublier de voter contre ma propre exclusion parce que vous êtes sur Zoom, vous appuyez sur le Non, mais c'est comme ça que ça a fonctionné. Vous appuyez sur mains levées pour dire que bon donc ce vote n'a aucune valeur.
Et aujourd'hui quand je vois euh les nombreux militants du PS et je parle pas que des militants, des cadres, y compris des membres du bureau national du Parti socialiste qui se rendent compte qu'ils se sont fait piéger par la direction du Parti socialiste, ils sont tombés dans le piège et que quelle que soit d'ailleurs la réalité des faits, moi je connais la la réalité et la vérité, mais que la moindre des prudences pour respecter la parole de la plainance, c'était au moins de sursoir ou de mener une enquête rapide, au moins de s'assurer que la justice avait été saisie de cette question. Or, aucune de ces procédures n'a été respectée. Pourquoi aurait fait ça ?
Les membres ont été piégé par la Non mais moi je suis pas comploté, je ne sais pas. Je regarde juste un enchaînement de fait. Je constate qu'ils savent depuis juillet apparemment qu'elle est plaignante. Je n'en sais rien puisque je ne suis pas au courant des affaires. La commission, il y a deux commissions qui ont été saisies. Donc le parti le parti le sait puisque c'est au parti qu'on saisit. Ensuite euh il ne se passe rien, je ne suis pas convoqué. Elle n'est à ma connaissance pas convoquée, pas auditionné, en tout cas pas auditionné.
Il n'y a pas d'enquête de menée et on se réveille la veille du dépôt des primaires pour expliquer qu'il faut absolument suspendre parce que les faits sont très graves. Moi, je ne fais pas de pr attention à quiconque. Je sais pas d'ailleurs qui ça sert. J'étais pas le grand favori de cette primaire. Donc je vais pas vous je veux pas vous développer un discours complotiste, je n'en sais rien. En fait, ce que je constate seulement, c'est qu'on a bafoué absolument tous les principe de l'état de droit, tous les principes des droits de la défense pour m'exécuter en place publique. Les raisons, on le saura probablement dans les prochaines semaines.
Vous dites que vous avez Johan Rolland hier à 22h, c'est pourquoi elle a accusé réception de planisation. Oui, on discutait, vous savez, les histoires de parrainage, il faut que les uns aient leur cotisation à jour et puis elle m'a appelé pour me prévenir du déroulement du bureau national. me dirait qu' me dire qu'après le bureau national, il y aurait la commission des candidats, me dire que j'y siègerai, qui fait que je désigne une personne pour y siéger. Enfin, on éit dans la procédure à n'avait pas connaissance de ses faits au moment où elle m'a appelé.
Et le déballage de ces questions de relation de qui sera obligé par la publication de ces faits, vous êtes pas d'accord que ça risquit d'entacher grosso campagne dans la primaire et même la primaire en elle-même ? Oui. Ben alors à ce moment-là, pourquoi ne pas avoir porté plainte ? Mais ça vous êtes pas sûr aussi ? Bah en tout cas, il y a pas de plainte au parquet de Paris, pas de plainte au parquet d'Évreux, peut-être une plainte au parquet de peau, j'en sais rien. Moi, enfin au moment où on se parle, euh ça fait quand même l'affaire est quand même sortie depuis 9h ce matin.
On trouve pas de trace de plainte peut-être une plainte enregistrée, je ne sais où, mais enfin c'est quand même très étrange qu'il y ait aucune plainte au moment où nous parlons. Et donc oui, effectivement, cette affaire m'aurait entaché pendant la primaire si elle était sortie pendant la primaire. Euh mais euh ce n'est finalement mon problème, c'était pas au Parti socialiste de m'exécuter sur la place publique et de m'empêcher d'être candidat et j'aurais peut-être d'ailleurs retiré ma candidature pour me défendre.
Philippe Brun